Cameroon Tribune
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ETOUNDI OYONO de son vivant.
Un diplîme d’emploi à revaloriser

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Mais que se passe-t-il donc avec le Bts ? Moins de deux jeunes sur quatre obtiennent leur diplĂŽme en deux ans. Les pouvoirs publics compĂ©tents ont beau multiplier les initiatives, les chiffres de la rĂ©ussite au Bts n’évoluent pas beaucoup. De nombreux Ă©tudiants quittent les Ă©coles de formation Ă  la fin de la premiĂšre annĂ©e, et moins de la moitiĂ© parvient Ă  se faire une place dans le monde du travail une fois le sĂ©same en poche. Un Ă©chec qui a de quoi susciter des interrogations, au-delĂ  de l’inquiĂ©tude.
Suite Ă  de nombreux soubresauts, l’examen est placĂ© depuis 1994 sous la responsabilitĂ© du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur pour mieux l’organiser. Le titulaire du Bts devait ainsi ĂȘtre prĂ©parĂ© Ă  un emploi immĂ©diat, le diplĂŽme devant contribuer Ă  rĂ©duire le chĂŽmage des jeunes et leur manque de qualification. Le Bts est de nouveau Ă  la croisĂ©e des chemins, du fait du peu d’accĂšs qu’il offre aux laurĂ©ats au monde du travail, n’en dĂ©plaise aux promoteurs des Ă©coles de formation qui soutiennent le contraire. Nombre de diplĂŽmĂ©s sont ainsi obligĂ©s de reprendre des Ă©tudes en facultĂ© ou dans des Ă©coles professionnelles, ou mĂȘme de pousser jusqu’à la licence professionnelle pour se donner plus de chances. A ceux qui insistent pour travailler immĂ©diatement, il est rĂ©guliĂšrement proposĂ© des salaires minables de l’ordre de 30, 50 ou 70 000 F. Beaucoup d’autres pointent au chĂŽmage ou au systĂšme D depuis la fin de la formation.
Au regard de ce que sacrifient les familles dans ces formations aux coĂ»ts parfois trĂšs Ă©levĂ©s, une nouvelle rĂ©flexion devrait ĂȘtre menĂ©e sur cet examen censĂ© raccourcir le chemin vers l’emploi. Dans ce cadre devraient principalement ĂȘtre examinĂ©es les offres de formation pour qu’elles cadrent dĂ©finitivement avec les besoins du marchĂ© du travail. Avec au centre la question : « A quoi devrait servir le Bts ? »
Amour ou religion ?

Monica NKODO
National - Culture

C’est le choix cornĂ©lien de Ara, le personnage principal d’un film autour de la tolĂ©rance.
Aucune femme transie d’amour n’aimerait ĂȘtre Ă  la place de Ara. Belle, intelligente, indĂ©pendante, elle a tout pour elle. Tout ? Pas vraiment. Elle veut Ben. Seulement Ben, lui, est un AmĂ©ricain d’origine juive aussi libertin qu’athĂ©e et Ara une musulmane convaincue. Rien pour les lier, mais une force incomprĂ©hensible les unit l’un Ă  l’autre. Peut-ĂȘtre le goĂ»t de l’interdit. Ara plonge sans frein dans cette passion qui ne tarde pas Ă  consumer tous ses idĂ©aux, brouille sa relation avec Allah et sa famille. Et puis, il y a cette thĂšse de doctorat Ă  soutenir. L’universitĂ©, c’est d’ailleurs le point de cette rencontre entre Ben et Ara, entre ces contraires qui s’attirent rĂ©solument. Contraires de pensĂ©es, d’opinions, de raison.
Cette histoire d’amour inattendue est contĂ©e de maniĂšre bouleversante par la rĂ©alisatrice amĂ©ricaine Nnegest Likke. Elle explore les possibilitĂ©s et les dangers d’une liaison inter-raciale, inter-religieuse et mĂȘme inter-culturelle. L’actrice principale, Constance Ejuma, est Camerounaise. Avec Joseph Baird, l’acteur qui incarne Ben Ă  l’écran, ils ont co-produit le film, s’en remettant au financement participatif pour une partie des fonds. Ce long mĂ©trage sorti cette annĂ©e reparle une fois de plus des religions mais aussi de l’amour, ce sentiment qui, mit entre elles, se force Ă  trouver un terrain d’entente, de mener Ă  la voie de la tolĂ©rance. « Ben &Ara », aprĂšs avoir remportĂ© de nombreuses rĂ©compenses Ă  travers les festivals internationaux, Ă©tait de la sĂ©lection du dernier Mis me Binga et s’est adjugĂ© l’Ecran du meilleur film Ă©tranger aux Ecrans Noirs 2016.
Bangangté: cap sur le bio

Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest

Un centre de transformation des boues de vidange en compost biologique en gestation pour aider l’agriculture.
CrĂ©er une ville avec zĂ©ro pollution. Telle est l’ambition du maire CĂ©lestine Ketcha CourtĂšs. C’est pourquoi l’élue locale annonce la construction dans les semaines Ă  venir d’un centre de transformation des boues de vidange en compost biologique pour accompagner davantage l’agriculture. D’autres projets sont Ă©galement en vue. Il s’agit de l’alimentation de la citĂ© en Ă©nergie solaire, la construction du stade Omnisports et de l’hĂŽtel de ville de BangangtĂ©.
La rĂ©ussite de ces projets, indique le maire, passe par la capitalisation des acquis du certificat ISO 26000 dont la commune a Ă©tĂ© aurĂ©olĂ©e le 10 juin dernier, et qui ouvre la porte vers les bailleurs de fonds et investisseurs. Toutes ces informations ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©es, vendredi dernier, lors d’une session du conseil municipal consacrĂ©e Ă  l’examen et au vote du compte administratif pour l’exercice 2015. Ainsi, le compte administratif de l’ordonnateur de la commune de BangangtĂ© et le compte de gestion-matiĂšres du receveur municipal pour l’exercice 2015 ont Ă©tĂ© adoptĂ©s par 39 des 41 conseillers municipaux que compte l’exĂ©cutif municipal.
Le budget Ă©tait Ă©quilibrĂ© en recettes et en dĂ©penses Ă  la somme de 784 300 000 Fcfa. A la fin de l’exercice, 531 514 315 Fcfa de recettes ont Ă©tĂ© effectivement rĂ©alisĂ©es, soit un taux de rĂ©alisation de 67,67%. Les dĂ©penses d’un montant de 526 367 867 Fcfa ont Ă©tĂ© effectuĂ©es, pour un taux de rĂ©alisation de 67,11%. Il se dĂ©gage donc un excĂ©dent des recettes sur les dĂ©penses de 5 146 448 Fcfa. Les rĂ©alisations de la commune en 2015 portent entre autres sur les raccordements Ă©lectriques, la rĂ©fection de cases communautaires, l’éclairage public, la rĂ©habilitation des pistes et routes agricoles pour dĂ©senclaver les bassins de production, la construction des forages Ă©quipĂ©s de pompes Ă  motricitĂ© humaine, des blocs de salles de classe, etc.
Distribution de l’électricitĂ©: rĂ©flexion sur le poteau

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

Une réflexion multipartite vient de se tenir à Douala sur cet équipement affecté par divers maux.
Pour son propre usage ou pour la lĂ©gislation spĂ©ciale en cours de prĂ©paration, la compagnie Eneo devrait tirer profit des dizaines de propositions sorties de la journĂ©e de rĂ©flexion sur le poteau en bois, principal support de la distribution d’électricitĂ© assurĂ©e par cette entreprise au Cameroun (93%). Il s’agit gĂ©nĂ©ralement de mesures pour normaliser la production ce qui Ă©viterait nombre de malfaçons, accidents et pourriture prĂ©coce, mutualiser son utilisation pour diminuer les coĂ»ts d’exploitation tout en Ă©vitant gaspillage et pollution, de promouvoir la culture d’essences adaptĂ©es au besoin dans les Ă©cosystĂšmes les mieux adaptĂ©s

