Cameroon Tribune
1.63K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
Grippe aviaire: vers la sortie de crise

Raissa CAROLE (Stagiaire)
Régions - Adamaoua

Pour une sortie de crise, les acteurs de la filiĂšre Ă©taient autour de la table avec le gouverneur et les responsables de la tutelle de l’élevage, lundi dernier.
La maison de l’élevage de la rĂ©gion de l’Adamaoua Ă  NgaoundĂ©rĂ© a bien portĂ© son nom lundi dernier. A l’occasion d’une rĂ©union d’information et de sensibilisation des acteurs de la filiĂšre avicole de la rĂ©gion de l’Adamaoua, une brĂšche de sortie de crise a Ă©tĂ© ouverte. Une levĂ©e progressive des barriĂšres d’importation des sous-produits de la volaille vient de commencer. Discussions riches entre une Ă©quipe de la direction du service vĂ©tĂ©rinaire du MINEPIA et les autoritĂ©s de la place sur la suite Ă  donner pour une levĂ©e dĂ©finitive des mesures restrictives qui entravent l’essor Ă©conomique dans la filiĂšre.
Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, gouverneur de la rĂ©gion de l’Adamaoua s’est fĂ©licitĂ© de la citoyennetĂ© des habitants de l’Adamaoua qui ont fait face Ă  l’épizootie de maniĂšre responsable. De l’avis du Dr Moussa Yaya, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA, depuis bientĂŽt un mois, des Ɠufs de table en provenance de l’Ouest, du Centre et l’Est font dĂ©jĂ  leur entrĂ©e dans les marchĂ©s pour le bonheur des populations locales. Cependant, cette levĂ©e des barriĂšres est encadrĂ©e par des mesures sanitaires usuelles. Afin de parer au plus pressĂ©, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA pour l’Adamaoua a annoncĂ© pour trĂšs bientĂŽt une annexe Ă  NgaoundĂ©rĂ© du Lanavet.
Pour lui, « la proximitĂ© de cette structure avec la rĂ©gion de l’Adamaoua sera d’un trĂšs grand apport pour l’élevage local ». De mĂȘme que pour diagnostiquer rapidement en cas d’épidĂ©mie dans l’univers de l’élevage. Pour mĂ©moire, un foyer de grippe aviaire a Ă©tĂ© dĂ©couvert et confirmĂ© Ă  Daber dans le dĂ©partement du DjĂ©rem, rĂ©gion de l’Adamaoua, le 10 juin dernier. Des mesures fortes ont Ă©tĂ© prises par les autoritĂ©s administratives, militaires et traditionnelles pour contenir la maladie. Plus de 300 poulets ont Ă©tĂ© incinĂ©rĂ©s et cinq camions d’Ɠufs dĂ©truites.
Comme des mousquetaires


AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Quatre Camerounais vont tenter d’obtenir une mĂ©daille Ă  Rio.
Avoir le porte-Ă©tendard du pays dans les rangs, cela met doublement la pression aux boxeurs camerounais. Simplice Fotsala (49 kg), Smaila Mahaman (64 kg), Wilfried Seyi (75 kg), porte Ă©tendard et Hassan Ndam Njikam (89kg) sont quatre combattants d’élite, dĂ©terminĂ©s et dĂ©vouĂ©s. DĂšs le 6 aoĂ»t, dĂ©but des compĂ©titions de boxe, ils monteront sur les rings au nom du Cameroun. Leurs adversaires ne seront connus qu’à l’issue du tirage au sort mais, en chacun bouillonne l’envie de faire ses preuves comme ces aĂźnĂ©s mĂ©daillĂ©s (Joseph Bessala : mĂ©daillĂ© d’argent aux Jeux de Mexico en 1968 et Martin Ndongo Ebanga : mĂ©daillĂ© de bronze aux Jeux de Los Angeles en 1984).
Hassan Ndam Njikam, le plus ĂągĂ© de la Team Cameroun (32 ans), connaĂźt les compĂ©titions de haut niveau. Lui a la technique et est habituĂ© des J.O oĂč ses coĂ©quipiers chercheront des repĂšres. Hassan, c’est l’élĂ©ment fĂ©dĂ©rateur dans ce groupe, le « grand frĂšre ». Pour emprunter Ă  la tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, il conseille, incarne l’autoritĂ© et la voie Ă  suivre. Avec Hassan Ndam, SmaĂŻla Mahaman est l’autre pugiliste Ă  avoir dĂ©jĂ  eu droit Ă  un tour aux Jeux olympiques. En 2008 Ă  Beijing, en Chine, il montait sur les rings et sortait en seiziĂšmes de finale. « Nous savons que nous avons toutes nos chances. AprĂšs le tirage au sort, tout sera possible », rassure le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de boxe, Bertrand Magloire Mendouga. Pour les boxeurs camerounais, c’est le plaisir avant la « guerre », mĂȘme s’ils sont tous lĂ  pour le podium. Des graines de champions qui tenteront de germer sur les rives brĂ©siliennes.
Ape d’étape Cameroun-Union europĂ©enne : ce qu’il faut savoir

