Cameroon Tribune
1.63K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
Cameroon Tribune du lundi, 9 mai 2016.
Le CHRACERCH, un cadeau du couple présidentiel

Elise ZIEMINE
National - Politique

Le Centre hospitalier de recherche et d’application de chirurgie endoscopique et reproduction humaine est le fruit de l’implication personnelle du chef de l’Etat et de son Ă©pouse.
Au commencement, une idée de la premiÚre dame du Cameroun, Chantal Biya.
L’épouse du chef de l’Etat a toujours voulu offrir aux Camerounais un hĂŽpital pouvant donner des enfants aux couples rencontrant des difficultĂ©s de procrĂ©ation. Et petit Ă  petit, ce rĂȘve a pris corps. Les premiers pas sont marquĂ©s Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Ensuite, au sein de Fondation Chantal Biya, la premiĂšre dame du Cameroun intĂšgre ce volet dans son nouveau dispositif d’amĂ©lioration de la santĂ© maternelle et infantile prĂ©cisĂ©ment. Le Centre de chirurgie endoscopique et de reproduction humaine y fonctionne comme dĂ©membrement, avant que l’épouse du chef de l’Etat, ne dĂ©cide d’ouvrir une nouvelle page : dĂ©velopper la structure et l’installer dans ses propres infrastructures. Mme Chantal Biya matĂ©rialise l’idĂ©e le 1er dĂ©cembre 1999, en posant la premiĂšre pierre du Centre de chirurgie endoscopique et de reproduction humaine, au quartier Ngousso Ă  YaoundĂ©.
C’est le coup d’envoi d’un projet d’envergure nationale et internationale. Les travaux de constructions dĂ©marrent en 2010. Et en dehors de cet aspect infrastructurel, celle qui deviendra ambassadrice de bonne volontĂ© de l’Unesco et ambassadrice spĂ©ciale de l’Onusida contacte Ă©galement des scientifiques de renoms Ă  l’instar du Pr. Maurice Antoine Bruhat, ancien doyen de la FacultĂ© de mĂ©decine de Clermont Ferrand et membre de l’AcadĂ©mie française de mĂ©decine. Ceci, pour que son nouveau Centre bĂ©nĂ©ficie d’une technologie de pointe et d’une capacitation de ces ressources humaines en chirurgie endoscopique ou en matiĂšre de procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e. Et l’annĂ©e suivante, 2011 prĂ©cisĂ©ment, l’initiative de la premiĂšre dame effectue un bond en avant. Elle reçoit l’onction du prĂ©sident de la RĂ©publique. Paul Biya donne Ă  la structure un statut d’hĂŽpital de rĂ©fĂ©rence. Il signe un dĂ©cret qui crĂ©e et organise le Centre hospitalier de recherche et d’application de chirurgie endoscopique et reproduction humaine (CHRACERH). Cet acte prĂ©sidentiel Ă©rige le Centre en Ă©tablissement administratif de type particulier, dotĂ© de la personnalitĂ© juridique et de l’autonomie financiĂšre. La structure est placĂ©e sous la tutelle des ministĂšres de la SantĂ© publique et des Finances. Le Centre est habilitĂ© Ă  mener des activitĂ©s de recherche en matiĂšre endoscopique et de dispenser des soins de santĂ© de haut niveau, dans les domaines de la chirurgie endoscopique, de la reproduction humaine, de la sĂ©nologie plastique et reconstructive

L'amour d’une mĂšre et d’un pĂšre, soucieux du bonheur de tous les couples a pris de l’envergure. C’est ainsi d’annĂ©e en annĂ©e que le couple prĂ©sidentiel dote le Cameroun d’un grand hĂŽpital de rĂ©fĂ©rence, dĂ©diĂ© Ă  la femme, Ă  tous les Ăąges, de la pubertĂ© Ă  la mĂ©nopause, en passant par la pĂ©riode de fĂ©conditĂ©. A l’inauguration du CHRACERH justement, Mme Chantal Biya a rĂ©affirmĂ© que « la santĂ© des Camerounais et particuliĂšrement celle des femmes et des enfants a toujours Ă©tĂ© au cƓur de mes prĂ©occupations.» L'occasion de remercier le chef de l’Etat, son excellence Paul Biya, et de lui exprimer la gratitude de tous les couples et tous les futurs parents. Car c’est une bataille de plus, remportĂ©e dans son combat contre les souffrances. Le CHRACERH, cadeau du couple prĂ©sidentiel, vient ainsi redonner espoir aux couples stĂ©riles, en leur ouvrant les portes d'un bonheur incomparable, celui d'ĂȘtre pĂšre ou mĂšre.
Inauguration CHRACERH.
DécÚs du footballeur Patrick Ekeng Ekeng en plein match