Ce mercredi 20 juillet 2016 Ă  Douala, des producteurs, des vendeurs et des utilisateurs du poteau en bois ont donc mis en commun leurs expĂ©riences pour rĂ©pondre Ă  la question essentielle du meilleur usage de ce moyen de transport de divers services nĂ©cessaires Ă  l’économie. De toute Ă©vidence, en effet, du point de vue des autoritĂ©s en charge de l’énergie et des forĂȘts notamment, le « poteau bois » va encore servir longtemps pour distribuer l’électricitĂ©, les tĂ©lĂ©communications, etc. Pour autant, la situation de ces piliers de l’activitĂ© d’Eneo est difficile, d’oĂč l’appel Ă  la rencontre sur un sujet qui dĂ©borde ses propres prĂ©occupations.
La derniĂšre Ă©valuation (2016) du rĂ©seau d’Eneo a dĂ©nombrĂ© 1,2 million de poteaux en bois avec un taux de dĂ©fectuositĂ© d’environ 35%. Officiellement, « les poteaux dĂ©fectueux sont une menace pour la continuitĂ© du service Ă©lectrique et la sĂ©curitĂ© des personnes et des biens ». Mais dans les dĂ©bats, l’on s’est bien aperçu que le « poteau bois » porte de sa base au sommet bien plus de soucis.
« Le poteau bois a Ă©tĂ© introduit au dĂ©but des annĂ©es 80 et Ă  ce moment le taux d’électrification au Cameroun Ă©tait d'Ă  peine 6%, il frĂŽle les 20% aujourd’hui. Nous pouvons donc dire que le poteau bois a fortement contribuĂ© Ă  l'accĂ©lĂ©ration de l'Ă©lectrification de ce pays », assure le directeur central technique d’Eneo, EugĂšne Ngueha.
Maintien de l’ordre: les gendarmes en recyclage

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Intervention en cas de rĂ©volte, montage et dĂ©montage d’armes au menu des exercices.
Un conducteur de moto-taxi meurt de ses blessures, consĂ©cutives Ă  une chute occasionnĂ©e par l’interpellation musclĂ©e de quelques agents d’une mairie. En rĂ©action, 200 « bendskineurs » enclenchent un mouvement d’humeur et prennent mĂȘme des gens en otage. Comment gĂ©rer cette situation ? Cet exercice Ă©tait au cƓur de la formation dispensĂ©e il y a peu, Ă  des gendarmes au Camp Mboppi, dans le cadre d’une opĂ©ration de recyclage. Sous le regard du commandant de la LĂ©gion de gendarmerie, le colonel Thomas Roger Abessolo Amougou ce 20 juillet, l’exercice de rĂ©tablissement de l’ordre s’est dĂ©roulĂ©. Au menu Ă©galement de la formation, le montage et dĂ©montage de pistolets automatiques, de fusils Kalachnikov etc.
Pour le ColĂ©gion, cette dĂ©monstration avait pour but de permettre d’apprĂ©cier le niveau opĂ©rationnel atteint par la formation. Par ailleurs, l’opĂ©ration visait aussi Ă  rapprocher la gendarmerie de la population, de consolider la confiance entre les deux parties, dans le cadre du concept de gendarmerie de proximitĂ© prĂŽnĂ© par la haute hiĂ©rarchie militaire.
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Cameroon Tribune du mercredi, 27 juillet 2016.
Le chef de l’Etat approuve le Plan de relance de la Camair-Co

Josiane TCHAKOUNTE
National - Politique

Le constructeur Boeing a proposĂ© que la compagnie aĂ©rienne desserve 27 destinations. L’acquisition de neuf nouveaux aĂ©ronefs ainsi qu’un financement de 60 milliards de F sont aussi prĂ©vus.

Bonne nouvelle pour la compagnie aĂ©rienne nationale. Le plan Ă©laborĂ© par le constructeur Boeing pour redresser la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) a Ă©tĂ© approuvĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique. « Ce plan sera mis en Ɠuvre incessamment », peut-on lire dans le communiquĂ© de presse du ministre des Transports (MinT) Edgard Alain Mebe Ngo’o publiĂ© hier. Il s’agit maintenant de mettre en application les recommandations de Boeing qui portent sur les destinations Ă  desservir, les aĂ©ronefs Ă  acquĂ©rir, la restructuration de la dette de l’entreprise et les financements Ă  apporter Ă  la compagnie.

27 destinations Ă  desservir
Les propositions faites par Boeing et validĂ©es par le prĂ©sident de la RĂ©publique devraient permettre Ă  la compagnie aĂ©rienne nationale d’avoir des taux de remplissage convenables de ces avions. Le constructeur a pour cela proposĂ© un rĂ©seau comprenant 27 destinations dont cinq intercontinentales (Paris, Bruxelles, Washington, Wangzhou), 13 rĂ©gionales et neuf domestiques.

