Cameroon Tribune
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Elle incendie la chambre de son ex

Hugues Marcel TCHOUA
National - Société

Un incendie a suscitĂ© la stupĂ©faction des riverains du sanctuaire marial d’Ekoumdoum vendredi dernier. Des flammes ont ravagĂ© une chambre et son contenu en matinĂ©e. A l’origine du drame, la main criminelle de la petite amie de l’occupant de cette piĂšce du rez-de-chaussĂ©e d’une dĂ©pendance inachevĂ©e qui avait Ă©tĂ© mise Ă  la porte la veille. « Nous prĂ©parions Ă  cĂŽtĂ©, lorsqu’un enfant nous a alertĂ© de ce que Josepha E. a lancĂ© le feu par la fenĂȘtre de la chambre. Le temps d’alerter les voisins et d’accĂ©der Ă  l’intĂ©rieur, l’incendie s’était dĂ©jĂ  propagĂ© dans toute la piĂšce », raconte Balbine S., sƓur cadette du concubin, Martial D. De sources concordantes, les deux tourtereaux vivaient depuis environ un an une relation des plus mouvementĂ©es. La jeune femme aurait tentĂ© nuitamment de casser la porte Ă  l’aide d’une grosse pierre occasionnant une Ă©niĂšme bagarre avec son ex. Et aprĂšs la sortie de ce jeune homme, frigoriste le matin, elle aurait mis le feu Ă  la chambre, Ă  l’aide d’un bidon d’essence. RetrouvĂ©e tapie dans la broussaille Josepha, qui a Ă©tĂ© conduite sur le lieu du drame, a niĂ© les faits.
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Cameroon Tribune du mardi, 28 juin 2016.
La CONAC met en lumiĂšre des Indemnisations scandaleuses sur Nsam et Memve'ele

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le rapport 2014 prĂ©sentĂ© lundi par la CONAC rĂ©vĂšle que ce sont prĂšs de 15 milliards de F que l’Etat a perdu dans la gestion de cette catastrophe.
En ouvrant hier la cĂ©rĂ©monie de prĂ©sentation officielle du rapport sur l’Etat de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2014,
le prĂ©sident de la Commission nationale anti-corruption (CONAC), RĂ©v Dr DieudonnĂ© Massi Gams a d’emblĂ©e tenu Ă  indiquer que le document soumis au public se veut l’émanation de la plupart des organismes chargĂ©s de la lutte contre ce flĂ©au dans notre pays. Un rapport inclusif qui, de l’avis du prĂ©sident de la CONAC intĂšgre donc, outre les administrations publiques, mais aussi les organisations de la sociĂ©tĂ© civile.
Sur le contenu du rapport, le prĂ©sident de la CONAC a relevĂ© un accroissement du nombre de dĂ©nonciations enregistrĂ©es par l’organisme dont il a la charge. Mais l’attention a surtout portĂ© sur les faits de corruption relevĂ©s par ce document de 248 pages. Le plus saillant Ă©tant incontestablement la gestion de la catastrophe survenue le 14 fĂ©vrier 1998 au quartier Nsam Ă  YaoundĂ©. « Le montant des sommes dĂ©tournĂ©es dans le cadre de la gestion du Fonds d’indemnisation des victimes de la catastrophe de Nsam s’élĂšve Ă  14 743 183 736 F (quatorze milliards sept cent quarante-trois millions cent quatre-vingt-trois mille sept cent trente-six francs) » a rĂ©vĂ©lĂ© DieudonnĂ© Massi Gams dans son propos introductif.
Selon le rapport, le Fonds chargĂ© de la gestion de la catastrophe, qui Ă©tait alimentĂ© par trois sources de financement (une subvention assise sur le droit de passage des produits pĂ©troliers Ă  la SociĂ©tĂ© camerounaise des dĂ©pĂŽts pĂ©troliers (SCDP), une partie du budget d’investissement public de certains ministĂšres et le recours Ă  l’emprunt) a reçu jusqu’au 31 dĂ©cembre 2013, la rondelette somme de 42,353 milliards de F dont 31,28 milliards de F issus « du droit de passage des produits pĂ©troliers » pratiquĂ© par la SCDP, 6,072 milliards de F des administrations publiques et cinq milliards des emprunts auprĂšs des Ă©tablissements financiers. Les structures mises en cause n’arrivent pas Ă  justifier les montants relevĂ©s par la CONAC. Les irrĂ©gularitĂ©s liĂ©es Ă  l’utilisation abusive de ces fonds concernent le paiement indu des salaires de certains personnels, des dĂ©penses sans rapport avec le projet, des dĂ©penses abusives de consommation d’électricitĂ©, des marchĂ©s publics non rĂ©alisĂ©s pour plus de 3 milliards de F, l’indemnisation de certaines personnes ne figurant pas sur les Ă©tats d’expertise, le paiement irrĂ©gulier de primes aux membres du ComitĂ© de pilotage

