Cameroon Tribune
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Centrafrique: 17 personnes enlevĂ©es Ă  l’Est

Sainclair MEZING
Afrique - Politique

Le kidnapping a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  la rĂ©bellion ougandaise de l’ArmĂ©e de rĂ©sistance du Seigneur (LRA) trĂšs active dans cette partie du pays.
Un calme prĂ©caire rĂ©gnait hier en dĂ©but d’aprĂšs-midi Ă  Kadjema, 48h aprĂšs le rapt survenu dans ce village situĂ© Ă  45 kilomĂštres d’Obo, chef-lieu de la prĂ©fecture du Haut-Mbonou Ă  l’Est de la Centrafrique. Au moins 17 personnes ont Ă©tĂ© enlevĂ©es lundi dernier par l'ArmĂ©e de rĂ©sistance du Seigneur (LRA pour Lord's Resistance Army, en anglais). Selon des sources, la rĂ©bellion ougandaise aurait Ă©galement pillĂ© tout le village avant de battre en retraite.
Dans la foulĂ©e de cette attaque, des Ă©chauffourĂ©es ont Ă©clatĂ© entre populations et militaires ougandais postĂ©s Ă  Obo dans le cadre de la lutte contre la LRA. Les habitants de la prĂ©fecture du Haut-Mbonou accusant ces derniers d’ĂȘtre Ă  la fois inactifs et complaisants vis-Ă -vis des exactions des combattants de la nĂ©buleuse de Joseph Kony. D’aprĂšs Radio NdĂ©kĂ© Luka, une radio privĂ©e centrafricaine, les civils, excĂ©dĂ©s, ont «exigĂ© le dĂ©part des soldats ougandais». L’un des protestataires aurait Ă©tĂ© touchĂ© par balle. Pour se mettre Ă  l’abri, de nombreux habitants de Kadjema ont dĂ» dĂ©serter leur village pour se rĂ©fugier dans les localitĂ©s environnantes.
Royaume Uni –Union europĂ©enne: les partisans du Brexit ont la cote

Simon Pierre ETOUNDI
International - Politique

Le référendum du 23 juin va trancher pour une sortie ou non du Royaume-Uni de l'Union européenne.

L’écart en faveur du Brexit, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union europĂ©enne, se creuse dans les sondages Ă  une dizaine de jours du rĂ©fĂ©rendum du 23 juin. Les derniĂšres enquĂȘtes d’opinion publiĂ©es indiquent presque tous que le camp du Brexit surfe au-dessus des 50% des intentions de vote. Ces informations suscitent de plus en plus l’inquiĂ©tude des partisans du maintien qui multiplient les efforts pour inverser la tendance. Et le gouvernement n’hĂ©site pas Ă  franchir le chiffon rouge d’une dĂ©stabilisation de l’économie britannique en cas de sortie de l’Union europĂ©enne. Pour George Osborne, le ministre de l’Economie, le Brexit va obliger le gouvernement Ă  combler un trou de prĂšs de 40 milliards d’euros dans les finances publiques. Le systĂšme de santĂ©, l’éducation et la dĂ©fense devraient particuliĂšrement souffrir. Par ailleurs, une augmentation des impĂŽts et des taxes sur l’essence et l’alcool serait inĂ©vitable.

Les partisans d’une sortie de l’Union europĂ©enne fustigent de leur cĂŽtĂ© le gouvernement de faire des prĂ©dictions apocalyptiques. Avec six Ă  sept points de retard dans les intentions de vote, le camp du maintien jette ses derniĂšres forces dans la bataille et n’hĂ©site sur aucun moyen pour rassurer les Ă©lecteurs. Le gouvernement envisagerait ainsi de rĂ©examiner l’accord sur la libre-circulation des travailleurs obtenu aux forceps lors de nĂ©gociations Ă  Bruxelles en dĂ©but d’annĂ©e. Du reste, c’est la question de l’immigration qui a Ă©chaudĂ© les Britanniques avec en toile de fond la perspective d’un afflux massif d’étrangers sur le territoire. Pour les partisans du Brexit, il est question de se libĂ©rer de la dictature de Bruxelles. Pour eux, l'Europe communautaire est « de plus en plus cupide, dĂ©pensiĂšre et harcelante ».
Travaux publics: le corridor Bamenda-Enugu prĂȘt