Josiane R. MATIA
National - Sport

Le Camerounais de 26 ans est dĂ©cĂ©dĂ© vendredi dernier Ă  la suite d’un malaise cardiaque en plein match.
La maison ne dĂ©semplit pas. Depuis l’annonce du dĂ©cĂšs de Patrick Ekeng Ekeng, victime vraisemblablement d’un arrĂȘt cardiaque en plein match vendredi dernier dans la nuit, amis, voisins, parents, journalistes ne cessent de dĂ©filer. Le bouche-Ă -oreille et les rĂ©seaux sociaux ont tĂŽt fait d’alerter le monde entier. Le temps de la stupeur et de l’incrĂ©dulitĂ© est passĂ© et a fait place Ă  la douleur. Au domicile familial du cĂŽtĂ© de Caravelle Ngousso Ă  YaoundĂ©, ce samedi 07 mai, des pleurs se font entendre dans une piĂšce. « C’est sa « sƓur jumelle » comme il l’appelait. Elle est inconsolable. Ils s’étaient parlĂ© ce vendredi-lĂ . Il devait rentrer bientĂŽt pour ses vacances », explique un proche de la famille. Sur la vĂ©randa, un des frĂšres de « Patou » n’en finit plus de pleurer, incapable de rĂ©pondre Ă  diverses sollicitations. Les messages de soutien, en provenance du prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration internationale de football association, Gianni Infantino, de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football ou encore d’anciens coĂ©quipiers chez les Lions indomptables, affluent. Les coups de fil ne cessent pas non plus d’interrompre la symphonie de pleurs. Certains prĂ©sentent des condolĂ©ances, d’autres veulent dĂ©jĂ  savoir quand le corps du jeune homme de 26 ans, va ĂȘtre rapatriĂ©. Quelques-uns veulent des rĂ©ponses Ă  des questions auxquelles personne ne peut rĂ©pondre : Pourquoi lui ? Pourquoi dans ces conditions ? « C’est certainement la façon dont ça s’est passĂ© qui fait le plus mal. Il allait bien. Personne n’aurait pu imaginer cela. Ça rappelle tellement de mauvais souvenirs », pleure un parent.
Difficile, en effet, de ne pas faire de parallĂšle avec le dĂ©cĂšs de Marc-Vivien FoĂ© il y a presque 13 ans, le 26 juin 2003 exactement, lors de la demi-finale de la coupe des ConfĂ©dĂ©rations entre le Cameroun et la Colombie. Comme l’ancien milieu de terrain des Lions indomptables, Patrick Ekeng Ekeng, qui jouait au mĂȘme poste, s’est brusquement effondrĂ© sur le terrain, tout seul, Ă  la 70e mn. et ce, sous les yeux des tĂ©lĂ©spectateurs qui suivaient la rencontre du championnat d’élite de Roumanie en direct. Le joueur du Dinamo Bucarest Ă©tait entrĂ© sept minutes plus tĂŽt contre Viitorul Constanta. MalgrĂ© les tentatives de rĂ©animation Ă  l’hĂŽpital oĂč il a Ă©tĂ© transportĂ©, son dĂ©cĂšs est constatĂ©. C’est le neuviĂšme cas de mort subite enregistrĂ© depuis 2003, le dernier connu remontant en 2015 avec GrĂ©gory Mertens, dĂ©fenseur de Lokeren (D1 belge). Suite Ă  un malaise cardiaque sur le terrain, le joueur Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© trois jours aprĂšs.
Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte par le parquet de Bucarest pour dĂ©terminer les circonstances autour de l’ancien international camerounais, notamment pour sa prise en charge mĂ©dicale. La polĂ©mique enfle en Roumanie, de nombreuses personnes estimant que l’ambulance est arrivĂ©e trop tard. De plus, aucune tentative de rĂ©animation avant l’arrivĂ©e Ă  l’hĂŽpital n’aurait Ă©tĂ© faite. L’autopsie est prĂ©vue ce lundi, question d’en savoir un peu plus. Mais comme l’a dit Issa Hayatou, prĂ©sident de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football sur le site Internet de l’association, « il est extrĂȘmement difficile de trouver des mots, de comprendre, face Ă  un drame aussi brutal». En attendant, le Dinamo Bucarest a annoncĂ© que le numĂ©ro 14 ne sera plus portĂ©.
Fer de Mbalam: c’est maintenant qu’il faut investir

MESSI BALA
Rédaction - Dossier

Avec 40 millions de tonnes dĂšs les premiĂšres annĂ©es et une conjoncture favorable avec les mesures incitatives prises chez le principal consommateur, le minerai a de l’avenir.
Durant la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©, du 17 au 18 mai prochain, les potentiels investisseurs intĂ©ressĂ©s par le secteur minier n’auront pas beaucoup d’efforts Ă  fournir pour chercher un projet viable pour leurs capitaux. Surtout dans le minerai de fer, puisque le projet-phare du Cameroun, le fer de Mbalam est mondialement connu. D’aprĂšs les derniĂšres estimations, rendues publiques en 2015 par Sundance Resources, la junior miniĂšre australienne qui envisageait de dĂ©velopper ledit projet, le gisement de fer de Mbalam-Nabeba, (Ă  cheval entre le Cameroun et le Congo), pourrait produire annuellement dĂšs la premiĂšre phase de l’exploitation, 40 millions de tonnes de fer au lieu des 35 millions de tonnes comme initialement annoncĂ©.
Un atout donc pour le potentiel partenaire du gouvernement camerounais. Et avec l’ouverture du trafic au port en eau profonde de Kribi, c’est une porte de sortie du minerai qui est ainsi ouverte. Reste seulement Ă  intĂ©grer dans le business-plan, la mise en place des infrastructures telles que le chemin de fer, pour sortir la production du Haut-Nyong dans la rĂ©gion de l’Est pour le terminal de Kribi. Avec cette Ă©valuation de la capacitĂ© de production, c’est le chiffre d’affaires annuel (de l’exploitant) qui va augmenter de 295 millions de dollars (environ 147,5 milliards de francs Cfa) par an. Sur la base bien sĂ»r d’un prix du minerai de fer de 80 dollars la tonne.
Or, depuis mars 2015, le cours de la tonne se nĂ©gociait dĂ©jĂ  Ă  seulement 50 dollars. Raison avancĂ©e par des spĂ©cialistes, « l'abondance de l'offre et le ralentissement de la demande chinoise». Et c’est toujours dans ce pays que l’espoir viendra. AprĂšs des conditions de crĂ©dit assouplies, depuis fĂ©vrier 2016, le gouvernement chinois a dĂ©cidĂ© de baisser certaines taxes immobiliĂšres afin de relancer le secteur immobilier et les constructions de logements neufs. Des mesures qui, dans la durĂ©e, vont donner un coup de pouce aux entreprises miniĂšres et sidĂ©rurgiques, motrices de la consommation de fer. C’est donc maintenant qu’il faut investir Ă  Mbalam
Des sommités scientifiques chez Chantal Biya

