Grippe aviaire: vers la sortie de crise
Raissa CAROLE (Stagiaire)
Régions - Adamaoua
Pour une sortie de crise, les acteurs de la filiĂšre Ă©taient autour de la table avec le gouverneur et les responsables de la tutelle de lâĂ©levage, lundi dernier.
La maison de lâĂ©levage de la rĂ©gion de lâAdamaoua Ă NgaoundĂ©rĂ© a bien portĂ© son nom lundi dernier. A lâoccasion dâune rĂ©union dâinformation et de sensibilisation des acteurs de la filiĂšre avicole de la rĂ©gion de lâAdamaoua, une brĂšche de sortie de crise a Ă©tĂ© ouverte. Une levĂ©e progressive des barriĂšres dâimportation des sous-produits de la volaille vient de commencer. Discussions riches entre une Ă©quipe de la direction du service vĂ©tĂ©rinaire du MINEPIA et les autoritĂ©s de la place sur la suite Ă donner pour une levĂ©e dĂ©finitive des mesures restrictives qui entravent lâessor Ă©conomique dans la filiĂšre.
Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua sâest fĂ©licitĂ© de la citoyennetĂ© des habitants de lâAdamaoua qui ont fait face Ă lâĂ©pizootie de maniĂšre responsable. De lâavis du Dr Moussa Yaya, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA, depuis bientĂŽt un mois, des Ćufs de table en provenance de lâOuest, du Centre et lâEst font dĂ©jĂ leur entrĂ©e dans les marchĂ©s pour le bonheur des populations locales. Cependant, cette levĂ©e des barriĂšres est encadrĂ©e par des mesures sanitaires usuelles. Afin de parer au plus pressĂ©, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA pour lâAdamaoua a annoncĂ© pour trĂšs bientĂŽt une annexe Ă NgaoundĂ©rĂ© du Lanavet.
Pour lui, « la proximitĂ© de cette structure avec la rĂ©gion de lâAdamaoua sera dâun trĂšs grand apport pour lâĂ©levage local ». De mĂȘme que pour diagnostiquer rapidement en cas dâĂ©pidĂ©mie dans lâunivers de lâĂ©levage. Pour mĂ©moire, un foyer de grippe aviaire a Ă©tĂ© dĂ©couvert et confirmĂ© Ă Daber dans le dĂ©partement du DjĂ©rem, rĂ©gion de lâAdamaoua, le 10 juin dernier. Des mesures fortes ont Ă©tĂ© prises par les autoritĂ©s administratives, militaires et traditionnelles pour contenir la maladie. Plus de 300 poulets ont Ă©tĂ© incinĂ©rĂ©s et cinq camions dâĆufs dĂ©truites.
Raissa CAROLE (Stagiaire)
Régions - Adamaoua
Pour une sortie de crise, les acteurs de la filiĂšre Ă©taient autour de la table avec le gouverneur et les responsables de la tutelle de lâĂ©levage, lundi dernier.
La maison de lâĂ©levage de la rĂ©gion de lâAdamaoua Ă NgaoundĂ©rĂ© a bien portĂ© son nom lundi dernier. A lâoccasion dâune rĂ©union dâinformation et de sensibilisation des acteurs de la filiĂšre avicole de la rĂ©gion de lâAdamaoua, une brĂšche de sortie de crise a Ă©tĂ© ouverte. Une levĂ©e progressive des barriĂšres dâimportation des sous-produits de la volaille vient de commencer. Discussions riches entre une Ă©quipe de la direction du service vĂ©tĂ©rinaire du MINEPIA et les autoritĂ©s de la place sur la suite Ă donner pour une levĂ©e dĂ©finitive des mesures restrictives qui entravent lâessor Ă©conomique dans la filiĂšre.
Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua sâest fĂ©licitĂ© de la citoyennetĂ© des habitants de lâAdamaoua qui ont fait face Ă lâĂ©pizootie de maniĂšre responsable. De lâavis du Dr Moussa Yaya, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA, depuis bientĂŽt un mois, des Ćufs de table en provenance de lâOuest, du Centre et lâEst font dĂ©jĂ leur entrĂ©e dans les marchĂ©s pour le bonheur des populations locales. Cependant, cette levĂ©e des barriĂšres est encadrĂ©e par des mesures sanitaires usuelles. Afin de parer au plus pressĂ©, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA pour lâAdamaoua a annoncĂ© pour trĂšs bientĂŽt une annexe Ă NgaoundĂ©rĂ© du Lanavet.
Pour lui, « la proximitĂ© de cette structure avec la rĂ©gion de lâAdamaoua sera dâun trĂšs grand apport pour lâĂ©levage local ». De mĂȘme que pour diagnostiquer rapidement en cas dâĂ©pidĂ©mie dans lâunivers de lâĂ©levage. Pour mĂ©moire, un foyer de grippe aviaire a Ă©tĂ© dĂ©couvert et confirmĂ© Ă Daber dans le dĂ©partement du DjĂ©rem, rĂ©gion de lâAdamaoua, le 10 juin dernier. Des mesures fortes ont Ă©tĂ© prises par les autoritĂ©s administratives, militaires et traditionnelles pour contenir la maladie. Plus de 300 poulets ont Ă©tĂ© incinĂ©rĂ©s et cinq camions dâĆufs dĂ©truites.
Comme des mousquetairesâŠ
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Quatre Camerounais vont tenter dâobtenir une mĂ©daille Ă Rio.
Avoir le porte-Ă©tendard du pays dans les rangs, cela met doublement la pression aux boxeurs camerounais. Simplice Fotsala (49 kg), Smaila Mahaman (64 kg), Wilfried Seyi (75 kg), porte Ă©tendard et Hassan Ndam Njikam (89kg) sont quatre combattants dâĂ©lite, dĂ©terminĂ©s et dĂ©vouĂ©s. DĂšs le 6 aoĂ»t, dĂ©but des compĂ©titions de boxe, ils monteront sur les rings au nom du Cameroun. Leurs adversaires ne seront connus quâĂ lâissue du tirage au sort mais, en chacun bouillonne lâenvie de faire ses preuves comme ces aĂźnĂ©s mĂ©daillĂ©s (Joseph Bessala : mĂ©daillĂ© dâargent aux Jeux de Mexico en 1968 et Martin Ndongo Ebanga : mĂ©daillĂ© de bronze aux Jeux de Los Angeles en 1984).
Hassan Ndam Njikam, le plus ĂągĂ© de la Team Cameroun (32 ans), connaĂźt les compĂ©titions de haut niveau. Lui a la technique et est habituĂ© des J.O oĂč ses coĂ©quipiers chercheront des repĂšres. Hassan, câest lâĂ©lĂ©ment fĂ©dĂ©rateur dans ce groupe, le « grand frĂšre ». Pour emprunter Ă la tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, il conseille, incarne lâautoritĂ© et la voie Ă suivre. Avec Hassan Ndam, SmaĂŻla Mahaman est lâautre pugiliste Ă avoir dĂ©jĂ eu droit Ă un tour aux Jeux olympiques. En 2008 Ă Beijing, en Chine, il montait sur les rings et sortait en seiziĂšmes de finale. « Nous savons que nous avons toutes nos chances. AprĂšs le tirage au sort, tout sera possible », rassure le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de boxe, Bertrand Magloire Mendouga. Pour les boxeurs camerounais, câest le plaisir avant la « guerre », mĂȘme sâils sont tous lĂ pour le podium. Des graines de champions qui tenteront de germer sur les rives brĂ©siliennes.
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Quatre Camerounais vont tenter dâobtenir une mĂ©daille Ă Rio.
Avoir le porte-Ă©tendard du pays dans les rangs, cela met doublement la pression aux boxeurs camerounais. Simplice Fotsala (49 kg), Smaila Mahaman (64 kg), Wilfried Seyi (75 kg), porte Ă©tendard et Hassan Ndam Njikam (89kg) sont quatre combattants dâĂ©lite, dĂ©terminĂ©s et dĂ©vouĂ©s. DĂšs le 6 aoĂ»t, dĂ©but des compĂ©titions de boxe, ils monteront sur les rings au nom du Cameroun. Leurs adversaires ne seront connus quâĂ lâissue du tirage au sort mais, en chacun bouillonne lâenvie de faire ses preuves comme ces aĂźnĂ©s mĂ©daillĂ©s (Joseph Bessala : mĂ©daillĂ© dâargent aux Jeux de Mexico en 1968 et Martin Ndongo Ebanga : mĂ©daillĂ© de bronze aux Jeux de Los Angeles en 1984).
Hassan Ndam Njikam, le plus ĂągĂ© de la Team Cameroun (32 ans), connaĂźt les compĂ©titions de haut niveau. Lui a la technique et est habituĂ© des J.O oĂč ses coĂ©quipiers chercheront des repĂšres. Hassan, câest lâĂ©lĂ©ment fĂ©dĂ©rateur dans ce groupe, le « grand frĂšre ». Pour emprunter Ă la tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, il conseille, incarne lâautoritĂ© et la voie Ă suivre. Avec Hassan Ndam, SmaĂŻla Mahaman est lâautre pugiliste Ă avoir dĂ©jĂ eu droit Ă un tour aux Jeux olympiques. En 2008 Ă Beijing, en Chine, il montait sur les rings et sortait en seiziĂšmes de finale. « Nous savons que nous avons toutes nos chances. AprĂšs le tirage au sort, tout sera possible », rassure le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de boxe, Bertrand Magloire Mendouga. Pour les boxeurs camerounais, câest le plaisir avant la « guerre », mĂȘme sâils sont tous lĂ pour le podium. Des graines de champions qui tenteront de germer sur les rives brĂ©siliennes.
Ape dâĂ©tape Cameroun-Union europĂ©enne : ce quâil faut savoir
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
RĂšgles dâorigine, mise Ă niveau des entreprises
Dans le cadre du dĂ©mantĂšlement tarifaire prĂ©vu demain, ce sont deux aspects-clĂ©s de la mise en Ćuvre de lâaccord sur lesquels les deux parties travaillent.
LâAccord de partenariat Ă©conomique (APE) dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun avec lâUnion europĂ©enne (UE) en juillet 2014 entre en vigueur dĂšs demain 04 aoĂ»t. Dans les faits, cette date correspond au dĂ©marrage du processus de dĂ©mantĂšlement tarifaire des produits europĂ©ens entrant sur le marchĂ© camerounais. Dans le cadre de la sĂ©rie que CT lance dĂšs ce jour intitulĂ© : « APE dâĂ©tape Cameroun-Union europĂ©enne : ce quâil faut savoir », deux points prĂ©cis sont exposĂ©s : les rĂšgles dâorigines et la mise Ă niveau des entreprises.
Les rĂšgles dâorigine sont incontournables dans la mise en Ćuvre de lâaccord dâĂ©tape du Cameroun. « Les rĂšgles dâorigine vont servir cĂŽtĂ© camerounais Ă dĂ©terminer de façon transparente et objective, les produits europĂ©ens qui bĂ©nĂ©ficieront de la baisse ou de lâĂ©limination des droits de douane », explique Samuel Yemene, membre du ComitĂ© de suivi de la mise en Ćuvre des APE. Certains produits Ă©tant exclus de lâaccord, ce sont ces rĂšgles dâorigine qui vont permettre de faire la diffĂ©rence.
