YaoundĂ©: Les ordures sâaccumulent
Jean Francis BELIBI
Depuis plusieurs jours, la capitale camerounaise est en proie à des problÚmes de ramassage des déchets.
MarchĂ© central de YaoundĂ©. Au lieu dit « SHO », un important tas dâordures attire des mouches non loin de vendeurs qui semblent bien sâen accommoder. « Nous sommes dĂ©jĂ habituĂ©s, parce que nous voyons cela depuis quelques jours et les ordures nâont pas Ă©tĂ© ramassĂ©es » souligne Ibrahim A., vendeur dâoreillers. A quelques centaines de mĂštres de lĂ , une situation quelque peu paradoxale attire les regards. Quatre bacs vides sont posĂ©s Ă cĂŽtĂ© dâun tas dâimmondices non loin de la direction gĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts. Au marchĂ© du Mfoundi, oĂč le dimanche est un jour non ouvrable, des Ă©quipes de balayage sont Ă pied dâĆuvre, mais lĂ sâarrĂȘte leur travail. Les ordures collectĂ©es sont dĂ©versĂ©es dans des bacs qui ne sont pas vidĂ©s. A cause de lâabsence dâactivitĂ©s dans ces lieux, des jeunes ont trouvĂ© un terrain de football, nonobstant les odeurs pestilentielles qui montent vers le ciel. Quelques kilomĂštres plus loin au quartier Mvog-Ada, câest une situation similaire que vivent les populations, dont certaines nâhĂ©sitent dâailleurs pas Ă dĂ©verser leurs ordures dans les caniveaux en espĂ©rant comme le dit cette dame, que les pluies qui tombent sur la ville depuis quelques jours vont les emporter. Sans tenir compte des risques qui sont ceux encourus par les riverains.
Depuis quelques jours, YaoundĂ© semble avoir mal Ă ses ordures, et aucun coin nâest Ă©pargnĂ© par cette situation. Le ramassage des bacs nâest plus fait comme de coutume. Joint hier matin, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© se dit conscient de la situation. Gilbert Tsimi Evouna relĂšve des lenteurs dans le rĂšglement des factures dues Ă lâentreprise chargĂ©e de la collecte des ordures, mĂȘme si, souligne-t-il, lâinstitution quâil dirige sâemploie Ă respecter ses engagements vis-Ă -vis de celle-ci. Une situation qui ne le laisse pourtant pas indiffĂ©rent. DâoĂč la concertation prĂ©vue ce jour dans le cadre de la traditionnelle rĂ©union hebdomadaire quâil tient le lundi en vue de faire le point sur les diffĂ©rents chantiers quâil conduit dans la ville dont il est le premier magistrat. En vue de trouver les voies et moyens pour faire face Ă la situation au regard de lâampleur du phĂ©nomĂšne.
A la base de lâentreprise HygiĂšne et salubritĂ© du Cameroun (Hysacam), lâactivitĂ© semble tourner au ralenti. De nombreux camions de collecte sont garĂ©s, soit dans les hangars, soit dans la cour. En cause, nous rĂ©vĂšle le directeur de lâAgence, Claude Eboute Mbappe, que nous trouvons Ă son bureau ce dimanche, des soucis pour le paiement des factures aux fournisseurs de carburant et des piĂšces dĂ©tachĂ©es de certains camions dĂ©jĂ en panne. Moins dâune dizaine de camions sur la centaine en utilisation ici, et chargĂ©s de collecter les 1 300 tonnes dâordures mĂ©nagĂšres produites dans la ville de YaoundĂ© chaque jour, est en service.
Jean Francis BELIBI
Depuis plusieurs jours, la capitale camerounaise est en proie à des problÚmes de ramassage des déchets.