Au chapitre des recommandations sur cette affaire, la CONAC demande qu’il soit « constatĂ© officiellement la fin du projet Nsam depuis 2012 et que chacune des parties prenantes puisse reprendre d’assurer ses obligations lĂ©gales et rĂ©glementaires, sur ses propres fonds », qu’il soit mis fin au « prĂ©lĂšvement sur le droit de passage des produits pĂ©troliers », que la somme de 2,859 milliards de F, indĂ»ment perçue au titre de la TVA soit redistribuĂ©e aux victimes de la catastrophe, que chacun des membres identifiĂ©s des diffĂ©rentes Commissions et cellules soit contraint de rembourser respectivement les sommes indĂ»ment perçues dans ce cadre d’une valeur de 325 ,6 millions de F, que le Tribunal criminel spĂ©cial soit saisi pour les irrĂ©gularitĂ©s relevĂ©es dans la gestion du projet Nsam.
La CONAC met en lumiĂšre des Indemnisations scandaleuses sur Nsam et Memve'ele

Jean Francis BELIBI
National - Politique

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Autre source d’inquiĂ©tude pour la CONAC, les indemnisations dans le cadre du projet de construction du barrage de Memve’ele. Sur la base des dĂ©nonciations de certaines populations, les investigations menĂ©es sur le terrain ont permis de relever que « l’Etat a subi un prĂ©judice financier de l’ordre de 1 792 399 619 F reprĂ©sentant 64% du montant total des indemnisations », ceci en raison de « la surĂ©valuation des constructions et des cultures des populations riveraines ». Ici, outre les populations riveraines, dont auront Ă©tĂ© surpayĂ©es, sont mises en causes certaines administrations publiques qui sont intervenues dans ce processus.
A l’assaut des drains bouchĂ©s

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Des engins sont à pied d’Ɠuvre depuis lundi à travers la ville.
Les travaux d’amĂ©nagement des canaux de drainage pluvial de la capitale Ă©conomique ont commencĂ©. Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, Fritz NtonĂš NtonĂš, et les grands conseillers ont effectuĂ© lundi 27 juin 2016, une descente de terrain. Cela leur a permis de voir plus clairement ce qui sera concrĂštement fait pour rĂ©duire le flĂ©au des inondations.
Deux lots (zones Ă  drainer) ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă  deux sociĂ©tĂ©s de travaux publics de la place. Le premier lot, Ă©talĂ© sur 24 km, concerne cinq drains : le Ngoua, New Bell sud, New Bell nord, le Mboppi et Leclerc. Le deuxiĂšme lot Ă  traiter, sur 24km Ă©galement, compte aussi cinq drains : Pont noir, Bonassama, Mbanya, Tongo Ă  Bassa et le Kondi. En tout donc, 50km linĂ©aires de drain. 40km seront calibrĂ©s et bĂ©tonnĂ©s, Ă  l’exemple du drain de la Besseke, tandis que les autres 10km serviront d’exutoire ou encore de petits tronçons, pour le dĂ©versement des eaux dans les grands courants comme le Wouri.
Selon le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement, « des dispositions sont prises pour rĂ©duire le risque d’inondations surtout dans les zones qui n’étaient pas accessibles. Bien plus, il faut amĂ©liorer les conditions de vie des populations riveraines ».
D’autres amĂ©nagements sont aussi au programme du grand projet de drainage, notamment la construction des ouvrages de traversĂ©e, les garde-fous pour la sĂ©curitĂ©, et l’installation d’un dĂ©grilleur (ouvrage qui rĂ©cupĂšre tous les dĂ©tritus et facilite la circulation des eaux). Le dĂ©lĂ©guĂ© est aussi revenu sur l’aspect social qui semblait jusque-lĂ  ĂȘtre un frein au dĂ©marrage desdits travaux.
D’aprĂšs Fritz NtonĂš NtonĂš, les questions liĂ©es Ă  la paperasse devaient ĂȘtre bouclĂ©es l’annĂ©e derniĂšre. Mais le premier schĂ©ma impliquait plus de 2500 familles Ă  dĂ©guerpir. L’impact social Ă©tait trĂšs important, et il a fallu que les services compĂ©tents de la Cud redimensionnent l’opĂ©ration, sans compromettre la qualitĂ© du projet tout en prĂ©servant le cĂŽtĂ© social. Le rĂ©ajustement techniquement du projet a pris environ six mois. Pour le moment, la Cud attend encore la prise de textes rĂ©glementaires liĂ©s Ă  cet aspect social. Cependant, ce n’est pas une entrave au dĂ©marrage des travaux.
Le mot d’ordre de grĂšve levĂ© Ă  la BICEC

