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Effondrement dâun immeuble, Cinq morts !
Armand ESSOGO
National - Société
Cette fois, le drame a eu lieu Ă Douala au lieu dit Ndogbat hier aux premiĂšres heures.
Douala sâest rĂ©veillĂ©e hier sous le choc. Aux premiĂšres heures de la journĂ©e, la nouvelle de lâeffondrement dâun immeuble au quartier Ndogbat (arrondissement de Douala III) sâest rĂ©pandue comme une trainĂ©e de poudre plongeant les populations dans lâĂ©moi. Les tĂ©moignages fiables font Ă©tat de ce que câest autour de 2h du matin que lâimmeuble R+3 en construction sâest effondrĂ©, mettant Ă dĂ©couvert fers Ă bĂ©ton et importante quantitĂ© de sable. Le bĂątiment, dont le propriĂ©taire rĂ©side hors du pays, avait au niveau du rez-de-chaussĂ©e un bar encore ouvert au moment de la dislocation. La raison en est que quelques habituĂ©s de ce coin plutĂŽt bien frĂ©quentĂ©, regardaient encore un match de la Copa America.
Dimanche en matinĂ©e, alors que les sapeurs-pompiers sâaffairaient sur le site, on hĂ©sitait encore sur le bilan exact. A titre provisoire, on a dâabord enregistrĂ© un mort, dĂ©posĂ© Ă la morgue de Logbaba par les soins de la CommunautĂ© urbaine de Douala. Cependant des renseignements fournis par le gĂ©rant du bar ont permis aux Ă©quipes de secours de savoir quâil y avait dâautres personnes sous les dĂ©combres. En dĂ©but dâaprĂšs-midi, quatre autres corps sans vie ont Ă©tĂ© retirĂ©s. Ce qui porte le bilan de cet effondrement Ă cinq morts.
Reste que pour connaĂźtre une partie de la vĂ©ritĂ© sur cet autre effondrement dâun immeuble, le responsable du chantier a Ă©tĂ© interpellĂ© et conduit Ă la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie de Douala II pour enquĂȘte. Mais sans attendre dâavoir tous les contours du dossier, les populations, Ă©branlĂ©es par le drame, ont accouru. On pouvait clairement identifier les membres de la famille de Bassong Tchekam Alain Zacharie dont le corps a Ă©tĂ© retrouvĂ© en premier lieu. Les femmes Ă©taient assises Ă mĂȘme le sol, inconsolables. NĂ© en 1975 Ă Douala, lâinfortunĂ© qui habitait derriĂšre lâimmeuble passait son chemin quand il a reçu la charge fatale. Le drame a mobilisĂ© les autoritĂ©s de la ville, au premier rang desquelles le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua. AprĂšs son passage, un cordon de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© Ă©rigĂ© pour permettre de contenir une foule de curieux qui gĂȘnaient manifestement le dĂ©ploiement des sapeurs-pompiers. Il a finalement fallu un dĂ©ploiement des gendarmes pour que la pelle excavatrice de la CommunautĂ© urbaine de Douala dĂ©molisse ce qui restait de lâĂ©difice dans lâespoir de porter assistance Ă dâĂ©ventuels survivants
Armand ESSOGO
National - Société
Cette fois, le drame a eu lieu Ă Douala au lieu dit Ndogbat hier aux premiĂšres heures.
Douala sâest rĂ©veillĂ©e hier sous le choc. Aux premiĂšres heures de la journĂ©e, la nouvelle de lâeffondrement dâun immeuble au quartier Ndogbat (arrondissement de Douala III) sâest rĂ©pandue comme une trainĂ©e de poudre plongeant les populations dans lâĂ©moi. Les tĂ©moignages fiables font Ă©tat de ce que câest autour de 2h du matin que lâimmeuble R+3 en construction sâest effondrĂ©, mettant Ă dĂ©couvert fers Ă bĂ©ton et importante quantitĂ© de sable. Le bĂątiment, dont le propriĂ©taire rĂ©side hors du pays, avait au niveau du rez-de-chaussĂ©e un bar encore ouvert au moment de la dislocation. La raison en est que quelques habituĂ©s de ce coin plutĂŽt bien frĂ©quentĂ©, regardaient encore un match de la Copa America.
Dimanche en matinĂ©e, alors que les sapeurs-pompiers sâaffairaient sur le site, on hĂ©sitait encore sur le bilan exact. A titre provisoire, on a dâabord enregistrĂ© un mort, dĂ©posĂ© Ă la morgue de Logbaba par les soins de la CommunautĂ© urbaine de Douala. Cependant des renseignements fournis par le gĂ©rant du bar ont permis aux Ă©quipes de secours de savoir quâil y avait dâautres personnes sous les dĂ©combres. En dĂ©but dâaprĂšs-midi, quatre autres corps sans vie ont Ă©tĂ© retirĂ©s. Ce qui porte le bilan de cet effondrement Ă cinq morts.
Reste que pour connaĂźtre une partie de la vĂ©ritĂ© sur cet autre effondrement dâun immeuble, le responsable du chantier a Ă©tĂ© interpellĂ© et conduit Ă la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie de Douala II pour enquĂȘte. Mais sans attendre dâavoir tous les contours du dossier, les populations, Ă©branlĂ©es par le drame, ont accouru. On pouvait clairement identifier les membres de la famille de Bassong Tchekam Alain Zacharie dont le corps a Ă©tĂ© retrouvĂ© en premier lieu. Les femmes Ă©taient assises Ă mĂȘme le sol, inconsolables. NĂ© en 1975 Ă Douala, lâinfortunĂ© qui habitait derriĂšre lâimmeuble passait son chemin quand il a reçu la charge fatale. Le drame a mobilisĂ© les autoritĂ©s de la ville, au premier rang desquelles le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua. AprĂšs son passage, un cordon de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© Ă©rigĂ© pour permettre de contenir une foule de curieux qui gĂȘnaient manifestement le dĂ©ploiement des sapeurs-pompiers. Il a finalement fallu un dĂ©ploiement des gendarmes pour que la pelle excavatrice de la CommunautĂ© urbaine de Douala dĂ©molisse ce qui restait de lâĂ©difice dans lâespoir de porter assistance Ă dâĂ©ventuels survivants
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Effondrement dâun immeuble, Cinq morts !
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National Assembly Committee Adopts Penal Code Bill
George MBELLA
National - Politique
Members of the Constitutional Laws Committee who started scrutinising the bill on Friday June 17, 2016 extended discussions to the following day before adoption.
The Minister of State, Minister of Justice, Keeper of the Seals, Laurent Esso, accompanied by the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella, left the Mallam Yero Committee Room of the National Assembly at about 3 pm on Saturday, June 18, 2016, looking rather satisfied after members of the Committee on Constitutional Laws, Human Rights and Freedoms, adopted the bill on the new Penal Code.
The MPs started scrutinizing the bill on Friday, June 17, 2016 at 2pm after Minister of State Laurent Esso re-emphasised the need for government to revise the 51-year old Penal Code. According to the Director of Legislation in the Ministry of Justice, Dr. Kenfack Douajni Gaston, the Keeper of the Seals narrowed down the debate to nearly 100 new or modified Sections out of the 372 Sections of the Penal Code. Section by Section, the MPs, led by the Constitutional Laws Committee Chair, Hon. Zondol Herssessé, sought clarifications that were given by Minister of State, Laurent Esso.
The MPs were also debriefed on the rationale behind innovations like community service and reparatory sentence as alternatives to imprisonment for offences punishable by maximum of two-year jail terms. âMen having children out of wedlock should be punished because that is evidence of adultery,â Hon. Tomaino Ndam Njoya is reported to have suggested when Section 361(2) introducing the punishment of a married manâs adultery was discussed.
UPC MP, Hon. Robert Bapooh Lipot even told Cameroon Tribune that the atmosphere which prevailed during the discussions was quite convivial as the government minister offered sound explanations even for other criminalised behaviours such as the illegal sale of medication, rent fraud and the eviction of a spouse from the matrimonial home by any person other than the spouse of the victim, amongst others. The Committee is expected to present its report to the entire Chamber in the days ahead for adoption during plenary.