Neuf avions à acquérir
C’est le nombre d’appareils nouveaux qu’il faudra acquĂ©rir pour rehausser la flotte de Camair-Co aujourd’hui composĂ©e de cinq avions. Jusqu’ici, la flotte a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme un sĂ©rieux handicap pour l’entreprise. Qualitativement et quantitativement inadaptĂ©e pour faire face Ă  la concurrence. Le Boeing 767 baptisĂ© le Dja, d’une capacitĂ© de 220 passagers, n’est revenu que le 2 juillet dernier, aprĂšs six mois passĂ©s en Ethiopie pour rĂ©vision. Une absence qui a pour consĂ©quence de chambouler les plans de vols, entraĂźnant des annulations, non sans affecter la qualitĂ© de service. Avec 14 avions, Camair-Co devrait ĂȘtre capable de mieux se dĂ©ployer. Le type d’avions Ă  acquĂ©rir se fera en fonction des dessertes. Certainement pour mieux rentabiliser leur exploitation. MĂȘme si on n’oublie pas la suspension des vols Camair-Co vers l’Union europĂ©enne par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique depuis le 21 juin dernier qui court toujours.

Régler la dette de 35 milliards
Le plan de redressement propose que l’Etat paie la dette de Camair-Co. Il s’agit de la dette fournisseur estimĂ©e Ă  prĂšs de 35 milliards de F. « Une grande partie est composĂ©e de fournisseurs dits bloquants pour lesquels la dette est exigible Ă  court terme et dont le non-paiement peut Ă  tout moment arrĂȘter l’exploitation. C’est notamment le cas des loueurs d’avions, des fournisseurs de carburant, des services d’assistance au sol, des services de navigation aĂ©rienne », expliquait le MinT dans une interview accordĂ©e Ă  CT en juin dernier.

60 milliards de financements
C’est l’autre proposition faite pour redresser la compagnie. Que l’Etat finance Camair-Co Ă  hauteur de 60 milliards de F. Selon les informations obtenues au ministĂšre des Transports, BOEING propose Ă©galement dans son plan d’accompagner Camair-Co dans la mise en Ɠuvre du rapport sur une pĂ©riode de 18 mois renouvelables.
La mission de la CAF sur les chantiers de la CAN féminine 2016

Steve LIBAM
National - Sport

L’équipe a visitĂ© le stade Omnisports de YaoundĂ© mardi, ainsi que les stades d’entraĂźnement.

AprĂšs des visites de courtoisie au ministre des Sports et de l’Education physique ainsi qu’au gouverneur de la rĂ©gion du Centre, l’équipe des inspecteurs de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) est descendue sur le terrain mardi. PremiĂšre Ă©tape, le stade Ahmadou Ahidjo. L’infrastructure est en plein chantier. L’arrivĂ©e de la mission de la CAF dĂ©mobilise un temps certains ouvriers. Ils sont vite rappelĂ©s Ă  l’ordre. « Les ouvriers doivent rejoindre leur poste de travail », crie un responsable sur le chantier. Les travaux doivent se poursuivre mĂȘme si les inspecteurs sont lĂ .
HervĂ© His, chef de la mission de contrĂŽle Egis, prĂ©sente les travaux Ă  travers quatre grands chantiers : l’aire de jeu, les tribunes, les locaux et les amĂ©nagements extĂ©rieurs. En gros, des modifications ont Ă©tĂ© apportĂ©es Ă  la structure initiale du stade. L’accĂšs des joueurs au terrain est dĂ©sormais axial. Pour des raisons de sĂ©curitĂ©, une deuxiĂšme entrĂ©e majeure au stade a Ă©tĂ© créée. Le 7 aoĂ»t, la pose des siĂšges grand public devrait ĂȘtre achevĂ©e. Celle des tribunes prĂ©sidentielles le 5 octobre. L’installation des Ă©crans gĂ©ants le 28 aoĂ»t. Les propos des ingĂ©nieurs se veulent rassurants. Dans le public, on guette la rĂ©action des Ă©valuateurs de la CAF. Stylos et calepins en main, ils posent des questions, demandent des prĂ©cisions. Une coupure d’électricitĂ© interrompt la prĂ©sentation. « C’est un dĂ©sagrĂ©ment qui n’arrivera pas durant la compĂ©tition car le stade sera autonome en Ă©nergie», dĂ©clare HervĂ© His.
S’en suit la visite des locaux. De la zone VIP aux mĂ©dias, en passant par les vestiaires, l’équipe de Leodegar Chilla Tenga passe les grands ensembles du stade Omnisports en revue. Ils scrutent, touchent
La pelouse, qui a dĂ©jĂ  subi plusieurs tontes, est aussi inspectĂ©e, tout comme les deux stades annexes et le stade militaire, qui serviront de terrains d’entraĂźnement aux Ă©quipes participantes. Tous les travaux devraient ĂȘtre achevĂ©s d’ici le 15 octobre. Les mines sont dĂ©tendues. On semble lire de la satisfaction de part et d’autre. « Je suis prĂȘt Ă  vous recevoir », lance Tombi Ă  Roko Sidiki, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football. « Je peux le voir !», lui rĂ©torque sobrement Leodegar Chilla Tenga. Aujourd’hui, les inspecteurs de la CAF vont visiter les infrastructures hĂŽteliĂšres de la capitale devant accueillir les participants Ă  la CAN fĂ©minine.
Cameroon Wins UN Online Business Registration Award

