Cameroon Tribune
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L'identification tĂ©lĂ©phonique s’accĂ©lĂšre

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Une descente de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du MINPOSTEL du Centre auprĂšs des opĂ©rateurs a permis d’évaluer l’avancement du processus qui s’achĂšve le 30 juin prochain.

Plus que dix jours et la boucle devrait ĂȘtre bouclĂ©e pour l’identification des abonnĂ©s de tĂ©lĂ©phonie mobile. Entre temps, les opĂ©rateurs dĂ©ploient leurs dispositifs pour glaner le maximum d’utilisateurs. Environ 350 personnes ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es dans les agences MTN Ă  YaoundĂ©, les mĂ©ga-centres d’identification ou encore dans les points de vente-partenaires. Dans ces points d’identification, le processus est sensĂ© se dĂ©rouler entre 60 et 90 secondes par abonnĂ©. Au sortir, des bonus de communication sont attribuĂ©s aux clients identifiĂ©s. A Orange, les responsables se sont lancĂ©s dans la sensibilisation par sms et octroient du crĂ©dit de communication aux identifiĂ©s.
De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le processus s’accĂ©lĂšre chez les quatre opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. A Nexttel, le processus d’identification a atteint les 80%, selon le directeur adjoint de la succursale du Centre, Abakar Abadam. « Nous envoyons des sms aux abonnĂ©s pour leur indiquer les points d’identification les plus proches de leur lieu d’habitation. Nous avons Ă©galement mis Ă  leur disposition un numĂ©ro qui permet de vĂ©rifier l’état de leur identification », explique le directeur avant d’ajouter : « On note toutefois la rĂ©ticence de certains usagers dĂ©jĂ  identifiĂ©s mais qui doivent recommencer le processus compte tenu de la nouvelle procĂ©dure d’identification.» Camtel, lui, a revisitĂ© son systĂšme d’identification en se dotant d’une nouvelle application permettant une plus grande rapiditĂ©. L’opĂ©rateur est presque au terme du processus.
Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) a pu mesurer l’avancĂ©e du processus d’identification lors d’une descente vendredi Ă  YaoundĂ©. « Le bilan est largement positif. Nous encourageons les opĂ©rateurs Ă  augmenter le nombre de personnes en charge de rĂ©aliser cette opĂ©ration pour atteindre les 100% parce que rendus au 30 juin, toutes les puces qui ne seront pas identifiĂ©es seront dĂ©sactivĂ©es ».
Du chocolat en fabrication Ă  Ebolowa

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Un projet de jumelage d’établissements prĂ©sentĂ© vendredi au MINADER pour la formation de producteurs locaux.

Le lycĂ©e agricole Nantes Terre Atlantique en France et le CollĂšge rĂ©gional d’agriculture (CRA) d’Ebolowa nourrissent depuis deux ans un projet de formation des producteurs locaux aux techniques de transformation des fĂšves en chocolat, beurre et poudre de cacao. Les deux Ă©tablissements planchent sur un projet de jumelage permettant de conclure leur partenariat. Le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi a reçu les deux chefs d’établissement vendredi Ă  YaoundĂ© en vue de finaliser cet accord. Actuellement, les Ă©tablissements planchent sur la conception d'un d'atelier de transformation de la fĂšve de cacao en chocolat, transposable dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun et basĂ© sur le commerce Ă©quitable. Ils ont ainsi prĂ©sentĂ© au ministre leurs attentes en termes de financements afin que le projet se dĂ©veloppe davantage. « Nous avons trouvĂ© un fabriquant de machines camerounais pour ne pas simplement importer des machines, y compris pour ne pas ĂȘtre bloquĂ©s sur la maintenance de ces machines, en rĂ©utilisant des locaux prĂ©existants pour l’optimisation des ressources financiĂšres », a indiquĂ© Stephen Bonnessoeur, directeur du lycĂ©e agricole français.
Le partenariat devrait permettre aux producteurs de cacao d’Ebolowa d’écouler leurs rĂ©coltes auprĂšs des grossistes et de tirer une plus-value plus importante de la production cacaoyĂšre. Selon Antoine Mbida, directeur du CRA : « Le collĂšge rĂ©gional d’agriculture d’Ebolowa a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant une entitĂ© de formation qui pourrait intervenir dans le cadre de ce partenariat. En 2015, le projet a Ă©tĂ© lancĂ© et nous sommes en train de mettre en Ɠuvre le jumelage de ce partenariat. » Une dĂ©lĂ©gation de dix-sept personnes, dont deux Ă©tudiants, a sĂ©journĂ© en avril dernier Ă  Ebolowa pour prĂ©senter le projet et effectuer une dĂ©monstration de fabrication de chocolat. Cette initiative vise, in fine, la crĂ©ation de petits ateliers duplicables dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun, afin de crĂ©er des emplois. Le dĂ©veloppement de l'Ă©cotourisme est Ă©galement envisagĂ©.
Les champions d'Afrique de sambo honorés

AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport

Le MINSEP a reçu vendredi dernier les 22 athlÚtes couronnés lors de la compétition au Niger.