George MBELLA
National - Politique
Members of the Constitutional Laws Committee who started scrutinising the bill on Friday June 17, 2016 extended discussions to the following day before adoption.
The Minister of State, Minister of Justice, Keeper of the Seals, Laurent Esso, accompanied by the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella, left the Mallam Yero Committee Room of the National Assembly at about 3 pm on Saturday, June 18, 2016, looking rather satisfied after members of the Committee on Constitutional Laws, Human Rights and Freedoms, adopted the bill on the new Penal Code.
The MPs started scrutinizing the bill on Friday, June 17, 2016 at 2pm after Minister of State Laurent Esso re-emphasised the need for government to revise the 51-year old Penal Code. According to the Director of Legislation in the Ministry of Justice, Dr. Kenfack Douajni Gaston, the Keeper of the Seals narrowed down the debate to nearly 100 new or modified Sections out of the 372 Sections of the Penal Code. Section by Section, the MPs, led by the Constitutional Laws Committee Chair, Hon. Zondol Herssessé, sought clarifications that were given by Minister of State, Laurent Esso.
The MPs were also debriefed on the rationale behind innovations like community service and reparatory sentence as alternatives to imprisonment for offences punishable by maximum of two-year jail terms. âMen having children out of wedlock should be punished because that is evidence of adultery,â Hon. Tomaino Ndam Njoya is reported to have suggested when Section 361(2) introducing the punishment of a married manâs adultery was discussed.
UPC MP, Hon. Robert Bapooh Lipot even told Cameroon Tribune that the atmosphere which prevailed during the discussions was quite convivial as the government minister offered sound explanations even for other criminalised behaviours such as the illegal sale of medication, rent fraud and the eviction of a spouse from the matrimonial home by any person other than the spouse of the victim, amongst others. The Committee is expected to present its report to the entire Chamber in the days ahead for adoption during plenary.
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National Assembly Committee Adopts Penal Code Bill
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Embarras sur les Chantiers routiers de Yaoundé
Elise ZIEMINE
National - Société
A Mvog-Atangana Mballa jeudi, le ministre Jean Claude Mbwentchou a demandé aux riverains de ne pas retarder inutilement les travaux de réhabilitation.
Câest lâun des chantiers du plan triennal dâurgence pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance, qui semble marquer le pas sur place. La preuve, au cours de la visite effectuĂ©e par Jean Claude Mbwentchou, ministre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain (MINHDU) dans la ville de YaoundĂ©, ce quartier a Ă©tĂ© le lieu dâoĂč le ministre nâest pas reparti souriant.
Le problĂšme, explique une source bien introduite, câest que les travaux entamĂ©s en septembre 2015, ont connu quelques problĂšmes du fait de la non-libĂ©ration des emprises par les commerçants, les rĂ©sidences privĂ©es et les autres. « Il fallait procĂ©der aux expropriations et permettre Ă©galement Ă lâentreprise. Arab Contractors de signer des contrats avec les sous-traitants des concessionnaires (ENEO, CAMWATER, CAMTEL) pour dĂ©placer les rĂ©seaux », dĂ©taille notre interlocuteur. Ajoutant que ce nâest que le 25 mai dernier, que la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© a engagĂ© les dĂ©guerpissements. De la premiĂšre interruption des travaux en octobre 2015 Ă mai 2016, il y a eu prĂšs de six mois de nĂ©gociations, entre lâEtat et les populations.
Ce jeudi 16 juin, les travaux ne semblent guĂšre plus avancĂ©s. Le site est interdit Ă la circulation et au public. Lâon y dĂ©couvre une surface Ă©largie pour la chaussĂ©e. A certains endroits, lâon surprend des topographes Ă pied dâĆuvre. A lâentrĂ©e du cotĂ© de Mvog-Mbi, commerçants et populations sont de loin plus nombreux que les ouvriers. Ceci alors quâune plaque indique : « Chantier interdit au public ». « Ces problĂšmes sont Ă lâorigine du retard enregistrĂ© dans les travaux. Nous sommes Ă 33% du taux dâavancement pour une consommation des dĂ©lais de 80% », regrette la source. Venu sâassurer de lâĂ©tat dâavancement des travaux, Jean Claude Mbwentchou a demandĂ© aux populations dâĂȘtre participatives. « Les dĂ©cisions du chef de lâEtat visent lâamĂ©lioration de vos conditions de vie », leur a-t-il rappelĂ©. Les concessionnaires ont, quant Ă eux, Ă©tĂ© invitĂ©s Ă ĂȘtre prĂ©sents sur le chantier, pour le dĂ©placement des rĂ©seaux.
La rĂ©habilitation des voiries au niveau du quartier Mvog-Atangana-Mballa fait, en effet, partie, des travaux lĂ©gers du plan triennal dâurgence pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance entamĂ© dans les villes de YaoundĂ© et de Douala. Ces travaux lĂ©gers reprĂ©sentent Ă peu prĂšs 113 km de routes Ă rĂ©parer, pour cette premiĂšre phase.
Elise ZIEMINE
National - Société
A Mvog-Atangana Mballa jeudi, le ministre Jean Claude Mbwentchou a demandé aux riverains de ne pas retarder inutilement les travaux de réhabilitation.
Câest lâun des chantiers du plan triennal dâurgence pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance, qui semble marquer le pas sur place. La preuve, au cours de la visite effectuĂ©e par Jean Claude Mbwentchou, ministre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain (MINHDU) dans la ville de YaoundĂ©, ce quartier a Ă©tĂ© le lieu dâoĂč le ministre nâest pas reparti souriant.
Le problĂšme, explique une source bien introduite, câest que les travaux entamĂ©s en septembre 2015, ont connu quelques problĂšmes du fait de la non-libĂ©ration des emprises par les commerçants, les rĂ©sidences privĂ©es et les autres. « Il fallait procĂ©der aux expropriations et permettre Ă©galement Ă lâentreprise. Arab Contractors de signer des contrats avec les sous-traitants des concessionnaires (ENEO, CAMWATER, CAMTEL) pour dĂ©placer les rĂ©seaux », dĂ©taille notre interlocuteur. Ajoutant que ce nâest que le 25 mai dernier, que la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© a engagĂ© les dĂ©guerpissements. De la premiĂšre interruption des travaux en octobre 2015 Ă mai 2016, il y a eu prĂšs de six mois de nĂ©gociations, entre lâEtat et les populations.
Ce jeudi 16 juin, les travaux ne semblent guĂšre plus avancĂ©s. Le site est interdit Ă la circulation et au public. Lâon y dĂ©couvre une surface Ă©largie pour la chaussĂ©e. A certains endroits, lâon surprend des topographes Ă pied dâĆuvre. A lâentrĂ©e du cotĂ© de Mvog-Mbi, commerçants et populations sont de loin plus nombreux que les ouvriers. Ceci alors quâune plaque indique : « Chantier interdit au public ». « Ces problĂšmes sont Ă lâorigine du retard enregistrĂ© dans les travaux. Nous sommes Ă 33% du taux dâavancement pour une consommation des dĂ©lais de 80% », regrette la source. Venu sâassurer de lâĂ©tat dâavancement des travaux, Jean Claude Mbwentchou a demandĂ© aux populations dâĂȘtre participatives. « Les dĂ©cisions du chef de lâEtat visent lâamĂ©lioration de vos conditions de vie », leur a-t-il rappelĂ©. Les concessionnaires ont, quant Ă eux, Ă©tĂ© invitĂ©s Ă ĂȘtre prĂ©sents sur le chantier, pour le dĂ©placement des rĂ©seaux.
La rĂ©habilitation des voiries au niveau du quartier Mvog-Atangana-Mballa fait, en effet, partie, des travaux lĂ©gers du plan triennal dâurgence pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance entamĂ© dans les villes de YaoundĂ© et de Douala. Ces travaux lĂ©gers reprĂ©sentent Ă peu prĂšs 113 km de routes Ă rĂ©parer, pour cette premiĂšre phase.