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Politique

La premiĂšre dame a discutĂ© avec elles de l’avenir et du positionnement du CHRACERH, aprĂšs l’inauguration de vendredi dernier.
L’épouse du chef de l’Etat, Mme Chantal Biya, a reçu vendredi soir dans les salons du pavillon oriental du palais de l’UnitĂ©, l’équipe des scientifiques venue de l’universitĂ© de Clermont-Ferrand (France).
Artisans aussi de la crĂ©ation du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (CHRACERH), ces hommes et femmes de sciences ont assistĂ© Ă  son inauguration en journĂ©e. Loin de l’euphorie de la fĂȘte, la premiĂšre dame Chantal Biya a voulu tout de suite entamer une profonde rĂ©flexion sur l’avenir du Centre et son positionnement sur l’échiquier mĂ©dico-scientifique international. Pour ce faire, un entretien et un dĂźner avec les invitĂ©s spĂ©ciaux du CHRACERH ainsi que les participants au septiĂšme congrĂšs euro-africain de cancĂ©rologie tenu rĂ©cemment Ă  YaoundĂ© ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires.
TrĂšs proactive, la premiĂšre dame Chantal Biya, marraine du rĂ©cent congrĂšs international de cancĂ©rologie, envisage dĂ©jĂ  de nombreux dĂ©veloppements. Au rang de ses prĂ©occupations : comment faire pour dĂ©velopper l’aspect diagnostic prĂ©coce et prise en charge des cancers dont les ravages sur la santĂ© des femmes ont Ă©tĂ© rĂ©cemment exposĂ©s Ă  YaoundĂ© ? Comment amĂ©liorer la FĂ©condation in vitro ? Et comment maintenir le CHRACERH au top niveau de la science par rapport Ă  ce qui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au public Ă  l’inauguration ? C’est cette grande vision que Mme Chantal Biya a prĂ©sentĂ© aux scientifiques, tout en rĂ©flĂ©chissant dĂ©jĂ  sur le plan d’action qu’elle nĂ©cessite.
Pour relever ce challenge qui se dresse Ă  nouveau devant eux, hommes et femmes des sciences ont rĂ©solu de se consacrer trĂšs rapidement Ă  un travail de rĂ©flexion pour penser ce futur. « C’est un travail vaste. PremiĂšrement, il faut monter en puissance les activitĂ©s de cet hĂŽpital, et deuxiĂšmement, il faut passer Ă  l’autre aspect qui nous semble important. C’est comment on va faire pour s’arrimer Ă  la coopĂ©ration internationale ? C’est cette coopĂ©ration-lĂ  qui va nous permettre effectivement de nous arrimer aux technologies de pointe : vous savez que ça Ă©volue trĂšs vite dans le monde. Tous les trois ans, les connaissances et les technologies se pĂ©riment. Et c’est donc dĂšs Ă  prĂ©sent qu’il faut chercher des partenariats dans ce sens-lĂ  », ont succinctement assurĂ© Pr Jean-Marie Kasia, Charles Tibi, Mme Montagnon Ă  la sortie de l’audience.
Chantal BIYA reçoit des Somités scientifiques.
La BEAC veut changer le cap dans la Politique monétaire

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

C’est la principale information qui ressort de la session extraordinaire du ComitĂ© de politique monĂ©taire tenue mercredi dernier Ă  YaoundĂ©.