12 fois, l’hymne national du Cameroun a retenti. 12 fois, des sambistes camerounais ont reçu un laurier en or aux 11es championnats d’Afrique de sambo Ă  Niamey au Niger (26-29 mai dernier). Vendredi dernier, le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP) a honorĂ© les hĂ©ros de Niamey. Entre fĂ©licitations, remise des primes et prospection, chacun a trouvĂ© le mot pour magnifier cette participation camerounaise. L’équipe a terminĂ© championne d’Afrique (22 mĂ©dailles, 12 en or, six en argent et quatre en bronze), dĂ©trĂŽnant de fait le Maroc, tenant du titre en 2014. Les honneurs Ă©taient aussi pour Marcel Kamtcheu, finaliste en sambo combat (+100 kg). Il tient sur des bĂ©quilles. Le sambiste sort d’une opĂ©ration suite Ă  une fracture du tibia lors de la finale. A tous, Bidoung Mkpwatt dit : « Vous ĂȘtes les symboles vivants de combativitĂ©, les symboles forts de bravoure (
) des exemples de courage ». Ces honneurs sont « un symbole fort » pour François Mbassi, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de nanbudo, hĂŽte du sambo au Cameroun.
Flash-back sur la prĂ©paration et la participation camerounaise. A YaoundĂ©, ils ont travaillĂ© la stratĂ©gie avec les coaches des clubs. Puis, il y a eu ce stage de deux mois sous le soleil Ă  YaoundĂ©. Il fallait se mettre dans les conditions du pays-hĂŽte (chaleur extrĂȘme). Et ça a payĂ©. Luc Daniel Mbollo, mĂ©daillĂ© d’or en sambo combat (62 kg), se souvient de son tournoi : « Ma finale s’est passĂ©e en demi-finale oĂč j’ai rencontrĂ© le Marocain, champion en titre. Les arbitres Ă©taient des Marocains et malgrĂ© la volontĂ© de me nuire, j’ai pu le battre grĂące Ă  la motivation de mes coĂ©quipiers. Je me suis senti comme au pays, en club, Ă  l’Injs».
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Cameroon Tribune du mardi, 21 juin 2016.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »


Monsieur le ministre, les parlementaires actuellement en session ont exprimé récemment leur préoccupation par rapport à la santé de CAMAIR-Co. Quelle est la situation de cette entreprise à ce jour ?
Je suis infiniment reconnaissant Ă  nos parlementaires actuellement en session pour les prĂ©occupations qu’ils expriment concernant la situation de CAMAIR-CO. Comme vous le savez, Ă  l’instar des Lions indomptables et de l’ArmĂ©e camerounaise, CAMAIR-Co constitue une vĂ©ritable cause nationale qui ne peut laisser indiffĂ©rent le peuple camerounais Ă  l’intĂ©rieur du territoire national et au sein de la diaspora. Comme tout le monde le sait, notre compagnie aĂ©rienne nationale CAMAIR-Co est confrontĂ©e Ă  des difficultĂ©s incontestables. Les charges sont largement supĂ©rieures aux recettes d’exploitation et le dĂ©ficit d’exploitation est d’environ 1,5 milliard par mois. La dette fournisseur qui est extrĂȘmement lourde est estimĂ©e Ă  prĂšs de 35 milliards de F CFA, dont une grande partie composĂ©e de fournisseurs dits bloquants pour lesquels la dette est exigible Ă  court terme et dont le non-paiement peut Ă  tout moment arrĂȘter l’exploitation. C’est notamment le cas des loueurs d’avions, des fournisseurs de carburant, des services d’assistance au sol, des services de navigation aĂ©rienne. A cette situation peu reluisante, il faut ajouter une flotte de cinq avions notoirement insuffisante aux plans quantitatif et qualitatif composĂ©e : d’un Boeing 777 le Dja, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co ; de 2 Boeing 737-700, louĂ©s ; de 2 MA 60, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co.
Quantitativement, cinq avions ne peuvent que trĂšs difficilement desservir le rĂ©seau de la compagnie au plan intercontinental, rĂ©gional et domestique. Qualitativement, les avions disponibles sont soit inadaptĂ©s Ă  la concurrence (Dja), soit sujets Ă  des saisies qui dĂ©sorganisent l’exploitation et provoquent une perte de confiance de la part des passagers. J’ajoute enfin que dans les dessertes domestiques, les Boeing, mĂȘme pleins Ă  toutes les rotations, ont un coĂ»t d’exploitation trĂšs Ă©levĂ© qui plombe l’exploitation. La situation que je viens de dĂ©crire explique la plupart des dĂ©convenues dont se plaignent rĂ©guliĂšrement les passagers : dĂ©sorganisation de l’exploitation qui entraĂźne les annulations de vols, la qualitĂ© approximative du service, la saisie des avions, les retards dans les paiements des salaires, etc