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

C’est ce qui ressort d’une rĂ©union prĂ©sidĂ©e lundi Ă  YaoundĂ© par le ministre du Travail GrĂ©goire Owona.

C’est pour remettre les choses en ordre et Ă©viter une grĂšve du personnel de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crĂ©dit (BICEC) que le ministre du Travail et de la sĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona a convoquĂ© une rĂ©union. La rencontre qui avait lieu dans son dĂ©partement ministĂ©riel rĂ©unissait le directeur gĂ©nĂ©ral de la BICEC, Alain Ripert, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel et les syndicats des banques. D’aprĂšs Isaac Bissala, prĂ©sident du syndicat des banques, tout est parti d’une mĂ©sentente sur le calcul d’intĂ©ressement de la prime du personnel. Ce qui a entraĂźnĂ© le mot d’ordre de grĂšve du personnel. « La prime tournait autour des rĂ©sultats de l’entreprise. La direction a planchĂ© sur 4,5 milliards de F alors que le personnel s’attendait Ă  ce que nous ayions rĂ©coltĂ© 12,5 milliards de F de bĂ©nĂ©fices. Donc, la direction a calculĂ© un intĂ©ressement qui n’allait pas dans le sens du personnel. Il Ă©tait donc question qu’on s’entende sur un montant qui convienne Ă  tous et on a trouvĂ© une parade pour rĂ©gler le problĂšme. La prime s’élĂšve Ă  hauteur de 300 000 F en moyenne par personnel », confie-t-il.
Pour le directeur gĂ©nĂ©ral de la BICEC, ce problĂšme de calcul de l’intĂ©ressement s’explique par rapport Ă  la fraude qu’il y a pu avoir et qui a impactĂ© le rĂ©sultat net. « L’intĂ©ressement Ă©tait donc moindre que celui qui Ă©tait prĂ©vu et il n’a pas Ă©tĂ© recalculĂ©. On a donc trouvĂ© une autre mesure pour une prime exceptionnelle. La BICEC n’est pas en danger », a expliquĂ© Alain Ripert. GrĂ©goire Owona a tenu, quant Ă  lui, Ă  rassurer : « Nous pouvons dire que les choses sont calmes, malgrĂ© les incidents. Le climat social est serein et ils ont pu s’entendre sur l’essentiel et je crois que les clients de la BICEC peuvent ĂȘtre rassurĂ©s sur la motivation de tout le personnel qui a posĂ© des problĂšmes pertinents. La direction gĂ©nĂ©rale, pour tous ces problĂšmes, trouvera une solution dans les 72 heures qui viennent et le mot d’ordre de grĂšve a Ă©videmment Ă©tĂ© levĂ©. »
Le Cameroun sans minima aux Championnats d’Afrique d’athlĂ©tisme

Steve LIBAM
National - Sport

Malgré les cinq médailles, aucune qualification aux J.O 2016.