Les membres du ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) rĂ©unis mercredi dernier Ă  YaoundĂ© en session extraordinaire, ont examinĂ© les textes relatifs Ă  la rĂ©forme de la politique monĂ©taire de la Banque centrale. De cet examen, deux documents ont Ă©tĂ© adoptĂ©s. La DĂ©cision fixant les rĂšgles, instruments et modalitĂ©s d’intervention de la BEAC sur le marchĂ© monĂ©taire d’une part. Et d’autre part, la DĂ©cision relative au dispositif des rĂ©serves obligatoires dans la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Sur les réserves obligatoires
Les rĂ©serves obligatoires doivent ĂȘtre comprises comme les fonds que les Ă©tablissements de crĂ©dit exerçant dans la sous-rĂ©gion CEMAC sont tenus de dĂ©poser dans des comptes ouverts Ă  la BEAC. Actuellement, la gestion de ces ressources est adossĂ©e sur l’épargne (dĂ©pĂŽts) des mĂ©nages et des entreprises dans les banques commerciales. La part (coefficient) de ces dĂ©pĂŽts varie jusqu’ici par groupe de pays et en fonction de la liquiditĂ© globale du systĂšme bancaire. Selon les observations de la Banque centrale, ce dispositif a montrĂ© des faiblesses. D’oĂč le rĂ©amĂ©nagement introduit au travers de la DĂ©cision adoptĂ© au CPM de mercredi dernier. « Les propositions introduites visent Ă  uniformiser les coefficients des rĂ©serves obligatoires, avec la fixation de seuils de constitution pour Ă©carter les banques qui collectent peu d’argent auprĂšs de leurs clients ». Cela voudrait dire adopter les mĂȘmes taux pour toutes les banques de la sous-rĂ©gion. Les rĂ©serves obligatoires ne seront plus uniquement constituĂ©es des dĂ©pĂŽts, mais aussi, des titres de crĂ©ances nĂ©gociables. C’est-Ă -dire les bons et obligations du TrĂ©sor Ă©mis par les diffĂ©rents Etats de la sous-rĂ©gion sur le marchĂ© monĂ©taire de la BEAC (afin de mobiliser les fonds pour leur trĂ©sorerie ou financer des projets) et rachetĂ©s par les banques.
Sur le marché monétaire
Il s’agit d’un marchĂ© de court terme (moins de deux ans) oĂč les banques, les assurances, les entreprises et les Etats prĂȘtent et empruntent des fonds en fonction de leur besoin. Celui de la BEAC a dĂ©marrĂ© ses activitĂ©s depuis juillet 1994. La Banque centrale y intervient pour injecter ou retirer de l’argent selon le besoin. Ces opĂ©rations sont adossĂ©es sur diffĂ©rents supports Ă  l’instar des bons du TrĂ©sor, couramment Ă©mis par les Etats de la CEMAC. La rĂ©forme initiĂ©e sur ce segment est parti de deux constats. D’abord les limites de la nature des instruments de politique monĂ©taire ainsi que leurs procĂ©dures d’application. Ensuite sur la simultanĂ©itĂ© des interventions positives et nĂ©gatives (injection ou ponction) de la BEAC qui entravent la lisibilitĂ© des opĂ©rations de sa politique monĂ©taire. La nouvelle rĂ©forme apporte des amĂ©nagements permettant de diversifier les instruments afin d’amĂ©liorer le cadre de politique monĂ©taire.
Livres: un guide pour la culture du cacao

MONDA BAKOA
National - Economie

Ceux qui s’intĂ©ressent Ă  la culture du cacao disposent dĂ©sormais d’un outil de rĂ©fĂ©rence.
Le chercheur Joseph Ela, ingĂ©nieur agronome, titulaire d’un doctorat en biotechnologie, vient de publier, aux Editions Fas Design Ă  YaoundĂ©, un ouvrage didactique sur la culture du cacao. La brochure de 88 pages titrĂ©e « CrĂ©ation d’une cacaoyĂšre : itinĂ©raires techniques » constitue le premier tome de sa publication « Le cacaoyer pour tous Ă  l’horizon 2035 ».
L’ouvrage est constituĂ© d’une sĂ©rie de planches abondamment illustrĂ©es, se prĂ©sente comme un guide de meilleures pratiques. Avec des thĂšmes rĂ©partis en chapitres comme : MĂ©thodes et techniques de multiplication du cacaoyer ; l’installation de la pĂ©piniĂšre ; de la mise en place d’une plantation ; entretien d’une jeune plantation cacaoyĂšre.
La production de 600 000 tonnes de cacao au Cameroun Ă  l’horizon 2020, contre moins de 250 000 tonnes aujourd’hui, constitue un objectif du gouvernement et interpellent diffĂ©rents groupes d’acteurs. Les chercheurs camerounais ont mis au point des variĂ©tĂ©s prĂ©coces dont la floraison survient Ă  partir de 18 mois dĂšs la mise en terre, ce qui constitue une rĂ©volution par rapport aux anciennes variĂ©tĂ©s pour lesquelles, il fallait attendre entre trois et six ans en moyenne. Les rendements moyens sont passĂ©s de 300 kg Ă  une tonne Ă  l’hectare. Encore faudrait-il respecter des rĂšgles strictes allant de la crĂ©ation d’une pĂ©piniĂšre Ă  l’entretien d’une plantation. Ce savoir-faire plus ou moins approximatif Ă©tait jusqu’alors transmis, pour l’essentiel de bouche Ă  oreille. Les vulgarisateurs, les producteurs et les candidats Ă  la cacaoculture trouvent ce gap ainsi comblĂ©.
Le financement des infrastructures pour la Bauxite de Minim-Martap Ă  prendre