En prĂ©lude Ă lâentrĂ©e en vigueur de cet accord et dans un souci de compĂ©titivitĂ©, un programme de mise Ă niveau des entreprises camerounaises a Ă©tĂ© mis sur pied. « Il sâagit dâun processus continu qui vise Ă prĂ©parer et Ă adapter lâentreprise et son environnement au niveau des exigences du libre-Ă©change », confie Chantal Elombat, directrice du Bureau de mise Ă niveau des entreprises. Selon les statistiques fournies par cette structure, 346 demandes dâadhĂ©sion ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es au programme, 157 prĂ©-diagnostiquĂ©es et 65 admises. Ces entreprises commercialisent des produits alimentaires, des matĂ©riaux de construction, des services dâhĂ©bergement et restauration, du savon de mĂ©nage et dĂ©tergents, des colles, des peintures, des objets dâarts, des semi-remorques, des plateaux, des tĂŽles et autres produits des industries mĂ©caniques, des parpaings, des pavĂ©s, des emballages Ă usage agro-alimentaire, des tissus, des vĂȘtements, etc.
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
RĂšgles dâorigine, mise Ă niveau des entreprises
Dans le cadre du dĂ©mantĂšlement tarifaire prĂ©vu demain, ce sont deux aspects-clĂ©s de la mise en Ćuvre de lâaccord sur lesquels les deux parties travaillent.
LâAccord de partenariat Ă©conomique (APE) dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun avec lâUnion europĂ©enne (UE) en juillet 2014 entre en vigueur dĂšs demain 04 aoĂ»t. Dans les faits, cette date correspond au dĂ©marrage du processus de dĂ©mantĂšlement tarifaire des produits europĂ©ens entrant sur le marchĂ© camerounais. Dans le cadre de la sĂ©rie que CT lance dĂšs ce jour intitulĂ© : « APE dâĂ©tape Cameroun-Union europĂ©enne : ce quâil faut savoir », deux points prĂ©cis sont exposĂ©s : les rĂšgles dâorigines et la mise Ă niveau des entreprises.
Les rĂšgles dâorigine sont incontournables dans la mise en Ćuvre de lâaccord dâĂ©tape du Cameroun. « Les rĂšgles dâorigine vont servir cĂŽtĂ© camerounais Ă dĂ©terminer de façon transparente et objective, les produits europĂ©ens qui bĂ©nĂ©ficieront de la baisse ou de lâĂ©limination des droits de douane », explique Samuel Yemene, membre du ComitĂ© de suivi de la mise en Ćuvre des APE. Certains produits Ă©tant exclus de lâaccord, ce sont ces rĂšgles dâorigine qui vont permettre de faire la diffĂ©rence.
En prĂ©lude Ă lâentrĂ©e en vigueur de cet accord et dans un souci de compĂ©titivitĂ©, un programme de mise Ă niveau des entreprises camerounaises a Ă©tĂ© mis sur pied. « Il sâagit dâun processus continu qui vise Ă prĂ©parer et Ă adapter lâentreprise et son environnement au niveau des exigences du libre-Ă©change », confie Chantal Elombat, directrice du Bureau de mise Ă niveau des entreprises. Selon les statistiques fournies par cette structure, 346 demandes dâadhĂ©sion ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es au programme, 157 prĂ©-diagnostiquĂ©es et 65 admises. Ces entreprises commercialisent des produits alimentaires, des matĂ©riaux de construction, des services dâhĂ©bergement et restauration, du savon de mĂ©nage et dĂ©tergents, des colles, des peintures, des objets dâarts, des semi-remorques, des plateaux, des tĂŽles et autres produits des industries mĂ©caniques, des parpaings, des pavĂ©s, des emballages Ă usage agro-alimentaire, des tissus, des vĂȘtements, etc.
Huiles végétales raffinées: le faux fait de la résistance
Josy MAUGER
National - Economie
Des produits non-conformes et impropres Ă la consommation dĂ©criĂ©s par lâassociation des raffineurs, sont encore vendus.
Plus dâune douzaine de marques dâhuiles vĂ©gĂ©tales raffinĂ©es impropres Ă la consommation inondent Ă nouveau les marchĂ©s et grandes surfaces. Depuis prĂšs de deux mois, ces produits qui avaient presque disparu des Ă©tals et rayons des commerçants, grĂące aux mesures prises par le gouvernement avec lâappui de lâassociation des raffineurs des olĂ©agineux du Cameroun (Asroc), ont refait surface sur le marchĂ©.
Lâannonce a Ă©tĂ© faite mardi dernier au cours dâune confĂ©rence de presse donnĂ©e par lâAsroc. Selon son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Jacquis Kemleu Tchabgou, la situation qui prĂ©vaut en ce moment dans la filiĂšre des olĂ©agineux nâest guĂšre reluisante. AprĂšs des descentes et multiples enquĂȘtes effectuĂ©es dans les grandes villes, lâassociation sâest rendue compte du « nombre effroyable » des huiles non-conformes existant sur le marchĂ©. Des produits qui selon elle, ne possĂšdent ni logo dâenregistrement, ni certificat. Certaines de ces huiles, dont les dates de pĂ©remption sont dĂ©passĂ©es, ne portent aucun estampillage et ne donnent aucune information aux consommateurs. Dâautres se prĂ©sentent dans un conditionnement opaque, « on ne sait mĂȘme pas ce qui est Ă lâintĂ©rieur ». Des Ă©lĂ©ments pourtant essentiels et obligatoires dâaprĂšs Emmanuel Nkoulou Ada, prĂ©sident du comitĂ© de rĂ©gulation de la filiĂšre des olĂ©agineux et qui ne semblent pas prĂ©occuper ces importateurs vĂ©reux, peu soucieux de la santĂ© des consommateurs, indique-t-il.
Outre le non-respect des lois et normes en vigueur au Cameroun en matiĂšre de qualitĂ© et de norme, on apprend que cette intrusion massive des huiles raffinĂ©es importĂ©es non conformes, impacte nĂ©gativement le secteur. A en croire les membres de lâAssociation, la filiĂšre commençait Ă revivre. Il y avait une embellie qui se ressentait, mais la situation sâest malheureusement dĂ©gradĂ©e depuis quelques mois. Pour lâAsroc, il est donc impĂ©ratif de passer Ă lâaction, afin dâassainir ce secteur « qui utilise prĂšs de 50 000 personnes en emplois directs, et pour lequel les industriels ont investi prĂšs de 630 milliards de F ». Sous lâimpulsion des pouvoirs publics, lâAsroc assure que des mesures sont en train dâĂȘtre prises afin dâĂ©radiquer le flĂ©au. Notamment des descentes et vĂ©rifications sur le terrain, lâenvoi des Ă©chantillons de certaines huiles Ă lâĂ©tranger pour des contrĂŽles.
Josy MAUGER
National - Economie
Des produits non-conformes et impropres Ă la consommation dĂ©criĂ©s par lâassociation des raffineurs, sont encore vendus.
Plus dâune douzaine de marques dâhuiles vĂ©gĂ©tales raffinĂ©es impropres Ă la consommation inondent Ă nouveau les marchĂ©s et grandes surfaces. Depuis prĂšs de deux mois, ces produits qui avaient presque disparu des Ă©tals et rayons des commerçants, grĂące aux mesures prises par le gouvernement avec lâappui de lâassociation des raffineurs des olĂ©agineux du Cameroun (Asroc), ont refait surface sur le marchĂ©.
Lâannonce a Ă©tĂ© faite mardi dernier au cours dâune confĂ©rence de presse donnĂ©e par lâAsroc. Selon son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Jacquis Kemleu Tchabgou, la situation qui prĂ©vaut en ce moment dans la filiĂšre des olĂ©agineux nâest guĂšre reluisante. AprĂšs des descentes et multiples enquĂȘtes effectuĂ©es dans les grandes villes, lâassociation sâest rendue compte du « nombre effroyable » des huiles non-conformes existant sur le marchĂ©. Des produits qui selon elle, ne possĂšdent ni logo dâenregistrement, ni certificat. Certaines de ces huiles, dont les dates de pĂ©remption sont dĂ©passĂ©es, ne portent aucun estampillage et ne donnent aucune information aux consommateurs. Dâautres se prĂ©sentent dans un conditionnement opaque, « on ne sait mĂȘme pas ce qui est Ă lâintĂ©rieur ». Des Ă©lĂ©ments pourtant essentiels et obligatoires dâaprĂšs Emmanuel Nkoulou Ada, prĂ©sident du comitĂ© de rĂ©gulation de la filiĂšre des olĂ©agineux et qui ne semblent pas prĂ©occuper ces importateurs vĂ©reux, peu soucieux de la santĂ© des consommateurs, indique-t-il.
Outre le non-respect des lois et normes en vigueur au Cameroun en matiĂšre de qualitĂ© et de norme, on apprend que cette intrusion massive des huiles raffinĂ©es importĂ©es non conformes, impacte nĂ©gativement le secteur. A en croire les membres de lâAssociation, la filiĂšre commençait Ă revivre. Il y avait une embellie qui se ressentait, mais la situation sâest malheureusement dĂ©gradĂ©e depuis quelques mois. Pour lâAsroc, il est donc impĂ©ratif de passer Ă lâaction, afin dâassainir ce secteur « qui utilise prĂšs de 50 000 personnes en emplois directs, et pour lequel les industriels ont investi prĂšs de 630 milliards de F ». Sous lâimpulsion des pouvoirs publics, lâAsroc assure que des mesures sont en train dâĂȘtre prises afin dâĂ©radiquer le flĂ©au. Notamment des descentes et vĂ©rifications sur le terrain, lâenvoi des Ă©chantillons de certaines huiles Ă lâĂ©tranger pour des contrĂŽles.
Plan dâurgence: Les premiers kilomĂštres
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
En six mois, les chantiers de construction de route ont sensiblement modifié le potentiel de plusieurs quartiers.
Câest une pirogue Ă©chouĂ©e au bord dâun pont en bĂ©ton. DĂ©sormais inutile pour se dĂ©placer dans cette banlieue insulaire de BonabĂ©ri qui dĂ©couvre la route. Ailleurs, câest une voie secondaire mais le maĂźtre de cet ouvrage y place un grand espoir. Le cauchemar de la traversĂ©e du carrefour Ndokoti, presque en permanence embouteillĂ©, devrait commencer Ă prendre fin avec cette petite route pavĂ©e qui longe la zone industrielle de Bassa pour finir Ă lâentrĂ©e du commissariat du 8e arrondissement, aprĂšs le lycĂ©e dâOyack. Solution de rechange presque achevĂ©e, ce nouveau kilomĂštre de la voirie prĂ©cĂšde dâautres passages dâĂ©vacuation du mĂȘme type en gestation : de Ndogsimbi (IPD) vers Ndogbat (ex-collĂšge BĂ©nĂ©dicte), un rĂ©seau nouveau se construit.
Pour le commun des habitants de Douala, câest une « trĂšs bonne nouvelle, dâautant plus que ça sâest passĂ© si vite quâon a du mal Ă y croire », selon le tĂ©moignage satisfait de Martin Owona, riverain de la route dâOyack. Il nâest pas seul Ă sâenthousiasmer pour cette nouvelle donne dans la voirie mais peu savent que la rapiditĂ© dâexĂ©cution est due au caractĂšre du plan qui est ainsi mis en Ćuvre. Le Plan dâurgence triennal pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance dĂ©cidĂ© en 2014 sâest transformĂ© en faits palpables Ă YoupwĂš, Ă MbanguĂš, Ă BonambappĂš, Ă Mambanda, au Grand-Hangar... Ă travers les arrondissements les plus populaires de Douala II, III, IV et V.