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

Rùgles d’origine, mise à niveau des entreprises
Dans le cadre du dĂ©mantĂšlement tarifaire prĂ©vu demain, ce sont deux aspects-clĂ©s de la mise en Ɠuvre de l’accord sur lesquels les deux parties travaillent.
L’Accord de partenariat Ă©conomique (APE) d’étape ratifiĂ© par le Cameroun avec l’Union europĂ©enne (UE) en juillet 2014 entre en vigueur dĂšs demain 04 aoĂ»t. Dans les faits, cette date correspond au dĂ©marrage du processus de dĂ©mantĂšlement tarifaire des produits europĂ©ens entrant sur le marchĂ© camerounais. Dans le cadre de la sĂ©rie que CT lance dĂšs ce jour intitulĂ© : « APE d’étape Cameroun-Union europĂ©enne : ce qu’il faut savoir », deux points prĂ©cis sont exposĂ©s : les rĂšgles d’origines et la mise Ă  niveau des entreprises.
Les rĂšgles d’origine sont incontournables dans la mise en Ɠuvre de l’accord d’étape du Cameroun. « Les rĂšgles d’origine vont servir cĂŽtĂ© camerounais Ă  dĂ©terminer de façon transparente et objective, les produits europĂ©ens qui bĂ©nĂ©ficieront de la baisse ou de l’élimination des droits de douane », explique Samuel Yemene, membre du ComitĂ© de suivi de la mise en Ɠuvre des APE. Certains produits Ă©tant exclus de l’accord, ce sont ces rĂšgles d’origine qui vont permettre de faire la diffĂ©rence.
En prĂ©lude Ă  l’entrĂ©e en vigueur de cet accord et dans un souci de compĂ©titivitĂ©, un programme de mise Ă  niveau des entreprises camerounaises a Ă©tĂ© mis sur pied. « Il s’agit d’un processus continu qui vise Ă  prĂ©parer et Ă  adapter l’entreprise et son environnement au niveau des exigences du libre-Ă©change », confie Chantal Elombat, directrice du Bureau de mise Ă  niveau des entreprises. Selon les statistiques fournies par cette structure, 346 demandes d’adhĂ©sion ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es au programme, 157 prĂ©-diagnostiquĂ©es et 65 admises. Ces entreprises commercialisent des produits alimentaires, des matĂ©riaux de construction, des services d’hĂ©bergement et restauration, du savon de mĂ©nage et dĂ©tergents, des colles, des peintures, des objets d’arts, des semi-remorques, des plateaux, des tĂŽles et autres produits des industries mĂ©caniques, des parpaings, des pavĂ©s, des emballages Ă  usage agro-alimentaire, des tissus, des vĂȘtements, etc.
Huiles végétales raffinées: le faux fait de la résistance

Josy MAUGER
National - Economie

Des produits non-conformes et impropres Ă  la consommation dĂ©criĂ©s par l’association des raffineurs, sont encore vendus.
Plus d’une douzaine de marques d’huiles vĂ©gĂ©tales raffinĂ©es impropres Ă  la consommation inondent Ă  nouveau les marchĂ©s et grandes surfaces. Depuis prĂšs de deux mois, ces produits qui avaient presque disparu des Ă©tals et rayons des commerçants, grĂące aux mesures prises par le gouvernement avec l’appui de l’association des raffineurs des olĂ©agineux du Cameroun (Asroc), ont refait surface sur le marchĂ©.
L’annonce a Ă©tĂ© faite mardi dernier au cours d’une confĂ©rence de presse donnĂ©e par l’Asroc. Selon son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Jacquis Kemleu Tchabgou, la situation qui prĂ©vaut en ce moment dans la filiĂšre des olĂ©agineux n’est guĂšre reluisante. AprĂšs des descentes et multiples enquĂȘtes effectuĂ©es dans les grandes villes, l’association s’est rendue compte du « nombre effroyable » des huiles non-conformes existant sur le marchĂ©. Des produits qui selon elle, ne possĂšdent ni logo d’enregistrement, ni certificat. Certaines de ces huiles, dont les dates de pĂ©remption sont dĂ©passĂ©es, ne portent aucun estampillage et ne donnent aucune information aux consommateurs. D’autres se prĂ©sentent dans un conditionnement opaque, « on ne sait mĂȘme pas ce qui est Ă  l’intĂ©rieur ». Des Ă©lĂ©ments pourtant essentiels et obligatoires d’aprĂšs Emmanuel Nkoulou Ada, prĂ©sident du comitĂ© de rĂ©gulation de la filiĂšre des olĂ©agineux et qui ne semblent pas prĂ©occuper ces importateurs vĂ©reux, peu soucieux de la santĂ© des consommateurs, indique-t-il.
Outre le non-respect des lois et normes en vigueur au Cameroun en matiĂšre de qualitĂ© et de norme, on apprend que cette intrusion massive des huiles raffinĂ©es importĂ©es non conformes, impacte nĂ©gativement le secteur. A en croire les membres de l’Association, la filiĂšre commençait Ă  revivre. Il y avait une embellie qui se ressentait, mais la situation s’est malheureusement dĂ©gradĂ©e depuis quelques mois. Pour l’Asroc, il est donc impĂ©ratif de passer Ă  l’action, afin d’assainir ce secteur « qui utilise prĂšs de 50 000 personnes en emplois directs, et pour lequel les industriels ont investi prĂšs de 630 milliards de F ». Sous l’impulsion des pouvoirs publics, l’Asroc assure que des mesures sont en train d’ĂȘtre prises afin d’éradiquer le flĂ©au. Notamment des descentes et vĂ©rifications sur le terrain, l’envoi des Ă©chantillons de certaines huiles Ă  l’étranger pour des contrĂŽles.
Plan d’urgence: Les premiers kilomùtres