Josiane TCHAKOUNTE
Rédaction - Dossier

L’exploration est achevĂ©e. Les Ă©tudes de faisabilitĂ© et d’impact environnemental bouclĂ©es. Les rĂ©serves exploitables sont connues. Reste Ă  trouver un partenaire technico-financier.
« 
Il y a Cameroon Alumina Limited (CAL), avec la Bauxite de Minim-Martap et de Ngaoundal qui montre malheureusement moins d’ardeur ces temps-ci. On pense justement qu’il faut lancer un appel d’offres pour trouver un partenaire technico-financier vĂ©ritablement appropriĂ© » Ces propos datent de juin 2015. L’auteur, Jean Kisito Mvogo, directeur des mines au ministĂšre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (MINIMDT), dans une interview accordĂ©e Ă  CT, parle du projet d’exploitation de la bauxite de Minim-Martap et de Ngaoundal, dans la catĂ©gorie des projets miniers proches de la phase d’exploitation.
La bauxite est un minerai rouge riche en alumine qui est, par la suite, transformĂ©e en aluminium pour servir Ă  la fabrication des avions, des wagons de train, des voitures, des matĂ©riaux de construction, etc. Au Cameroun, des gisements ont Ă©tĂ© identifiĂ©s dans la rĂ©gion de l’Adamaoua, notamment dans les localitĂ©s de Minim-Martap et de Ngaoundal. On retrouve Ă©galement la roche dans les localitĂ©s de Fongo-Tongo et de Koutaba Ă  l’Ouest.
Jusqu’ici, l’accent a Ă©tĂ© mis sur le gisement de Minim-Martap Ă©valuĂ© Ă  1,116 milliard de tonnes de bauxite. Et celui de Ngaoundal estimĂ© Ă  120 millions de tonnes. En 2009, deux permis de recherche ont Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă  CAL. Les Ă©tudes de faisabilitĂ© et d’impact environnemental sont bouclĂ©es. Un plan de dĂ©veloppement minier a Ă©tĂ© Ă©tabli. Les travaux d’exploration menĂ©s par CAL ont rĂ©vĂ©lĂ© que 458 millions de tonnes de bauxite Ă©taient exploitables. A cela, il faudrait ajouter, des rĂ©serves additionnelles de 100 Ă  200 millions de tonnes qui pourraient Ă©galement ĂȘtre dĂ©finies, selon CAL.
Le projet d’exploitation de la bauxite de Minim-Martap et de Ngaoundal, reste ouvert aux investisseurs privĂ©s. AprĂšs une pĂ©riode de dĂ©saccord avec l’Etat autour du financement et du dĂ©veloppement des infrastructures, CAL avait consenti Ă  prendre en charge les coĂ»ts de rĂ©alisation des Ă©tudes de faisabilitĂ© bancables dans la perspective de la recherche du financement.
C’est que, l’aboutissement du projet est en partie conditionnĂ© par l’existence d’une ligne de chemin de fer pour le transport des minerais vers la mer. Notamment, la construction de 140 Km de rail sur la bretelle Makondo-Kribi dont le coĂ»t est Ă©valuĂ©e Ă  135 milliards de F. Et la rĂ©habilitation du chemin de fer Douala-NgaoundĂ©rĂ© (15 milliards de F). On note que ces itinĂ©raires font partie des tronçons Ă  rĂ©aliser sur le court terme dans le cadre du Plan directeur ferroviaire national. Des infrastructures dont la rĂ©alisation pourraient tout aussi intĂ©resser des investisseurs. Il faudra aussi construire une unitĂ© de transformation locale de bauxite en alumine. Le montant total du projet est Ă©valuĂ© Ă  4,1 milliards de dollars, soit environ 2150 milliards de F. Il ne tient pas compte des infrastructures connexes.
Neuf tickets pour Rio en jeu aux Championnats d’Afrique d’haltĂ©rophilie

Steve LIBAM
National - Sport

La compétition a débuté dimanche au palais polyvalent des sports de Yaoundé.

17 pays prennent part depuis dimanche Ă  YaoundĂ©, aux Championnats d’Afrique seniors dames et messieurs d’haltĂ©rophilie. La compĂ©tition a Ă©tĂ© officiellement ouverte par Macias Dohbobga Nwana Dinga, inspecteur gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Sports et de l’Education physique, reprĂ©sentant le ministre. Au-delĂ  de la suprĂ©matie continentale, la compĂ©tition est, par ailleurs, qualificative pour les Jeux olympiques (J.O) de Rio 2016. Neuf places seront ainsi attribuĂ©es Ă  l’Afrique Ă  l’issue du tournoi le 14 mai prochain, dont cinq chez les messieurs et quatre chez les dames. CĂŽtĂ© camerounais, d’aprĂšs Boukar TikirĂ©, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise d’haltĂ©rophilie, l’objectif est de dĂ©crocher deux places pour Rio. Cependant, au regard du plateau relevĂ© pour ces championnats, la tĂąche s’annonce ardue. Ce, d’autant plus que le Cameroun ne pourra pas compter sur ses athlĂštes expatriĂ©s comme Marie-JosĂšphe Mfegue, un temps annoncĂ©e. Fort d’un contingent de quinze athlĂštes constituĂ© essentiellement de locaux, la dĂ©lĂ©gation camerounaise reste tout de mĂȘme optimiste, mĂȘme si le groupe est peu expĂ©rimentĂ© au plan international.
Chez les messieurs, Jean-Baptiste Yanou Ketchanke (-77 kg) et Petit David Minkoumba font figure de tĂȘte de proue du groupe. Le premier a Ă©tĂ© mĂ©daillĂ© de bronze lors des derniers championnats d’Afrique au Maroc. Le second, mĂ©daillĂ© d’argent. L’on s’appuiera Ă©galement sur des jeunes loups aux longues dents, rĂ©vĂ©lĂ©s lors des derniers championnats d’Afrique juniors Ă  Kampala, Ă  l’instar de FrĂ©dĂ©ric Eyoum et Jaures Tchoudem. Chez les dames, seules Hortense Nguidjol et AgnĂšs Edjangue comptent au moins cinq sĂ©lections en Ă©quipe nationale. « Nous sommes sereins. AprĂšs quatre mois de travail, nous sommes prĂȘts pour le combat. Ces jeunes ont l’envie. Ce n’est pas tous les jours qu’ils seront en Ă©quipe nationale pour les qualifications pour les J.O. Ils n’ont pas beaucoup d’expĂ©rience mais nous croyons en eux. Nous avons tournĂ© la page Marie-JosĂšphe Mfegue », confie ClĂ©ment Mbala, entraĂźneur national d’haltĂ©rophilie. Au moment oĂč nous mettions sous presse hier, la compĂ©tition dĂ©butait chez les dames dans les catĂ©gories -48 et -53 kg.
Coton Sport en difficulté

DIKWE FODAMBELE
National - Sport

Eding FC de Yaoundé a contraint les Cotonniers à un nul (1-1) hier à Garoua lors de la 16e journée de Ligue 1.