La 20e Ă©dition des championnats d’Afrique d’athlĂ©tisme s’est achevĂ©e dimanche dernier Ă  Durban (Afrique du Sud) avec le succĂšs du pays-hĂŽte. Les athlĂštes de la nation Arc-en-ciel remportent la compĂ©tition avec un total de 33 mĂ©dailles (16 en or, neuf en argent et huit en bronze), largement devant le Kenya et le NigĂ©ria. CĂŽtĂ© Camerounais, la moisson est de cinq mĂ©dailles (10e au classement gĂ©nĂ©ral), dont une en or, deux en argent et deux en bronze. C’est moins bien que lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©dition Ă  Marakech (Maroc) en 2014 oĂč le Cameroun s’était classĂ© septiĂšme, avec deux mĂ©dailles en or, une mĂ©daille en argent et une mĂ©daille en bronze.
Unique championne d’Afrique camerounaise cette annĂ©e, Auriol Dongmo, avec un jet Ă  17,64 m, a battu le record des championnats. Elle a largement fait mieux que sa dauphine, la NigĂ©riane Okwelogu Nwanneka (17,07 m) dans le concours du lancer du poids. Sa performance n’est cependant pas suffisante pour rĂ©aliser les minima (17,80 m) nĂ©cessaires pour les Jeux olympiques de Rio 2016. Au triple saut, JoĂ«lle Sandrine Mbumi, avec un bond Ă  13,37 m, a perdu son titre de championne d’Afrique au profit de la GhanĂ©enne Nadia Eke (13,42 m). La Camerounaise (6,39 m) remporte Ă©galement une mĂ©daille d’argent au saut en longueur, tandis que Sarah Ngo Ngoa (6,34 m) est laurĂ©ate de la mĂ©daille de bronze dans le mĂȘme concours. La derniĂšre mĂ©daille camerounaise est l’Ɠuvre de Fernand Djoumessi au saut en hauteur (2,15 m). Pour les Camerounais, tout n’est cependant pas perdu. En effet, les athlĂštes ne parvenant pas Ă  rĂ©aliser les minima requis peuvent encore ĂȘtre invitĂ©s par l'Association internationale des fĂ©dĂ©rations d'athlĂ©tisme (IAAF), en tant que meilleur athlĂšte classĂ© Ă  la fin de la pĂ©riode de qualification afin d’occuper les places restantes par Ă©preuve, pour autant que le quota maximum des ComitĂ©s nationaux olympiques par Ă©preuve soit respectĂ©. Ainsi pour chaque Ă©preuve individuelle, l'IAAF publiera le 12 juillet prochain, un classement mondial.
Qui a peur du dépistage systématique du VIH/Sida ?

Grégoire DJARMAILA
Rédaction - Dossier

La mesure annoncĂ©e vendredi dernier par le MinsantĂ© soulĂšve dĂ©jĂ  des interrogations relativement aux droits de l’Homme.