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

En six mois, les chantiers de construction de route ont sensiblement modifié le potentiel de plusieurs quartiers.
C’est une pirogue Ă©chouĂ©e au bord d’un pont en bĂ©ton. DĂ©sormais inutile pour se dĂ©placer dans cette banlieue insulaire de BonabĂ©ri qui dĂ©couvre la route. Ailleurs, c’est une voie secondaire mais le maĂźtre de cet ouvrage y place un grand espoir. Le cauchemar de la traversĂ©e du carrefour Ndokoti, presque en permanence embouteillĂ©, devrait commencer Ă  prendre fin avec cette petite route pavĂ©e qui longe la zone industrielle de Bassa pour finir Ă  l’entrĂ©e du commissariat du 8e arrondissement, aprĂšs le lycĂ©e d’Oyack. Solution de rechange presque achevĂ©e, ce nouveau kilomĂštre de la voirie prĂ©cĂšde d’autres passages d’évacuation du mĂȘme type en gestation : de Ndogsimbi (IPD) vers Ndogbat (ex-collĂšge BĂ©nĂ©dicte), un rĂ©seau nouveau se construit.
Pour le commun des habitants de Douala, c’est une « trĂšs bonne nouvelle, d’autant plus que ça s’est passĂ© si vite qu’on a du mal Ă  y croire », selon le tĂ©moignage satisfait de Martin Owona, riverain de la route d’Oyack. Il n’est pas seul Ă  s’enthousiasmer pour cette nouvelle donne dans la voirie mais peu savent que la rapiditĂ© d’exĂ©cution est due au caractĂšre du plan qui est ainsi mis en Ɠuvre. Le Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance dĂ©cidĂ© en 2014 s’est transformĂ© en faits palpables Ă  YoupwĂš, Ă  MbanguĂš, Ă  BonambappĂš, Ă  Mambanda, au Grand-Hangar... Ă  travers les arrondissements les plus populaires de Douala II, III, IV et V.
Sur 19,6 km de route Ă  construire pour le compte de l’exercice 2015 en cours d’exĂ©cution (depuis dĂ©cembre de l’an dernier), huit kilomĂštres ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© bĂątis. Un petit pont aussi
 L’inĂ©gal avancement de la trentaine de chantiers n’en est pas moins rĂ©el, tel que le montrent des rues de BĂ©panda parfois en cours de pavement, Ă  cĂŽtĂ© de celles oĂč le dĂ©guerpissement est tout juste achevĂ© ou encore au stade du soubassement de la chaussĂ©e. Martin Kemajou, qui y est l’Ɠil et l’oreille du maĂźtre d’ouvrage (ministĂšre de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain) n’en est pas pour autant inquiet, bien au contraire : « Nous veillons au grain Ă  travers une inspection hebdomadaire. On est Ă  globalement Ă  mi-parcours en ce qui concerne l’annĂ©e 2015 ainsi que dans l’avancement des tĂąches. »
Hors des chantiers, dans les quartiers, c’est dĂ©jĂ  la joie. La colline d’Oyack oĂč crapahutaient des voitures se laisse dĂ©valer et remonter. Dans les zones populaires de BonabĂ©ri, Mambanda est reliĂ© Ă  Grand-Hangar. Les terrains marĂ©cageux ont cĂ©dĂ© la place Ă  des rues parfaitement alignĂ©es. L’on n’y redoute plus les eaux de pluie qui vous montaient jusqu’à la taille durant le trimestre pluvieux qui commence en juillet.
Mgr Owono Mimboe: le dernier voyage

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

La levĂ©e de corps de l’évĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse d’Obala a eu lieu mardi Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, en prĂ©sence du ministre Philippe Mbarga Mboa, reprĂ©sentant le chef de l’Etat.
Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe, Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse d’Obala, a entamĂ© son dernier voyage, mardi Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© oĂč a eu lieu sa levĂ©e de corps. DĂ©cĂ©dĂ© le 15 juillet dernier Ă  l’ñge de 83 ans, l’évĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse d’Obala laisse la grande famille religieuse, amis et connaissances en Ă©moi. Philippe Mbarga Mboa, ministre chargĂ© de mission Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat et plusieurs membres du gouvernement et du clergĂ© Ă©taient prĂ©sents. Au cours de l’office religieux dit par Mgr Christophe Zoa, Ă©vĂȘque de SangmĂ©lima, on retiendra que Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe Ă©tait un pĂšre et un ami.
C’était aussi un homme de bons conseils, attentionnĂ© et pĂ©dagogue. « Si sur le plan de la vie chrĂ©tienne, la foi, la sobriĂ©tĂ© et le courage sont entre autres des qualitĂ©s qu’il a le plus dĂ©veloppĂ©es ; sur le plan humain, Mgr Ă©tait un homme Ă©lĂ©gant dans la parole. De cette Ă©lĂ©gance dont parle l’apĂŽtre Saint Paul, lorsqu’il dit : vous n’ĂȘtes pas obligĂ©s de parler Ă  tout moment, mais s’il vous faut parler, dites une parole constructive », a dĂ©clarĂ© Mgr Christophe Zoa. Le cortĂšge funĂšbre s’est rendu en la CathĂ©drale Notre Dame des Victoires de YaoundĂ© pour un hommage, suivi du dĂ©part de la dĂ©pouille pour la paroisse Marie MĂšre Admirable de Nkometou dans la LĂ©kiĂ©, rĂ©gion du Centre. Il sera inhumĂ© mercredi Ă  10h Ă  la grotte mariale d’Obala.
NĂ© le 4 fĂ©vrier 1933 Ă  Ebolbum, petit village situĂ© dans la rĂ©gion du Sud, Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe a effectuĂ© ses Ă©tudes secondaires aux petits sĂ©minaires d’Akono, puis de Mva’a. Une partie de ses Ă©tudes supĂ©rieures a Ă©tĂ© faite au Grand sĂ©minaire d’OtĂ©lĂ©. C’est alors qu’il ira en France, poursuivre ses Ă©tudes. Le serviteur de Dieu revient au Cameroun et est ordonnĂ© prĂȘtre le 22 juillet 1962. Le 16 juillet 1987, il est nommĂ© Ă©vĂȘque du nouveau diocĂšse d’Obala, rĂ©gion du Centre, par Sa SaintetĂ© le pape Jean Paul II. Il cĂšde sa place Ă  Mgr LĂ©opold SosthĂšne Bayemi Metjei le 3 dĂ©cembre 2009, devenant ainsi Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du mĂȘme diocĂšse.
CAN de judo: l’hommage aux hĂ©ros