MarchĂ© central de YaoundĂ©. Au lieu dit « SHO », un important tas dâordures attire des mouches non loin de vendeurs qui semblent bien sâen accommoder. « Nous sommes dĂ©jĂ habituĂ©s, parce que nous voyons cela depuis quelques jours et les ordures nâont pas Ă©tĂ© ramassĂ©es » souligne Ibrahim A., vendeur dâoreillers. A quelques centaines de mĂštres de lĂ , une situation quelque peu paradoxale attire les regards. Quatre bacs vides sont posĂ©s Ă cĂŽtĂ© dâun tas dâimmondices non loin de la direction gĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts. Au marchĂ© du Mfoundi, oĂč le dimanche est un jour non ouvrable, des Ă©quipes de balayage sont Ă pied dâĆuvre, mais lĂ sâarrĂȘte leur travail. Les ordures collectĂ©es sont dĂ©versĂ©es dans des bacs qui ne sont pas vidĂ©s. A cause de lâabsence dâactivitĂ©s dans ces lieux, des jeunes ont trouvĂ© un terrain de football, nonobstant les odeurs pestilentielles qui montent vers le ciel. Quelques kilomĂštres plus loin au quartier Mvog-Ada, câest une situation similaire que vivent les populations, dont certaines nâhĂ©sitent dâailleurs pas Ă dĂ©verser leurs ordures dans les caniveaux en espĂ©rant comme le dit cette dame, que les pluies qui tombent sur la ville depuis quelques jours vont les emporter. Sans tenir compte des risques qui sont ceux encourus par les riverains.
Depuis quelques jours, YaoundĂ© semble avoir mal Ă ses ordures, et aucun coin nâest Ă©pargnĂ© par cette situation. Le ramassage des bacs nâest plus fait comme de coutume. Joint hier matin, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© se dit conscient de la situation. Gilbert Tsimi Evouna relĂšve des lenteurs dans le rĂšglement des factures dues Ă lâentreprise chargĂ©e de la collecte des ordures, mĂȘme si, souligne-t-il, lâinstitution quâil dirige sâemploie Ă respecter ses engagements vis-Ă -vis de celle-ci. Une situation qui ne le laisse pourtant pas indiffĂ©rent. DâoĂč la concertation prĂ©vue ce jour dans le cadre de la traditionnelle rĂ©union hebdomadaire quâil tient le lundi en vue de faire le point sur les diffĂ©rents chantiers quâil conduit dans la ville dont il est le premier magistrat. En vue de trouver les voies et moyens pour faire face Ă la situation au regard de lâampleur du phĂ©nomĂšne.
A la base de lâentreprise HygiĂšne et salubritĂ© du Cameroun (Hysacam), lâactivitĂ© semble tourner au ralenti. De nombreux camions de collecte sont garĂ©s, soit dans les hangars, soit dans la cour. En cause, nous rĂ©vĂšle le directeur de lâAgence, Claude Eboute Mbappe, que nous trouvons Ă son bureau ce dimanche, des soucis pour le paiement des factures aux fournisseurs de carburant et des piĂšces dĂ©tachĂ©es de certains camions dĂ©jĂ en panne. Moins dâune dizaine de camions sur la centaine en utilisation ici, et chargĂ©s de collecter les 1 300 tonnes dâordures mĂ©nagĂšres produites dans la ville de YaoundĂ© chaque jour, est en service.
CAN féminine 2016: Tirage au sort en septembre
AngĂšle BEPEDE
La répartition des équipes dans les groupes se fera le 18 du mois prochain à Yaoundé.
Au petit jeu du « groupe de la mort », toutes les Ă©quipes veulent ĂȘtre Ă©pargnĂ©es. Le 18 septembre prochain, la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football organisera Ă YaoundĂ©, le tirage au sort de la CAN fĂ©minine 2016. La compĂ©tition est prĂ©vue du 19 novembre au 3 dĂ©cembre dans les villes de LimbĂ© et YaoundĂ©. Et dans un communiquĂ© publiĂ© sur son site Internet, « la CAF a le plaisir dâannoncer que le processus dâaccrĂ©ditation pour les mĂ©dias souhaitant couvrir le tirage au sort de la phase finale de la Coupe dâAfrique des Nations fĂ©minine, Cameroun 2016, est ouvert du samedi 27 aoĂ»t au dimanche 11 septembre 2016 ».
Le Cameroun, pays-hĂŽte et qualifiĂ© dâoffice, les six Ă©quipes ( Afrique du Sud, Egypte, Ghana, Kenya, Nigeria et Zimbabwe) qualifiĂ©es Ă lâissue des Ă©liminatoires le 12 avril et le Mali (remplaçant la GuinĂ©e Ă©quatoriale suspendue le 4 aoĂ»t dernier pour fraude) sauront contre quels adversaires ils se mesureront lors de la phase de groupe. Les Ă©quipes seront rĂ©parties dans deux poules de quatre pour la compĂ©tition. Le Kenya, qui a Ă©liminĂ© lâAlgĂ©rie, est le seul novice de cette compĂ©tition. Tout le monde voudra probablement lâavoir dans son groupe. Pour couvrir la cĂ©rĂ©monie de YaoundĂ©, la CAF prĂ©cise dans un communiquĂ© : « une demande ne vaut pas accrĂ©ditation. Toutes les demandes sont sujettes Ă confirmation. Les confirmations ne se feront pas sur la base du premier arrivĂ©, premier servi. Ceux dont les demandes auront Ă©tĂ© acceptĂ©es seront notifiĂ©s et recevront des informations complĂ©mentaires ».