Le gouvernement camerounais adopte de mesures fortes pour contrer le VIH/sida. DĂ©sormais, il sera proposĂ© Ă  chaque patient se prĂ©sentant dans une formation sanitaire, pour toute consultation mĂ©dicale, de passer le test du sida. Face Ă  la presse, vendredi dernier, le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©), AndrĂ© Mama Fouda, a rappelĂ© les huit lettres-circulaires et dĂ©cisions qu’il a signĂ©es rĂ©cemment et qui vont dĂ©sormais constituer de nouvelles armes du Cameroun contre le VIH/Sida. Ces diffĂ©rents actes ministĂ©riels qui soulĂšvent dĂ©jĂ , au sein de l’opinion publique, les risques juridiques pour les droits de l’Homme et des personnes infectĂ©es, comportent trois importantes dimensions.
La mesure vise, selon le MinsantĂ©, « d’amener un maximum de personnes Ă  connaĂźtre leur statut sĂ©rologique ». En dehors des dĂ©pistages systĂ©matiques dans les hĂŽpitaux, le gouvernement veut promouvoir les tests de dĂ©pistage rapide et prĂ©conise le dĂ©ploiement des accompagnateurs psycho-sociaux et pĂ©diatriques. De mĂȘme, des unitĂ©s mobiles vont sillonner les villes et campagnes du pays toute l’annĂ©e pour la mĂȘme cause. Bon Ă  savoir, le dĂ©pistage est gratuit pour les jeunes de moins de 15 ans, les femmes enceintes et les malades de la tuberculose et de 500 F pour les autres couches sociales. Le gouvernement camerounais se donne pour objectif d’atteindre le chiffre de 1,5 million de personnes dĂ©pistĂ©es en 2016 et 1,8 million en 2017.
Le deuxiĂšme axe de ces nouvelles orientations concerne la mise sous traitement tout aussi systĂ©matique suivant la stratĂ©gie « Test and Treat » (dĂ©pister et traiter). Il est dĂ©sormais prescrit que « toute personne dĂ©pistĂ©e et confirmĂ©e positive doit ĂȘtre mise directement sous traitement ». Cette prise en charge n’a pas besoin d’attendre l’évaluation prĂ©alable des CD4. Pour ce faire, annonce le MinsantĂ©, 88 nouvelles unitĂ©s de prise en charge ont Ă©tĂ© créées pour rapprocher les services indiquĂ©s des populations.
Enfin le troisiĂšme centre d’intĂ©rĂȘt concerne le suivi biologique des patients mis sous ARV. Le Cameroun envisage de passer de 168 000 patients en 2015 Ă  224 000 en 2016 et Ă  302 000 personnes en fin 2017. Dans cette logique, le coĂ»t de l’examen de charge virale qui se fait semestriellement ou annuellement a Ă©tĂ© ramenĂ© Ă  5000 F.
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Tchanga and Inoma: Oh! Teenage Pregnancy

Brenda Y. NCHEWNANG-NGASSA
National - Société

Cameroon film producer, Tabe Enow Tanjong through the film, has sensitises parents on how to handle teenage pregnancy.
Tchanga and Inoma! These names still ring a bell in the minds of those who attended primary school in the Anglophone zones in the early 1970s. “Tchanga and Inoma” was that Primary School story book used in those days that revealed two characters Tchanga (fat) and Inoma (slim). But the latest film produced by Tabe Enow Tanjong titled “Tchanga and Inoma” is far from what pupils learned from their primary school story books. The film “Tchanga and Inoma” is about two teenage girls impregnated by their student teachers. It was premiered in Yaounde on June 18, 2016 and will be premiere in Mamfe, South West Region on July 2, 2016.
Tchanga and Inoma are close friends and classmates who come from different family backgrounds. lnoma is from a wealthy family and Tchanga from a poor family. Both girls are impregnated by their student teachers. Donald (Enow Tanjong) impregnates Inoma while Peter (Ebini Edwi) impregnates Tchanga. Inoma is forced out of home by her father against her mother’s wish because her father cannot stand the disgrace that would erode the pride of his family. Tchanga, on the other hand, is bitterly castigated by her parents for such a shameful act; they however, finally accepted her. She goes back to school after having her baby.
The producer says he came up with such a film after a research on teenage mothers in Manyu Division where he hails. Research findings revealed that 80 per cent of victims drop out of school after having their babies and left by their parents to fend for themselves and their babies. “By so doing, their future ends in a shamble”, Tabe Enow Tanjong explained. Through the film the producer and the director, Musing Derick Tenn, are out to sensitise the population, especially parents, on how the social ill, teenage pregnancy, should be handled without disrupting the dreams of the victims. The film, which was shot in Mamfe, South West Region, features mostly Cameroonian actors and actresses.
A Timely Initiative Indeed!