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Les athlĂštes ont reçu des primes de podium au cours d’une cĂ©rĂ©monie mardi dernier Ă  YaoundĂ©.
De la pugnacitĂ©, de la pertinence et de la dĂ©termination. C’est ce que les judokas camerounais ont affichĂ© en Tunisie du 7 au 12 avril dernier lors des championnats d’Afrique. Avec au final, deux mĂ©dailles d’or judoka et une qualifiĂ©e aux Jeux olympiques (Hortense Vanessa Mballa Atangana).
Au ministĂšre des Sports et de l’Éducation physique, Bidoung Mkpatt a tenu Ă  honorer ces 12 sportifs au cours de la dĂ©sormais traditionnelle cĂ©rĂ©monie de remise des primes de podium. D’autant plus que pour la premiĂšre fois, le Cameroun a occupĂ© le 4e rang de la compĂ©tition devant des maĂźtres venus du Maghreb. Bidoung Mkpatt le reconnaĂźt, l’équipe a su mettre en exergue « le Fighting-spirit et pour cela, le Cameroun est fier de votre prestation ». S’ils ont su libĂ©rer leurs talents et faire preuve de courage, les judokas camerounais sont appelĂ©s Ă  de bien meilleurs rĂ©sultats.
PhilomĂšne Bata, capitaine de la sĂ©lection dames et mĂ©daillĂ©e de bronze chez les -48 kg se souvient : « A Tunis, c’était trĂšs difficile puisqu’il s’agissait des derniĂšres sĂ©lections au niveau africain pour la qualification aux Jeux olympiques. Le niveau Ă©tait relevĂ© et nous sommes contents pour Vanessa Ă  qui nous manifestons tous notre soutien ». Joseph Hell Bapou, lui, mĂ©daillĂ© en Ă©quipe, regrette de ne s’ĂȘtre pas qualifiĂ© parce que « c’est quatre ans de travail. Quand on passe Ă  cĂŽtĂ©, c’est compliquĂ©. Nous allons reprendre Ă  zĂ©ro » et surtout se remettre au travail.
RAVY 2016: l’expo finale

Monica NKODO
National - Culture

Le 29 juillet dernier, les artistes participant Ă  la 5e Ă©dition des Rencontres d’arts visuels de YaoundĂ© ont prĂ©sentĂ© leurs travaux au cours d’un vernissage.
Energique, intriguant, persuasif. Le Portugais Marcio Carvalho, artiste-plasticien, performeur d’exception, restera sans doute dans les esprits de cette 5e Ă©dition des Rencontres d’arts visuels de YaoundĂ© (RAVY) comme la sensation rafraĂźchissante. Sa performance, « If my grandmothers were historians » a Ă©tonnĂ© lors du vernissage final organisĂ© par l’association « Les palettes du Camer » en partenariat avec l’Institut Goethe le 29 juillet dernier au siĂšge de KIA Motors au quartier Nlongkak. D’abord parce que sa prestation a durĂ© plus de deux heures, montre en main. Ensuite, pour son message saisissant. Des statuettes noires, dĂ©ballĂ©es du papier Ă  bulles, puis trempĂ©es dans deux marmites pleines d’eau, et ressorties de la flotte par l’artiste dans une gestuelle acrobatique. GrĂące Ă  ce procĂ©dĂ©, Marcio Carvalho fouille les coulisses de la colonisation portugaise en Angola. A travers une biographie de sa famille, il ouvre la mĂ©moire collective de ces Portugais forcĂ©s de quitter leur « terre » en Afrique et de rejoindre en parias le vieux continent. Autour de l’Ɠuvre de Marcio Carvalho, d’autres artistes camerounais et Ă©trangers, ont eux aussi dĂ©nichĂ© de petites perles, bien Ă  l’abri dans leur imagination.
Belle occasion pour le commun des Camerounais de scruter Jean Pierre Bekolo, sous un angle que peu de personnes lui connaissent. Pour ces RAVY, le cĂ©lĂšbre rĂ©alisateur reste dans son champ de confort et prĂ©sente une installation autour du cinĂ©ma. On parle de 7e art, mais aussi de temps. « Comment fait-on le cinĂ©ma du futur ? Comment le passĂ© peut-il s’incruster dans le futur et le modifier ? », questionne-t-il. Jean Pierre Bekolo Ă©tait aussi lĂ  en vidĂ©o avec « Naked Reality »; et une sĂ©rie de clichĂ©s prĂ©sentant son installation « Une Africaine dans l’espace », morceau de l’exposition « Diaspora » au MusĂ©e du Quai Branly Ă  Paris.
Les acteurs de cette biennale, rĂ©unis autour du thĂšme « (ContemporalitĂ©s) » Ă  cette expo finale par le curateur Landry Mbassi, sont photographes, peintres, sculpteurs, vidĂ©ographes
 Concepts diffĂ©rents, mais un seul trait d’union, leur capacitĂ© Ă  transporter ici et ailleurs tous les heureux Ă©lus qui prĂȘtent un Ɠil attentif Ă  leurs Ɠuvres. Le travail Ă©pique du sculpteur Francis Sumegne a cĂŽtoyĂ© celui d’une jeune gĂ©nĂ©ration Ă  la tĂȘte bien faite. Entre autres : Kari Nzante qui recherche la rĂ©alitĂ© par ses tableaux. Boris Nzebo apportant ses toiles aux couleurs urbaines. Valery « Tito » Chifor avec ses photos Ă  mi-chemin entre lumiĂšre et opacitĂ©. Yvon Ngassam invitant au calme avec ses clichĂ©s sous l’intitulĂ© « Quiet ». Jean David Nkot interrogeant la notion d’affranchissement par ses tableaux, timbres aux proportions colossales.
Un Italien chez les Bamoun