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

La route reliant le Cameroun au Nigéria était au menu des échanges entre le MINTP et la BAD mardi à Yaoundé.
Plus besoin de faire deux Ă  trois jours de route pour rejoindre Ekok, partant de Bamenda, dans le Nord-Ouest. Trois heures suffisent maintenant que le corridor qui lie Bamenda, au Cameroun et Enugu au NigĂ©ria a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Les travaux du tronçon, long de 443 km, se sont subdivisĂ©s en 203 km sur le territoire camerounais (Bamenda-Ekok) et 240 km en terres nigĂ©rianes. Le but, densifier les Ă©changes commerciaux entre les deux pays. Dans la mĂȘme veine, les travaux visaient Ă  bitumer 150 km de route entre Kumba et Mamfe, cĂŽtĂ© camerounais. Ce sont ces nouvelles que le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, et le reprĂ©sentant-rĂ©sident de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), Racine Kane ont Ă©changĂ© mardi au cours d’une audience.
Le reprĂ©sentant-rĂ©sident de la BAD, a indiquĂ© que les entreprises travaillent Ă  un rythme relativement satisfaisant, mĂȘme si des imperfections ont Ă©tĂ© observĂ©es sur les cinq premiers kilomĂštres de la route. « Ce sont des imperfections mineures. L’entreprise est tenue de redresser cela et nous pensons que cela va ĂȘtre fait dans de brefs dĂ©lais », a indiquĂ© Racine Kane. PrĂšs de 10 milliards de F ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mobilisĂ©s sur les 17,4 milliards de F attendus. Les trois dĂ©crets d’indemnisation sont signĂ©s et les populations victimes des expropriations dans le dĂ©partement du Kupe Manengumba ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©dommagĂ©es. Dans le dĂ©partement de la Meme, le Mintp a ordonnĂ© le virement des frais d’expropriation.
La route Kumba-Mamfe relie le Sud-Ouest au Nord-Ouest et a l’avantage de relier Douala par le corridor Bamenda-Enugu. En ce qui concerne son lot 1 (Bamenda-Batibo-Numba), les travaux de la route principale ont Ă©tĂ© provisoirement rĂ©ceptionnĂ©s. Pareil pour le lot 2 (Bachuo Akagbe-Mamfe-Ekok) dont les travaux de la route principale, les travaux connexes et la construction de la station de pesage ont Ă©tĂ© provisoirement rĂ©ceptionnĂ©s. Des ressources financiĂšres restent encore Ă  pourvoir pour le paiement des travaux additionnels.
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Cameroon Tribune du vendredi, 17 juin 2016.
Code pénal: les enjeux de la révision