Nkendem FORBINAKE
National - Société

The decision by the Minister for Public Health to systemize the screening of all patients who turn up for consultations in all public hospitals for their HIV status has raised quite some dust within the national healthcare community. Even if the Minister did not say it directly, it will virtually be compulsory to obtain the status of each patient reporting for any health problem. This move is revolutionary by the fact that all the secrecy about the handling and treatment of patients with HIV infections will henceforth be removed, making it easier to know who carries the virus and those who do not and in so doing better manage the situation because of a better knowledge of the situation and the availability of statistics.
One must sincerely observe that strategies to fight HIV/AIDS have not been very successful seen from the little impact various initiatives have had in the final result. The desire to keep patient’s condition private by preventing them from stigmatization has not helped matters at the end of the day. Policy makers cannot do effective planning because they do not have the necessary statistics on which to build a robust strategy. This is because for too long many citizens have been left to go about without even knowing their condition while carriers of the virus, unknown to them continue to spread it simply because they were not aware.
As long as the HIV/AIDS management chain was not opened up and continued to be run in near secrecy, results, especially the mass positive results expected, could never be attained That is why even with very efficient systems and information campaigns, the scourge has continued to develop in disturbing proportions. Moreover, an early discovery of one’s serology status will help manage the condition and obviously prevent the virus from developing into more disastrous condition of AIDS with its multifarious accompanying afflictions.
Early detection can also help minimize costs, especially for the dispossessed segments of the population from within which many cases of infection are registered. Manu Human Rights groups will obviously jump into the scene to condemn violation of privacy. But the gravity of the situation posed by the growing spread of HIV/AIDS and, above all, the need to preserve the health of Cameroonians from the scourge of this killer disease justify the government decision. The population must, in its own interest, adhere to this salutary initiative which will certainly have an immediate impact on the management of the disease.
Brexit : une blessure européenne, une leçon africaine

Par Marie-Claire NNANA

Pour les EuropĂ©ens comme pour les Britanniques, la date du 23 juin restera une date-clĂ©. Au terme d’un rĂ©fĂ©rendum haletant, les citoyens britanniques ont dĂ©cidĂ© de quitter l’Union aprĂšs 43 ans. Deuil et tristesse pour les uns, sentiment d’euphorie et de dĂ©livrance pour les autres.

Il ne fait aucun doute que la sortie du Royaume-Uni de l’Union europĂ©enne constitue aussi pour le reste du monde une surprise. Et un marqueur historique. En effet, personne ne croyait rĂ©ellement que la construction de l’Union europĂ©enne, Ă  l’Ɠuvre depuis 60 ans, fĂ»t rĂ©versible. N’étions-nous pas plus enclins Ă  nous demander si la Turquie serait le prochain entrant, plutĂŽt que de spĂ©culer sur la sortie de l’un des piliers de cette Union ? Et ce malgrĂ© les critiques nombreuses et acerbes de l’Europe profonde et des partis politiques europhobes sur la marche du projet communautaire.

Vu d’Afrique, le choc du divorce du Royaume-Uni d’avec l’Union europĂ©enne peut paraĂźtre attĂ©nuĂ©, comme une secousse pĂ©riphĂ©rique d’un tremblement de terre dont l’épicentre se trouverait loin, trĂšs loin de nos tropiques torrides. Parce que l’Afrique, quoique proche culturellement et Ă©conomiquement de l’Europe, a, dans son propre agenda, bien des drames et des tragĂ©dies Ă  gĂ©rer ou Ă  surmonter. NĂ©anmoins, les Africains sont Ă  mĂȘme d’intĂ©grer que ce qui se passe en Europe aujourd’hui s’apparente Ă  une blessure vive, une fracture ouverte, d’autres ne craignent pas de parler de rĂ©volution, tant l’avenir de l’Europe paraĂźt soudain questionnable.
Il est Ă©difiant de relever de quelle maniĂšre la dĂ©flagration qui secoue l’Europe parle Ă  l’Afrique. VoilĂ  en effet prĂšs de 60 ans que les pays africains ont acquis de haute lutte leur indĂ©pendance politique. AprĂšs une histoire agitĂ©e, tumultueuse, qui vit le continent survivre – mais dans quel Ă©tat ? – Ă  de graves pĂ©rils : la traite nĂ©griĂšre, la colonisation europĂ©enne, les indĂ©pendances, le nĂ©ocolonialisme. Les ravages de l’histoire n’ont pas pour autant dĂ©terminĂ© ici comme en Europe, une volontĂ© forte de construire une union politique et Ă©conomique pour conjurer les menaces Ă  venir. Les nouveaux leaders africains ont entĂ©rinĂ© sans grande conviction quelques regroupements gĂ©ostratĂ©giques dĂ©finis sur la base des anciens dĂ©coupages hĂ©ritĂ©s de la pĂ©riode coloniale.
Ces ensembles, CEMAC, CEDEAO, SADC, COMESA, fonctionnent avec plus ou moins de cohĂ©sion, comme des unions Ă©conomiques et monĂ©taires soumises Ă  un protocole de convergence minimal, souvent calquĂ© sur l’Union europĂ©enne. L’union politique y demeure problĂ©matique, car s’il existe bien une Commission et un parlement communautaire, leur influence rĂ©elle demeure faible. Et comme le rappelait lors de sa derniĂšre visite officielle au Cameroun la Directrice gĂ©nĂ©rale du Fonds monĂ©taire international, Christine Lagarde, en ces temps de choc pĂ©trolier et de dĂ©gringolade des cours des matiĂšres premiĂšres, un des principaux freins Ă  la croissance Ă©conomique dans la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire d’Afrique centrale (CEMAC) rĂ©side dans l’incapacitĂ© Ă  construire un vĂ©ritable espace Ă©conomique intĂ©grĂ©, viable et libre, un grand marchĂ© d’Afrique centrale, plus sĂ©duisant pour les investisseurs que nos micro-Etats-nations Ă  faible densitĂ© dĂ©mographique.
Brexit : une blessure européenne, une leçon africaine