Pour autant, si la santĂ© de CAMAIR-Co est fort prĂ©occupante, notre compagnie nationale est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e Ă  mourir. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Monsieur Paul Biya et le gouvernement ont pris l’option rĂ©solue de tout mettre en Ɠuvre pour redresser durablement CAMAIR-Co et lui permettre de reprendre son envol dĂ©finitif. ConcrĂštement, les actions ci- aprĂšs ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© menĂ©es : la certification dĂšs 2015 des deux MA60, qui sont restĂ©s immobilisĂ©s au sol depuis prĂšs d’un an ; la mise en exploitation de ces deux aĂ©ronefs depuis le 23 janvier 2016 pour le moment entre Douala et YaoundĂ© ; la signature, depuis dĂ©cembre 2015 d’un contrat d’assistance et d’audit avec BOEING ;
la certification IOSA (conformitĂ© aux normes de sĂ©curitĂ©) dĂ©cernĂ©e Ă  CAMAIR-Co en mars 2016 ; l’entrĂ©e de CAMAIR-Co comme membre de l’IATA (association des compagnies aĂ©riennes). Ces deux derniĂšres Ă©tapes prĂ©disposent CAMAIR-Co Ă  accĂ©der au MITA (multinationale line Trafic Agreement) et au Clearing House, chambre de compensions qui permettra que les billets des passagers de CAMAIR-Co deviennent interchangeables avec ceux des autres compagnies dans le monde.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »

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En somme, sous la forte impulsion du chef de l’Etat, le gouvernement est en train de prendre des mesures Ă©nergiques pour redresser CAMAIR-Co. Toutefois, nos compatriotes doivent faire preuve de patience et surtout de confiance dans la dĂ©termination qu’affiche le prĂ©sident de la RĂ©publique. Les Camerounais doivent, par ailleurs, savoir que partout dans le monde, le secteur de l’aviation civile est par essence difficile et sujet Ă  de nombreuses incertitudes.
A la requĂȘte du gouvernement, CAMAIR-Co a fait l’objet d’un audit de Boeing dans l’optique d’une restructuration de la compagnie. Quelles en sont les conclusions ?
En effet, dans le souci de poser le bon diagnostic par rapport Ă  l’état de l’exploitation de CAMAIR-Co et de prendre le moment venu des mesures judicieuses, le gouvernement a pris l’option de signer un contrat d’assistance et d’audit avec un cabinet Ă  la rĂ©putation mondialement Ă©tablie et reconnue en la matiĂšre. Boeing Consulting a ainsi Ă©tĂ© choisi et le contrat Ă , Ă©tĂ© signĂ© le 16 dĂ©cembre 2015. Le 14 mars 2015, BOEING a dĂ©posĂ© un prĂ©-rapport qui a Ă©tĂ© approuvĂ© par le gouvernement, lequel contenait notamment : une proposition de rĂ©seau devant permettre des taux de remplissage convenables des avions comprenant 27 destinations dont neuf domestiques, 13 rĂ©gionales et cinq intercontinentales ; une proposition de flotte Ă  acquĂ©rir sur cinq ans devant comporter Ă  l’échĂ©ance 14 avions. Le 14 juin 2016, BOEING a remis au gouvernement son rapport dĂ©finitif. Pour des raisons Ă©videntes, la primeur des conclusions dudit rapport est rĂ©servĂ©e Ă  Monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique qui dĂ©cidera en dernier ressort s’il Ă©tait dĂ©finitivement approuvĂ©.
A quelques mois de la Coupe d’Afrique des Nations, version fĂ©minine, peut-on s’attendre Ă  une amĂ©lioration substantielle de la situation de CAMAIR-Co ?
La mise en Ɠuvre du business-plan ou du plan de relance Ă©laborĂ© et proposĂ© par BOEING nĂ©cessitera des moyens importants et nĂ©cessairement du temps. C’est pourquoi, il faut considĂ©rer que dans la perspective de la CAN fĂ©minine prĂ©vue en novembre 2016, l’exploitation de CAMAIR-Co pourrait connaĂźtre une amĂ©lioration significative davantage du fait de l’entrĂ©e en service des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ©, et des autres dessertes domestiques qui pourraient ĂȘtre plus rationnellement desservies par les MA60 et d’autres avions.
L’intĂ©gration de deux aĂ©ronefs de type MA 60 n’a pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. Y a-t-il des mesures en vue pour remĂ©dier Ă  la situation ?
Je dois Ă  l’honnĂȘtetĂ© d’avouer que l’intĂ©gration des deux MA60 n’a pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. D’abord parce que ces aĂ©ronefs Ă  eux seuls, qui ont vocation Ă  desservir le rĂ©seau domestique, ne peuvent pas rĂ©sorber le dĂ©ficit de la flotte, qui est appelĂ©e Ă  compter Ă  terme, beaucoup d’autres aĂ©ronefs de divers calibres