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le document Ă  l’étude au parlement va permettre Ă  l’arsenal juridique de s’arrimer Ă  l’évolution du pays.
372 articles qui tiennent en 115 pages. Ainsi se prĂ©sente le projet de loi portant Code pĂ©nal dont l’examen a commencĂ© hier au niveau de la Commission des Lois constitutionnelles de l’AssemblĂ©e nationale. Un peu plus de cinquante aprĂšs, le Cameroun a dĂ©cidĂ© de revoir son arsenal rĂ©pressif des comportements contraires Ă  l’ordre public d’une part, pour procĂ©der Ă  l’unification du droit pĂ©nal anglophone et francophone et l’arrimer aux engagements internationaux qu’il a l’obligation de respecter d’autre part. La loi portant rĂ©vision intervient dans un contexte oĂč le Cameroun est en train de modifier son dispositif lĂ©gislatif. Un processus engagĂ© depuis 2006 avec la promulgation des lois sur l’organisation judiciaire, celle sur la Cour suprĂȘme, la loi portant nouveau Code de procĂ©dure pĂ©nale, celle concernant la Cour suprĂȘme
 Une volontĂ© de modernisation des outils juridiques qui semblent donc franchir un nouveau cap avec le projet de loi portant Code pĂ©nal.
Ce volumineux document veut intĂ©grer de nouveaux aspects dans son contenu parce qu’il intĂšgre des dispositions pĂ©nales d’un ensemble de lois spĂ©ciales et prend en compte certains instruments internationaux qui ont Ă©tĂ© ratifiĂ©s par le Cameroun. Il conserve la prĂ©sentation, la structuration et la numĂ©rotation qu’on lui connaissait au dĂ©part. Il continue de se prĂ©senter en deux livres. Le livre I est relatif Ă  la loi pĂ©nale et se met en conformitĂ© avec le nouveau Code de procĂ©dures pĂ©nal. En outre, il introduit la notion de responsabilitĂ© pĂ©nale des personnes morales et l’adoption des peines alternatives Ă  celle d’emprisonnement ou d’amende. Le livre II traite des crimes, des dĂ©lits, des contraventions et de certaines lois spĂ©ciales.
Mais depuis l’arrivĂ©e de ce texte au parlement, le dĂ©bat s’est ouvert au sein de l’opinion. Il porte moins sur l’opportunitĂ© de la rĂ©vision du Code pĂ©nal que de son processus d’élaboration. « Le principe de la rĂ©vision est le bienvenu parce que le texte utilisĂ© actuellement est vieux et il fallait l’arrimer Ă  l’évolution de notre pays sur tous les plans », indique Me Faustin Ntede, avocat au barreau du Cameroun. « Beaucoup d’interrogations subsistent nĂ©anmoins quant au contenu et Ă  la volontĂ© de ceux qui ont introduit cette rĂ©vision », tient-il Ă  ajouter. Ces observations interviennent au moment oĂč le barreau s’est rĂ©uni en session extraordinaire Ă  son siĂšge Ă  YaoundĂ© pour donner son avis sur le texte. La Commission des Lois constitutionnelles dĂ©bute l’examen ce jour.
Bafoussam: les habits neufs de l’aĂ©roport

Eric Vincent FOMO
National - Economie

L’infrastructure brille de nouveau aprĂšs les travaux de rĂ©novation effectuĂ©s en mars dernier.
Depuis quelques semaines, les visiteurs qui empruntent l’axe menant Ă  l’aĂ©roport de Bafoussam sont agrĂ©ablement surpris. En effet, arrivĂ©es Ă  destination, ces personnes dĂ©couvrent, non sans sourire, le nouveau visage qu’affiche l’infrastructure. Des travaux de rĂ©novation de cette plateforme ont Ă©tĂ© effectuĂ©s en mars dernier. Ces travaux ont consistĂ© entre autres au nettoyage des abords de la piste d’atterrissage pour permettre une bonne visibilitĂ©. De mĂȘme, l’aĂ©rogare a Ă©tĂ© entiĂšrement rĂ©amĂ©nagĂ©e et les bureaux rĂ©novĂ©s.
Des toilettes ont aussi Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es aux standards internationaux. Outre ces travaux, on note l’acquisition en 2015 d’un matĂ©riel roulant flambant neuf pour la lutte contre-incendie. Il s’agit de deux camions et d’un Flyco (petite pick-up Ă©quipĂ©e d’un dispositif de premiers secours). Selon Emile LĂ©opold Kenmogne, commandant de l’aĂ©roport, « ces mesures prises par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique sur instructions du ministre des Transports, ont pour finalitĂ© l’exploitation en toute sĂ©curitĂ© et sĂ»retĂ© des aĂ©roports du Cameroun. » Notre interlocuteur en veut pour preuve le vol d’essai d’un MA60 de la Camair-Co le 9 juin dernier.
Ce qui est de bon augure dans la perspective des CAN fĂ©minine 2016 et masculine 2019 que le Cameroun va abriter sur son sol. Sur le plan technique, certains Ă©quipements d’aide Ă  la navigation aĂ©rienne ont Ă©tĂ© rĂ©novĂ©s. Le radio-phare omni-directionnel (VOR-DME) est fonctionnel. Au niveau de la tour de contrĂŽle, de nouveaux Ă©metteurs-rĂ©cepteurs (VHF) ont Ă©tĂ© acquis. Il en est de mĂȘme pour certains Ă©quipements de sĂ»retĂ©, de contrĂŽle et de filtrage des bagages, de contrĂŽle des passagers, des dĂ©tecteurs de mĂ©taux. Les ressources humaines ne sont pas en reste.
« Nous disposons d’un personnel qualifiĂ©, que ce soit les agents du sealing, les agents de bureau de piste et de la tour de contrĂŽle, chargĂ©s d’assurer de maniĂšre quotidienne les communications avec les aĂ©ronefs », poursuit Emile LĂ©opold Kenmogne. 20 personnes constituent l’effectif fourni par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique. La sĂ©curitĂ© des installations de la plateforme est assurĂ©e par une Ă©quipe de gendarmes, tandis que des policiers ont la charge de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure de l’aĂ©rogare.
Les Douanes ont rĂ©cemment installĂ© un poste fixe pour le contrĂŽle des marchandises. Les travaux de construction de la clĂŽture de sĂ©curitĂ© sont en cours et se font en collaboration avec le MINHDU. Une voie de contournement est prĂ©vue pour Ă©viter toute prĂ©sence humaine au sein de l’aĂ©roport. « L’aĂ©roport de Bafoussam est fin prĂȘt pour accueillir les avions de Camair-Co tout comme ceux des autres compagnies », conclut le commandant.
Aéroport de Bafoussam @CameroonTribune
Fusillade Ă  la brigade de Mboppi