Moments particuliĂšrement difficiles, ces derniers temps, pour Coton Sport de Garoua sur ses propres installations. Dimanche encore au stade Omnisports de Roumde Adjia, Eding FC de YaoundĂ© a obligĂ© le club-fanion du Nord Ă  un score de paritĂ© (1-1). C’était lors de la rencontre de la 16e journĂ©e du championnat national de Ligue 1. Au cours de cette rencontre courue, le public ne s’est pourtant pas ennuyĂ©. Durant les dix premiĂšres minutes du match, les poulains du coach Emmanuel Soccoia se sont particuliĂšrement montrĂ©s dominants. Les occasions n’ont pas manquĂ© pour le champion du Cameroun mais les joueurs n’ont pas pu concrĂ©tiser. Coton a accentuĂ© la pression sur le club de YaoundĂ© jusqu’à la 40e minute, lorsque Daniel Enama d’Eding a envoyĂ© le ballon aux fonds des filets de Coton Sport Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale. Silence total au stade Omnisports de Roumde Adjia, en dehors de quelques cris des supporters de l’équipe adverse.
DĂšs la reprise, Coton Sport appuie sur l’accĂ©lĂ©rateur. L’égalisation interviendra Ă  la 60e minute grĂące Ă  un but de Daouda Kamilou. DĂšs cet instant, les visiteurs ont fait bloc dans leur camp, jouant dĂ©sormais dans leur camp. Une stratĂ©gie qui rendra la situation difficile pour Coton Sport, jusqu’au dernier coup de sifflet final du match.
Au classement non-officiel de la journĂ©e, Coton est dĂ©sormais 5e tandis qu’Eding pointe Ă  la 9e place. GrĂące Ă  sa victoire sur Dragon de YaoundĂ© (0-1), UMS a repris seule la tĂȘte du championnat. D’autant qu’Union n’a pu faire mieux qu’un match nul face Ă  aigle (0-0).
Un nouveau toit pour le FEICOM Ă  Bafoussam

Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest

Le MINATD RenĂ© Emmanuel Sadi a inaugurĂ© samedi l’immeuble du Fonds dans la rĂ©gion de l’Ouest.


Un nouveau toit conforme au statut et Ă  la dimension du Fonds spĂ©cial d’équipement et d’intervention intercommunal (FEICOM). L’immeuble inaugurĂ© samedi dernier Ă  Bafoussam par le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation et PCA du FEICOM, RenĂ© Emmanuel Sadi, vise Ă  embellir la ville de Bafoussam, chef lieu de la rĂ©gion de l’Ouest. Mais aussi, il va servir de cadre de travail dĂ©cent pour les responsables et les personnels de l’agence rĂ©gionale FEICOM Ouest. Le MINATD a prĂ©cisĂ© que la construction de cet Ă©difice rentre dans un vaste programme d’actions prioritaires destinĂ© Ă  doter l’ensemble des agences rĂ©gionales du FEICOM d’infrastructures de qualitĂ©, avec pour finalitĂ© l’amĂ©lioration des conditions de travail des personnels et d’accueil des magistrats municipaux.
Le DG du FEICOM, Philippe Camille Akoa, a, lui, relevĂ© que la rĂ©gion de l’Ouest a bĂ©nĂ©ficiĂ© entre 2007 et 2015 d’une enveloppe de 15,6 milliards de FCFA pour le financement de 307 projets sur un budget globale de 145,5 milliards correspondant Ă  1480 projets. Ce qui reprĂ©sente une proportion de 10,76 % de l’enveloppe globale. De mĂȘme, au niveau des centimes additionnels communaux et des autres impĂŽts soumis Ă  pĂ©rĂ©quation, le FEICOM a reversĂ© aux 41 communes (y compris la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam) de l’Ouest 41,5 milliards de FCFA sur une enveloppe globale de 465,2 milliards de FCFA. NĂ©anmoins, Philippe Camille Akoa relĂšve que le respect des dĂ©lais et la qualitĂ© des travaux rĂ©alisĂ©s pose un problĂšme au FEICOM. Un appel pour que les maires s’impliquent plus dans la rĂ©alisation des travaux.
Les maires par l’entremise de Charles LoĂŻc Djadjo Tchomtchoua, SG de Communes et villes unies (CVUC) Ouest, ont rendu hommage au FEICOM pour la hausse du volume de projets financĂ©s dans la rĂ©gion, tout en souhaitant un renforcement de l’assistance conseil du Fonds dans le montage des projets et le suivi Ă©valuation, puisque les communes sont souvent dĂ©pourvues de personnels rompus Ă  ces tĂąches. Au MINATD, les maires demandent l’augmentation des ressources transfĂ©rĂ©es pour la rĂ©alisation des projets prĂ©vus dans le Plan communal de dĂ©veloppement, le paiement des salaires des exĂ©cutifs communaux suite au dĂ©cret du chef de l’Etat de septembre 2015 et leur implication dans le foncier.
L’immeuble du FEICOM est construit sur une superficie de 1390 mÂČ dont 450 mÂČ d’emprise au sol et le reste constituĂ© de voirie et rĂ©seaux divers, faits de pavĂ©s autobloquants et d’un parking d’une capacitĂ© de 13 places. Il respecte les normes de sĂ©curitĂ©, d’architecture et d’urbanisme. Il a coĂ»tĂ© 441,7 millions de FCFA au FEICOM et compte trois niveaux, dont un rez de chaussĂ©e et deux Ă©tages. Les travaux ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par l’entreprise Tectel et le bureau d’études Intecg Nek assurait le contrĂŽle.
Le PylĂŽne de Logbessou, livraison le 15 juin