George MBELLA
National - Economie

Small and Medium-size Enterprise Minister presented the prize to Prime Minister Philemon Yang yesterday, July 26, 2016 at the Star Building.
The United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD) and the Global Entrepreneurship Network of the US State Department have ranked Cameroon first, scoring seven out of 10 points, for its “MyBusiness.cm” online business registration system which is listed in the Global Enterprise Regulation portal. A certificate of “Highest Appreciation” was awarded during the Global Economic Forum organised by the United Nations Organisation on 18 July, 2016 in Nairobi, Kenya.
Presenting the award to the Prime Minister, Head of Government at the Star Building, yesterday, July 26, 2016, the Minister of Small and Medium-Size Entreprises, Social Economy and Handicraft, Prof. Laurent Serge Etoundi Ngoa, was full of gratitude to Philemon Yang for instructing reforms in business registration in a bid to improve the business environment. Six months ago, government put in place the online business registration platform “MyBusiness.cm” and made it functional in the cities of Yaounde, Douala and Garoua.
“Upon a discreet on-the-spot evaluation and inquiries by agents from the US State Department’s Global Entrepreneurship Network in our One-Stop shops for business registration, they realised the system was functioning,” he told the press after the audience.
Cameroon beat 18 other countries to emerge first in the e-registration category, while the Kingdom of Bhutan ranked first in the e-regulation category. In all, 116 countries were evaluated this year. “We believe Cameroon’s ranking will improve in this yearly exercise when we must have installed the system in all 10 regions,” said Prof. Etoundi Ngoa, failing to conceal his determination to strive for a better business climate to attract investments.
Sécurité à améliorer dans le Transport aérien

Josy MAUGER
National - Economie

L’Asecna a rĂ©uni ses partenaires et clients mardi Ă  YaoundĂ© afin qu’ils Ă©changent sur la qualitĂ© du service.
Selon le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence pour la sĂ©curitĂ© de la navigation aĂ©rienne en Afrique et Madagascar (Asecna), Amadou Ousmane Guitteye, c’est davantage dans les zones de conflits que l’institution rencontre des difficultĂ©s. Prenant l’exemple du Nord Mali, il explique comment toutes les installations de l’Agence ont Ă©tĂ© dĂ©truites. « Il s’agit des stations terriennes, des aides Ă  la navigation aĂ©rienne qui se trouvaient-lĂ . Mais, afin de compenser ces pertes, nous utilisons d’autres systĂšmes, notamment les communications entre pilotes et contrĂŽleurs en liaison donnĂ©e ce qui permet de compenser ces pertes de communication », indique le DG. Ce dernier l’expliquait lors du sĂ©minaire annuel sur la gestion de la sĂ©curitĂ© tenu lundi Ă  YaoundĂ©. Une rencontre initiĂ©e par l’Agence, ses clients et partenaires et qui a pour objectif d’aprĂšs lui, de rĂ©unir tous les usagers, tous les partenaires de l’Asecna du transport aĂ©rien, pour recueillir leurs avis, leur perception et avoir le feed-back de l’image de l’agence dans la fourniture de service de navigation aĂ©rienne par les diffĂ©rents centres opĂ©rationnels de l’Agence.
De l’avis justement du commandant Badji Eli Joseph, vice-prĂ©sident rĂ©gional Afrique Ouest et Centre de la FĂ©dĂ©ration internationale des associations des pilotes de ligne (Ifalpa), la qualitĂ© de service de l’Asecna est apprĂ©ciĂ©e, en matiĂšre de sĂ©curitĂ© aĂ©rienne. Des prestations qu’il juge « d’un trĂšs haut niveau ». Surtout qu’il se ressent comme il l’explique, une prĂ©occupation permanente de l’Agence d’amĂ©liorer les conditions de sĂ©curitĂ© aĂ©rienne
Contre les Changements climatiques, l’Afrique mise sur la prĂ©vision