Sur 19,6 km de route Ă construire pour le compte de lâexercice 2015 en cours dâexĂ©cution (depuis dĂ©cembre de lâan dernier), huit kilomĂštres ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© bĂątis. Un petit pont aussi⊠LâinĂ©gal avancement de la trentaine de chantiers nâen est pas moins rĂ©el, tel que le montrent des rues de BĂ©panda parfois en cours de pavement, Ă cĂŽtĂ© de celles oĂč le dĂ©guerpissement est tout juste achevĂ© ou encore au stade du soubassement de la chaussĂ©e. Martin Kemajou, qui y est lâĆil et lâoreille du maĂźtre dâouvrage (ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain) nâen est pas pour autant inquiet, bien au contraire : « Nous veillons au grain Ă travers une inspection hebdomadaire. On est Ă globalement Ă mi-parcours en ce qui concerne lâannĂ©e 2015 ainsi que dans lâavancement des tĂąches. »
Hors des chantiers, dans les quartiers, câest dĂ©jĂ la joie. La colline dâOyack oĂč crapahutaient des voitures se laisse dĂ©valer et remonter. Dans les zones populaires de BonabĂ©ri, Mambanda est reliĂ© Ă Grand-Hangar. Les terrains marĂ©cageux ont cĂ©dĂ© la place Ă des rues parfaitement alignĂ©es. Lâon nây redoute plus les eaux de pluie qui vous montaient jusquâĂ la taille durant le trimestre pluvieux qui commence en juillet.
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
En six mois, les chantiers de construction de route ont sensiblement modifié le potentiel de plusieurs quartiers.
Câest une pirogue Ă©chouĂ©e au bord dâun pont en bĂ©ton. DĂ©sormais inutile pour se dĂ©placer dans cette banlieue insulaire de BonabĂ©ri qui dĂ©couvre la route. Ailleurs, câest une voie secondaire mais le maĂźtre de cet ouvrage y place un grand espoir. Le cauchemar de la traversĂ©e du carrefour Ndokoti, presque en permanence embouteillĂ©, devrait commencer Ă prendre fin avec cette petite route pavĂ©e qui longe la zone industrielle de Bassa pour finir Ă lâentrĂ©e du commissariat du 8e arrondissement, aprĂšs le lycĂ©e dâOyack. Solution de rechange presque achevĂ©e, ce nouveau kilomĂštre de la voirie prĂ©cĂšde dâautres passages dâĂ©vacuation du mĂȘme type en gestation : de Ndogsimbi (IPD) vers Ndogbat (ex-collĂšge BĂ©nĂ©dicte), un rĂ©seau nouveau se construit.
Pour le commun des habitants de Douala, câest une « trĂšs bonne nouvelle, dâautant plus que ça sâest passĂ© si vite quâon a du mal Ă y croire », selon le tĂ©moignage satisfait de Martin Owona, riverain de la route dâOyack. Il nâest pas seul Ă sâenthousiasmer pour cette nouvelle donne dans la voirie mais peu savent que la rapiditĂ© dâexĂ©cution est due au caractĂšre du plan qui est ainsi mis en Ćuvre. Le Plan dâurgence triennal pour lâaccĂ©lĂ©ration de la croissance dĂ©cidĂ© en 2014 sâest transformĂ© en faits palpables Ă YoupwĂš, Ă MbanguĂš, Ă BonambappĂš, Ă Mambanda, au Grand-Hangar... Ă travers les arrondissements les plus populaires de Douala II, III, IV et V.
Sur 19,6 km de route Ă construire pour le compte de lâexercice 2015 en cours dâexĂ©cution (depuis dĂ©cembre de lâan dernier), huit kilomĂštres ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© bĂątis. Un petit pont aussi⊠LâinĂ©gal avancement de la trentaine de chantiers nâen est pas moins rĂ©el, tel que le montrent des rues de BĂ©panda parfois en cours de pavement, Ă cĂŽtĂ© de celles oĂč le dĂ©guerpissement est tout juste achevĂ© ou encore au stade du soubassement de la chaussĂ©e. Martin Kemajou, qui y est lâĆil et lâoreille du maĂźtre dâouvrage (ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain) nâen est pas pour autant inquiet, bien au contraire : « Nous veillons au grain Ă travers une inspection hebdomadaire. On est Ă globalement Ă mi-parcours en ce qui concerne lâannĂ©e 2015 ainsi que dans lâavancement des tĂąches. »
Hors des chantiers, dans les quartiers, câest dĂ©jĂ la joie. La colline dâOyack oĂč crapahutaient des voitures se laisse dĂ©valer et remonter. Dans les zones populaires de BonabĂ©ri, Mambanda est reliĂ© Ă Grand-Hangar. Les terrains marĂ©cageux ont cĂ©dĂ© la place Ă des rues parfaitement alignĂ©es. Lâon nây redoute plus les eaux de pluie qui vous montaient jusquâĂ la taille durant le trimestre pluvieux qui commence en juillet.
Mgr Owono Mimboe: le dernier voyage
Assiatou NGAPOUT M
National - Société
La levĂ©e de corps de lâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala a eu lieu mardi Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, en prĂ©sence du ministre Philippe Mbarga Mboa, reprĂ©sentant le chef de lâEtat.
Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe, Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala, a entamĂ© son dernier voyage, mardi Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© oĂč a eu lieu sa levĂ©e de corps. DĂ©cĂ©dĂ© le 15 juillet dernier Ă lâĂąge de 83 ans, lâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala laisse la grande famille religieuse, amis et connaissances en Ă©moi. Philippe Mbarga Mboa, ministre chargĂ© de mission Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat et plusieurs membres du gouvernement et du clergĂ© Ă©taient prĂ©sents. Au cours de lâoffice religieux dit par Mgr Christophe Zoa, Ă©vĂȘque de SangmĂ©lima, on retiendra que Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe Ă©tait un pĂšre et un ami.
CâĂ©tait aussi un homme de bons conseils, attentionnĂ© et pĂ©dagogue. « Si sur le plan de la vie chrĂ©tienne, la foi, la sobriĂ©tĂ© et le courage sont entre autres des qualitĂ©s quâil a le plus dĂ©veloppĂ©es ; sur le plan humain, Mgr Ă©tait un homme Ă©lĂ©gant dans la parole. De cette Ă©lĂ©gance dont parle lâapĂŽtre Saint Paul, lorsquâil dit : vous nâĂȘtes pas obligĂ©s de parler Ă tout moment, mais sâil vous faut parler, dites une parole constructive », a dĂ©clarĂ© Mgr Christophe Zoa. Le cortĂšge funĂšbre sâest rendu en la CathĂ©drale Notre Dame des Victoires de YaoundĂ© pour un hommage, suivi du dĂ©part de la dĂ©pouille pour la paroisse Marie MĂšre Admirable de Nkometou dans la LĂ©kiĂ©, rĂ©gion du Centre. Il sera inhumĂ© mercredi Ă 10h Ă la grotte mariale dâObala.
NĂ© le 4 fĂ©vrier 1933 Ă Ebolbum, petit village situĂ© dans la rĂ©gion du Sud, Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe a effectuĂ© ses Ă©tudes secondaires aux petits sĂ©minaires dâAkono, puis de Mvaâa. Une partie de ses Ă©tudes supĂ©rieures a Ă©tĂ© faite au Grand sĂ©minaire dâOtĂ©lĂ©. Câest alors quâil ira en France, poursuivre ses Ă©tudes. Le serviteur de Dieu revient au Cameroun et est ordonnĂ© prĂȘtre le 22 juillet 1962. Le 16 juillet 1987, il est nommĂ© Ă©vĂȘque du nouveau diocĂšse dâObala, rĂ©gion du Centre, par Sa SaintetĂ© le pape Jean Paul II. Il cĂšde sa place Ă Mgr LĂ©opold SosthĂšne Bayemi Metjei le 3 dĂ©cembre 2009, devenant ainsi Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du mĂȘme diocĂšse.
Assiatou NGAPOUT M
National - Société
La levĂ©e de corps de lâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala a eu lieu mardi Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, en prĂ©sence du ministre Philippe Mbarga Mboa, reprĂ©sentant le chef de lâEtat.
Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe, Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala, a entamĂ© son dernier voyage, mardi Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© oĂč a eu lieu sa levĂ©e de corps. DĂ©cĂ©dĂ© le 15 juillet dernier Ă lâĂąge de 83 ans, lâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala laisse la grande famille religieuse, amis et connaissances en Ă©moi. Philippe Mbarga Mboa, ministre chargĂ© de mission Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat et plusieurs membres du gouvernement et du clergĂ© Ă©taient prĂ©sents. Au cours de lâoffice religieux dit par Mgr Christophe Zoa, Ă©vĂȘque de SangmĂ©lima, on retiendra que Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe Ă©tait un pĂšre et un ami.
CâĂ©tait aussi un homme de bons conseils, attentionnĂ© et pĂ©dagogue. « Si sur le plan de la vie chrĂ©tienne, la foi, la sobriĂ©tĂ© et le courage sont entre autres des qualitĂ©s quâil a le plus dĂ©veloppĂ©es ; sur le plan humain, Mgr Ă©tait un homme Ă©lĂ©gant dans la parole. De cette Ă©lĂ©gance dont parle lâapĂŽtre Saint Paul, lorsquâil dit : vous nâĂȘtes pas obligĂ©s de parler Ă tout moment, mais sâil vous faut parler, dites une parole constructive », a dĂ©clarĂ© Mgr Christophe Zoa. Le cortĂšge funĂšbre sâest rendu en la CathĂ©drale Notre Dame des Victoires de YaoundĂ© pour un hommage, suivi du dĂ©part de la dĂ©pouille pour la paroisse Marie MĂšre Admirable de Nkometou dans la LĂ©kiĂ©, rĂ©gion du Centre. Il sera inhumĂ© mercredi Ă 10h Ă la grotte mariale dâObala.
NĂ© le 4 fĂ©vrier 1933 Ă Ebolbum, petit village situĂ© dans la rĂ©gion du Sud, Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe a effectuĂ© ses Ă©tudes secondaires aux petits sĂ©minaires dâAkono, puis de Mvaâa. Une partie de ses Ă©tudes supĂ©rieures a Ă©tĂ© faite au Grand sĂ©minaire dâOtĂ©lĂ©. Câest alors quâil ira en France, poursuivre ses Ă©tudes. Le serviteur de Dieu revient au Cameroun et est ordonnĂ© prĂȘtre le 22 juillet 1962. Le 16 juillet 1987, il est nommĂ© Ă©vĂȘque du nouveau diocĂšse dâObala, rĂ©gion du Centre, par Sa SaintetĂ© le pape Jean Paul II. Il cĂšde sa place Ă Mgr LĂ©opold SosthĂšne Bayemi Metjei le 3 dĂ©cembre 2009, devenant ainsi Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du mĂȘme diocĂšse.
CAN de judo: lâhommage aux hĂ©ros
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Les athlĂštes ont reçu des primes de podium au cours dâune cĂ©rĂ©monie mardi dernier Ă YaoundĂ©.
De la pugnacitĂ©, de la pertinence et de la dĂ©termination. Câest ce que les judokas camerounais ont affichĂ© en Tunisie du 7 au 12 avril dernier lors des championnats dâAfrique. Avec au final, deux mĂ©dailles dâor judoka et une qualifiĂ©e aux Jeux olympiques (Hortense Vanessa Mballa Atangana).