Dans lâantre des Lionnes, la prĂ©paration se poursuit. 26 joueuses entameront ce lundi, le quatriĂšme regroupement dans la perspective de cette compĂ©tition Ă la maison. La mise au vert sâĂ©tendra jusquâau 9 septembre prochain Ă YaoundĂ©. A domicile, les coĂ©quipiĂšres de Christine Patience Manie rĂȘvent enfin de dĂ©crocher un titre continental.
AngĂšle BEPEDE
La répartition des équipes dans les groupes se fera le 18 du mois prochain à Yaoundé.
Au petit jeu du « groupe de la mort », toutes les Ă©quipes veulent ĂȘtre Ă©pargnĂ©es. Le 18 septembre prochain, la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football organisera Ă YaoundĂ©, le tirage au sort de la CAN fĂ©minine 2016. La compĂ©tition est prĂ©vue du 19 novembre au 3 dĂ©cembre dans les villes de LimbĂ© et YaoundĂ©. Et dans un communiquĂ© publiĂ© sur son site Internet, « la CAF a le plaisir dâannoncer que le processus dâaccrĂ©ditation pour les mĂ©dias souhaitant couvrir le tirage au sort de la phase finale de la Coupe dâAfrique des Nations fĂ©minine, Cameroun 2016, est ouvert du samedi 27 aoĂ»t au dimanche 11 septembre 2016 ».
Le Cameroun, pays-hĂŽte et qualifiĂ© dâoffice, les six Ă©quipes ( Afrique du Sud, Egypte, Ghana, Kenya, Nigeria et Zimbabwe) qualifiĂ©es Ă lâissue des Ă©liminatoires le 12 avril et le Mali (remplaçant la GuinĂ©e Ă©quatoriale suspendue le 4 aoĂ»t dernier pour fraude) sauront contre quels adversaires ils se mesureront lors de la phase de groupe. Les Ă©quipes seront rĂ©parties dans deux poules de quatre pour la compĂ©tition. Le Kenya, qui a Ă©liminĂ© lâAlgĂ©rie, est le seul novice de cette compĂ©tition. Tout le monde voudra probablement lâavoir dans son groupe. Pour couvrir la cĂ©rĂ©monie de YaoundĂ©, la CAF prĂ©cise dans un communiquĂ© : « une demande ne vaut pas accrĂ©ditation. Toutes les demandes sont sujettes Ă confirmation. Les confirmations ne se feront pas sur la base du premier arrivĂ©, premier servi. Ceux dont les demandes auront Ă©tĂ© acceptĂ©es seront notifiĂ©s et recevront des informations complĂ©mentaires ».
Dans lâantre des Lionnes, la prĂ©paration se poursuit. 26 joueuses entameront ce lundi, le quatriĂšme regroupement dans la perspective de cette compĂ©tition Ă la maison. La mise au vert sâĂ©tendra jusquâau 9 septembre prochain Ă YaoundĂ©. A domicile, les coĂ©quipiĂšres de Christine Patience Manie rĂȘvent enfin de dĂ©crocher un titre continental.
Pour ou contre lâenvoi des enfants Ă lâinternat ?
Afrique
Augustin FOGANG
Au moment oĂč leur progĂ©niture entre simultanĂ©ment dans lâadolescence et dans lâenseignement secondaire, les parents se retrouvent face Ă un dilemme par rapport Ă la responsabilitĂ© du meilleur suivi dont les enfants ont grand besoin.
Faut-il sâen charger en famille ou les placer en internat ? Pour une infime minoritĂ© de parents nantis, consacrer des moyens consĂ©quents Ă lâencadrement en famille de leurs enfants lycĂ©ens ou collĂ©giens ne pose a priori pas de problĂšmes. Du cĂŽtĂ© de la frange sociale dĂ©munie, le poids des charges minimales pour un enfant au secondaire (frais de scolaritĂ©, fournitures scolaires, tenue, transport, ration etc.) est dĂ©jĂ suffisamment lourd pour envisager autre chose que le suivi en famille. Entre les deux extrĂȘmes, on retrouve de nombreux parents dĂ©sireux de garantir Ă leurs adolescents admis dans lâenseignement secondaire un cadre pour mieux travailler, mieux se comporter, et autant que possible obtenir les meilleurs rĂ©sultats scolaires.