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Des experts en mĂ©tĂ©orologie rĂ©unis depuis lundi Ă  YaoundĂ© vont plancher sur la mise en Ɠuvre du Centre d’application et de prĂ©vision climatologique amĂ©nagĂ© Ă  Douala.
Le monde ploie sous le phĂ©nomĂšne des changements climatiques. Ses effets nĂ©fastes ont une influence nĂ©gative sur les activitĂ©s socio-Ă©conomiques des populations. Toutes choses qui replacement les services mĂ©tĂ©orologiques au premier rang des technologies nĂ©cessaires pour la prĂ©vention des dangers relatifs Ă  ces perturbations climatiques. C’est ce qui justifie la rĂ©cente acquisition par le continent d’un Centre d’application et de prĂ©vision climatologique de l’Afrique centrale (Capc-Ac), construit Ă  Douala. Les travaux du deuxiĂšme conseil des ministres de l’Afrique centrale en charge de la mĂ©tĂ©orologie ouverts mardi Ă  YaoundĂ©, en prĂ©sence du ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports (Mint), Mefiro Oumarou vont mettre en exergue le mode de fonctionnement du Capc-Ac, notamment, son statut, sa stratĂ©gie de mobilisation des ressources et son organigramme.
En effet, lors du premier conseil ministĂ©riel sur la mĂ©tĂ©orologie tenu en avril 2015, il avait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de la crĂ©ation du Capc-Ac. Conscient du rĂŽle crucial que ledit centre devrait jouer, la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), Ă  travers le Fonds spĂ©cial ClimDev, a dĂ©cidĂ© de venir en appui Ă  la Ceeac pour le financement du projet Information satellitaire et mĂ©tĂ©orologique pour la rĂ©duction des risques et catastrophes climatiques en Afrique centrale (Sawidrac-Ac). Objectif, construire la rĂ©silience aux catastrophes naturelles dans la rĂ©gion Afrique centrale. « Le projet permettra de renforcer les capacitĂ©s du Capc-Ac en matiĂšre d’exploitation des prĂ©visions numĂ©riques et des prĂ©visions climatiques saisonniĂšres », a dĂ©clarĂ© Justus Joseph Kabyemera, coordonnateur du Fonds spĂ©cial ClimDev-Africa.
Tourism Board: Modernising Hotels For Emergence

Roland MBONTEH
National - Economie

Prime Minister, Head of Government will today July 27, 2016 chair the 14th session of the board at the Star Building.
The National Tourism Board, set up in 1999, as an advisory body for tourism development in the country, holds its fourteenth session today July 27, 2016 in Yaounde. The deliberations to be presided at by the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang, will centre on the theme “Developing the hotel industry in the perspective of Cameroon’s Emergence”.
The choice of the theme could not have been any better given the present context of Cameroon’s drive towards emergence and the upcoming continental football events in 2016 and 2019. Modernising the tourism industry ahead of these two important African female and male football events coupled with country’s quest to attain emergence, is a necessary impulse.
During the 13th session of the board in December 2015, the Prime Minister, Philemon Yang who is the chair of the National Tourism Board gave instructions in view of modernising the tourism and leisure industry. The Prime Minister stressed on the intensification of dialogue between the public and private sector as well as the drawing up of a common training programme for operators to boost performance which will induce economic growth. Government’s policy on training of actors (proprietors, managers and personnel) of the tourism and leisure industry is already being implemented.
The Ministry of Tourism and Leisure has been organising a series of regional seminars for stakeholders of both public and private sector to upgrade skills and meet international standards. One of such seminars opened in Bafoussam, West Region on July 25, 2016 and will last for one week. The creation of a reference school for tourism and leisure would further consolidate government’s policy on harmonising training and boosting performance in order to spur economic growth. Thus, today’s session would examine ways of developing the hotel industry so that its pivotal role towards emergence is clearly diagnosed.
Roger Milla s’implique dans l'Education numĂ©rique

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Le promoteur de la fondation CƓur d’Afrique s’associe aux Ă©ducation Afredit pour promouvoir les TIC Ă  l’école.