Ensuite, il y a lieu de prĂ©ciser que lorsque les deux MA60 entrent en exploitation aprĂšs prĂšs d’un an d’immobilisation au sol, les Ă©quipages qui avaient Ă©tĂ© formĂ©s sont devenus in opĂ©rationnels du fait de la mĂȘme immobilisation des aĂ©ronefs. Il a fallu renvoyer ces Ă©quipages en recyclage en Chine, d’oĂč ils ne sont revenus que quatre mois aprĂšs. Entre temps, pour opĂ©rer le premier, puis le deuxiĂšme avions sur le trajet Douala-YaoundĂ©-Douala, CAMAIR-Co a eu recours Ă  des Ă©quipages Ă©trangers. A leur retour du recyclage en Chine, les Ă©quipages camerounais ont dĂ» se refaire certifier et lĂącher officiellement par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »

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Dans le mĂȘme intervalle, les travaux de certification des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ© ont Ă©tĂ© lancĂ©s. A l’heure actuelle, Bafoussam est prĂȘt et n’attend que le vol inaugural, tandis que NgaoundĂ©rĂ© doit encore faire l’objet de quelques formalitĂ©s. C’est le lieu d’appeler l’attention sur deux aspects importants : d’une part, CAMAIR-Co souffre d’un problĂšme crucial d’équipage qui nĂ©cessitera que le gouvernement reprenne en main la formation des pilotes de ligne. Ce problĂšme n’est pas l’apanage du Cameroun. Il se pose avec acuitĂ© Ă  travers le monde. D’autre part, pour des raisons de sĂ©curitĂ©, le domaine de l’aviation civile est rigoureusement rĂšglementĂ© par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique et l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Dans les tout prochains jours, les MA60 continueront leur montĂ©e en puissance, mais le dĂ©ficit de la flotte ne se rĂ©sorbera vĂ©ritablement qu’au fur et Ă  mesure de l’acquisition des avions prĂ©vus.
Qu’est devenu le Boeing 767, le Dja ?
Le BOEING 767-300 ER le DJA, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co, s’est rendu au courant du mois de dĂ©cembre 2015 Ă  Addis-Abeba en Ethiopie pour les besoins d’une visite de routine (Check-up) qui intervient tous les 18 mois. Malheureusement, au terme de cette visite d’inspection technique effectuĂ©e par notre partenaire Ethiopian, ont permis de dĂ©tecter des problĂšmes techniques qui ont nĂ©cessitĂ© la fabrication de plusieurs piĂšces non-disponibles dans les magasins de BOEING aux Etats-Unis. La fabrication des piĂšces et leur acheminement Ă  Addis-Abeba a nĂ©cessitĂ© un dĂ©lai supplĂ©mentaire de cinq mois. A l’heure actuelle, d’aprĂšs les informations de CAMAIR-Co, les travaux de pose de nouvelles piĂšces sont pratiquement achevĂ©s et l’avion pourra regagner le Cameroun dans les tout prochains jours.
AprĂšs la rĂ©habilitation de l’aĂ©roport de Bafoussam, quid des autres infrastructures semblables en vue d’une meilleure desserte du pays ?
AprĂšs Bafoussam qui est dĂ©jĂ  rĂ©habilitĂ© et certifiĂ©, NgaoundĂ©rĂ© suivra comme je l’ai mentionnĂ© plus haut. Les autres aĂ©roports du rĂ©seau domestique seront progressivement rĂ©habilitĂ©s en fonction des orientations, dĂ©cisions du gouvernement et des objectifs commerciaux de Camair-Co. Dans un premier temps, il va probablement s’agir de Bamenda, Bertoua, Koutaba et trĂšs certainement Kribi. L’objectif Ă©tant de pouvoir desservir Ă  terme 9 Ă  10 destinations dans le rĂ©seau domestique.
D’aucuns estiment le ciel camerounais trop ouvert. Partagez-vous cette perception ?
Personnellement, je ne pense pas que l’on puisse affirmer que le ciel camerounais soit trop ouvert. C’est vrai que dans le transport aĂ©rien international, la tendance actuelle privilĂ©gie l’option du "Open Sky", c’est-Ă -dire la politique du "Ciel Ouvert". Le Cameroun Ă©tant Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro qui prĂ©voit une libĂ©ralisation graduelle et progressive des services de transport aĂ©rien rĂ©gulier et non rĂ©gulier intra-africain, les compagnies aĂ©riennes des pays Parties de ladite DĂ©cision opĂšrent au Cameroun sous le rĂ©gime de la 5Ăšme LibertĂ© qui prĂ©voit le droit d’embarquer (sur le territoire d’un autre Etat) des passagers et des marchandises Ă  destination du territoire de l’Etat dont l’aĂ©ronef possĂšde la nationalitĂ©.
En revanche, les compagnies aĂ©riennes provenant du rĂ©seau intercontinental ou qui ne sont pas Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro desservent la destination Cameroun en vertu des Accords AĂ©riens bilatĂ©raux. Dans l’un et l’autre cas, je ne pense pas, qu’à l’heure actuelle, l’on puisse parler de saturation du ciel camerounais. Par ailleurs, la frĂ©quentation des plateformes aĂ©roportuaires nationales par les compagnies Ă©trangĂšres, gĂ©nĂšre d’importantes recettes qui contribuent Ă  promouvoir le secteur de l’aviation civile au Cameroun.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »

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Au demeurant, la compagnie nationale Camair-Co Ă©tant l’instrument dĂ©signĂ© de la mise en Ɠuvre de ces diffĂ©rents accords, le gouvernement veille en permanence Ă  ce que les intĂ©rĂȘts du Cameroun soient prĂ©servĂ©s.
Quels sont les chantiers prioritaires pour votre département ministériel ?
Mon dĂ©partement ministĂ©riel a reçu du chef de l’Etat la mission d’élaborer et de mettre en Ɠuvre la politique du gouvernement en matiĂšre d’organisation des transports et de sĂ©curitĂ© dans tous les modes de transport avec un accĂšs particulier pour la sĂ©curitĂ© routiĂšre. Les transports constituent, de ce fait, un domaine stratĂ©gique qui conditionne la promotion du dĂ©veloppement et de l’émergence de notre pays.
En plus du secteur aĂ©rien qui retient en ce moment une grande attention, le gouvernement s’attĂšle dans le mĂȘme temps Ă  rĂ©soudre les lancinants problĂšmes du transport urbain de masse » et de la lutte contre l’insĂ©curitĂ© routiĂšre..
Il faut tout aussi bien suivre Ă©troitement la bonne exĂ©cution de la concession ferroviaire accordĂ©e au Groupe BollorĂ© par le gouvernement Ă  travers CAMRAIL. Dans le mĂȘme temps, il faut avoir un regard particuliĂšrement vigilant sur le sous-secteur maritime et portuaire, oĂč s’effectuent plus de 95% des Ă©changes commerciaux entre le Cameroun et l’étranger. Il est question de veiller en permanence sur tous les problĂšmes qui conditionnent la fluiditĂ©, l’attractivitĂ© et la compĂ©titivitĂ© de nos plates formes portuaires, et en particulier la veille permanente sur la dĂ©congestion du port de Douala. Naturellement, toutes ces mesures devront s’appliquer rigoureusement lorsque le port en eau profonde de Kribi sera opĂ©rationnel.
En conclusion, il faut retenir que tous les modes de transport constituent une seule et mĂȘme chaĂźne logistique dont chacun des maillons reprĂ©sente un Ă©lĂ©ment essentiel qui fait l’objet d’un suivi et d’une attention soutenue de la part du gouvernement.
Entretien mené par MAKON ma PONDI
Mohamadou Bayero prend les rĂȘnes de la Sodecoton