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Culture

Le dernier roman de Patricia Tomaino Ndam Njoya, « Les coquelicots de l’espoir », Ă©voque abondamment la vie de son grand-pĂšre.
C’est une histoire singuliĂšre. Impressionnante et Ă©mouvante. Celle d’Angelo Tomaino. Citoyen italien nĂ© en Calabre en 1904, le jeune homme est envoyĂ© au front et fait prisonnier en Lybye pendant la deuxiĂšme guerre mondiale. Au sortir de prison, il va se retrouver au Cameroun, prĂ©cisĂ©ment Ă  Foumban. TrĂšs facilement, il s’adapte Ă  son nouveau monde.
C’est un homme parfaitement intĂ©grĂ© qui se mĂȘle aux populations, travaillant Ă  leurs cĂŽtĂ©s au quotidien. Il partage ainsi avec elles son expĂ©rience. Notamment dans la construction des ponts, routes, maisons sociales. De phrase en phrase, l’on dĂ©couvre sous la plume de Patricia Tomaino Ndam Njoya la vie quotidienne au royaume des Bamoun, les contacts avec les autoritĂ©s traditionnelles, les coutumes locales, la vie de famille, de mĂȘme qu’avec des personnes de tous les niveaux, de toutes les conditions. Et puis cette chaleur qui rappelle la Calabre. L’Italien est tellement bien intĂ©grĂ© dans la communautĂ© qu’il y prendra femme.
D’accouchement difficile Ă  Na nji-la mĂšre des jumeaux, en passant par Adieu maman, Une Ă©toile sur le chemin, Le tournant Ă  180°, Choisit-on son destin ?, Merci pour tout Erminia, Toute une nuit, toute une vie, Petit dĂ©jeuner Ă  la chefferie, La goyave et le fagot de bois, l’on dĂ©couvre les us et coutumes des Bamoun, peuple du Noun, Ă  l’Ouest Cameroun. Son organisation socio-politique et Ă©conomique aussi. En filigrane, l’ouvrage cĂ©lĂšbre l’humanisme. Il donne Ă  voir que les hommes d’origines diverses, des cultures nĂ©es dans des contextes diffĂ©rents peuvent parfaitement s’entendre et se lier. Une histoire d’amitiĂ© entre les peuples, d’intĂ©gration et d’amour du prochain.
PubliĂ© aux Ă©ditions Lions University Press, « Les coquelicots de l’espoir », roman de 278 pages est une biographie qui ne dit pas son nom. Patricia Tomaino Ndam Njoya remonte subtilement ses origines, dans un français facile et limpide. La trame de l’histoire est dĂ©veloppĂ©e en deux parties. La premiĂšre porte sur les premiers pas du grand-pĂšre italien sur sa terre natale et la seconde sur Foumban, ville adoptive de l’EuropĂ©en. Un ouvrage Ă  lire par tous ceux qui affectionnent les histoires personnelles et la face cachĂ©e des personnalitĂ©s.
Sciences physiques: le premier doctorat de l’UniversitĂ© de Maroua

Joël MAMAN
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord

Le jury présidé par le Pr Samuel Domgang a décerné vendredi dernier la mention trÚs honorable au Dr Justin Mibailé.
AprĂšs huit ans d’existence, c’est vendredi dernier que le tout premier doctorat Ph/D en sciences physiques de l’UniversitĂ© de Maroua a Ă©tĂ© soutenu par le dorĂ©navant Dr Justin MibailĂ©. C’était devant un jury prĂ©sidĂ© par le professeur Ă©mĂ©rite Samuel Domgang, par ailleurs, prĂ©sident de l’AcadĂ©mie des sciences du Cameroun.
En effet, dira le Pr Doka Yamigno Serge, vice-recteur en charge de la recherche, de la coopĂ©ration et des relations avec le monde des entreprises de l'UniversitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, co-directeur de cette thĂšse, « il Ă©tait surtout question pour nous d’ĂȘtre le plus rigoureux possible pour donner Ă  ce travail toute sa valeur. Ce qui nous a amenĂ© Ă  solliciter l’expertise des sommitĂ©s des sciences physiques du Cameroun ». Cette thĂšse qui porte sur le thĂšme : « Transport solitaire et chaotique dans les semi-conducteurs induit par le phĂ©nomĂšne d’ionisation par choc », a donnĂ© l’occasion Ă  ces hommes de sciences exactes de s’attarder sur l’impact de ce travail dans la vie quotidienne.
AprĂšs explications, il se dĂ©gage qu'avec la frĂ©nĂ©sie de l'utilisation des gadgets Ă©lectroniques (tĂ©lĂ©phones, tablettes, ordinateurs) la fabrication des composants Ă©lectroniques (diodes, rĂ©sistors, transistor, thyristor, cellules solaires
) ainsi que la sĂ©curisation des lignes de tĂ©lĂ©communications... peuvent bĂ©nĂ©ficier des rĂ©sultats de cette thĂšse. A titre d’exemple, dira le Pr CrĂ©pin Kofane Timoleon, laurĂ©at 2014 du prix Kwame Nkrumah de l'Union Africaine pour la recherche scientifique, « de maniĂšre concrĂšte, ce travail peut permettre Ă  nos militaires de crypter et dĂ©crypter les messages, il peut aussi s’appliquer dans le pilotage des drones, la fabrication des plaques solaires etc... ».
Forwarded from Cameroon Tribune
Hello everyone✋

Please share the channel's link with your friends

@CameroonTribune

or

https://telegram.me/CameroonTribune

We'll keep up the good work👌

Stay cool✅
Forwarded from Cameroon Tribune
Publicité
Cameroon Tribune du jeudi, 4 août 2016.
APE Cameroun-Union europĂ©enne: c’est effectif