Alliance NYOBIA
National - Sport

Un dĂ©tenu s’empare d’une arme aprĂšs avoir simulĂ© un malaise mercredi soir, puis se rĂ©fugie au plafond.
Des relents de poudre dĂšs l’entrĂ©e et des odeurs de gaz lacrymogĂšne plus fortes Ă  l’intĂ©rieur de la brigade de gendarmerie du camp Mboppi. De ce qui reste de la brigade, devrait-on dire, tant le bĂątiment a subi des dommages : plafond dĂ©chiquetĂ©, sol jonchĂ© de dĂ©bris de bois et de gravats, murs criblĂ©s d’impacts de balles, etc. Un dĂ©cor qui s’est « construit » dans la nuit de mercredi Ă  jeudi au cours d’une fusillade de plusieurs heures, entre un gardĂ© Ă  vue rĂ©fugiĂ© au plafond, muni d’un fusil Colt M-16 et de son chargeur, et les gendarmes.
Le colonel Thomas Roger Abessolo Amougou, commandant de la LĂ©gion de gendarmerie du Littoral, revient sur ces heures chaudes au cours desquelles bien des riverains du camp se sont posĂ© des questions. Selon le Co-lĂ©gion donc, le gardĂ© Ă  vue, dont l’identitĂ© n’a pas Ă©tĂ© obtenue, avait Ă©tĂ© interpellĂ© mercredi soir aprĂšs le bris d’une vitre de voiture. Dans la nuit, il a simulĂ© un malaise. Le sous-officier de permanence l’a sorti de cellule, puis a entrepris d’appeler son chef direct afin de rendre compte de la situation. Le dĂ©tenu a profitĂ© d’un instant d’inattention pour s’emparer du fusil et des munitions susmentionnĂ©s. Il tient en respect la gendarme, mais ne peut pas sortir de la brigade, encore moins du camp, il y a un corps de garde. Il se rĂ©fugie donc au plafond.
« InformĂ©, j’ai donnĂ© des instructions au commandant de groupement », explique le colonel Abessolo Amougou. Un dispositif est donc dĂ©ployĂ©. Les autres dĂ©tenus sont sortis de cellule, et vers 23h dĂ©bute le siĂšge. D’abord des nĂ©gociations. « Mais, le dialogue n’est pas passĂ©. » Les gendarmes balancent alors des grenades lacrymogĂšnes. L’individu ne se rend toujours pas. Alors, des coups de semonce sont tirĂ©s. « Il a ripostĂ© vigoureusement », relĂšve le Co-lĂ©gion. « Je suis arrivĂ© Ă  minuit et entre ce moment et 6h du matin il a tirĂ© 25 coups de feu contre les gendarmes », ajoute-t-il.
Les Ă©lĂ©ments impliquĂ©s dans l’opĂ©ration vont alors recevoir le renfort du Gpign (Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale) alors que le jour se lĂšve ce 16 juin. A un moment, indique notre source, l’homme donne l’impression de vouloir dialoguer. « Mais aprĂšs, il a, Ă  nouveau, rompu les nĂ©gociations ». Alors l’assaut final a Ă©tĂ© donnĂ©, et l’individu « neutralisĂ© » vers 8h30 mn. D’aprĂšs une information obtenue par CT, « il avait entre 20 et 25 ans ».
Forwarded from Cameroon Tribune
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Mvog Atangana Mballa: attention, travaux