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Embarras sur les Chantiers routiers de Yaoundé
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La CEMAC affine ses propositions sur les APE
Jean Baptiste KETCHATENG
Afrique - Politique
Dans un mois, le président gabonais recevra au nom de ses pairs les suggestions des experts locaux.
Fin juin, dĂ©but juillet. Câest lâespace de temps durant lequel va certainement intervenir la fin des dĂ©bats techniques prĂ©parant la dĂ©cision des chefs dâEtat dâAfrique centrale au sujet dâun Accord de partenariat Ă©conomique (APE) rĂ©gional avec lâUnion europĂ©enne (UE). Le ministre camerounais de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis-Paul Motaze, a ainsi rĂ©sumĂ© vendredi 17 juin 2016, le calendrier de cet ultime round de nĂ©gociations entre lâAfrique centrale et lâEurope jusquâici principalement liĂ©s par des accords dits ACP. CâĂ©tait Ă la clĂŽture de quatre journĂ©es de rĂ©flexion du comitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations APE rĂ©uni Ă Douala pour sa 40e session.
A ce moment attendu, les ministres chargĂ©s des nĂ©gociations APE auront un document Ă prĂ©senter au prĂ©sident gabonais Ali Bongo Ondimba, dĂ©signĂ© par ses pairs pour parrainer le processus de changement. Il sâagit globalement de redĂ©finir les conditions dâĂ©changes commerciaux avec lâUE qui dans le cadre ACP disposait de rapports particuliers avec les pays dâAfrique centrale. Lâexigence de libĂ©raliser davantage le commerce quâimpose lâordre Ă©conomique mondial a amenĂ© lâEurope Ă réévaluer ses contrats avec lâAfrique mais dans la rĂ©gion, les dĂ©bats Ă©taient bloquĂ©s depuis septembre 2011. Or, dĂšs le 1er octobre 2016, lâUE sâest fixĂ© lâobjectif dâarrĂȘter tout dĂ©bat sur cette question qui intĂ©resse les tarifs douaniers, les importations et les exportations. En somme, cela reviendrait, pour lâAfrique centrale et ses matiĂšres, Ă se voir imposer toutes les rĂšgles commerciales mondiales sans prĂ©fĂ©rence, vis-Ă -vis de lâun des premiers clients.
Câest dire si la question est importante. Pierre Moussa, le prĂ©sident de la Commission de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de lâAfrique centrale (CEMAC) a mĂȘme estimĂ© que ne pas sâaccorder avec lâUE, sur les conditions dâouverture du marchĂ©, fragiliserait davantage les Ă©conomies de la rĂ©gion. Toutefois, a-t-il notĂ© pour sâen satisfaire, la force de lâensemble CEMAC est de demeurer engagĂ© dans une logique dâintĂ©gration et de solidaritĂ©. La position dâavance prise par le Cameroun qui a signĂ© un accord dâĂ©tape dans ce sillage ne devrait alors quâĂ©clairer les discussions et non les freiner ou les dĂ©sagrĂ©ger, a prĂ©cisĂ© le MINEPAT. Comme le ministre, M. Moussa a soulignĂ© lâimportance de prĂ©server les acquis communs tout en sâarrimant au changement jugĂ© inĂ©luctable.
Jean Baptiste KETCHATENG
Afrique - Politique
Dans un mois, le président gabonais recevra au nom de ses pairs les suggestions des experts locaux.
Fin juin, dĂ©but juillet. Câest lâespace de temps durant lequel va certainement intervenir la fin des dĂ©bats techniques prĂ©parant la dĂ©cision des chefs dâEtat dâAfrique centrale au sujet dâun Accord de partenariat Ă©conomique (APE) rĂ©gional avec lâUnion europĂ©enne (UE). Le ministre camerounais de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis-Paul Motaze, a ainsi rĂ©sumĂ© vendredi 17 juin 2016, le calendrier de cet ultime round de nĂ©gociations entre lâAfrique centrale et lâEurope jusquâici principalement liĂ©s par des accords dits ACP. CâĂ©tait Ă la clĂŽture de quatre journĂ©es de rĂ©flexion du comitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations APE rĂ©uni Ă Douala pour sa 40e session.
A ce moment attendu, les ministres chargĂ©s des nĂ©gociations APE auront un document Ă prĂ©senter au prĂ©sident gabonais Ali Bongo Ondimba, dĂ©signĂ© par ses pairs pour parrainer le processus de changement. Il sâagit globalement de redĂ©finir les conditions dâĂ©changes commerciaux avec lâUE qui dans le cadre ACP disposait de rapports particuliers avec les pays dâAfrique centrale. Lâexigence de libĂ©raliser davantage le commerce quâimpose lâordre Ă©conomique mondial a amenĂ© lâEurope Ă réévaluer ses contrats avec lâAfrique mais dans la rĂ©gion, les dĂ©bats Ă©taient bloquĂ©s depuis septembre 2011. Or, dĂšs le 1er octobre 2016, lâUE sâest fixĂ© lâobjectif dâarrĂȘter tout dĂ©bat sur cette question qui intĂ©resse les tarifs douaniers, les importations et les exportations. En somme, cela reviendrait, pour lâAfrique centrale et ses matiĂšres, Ă se voir imposer toutes les rĂšgles commerciales mondiales sans prĂ©fĂ©rence, vis-Ă -vis de lâun des premiers clients.
Câest dire si la question est importante. Pierre Moussa, le prĂ©sident de la Commission de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de lâAfrique centrale (CEMAC) a mĂȘme estimĂ© que ne pas sâaccorder avec lâUE, sur les conditions dâouverture du marchĂ©, fragiliserait davantage les Ă©conomies de la rĂ©gion. Toutefois, a-t-il notĂ© pour sâen satisfaire, la force de lâensemble CEMAC est de demeurer engagĂ© dans une logique dâintĂ©gration et de solidaritĂ©. La position dâavance prise par le Cameroun qui a signĂ© un accord dâĂ©tape dans ce sillage ne devrait alors quâĂ©clairer les discussions et non les freiner ou les dĂ©sagrĂ©ger, a prĂ©cisĂ© le MINEPAT. Comme le ministre, M. Moussa a soulignĂ© lâimportance de prĂ©server les acquis communs tout en sâarrimant au changement jugĂ© inĂ©luctable.
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Nouveau geste du chef de lâEtat Ă l'endroit des Victimes de Boko Haram
Joël MAMAN
National - Politique
A Tourou, village frontalier du Nigeria, le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord a remis un don du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Tourou, petite localitĂ© du dĂ©partement du Mayo-Tsanaga dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord a Ă©tĂ© le théùtre dans la nuit du 19 au 20 mai dernier, dâune attaque terroriste des membres de la secte islamiste Boko Haram. Des pertes en vies humaines ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es, de mĂȘme que des dĂ©gĂąts matĂ©riels tels que la destruction des habitations. Face Ă cette situation, les pouvoirs publics ont dĂ©cidĂ© de voler au secours des populations de la localitĂ©. Câest ainsi que la semaine derniĂšre, le prĂ©sident de la RĂ©publique y a dĂ©pĂȘchĂ© le gouverneur de la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Dâabord pour transmettre son message de rĂ©confort Ă lâensemble des populations. Ensuite, le chef de lâEtat en a profitĂ© pour apporter de lâaide Ă ces citoyens, dont certains se trouvaient dans le dĂ©nuement. Le gouverneur Midjiyawa Bakari, accompagnĂ© de ses collaborateurs, a remis lâappui financier du chef de lâEtat Ă ces personnes. Midjiyawa Bakari a, par ailleurs, prĂ©cisĂ© que « le chef de lâEtat, ayant appris ce qui vous est arrivĂ©, mâa dĂ©pĂȘchĂ© vers vous pour apporter ce soutien. De mĂȘme, il mâa demandĂ© de vous prĂ©senter Ă son nom et celui de son Ă©pouse leurs condolĂ©ances».