Alliance NYOBIA
Rédaction - Dossier

Le dĂ©cret fixant les rĂšgles d’origine applicables aux produits importĂ© de l’UE a Ă©tĂ© signĂ© mercredi. La rĂ©duction sera de 25% par an sur quatre ans pour les produits du premier groupe.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a signĂ© hier le dĂ©cret fixant les rĂšgles d’origines et les mĂ©thodes de coopĂ©ration administrative applicables aux produits importĂ©s de l’Union europĂ©enne (UE) dans le cadre de l’Accord de partenariat Ă©conomique (APE). Ce dĂ©cret signĂ©, le dĂ©mantĂšlement tarifaire programmĂ© pour ce jeudi 4 aoĂ»t, peut commencer. Dans un communiquĂ© signĂ© le 02 aoĂ»t dernier, Jean Tchoffo, prĂ©sident du ComitĂ© chargĂ© du suivi de la mise en Ɠuvre de APE bilatĂ©ral Cameroun-UE, tout en soulignant le caractĂšre progressif du dĂ©mantĂšlement, prĂ©cise : «concernant particuliĂšrement les produits du premier groupe, le taux de rĂ©duction applicable sera de 25% par an sur une pĂ©riode de quatre ans ». Il ajoute aussi qu’ « aucun produit de ce groupe ne bĂ©nĂ©ficiera d’une exonĂ©ration totale des droits de douane avant la fin de cette pĂ©riode ».
Le changement attendu de longue date n’entraĂźne pas de bouleversements majeurs sur la place portuaire de Douala. De fait, aprĂšs l’entrĂ©e en vigueur de l’Ape d’étape ratifiĂ© par le Cameroun en juillet 2014 avec l’UE, les navires ayant dans leur cale ou sur leur pont des marchandises en provenance de cet espace vont ĂȘtre dĂ©chargĂ©s par les mĂȘmes portiques ou par des engins mobiles de manutention au port. Exactement comme par le passĂ©. D’aprĂšs un responsable des douanes approchĂ© par CT, ce dĂ©mantĂšlement ne concerne, pour la premiĂšre annĂ©e d’entrĂ©e en vigueur de l’accord, que les produits dits du premier groupe. Rappel, les nĂ©gociations avec l’UE ont dĂ©bouchĂ© sur une catĂ©gorisation des produits. Le 1er groupe en comprend un bon nombre : produits pharmaceutiques, engrais, pesticides, tourteaux, papier journal, livres, brochures, journaux, etc. Mais aussi les vĂ©hicules et matĂ©riels pour voies ferrĂ©es, les fauteuils roulants et autres vĂ©hicules pour invalides

Mais pour le bateau qui accoste, les choses ne s’arrĂȘtent pas lĂ  pour l’importateur, dont le dĂ©clarant doit mener plusieurs opĂ©rations, comme par le passĂ©. « Plusieurs droits et taxes sont prĂ©levĂ©s Ă  la douane, dont principalement la Tva, le droit de douane Ă  l’importation (Ddi), le droit d’accise et le prĂ©compte. Pour les APE, seul le Ddi est concernĂ©, les autres droits et taxes restant inchangĂ©s », apprenons-nous du cĂŽtĂ© de la douane. Par ailleurs, les divers coĂ»ts liĂ©s aux formalitĂ©s avec d’autres acteurs de la place portuaire (Sgs, Dit, Pad, acconiers, consignataires, etc.) ne sont pas concernĂ©s. Rien ne change lĂ  non plus. S’il n’y a pas un « dispositif particulier » pour la rĂ©ception des marchandises en provenance de l’UE, la direction gĂ©nĂ©rale des Douanes vient de crĂ©er une unitĂ© de veille qui, entre autres choses, centralisera et traitera les Ă©ventuelles requĂȘtes en relation avec l’entrĂ©e en vigueur de cet APE.
NĂ©crologie: il s’appelait AndrĂ© Fotso

Alliance NYOBIA
National - Economie

Le prĂ©sident du Gicam, capitaine d’industrie, est mort Ă  Paris ce mardi 2 aoĂ»t Ă  presque 58 ans.
AndrĂ© Fotso n’est plus. NĂ© le 8 aoĂ»t 1958 Ă  Bandjoun dans la rĂ©gion de l’Ouest, le prĂ©sident en exercice du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), Ă©lu en 2012 et réélu en 2015, a rendu l’ñme dans la nuit du mardi 2 aoĂ»t 2016 Ă  Paris. L’homme a finalement perdu le combat qui l’opposait Ă  la maladie depuis quelques annĂ©es. Le grand capitaine d’industrie Ă©tait apparu amoindri ces derniers mois. Mais si le corps montrait des signes de faiblesse, la mĂȘme volontĂ© d’aller de l’avant semblait l’animer dans le cadre de ses activitĂ©s au sein du patronat. Peu Ă  peu, il avait dĂ» renoncer aux rĂ©unions, assises et autres importants rendez-vous organisĂ©s au siĂšge du Gicam Ă  Douala. De sources proches de la famille, son Ă©tat de santĂ© avait nĂ©cessitĂ© une Ă©vacuation en France en dĂ©but d’annĂ©e.

Depuis hier, une pluie d’éloges sur Internet, et notamment les rĂ©seaux sociaux, salue la mĂ©moire et l’Ɠuvre d’AndrĂ© Fotso, qualifiĂ© par certains de bĂątisseur visionnaire. Selon des informations fournies par le Gicam, c’est nanti d’un 3e Cycle en Sciences de Gestion obtenu Ă  l’universitĂ© Lyon II qu’AndrĂ© Fotso revient au Cameroun en 1982 – il Ă©tait parti du pays en 1977 pour Ă©tudes. Il dĂ©bute sa vie professionnelle au sein de la compagnie Batoula comme contrĂŽleur de gestion. En 1985, il intĂšgre la multinationale RhĂŽne Poulenc, spĂ©cialisĂ©e dans les produits chimiques, comme directeur administratif et financier pour l’Afrique centrale. En 1991, poussĂ© par le dĂ©sir d’entreprendre, il nĂ©gocie son dĂ©part de la multinationale et se lance.