Pour toutes sortes de raisons et de contraintes, professionnelles ou autres, un grand nombre de parents nâest pas en mesure dâassurer personnellement le suivi des adolescents Ă la maison. Et mĂȘme, le recours aux services de rĂ©pĂ©titeurs est considĂ©rĂ© comme un palliatif, faute de mieux. Convaincus de ne pouvoir assurer Ă la maison un suivi adĂ©quat de la maniĂšre dont les adolescents gĂšrent, en dehors des heures de classe, leur temps dâĂ©tude, de loisirs et de repos, de nombreux parents optent pour leur placement en internat. LĂ oĂč le bĂąt blesse, câest quâau regard des effectifs considĂ©rables de jeunes Camerounais accĂ©dant dans lâenseignement secondaire, trop peu dâĂ©tablissements proposent aujourdâhui la formule dâinternat.
Les Camerounais dâun certain Ăąge ont encore en mĂ©moire quelques Ă©tablissements secondaires dont la renommĂ©e sâest bĂątie sur lâexcellente qualitĂ© des nombreuses promotions dâĂ©lĂšves formĂ©s en grande partie dans leurs internats. Sur les sites du LycĂ©e GĂ©nĂ©ral Leclerc Ă YaoundĂ©, du LycĂ©e de Garoua, du LycĂ©e classique de Bafoussam, du LycĂ©e du Manengouba Ă Nkongsamba, du LycĂ©e bilingue de BuĂ©a, pour ne citer que quelques-uns des Ă©tablissements les plus rĂ©putĂ©s des premiĂšres annĂ©es de lâindĂ©pendance du Cameroun, les installations jadis dĂ©volues Ă lâinternat (dortoirs, rĂ©fectoires) ont depuis belle lurette Ă©tĂ© reconverties en salles de classe. De nos jours, les Ă©tablissements Ă rĂ©gime dâinternat les plus sollicitĂ©s relĂšvent presque exclusivement de lâenseignement privĂ© confessionnel. Depuis quelques annĂ©es cependant, quelques Ă©tablissements privĂ©s laĂŻcs proposent autour de nos mĂ©tropoles des formules dâinternat. Une offre certes suscitĂ©e par un besoin rĂ©el, mais qui nâest ni suffisante ni Ă la portĂ©e de toutes les bourses pour constituer une vĂ©ritable alternative Ă la quĂȘte des parents pour un cadre propice Ă lâĂ©panouissement de leurs ados.
Il est loisible que les Ă©tablissements Ă rĂ©gime dâinternat reviennent au goĂ»t du jour, aprĂšs avoir connu une perte de vitesse, Ă mesure que se multipliaient les lycĂ©es et collĂšges toujours plus prĂšs des familles. Pour autant choisir dâenvoyer les adolescents du secondaire dans les internats tel quâils fonctionnent aujourdâhui demande mure rĂ©flexion par rapport aux avantages et inconvĂ©nients de ce systĂšme
Afrique
Augustin FOGANG
Au moment oĂč leur progĂ©niture entre simultanĂ©ment dans lâadolescence et dans lâenseignement secondaire, les parents se retrouvent face Ă un dilemme par rapport Ă la responsabilitĂ© du meilleur suivi dont les enfants ont grand besoin.
Faut-il sâen charger en famille ou les placer en internat ? Pour une infime minoritĂ© de parents nantis, consacrer des moyens consĂ©quents Ă lâencadrement en famille de leurs enfants lycĂ©ens ou collĂ©giens ne pose a priori pas de problĂšmes. Du cĂŽtĂ© de la frange sociale dĂ©munie, le poids des charges minimales pour un enfant au secondaire (frais de scolaritĂ©, fournitures scolaires, tenue, transport, ration etc.) est dĂ©jĂ suffisamment lourd pour envisager autre chose que le suivi en famille. Entre les deux extrĂȘmes, on retrouve de nombreux parents dĂ©sireux de garantir Ă leurs adolescents admis dans lâenseignement secondaire un cadre pour mieux travailler, mieux se comporter, et autant que possible obtenir les meilleurs rĂ©sultats scolaires.