Au ministĂšre des Sports et de lâĂducation physique, Bidoung Mkpatt a tenu Ă honorer ces 12 sportifs au cours de la dĂ©sormais traditionnelle cĂ©rĂ©monie de remise des primes de podium. Dâautant plus que pour la premiĂšre fois, le Cameroun a occupĂ© le 4e rang de la compĂ©tition devant des maĂźtres venus du Maghreb. Bidoung Mkpatt le reconnaĂźt, lâĂ©quipe a su mettre en exergue « le Fighting-spirit et pour cela, le Cameroun est fier de votre prestation ». Sâils ont su libĂ©rer leurs talents et faire preuve de courage, les judokas camerounais sont appelĂ©s Ă de bien meilleurs rĂ©sultats.
PhilomĂšne Bata, capitaine de la sĂ©lection dames et mĂ©daillĂ©e de bronze chez les -48 kg se souvient : « A Tunis, câĂ©tait trĂšs difficile puisquâil sâagissait des derniĂšres sĂ©lections au niveau africain pour la qualification aux Jeux olympiques. Le niveau Ă©tait relevĂ© et nous sommes contents pour Vanessa Ă qui nous manifestons tous notre soutien ». Joseph Hell Bapou, lui, mĂ©daillĂ© en Ă©quipe, regrette de ne sâĂȘtre pas qualifiĂ© parce que « câest quatre ans de travail. Quand on passe Ă cĂŽtĂ©, câest compliquĂ©. Nous allons reprendre Ă zĂ©ro » et surtout se remettre au travail.
AngĂšle BEPEDE
National - Sport
Les athlĂštes ont reçu des primes de podium au cours dâune cĂ©rĂ©monie mardi dernier Ă YaoundĂ©.
De la pugnacitĂ©, de la pertinence et de la dĂ©termination. Câest ce que les judokas camerounais ont affichĂ© en Tunisie du 7 au 12 avril dernier lors des championnats dâAfrique. Avec au final, deux mĂ©dailles dâor judoka et une qualifiĂ©e aux Jeux olympiques (Hortense Vanessa Mballa Atangana).
Au ministĂšre des Sports et de lâĂducation physique, Bidoung Mkpatt a tenu Ă honorer ces 12 sportifs au cours de la dĂ©sormais traditionnelle cĂ©rĂ©monie de remise des primes de podium. Dâautant plus que pour la premiĂšre fois, le Cameroun a occupĂ© le 4e rang de la compĂ©tition devant des maĂźtres venus du Maghreb. Bidoung Mkpatt le reconnaĂźt, lâĂ©quipe a su mettre en exergue « le Fighting-spirit et pour cela, le Cameroun est fier de votre prestation ». Sâils ont su libĂ©rer leurs talents et faire preuve de courage, les judokas camerounais sont appelĂ©s Ă de bien meilleurs rĂ©sultats.
PhilomĂšne Bata, capitaine de la sĂ©lection dames et mĂ©daillĂ©e de bronze chez les -48 kg se souvient : « A Tunis, câĂ©tait trĂšs difficile puisquâil sâagissait des derniĂšres sĂ©lections au niveau africain pour la qualification aux Jeux olympiques. Le niveau Ă©tait relevĂ© et nous sommes contents pour Vanessa Ă qui nous manifestons tous notre soutien ». Joseph Hell Bapou, lui, mĂ©daillĂ© en Ă©quipe, regrette de ne sâĂȘtre pas qualifiĂ© parce que « câest quatre ans de travail. Quand on passe Ă cĂŽtĂ©, câest compliquĂ©. Nous allons reprendre Ă zĂ©ro » et surtout se remettre au travail.
RAVY 2016: lâexpo finale
Monica NKODO
National - Culture
Le 29 juillet dernier, les artistes participant Ă la 5e Ă©dition des Rencontres dâarts visuels de YaoundĂ© ont prĂ©sentĂ© leurs travaux au cours dâun vernissage.
Energique, intriguant, persuasif. Le Portugais Marcio Carvalho, artiste-plasticien, performeur dâexception, restera sans doute dans les esprits de cette 5e Ă©dition des Rencontres dâarts visuels de YaoundĂ© (RAVY) comme la sensation rafraĂźchissante. Sa performance, « If my grandmothers were historians » a Ă©tonnĂ© lors du vernissage final organisĂ© par lâassociation « Les palettes du Camer » en partenariat avec lâInstitut Goethe le 29 juillet dernier au siĂšge de KIA Motors au quartier Nlongkak. Dâabord parce que sa prestation a durĂ© plus de deux heures, montre en main. Ensuite, pour son message saisissant. Des statuettes noires, dĂ©ballĂ©es du papier Ă bulles, puis trempĂ©es dans deux marmites pleines dâeau, et ressorties de la flotte par lâartiste dans une gestuelle acrobatique. GrĂące Ă ce procĂ©dĂ©, Marcio Carvalho fouille les coulisses de la colonisation portugaise en Angola. A travers une biographie de sa famille, il ouvre la mĂ©moire collective de ces Portugais forcĂ©s de quitter leur « terre » en Afrique et de rejoindre en parias le vieux continent. Autour de lâĆuvre de Marcio Carvalho, dâautres artistes camerounais et Ă©trangers, ont eux aussi dĂ©nichĂ© de petites perles, bien Ă lâabri dans leur imagination.
Belle occasion pour le commun des Camerounais de scruter Jean Pierre Bekolo, sous un angle que peu de personnes lui connaissent. Pour ces RAVY, le cĂ©lĂšbre rĂ©alisateur reste dans son champ de confort et prĂ©sente une installation autour du cinĂ©ma. On parle de 7e art, mais aussi de temps. « Comment fait-on le cinĂ©ma du futur ? Comment le passĂ© peut-il sâincruster dans le futur et le modifier ? », questionne-t-il. Jean Pierre Bekolo Ă©tait aussi lĂ en vidĂ©o avec « Naked Reality »; et une sĂ©rie de clichĂ©s prĂ©sentant son installation « Une Africaine dans lâespace », morceau de lâexposition « Diaspora » au MusĂ©e du Quai Branly Ă Paris.
Les acteurs de cette biennale, rĂ©unis autour du thĂšme « (ContemporalitĂ©s) » Ă cette expo finale par le curateur Landry Mbassi, sont photographes, peintres, sculpteurs, vidĂ©ographes⊠Concepts diffĂ©rents, mais un seul trait dâunion, leur capacitĂ© Ă transporter ici et ailleurs tous les heureux Ă©lus qui prĂȘtent un Ćil attentif Ă leurs Ćuvres. Le travail Ă©pique du sculpteur Francis Sumegne a cĂŽtoyĂ© celui dâune jeune gĂ©nĂ©ration Ă la tĂȘte bien faite. Entre autres : Kari Nzante qui recherche la rĂ©alitĂ© par ses tableaux. Boris Nzebo apportant ses toiles aux couleurs urbaines. Valery « Tito » Chifor avec ses photos Ă mi-chemin entre lumiĂšre et opacitĂ©. Yvon Ngassam invitant au calme avec ses clichĂ©s sous lâintitulĂ© « Quiet ». Jean David Nkot interrogeant la notion dâaffranchissement par ses tableaux, timbres aux proportions colossales.
Monica NKODO
National - Culture
Le 29 juillet dernier, les artistes participant Ă la 5e Ă©dition des Rencontres dâarts visuels de YaoundĂ© ont prĂ©sentĂ© leurs travaux au cours dâun vernissage.
Energique, intriguant, persuasif. Le Portugais Marcio Carvalho, artiste-plasticien, performeur dâexception, restera sans doute dans les esprits de cette 5e Ă©dition des Rencontres dâarts visuels de YaoundĂ© (RAVY) comme la sensation rafraĂźchissante. Sa performance, « If my grandmothers were historians » a Ă©tonnĂ© lors du vernissage final organisĂ© par lâassociation « Les palettes du Camer » en partenariat avec lâInstitut Goethe le 29 juillet dernier au siĂšge de KIA Motors au quartier Nlongkak. Dâabord parce que sa prestation a durĂ© plus de deux heures, montre en main. Ensuite, pour son message saisissant. Des statuettes noires, dĂ©ballĂ©es du papier Ă bulles, puis trempĂ©es dans deux marmites pleines dâeau, et ressorties de la flotte par lâartiste dans une gestuelle acrobatique. GrĂące Ă ce procĂ©dĂ©, Marcio Carvalho fouille les coulisses de la colonisation portugaise en Angola. A travers une biographie de sa famille, il ouvre la mĂ©moire collective de ces Portugais forcĂ©s de quitter leur « terre » en Afrique et de rejoindre en parias le vieux continent. Autour de lâĆuvre de Marcio Carvalho, dâautres artistes camerounais et Ă©trangers, ont eux aussi dĂ©nichĂ© de petites perles, bien Ă lâabri dans leur imagination.
Belle occasion pour le commun des Camerounais de scruter Jean Pierre Bekolo, sous un angle que peu de personnes lui connaissent. Pour ces RAVY, le cĂ©lĂšbre rĂ©alisateur reste dans son champ de confort et prĂ©sente une installation autour du cinĂ©ma. On parle de 7e art, mais aussi de temps. « Comment fait-on le cinĂ©ma du futur ? Comment le passĂ© peut-il sâincruster dans le futur et le modifier ? », questionne-t-il. Jean Pierre Bekolo Ă©tait aussi lĂ en vidĂ©o avec « Naked Reality »; et une sĂ©rie de clichĂ©s prĂ©sentant son installation « Une Africaine dans lâespace », morceau de lâexposition « Diaspora » au MusĂ©e du Quai Branly Ă Paris.
Les acteurs de cette biennale, rĂ©unis autour du thĂšme « (ContemporalitĂ©s) » Ă cette expo finale par le curateur Landry Mbassi, sont photographes, peintres, sculpteurs, vidĂ©ographes⊠Concepts diffĂ©rents, mais un seul trait dâunion, leur capacitĂ© Ă transporter ici et ailleurs tous les heureux Ă©lus qui prĂȘtent un Ćil attentif Ă leurs Ćuvres. Le travail Ă©pique du sculpteur Francis Sumegne a cĂŽtoyĂ© celui dâune jeune gĂ©nĂ©ration Ă la tĂȘte bien faite. Entre autres : Kari Nzante qui recherche la rĂ©alitĂ© par ses tableaux. Boris Nzebo apportant ses toiles aux couleurs urbaines. Valery « Tito » Chifor avec ses photos Ă mi-chemin entre lumiĂšre et opacitĂ©. Yvon Ngassam invitant au calme avec ses clichĂ©s sous lâintitulĂ© « Quiet ». Jean David Nkot interrogeant la notion dâaffranchissement par ses tableaux, timbres aux proportions colossales.
Un Italien chez les Bamoun
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Culture
Le dernier roman de Patricia Tomaino Ndam Njoya, « Les coquelicots de lâespoir », Ă©voque abondamment la vie de son grand-pĂšre.
Câest une histoire singuliĂšre. Impressionnante et Ă©mouvante. Celle dâAngelo Tomaino. Citoyen italien nĂ© en Calabre en 1904, le jeune homme est envoyĂ© au front et fait prisonnier en Lybye pendant la deuxiĂšme guerre mondiale. Au sortir de prison, il va se retrouver au Cameroun, prĂ©cisĂ©ment Ă Foumban. TrĂšs facilement, il sâadapte Ă son nouveau monde.