Rita DIBA
Régions - Littoral

Annonce faite par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, descendu samedi sur le site Ă  Douala.
« Je viendrai rĂ©ceptionner l’ouvrage au plus tard le 15 juin », aura-t-on captĂ© lors des Ă©changes entre Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication, et les responsables de l’entreprise chinoise chargĂ©e des travaux de construction du nouveau pylĂŽne du centre de diffusion de la Cameroon Radio Television (Crtv) Ă  Logbessou, Douala. Le maĂźtre d’Ɠuvre assure pouvoir tenir ce dĂ©lai si les pluies n’interviennent pas. La date du 15 juin 2016 a donc Ă©tĂ© confirmĂ©e quelques minutes plus tard par le MINCOM aux mĂ©dias, au terme de sa visite de travail et d’évaluation sur le site ce samedi 7 mai 2016.
110 mĂštres. C’est la hauteur dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©e sur les 200 mĂštres de longueur prĂ©vus du pylĂŽne. Une hauteur que le ministre de la Communication a pu observer par lui-mĂȘme. La derniĂšre fois qu’il Ă©tait sur place, le 26 mars dernier, il n’y avait que le socle qui devait accueillir la structure, dont l’installation a dĂ©butĂ© le 18 avril. Issa Tchiroma, accompagnĂ© des experts du ministĂšre et de la CRTV, a reçu quelques explications techniques, s’est assurĂ© que les conditions Ă©taient rĂ©unies pour un travail efficient du maĂźtre d’Ɠuvre, entre autres la sĂ©curitĂ© des ouvriers. A son arrivĂ©e, il a d’ailleurs pu constater la prĂ©sence de trois d’entre eux au sommet de l’infrastructure triangulaire.
Au terme de la visite, Issa Tchiroma Bakary a donc tenu Ă  dire toute sa satisfaction. Egalement Ă  rappeler les grandes attentes non seulement de la CRTV, mais aussi de tous les partenaires Ă©trangers, RFI, BBC, etc. qui pourront ainsi recommencer Ă  Ă©mettre sans tous les problĂšmes qu’ils ont connus depuis l’effondrement de l’ancien pylĂŽne le 26 septembre 2014. Un accident qui avait fait quatre morts. Cette nouvelle structure, situĂ©e sur le point le plus haut de Douala, 55 mĂštres au-dessus de la mer, avec ses 200 mĂštres Ă  venir et son Ă©metteur de 5kw numĂ©rique, va couvrir le Littoral, atteindre le Sud-Ouest et mĂȘme l’Ouest, selon le directeur central de la diffusion Ă  la CRTV, Theophilus Salifu Chia.
Le ministre de la Communication, dans ses Ă©changes, aura insistĂ© sur le transfert de technologies et de savoir-faire afin que le prochain pylĂŽne de ce type soit construit grĂące Ă  l’expertise locale. Et mĂȘme dĂ©jĂ , qu’on n’ait pas besoin de l’aide extĂ©rieure pour la maintenance. Et en sa qualitĂ© de prĂ©sident du conseil d’administration de la Cameroon Radio Television, Issa Tchiroma Bakary a Ă©galement saisi l’occasion pour revenir sur le vaste projet de rĂ©habilitation, qui va bon train.
Cameroon Tribune du mardi, 10 mai 2016.
Une nuit avec la police secours

Elise ZIEMINE
National - Société

Le numéro 1500 mis en place en 2010 par le DGSN reçoit 24h/24 les appels de détresse des populations.