Pour toutes sortes de raisons et de contraintes, professionnelles ou autres, un grand nombre de parents nâest pas en mesure dâassurer personnellement le suivi des adolescents Ă la maison. Et mĂȘme, le recours aux services de rĂ©pĂ©titeurs est considĂ©rĂ© comme un palliatif, faute de mieux. Convaincus de ne pouvoir assurer Ă la maison un suivi adĂ©quat de la maniĂšre dont les adolescents gĂšrent, en dehors des heures de classe, leur temps dâĂ©tude, de loisirs et de repos, de nombreux parents optent pour leur placement en internat. LĂ oĂč le bĂąt blesse, câest quâau regard des effectifs considĂ©rables de jeunes Camerounais accĂ©dant dans lâenseignement secondaire, trop peu dâĂ©tablissements proposent aujourdâhui la formule dâinternat.
Les Camerounais dâun certain Ăąge ont encore en mĂ©moire quelques Ă©tablissements secondaires dont la renommĂ©e sâest bĂątie sur lâexcellente qualitĂ© des nombreuses promotions dâĂ©lĂšves formĂ©s en grande partie dans leurs internats. Sur les sites du LycĂ©e GĂ©nĂ©ral Leclerc Ă YaoundĂ©, du LycĂ©e de Garoua, du LycĂ©e classique de Bafoussam, du LycĂ©e du Manengouba Ă Nkongsamba, du LycĂ©e bilingue de BuĂ©a, pour ne citer que quelques-uns des Ă©tablissements les plus rĂ©putĂ©s des premiĂšres annĂ©es de lâindĂ©pendance du Cameroun, les installations jadis dĂ©volues Ă lâinternat (dortoirs, rĂ©fectoires) ont depuis belle lurette Ă©tĂ© reconverties en salles de classe. De nos jours, les Ă©tablissements Ă rĂ©gime dâinternat les plus sollicitĂ©s relĂšvent presque exclusivement de lâenseignement privĂ© confessionnel. Depuis quelques annĂ©es cependant, quelques Ă©tablissements privĂ©s laĂŻcs proposent autour de nos mĂ©tropoles des formules dâinternat. Une offre certes suscitĂ©e par un besoin rĂ©el, mais qui nâest ni suffisante ni Ă la portĂ©e de toutes les bourses pour constituer une vĂ©ritable alternative Ă la quĂȘte des parents pour un cadre propice Ă lâĂ©panouissement de leurs ados.
Il est loisible que les Ă©tablissements Ă rĂ©gime dâinternat reviennent au goĂ»t du jour, aprĂšs avoir connu une perte de vitesse, Ă mesure que se multipliaient les lycĂ©es et collĂšges toujours plus prĂšs des familles. Pour autant choisir dâenvoyer les adolescents du secondaire dans les internats tel quâils fonctionnent aujourdâhui demande mure rĂ©flexion par rapport aux avantages et inconvĂ©nients de ce systĂšme
Cameroun-PNUD: Une VIP chez les réfugiés
Patrice MBOSSA
Lâadministrateur du PNUD Helen Clark est allĂ©e rĂ©conforter les communautĂ©s des dĂ©placĂ©s internes poser la premiĂšre pierre du forage du marchĂ© de ZamaĂŻ.
On compte un peu plus de mille, les personnes victimes des crises sĂ©curitaires ayant fui leurs villages situĂ©s le long de la frontiĂšre nigĂ©riane pour trouver asile dans la localitĂ© de ZamaĂŻ, dĂ©partement du Mayo-Tsanaga, Ă une quinzaine de kilomĂštres de la ville de Mokolo. Elles ont pratiquement tout abandonnĂ© et depuis prĂšs de deux ans, elles mĂšnent une vie prĂ©caire. En somme, ce sont des indigents. Lâadministrateur du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (PNUD) Ă©tait hier avec ces personnes qui ont besoin de tout. Helen Clark a accordĂ© une oreille attentive Ă leurs prĂ©occupations qui se rĂ©sument aux problĂšmes de santĂ©, Ă lâĂ©ducation des enfants et Ă lâexercice des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus. Lâadministrateur du PNUD qui Ă©tait visiblement touchĂ©e par la crise humanitaire imposĂ©e par la secte terroriste a dit avoir pris bonne note de ces dolĂ©ances. « Je rentre Ă New York avec une idĂ©e prĂ©cise de vos besoins. Il est plus question de vous aider Ă pratiquer des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus dâabord ici et lorsque vous retournerez dans vos villages le moment venu», a dit lâadministrateur du PNUD.