En outre, le gouverneur de la rĂ©gion est allĂ© procĂ©der Ă une Ă©valuation des conditions de vie au camp des rĂ©fugiĂ©s de Minawao. Créé en 2013 pour accueillir environ 20 000 personnes, il en abrite Ă ce jour plus de 56 000 de nationalitĂ© nigĂ©riane. Ceux-ci sont entiĂšrement pris en charge par le gouvernement camerounais qui bĂ©nĂ©ficie pour cela de lâappui de ses partenaires internationaux. La gestion du camp est Ă la charge du Haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR). Le gouverneur a ainsi pu apprĂ©cier lâĂ©tat dâavancement de certains projets en faveur des rĂ©fugiĂ©s Ă lâinstar de celui de lâhĂŽpital construit par le HCR et la construction dâun chĂąteau dâeau dâune capacitĂ© de 800 m3. Ici, il a offert des vivres aux populations.
Joël MAMAN
National - Politique
A Tourou, village frontalier du Nigeria, le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord a remis un don du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Tourou, petite localitĂ© du dĂ©partement du Mayo-Tsanaga dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord a Ă©tĂ© le théùtre dans la nuit du 19 au 20 mai dernier, dâune attaque terroriste des membres de la secte islamiste Boko Haram. Des pertes en vies humaines ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es, de mĂȘme que des dĂ©gĂąts matĂ©riels tels que la destruction des habitations. Face Ă cette situation, les pouvoirs publics ont dĂ©cidĂ© de voler au secours des populations de la localitĂ©. Câest ainsi que la semaine derniĂšre, le prĂ©sident de la RĂ©publique y a dĂ©pĂȘchĂ© le gouverneur de la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Dâabord pour transmettre son message de rĂ©confort Ă lâensemble des populations. Ensuite, le chef de lâEtat en a profitĂ© pour apporter de lâaide Ă ces citoyens, dont certains se trouvaient dans le dĂ©nuement. Le gouverneur Midjiyawa Bakari, accompagnĂ© de ses collaborateurs, a remis lâappui financier du chef de lâEtat Ă ces personnes. Midjiyawa Bakari a, par ailleurs, prĂ©cisĂ© que « le chef de lâEtat, ayant appris ce qui vous est arrivĂ©, mâa dĂ©pĂȘchĂ© vers vous pour apporter ce soutien. De mĂȘme, il mâa demandĂ© de vous prĂ©senter Ă son nom et celui de son Ă©pouse leurs condolĂ©ances».
En outre, le gouverneur de la rĂ©gion est allĂ© procĂ©der Ă une Ă©valuation des conditions de vie au camp des rĂ©fugiĂ©s de Minawao. Créé en 2013 pour accueillir environ 20 000 personnes, il en abrite Ă ce jour plus de 56 000 de nationalitĂ© nigĂ©riane. Ceux-ci sont entiĂšrement pris en charge par le gouvernement camerounais qui bĂ©nĂ©ficie pour cela de lâappui de ses partenaires internationaux. La gestion du camp est Ă la charge du Haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR). Le gouverneur a ainsi pu apprĂ©cier lâĂ©tat dâavancement de certains projets en faveur des rĂ©fugiĂ©s Ă lâinstar de celui de lâhĂŽpital construit par le HCR et la construction dâun chĂąteau dâeau dâune capacitĂ© de 800 m3. Ici, il a offert des vivres aux populations.
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La prĂ©sidence de la RĂ©publique en fĂȘte
MONDA BAKOA
National - Politique
305 mĂ©dailles ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©es Ă des personnels, vendredi dernier, au cours dâune cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Le temps dâun aprĂšs-midi, la prĂ©sidence de la RĂ©publique a troquĂ© sa chape dâaustĂ©ritĂ© des jours de travail contre une robe de fĂȘte. CâĂ©tait la fĂȘte des mĂ©dailles pour la cuvĂ©e du 20 mai 2016. Au cours de la cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e, vendredi dernier, par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Ferdinand Ngoh Ngoh, 305 mĂ©dailles ont Ă©tĂ© Ă©pinglĂ©es sur la poitrine des rĂ©cipiendaires. Les heureux promus viennent de tous les services de la prĂ©sidence de la RĂ©publique : secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, cabinet civil, service des relations avec les AssemblĂ©es, grande chancellerie des Ordres nationaux, Ă©tat-major particulier, direction de la SĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle, et garde prĂ©sidentielle.
154 des dĂ©corations remises relĂšvent des Ordres nationaux et 151 sont des mĂ©dailles du travail. Les distinctions remises dans les Ordres nationaux se rĂ©partissent dans lâOrdre national de la valeur (34 mĂ©dailles), lâordre du mĂ©rite camerounais (86), mĂ©daille du mĂ©rite sportif (18), mĂ©daille de la force publique (16). Dans lâordre de la Valeur, quatre responsables ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s Ă la dignitĂ© de grand officier : Abana Elongo, AndrĂ© Marius Ekoumou, Remy Nama et Jean Paul Nkontchou S. Toukam.
Les mĂ©dailles du travail dĂ©cernĂ©es relĂšvent de trois catĂ©gories : or (18) ; vermeil (69) ; argent (64). Sur la table dâhonneur se trouvaient autour du ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, le Vice-Premier ministre, ministre chargĂ© des Relations avec les AssemblĂ©es, Amadou Ali, les ministres chargĂ©s de mission : Mengot Victor Arrey Nkongho, Hamadou Moustapha, Paul Atanga Nji, et Philippe Mbarga Mboa. Ce sont toutes ces personnalitĂ©s qui ont eu, tour Ă tour, Ă Ă©pingler la mĂ©daille en prononçant la phrase rituelle : « Au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique et en vertu des pouvoirs qui nous sont confĂ©rĂ©sâŠ. »
MONDA BAKOA
National - Politique
305 mĂ©dailles ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©es Ă des personnels, vendredi dernier, au cours dâune cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Le temps dâun aprĂšs-midi, la prĂ©sidence de la RĂ©publique a troquĂ© sa chape dâaustĂ©ritĂ© des jours de travail contre une robe de fĂȘte. CâĂ©tait la fĂȘte des mĂ©dailles pour la cuvĂ©e du 20 mai 2016. Au cours de la cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e, vendredi dernier, par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Ferdinand Ngoh Ngoh, 305 mĂ©dailles ont Ă©tĂ© Ă©pinglĂ©es sur la poitrine des rĂ©cipiendaires. Les heureux promus viennent de tous les services de la prĂ©sidence de la RĂ©publique : secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, cabinet civil, service des relations avec les AssemblĂ©es, grande chancellerie des Ordres nationaux, Ă©tat-major particulier, direction de la SĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle, et garde prĂ©sidentielle.
154 des dĂ©corations remises relĂšvent des Ordres nationaux et 151 sont des mĂ©dailles du travail. Les distinctions remises dans les Ordres nationaux se rĂ©partissent dans lâOrdre national de la valeur (34 mĂ©dailles), lâordre du mĂ©rite camerounais (86), mĂ©daille du mĂ©rite sportif (18), mĂ©daille de la force publique (16). Dans lâordre de la Valeur, quatre responsables ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s Ă la dignitĂ© de grand officier : Abana Elongo, AndrĂ© Marius Ekoumou, Remy Nama et Jean Paul Nkontchou S. Toukam.
Les mĂ©dailles du travail dĂ©cernĂ©es relĂšvent de trois catĂ©gories : or (18) ; vermeil (69) ; argent (64). Sur la table dâhonneur se trouvaient autour du ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, le Vice-Premier ministre, ministre chargĂ© des Relations avec les AssemblĂ©es, Amadou Ali, les ministres chargĂ©s de mission : Mengot Victor Arrey Nkongho, Hamadou Moustapha, Paul Atanga Nji, et Philippe Mbarga Mboa. Ce sont toutes ces personnalitĂ©s qui ont eu, tour Ă tour, Ă Ă©pingler la mĂ©daille en prononçant la phrase rituelle : « Au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique et en vertu des pouvoirs qui nous sont confĂ©rĂ©sâŠ. »
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La prĂ©sidence de la RĂ©publique en fĂȘte
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Forwarded from Cameroon Tribune
@CameroonTribune, la ChaĂźne nationale bilingue.