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Il a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral au cours d’une session extraordinaire du conseil d’administration de l’entreprise lundi Ă  YaoundĂ©.
Une nouvelle page s’ouvre Ă  la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du coton du Cameroun (Sodecoton). Lundi, Mohamadou Bayero a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral Ă  l’issue d’une session extraordinaire du conseil d’administration de la structure par le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi. Il remplace ainsi Abdou Namba, qui a assurĂ© les mĂȘmes fonctions pendant trois ans. Les challenges de cet ancien de la maison Sodecoton sont nombreux. En effet, le nouveau Dg hĂ©rite d’une entreprise en crise. La sociĂ©tĂ© accuse d’importantes pertes financiĂšres, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive. A l’origine, l’effondrement des cours du coton sur le marchĂ© mondial, les arrivĂ©es prĂ©maturĂ©es des pluies qui ont dĂ©tĂ©riorĂ© une quantitĂ© considĂ©rable du coton-graine, les difficultĂ©s de transport du coton des zones de production aux usines d’égrenage, le dĂ©ficit en Ă©nergie Ă©lectrique, la vĂ©tustĂ© de certains Ă©quipements, la baisse du niveau de production dans certains bassins, consĂ©cutive Ă  l’insĂ©curitĂ© causĂ©e par Boko Haram dans l’ExtrĂȘme-Nord...
La situation tend Ă  perdurer et selon le MINADER, « il faut savoir s’adapter aux Ă©volutions de la conjoncture en opĂ©rant les changements nĂ©cessaires, en temps opportun, de façon Ă  en optimiser l’impact positif recherchĂ©. Cette dĂ©cision fait partie d’un train de mesures qui vont accompagner la relance des activitĂ©s et l’adaptation de la Sodecoton aux exigences actuelles. » DĂšs lors, le gouvernement attend du nouveau Dg qu’il assume les responsabilitĂ©s de cet organe selon les directives du conseil d’administration. Ainsi, Mohamadou Bayero devra Ă©tablir un climat de confiance et de collaboration avec les diffĂ©rents partenaires de la Sodecoton que sont les banques, les organisations de paysans, les fournisseurs. Il faudra ensuite procĂ©der, dans les meilleurs dĂ©lais, Ă  un audit interne pour faire l’état des lieux de la sociĂ©tĂ© dans une optique de redressement et de relance des activitĂ©s.
Le nouveau Dg devra remobiliser et responsabiliser l’ensemble du personnel de la sociĂ©tĂ© et veiller Ă  l’effectivitĂ© des mĂ©canismes de contrĂŽle permanent. Enfin, il devra prendre toute mesure d’urgence nĂ©cessaire pour la bonne exĂ©cution des principales activitĂ©s de la sociĂ©tĂ©. Le nouveau promu a pris conscience des attentes placĂ©es en lui et a tenue Ă  « rendre grĂące Ă  Dieu et je remercie le chef de l’Etat d’avoir posĂ© son choix en ma modeste personne pour diriger cette importante sociĂ©tĂ©, fleuron de l’agro-industrie de notre pays ». Et de poursuivre : « Je m’engage Ă  assumer ces lourdes responsabilitĂ©s avec beaucoup de loyautĂ©, d’ardeur, en collaboration avec toute l’équipe et les autoritĂ©s administratives. »
Mohamadou BAYERO @CameroonTribune
Sérénité retrouvée à la SOPECAM