Câest un homme parfaitement intĂ©grĂ© qui se mĂȘle aux populations, travaillant Ă leurs cĂŽtĂ©s au quotidien. Il partage ainsi avec elles son expĂ©rience. Notamment dans la construction des ponts, routes, maisons sociales. De phrase en phrase, lâon dĂ©couvre sous la plume de Patricia Tomaino Ndam Njoya la vie quotidienne au royaume des Bamoun, les contacts avec les autoritĂ©s traditionnelles, les coutumes locales, la vie de famille, de mĂȘme quâavec des personnes de tous les niveaux, de toutes les conditions. Et puis cette chaleur qui rappelle la Calabre. LâItalien est tellement bien intĂ©grĂ© dans la communautĂ© quâil y prendra femme.
Dâaccouchement difficile Ă Na nji-la mĂšre des jumeaux, en passant par Adieu maman, Une Ă©toile sur le chemin, Le tournant Ă 180°, Choisit-on son destin ?, Merci pour tout Erminia, Toute une nuit, toute une vie, Petit dĂ©jeuner Ă la chefferie, La goyave et le fagot de bois, lâon dĂ©couvre les us et coutumes des Bamoun, peuple du Noun, Ă lâOuest Cameroun. Son organisation socio-politique et Ă©conomique aussi. En filigrane, lâouvrage cĂ©lĂšbre lâhumanisme. Il donne Ă voir que les hommes dâorigines diverses, des cultures nĂ©es dans des contextes diffĂ©rents peuvent parfaitement sâentendre et se lier. Une histoire dâamitiĂ© entre les peuples, dâintĂ©gration et dâamour du prochain.
PubliĂ© aux Ă©ditions Lions University Press, « Les coquelicots de lâespoir », roman de 278 pages est une biographie qui ne dit pas son nom. Patricia Tomaino Ndam Njoya remonte subtilement ses origines, dans un français facile et limpide. La trame de lâhistoire est dĂ©veloppĂ©e en deux parties. La premiĂšre porte sur les premiers pas du grand-pĂšre italien sur sa terre natale et la seconde sur Foumban, ville adoptive de lâEuropĂ©en. Un ouvrage Ă lire par tous ceux qui affectionnent les histoires personnelles et la face cachĂ©e des personnalitĂ©s.
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Culture
Le dernier roman de Patricia Tomaino Ndam Njoya, « Les coquelicots de lâespoir », Ă©voque abondamment la vie de son grand-pĂšre.
Câest une histoire singuliĂšre. Impressionnante et Ă©mouvante. Celle dâAngelo Tomaino. Citoyen italien nĂ© en Calabre en 1904, le jeune homme est envoyĂ© au front et fait prisonnier en Lybye pendant la deuxiĂšme guerre mondiale. Au sortir de prison, il va se retrouver au Cameroun, prĂ©cisĂ©ment Ă Foumban. TrĂšs facilement, il sâadapte Ă son nouveau monde.
Câest un homme parfaitement intĂ©grĂ© qui se mĂȘle aux populations, travaillant Ă leurs cĂŽtĂ©s au quotidien. Il partage ainsi avec elles son expĂ©rience. Notamment dans la construction des ponts, routes, maisons sociales. De phrase en phrase, lâon dĂ©couvre sous la plume de Patricia Tomaino Ndam Njoya la vie quotidienne au royaume des Bamoun, les contacts avec les autoritĂ©s traditionnelles, les coutumes locales, la vie de famille, de mĂȘme quâavec des personnes de tous les niveaux, de toutes les conditions. Et puis cette chaleur qui rappelle la Calabre. LâItalien est tellement bien intĂ©grĂ© dans la communautĂ© quâil y prendra femme.
Dâaccouchement difficile Ă Na nji-la mĂšre des jumeaux, en passant par Adieu maman, Une Ă©toile sur le chemin, Le tournant Ă 180°, Choisit-on son destin ?, Merci pour tout Erminia, Toute une nuit, toute une vie, Petit dĂ©jeuner Ă la chefferie, La goyave et le fagot de bois, lâon dĂ©couvre les us et coutumes des Bamoun, peuple du Noun, Ă lâOuest Cameroun. Son organisation socio-politique et Ă©conomique aussi. En filigrane, lâouvrage cĂ©lĂšbre lâhumanisme. Il donne Ă voir que les hommes dâorigines diverses, des cultures nĂ©es dans des contextes diffĂ©rents peuvent parfaitement sâentendre et se lier. Une histoire dâamitiĂ© entre les peuples, dâintĂ©gration et dâamour du prochain.
PubliĂ© aux Ă©ditions Lions University Press, « Les coquelicots de lâespoir », roman de 278 pages est une biographie qui ne dit pas son nom. Patricia Tomaino Ndam Njoya remonte subtilement ses origines, dans un français facile et limpide. La trame de lâhistoire est dĂ©veloppĂ©e en deux parties. La premiĂšre porte sur les premiers pas du grand-pĂšre italien sur sa terre natale et la seconde sur Foumban, ville adoptive de lâEuropĂ©en. Un ouvrage Ă lire par tous ceux qui affectionnent les histoires personnelles et la face cachĂ©e des personnalitĂ©s.
Sciences physiques: le premier doctorat de lâUniversitĂ© de Maroua
Joël MAMAN
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord
Le jury présidé par le Pr Samuel Domgang a décerné vendredi dernier la mention trÚs honorable au Dr Justin Mibailé.
AprĂšs huit ans dâexistence, câest vendredi dernier que le tout premier doctorat Ph/D en sciences physiques de lâUniversitĂ© de Maroua a Ă©tĂ© soutenu par le dorĂ©navant Dr Justin MibailĂ©. CâĂ©tait devant un jury prĂ©sidĂ© par le professeur Ă©mĂ©rite Samuel Domgang, par ailleurs, prĂ©sident de lâAcadĂ©mie des sciences du Cameroun.
En effet, dira le Pr Doka Yamigno Serge, vice-recteur en charge de la recherche, de la coopĂ©ration et des relations avec le monde des entreprises de l'UniversitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, co-directeur de cette thĂšse, « il Ă©tait surtout question pour nous dâĂȘtre le plus rigoureux possible pour donner Ă ce travail toute sa valeur. Ce qui nous a amenĂ© Ă solliciter lâexpertise des sommitĂ©s des sciences physiques du Cameroun ». Cette thĂšse qui porte sur le thĂšme : « Transport solitaire et chaotique dans les semi-conducteurs induit par le phĂ©nomĂšne dâionisation par choc », a donnĂ© lâoccasion Ă ces hommes de sciences exactes de sâattarder sur lâimpact de ce travail dans la vie quotidienne.
AprĂšs explications, il se dĂ©gage qu'avec la frĂ©nĂ©sie de l'utilisation des gadgets Ă©lectroniques (tĂ©lĂ©phones, tablettes, ordinateurs) la fabrication des composants Ă©lectroniques (diodes, rĂ©sistors, transistor, thyristor, cellules solairesâŠ) ainsi que la sĂ©curisation des lignes de tĂ©lĂ©communications... peuvent bĂ©nĂ©ficier des rĂ©sultats de cette thĂšse. A titre dâexemple, dira le Pr CrĂ©pin Kofane Timoleon, laurĂ©at 2014 du prix Kwame Nkrumah de l'Union Africaine pour la recherche scientifique, « de maniĂšre concrĂšte, ce travail peut permettre Ă nos militaires de crypter et dĂ©crypter les messages, il peut aussi sâappliquer dans le pilotage des drones, la fabrication des plaques solaires etc... ».
Joël MAMAN
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord
Le jury présidé par le Pr Samuel Domgang a décerné vendredi dernier la mention trÚs honorable au Dr Justin Mibailé.
AprĂšs huit ans dâexistence, câest vendredi dernier que le tout premier doctorat Ph/D en sciences physiques de lâUniversitĂ© de Maroua a Ă©tĂ© soutenu par le dorĂ©navant Dr Justin MibailĂ©. CâĂ©tait devant un jury prĂ©sidĂ© par le professeur Ă©mĂ©rite Samuel Domgang, par ailleurs, prĂ©sident de lâAcadĂ©mie des sciences du Cameroun.
En effet, dira le Pr Doka Yamigno Serge, vice-recteur en charge de la recherche, de la coopĂ©ration et des relations avec le monde des entreprises de l'UniversitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, co-directeur de cette thĂšse, « il Ă©tait surtout question pour nous dâĂȘtre le plus rigoureux possible pour donner Ă ce travail toute sa valeur. Ce qui nous a amenĂ© Ă solliciter lâexpertise des sommitĂ©s des sciences physiques du Cameroun ». Cette thĂšse qui porte sur le thĂšme : « Transport solitaire et chaotique dans les semi-conducteurs induit par le phĂ©nomĂšne dâionisation par choc », a donnĂ© lâoccasion Ă ces hommes de sciences exactes de sâattarder sur lâimpact de ce travail dans la vie quotidienne.
AprĂšs explications, il se dĂ©gage qu'avec la frĂ©nĂ©sie de l'utilisation des gadgets Ă©lectroniques (tĂ©lĂ©phones, tablettes, ordinateurs) la fabrication des composants Ă©lectroniques (diodes, rĂ©sistors, transistor, thyristor, cellules solairesâŠ) ainsi que la sĂ©curisation des lignes de tĂ©lĂ©communications... peuvent bĂ©nĂ©ficier des rĂ©sultats de cette thĂšse. A titre dâexemple, dira le Pr CrĂ©pin Kofane Timoleon, laurĂ©at 2014 du prix Kwame Nkrumah de l'Union Africaine pour la recherche scientifique, « de maniĂšre concrĂšte, ce travail peut permettre Ă nos militaires de crypter et dĂ©crypter les messages, il peut aussi sâappliquer dans le pilotage des drones, la fabrication des plaques solaires etc... ».
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APE Cameroun-Union europĂ©enne: câest effectif
Alliance NYOBIA
Rédaction - Dossier
Le dĂ©cret fixant les rĂšgles dâorigine applicables aux produits importĂ© de lâUE a Ă©tĂ© signĂ© mercredi. La rĂ©duction sera de 25% par an sur quatre ans pour les produits du premier groupe.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a signĂ© hier le dĂ©cret fixant les rĂšgles dâorigines et les mĂ©thodes de coopĂ©ration administrative applicables aux produits importĂ©s de lâUnion europĂ©enne (UE) dans le cadre de lâAccord de partenariat Ă©conomique (APE). Ce dĂ©cret signĂ©, le dĂ©mantĂšlement tarifaire programmĂ© pour ce jeudi 4 aoĂ»t, peut commencer. Dans un communiquĂ© signĂ© le 02 aoĂ»t dernier, Jean Tchoffo, prĂ©sident du ComitĂ© chargĂ© du suivi de la mise en Ćuvre de APE bilatĂ©ral Cameroun-UE, tout en soulignant le caractĂšre progressif du dĂ©mantĂšlement, prĂ©cise : «concernant particuliĂšrement les produits du premier groupe, le taux de rĂ©duction applicable sera de 25% par an sur une pĂ©riode de quatre ans ». Il ajoute aussi quâ « aucun produit de ce groupe ne bĂ©nĂ©ficiera dâune exonĂ©ration totale des droits de douane avant la fin de cette pĂ©riode ».