Avant de rencontrer la communautĂ© des dĂ©placĂ©s et des retournĂ©s, Helen Clark est dâabord allĂ©e poser la premiĂšre pierre en vue de la construction dâun forage dâeau au marchĂ© de ZamaĂŻ. Il sâagit lĂ de lâun des plus grands marchĂ©s de bĂ©tail du Mayo-Tsanaga qui, chaque lundi accueille des milliers de personnes venues de tous les coins de la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord et mĂȘme du NigĂ©ria voisin. Mais un marchĂ© excentrĂ© qui hĂ©las, ne dispose pas de point dâeau potable. On comprend dâailleurs la joie qui animait les populations de ZamaĂŻ tout le long de la cĂ©rĂ©monie de pose officielle de la premiĂšre pierre pour ce forage. Midjiyawa Bakari, le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord a saisi cette occasion pour poser Ă lâadministrateur du PNUD les principaux problĂšmes auxquels font face ses populations ; entre autres, les problĂšmes dâadductions dâeau potable, dâinfrastructures routiĂšres et sanitaires. La pose de la premiĂšre pierre effectuĂ©e, Helen Clark a visitĂ© le hangar du marchĂ© de bĂ©tail entiĂšrement rĂ©habilitĂ©, il y a quelques, mois grĂące Ă lâappui financier du gouvernement japonais, avec lâappui technique du PNUD. Dans la suite de lâadministrateur du PNUD, on notait la prĂ©sence de S.E. Kunio Okamura, ambassadeur du Japon au Cameroun et elle de Najat Rochdi, reprĂ©sentante-rĂ©sidente du systĂšme des Nations-Unies. Elle a achevĂ© son sĂ©jour par un Ă©change avec la presse Ă YaoundĂ©.
Patrice MBOSSA
Lâadministrateur du PNUD Helen Clark est allĂ©e rĂ©conforter les communautĂ©s des dĂ©placĂ©s internes poser la premiĂšre pierre du forage du marchĂ© de ZamaĂŻ.
On compte un peu plus de mille, les personnes victimes des crises sĂ©curitaires ayant fui leurs villages situĂ©s le long de la frontiĂšre nigĂ©riane pour trouver asile dans la localitĂ© de ZamaĂŻ, dĂ©partement du Mayo-Tsanaga, Ă une quinzaine de kilomĂštres de la ville de Mokolo. Elles ont pratiquement tout abandonnĂ© et depuis prĂšs de deux ans, elles mĂšnent une vie prĂ©caire. En somme, ce sont des indigents. Lâadministrateur du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (PNUD) Ă©tait hier avec ces personnes qui ont besoin de tout. Helen Clark a accordĂ© une oreille attentive Ă leurs prĂ©occupations qui se rĂ©sument aux problĂšmes de santĂ©, Ă lâĂ©ducation des enfants et Ă lâexercice des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus. Lâadministrateur du PNUD qui Ă©tait visiblement touchĂ©e par la crise humanitaire imposĂ©e par la secte terroriste a dit avoir pris bonne note de ces dolĂ©ances. « Je rentre Ă New York avec une idĂ©e prĂ©cise de vos besoins. Il est plus question de vous aider Ă pratiquer des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus dâabord ici et lorsque vous retournerez dans vos villages le moment venu», a dit lâadministrateur du PNUD.
Avant de rencontrer la communautĂ© des dĂ©placĂ©s et des retournĂ©s, Helen Clark est dâabord allĂ©e poser la premiĂšre pierre en vue de la construction dâun forage dâeau au marchĂ© de ZamaĂŻ. Il sâagit lĂ de lâun des plus grands marchĂ©s de bĂ©tail du Mayo-Tsanaga qui, chaque lundi accueille des milliers de personnes venues de tous les coins de la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord et mĂȘme du NigĂ©ria voisin. Mais un marchĂ© excentrĂ© qui hĂ©las, ne dispose pas de point dâeau potable. On comprend dâailleurs la joie qui animait les populations de ZamaĂŻ tout le long de la cĂ©rĂ©monie de pose officielle de la premiĂšre pierre pour ce forage. Midjiyawa Bakari, le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord a saisi cette occasion pour poser Ă lâadministrateur du PNUD les principaux problĂšmes auxquels font face ses populations ; entre autres, les problĂšmes dâadductions dâeau potable, dâinfrastructures routiĂšres et sanitaires. La pose de la premiĂšre pierre effectuĂ©e, Helen Clark a visitĂ© le hangar du marchĂ© de bĂ©tail entiĂšrement rĂ©habilitĂ©, il y a quelques, mois grĂące Ă lâappui financier du gouvernement japonais, avec lâappui technique du PNUD. Dans la suite de lâadministrateur du PNUD, on notait la prĂ©sence de S.E. Kunio Okamura, ambassadeur du Japon au Cameroun et elle de Najat Rochdi, reprĂ©sentante-rĂ©sidente du systĂšme des Nations-Unies. Elle a achevĂ© son sĂ©jour par un Ă©change avec la presse Ă YaoundĂ©.