Elise ZIEMINE
National - Société

En clĂŽturant les assises du conseil d’administration lundi soir, le PCA, Joseph LE a indiquĂ© que les divergences sont dĂ©finitivement aplanies.
Il n’y a plus de raisons de parler de crise ou de divergence entre Joseph LE, prĂ©sident du conseil d’administration de la SociĂ©tĂ© de presse et d’Editions du Cameroun (Sopecam) et le directeur gĂ©nĂ©ral Marie-Claire Nnana. Au sortir de prĂšs de huit heures d’échanges Ă  huis clos, dans le cadre de la 55e session ordinaire et de la 27e session extraordinaire du conseil d’administration de l’entreprise, l’équipe dirigeante a montrĂ© en paroles et en actes, Ă  l’esplanade de la Sopecam, qu’elle a fumĂ© le calumet de la paix. L’accolade et la poignĂ©e de main forte devant l’ensemble du personnel se sont achevĂ©es sous un tonnerre d’applaudissements. Comme pour faire taire tous ceux qui avaient dessinĂ© le diable au mur.
Dans sa communication spĂ©ciale, Joseph LE a indiquĂ© que les points de divergences alimentant une certaine presse ces derniers temps, sont dĂ©finitivement aplanis. « Je prends la parole devant vous ce jour pour vous dire de maniĂšre solennelle, que cette crise est derriĂšre nous », a-t-il martelĂ©, d’entrĂ©e de jeu. A l’en croire, c’est le rĂ©sultat de l’importante sĂ©ance de travail prĂ©sidĂ©e le 10 juin dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, sur instructions du chef de l’Etat. « Je tiens au nom de toute la Sopecam Ă  dire merci Ă  notre pĂšre, le prĂ©sident de la RĂ©publique, dont les instructions fermes et claires ont permis au Premier ministre, de rĂ©gler en urgence, cette crise dont la Sopecam aurait pu faire l’économie », a soulignĂ© le PCA. Indiquant que dĂ©sormais, le directeur gĂ©nĂ©ral et lui regardent dans la mĂȘme direction. Ils travaillent ensemble pour une seule et mĂȘme feuille de route : l’avĂšnement d’une Sopecam moderne, productive et rentable. D’une Sopecam solide et rayonnante. D’une Sopecam qui soit et demeure le leader inĂ©branlable de la presse et des Ă©ditions au Cameroun et en Afrique centrale, voire sur tout le continent africain. Pour lui, il ne saurait y avoir de lutte de pouvoir ou de compĂ©tition quelconque entre eux ou entre le conseil d’administration et la direction gĂ©nĂ©rale. Leurs rĂŽles sont clairement dĂ©finis et avec l’avĂšnement de la nouvelle Sopecam, sociĂ©tĂ© Ă  capital public, il y aura dĂ©sormais au-dessus de ces deux institutions, l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. « Pas de confusion possible, pas d’amalgame, pour peu que chacun s’en tienne Ă  son rĂŽle, Ă  sa place », a prĂ©cisĂ© Joseph LE.
Le PCA exhorte le personnel Ă  plus de sĂ©rĂ©nitĂ© et de responsabilitĂ© dans le travail confiĂ©. A la Sopecam, insiste le PCA, il n’y a pas de place pour les colporteurs de fausses nouvelles, ni pour les intrigants. La Sopecam est une famille. Il n’y a pas de camps en fonction des origines, des affinitĂ©s ou des obĂ©diences. Il n’y a que la Sopecam, une et indivisible. « Nous sommes au service des institutions rĂ©publicaines et notamment de celui qui les incarne Ă  savoir le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Nous devons tourner le dos aux querelles stĂ©riles et inutiles, pour nous mettre au travail », a recommandĂ© Joseph LE. Non sans prĂ©ciser les dĂ©fis de l’heure : la modernisation et la rentabilitĂ© de l’entreprise.
Pour mĂ©moire, la session ordinaire du conseil d’administration portait entre autres, sur l’examen et l’approbation des comptes de l’exercice clos au 31 dĂ©cembre 2015. Tandis que la session extraordinaire Ă©tait entre autres relative, Ă  l’examen du projet de rĂ©amĂ©nagement de l’organigramme de l’entreprise et aux propositions de nomination de certains responsables.
Joseph LE (PCA/SOPECAM) et Marie-Claire NNANA (DG/SOPECAM).
Forwarded from Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mercredi, 22 juin 2016.
PrĂšs de 183 000 candidats au front des Examens officiels

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

Les candidats sont face aux Ă©preuves depuis mardi Ă  travers le triangle national et ce, jusqu’à vendredi prochain.

PrĂšs de 183.000 candidats rĂ©partis dans 423 sous-centres d’examen se sont lancĂ©s Ă  l’assaut du probatoire de l’enseignement gĂ©nĂ©ral mardi sur l’ensemble du territoire national. Au lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc Ă  YaoundĂ©, ce mardi matin, c’est le calme plat qui rĂšgne. PrĂšs de 900 candidats au probatoire gĂ©nĂ©ral, toutes sĂ©ries confondues, sont face Ă  l’épreuve de français. Ils boucleront la journĂ©e par l’histoire. Pour l’heure, les surveillants veillent au grain et l’accĂšs au centre d’examen est filtrĂ©. Cartables, documents et tout autre matĂ©riel non-autorisĂ©s sont rangĂ©s Ă  la guĂ©rite. Le chef du sous-centre, Elisabeth Ntonga, veille au bon dĂ©roulement de l’examen. Elle rassure : « Tout se passe bien. Nous avons reçu les candidats normalement le matin. Malheureusement, on dĂ©nombre une trentaine d’absences. On attendait 925 candidats, nous en avons 894 Ă  la place. En dehors de ces absences, tout a Ă©tĂ© mis en place pour permettre le bon dĂ©roulement des Ă©preuves jusqu’à vendredi prochain. » C’est Ă  partir de 11h qu’on a pu voir les premiers candidats pointer le bout du nez dehors. SitĂŽt sortis, ils essaient de rĂ©viser les derniĂšres leçons pour affronter la seconde Ă©preuve, celle d’histoire ou d’informatique programmĂ©e en dĂ©but d’aprĂšs-midi.
Les candidats avaient le choix entre la contraction de texte, le commentaire composĂ© et la dissertation. « J’ai optĂ© pour la contraction de texte. Je l’ai trouvĂ©e abordable. Je prie le Seigneur que ce soit ainsi pour la suite, afin d’obtenir mon examen avec mention », a dĂ©clarĂ© un candidat. Pour Alice Mbomba, l’option de la dissertation a semblĂ© ĂȘtre la meilleure parce qu’elle a portĂ© sur la fonction de l’Ɠuvre littĂ©raire. « C’est la premiĂšre fois que je sors ragaillardi d’une Ă©preuve. L’épreuve de français Ă©tait vraiment accessible. J’ai pris le troisiĂšme sujet, la dissertation qui traitait du rĂŽle de l’écrivain dans la sociĂ©tĂ©. Je souhaite que ça continue ainsi comme c’est la deuxiĂšme fois que je fais cet examen », confie un candidat. Au lycĂ©e de Nsam-Efoulan, tout comme au collĂšge François Xavier Vogt oĂč l’ambiance Ă©tait encore la mĂȘme. L’examen s’achĂšve jeudi prochain pour les sĂ©ries littĂ©raires et vendredi pour les sĂ©ries scientifiques.
Les nouveaux responsables de la Sopecam en poste