Le changement attendu de longue date nâentraĂźne pas de bouleversements majeurs sur la place portuaire de Douala. De fait, aprĂšs lâentrĂ©e en vigueur de lâApe dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun en juillet 2014 avec lâUE, les navires ayant dans leur cale ou sur leur pont des marchandises en provenance de cet espace vont ĂȘtre dĂ©chargĂ©s par les mĂȘmes portiques ou par des engins mobiles de manutention au port. Exactement comme par le passĂ©. DâaprĂšs un responsable des douanes approchĂ© par CT, ce dĂ©mantĂšlement ne concerne, pour la premiĂšre annĂ©e dâentrĂ©e en vigueur de lâaccord, que les produits dits du premier groupe. Rappel, les nĂ©gociations avec lâUE ont dĂ©bouchĂ© sur une catĂ©gorisation des produits. Le 1er groupe en comprend un bon nombre : produits pharmaceutiques, engrais, pesticides, tourteaux, papier journal, livres, brochures, journaux, etc. Mais aussi les vĂ©hicules et matĂ©riels pour voies ferrĂ©es, les fauteuils roulants et autres vĂ©hicules pour invalidesâŠ
Mais pour le bateau qui accoste, les choses ne sâarrĂȘtent pas lĂ pour lâimportateur, dont le dĂ©clarant doit mener plusieurs opĂ©rations, comme par le passĂ©. « Plusieurs droits et taxes sont prĂ©levĂ©s Ă la douane, dont principalement la Tva, le droit de douane Ă lâimportation (Ddi), le droit dâaccise et le prĂ©compte. Pour les APE, seul le Ddi est concernĂ©, les autres droits et taxes restant inchangĂ©s », apprenons-nous du cĂŽtĂ© de la douane. Par ailleurs, les divers coĂ»ts liĂ©s aux formalitĂ©s avec dâautres acteurs de la place portuaire (Sgs, Dit, Pad, acconiers, consignataires, etc.) ne sont pas concernĂ©s. Rien ne change lĂ non plus. Sâil nây a pas un « dispositif particulier » pour la rĂ©ception des marchandises en provenance de lâUE, la direction gĂ©nĂ©rale des Douanes vient de crĂ©er une unitĂ© de veille qui, entre autres choses, centralisera et traitera les Ă©ventuelles requĂȘtes en relation avec lâentrĂ©e en vigueur de cet APE.
Alliance NYOBIA
Rédaction - Dossier
Le dĂ©cret fixant les rĂšgles dâorigine applicables aux produits importĂ© de lâUE a Ă©tĂ© signĂ© mercredi. La rĂ©duction sera de 25% par an sur quatre ans pour les produits du premier groupe.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a signĂ© hier le dĂ©cret fixant les rĂšgles dâorigines et les mĂ©thodes de coopĂ©ration administrative applicables aux produits importĂ©s de lâUnion europĂ©enne (UE) dans le cadre de lâAccord de partenariat Ă©conomique (APE). Ce dĂ©cret signĂ©, le dĂ©mantĂšlement tarifaire programmĂ© pour ce jeudi 4 aoĂ»t, peut commencer. Dans un communiquĂ© signĂ© le 02 aoĂ»t dernier, Jean Tchoffo, prĂ©sident du ComitĂ© chargĂ© du suivi de la mise en Ćuvre de APE bilatĂ©ral Cameroun-UE, tout en soulignant le caractĂšre progressif du dĂ©mantĂšlement, prĂ©cise : «concernant particuliĂšrement les produits du premier groupe, le taux de rĂ©duction applicable sera de 25% par an sur une pĂ©riode de quatre ans ». Il ajoute aussi quâ « aucun produit de ce groupe ne bĂ©nĂ©ficiera dâune exonĂ©ration totale des droits de douane avant la fin de cette pĂ©riode ».
Le changement attendu de longue date nâentraĂźne pas de bouleversements majeurs sur la place portuaire de Douala. De fait, aprĂšs lâentrĂ©e en vigueur de lâApe dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun en juillet 2014 avec lâUE, les navires ayant dans leur cale ou sur leur pont des marchandises en provenance de cet espace vont ĂȘtre dĂ©chargĂ©s par les mĂȘmes portiques ou par des engins mobiles de manutention au port. Exactement comme par le passĂ©. DâaprĂšs un responsable des douanes approchĂ© par CT, ce dĂ©mantĂšlement ne concerne, pour la premiĂšre annĂ©e dâentrĂ©e en vigueur de lâaccord, que les produits dits du premier groupe. Rappel, les nĂ©gociations avec lâUE ont dĂ©bouchĂ© sur une catĂ©gorisation des produits. Le 1er groupe en comprend un bon nombre : produits pharmaceutiques, engrais, pesticides, tourteaux, papier journal, livres, brochures, journaux, etc. Mais aussi les vĂ©hicules et matĂ©riels pour voies ferrĂ©es, les fauteuils roulants et autres vĂ©hicules pour invalidesâŠ
Mais pour le bateau qui accoste, les choses ne sâarrĂȘtent pas lĂ pour lâimportateur, dont le dĂ©clarant doit mener plusieurs opĂ©rations, comme par le passĂ©. « Plusieurs droits et taxes sont prĂ©levĂ©s Ă la douane, dont principalement la Tva, le droit de douane Ă lâimportation (Ddi), le droit dâaccise et le prĂ©compte. Pour les APE, seul le Ddi est concernĂ©, les autres droits et taxes restant inchangĂ©s », apprenons-nous du cĂŽtĂ© de la douane. Par ailleurs, les divers coĂ»ts liĂ©s aux formalitĂ©s avec dâautres acteurs de la place portuaire (Sgs, Dit, Pad, acconiers, consignataires, etc.) ne sont pas concernĂ©s. Rien ne change lĂ non plus. Sâil nây a pas un « dispositif particulier » pour la rĂ©ception des marchandises en provenance de lâUE, la direction gĂ©nĂ©rale des Douanes vient de crĂ©er une unitĂ© de veille qui, entre autres choses, centralisera et traitera les Ă©ventuelles requĂȘtes en relation avec lâentrĂ©e en vigueur de cet APE.
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APE Cameroun-Union europĂ©enne: câest effectif
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NĂ©crologie: il sâappelait AndrĂ© Fotso
Alliance NYOBIA
National - Economie
Le prĂ©sident du Gicam, capitaine dâindustrie, est mort Ă Paris ce mardi 2 aoĂ»t Ă presque 58 ans.
AndrĂ© Fotso nâest plus. NĂ© le 8 aoĂ»t 1958 Ă Bandjoun dans la rĂ©gion de lâOuest, le prĂ©sident en exercice du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), Ă©lu en 2012 et réélu en 2015, a rendu lâĂąme dans la nuit du mardi 2 aoĂ»t 2016 Ă Paris. Lâhomme a finalement perdu le combat qui lâopposait Ă la maladie depuis quelques annĂ©es. Le grand capitaine dâindustrie Ă©tait apparu amoindri ces derniers mois. Mais si le corps montrait des signes de faiblesse, la mĂȘme volontĂ© dâaller de lâavant semblait lâanimer dans le cadre de ses activitĂ©s au sein du patronat. Peu Ă peu, il avait dĂ» renoncer aux rĂ©unions, assises et autres importants rendez-vous organisĂ©s au siĂšge du Gicam Ă Douala. De sources proches de la famille, son Ă©tat de santĂ© avait nĂ©cessitĂ© une Ă©vacuation en France en dĂ©but dâannĂ©e.
Depuis hier, une pluie dâĂ©loges sur Internet, et notamment les rĂ©seaux sociaux, salue la mĂ©moire et lâĆuvre dâAndrĂ© Fotso, qualifiĂ© par certains de bĂątisseur visionnaire. Selon des informations fournies par le Gicam, câest nanti dâun 3e Cycle en Sciences de Gestion obtenu Ă lâuniversitĂ© Lyon II quâAndrĂ© Fotso revient au Cameroun en 1982 â il Ă©tait parti du pays en 1977 pour Ă©tudes. Il dĂ©bute sa vie professionnelle au sein de la compagnie Batoula comme contrĂŽleur de gestion. En 1985, il intĂšgre la multinationale RhĂŽne Poulenc, spĂ©cialisĂ©e dans les produits chimiques, comme directeur administratif et financier pour lâAfrique centrale. En 1991, poussĂ© par le dĂ©sir dâentreprendre, il nĂ©gocie son dĂ©part de la multinationale et se lance.
La mĂȘme annĂ©e, AndrĂ© Fotso crĂ©e 3T Cameroun, pour le transport, le transit, lâacconage, la manutention et la consignation. En 1993, il lance Fme-gaz, entreprise de production des gaz industriels. Dâautres structures verront le jour : SCPI dans lâimmobilier, Sampo-Cameroun dans lâinformatique, etc.
On retiendra aussi du prĂ©sident AndrĂ© Fotso, ce souci constant pour la croissance Ă©conomique du Cameroun. Son leitmotiv dĂšs son arrivĂ©e Ă la tĂȘte du mouvement patronal. Hier, une rĂ©union du comitĂ© exĂ©cutif du Gicam sâest tenue au siĂšge du mouvement. Dans le communiquĂ© rendu public au terme de celle-ci, lâorgane « adresse ses condolĂ©ances Ă la famille du dĂ©funt et au monde Ă©conomique national et international, qui perd ainsi un rassembleur, un bĂątisseur et une personnalitĂ© engagĂ©e et dĂ©vouĂ©e Ă la cause de lâentreprise ».
Alliance NYOBIA
National - Economie
Le prĂ©sident du Gicam, capitaine dâindustrie, est mort Ă Paris ce mardi 2 aoĂ»t Ă presque 58 ans.
AndrĂ© Fotso nâest plus. NĂ© le 8 aoĂ»t 1958 Ă Bandjoun dans la rĂ©gion de lâOuest, le prĂ©sident en exercice du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), Ă©lu en 2012 et réélu en 2015, a rendu lâĂąme dans la nuit du mardi 2 aoĂ»t 2016 Ă Paris. Lâhomme a finalement perdu le combat qui lâopposait Ă la maladie depuis quelques annĂ©es. Le grand capitaine dâindustrie Ă©tait apparu amoindri ces derniers mois. Mais si le corps montrait des signes de faiblesse, la mĂȘme volontĂ© dâaller de lâavant semblait lâanimer dans le cadre de ses activitĂ©s au sein du patronat. Peu Ă peu, il avait dĂ» renoncer aux rĂ©unions, assises et autres importants rendez-vous organisĂ©s au siĂšge du Gicam Ă Douala. De sources proches de la famille, son Ă©tat de santĂ© avait nĂ©cessitĂ© une Ă©vacuation en France en dĂ©but dâannĂ©e.
Depuis hier, une pluie dâĂ©loges sur Internet, et notamment les rĂ©seaux sociaux, salue la mĂ©moire et lâĆuvre dâAndrĂ© Fotso, qualifiĂ© par certains de bĂątisseur visionnaire. Selon des informations fournies par le Gicam, câest nanti dâun 3e Cycle en Sciences de Gestion obtenu Ă lâuniversitĂ© Lyon II quâAndrĂ© Fotso revient au Cameroun en 1982 â il Ă©tait parti du pays en 1977 pour Ă©tudes. Il dĂ©bute sa vie professionnelle au sein de la compagnie Batoula comme contrĂŽleur de gestion. En 1985, il intĂšgre la multinationale RhĂŽne Poulenc, spĂ©cialisĂ©e dans les produits chimiques, comme directeur administratif et financier pour lâAfrique centrale. En 1991, poussĂ© par le dĂ©sir dâentreprendre, il nĂ©gocie son dĂ©part de la multinationale et se lance.
La mĂȘme annĂ©e, AndrĂ© Fotso crĂ©e 3T Cameroun, pour le transport, le transit, lâacconage, la manutention et la consignation. En 1993, il lance Fme-gaz, entreprise de production des gaz industriels. Dâautres structures verront le jour : SCPI dans lâimmobilier, Sampo-Cameroun dans lâinformatique, etc.