Roger Milla, prĂ©sident du conseil d’administration du programme Education numĂ©rique pour l’émergence de l’Afrique (Enem-Africa) et Arthur Pango, directeur gĂ©nĂ©ral de la maison d’édition AfrĂ©dit ont signĂ© une convention lundi dernier Ă  YaoundĂ©. C’était dans la salle des confĂ©rences de la fondation CƓur d’Afrique de Roger Milla. En prĂ©sence du Dr. Lucas Vincent Ngouo, directeur exĂ©cutif d’Enem-Africa, de son personnel et d’une forte dĂ©lĂ©gation de la maison d’édition AfrĂ©dit.
ConcrĂštement, cette convention se veut une plateforme commune de rĂ©flexion sur l’avenir numĂ©rique du continent et la promotion des Tic en milieu scolaire. « L’initiative envisage de crĂ©er un organe de presse Ă©crite, une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision numĂ©rique panafricaine, proposer un plan d’action pour la sensibilisation et la promotion des Tic en Afrique ainsi que de nĂ©gocier un partenariat avec un Ă©diteur pour la diffusion de la collection «Informatique pour l’émergence », a expliquĂ© Roger Milla. Arthur Pango, directeur gĂ©nĂ©ral de la maison d’édition AfrĂ©dit, a dit sa satisfaction suite Ă  cette signature et a promis l’entiĂšre disponibilitĂ© de sa structure Ă  Ă©voluer dĂ©sormais avec son nouveau partenaire.
Avec pour devise « Passer de la politique Ă  l’action », Enem-Africa est un programme qui a fait de la promotion des Tic son cheval de bataille indispensable pour le dĂ©veloppement des pays africains. AfrĂ©dit, quant Ă  elle, use des livres pour atteindre les mĂȘmes objectifs.
CT Ă  l’heure brĂ©silienne pour les Jeux olympiques 2016

Josiane R. MATIA
National - Sport

Le quotidien national lance dĂšs mercredi son compte-Ă -rebours.
Dans un peu moins d’une dizaine de jours, le monde aura les yeux rivĂ©s vers le BrĂ©sil oĂč Rio de Janeiro va accueillir la 31e Ă©dition des Jeux olympiques d’étĂ© (5 au 21 aoĂ»t). Le Graal pour tout athlĂšte qui se respecte. Des milliers de sportifs, en provenance de pratiquement tous les pays du monde, vont s’affronter pendant une quinzaine de jours pour la mĂ©daille olympique, chacun dans leur discipline. Les stars Ă  l’instar d’Usain Bolt, Michael Phelps ou encore Neymar seront au rendez-vous. Le Cameroun, lui, sera Ă©galement prĂ©sent dans six disciplines (boxe, athlĂ©tisme, volley-ball, haltĂ©rophilie, lutte et judo) avec 24 athlĂštes. On est vraiment bien loin des 555 reprĂ©sentants des Etats-Unis en compĂ©tition dans 244 des 306 Ă©preuves au programme.
CT se propose donc, dĂšs ce mercredi avec « Sur la route de Rio », d’accompagner la Cameroon Olympic Team en vous prĂ©sentant les visages des athlĂštes ainsi que leurs chances de mĂ©daille dans leurs diffĂ©rentes disciplines. Durant la compĂ©tition, le quotidien fera Ă©galement la part belle aux performances des athlĂštes afin que ses lecteurs ne ratent aucune information, aucun record, aucune star en devenir. C’est la fĂȘte du sport et CT sera Ă  vos cĂŽtĂ©s pour la cĂ©lĂ©brer comme il se doit.
Le problĂšme des huiles de Cuisine en vrac