«Les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail»
George MBELLA
National - Politique
Dr. Kenfack Douajni Gaston, directeur de la Législation, ministÚre de la Justice.
Monsieur le directeur, la Commission des Lois constitutionnelles de lâAssemblĂ©e nationale a achevĂ© samedi lâexamen du projet de loi portant Code pĂ©nal. Quelles ont Ă©tĂ© les prĂ©occupations des dĂ©putĂ©s?
Il faut noter que dans son propos liminaire, le ministre dâEtat, ministre de la Justice a fixĂ© les uns et les autres sur les objectifs de ce projet de loi. Il a ensuite clairement rĂ©pondu aux questions que les dĂ©putĂ©s ont posĂ©es. Les travaux se sont dĂ©roulĂ©s dans une ambiance trĂšs conviviale. Au dĂ©but, plusieurs dĂ©putĂ©s ont plutĂŽt posĂ© des questions sur des dispositions qui nâont pas fait lâobjet de propositions de rĂ©amĂ©nagement.
Mais lorsque le Garde de Sceaux a circonscrit le dĂ©bat, lâessentiel de celui-ci a portĂ© sur les dispositions nouvelles ou rĂ©amĂ©nagĂ©es qui ont Ă©tĂ© incluses dans le projet proposĂ© par le gouvernement. Chaque fois que le Garde des Sceaux a apportĂ© des clarifications, les dĂ©putĂ©s, satisfaits, lâont remerciĂ© pour ces explications.
Certains courants dâopinion particuliĂšrement la corporation des avocats, ont Ă©mis certaines prĂ©occupations sur ce nouveau texte notamment le fait quâils nâont pas Ă©tĂ©s associĂ©s Ă la prĂ©paration dâun document aussi important. Quâen dites-vous ?
Je rĂ©cuse ces affirmations. Et Ă lâappui de mon propos, outre les documents que vous pouvez consulter et qui montrent quâil y a eu une validation externe de ce travail Ă laquelle le barreau a Ă©tĂ© associĂ©, il faut se reporter Ă lâinterview que lâhonorable Emmanuel Mbiam qui est en mĂȘme temps avocats au barreau du Cameroun, a accordĂ©e Ă votre journal vendredi dernier. Je rĂ©affirme ici que les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail depuis le dĂ©but.
Ce début dont vous parlez remonte à quand exactement, Monsieur le directeur ?
Cela remonte Ă un certain nombre dâannĂ©es. Il faut prĂ©ciser que quand cette rĂ©flexion a commencĂ©, le ministre dâEtat nâĂ©tait pas encore Garde des Sceaux. Il a juste assurĂ© la continuitĂ© du service public. Son prĂ©dĂ©cesseur a concrĂ©tisĂ© lâouverture dâun chantier dont le Garde des Sceaux actuel a continuĂ© le processus, jusquâaujourdâhui oĂč nous nous retrouvons devant lâAssemblĂ©e. Et de ce point de vue, lâhistoire du barreau camerounais ne peut pas commencer par lâarrivĂ©e dâun nouveau BĂątonnier, qui doit plutĂŽt poursuivre la collaboration entamĂ©e par ses prĂ©dĂ©cesseurs.
Cela Ă©tant, lorsque le travail technique interne sâest achevĂ© au niveau de la Chancellerie, il a fait lâobjet dâune validation externe les 1er et 2 dĂ©cembre 2011. En effet, la Chancellerie a rĂ©uni Ă lâHĂŽtel Mont FĂ©bĂ©, les parties prenantes intĂ©ressĂ©es et en deux jours, autour de quatre ateliers, ce travail a Ă©tĂ© revu. Ce que je vous dis est tout Ă fait vĂ©rifiable parce que les tĂ©moins qui sont des chefs traditionnels, des professeurs dâuniversitĂ©s, des avocats et membres des autres corps de mĂ©tier qui avaient Ă©tĂ© conviĂ©s puis participĂ©s Ă cette validation, sont toujours vivants.
George MBELLA
National - Politique
Dr. Kenfack Douajni Gaston, directeur de la Législation, ministÚre de la Justice.
Monsieur le directeur, la Commission des Lois constitutionnelles de lâAssemblĂ©e nationale a achevĂ© samedi lâexamen du projet de loi portant Code pĂ©nal. Quelles ont Ă©tĂ© les prĂ©occupations des dĂ©putĂ©s?
Il faut noter que dans son propos liminaire, le ministre dâEtat, ministre de la Justice a fixĂ© les uns et les autres sur les objectifs de ce projet de loi. Il a ensuite clairement rĂ©pondu aux questions que les dĂ©putĂ©s ont posĂ©es. Les travaux se sont dĂ©roulĂ©s dans une ambiance trĂšs conviviale. Au dĂ©but, plusieurs dĂ©putĂ©s ont plutĂŽt posĂ© des questions sur des dispositions qui nâont pas fait lâobjet de propositions de rĂ©amĂ©nagement.
Mais lorsque le Garde de Sceaux a circonscrit le dĂ©bat, lâessentiel de celui-ci a portĂ© sur les dispositions nouvelles ou rĂ©amĂ©nagĂ©es qui ont Ă©tĂ© incluses dans le projet proposĂ© par le gouvernement. Chaque fois que le Garde des Sceaux a apportĂ© des clarifications, les dĂ©putĂ©s, satisfaits, lâont remerciĂ© pour ces explications.
Certains courants dâopinion particuliĂšrement la corporation des avocats, ont Ă©mis certaines prĂ©occupations sur ce nouveau texte notamment le fait quâils nâont pas Ă©tĂ©s associĂ©s Ă la prĂ©paration dâun document aussi important. Quâen dites-vous ?
Je rĂ©cuse ces affirmations. Et Ă lâappui de mon propos, outre les documents que vous pouvez consulter et qui montrent quâil y a eu une validation externe de ce travail Ă laquelle le barreau a Ă©tĂ© associĂ©, il faut se reporter Ă lâinterview que lâhonorable Emmanuel Mbiam qui est en mĂȘme temps avocats au barreau du Cameroun, a accordĂ©e Ă votre journal vendredi dernier. Je rĂ©affirme ici que les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail depuis le dĂ©but.
Ce début dont vous parlez remonte à quand exactement, Monsieur le directeur ?
Cela remonte Ă un certain nombre dâannĂ©es. Il faut prĂ©ciser que quand cette rĂ©flexion a commencĂ©, le ministre dâEtat nâĂ©tait pas encore Garde des Sceaux. Il a juste assurĂ© la continuitĂ© du service public. Son prĂ©dĂ©cesseur a concrĂ©tisĂ© lâouverture dâun chantier dont le Garde des Sceaux actuel a continuĂ© le processus, jusquâaujourdâhui oĂč nous nous retrouvons devant lâAssemblĂ©e. Et de ce point de vue, lâhistoire du barreau camerounais ne peut pas commencer par lâarrivĂ©e dâun nouveau BĂątonnier, qui doit plutĂŽt poursuivre la collaboration entamĂ©e par ses prĂ©dĂ©cesseurs.
Cela Ă©tant, lorsque le travail technique interne sâest achevĂ© au niveau de la Chancellerie, il a fait lâobjet dâune validation externe les 1er et 2 dĂ©cembre 2011. En effet, la Chancellerie a rĂ©uni Ă lâHĂŽtel Mont FĂ©bĂ©, les parties prenantes intĂ©ressĂ©es et en deux jours, autour de quatre ateliers, ce travail a Ă©tĂ© revu. Ce que je vous dis est tout Ă fait vĂ©rifiable parce que les tĂ©moins qui sont des chefs traditionnels, des professeurs dâuniversitĂ©s, des avocats et membres des autres corps de mĂ©tier qui avaient Ă©tĂ© conviĂ©s puis participĂ©s Ă cette validation, sont toujours vivants.
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«Les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail»
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« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
Monsieur le ministre, aprĂšs ces assises de Douala, lâAfrique Centrale va-t-elle enfin parler dâune mĂȘme voix ?