La mĂȘme annĂ©e, AndrĂ© Fotso crĂ©e 3T Cameroun, pour le transport, le transit, l’acconage, la manutention et la consignation. En 1993, il lance Fme-gaz, entreprise de production des gaz industriels. D’autres structures verront le jour : SCPI dans l’immobilier, Sampo-Cameroun dans l’informatique, etc.
On retiendra aussi du prĂ©sident AndrĂ© Fotso, ce souci constant pour la croissance Ă©conomique du Cameroun. Son leitmotiv dĂšs son arrivĂ©e Ă  la tĂȘte du mouvement patronal. Hier, une rĂ©union du comitĂ© exĂ©cutif du Gicam s’est tenue au siĂšge du mouvement. Dans le communiquĂ© rendu public au terme de celle-ci, l’organe « adresse ses condolĂ©ances Ă  la famille du dĂ©funt et au monde Ă©conomique national et international, qui perd ainsi un rassembleur, un bĂątisseur et une personnalitĂ© engagĂ©e et dĂ©vouĂ©e Ă  la cause de l’entreprise ».
André FOTSO de son vivant.
Union africaine : Les leçons du sommet de Kigali

Grégoire DJARMAILA
National - Politique

La dĂ©signation de Suzanne Mengue Ntyam Ondo au poste de juge Ă  la Cour africaine des Droits de l’Homme et des peuples constitue une bonne moisson du Cameroun Ă  ces assises.
La 27e ConfĂ©rence de l’Union africaine vient de se tenir Ă  Kigali au Rwanda du 10 au 18 juillet 2016. La dĂ©lĂ©gation camerounaise Ă  ces assises Ă©tait conduite par Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extĂ©rieures. MĂȘme si le processus de renouvellement de l’ExĂ©cutif de la Commission a Ă©tĂ© reportĂ© en janvier 2017 faute de consensus, le sommet de Kigali a abouti sur d’importantes dĂ©cisions. Dans leur quĂȘte de recherche des financements alternatifs pour l’Organisation, les dirigeants africains ont pris la dĂ©cision d’introduire un nouveau systĂšme de contribution statutaire qui mettra un terme au prĂ©cĂ©dent, avec la mĂ©thode de prĂ©lĂšvement de 0,2% des taxes d’importation annuelles de chacun des Etats membres. Dans le domaine de l’intĂ©gration continentale, les Chefs d’Etat ont appelĂ© Ă  l’accĂ©lĂ©ration et Ă  l’encadrement plus prononcĂ© du projet de Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC), pour faire face Ă  la menace de razzia que reprĂ©sentent des productions des industries non africaines qui se profilent Ă  l’horizon, notamment dans le cadre des projets d’Accord de partenariat Ă©conomique. La remise solennelle et symbolique des premiers exemplaires du passeport africain aux PrĂ©sidents Paul Kagame du Rwanda et Idriss Deby Itno du Tchad constitue Ă©galement une grande avancĂ©e dans l’optique dans l’ambitieux projet de la libre circulation des personnes et des biens Ă  l’intĂ©rieur du continent africain. Le Sommet de Kigali consacre enfin une victoire du Cameroun au plan diplomatique avec l’élection de Suzanne Mengue Ntyam Ondo, conseillĂšre Ă  la Cour SuprĂȘme au poste de juge Ă  la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui siĂšge Ă  Arusha en Tanzanie. Les conclusions et les leçons de ces assisses sont prĂ©sentĂ©es et analysĂ©es par le ministre des Relations ExtĂ©rieures.
Ngaoundéré: un faux DGA de la Crtv sévit

Alain MAZDA
Régions - Adamaoua

Le personnel de la station régionale Crtv Adamaoua sur la sellette. Un communiqué radio est diffusé pour prévenir.

L’histoire se rĂ©pĂšte. Cette fois, avec des nouveaux protagonistes. La stratĂ©gie, elle, n’a point changĂ© pour autant. Un coup de fil, des instructions fermes « de la hiĂ©rarchie » et une demande de crĂ©dit de tĂ©lĂ©phone. Hier, un faux gouverneur, aujourd’hui, un faux DGA de la Crtv. Vendredi dernier, le personnel journaliste de la station rĂ©gionale de la Crtv Adamaoua viennent Ă  peine de finir la confĂ©rence de rĂ©daction quotidienne.

Il est 10h. Le REC reçoit l’appel d’une « Ă©minence » de YaoundĂ©. Cette voix au bout du fil se prĂ©sente Ă  lui comme le DGA de la Crtv, Emmanuel WongibĂ©. AussitĂŽt, le Rec prĂȘte une oreille attentive. « Ici, le DGA de la Crtv. Bien vouloir me faire l’état des besoins, la liste du personnel. DĂ©sormais, la gestion des choses vont changer
 », lui « instruit le patron ». La conversation s’arrĂȘte quelque instant aprĂšs.

AussitĂŽt, le temps de digĂ©rer ces « informations » que le faux DGA rapplique, lui demandant cette fois le transfert de crĂ©dit de communication de tĂ©lĂ©phone. Cette nouvelle demande met la puce Ă  l’oreille du Rec. Le chef de station et les autres journalistes reçoivent Ă©galement « l’appel de la hiĂ©rarchie », avec des instructions fermes. L’arnaque ne tardera pas Ă  ĂȘtre Ă©ventrĂ©e, puisque les journalistes « partagent volontiers les instructions en famille ».

L’un d’entre eux relĂšve mĂȘme qu’ayant rĂ©pondu en anglais Ă  son interlocuteur, il s’est mis dans une colĂšre noire, menaçant de le licencier. « Le DGA est de la zone anglophone, l’anglais ne lui a jamais posĂ© de problĂšme » rigole-t-il. ImmĂ©diatement dĂ©masquĂ©, un communiquĂ© radio est diffusĂ© pour mettre en garde les populations locales sur cette pratique qui prend de l’ampleur dans la rĂ©gion de l’Adamaoua.
Offres d’emploi: les a escrocs ne chîment pas !