Carine TSIELE
National - Société

Depuis le passage des engins de la Communauté urbaine, habitants, commerçants et autres transporteurs se réorganisent.
Depuis le 25 mai dernier, les lieux-dits Mvog Atangana Mballa, descente Coron, marchĂ© Mvog-Mbi sont en chantier, dans le cadre de la rĂ©habilitation du rĂ©seau routier de la zone. C’est dans cette perspective qu’une opĂ©ration d’assainissement public a Ă©tĂ© au prĂ©alable engagĂ©e par les autoritĂ©s de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©. Une opĂ©ration qui a induit la destruction des maisons, commerces et murs d’enceinte empiĂ©tant sur l’espace public. De mĂȘme que la fermeture des axes desservant le marchĂ© Mvog-Mbi, le carrefour Mvog Atangana Mballa

PassĂ©es les premiĂšres Ă©motions, les occupants de la zone se rĂ©organisent. Il y a d’abord les transporteurs de la gare routiĂšre clandestine du carrefour Mvog Atangana-Mballa qui ont trouvĂ© un point de chute, en pleine chaussĂ©e, devant les locaux d’un concessionnaire-automobile basĂ© non loin de la SOPECAM. Avec eux, quelques vendeuses de vivres frais en provenance des villages environnants. « Nous n’avons pas pu passer toute la journĂ©e-lĂ  : les responsables de l’entreprise nous ont sommĂ©s de partir, qu’on ternissait l’image de leur sociĂ©tĂ© », avoue un des transporteurs. Ses congĂ©nĂšres et lui ont, par la suite, pris leurs quartiers dans une desserte du marchĂ© Mvog Mbi, entre les vendeuses de maĂŻs, tubercules et feuilles d’okok.
Ici au marchĂ©, un dĂ©sordre sans nom s’est installĂ©. MalgrĂ© le site rendu boueux en cette saison des pluies, certains commerçants n’hĂ©sitent pas Ă  installer leurs produits Ă  mĂȘme le sol. « Depuis que les voitures ne circulent plus ici, la chaussĂ©e est de nouveau occupĂ©e par les commerçants et pour passer ici, il faut vraiment ĂȘtre prudent car le moindre faux pas vous met dans des problĂšmes avec les commerçants », prĂ©vient un passant. « En procĂ©dant aux dĂ©guerpissements, la CommunautĂ© urbaine nous a interdit de vendre sur les routes Ă  cause du chantier. Nous jonglons seulement avec les engins qui travaillent encore de l’autre cĂŽtĂ©. Quand ils viendront ici, nous partirons », avoue un commerçant. De leur cĂŽtĂ©, les habitants touchĂ©s dans la zone « plĂątrent » leurs maisons comme ils le peuvent.
Au niveau de la circulation, des embouteillages monstres ont vu le jour sur le seul axe dĂ©sormais disponible. « Il faut dĂ©sormais sortir tĂŽt ou attendre de rentrer tard quand on doit emprunter l’axe Brasseries – Mvog-Mbi. Nous prenons notre mal en patience puisqu’à la fin nous aurons de bonnes routes et une zone mieux amĂ©nagĂ©e », dĂ©clare un riverain. Le chantier routier doit durer un an.
Charlotte Dipanda: en route pour l’Olympia