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Vendues dans des bouteilles en plastique, leur conditionnement et leur manipulation sont source de préoccupation.
Dans nos marchĂ©s les huiles dites de vrac pullulent. C’est qu’elles sont, depuis longtemps, devenues des produits de grande consommation puisque la quasi-totalitĂ© des mĂ©nagĂšres les utilisent pour des fritures et mĂȘme pour la cuisson. Selon Madeleine T., vendeuse installĂ©e de longue date au marchĂ© New-Deido, dans le premier arrondissement, « le « vrac » est une huile trĂšs consommĂ©e par la population, avec 100 F, 150 F ou 200 F on peut s’en procurer pour faire un repas ».
Mais d’oĂč vient cette huile, et est-elle toujours sans danger pour les consommateurs ? Pour ce qui est de la provenance, la commerçante rĂ©pond : l’huile viendrait d’une grande usine de production d’huile raffinĂ©e de la place. Madeleine T. explique : « Lorsqu’ils ont fini d’embouteiller avec Ă©tiquettes, ils mettent le reste dans des bidons et viennent nous les revendre. A notre tour, nous le mettons Ă  la disposition des consommateurs Ă  des prix trĂšs variables ».
Marie-Jo E, consommatrice, choisit le vrac pour son prix, elle dont les moyens sont quelque peu limitĂ©s. « Je n’ai pas trop le choix. Je peux utiliser un litre et demi en deux semaines et c’est de surcroĂźt moins cher : 1350 F le litre et demi. Le porte-monnaie de la mĂ©nagĂšre connaĂźt un amaigrissement au quotidien, le pouvoir d’achat Ă©tant ce qu’il est, c’est vraiment de la dĂ©brouille ». Chantal M., mĂšre de famille, partage cet avis, bien que consciente des possibles dangers : « Il paraĂźt que cette huile n’est pas bonne pour la santĂ©, qu’elle serait cancĂ©rigĂšne, mais comment faire ? Combien de familles peuvent consommer les huiles dites de bonne qualitĂ© pour la santĂ© ? ».
En divers points de vente Ă  Douala, CT a constatĂ©, au vu de la manipulation qui est faite du produit, des rĂ©cipients utilisĂ©s pour transvaser et des torchons employĂ©s pour s’essuyer les mains, qu’il se pose un rĂ©el problĂšme. Pour Samuel Fotso, nutritionniste, les bidons dans lesquels sont conditionnĂ©es ces huiles vĂ©gĂ©tales peuvent avoir contenu des produits chimiques dangereux pour la santĂ©. En outre, personne ne sait d’oĂč viennent les bouteilles d’eau minĂ©rale dans lesquelles elles sont embouteillĂ©es pour la vente au consommateur. Des prĂ©occupations parmi tant d’autres.
Interview: “There Is Easy Access To Chinese Investments”

Victorine BIY NFOR
National - Economie

Dr Ariel Ngnitedem (PhD), Economic Scholar and Public Finance Expert, talks on the performance of the Chinese currency, the Yuan.

What do we understand by the interchangeability of the Chinese Yuan and the Central Africa Francs?
Simply put, it means that the two currencies can now be interchanged or can be converted into each other. In other words, it means that an owner of CFA francs can convert them into Yuan and an owner of Yuan can convert them into CFA francs directly without having to go through an intermediate currency like Euro or Dollar as it used to be the case before the agreement between Congo and China was signed.
It means also that, the CFA is not peg only to the Euro as it used to be the case, but from now on, the CFA franc will be pegged to another currency namely the Yuan. Although the exchange rate is still to be defined by the shareholders of both currencies, the interchangeability of the two currencies means that Central African and Chinese businessmen and women who trade in these currencies would not have to suffer from the exposure to the exchange rate risk twice anymore.
They will henceforth face the exchange rate risk only once which is some good news for the Chinese and Central African economies.

What could have motivated such a move between the sub-region and China?
The motivation behind such a move between the Central Africa sub-region and China is twofold. The first concerns the strengthening of bilateral economic relationships between China and the sub-region through the intensification of trade activities between the two parties. This would help to boost Chinese exports to Africa, in general, and central Africa, in particular, and by so doing it would contribute to job creation and economic growth in China.
The second motivation has to do with the industrialization of the Central Africa sub-region which is a bold move away from the French logic-based solely on trade activities. This motivation is equally shared by both parties as the interchangeability of the two currencies will ease the sub-region countries access to Chinese investments.

What is the impact of such an agreement to trade between countries of the region and Cameroon in particular?
The impact of such an agreement on trade between the countries of the sub-region and China is huge, especially for countries like Cameroon and Congo that have strong bilateral trade ties with China. By by-passing the intermediate currency between the Chinese Yuan and the Central Africa CFA franc, the cost of goods and services from and to these countries will be lowered; the selling price will henceforth decrease. This will in turn improve the competitiveness of Cameroon goods and raw materials exported into the Chinese market.