Rita DIBA
Régions - Littoral

Certains individus ont trouvĂ© leur mine d’or dans les espoirs des chercheurs de travail.
« Les gens doivent se mĂ©fier Ă  partir du moment oĂč on leur demande de payer quelque chose. » InterrogĂ© sur le phĂ©nomĂšne des arnaques au recrutement, cet employĂ© (nous l’appellerons Monsieur L.) d’une grande entreprise basĂ©e Ă  Douala, opĂ©rant dans le secteur de l’énergie, insiste : stage, emploi, candidature, les chercheurs de travail doivent savoir que ce n’est pas payant.
En effet, il y a quelques mois, une rumeur avait circulĂ©, avec des affiches, sur un recrutement massif de la structure. Avant que cette derniĂšre ne dĂ©mente. Monsieur L. fait une prĂ©cision : Ă  partir du moment oĂč il n’y a pas l’entĂȘte de la sociĂ©tĂ©, vous devez comprendre que ce n’est pas sĂ©rieux. IndignĂ©, il ajoute : « Il y a des candidats qui se sont plaints qu’on leur a demandĂ© 50 000F de frais mĂ©dicaux. »
En effet, le secteur du recrutement est devenu un vĂ©ritable marchĂ© pour les arnaqueurs. Ceux-ci dĂ©veloppent des trĂ©sors d’intelligence et diverses mĂ©thodes pour attirer les chercheurs d’emploi. Ils peuvent, par exemple, copier de vĂ©ritables offres sur les plateformes de recrutement, comme cela a Ă©tĂ© le cas sur Jumia Jobs. Les faussaires partagent ensuite ces annonces d’emploi sur d’autres canaux comme WhatsApp, Facebook, Twitter, LinkedIn, etc. et affirment ĂȘtre chargĂ©s de la prĂ©sĂ©lection des candidats. PrĂ©sĂ©lection qui prĂ©voit une sĂ©rie de tests, pour lesquels le postulant devra, bien entendu, payer. C’est ainsi que des entreprises du secteur banques et finances, partenaires de la plateforme, la saisiront aprĂšs avoir reçu des candidats qui se sont plaints d’avoir versĂ© de l’argent auprĂšs d’organismes intermĂ©diaires de recrutement.
Autre mĂ©thode pour les arnaqueurs, publier des offres directement sur des sites de recrutement. Le Fonds national de l’Emploi (Fne) en a fait l’expĂ©rience. « On essaie d’ĂȘtre trĂšs vigilants. Donc, dĂšs qu’une offre est postĂ©e, on regarde le contact et on appelle pour vĂ©rifier qu’elle est sĂ©rieuse », explique un responsable. Et la grande arnaque dont se sont plaints les chercheurs d’emploi, ce sont les frais d’ouverture de dossier. D’ailleurs, au babillard de la direction rĂ©gionale du Fne pour le Littoral Ă  Bali, on peut lire une affiche qui met en garde les chercheurs d’emploi contre les escrocs. Toujours sur cette mĂ©thode, Ă  Jumia Jobs, on a fait plus simple : l’accĂšs direct Ă  la plateforme a Ă©tĂ© interdit aux entreprises. Pour publier une offre, il faut l’autorisation de l’équipe en charge du site.
HÎpital Jamot de Yaoundé: le nouveau directeur en poste

Elise ZIEMINE
National - Société

En l’installant mercredi, le MinsantĂ© lui a prescrit la restauration de la gouvernance hospitaliĂšre, en privilĂ©giant un management participatif.
L’ancien directeur de l’HĂŽpital de district de la CitĂ© verte est dĂ©sormais aux commandes de l’HĂŽpital Jamot de YaoundĂ©. NommĂ© le 29 juillet dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo, 46 ans, a Ă©tĂ© installĂ© mercredi par le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda. Au cours de la cĂ©rĂ©monie qui a drainĂ© du monde Ă  l’esplanade de cet hĂŽpital de 2e catĂ©gorie, spĂ©cialisĂ© entre autres en santĂ© mentale, le ministre est allĂ© Ă  l’essentiel. « Je vous prescris, dans l’immĂ©diat, la restauration de la gouvernance hospitaliĂšre en privilĂ©giant un mangement participatif. La remise au travail de tout le personnel. De vous impliquer activement au projet de construction d’un hĂŽpital ultra moderne sur ce mĂȘme site, projet engagĂ© par la coopĂ©ration japonaise », a martelĂ© AndrĂ© Mama Fouda. Le nouveau directeur devra aussi accroĂźtre la performance de l’hĂŽpital tout « en restant cohĂ©rent avec la vision du ministĂšre de la SantĂ© publique ».
Les dĂ©fis Ă  relever sont nombreux et d’aprĂšs le ministre, le Dr Joseph Marie Mendimi Nkodo a le profil de l’emploi. Il est mĂ©decin anatomo-pathologiste et chargĂ© de cours Ă  la FacultĂ© de mĂ©decine et des Sciences biomĂ©dicales de l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, depuis 2010. Avant sa nomination en septembre 2012 Ă  l’HĂŽpital de district de la CitĂ© verte, il a travaillĂ© Ă  l’HĂŽpital provincial de NgaoundĂ©rĂ©, Ă  l’HĂŽpital Ad Lucem d’Efok, au Centre mĂ©dical et d’étude des plantes mĂ©dicinales de YaoundĂ©, simultanĂ©ment avec son cycle de spĂ©cialisation ainsi qu’au Centre hospitalier et universitaire de YaoundĂ©.
Le nouveau directeur remplace Ă  ce poste le Dr Jean Jacques Zeh qui aura passĂ© sept mois Ă  la tĂȘte de cette formation sanitaire. Au directeur sortant, le ministre a indiquĂ© : « Vous avez sĂ»rement donnĂ© le meilleur de vous-mĂȘme. Sauf que certaines approches et orientations managĂ©riales ont conduit Ă  l’installation d’un grave malaise social prĂ©judiciable Ă  l’image de marque de cet Ă©tablissement hospitalier, une baisse de la frĂ©quentation et forcĂ©ment, Ă  une dĂ©gradation des indicateurs de soins ». Tout en lui souhaitant bon vent dans la suite de sa carriĂšre, le MinsantĂ© a invitĂ© l’ensemble du personnel Ă  apporter un soutien total au nouveau directeur. « J’instruis que vous soyez en permanence sensible aux prĂ©occupations des usagers, notamment pour leur prodiguer les meilleurs soins attendus », a conclu AndrĂ© Mama Fouda.