Grégoire DJARMAILA
National - Culture

En prĂ©lude Ă  sa prestation dans la mythique salle française, l’artiste-musicienne a rendu visite jeudi Ă  CT.
Elle a beau chasser le naturel, il revient au galop. Charlotte Dipanda a Ă©bloui de son charme habituel la rĂ©daction de Cameroon Tribune. Dans une rencontre emprunte de convivialitĂ©, de chaleur et mĂątinĂ©e d’anecdotes. Cette visite s’inscrit dans la perspective de sa prochaine sortie le 10 septembre 2016 Ă  l’Olympia de Paris en France. Une prestation qu’elle place sous le signe de l’émergence de l’artiste-musicienne camerounaise. AprĂšs Anne Marie NziĂ© dans les annĂ©es 80, Charlotte Dipanda sera la deuxiĂšme camerounaise Ă  monter sur ce haut lieu du spectacle. Elle y sera accompagnĂ©e des « guest stars » de gros calibre comme comme Lokua Kanza et Jacob Desvarieux. Mais la premiĂšre partie de ce concert sera assurĂ©e par deux artistes camerounaises : Kareyce Fotso et Sanzy Viany. Une façon pour elle d’encourager ces jeunes musiciennes parce que dit-elle, ces « filles chantent vraiment bien ».
« Je me sens accompagnĂ©e par CT. J’ai envie de partager l’évĂ©nement du 10 septembre prochain avec les Camerounais », a dĂ©clarĂ© Charlotte Dipanda. Dans les 45 minutes d’échanges Ă  bĂąton rompu qui ont suivi, l’artiste a ouvert un pan de voile sur son parcours professionnel, sa vie familiale, ses sources d’inspiration, sa vision relativement Ă  l’avenir de la musique camerounaise. C’est sur une exĂ©cution magistrale du titre « Elle n’a pas vu » en a capella que l’échange avec les journalistes s’est achevĂ©, plongeant dĂ©finitivement ces derniers sous le charme. Charlotte Dipanda Ă©tait accompagnĂ©e de Ferdinand Nana Payong, son communicant.
Charlotte Dipanda en visite @CameroonTriubne
Poignardé à mort à Bali

Rita DIBA
Régions - Littoral

Funeste jour pour Prosper Martin Nyoungou, avant-hier 15 juin 2016 au quartier Bali. Le jeune homme de 21 ans a succombĂ© Ă  ses blessures, aprĂšs avoir reçu plusieurs coups de poignard assĂ©nĂ©s par un autre habitant du quartier, George Chanel E. M. Lequel a pris la fuite aprĂšs son forfait. AlertĂ©s et descendus sur les lieux, les Ă©lĂ©ments du Groupement mobile d’intervention (GMI) n°2 vont dĂ©poser le corps Ă  la morgue de l’hĂŽpital Laquintinie de Douala. Ils rĂ©ussiront, par ailleurs, Ă  mettre la main sur le pĂšre du prĂ©sumĂ© assassin. Ce dernier aurait tentĂ© d’aider son fils Ă  fondre dans la nature. Son exploitation, ainsi que celle d’un tĂ©moin, Ă  la Division rĂ©gionale de la police judiciaire du Littoral, a permis l’interpellation du suspect. Il est gardĂ© en ce moment dans les geĂŽles de la Pj.
Un message du chef de l’Etat aux au couple d'Eto'o