LâAfrique Centrale parle dĂ©jĂ dâune mĂȘme voix, en ce sens que tous les pays sont dâaccord pour que la sous-rĂ©gion, dans le cadre de ces APE avec lâUnion EuropĂ©enne, signe un document commun. Câest ce qui justifie lâexistence du ComitĂ© ministĂ©riel qui vient de se rĂ©unir Ă Douala pour la quatorziĂšme fois. Il Ă©tait question de voir comment faire avancer les nĂ©gociations qui ont tendance Ă piĂ©tiner entre lâUnion EuropĂ©enne et lâAfrique Centrale. Le Cameroun, en tant que leader de la sous-rĂ©gion, avait pris sur lui de signer un accord dâĂ©tape avec lâUnion EuropĂ©enne qui rentre en application le 4 aoĂ»t prochain. Cette application risque de mettre Ă mal le dispositif douanier sous-rĂ©gional. Raison pour laquelle les Etats dâAfrique Centrale, rĂ©ticents Ă signer un accord, ont acceptĂ© dâadhĂ©rer Ă un processus devant aboutir Ă un accord global qui puisse permettre de sauvegarder le dispositif douanier sous-rĂ©gional.
A lâissue de la rĂ©union de Douala, un consensus sâest fait Ă lâidĂ©e de prĂ©parer un projet dâaccord qui partirait de lâaccord signĂ© par le Cameroun en y intĂ©grant toutes les amĂ©liorations. Ce projet dâaccord devra ĂȘtre validĂ© par les ministres vers la fin de ce mois de juin Ă Libreville puis, soumis Ă S.E. Ali Bongo Ondimba du Gabon, dĂ©signĂ© par ses pairs comme parrain des nĂ©gociations. Selon la volontĂ© exprimĂ©e par ce dernier, câest ce projet dâaccord quâil soumettra Ă certains hauts responsables europĂ©ens comme la proposition de lâAfrique Centrale Ă lâUnion EuropĂ©enne, en espĂ©rant que les nĂ©gociations vont reprendre rapidement et pourront aboutir dâici le 4 aoĂ»t 2016, date de lâentrĂ©e en vigueur de lâaccord signĂ© avec le Cameroun, sauf si les nĂ©gociations en disposaient autrement.
Quâest ce qui a motivĂ© le choix du Cameroun de ratifier cet Accord ?
Le Cameroun a pris la dĂ©cision de parapher et de signer un accord intĂ©rimaire avec lâUnion EuropĂ©enne (UE) pour Ă©viter toute perturbation de ses exportations vers l'UE aprĂšs le 31 dĂ©cembre 2007. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă cet effet, dĂšs le 1er janvier 2008, dâun accĂšs libre et sans prĂ©cĂ©dent au marchĂ© de l'UE pour ses produits d'exportation tels que la banane, l'aluminium, les produits transformĂ©s du cacao, les contreplaquĂ©s, et d'autres produits agricoles frais ou transformĂ©s. En concluant un Accord bilatĂ©ral avec lâUnion EuropĂ©enne, le Cameroun a voulu «prĂ©server» ses intĂ©rĂȘts commerciaux, sans toutefois ignorer les chocs nĂ©gatifs exogĂšnes susceptibles de dĂ©grader la compĂ©titivitĂ© de ses produits, dont il doit se prĂ©munir et apporter des rĂ©ponses appropriĂ©es. Donc, la ratification par le Cameroun de lâAccord dâEtape relĂšve dâune approche stratĂ©gique globale, qui vise la conquĂȘte des nouvelles parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale et surtout, la prĂ©servation de lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de ses produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en, en attendant la conclusion dâun APE rĂ©gional complet et Ă©quilibrĂ©.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
Monsieur le ministre, aprĂšs ces assises de Douala, lâAfrique Centrale va-t-elle enfin parler dâune mĂȘme voix ?
LâAfrique Centrale parle dĂ©jĂ dâune mĂȘme voix, en ce sens que tous les pays sont dâaccord pour que la sous-rĂ©gion, dans le cadre de ces APE avec lâUnion EuropĂ©enne, signe un document commun. Câest ce qui justifie lâexistence du ComitĂ© ministĂ©riel qui vient de se rĂ©unir Ă Douala pour la quatorziĂšme fois. Il Ă©tait question de voir comment faire avancer les nĂ©gociations qui ont tendance Ă piĂ©tiner entre lâUnion EuropĂ©enne et lâAfrique Centrale. Le Cameroun, en tant que leader de la sous-rĂ©gion, avait pris sur lui de signer un accord dâĂ©tape avec lâUnion EuropĂ©enne qui rentre en application le 4 aoĂ»t prochain. Cette application risque de mettre Ă mal le dispositif douanier sous-rĂ©gional. Raison pour laquelle les Etats dâAfrique Centrale, rĂ©ticents Ă signer un accord, ont acceptĂ© dâadhĂ©rer Ă un processus devant aboutir Ă un accord global qui puisse permettre de sauvegarder le dispositif douanier sous-rĂ©gional.
A lâissue de la rĂ©union de Douala, un consensus sâest fait Ă lâidĂ©e de prĂ©parer un projet dâaccord qui partirait de lâaccord signĂ© par le Cameroun en y intĂ©grant toutes les amĂ©liorations. Ce projet dâaccord devra ĂȘtre validĂ© par les ministres vers la fin de ce mois de juin Ă Libreville puis, soumis Ă S.E. Ali Bongo Ondimba du Gabon, dĂ©signĂ© par ses pairs comme parrain des nĂ©gociations. Selon la volontĂ© exprimĂ©e par ce dernier, câest ce projet dâaccord quâil soumettra Ă certains hauts responsables europĂ©ens comme la proposition de lâAfrique Centrale Ă lâUnion EuropĂ©enne, en espĂ©rant que les nĂ©gociations vont reprendre rapidement et pourront aboutir dâici le 4 aoĂ»t 2016, date de lâentrĂ©e en vigueur de lâaccord signĂ© avec le Cameroun, sauf si les nĂ©gociations en disposaient autrement.
Quâest ce qui a motivĂ© le choix du Cameroun de ratifier cet Accord ?
Le Cameroun a pris la dĂ©cision de parapher et de signer un accord intĂ©rimaire avec lâUnion EuropĂ©enne (UE) pour Ă©viter toute perturbation de ses exportations vers l'UE aprĂšs le 31 dĂ©cembre 2007. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă cet effet, dĂšs le 1er janvier 2008, dâun accĂšs libre et sans prĂ©cĂ©dent au marchĂ© de l'UE pour ses produits d'exportation tels que la banane, l'aluminium, les produits transformĂ©s du cacao, les contreplaquĂ©s, et d'autres produits agricoles frais ou transformĂ©s. En concluant un Accord bilatĂ©ral avec lâUnion EuropĂ©enne, le Cameroun a voulu «prĂ©server» ses intĂ©rĂȘts commerciaux, sans toutefois ignorer les chocs nĂ©gatifs exogĂšnes susceptibles de dĂ©grader la compĂ©titivitĂ© de ses produits, dont il doit se prĂ©munir et apporter des rĂ©ponses appropriĂ©es. Donc, la ratification par le Cameroun de lâAccord dâEtape relĂšve dâune approche stratĂ©gique globale, qui vise la conquĂȘte des nouvelles parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale et surtout, la prĂ©servation de lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de ses produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en, en attendant la conclusion dâun APE rĂ©gional complet et Ă©quilibrĂ©.
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« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
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« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
Le deuxiĂšme groupe de produits comprend des machines et autres biens dâĂ©quipement (35%), des demi-produits (39%) et autres matiĂšres premiĂšres destinĂ©es Ă soutenir lâindustrie locale. Je relĂšve ici que la libĂ©ralisation de ce groupe participe du soutien Ă lâinvestissement en permettant aux entreprises de mettre Ă niveau leurs Ă©quipements et dâĂȘtre compĂ©titives. On trouve ici comme produits, des machines et Ă©quipements mĂ©caniques (vĂ©hicules neufs, Ă©quipements agricoles), des machines et Ă©quipements Ă©lectriques, des pneumatiques neufs, etc. Les produits composant ce groupe seront libĂ©ralisĂ©s en 7 ans Ă partir de la deuxiĂšme annĂ©e de LibĂ©ralisation (An2).