Il est 22h45 mn lorsque le tĂ©lĂ©phone sonne Ă  l’unitĂ© «1500 » de la police sise Ă  la dĂ©lĂ©gation gĂ©nĂ©rale Ă  la SĂ»retĂ© nationale (DGSN) ce jeudi 4 mai Ă  YaoundĂ©. Du haut-parleur, l’on entend : « Des gars fument du chanvre derriĂšre ma maison au quartier Ndokoti. Et je viens de les entendre dire qu’ils vont aller cambrioler», explique l’appelant, la voix tremblotante. C’est la mobilisation dans la salle. L’inspecteur de police principal Arnaud Meke, chef d’équipe assis depuis 17h, bondit sur le rĂ©pertoire tĂ©lĂ©phonique. Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Littoral est saisi. Les minutes s’égrainent et l’attente se lit sur les visages des cinq policiers en poste. Alors que l’équipe du 1500 s’apprĂȘte Ă  rappeler Douala, le dĂ©lĂ©guĂ© appelle : « Mes Ă©lĂ©ments viennent de prendre trois hommes et une femme disposant d’une arme Ă  feu, un chargeur de 10 minutions et des filets de cannabis au lieu indiquĂ©. L’information relayĂ©e par le monsieur est vraie. J’ai exigĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte et la perquisition de leurs domiciles ».
A peine le temps de souffler, et un autre coup de fil survient. « Je viens de me faire agresser dans un taxi qui m’a jetĂ© Ă  la descente Essomba. Ils sont partis avec mes 75 000 F et mon sac de pistache », rapporte la victime. Les Ă©quipes du 1500 se mettent en branle et le patron du GMI est informĂ©. Vers 23h10, coup de fil du patron du GMI : « Mes Ă©lĂ©ments viennent d’apprĂ©hender un vĂ©hicule suspect au niveau de Shell Ahala avec trois hommes et une femme Ă  bord. Je leur ai instruit de les conduire Ă  la base. Demandez Ă  la victime de se rendre au siĂšge du GMI demain matin », instruit le patron. L’inspecteur de police principal Arnaud Meke rappelle la victime, la rassure et lui demande de se rendre au siĂšge du GMI aux premiĂšres heures de la matinĂ©e.
Le 1500, numĂ©ro d’utilitĂ© publique a Ă©tĂ© instaurĂ© en 2010 par le DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale, Martin Mbarga NguĂ©lĂ©. Ceci pour permettre aux populations de dĂ©noncer les tracasseries policiĂšres et fournir des renseignements utiles. Chaque policier de l’unitĂ© est devant un tĂ©lĂ©phone fixe. Ils rĂ©pĂštent la formule « AllĂŽ le 1500 de la police » plus de 100 fois par jour de travail. Mais sur dix appels, Ă  peine trois sont utiles. C’est vers 20h que le nombre d’appels grimpe. Le reste Ă©tant des appels pour saluer, demander du crĂ©dit de communication, du travail et Ă  un moment Ă  lancer des blagues du genre qu’un bandit a volĂ© des goyaves. Des histoires drĂŽles relayĂ©es minute aprĂšs minute par des enfants et des adultes. Parfois, ils poussent le bouchon loin en profĂ©rant des injures. C’est le cas des appels tĂ©lĂ©phoniques survenus dans la nuit du 4 au 5 mai denier. Ainsi, sur plus de 100 appels, seule une dizaine Ă©tait sĂ©rieuse. Des statistiques qui rĂ©vĂšlent d’ailleurs que plus de 90% des appels sont fantaisistes. Pourtant le 1500 a Ă©tĂ© conçu pour servir de trait d’union entre la police et ses populations. Une façon de promouvoir une police de proximitĂ© par le chef de corps. Pour atteindre cet objectif, les policiers ne veulent pas laisser l’anarchie s’installer. Plus de 15 000 numĂ©ros des « perturbateurs » du 1500 sont actuellement enregistrĂ©s dans les listes noires de la police. Et il se murmure d’ailleurs qu’ils verront bientĂŽt leurs lignes suspendues et seront traduits en justice pour trouble dans le service, outrage, injure
Une sorte de rappel Ă  la discipline.
PM Visits AFCON Infrastructures

Nkeze MBONWOH
National - Politique

Philemon Yang made stop-over at hotel and sports infrastructures, access roads and the Limbe Omnisports stadium yesterday, May 9, 2015.

“We have held a series of meetings. We have visited the various sites and I can tell you that the African Cup of Nations will take place in the best of circumstances in Cameroon. All the companies are working and will continue to work well. I can assure you all will go well. We will have a great tournament in Limbe, Buea and in Yaounde”.
In these words, the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang, briefed the press yesterday afternoon as he concluded his full-day inspection of project sites meant to host the female African Cup of Nations soccer jamboree next November and the male version in 2019 in Limbe (Fako) and training facilities in Buea, South West Regional capital.
The PM said in a prior-briefing at Mountain Hotel in Buea that his visit was to dot all the i’s and cut all the t’s so that the awaited female AFCON unrolls in the best conditions come November this year. Accompanied by half a dozen Ministers concerned, the PM put his finger on the entire infrastructure meant to host the female African Cup of Nations. The infrastructure visited included State-owned hotels, practicing football fields, access roads, parking lots in Buea and Limbe as well as the main Omnisports Stadiun in Ngeme, Limbe.
The PM who arrived Buea in the evening of May 8, 2016 began his field-day at 8am, May 9, with a briefing on the various sites. Although the various stakeholding Ministers opted to speak only during a closed-door working session that ended the visit at the Omnisports Stadium hall, in the afternoon, the Minister of Sports and Physical Education, Bidoung Mkpatt, took the floor at Mountain hotel and thanked the PM for affording to be on the field. He decried that three of the 15 contractors were defaulting and two were midway in his appreciation. He feared that after the Prime Minister’s visit those that had begun to show seriousness may decline again.
South West Governor, Bernard Okalia Bilai, as head of the Local Organising Committee, told the PM that the works were going on normally but that they were worried over a certain number of issues including the fact that some of the enterprises are showing signs of limited technical resources. He expressed the minds of the population animated by utmost enthusiasm with the new infrastructures realised.
While in Buea, the PM visited the State-owned Mountain Hotel and the Parliamentarian Flats all of which are under extension to accommodate the numerous guests. The lone hotel visited in Limbe was the State-owned Atlantic Beach which is being upgraded to a 220-room facility. He also made a stop-over at the Buea 1000-capacity Municipal Stadium and the 2000-capacity Molyko Stadium, which shall serve as practicing grounds during the competition. In Limbe, the PM visited two practicing stadiums, namely the 2000-capacity Centenary Stadium and the 1000-capacity CDC Middle Farms Stadium. These stadia are being refurbished by the Chinese company, Tian Yuan.
While at the main 20.000-capacity Limbe Omnisports Stadium, the PM was shown round the parking lots that are receiving a splendid touch as well as the double-carriage access road whose tarring is being completed. The other access roads round the Omnisports Stadium are equally being constructed with bulldozers working round the clock to catch up with the one-month remaining deadline.

The PM rounded off his visits with a close-door meeting with contractors, administrators, the Ministers and the technicians after which nothing filtered to the press.
Cameroon Tribune du mercredi, 11 mai 2016.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Cameroon Tribune du vendredi, 13 mai 2016.