Brice MBEZE
National - Société

Porté par Joseph LE, directeur-adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République, il a été remis mardi 14 juin dernier.
Le chef de l’Etat, Paul Biya, Ă©tait personnellement reprĂ©sentĂ© par Joseph LE, ministre, directeur-adjoint du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ă  la tĂȘte d’une dĂ©lĂ©gation de quatre personnes.
Au cours de la cĂ©rĂ©monie, le reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat a remis un pli fermĂ© aux mariĂ©s. Samuel Eto’o ne s’est pas fait prier pour partager le contenu de la correspondance prĂ©sidentielle avec les invitĂ©s.
À la lecture du message, on apprendra que Paul et Chantal Biya souhaitent bonheur, santĂ© prospĂ©ritĂ© et un meilleur Ă©panouissement au couple. Le couple prĂ©sidentiel adresse donc ses encouragements et ses fĂ©licitations aux jeunes mariĂ©s. Parlant au nom de la famille, MaĂźtre Gabriel Parfait Kaldjob a priĂ© le reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat de transmettre les remerciements de la famille Eto’o Fils au couple prĂ©sidentiel pour tout le soutien et l’accompagnement qu’il apporte Ă  Samuel et Georgette.
Douala est ouverte à l’Est

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Economie

Le boulevard en chantier depuis 2013 est presque entiÚrement achevé.
Il faut aller jusque vers les derniers murs de la citĂ© pour retrouver le chantier de la pĂ©nĂ©trante orientale de Douala. En dĂ©valant ou en grimpant la colline vers Yassa, non loin de la gendarmerie du coin, le flot de la circulation est freinĂ© par les monticules de terre ou de gravier, les camions qui manƓuvrent, les bĂ©tonniĂšres qui crachent leur mixture de sable et de ciment et les ouvriers qui s’activent. On devrait encore voir ces mouvements durant un trimestre, Ă  partir de la date du 19 mai Ă  laquelle la commande devait ĂȘtre livrĂ©e. Quelques changements significatifs dans l’environnement de la pĂ©nĂ©trante Est doivent, en effet, ĂȘtre pris en compte : l’édification d’un stade omnisports Ă  Japoma et un ensemble urbain de logements, commerces et bureaux dans le canton bakoko voisin. En attendant, sur le dernier segment, on travaille.
En aval, l’on n’a plus affaire Ă  l’animation des mĂ©caniques et des hommes affectĂ©s Ă  la construction de ces dix-neuf kilomĂštres de route. Ou plutĂŽt d’un boulevard, avec ses sept voies qui se cĂŽtoient dans les segments les plus larges. Il a fallu Ă©largir les anciens Ă©quipements pour parvenir Ă  ce rĂ©sultat. Comme au cĂ©lĂšbre « Pont noir », ainsi baptisĂ© en raison des eaux polluĂ©es, aussi nausĂ©abondes que sombres, reliant Bonaloka Ă  Bilongue. En ces derniers jours de mai, une pelle mĂ©canique y plongeait encore sa main pour dĂ©barrasser les berges et le lit du cours d’eau des dĂ©chets qui l’encombrent. Le dĂ©sagrĂ©able parfum qui Ă©manait de la DindĂš se dissipe ainsi, progressivement

Le spectacle de cette rĂ©surrection qu’observent quelques badauds satisfait nombre de riverains. « S’il s’agit de comparer la situation que nous subissions avant d’arriver Ă  ce moment, commente Michel Kenne, il n’y a rien Ă  dire : c’est le jour et la nuit ! ». Les embouteillages circonstanciels de Yassa et Boko, c’est d’aprĂšs lui « un amusement » au regard de ce qu’il y avait Ă  vivre avant, pour quiconque devait passer par lĂ . « A nightmare under the sun », un cauchemar en plein jour, ajoute Christiana Mokung, commerçante installĂ©e aux abords de la route.
Certes, il y a encore Ă  faire pour que les prix et conditions du transport public s’en ressentent ; mais l’une et l’autre usagers de la route de Village comme on l’appelle, sont d’ores et dĂ©jĂ  soulagĂ©s. Dans la partie la plus Ă©loignĂ©e du chantier par rapport au centre-ville, observe Michel Kenne, la surcharge est encore de rĂšgle, en effet : quatre personnes sur la banquette arriĂšre et deux sur le fauteuil en cabine, Ă  la droite du chauffeur
 Sans parler du renchĂ©rissement des loyers des commerces le long du boulevard, dont parle un propriĂ©taire de bar. Pour l’économie locale, l’ouverture de la route a aussi favorisĂ© l’entrĂ©e en service de nombreuses entreprises dont les enseignes fleurissent auprĂšs des plus anciennes installĂ©es dans une zone industrielle voisine dĂ©sormais plus accessible.
WhatsApp: les groupes de discussion ont du succĂšs