Le troisiĂšme groupe de produits comprend des produits Ă tarifs Ă©levĂ©s. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des demi-produits (12%), des produits finis non produits localement et oĂč une offre potentielle existe. Ce groupe comprend Ă©galement des matiĂšres premiĂšres et autres biens dâĂ©quipement (34%) qui contribuent fortement aux recettes douaniĂšres. La libĂ©ralisation tardive de ce groupe vise Ă favoriser lâĂ©mergence dâun tissu industriel dans les secteurs concernĂ©s. On y retrouve entre autre les matĂ©riaux de construction, le Clinker, le blĂ© dur, les matiĂšres en caoutchouc, les produits dĂ©rivĂ©s du bois, les articles de mĂ©nage, etc. La libĂ©ralisation de ce dernier groupe de produits se fera en 10 ans Ă partir de la cinquiĂšme annĂ©e de libĂ©ralisation (An5).
Il est important de relever quâil existe un autre groupe, celui des produits exclus de la libĂ©ralisation. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des produits finis et qui sont fabriquĂ©s localement, des produits contribuant fortement aux recettes douaniĂšres, et des dĂ©chets. Ces produits ont Ă©tĂ© exclus afin de protĂ©ger la production locale, prĂ©server lâemploi et les recettes douaniĂšres, mais aussi pour des raisons de sĂ©curitĂ©, de santĂ© publique et dâenvironnement. On y retrouve des produits alimentaires (poissons, huiles, viande et abats comestibles, lait et des produits dĂ©rivĂ©s, des boissons gazeuses et alcoolisĂ©es), des produits agricoles (tomates, pommes de terre, oignons, choux, etc.), de la friperie, des vĂȘtements et autres produits du textile, des articles en bois, du papier et produits dĂ©rivĂ©s, des produits usagĂ©s, etc.
Est-ce que cela signifie que les opĂ©rateurs Ă©conomiques ou producteurs locaux nâont pas raison dâĂȘtre inquiets comme câest le cas en ce moment ?
Le Cameroun a exclu de la libĂ©ralisation un certain nombre de produits agricoles et non agricoles transformĂ©s, principalement pour assurer la protection de ses marchĂ©s agricoles ou industriels considĂ©rĂ©s comme sensibles, mais Ă©galement pour prĂ©server ses recettes fiscales. Les biens de consommation courante et plus particuliĂšrement les produits alimentaires et boissons ont Ă©tĂ© quasi-exclus de la libĂ©ralisation. 41% de lâensemble des produits exclus de cette libĂ©ralisation appartiennent Ă ce groupe de produits. Il est Ă©galement important de relever que dans le but de promouvoir la diversification de notre Ă©conomie, certains produits qui prĂ©sentent un potentiel de dĂ©veloppement considĂ©rable, ont Ă©galement Ă©tĂ© exclus de la libĂ©ralisation. Câest le cas notamment des produits bruts animaux et vĂ©gĂ©taux.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
Le deuxiĂšme groupe de produits comprend des machines et autres biens dâĂ©quipement (35%), des demi-produits (39%) et autres matiĂšres premiĂšres destinĂ©es Ă soutenir lâindustrie locale. Je relĂšve ici que la libĂ©ralisation de ce groupe participe du soutien Ă lâinvestissement en permettant aux entreprises de mettre Ă niveau leurs Ă©quipements et dâĂȘtre compĂ©titives. On trouve ici comme produits, des machines et Ă©quipements mĂ©caniques (vĂ©hicules neufs, Ă©quipements agricoles), des machines et Ă©quipements Ă©lectriques, des pneumatiques neufs, etc. Les produits composant ce groupe seront libĂ©ralisĂ©s en 7 ans Ă partir de la deuxiĂšme annĂ©e de LibĂ©ralisation (An2).
Le troisiĂšme groupe de produits comprend des produits Ă tarifs Ă©levĂ©s. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des demi-produits (12%), des produits finis non produits localement et oĂč une offre potentielle existe. Ce groupe comprend Ă©galement des matiĂšres premiĂšres et autres biens dâĂ©quipement (34%) qui contribuent fortement aux recettes douaniĂšres. La libĂ©ralisation tardive de ce groupe vise Ă favoriser lâĂ©mergence dâun tissu industriel dans les secteurs concernĂ©s. On y retrouve entre autre les matĂ©riaux de construction, le Clinker, le blĂ© dur, les matiĂšres en caoutchouc, les produits dĂ©rivĂ©s du bois, les articles de mĂ©nage, etc. La libĂ©ralisation de ce dernier groupe de produits se fera en 10 ans Ă partir de la cinquiĂšme annĂ©e de libĂ©ralisation (An5).
Il est important de relever quâil existe un autre groupe, celui des produits exclus de la libĂ©ralisation. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des produits finis et qui sont fabriquĂ©s localement, des produits contribuant fortement aux recettes douaniĂšres, et des dĂ©chets. Ces produits ont Ă©tĂ© exclus afin de protĂ©ger la production locale, prĂ©server lâemploi et les recettes douaniĂšres, mais aussi pour des raisons de sĂ©curitĂ©, de santĂ© publique et dâenvironnement. On y retrouve des produits alimentaires (poissons, huiles, viande et abats comestibles, lait et des produits dĂ©rivĂ©s, des boissons gazeuses et alcoolisĂ©es), des produits agricoles (tomates, pommes de terre, oignons, choux, etc.), de la friperie, des vĂȘtements et autres produits du textile, des articles en bois, du papier et produits dĂ©rivĂ©s, des produits usagĂ©s, etc.
Est-ce que cela signifie que les opĂ©rateurs Ă©conomiques ou producteurs locaux nâont pas raison dâĂȘtre inquiets comme câest le cas en ce moment ?
Le Cameroun a exclu de la libĂ©ralisation un certain nombre de produits agricoles et non agricoles transformĂ©s, principalement pour assurer la protection de ses marchĂ©s agricoles ou industriels considĂ©rĂ©s comme sensibles, mais Ă©galement pour prĂ©server ses recettes fiscales. Les biens de consommation courante et plus particuliĂšrement les produits alimentaires et boissons ont Ă©tĂ© quasi-exclus de la libĂ©ralisation. 41% de lâensemble des produits exclus de cette libĂ©ralisation appartiennent Ă ce groupe de produits. Il est Ă©galement important de relever que dans le but de promouvoir la diversification de notre Ă©conomie, certains produits qui prĂ©sentent un potentiel de dĂ©veloppement considĂ©rable, ont Ă©galement Ă©tĂ© exclus de la libĂ©ralisation. Câest le cas notamment des produits bruts animaux et vĂ©gĂ©taux.
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« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
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« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
Il y a cette question de lâadaptation et la modernisation de lâĂ©conomie camerounaise Ă la mondialisation. Quâest ce qui est fait dans ce sens ?
Dans ce registre, nous avons arrĂȘtĂ© trois principaux axes dâactions: le renforcement des capacitĂ©s de lâoffre, le dĂ©veloppement des capacitĂ©s dâexportation, et les rĂ©formes institutionnelles et fiscales incitatives. Un Bureau de Mise Ă Niveau des Entreprises (BMN), dĂ©jĂ opĂ©rationnel, prĂ©pare les entreprises camerounaises, sur la base dâune adhĂ©sion volontaire, Ă amĂ©liorer la qualitĂ© et la normalisation, et Ă accroĂźtre lâoffre de leurs produits Ă travers la modernisation de lâoutil de production mais aussi lâoptimisation du leadership et du management. LâUnion EuropĂ©enne appuie cette dĂ©marche Ă travers le Programme dâAmĂ©lioration de la CompĂ©titivitĂ© de lâEconomie (PACOM). A ce jour, plusieurs entreprises ont Ă©tĂ© mises Ă niveau et bon nombre encore le seront dans les prochaines semaines. Bien plus, de nombreux organismes dâappui sont mis en place par lâEtat, Ă lâinstar de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (BSTP), lâAgence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME), lâAgence de Promotion des Investissements (API) et des Programmes tels que le Programme dâAppui au Plan de Modernisation des Douanes (PAPMOD) dont lâobjectif vise Ă renforcer les capacitĂ©s de la douane en termes de recettes douaniĂšres et de facilitation des opĂ©rations de dĂ©douanement et de transit, le Projet dâAppui au DĂ©veloppement du Secteur PrivĂ© (PASDP), etc. Tous ces organismes contribuent Ă renforcer et Ă moderniser le tissu Ă©conomique et productif du Cameroun conformĂ©ment Ă leurs missions respectives.