Par Marie-Claire NNANA

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Pour l’Europe, la volontĂ© de crĂ©er une union politique sur les cendres de la CommunautĂ© du charbon et de l’acier fut d’autant plus forte que les deux grandes guerres, et l’ultra nationalisme y avaient semĂ© la mort et la dĂ©solation jusqu’à la nausĂ©e et l’écƓurement. L’Union paraissait alors la seule parade efficace et durable Ă  la barbarie, aux extrĂ©mismes, Ă  la guerre. Avec le dĂ©samour clair des Britanniques pour l’Europe, tel qu’exprimĂ© dans ce rĂ©fĂ©rendum, on doit convenir que les temps ont bien changĂ©. Et en premier lieu, la mĂ©moire : le souvenir des atrocitĂ©s des deux grandes guerres s’est estompĂ© face Ă  une rude rĂ©alitĂ© contemporaine que les Anglais ressentent dans leur chair : le ralentissement Ă©conomique de l’Europe ; l’immigration massive vers leur pays perçu comme un havre de prospĂ©ritĂ© ; le terrorisme ; l’autoritarisme de Bruxelles (ou ce qui est perçu comme tel) ; la mondialisation et le dumping social ; l’image dĂ©testable, et dĂ©testĂ©e, par eux, d’une certaine Europe, vautrĂ©e dans la corruption, le clientĂ©lisme ; ou bien le spectre d’une Europe des grĂšves Ă  rĂ©pĂ©tition, qui refuse des rĂ©formes Ă©conomiques qu’eux les Britanniques ont endurĂ©es il y a dĂ©jĂ  40 ans