Elise ZIEMINE
National - Société

En les installant mardi soir, le directeur gĂ©nĂ©ral, Marie-Claire Nnana leur a prescrit dynamisme, professionnalisme, diligence dans l’exercice de leurs fonctions.

Personne n’a le temps de dormir sur ses lauriers. Marie-Claire Nnana, directeur gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© de presse et d’Editions du Cameroun (Sopecam) l’a fait savoir mardi soir, en installant chargĂ©s de mission, conseillers techniques, directeurs, Ă©ditorialistes, chefs de service, de bureau, de cellule et autres responsables, nommĂ©s lors des conseils d’administration des 31 mai et 20 juin 2016 derniers, mais Ă©galement hier par le directeur gĂ©nĂ©ral. D’un ton ferme elle a indiquĂ© : « Je demande dynamisme, professionnalisme, diligence dans l’exercice de vos fonctions. Vous serez jugĂ©s aux rĂ©sultats. Car plus que jamais, la Sopecam nouvelle, tournĂ©e vers la performance, avance sur la base d’une feuille de route maĂźtrisĂ©e. Le temps sera Ă  la fois votre alliĂ© et votre ennemi. Sachez le gĂ©rer ! »
D’aprĂšs le directeur gĂ©nĂ©ral, la Sopecam est engagĂ©e dans une vaste opĂ©ration de modernisation de son outil de production et de son management. Sous la trĂšs haute impulsion du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, le plateau technique a bĂ©nĂ©ficiĂ© de lourds investissements, dotant l’entreprise d’un outil de production de pointe. Et pour ĂȘtre Ă  la hauteur de la gratitude du chef de l’Etat, le directeur gĂ©nĂ©ral ambitionne de faire de la Sopecam, une entreprise leader, non seulement sur le marchĂ© camerounais, mais aussi hors des frontiĂšres du pays. « Cette vision prendra corps grĂące aux ressources humaines», a insistĂ© Marie-Claire Nnana.
C’est sans doute dans cette logique qu’en les installant, le Dg s’est adressĂ©e Ă  chaque responsable personnellement. Les conseillers techniques, DieudonnĂ© Raoul Lebogo Ndongo et Anne GrĂ©goire Oyoua sont invitĂ©s Ă  assister le Dg sur tous les champs. HonorĂ© KoumĂ©, directeur commercial et marketing, devra apporter un soin particulier au recouvrement des fonds, maillon faible de la Sopecam. Richard Honla Kadal, directeur de l’administration et des finances doit renforcer au sein de la direction, la culture de l’intĂ©gritĂ©, de la transparence et du rĂ©sultat. Le directeur de la production, Ignace Claude Ozela, devra quant Ă  lui, porter sur ses Ă©paules, toutes les publications de l’entreprise. Gustave LĂ©opold Ngane, directeur de la stratĂ©gie et du dĂ©veloppement va assister la direction gĂ©nĂ©rale dans ce sens. Simon Pierre Angoula, directeur des systĂšmes d’information et des applications multimĂ©dia est chargĂ© d’innover et de dessiner la nouvelle Sopecam.
Les trois nouveaux Ă©ditorialistes : Yves Atanga, Olivier Lamissa Kaikai et Godlove Bainkong, ont pour mission d’encadrer les jeunes, et, par leur production Ă©ditoriale, de donner une plus grande visibilitĂ© Ă  l’action du chef de l’Etat, du gouvernement et des institutions dans la marche vers l’émergence du pays. C’est sans aucun doute un nouveau dĂ©part Ă  la Sopecam.