Elise ZIEMINE
National - Culture

Anciens d’un Ă©tablissement, ressortissant d’un village ou d’une famille, ces forums ont actuellement le vent en poupe, dans ce rĂ©seau social.
C’est l’option la mieux partagĂ©e par la « gĂ©nĂ©ration tĂȘte baissĂ©e » de nos jours. CollĂ©s Ă  longueur de journĂ©e au tĂ©lĂ©phone, certains ont trouvĂ© l’astuce qui leur permet de rester en contact avec les membres de leurs familles et bien d’autres amis. C’est ainsi qu’ont vu le jour, les groupes sur WhatsApp. Groupe d’amis, d’anciens d’un collĂšge, de ressortissants d’une rĂ©gion ou d’un dĂ©partement, de membres d’une famille
Il y a un peu de tout. Les adeptes ne se plaignent pas. « A travers ces groupes, mes frĂšres et moi, sommes plus proches. Lorsque l’un d’entre-nous possĂšde une information, tous les autres sont au courant, au mĂȘme moment. Nos liens sont beaucoup plus soudĂ©s qu’avant. Parce que nous avons des emplois de temps compliquĂ©s et il nous Ă©tait souvent difficile de nous retrouver », explique un fan.
Dans d’autres familles, les traditionnelles rĂ©unions qui obligent le dĂ©placement ont Ă©tĂ© suspendues. « Nous n’avons plus besoin de nous dĂ©placer pour gĂ©rer les problĂšmes de famille. Sur WhatsApp, nos aĂźnĂ©s nous disent ce qu’il y a lieu de faire. Si c’est une contribution financiĂšre, on le fait. Ces groupes ont facilitĂ© la vie », affirme un autre utilisateur. MĂȘme les lieux professionnels ne sont pas en reste. Des personnels d’un mĂȘme service dans une entreprise de la place ont aussi créé un groupe sur WhatsApp. « Nous partageons des informations utiles concernant l’actualitĂ© ou tout autre sujet intĂ©ressant. Ce qui permet Ă  toute l’équipe, de contribuer et d’amĂ©liorer les diffĂ©rentes propositions, quand cela s’avĂšre nĂ©cessaire », affirme Hortense A, souriante. WhatsApp a ainsi pris des galons dans l’univers trĂšs mouvementĂ© des rĂ©seaux sociaux, et ce n’est pas demain la veille, que les Camerounais vont lĂącher prise.
Day Of The African Child: Junior MPs Presented In Douala

Christopher JATOR
National - Politique

The Littoral Regional Delegate for Social Affairs drew attention to the situation of children in the northern part of Cameroon.
The Week of the African Child ended in Douala on June 16, 2016, with calls on all and sundry to rigorously combat early marriages, genital mutilation, child labour and other abuses perpetrated against children below 18 years. Various administrative, civil society and traditional stakeholders, as well as children, made calls in Douala during the official ceremony to mark the end of the Week of the African Child.
Commemorated on the theme: “Conflict and crisis in Africa: Let’s protect the rights of children,” the week witnessed a series of awareness-raising and educational activities, including the selection of nine Junior Members of Parliament from Wouri Division. They presented their Attestations of Participation in the 17th session of the Children’s Parliament on the theme: “25 years after the adoption of the African Charter: Accelerating our collective efforts to end child marriage in Africa,” in the National Assembly in Yaounde. Also, parents were sensitised on the protection of children against violation of their rights.
During the closing ceremony in the Banquet Hall of the Littoral Governor’s Office, the children, through their spokesperson, made the double call for all children to pay special homage to the Chibok girls abducted by Boko Haram terrorists in Nigeria and to the authorities in Littoral Region to ensure that children are specially assisted.