S’il y a une leçon Ă  en tirer, pour le monde et en particulier pour l’Afrique, c’est d’abord celle du triomphe dĂ©mocratique. Un pays europĂ©en s’est clairement exprimĂ© Ă  travers les urnes contre l’Europe, et sa dĂ©cision sera bien respectĂ©e, quoi qu’il en coĂ»te. Le choix du peuple demeure donc sacrĂ© chez nos partenaires europĂ©ens, mĂȘme lorsque les Ă©lites pensent le contraire. SacrĂ©e leçon !
Seconde leçon : la foi d’un peuple en lui-mĂȘme soulĂšve des montagnes. Ce vote, risquĂ© pour la plupart des observateurs, n’a Ă©tĂ© possible que parce que le peuple britannique a une grande confiance en lui-mĂȘme, en sa rĂ©silience, en sa capacitĂ© Ă  prendre son destin en mains, dans une mondialisation bien complexe, Ă©branlĂ©e par le terrorisme et les chocs financiers, une mondialisation oĂč, face Ă  la vieille Europe, les pays Ă©mergents font des coudes pour prendre toute leur place. Souhaitons-leur du courage.
TroisiĂšme leçon : L’Afrique, et la CEMAC en particulier, doit chercher exactement la voie inverse, celle de l’union. Unis nous serons plus forts, c’est plus qu’une Ă©vidence. A nous replier dans notre superbe isolement, nous ne rĂ©ussirons qu’à attirer les prĂ©dateurs. La Grande-Bretagne, 5e puissance Ă©conomique mondiale, peut se permettre un Brexit. Elle sait que le monde a besoin d’elle. Qu’elle peut nĂ©gocier de nouveaux accords politiques et commerciaux, probablement Ă  son avantage. Les petits poucets que nous sommes, reprĂ©sentant Ă  peine 2 % du commerce mondial, ne devraient avoir qu’une religion : s’intĂ©grer, pour constituer un interlocuteur de poids devant les mastodontes de la mondialisation.
DĂ©jĂ , l’Accord de partenariat Ă©conomique (APE) avec l’Europe se profile, comme une menace, ou comme une opportunitĂ©, c’est selon. Il est clair que seul un front uni de l’Afrique centrale arrachera Ă  l’Europe, mĂȘme dĂ©primĂ©e, de meilleures conditions d’échanges. Pensons-y.
Charity Appeals For Customs Exoneration For Gifts

Yaboa Ndula MUNTEH
National - Société

Officials argue that imposing heavy duties on items intended to help the needy hampers development.
Some Diaspora-based Non Governmental Organisations, NGOs are a source of inspiration to the health and the education sectors back home. They offer equipment like orthopaedic beds, wheelchairs, delivery beds, mattresses, water heaters, among others, to health facilities. In schools with insufficient learning material, pupils lack even exercise books to take notes. Though these are free, apolitical donations, heavy customs duties are often imposed.
A US-based charity, “Safe Bridge of Help,” led by Richard Mbakop, on June 27, 2016, appealed for customs exoneration. According to him, heavy customs duties have led to the abandonment of a 40-feet container at the Douala Sea Port containing hospital kits worth millions of FCFA. Richard Mbakop revealed that for the NGO’s five-year of benevolent work in Cameroon, they have paid customs duties worth millions of FCFA, pleading that the authorities should grant customs exoneration for them to contribute better to the development of the country.
Even with the heavy duties, Richard Mbakop disclosed that the satisfaction of giving is immeasurable, reason why “Safe Bridge of Help” has so far donated equipment worth over 200 million FCFA to health institutions, schools and orphans. With customs exoneration, he believes that charities will contribute better to the wellbeing of Cameroonians, thereby fostering development as wished by the Head of State.
Equatorial Guinea: New Government At Work

Emmanuel KENDEMEH
International - Politique

The new government was announced on Friday, June 24, 2016.
The new government formed after President Teodoro Obiang Ngema’s re-election on April 24, 2016 winning 93.7 per cent of the votes cast is already at work. The 36-member government was announced on State television of Friday, June 24, 2016. The president first of all dissolved the country’s government on June 17 as provided by the constitution.
Before naming the new government, President Obiang Nguema last Wednesday promoted his eldest son, Teodorin Nguema Obiang to the position of Vice President in charge of defence and security. He was previously holding the position of Second Vice President since 2012.
President Obiang Nguema’s other son Gabriel Obiang Lima Mbega, retained the strategic Ministry of Mines and Hydrocarbons. The President’s brother, Antonio Mba Nguema, took over one of the two newly created offices, Department of Presidential Security. A new member of government Reginaldo Asue Mango heads the Department of Planning.
Equatorial Guinea’s official Webpage states that the Prime Minister of the Government for Administrative Coordination is Vicente Ehate Tomi. The First Deputy Prime Minister for Political Affairs, Democracy and Minister of Internal Affairs and Local Corporations, Clemente Engonga Nguema Onguene, Second Deputy Prime Minister for Social Affairs is Franscisco Pascual Obama Asue and the Third Deputy Prime Minister for Human Rights, Alfonso Nsue Mokuy. Reports say, eight new ministers have entered the government which has three women.
Forwarded from Cameroon Tribune
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