On retiendra aussi du prĂ©sident AndrĂ© Fotso, ce souci constant pour la croissance Ă©conomique du Cameroun. Son leitmotiv dĂšs son arrivĂ©e Ă la tĂȘte du mouvement patronal. Hier, une rĂ©union du comitĂ© exĂ©cutif du Gicam sâest tenue au siĂšge du mouvement. Dans le communiquĂ© rendu public au terme de celle-ci, lâorgane « adresse ses condolĂ©ances Ă la famille du dĂ©funt et au monde Ă©conomique national et international, qui perd ainsi un rassembleur, un bĂątisseur et une personnalitĂ© engagĂ©e et dĂ©vouĂ©e Ă la cause de lâentreprise ».
Union africaine : Les leçons du sommet de Kigali
Grégoire DJARMAILA
National - Politique
La dĂ©signation de Suzanne Mengue Ntyam Ondo au poste de juge Ă la Cour africaine des Droits de lâHomme et des peuples constitue une bonne moisson du Cameroun Ă ces assises.
La 27e ConfĂ©rence de lâUnion africaine vient de se tenir Ă Kigali au Rwanda du 10 au 18 juillet 2016. La dĂ©lĂ©gation camerounaise Ă ces assises Ă©tait conduite par Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extĂ©rieures. MĂȘme si le processus de renouvellement de lâExĂ©cutif de la Commission a Ă©tĂ© reportĂ© en janvier 2017 faute de consensus, le sommet de Kigali a abouti sur dâimportantes dĂ©cisions. Dans leur quĂȘte de recherche des financements alternatifs pour lâOrganisation, les dirigeants africains ont pris la dĂ©cision dâintroduire un nouveau systĂšme de contribution statutaire qui mettra un terme au prĂ©cĂ©dent, avec la mĂ©thode de prĂ©lĂšvement de 0,2% des taxes dâimportation annuelles de chacun des Etats membres. Dans le domaine de lâintĂ©gration continentale, les Chefs dâEtat ont appelĂ© Ă lâaccĂ©lĂ©ration et Ă lâencadrement plus prononcĂ© du projet de Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC), pour faire face Ă la menace de razzia que reprĂ©sentent des productions des industries non africaines qui se profilent Ă lâhorizon, notamment dans le cadre des projets dâAccord de partenariat Ă©conomique. La remise solennelle et symbolique des premiers exemplaires du passeport africain aux PrĂ©sidents Paul Kagame du Rwanda et Idriss Deby Itno du Tchad constitue Ă©galement une grande avancĂ©e dans lâoptique dans lâambitieux projet de la libre circulation des personnes et des biens Ă lâintĂ©rieur du continent africain. Le Sommet de Kigali consacre enfin une victoire du Cameroun au plan diplomatique avec lâĂ©lection de Suzanne Mengue Ntyam Ondo, conseillĂšre Ă la Cour SuprĂȘme au poste de juge Ă la Cour africaine des Droits de lâHomme et des Peuples qui siĂšge Ă Arusha en Tanzanie. Les conclusions et les leçons de ces assisses sont prĂ©sentĂ©es et analysĂ©es par le ministre des Relations ExtĂ©rieures.
Grégoire DJARMAILA
National - Politique
La dĂ©signation de Suzanne Mengue Ntyam Ondo au poste de juge Ă la Cour africaine des Droits de lâHomme et des peuples constitue une bonne moisson du Cameroun Ă ces assises.
La 27e ConfĂ©rence de lâUnion africaine vient de se tenir Ă Kigali au Rwanda du 10 au 18 juillet 2016. La dĂ©lĂ©gation camerounaise Ă ces assises Ă©tait conduite par Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extĂ©rieures. MĂȘme si le processus de renouvellement de lâExĂ©cutif de la Commission a Ă©tĂ© reportĂ© en janvier 2017 faute de consensus, le sommet de Kigali a abouti sur dâimportantes dĂ©cisions. Dans leur quĂȘte de recherche des financements alternatifs pour lâOrganisation, les dirigeants africains ont pris la dĂ©cision dâintroduire un nouveau systĂšme de contribution statutaire qui mettra un terme au prĂ©cĂ©dent, avec la mĂ©thode de prĂ©lĂšvement de 0,2% des taxes dâimportation annuelles de chacun des Etats membres. Dans le domaine de lâintĂ©gration continentale, les Chefs dâEtat ont appelĂ© Ă lâaccĂ©lĂ©ration et Ă lâencadrement plus prononcĂ© du projet de Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC), pour faire face Ă la menace de razzia que reprĂ©sentent des productions des industries non africaines qui se profilent Ă lâhorizon, notamment dans le cadre des projets dâAccord de partenariat Ă©conomique. La remise solennelle et symbolique des premiers exemplaires du passeport africain aux PrĂ©sidents Paul Kagame du Rwanda et Idriss Deby Itno du Tchad constitue Ă©galement une grande avancĂ©e dans lâoptique dans lâambitieux projet de la libre circulation des personnes et des biens Ă lâintĂ©rieur du continent africain. Le Sommet de Kigali consacre enfin une victoire du Cameroun au plan diplomatique avec lâĂ©lection de Suzanne Mengue Ntyam Ondo, conseillĂšre Ă la Cour SuprĂȘme au poste de juge Ă la Cour africaine des Droits de lâHomme et des Peuples qui siĂšge Ă Arusha en Tanzanie. Les conclusions et les leçons de ces assisses sont prĂ©sentĂ©es et analysĂ©es par le ministre des Relations ExtĂ©rieures.
Ngaoundéré: un faux DGA de la Crtv sévit
Alain MAZDA
Régions - Adamaoua
Le personnel de la station régionale Crtv Adamaoua sur la sellette. Un communiqué radio est diffusé pour prévenir.
Lâhistoire se rĂ©pĂšte. Cette fois, avec des nouveaux protagonistes. La stratĂ©gie, elle, nâa point changĂ© pour autant. Un coup de fil, des instructions fermes « de la hiĂ©rarchie » et une demande de crĂ©dit de tĂ©lĂ©phone. Hier, un faux gouverneur, aujourdâhui, un faux DGA de la Crtv. Vendredi dernier, le personnel journaliste de la station rĂ©gionale de la Crtv Adamaoua viennent Ă peine de finir la confĂ©rence de rĂ©daction quotidienne.
Il est 10h. Le REC reçoit lâappel dâune « Ă©minence » de YaoundĂ©. Cette voix au bout du fil se prĂ©sente Ă lui comme le DGA de la Crtv, Emmanuel WongibĂ©. AussitĂŽt, le Rec prĂȘte une oreille attentive. « Ici, le DGA de la Crtv. Bien vouloir me faire lâĂ©tat des besoins, la liste du personnel. DĂ©sormais, la gestion des choses vont changer⊠», lui « instruit le patron ». La conversation sâarrĂȘte quelque instant aprĂšs.
AussitĂŽt, le temps de digĂ©rer ces « informations » que le faux DGA rapplique, lui demandant cette fois le transfert de crĂ©dit de communication de tĂ©lĂ©phone. Cette nouvelle demande met la puce Ă lâoreille du Rec. Le chef de station et les autres journalistes reçoivent Ă©galement « lâappel de la hiĂ©rarchie », avec des instructions fermes. Lâarnaque ne tardera pas Ă ĂȘtre Ă©ventrĂ©e, puisque les journalistes « partagent volontiers les instructions en famille ».
Lâun dâentre eux relĂšve mĂȘme quâayant rĂ©pondu en anglais Ă son interlocuteur, il sâest mis dans une colĂšre noire, menaçant de le licencier. « Le DGA est de la zone anglophone, lâanglais ne lui a jamais posĂ© de problĂšme » rigole-t-il. ImmĂ©diatement dĂ©masquĂ©, un communiquĂ© radio est diffusĂ© pour mettre en garde les populations locales sur cette pratique qui prend de lâampleur dans la rĂ©gion de lâAdamaoua.
Alain MAZDA
Régions - Adamaoua
Le personnel de la station régionale Crtv Adamaoua sur la sellette. Un communiqué radio est diffusé pour prévenir.
Lâhistoire se rĂ©pĂšte. Cette fois, avec des nouveaux protagonistes. La stratĂ©gie, elle, nâa point changĂ© pour autant. Un coup de fil, des instructions fermes « de la hiĂ©rarchie » et une demande de crĂ©dit de tĂ©lĂ©phone. Hier, un faux gouverneur, aujourdâhui, un faux DGA de la Crtv. Vendredi dernier, le personnel journaliste de la station rĂ©gionale de la Crtv Adamaoua viennent Ă peine de finir la confĂ©rence de rĂ©daction quotidienne.
Il est 10h. Le REC reçoit lâappel dâune « Ă©minence » de YaoundĂ©. Cette voix au bout du fil se prĂ©sente Ă lui comme le DGA de la Crtv, Emmanuel WongibĂ©. AussitĂŽt, le Rec prĂȘte une oreille attentive. « Ici, le DGA de la Crtv. Bien vouloir me faire lâĂ©tat des besoins, la liste du personnel. DĂ©sormais, la gestion des choses vont changer⊠», lui « instruit le patron ». La conversation sâarrĂȘte quelque instant aprĂšs.
AussitĂŽt, le temps de digĂ©rer ces « informations » que le faux DGA rapplique, lui demandant cette fois le transfert de crĂ©dit de communication de tĂ©lĂ©phone. Cette nouvelle demande met la puce Ă lâoreille du Rec. Le chef de station et les autres journalistes reçoivent Ă©galement « lâappel de la hiĂ©rarchie », avec des instructions fermes. Lâarnaque ne tardera pas Ă ĂȘtre Ă©ventrĂ©e, puisque les journalistes « partagent volontiers les instructions en famille ».
Lâun dâentre eux relĂšve mĂȘme quâayant rĂ©pondu en anglais Ă son interlocuteur, il sâest mis dans une colĂšre noire, menaçant de le licencier. « Le DGA est de la zone anglophone, lâanglais ne lui a jamais posĂ© de problĂšme » rigole-t-il. ImmĂ©diatement dĂ©masquĂ©, un communiquĂ© radio est diffusĂ© pour mettre en garde les populations locales sur cette pratique qui prend de lâampleur dans la rĂ©gion de lâAdamaoua.
Offres dâemploi: les a escrocs ne chĂŽment pas !
Rita DIBA
Régions - Littoral
Certains individus ont trouvĂ© leur mine dâor dans les espoirs des chercheurs de travail.
« Les gens doivent se mĂ©fier Ă partir du moment oĂč on leur demande de payer quelque chose. » InterrogĂ© sur le phĂ©nomĂšne des arnaques au recrutement, cet employĂ© (nous lâappellerons Monsieur L.) dâune grande entreprise basĂ©e Ă Douala, opĂ©rant dans le secteur de lâĂ©nergie, insiste : stage, emploi, candidature, les chercheurs de travail doivent savoir que ce nâest pas payant.