Vous semblez minimiser les risques liés à cet accord Monsieur le Ministre ?
Non. Il ne sâagit point de minimiser, encore moins dâignorer les risques liĂ©s Ă cet accord. Le Gouvernement en est conscient et il a dâailleurs, sur ses ressources propres, financĂ© lâĂ©tude sur le calcul de « lâimpact fiscal net », câest-Ă -dire de lâĂ©valuation des pertes engendrĂ©es par la mise en Ćuvre de lâAPE. Toutefois, en toute responsabilitĂ©, le Gouvernement ne peut se limiter Ă se plaindre des effets pervers de lâAPE. Son rĂŽle est aussi de chercher les voies et moyens pour attĂ©nuer ces effets pervers tout en maximisant les effets positifs. Il sâagit donc aujourdâhui pour le Cameroun, de saisir les opportunitĂ©s qui lui sont offertes pour en tirer pleinement profit.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
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Il y a cette question de lâadaptation et la modernisation de lâĂ©conomie camerounaise Ă la mondialisation. Quâest ce qui est fait dans ce sens ?
Dans ce registre, nous avons arrĂȘtĂ© trois principaux axes dâactions: le renforcement des capacitĂ©s de lâoffre, le dĂ©veloppement des capacitĂ©s dâexportation, et les rĂ©formes institutionnelles et fiscales incitatives. Un Bureau de Mise Ă Niveau des Entreprises (BMN), dĂ©jĂ opĂ©rationnel, prĂ©pare les entreprises camerounaises, sur la base dâune adhĂ©sion volontaire, Ă amĂ©liorer la qualitĂ© et la normalisation, et Ă accroĂźtre lâoffre de leurs produits Ă travers la modernisation de lâoutil de production mais aussi lâoptimisation du leadership et du management. LâUnion EuropĂ©enne appuie cette dĂ©marche Ă travers le Programme dâAmĂ©lioration de la CompĂ©titivitĂ© de lâEconomie (PACOM). A ce jour, plusieurs entreprises ont Ă©tĂ© mises Ă niveau et bon nombre encore le seront dans les prochaines semaines. Bien plus, de nombreux organismes dâappui sont mis en place par lâEtat, Ă lâinstar de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (BSTP), lâAgence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME), lâAgence de Promotion des Investissements (API) et des Programmes tels que le Programme dâAppui au Plan de Modernisation des Douanes (PAPMOD) dont lâobjectif vise Ă renforcer les capacitĂ©s de la douane en termes de recettes douaniĂšres et de facilitation des opĂ©rations de dĂ©douanement et de transit, le Projet dâAppui au DĂ©veloppement du Secteur PrivĂ© (PASDP), etc. Tous ces organismes contribuent Ă renforcer et Ă moderniser le tissu Ă©conomique et productif du Cameroun conformĂ©ment Ă leurs missions respectives.
Vous semblez minimiser les risques liés à cet accord Monsieur le Ministre ?
Non. Il ne sâagit point de minimiser, encore moins dâignorer les risques liĂ©s Ă cet accord. Le Gouvernement en est conscient et il a dâailleurs, sur ses ressources propres, financĂ© lâĂ©tude sur le calcul de « lâimpact fiscal net », câest-Ă -dire de lâĂ©valuation des pertes engendrĂ©es par la mise en Ćuvre de lâAPE. Toutefois, en toute responsabilitĂ©, le Gouvernement ne peut se limiter Ă se plaindre des effets pervers de lâAPE. Son rĂŽle est aussi de chercher les voies et moyens pour attĂ©nuer ces effets pervers tout en maximisant les effets positifs. Il sâagit donc aujourdâhui pour le Cameroun, de saisir les opportunitĂ©s qui lui sont offertes pour en tirer pleinement profit.
www.cameroon-tribune.cm
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
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« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
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La ratification des APE par le Cameroun relĂšve indĂ©niablement dâun choix clairement assumĂ©. Comme je lâai dit, câest un choix stratĂ©gique visant la conquĂȘte des parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale. Il sâagit surtout de tirer profit de la diversification de notre Ă©conomie pour la moderniser et exploiter au maximum lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de nos produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en. En prenant un tel pari, le Cameroun sâengage Ă sortir de lâĂ©conomie de rente au moyen de lâaccĂ©lĂ©ration des rĂ©formes structurelles, institutionnelles et rĂ©glementaires susceptibles dâattirer les investisseurs porteurs dâidĂ©es et de capitaux, Ă venir sâinstaller dans le pays, Ă crĂ©er des entreprises, Ă prospĂ©rer et Ă crĂ©er des emplois. En effet, sans ĂȘtre un chantre du libĂ©ralisme tous azimuts prĂŽnĂ© çà et lĂ , le Cameroun doit faire sienne cette position rĂ©cemment dĂ©clarĂ©e lors des rĂ©centes rencontres Ă©conomiques de YaoundĂ© le 17 et 18 mai 2016 par lâancien PrĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne, M. Barroso, lorsquâil disait quâaucun pays ne sâest dĂ©veloppĂ© en sâenfermant derriĂšre les barriĂšres douaniĂšres. Et quâĂ contrario, lâenvol Ă©conomique des pays occidentaux et surtout de certains « dragons » de lâAsie comme le CorĂ©e qui Ă©tait, il y a quelques dĂ©cennies encore, au mĂȘme niveau de dĂ©veloppement que nos pays, est dĂ» essentiellement Ă leur ouverture et leur intĂ©gration progressive dans les Ă©changes commerciaux mondiaux.
Propos recueillis par Félicité BAHANE N.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
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La ratification des APE par le Cameroun relĂšve indĂ©niablement dâun choix clairement assumĂ©. Comme je lâai dit, câest un choix stratĂ©gique visant la conquĂȘte des parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale. Il sâagit surtout de tirer profit de la diversification de notre Ă©conomie pour la moderniser et exploiter au maximum lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de nos produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en. En prenant un tel pari, le Cameroun sâengage Ă sortir de lâĂ©conomie de rente au moyen de lâaccĂ©lĂ©ration des rĂ©formes structurelles, institutionnelles et rĂ©glementaires susceptibles dâattirer les investisseurs porteurs dâidĂ©es et de capitaux, Ă venir sâinstaller dans le pays, Ă crĂ©er des entreprises, Ă prospĂ©rer et Ă crĂ©er des emplois. En effet, sans ĂȘtre un chantre du libĂ©ralisme tous azimuts prĂŽnĂ© çà et lĂ , le Cameroun doit faire sienne cette position rĂ©cemment dĂ©clarĂ©e lors des rĂ©centes rencontres Ă©conomiques de YaoundĂ© le 17 et 18 mai 2016 par lâancien PrĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne, M. Barroso, lorsquâil disait quâaucun pays ne sâest dĂ©veloppĂ© en sâenfermant derriĂšre les barriĂšres douaniĂšres. Et quâĂ contrario, lâenvol Ă©conomique des pays occidentaux et surtout de certains « dragons » de lâAsie comme le CorĂ©e qui Ă©tait, il y a quelques dĂ©cennies encore, au mĂȘme niveau de dĂ©veloppement que nos pays, est dĂ» essentiellement Ă leur ouverture et leur intĂ©gration progressive dans les Ă©changes commerciaux mondiaux.
Propos recueillis par Félicité BAHANE N.
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« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
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