En effet, il y a quelques mois, une rumeur avait circulĂ©, avec des affiches, sur un recrutement massif de la structure. Avant que cette derniĂšre ne dĂ©mente. Monsieur L. fait une prĂ©cision : Ă partir du moment oĂč il nây a pas lâentĂȘte de la sociĂ©tĂ©, vous devez comprendre que ce nâest pas sĂ©rieux. IndignĂ©, il ajoute : « Il y a des candidats qui se sont plaints quâon leur a demandĂ© 50 000F de frais mĂ©dicaux. »
En effet, le secteur du recrutement est devenu un vĂ©ritable marchĂ© pour les arnaqueurs. Ceux-ci dĂ©veloppent des trĂ©sors dâintelligence et diverses mĂ©thodes pour attirer les chercheurs dâemploi. Ils peuvent, par exemple, copier de vĂ©ritables offres sur les plateformes de recrutement, comme cela a Ă©tĂ© le cas sur Jumia Jobs. Les faussaires partagent ensuite ces annonces dâemploi sur dâautres canaux comme WhatsApp, Facebook, Twitter, LinkedIn, etc. et affirment ĂȘtre chargĂ©s de la prĂ©sĂ©lection des candidats. PrĂ©sĂ©lection qui prĂ©voit une sĂ©rie de tests, pour lesquels le postulant devra, bien entendu, payer. Câest ainsi que des entreprises du secteur banques et finances, partenaires de la plateforme, la saisiront aprĂšs avoir reçu des candidats qui se sont plaints dâavoir versĂ© de lâargent auprĂšs dâorganismes intermĂ©diaires de recrutement.
Autre mĂ©thode pour les arnaqueurs, publier des offres directement sur des sites de recrutement. Le Fonds national de lâEmploi (Fne) en a fait lâexpĂ©rience. « On essaie dâĂȘtre trĂšs vigilants. Donc, dĂšs quâune offre est postĂ©e, on regarde le contact et on appelle pour vĂ©rifier quâelle est sĂ©rieuse », explique un responsable. Et la grande arnaque dont se sont plaints les chercheurs dâemploi, ce sont les frais dâouverture de dossier. Dâailleurs, au babillard de la direction rĂ©gionale du Fne pour le Littoral Ă Bali, on peut lire une affiche qui met en garde les chercheurs dâemploi contre les escrocs. Toujours sur cette mĂ©thode, Ă Jumia Jobs, on a fait plus simple : lâaccĂšs direct Ă la plateforme a Ă©tĂ© interdit aux entreprises. Pour publier une offre, il faut lâautorisation de lâĂ©quipe en charge du site.
Rita DIBA
Régions - Littoral
Certains individus ont trouvĂ© leur mine dâor dans les espoirs des chercheurs de travail.
« Les gens doivent se mĂ©fier Ă partir du moment oĂč on leur demande de payer quelque chose. » InterrogĂ© sur le phĂ©nomĂšne des arnaques au recrutement, cet employĂ© (nous lâappellerons Monsieur L.) dâune grande entreprise basĂ©e Ă Douala, opĂ©rant dans le secteur de lâĂ©nergie, insiste : stage, emploi, candidature, les chercheurs de travail doivent savoir que ce nâest pas payant.
En effet, il y a quelques mois, une rumeur avait circulĂ©, avec des affiches, sur un recrutement massif de la structure. Avant que cette derniĂšre ne dĂ©mente. Monsieur L. fait une prĂ©cision : Ă partir du moment oĂč il nây a pas lâentĂȘte de la sociĂ©tĂ©, vous devez comprendre que ce nâest pas sĂ©rieux. IndignĂ©, il ajoute : « Il y a des candidats qui se sont plaints quâon leur a demandĂ© 50 000F de frais mĂ©dicaux. »
En effet, le secteur du recrutement est devenu un vĂ©ritable marchĂ© pour les arnaqueurs. Ceux-ci dĂ©veloppent des trĂ©sors dâintelligence et diverses mĂ©thodes pour attirer les chercheurs dâemploi. Ils peuvent, par exemple, copier de vĂ©ritables offres sur les plateformes de recrutement, comme cela a Ă©tĂ© le cas sur Jumia Jobs. Les faussaires partagent ensuite ces annonces dâemploi sur dâautres canaux comme WhatsApp, Facebook, Twitter, LinkedIn, etc. et affirment ĂȘtre chargĂ©s de la prĂ©sĂ©lection des candidats. PrĂ©sĂ©lection qui prĂ©voit une sĂ©rie de tests, pour lesquels le postulant devra, bien entendu, payer. Câest ainsi que des entreprises du secteur banques et finances, partenaires de la plateforme, la saisiront aprĂšs avoir reçu des candidats qui se sont plaints dâavoir versĂ© de lâargent auprĂšs dâorganismes intermĂ©diaires de recrutement.
Autre mĂ©thode pour les arnaqueurs, publier des offres directement sur des sites de recrutement. Le Fonds national de lâEmploi (Fne) en a fait lâexpĂ©rience. « On essaie dâĂȘtre trĂšs vigilants. Donc, dĂšs quâune offre est postĂ©e, on regarde le contact et on appelle pour vĂ©rifier quâelle est sĂ©rieuse », explique un responsable. Et la grande arnaque dont se sont plaints les chercheurs dâemploi, ce sont les frais dâouverture de dossier. Dâailleurs, au babillard de la direction rĂ©gionale du Fne pour le Littoral Ă Bali, on peut lire une affiche qui met en garde les chercheurs dâemploi contre les escrocs. Toujours sur cette mĂ©thode, Ă Jumia Jobs, on a fait plus simple : lâaccĂšs direct Ă la plateforme a Ă©tĂ© interdit aux entreprises. Pour publier une offre, il faut lâautorisation de lâĂ©quipe en charge du site.
HÎpital Jamot de Yaoundé: le nouveau directeur en poste
Elise ZIEMINE
National - Société
En lâinstallant mercredi, le MinsantĂ© lui a prescrit la restauration de la gouvernance hospitaliĂšre, en privilĂ©giant un management participatif.
Lâancien directeur de lâHĂŽpital de district de la CitĂ© verte est dĂ©sormais aux commandes de lâHĂŽpital Jamot de YaoundĂ©. NommĂ© le 29 juillet dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo, 46 ans, a Ă©tĂ© installĂ© mercredi par le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda. Au cours de la cĂ©rĂ©monie qui a drainĂ© du monde Ă lâesplanade de cet hĂŽpital de 2e catĂ©gorie, spĂ©cialisĂ© entre autres en santĂ© mentale, le ministre est allĂ© Ă lâessentiel. « Je vous prescris, dans lâimmĂ©diat, la restauration de la gouvernance hospitaliĂšre en privilĂ©giant un mangement participatif. La remise au travail de tout le personnel. De vous impliquer activement au projet de construction dâun hĂŽpital ultra moderne sur ce mĂȘme site, projet engagĂ© par la coopĂ©ration japonaise », a martelĂ© AndrĂ© Mama Fouda. Le nouveau directeur devra aussi accroĂźtre la performance de lâhĂŽpital tout « en restant cohĂ©rent avec la vision du ministĂšre de la SantĂ© publique ».
Les dĂ©fis Ă relever sont nombreux et dâaprĂšs le ministre, le Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo a le profil de lâemploi. Il est mĂ©decin anatomo-pathologiste et chargĂ© de cours Ă la FacultĂ© de mĂ©decine et des Sciences biomĂ©dicales de lâUniversitĂ© de YaoundĂ© I, depuis 2010. Avant sa nomination en septembre 2012 Ă lâHĂŽpital de district de la CitĂ© verte, il a travaillĂ© Ă lâHĂŽpital provincial de NgaoundĂ©rĂ©, Ă lâHĂŽpital Ad Lucem dâEfok, au Centre mĂ©dical et dâĂ©tude des plantes mĂ©dicinales de YaoundĂ©, simultanĂ©ment avec son cycle de spĂ©cialisation ainsi quâau Centre hospitalier et universitaire de YaoundĂ©.
Le nouveau directeur remplace Ă ce poste le Dr Jean Jacques Zeh qui aura passĂ© sept mois Ă la tĂȘte de cette formation sanitaire. Au directeur sortant, le ministre a indiquĂ© : « Vous avez sĂ»rement donnĂ© le meilleur de vous-mĂȘme. Sauf que certaines approches et orientations managĂ©riales ont conduit Ă lâinstallation dâun grave malaise social prĂ©judiciable Ă lâimage de marque de cet Ă©tablissement hospitalier, une baisse de la frĂ©quentation et forcĂ©ment, Ă une dĂ©gradation des indicateurs de soins ». Tout en lui souhaitant bon vent dans la suite de sa carriĂšre, le MinsantĂ© a invitĂ© lâensemble du personnel Ă apporter un soutien total au nouveau directeur. « Jâinstruis que vous soyez en permanence sensible aux prĂ©occupations des usagers, notamment pour leur prodiguer les meilleurs soins attendus », a conclu AndrĂ© Mama Fouda.
Elise ZIEMINE
National - Société
En lâinstallant mercredi, le MinsantĂ© lui a prescrit la restauration de la gouvernance hospitaliĂšre, en privilĂ©giant un management participatif.
Lâancien directeur de lâHĂŽpital de district de la CitĂ© verte est dĂ©sormais aux commandes de lâHĂŽpital Jamot de YaoundĂ©. NommĂ© le 29 juillet dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo, 46 ans, a Ă©tĂ© installĂ© mercredi par le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda. Au cours de la cĂ©rĂ©monie qui a drainĂ© du monde Ă lâesplanade de cet hĂŽpital de 2e catĂ©gorie, spĂ©cialisĂ© entre autres en santĂ© mentale, le ministre est allĂ© Ă lâessentiel. « Je vous prescris, dans lâimmĂ©diat, la restauration de la gouvernance hospitaliĂšre en privilĂ©giant un mangement participatif. La remise au travail de tout le personnel. De vous impliquer activement au projet de construction dâun hĂŽpital ultra moderne sur ce mĂȘme site, projet engagĂ© par la coopĂ©ration japonaise », a martelĂ© AndrĂ© Mama Fouda. Le nouveau directeur devra aussi accroĂźtre la performance de lâhĂŽpital tout « en restant cohĂ©rent avec la vision du ministĂšre de la SantĂ© publique ».
Les dĂ©fis Ă relever sont nombreux et dâaprĂšs le ministre, le Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo a le profil de lâemploi. Il est mĂ©decin anatomo-pathologiste et chargĂ© de cours Ă la FacultĂ© de mĂ©decine et des Sciences biomĂ©dicales de lâUniversitĂ© de YaoundĂ© I, depuis 2010. Avant sa nomination en septembre 2012 Ă lâHĂŽpital de district de la CitĂ© verte, il a travaillĂ© Ă lâHĂŽpital provincial de NgaoundĂ©rĂ©, Ă lâHĂŽpital Ad Lucem dâEfok, au Centre mĂ©dical et dâĂ©tude des plantes mĂ©dicinales de YaoundĂ©, simultanĂ©ment avec son cycle de spĂ©cialisation ainsi quâau Centre hospitalier et universitaire de YaoundĂ©.
Le nouveau directeur remplace Ă ce poste le Dr Jean Jacques Zeh qui aura passĂ© sept mois Ă la tĂȘte de cette formation sanitaire. Au directeur sortant, le ministre a indiquĂ© : « Vous avez sĂ»rement donnĂ© le meilleur de vous-mĂȘme. Sauf que certaines approches et orientations managĂ©riales ont conduit Ă lâinstallation dâun grave malaise social prĂ©judiciable Ă lâimage de marque de cet Ă©tablissement hospitalier, une baisse de la frĂ©quentation et forcĂ©ment, Ă une dĂ©gradation des indicateurs de soins ». Tout en lui souhaitant bon vent dans la suite de sa carriĂšre, le MinsantĂ© a invitĂ© lâensemble du personnel Ă apporter un soutien total au nouveau directeur. « Jâinstruis que vous soyez en permanence sensible aux prĂ©occupations des usagers, notamment pour leur prodiguer les meilleurs soins attendus », a conclu AndrĂ© Mama Fouda.