Public Debt: Cameroonâs Situation Is Satisfactory
Victorine BIY NFOR
The countryâs debt situation stands at FCFA 4,754 Billion, representing 27.3 per cent of GDP.
Cameroon at the end of July this year had a debt situation of 4,754 billion FCFA, representing 27.3 per cent Gross Domestic Product, far below the 70 per cent ceiling set by the Central African Economic and Monetary Community, CEMAC, sub-region. This satisfactory situation will be maintained in the long-run if stakeholders continue to upgrade skills on mobilising resources for the State properly and in a more disciplined manner.
The Minister of Finance, Alamine Ousmane Mey, however says there is need to remain cautious when analysing the figures, given the implementation of projects for transforming the country into a middle income economy by 2035 as planned by the Head of State. The Minister made the disclosure in Yaounde yesterday August 30, at a ceremony to present the texts, missions and working procedures of the National Committee in charge of Public Debt, (NCPD). It was set up in 2008 by the Prime Minister to coordinate and follow-up the implementation of the national public indebtedness and public debt management policy with focus on developing objectives for State financial resources.
The Minister, who is also NCPD Chairperson, said government was committed to righting the wrongs of the past with the Heavily Indebted Poor Country Initiative (HIPC) of the early 2000 that led to the freezing of the countryâs debts by partners. Making sure that the country was on the right path to âborrowing cautiously and spending wisely,â with focus on enabling future generations to repay debts normally, was primordial, Finance Minister stated. âWe have to be careful in the conception, evaluation and mobilisation of resources to develop the countryâ, he said, stressing that NCPD members must know the position of the countryâs debt policy where; âIf we are not watchful enough while looking for resources to finance our development projects, we may end up in a situation where sustainability is not ensured.â Public debt concerns countries all over the world because of the risks involved. The one-day dialogue yesterday was part of efforts to maintain Cameroonâs possibility of mobilising resources for development. Cameroon therefore needs to maintain the quality of its signature in the financial market as well as with its donors so as to mobilise enough resources for development.
Victorine BIY NFOR
The countryâs debt situation stands at FCFA 4,754 Billion, representing 27.3 per cent of GDP.
Cameroon at the end of July this year had a debt situation of 4,754 billion FCFA, representing 27.3 per cent Gross Domestic Product, far below the 70 per cent ceiling set by the Central African Economic and Monetary Community, CEMAC, sub-region. This satisfactory situation will be maintained in the long-run if stakeholders continue to upgrade skills on mobilising resources for the State properly and in a more disciplined manner.
The Minister of Finance, Alamine Ousmane Mey, however says there is need to remain cautious when analysing the figures, given the implementation of projects for transforming the country into a middle income economy by 2035 as planned by the Head of State. The Minister made the disclosure in Yaounde yesterday August 30, at a ceremony to present the texts, missions and working procedures of the National Committee in charge of Public Debt, (NCPD). It was set up in 2008 by the Prime Minister to coordinate and follow-up the implementation of the national public indebtedness and public debt management policy with focus on developing objectives for State financial resources.
The Minister, who is also NCPD Chairperson, said government was committed to righting the wrongs of the past with the Heavily Indebted Poor Country Initiative (HIPC) of the early 2000 that led to the freezing of the countryâs debts by partners. Making sure that the country was on the right path to âborrowing cautiously and spending wisely,â with focus on enabling future generations to repay debts normally, was primordial, Finance Minister stated. âWe have to be careful in the conception, evaluation and mobilisation of resources to develop the countryâ, he said, stressing that NCPD members must know the position of the countryâs debt policy where; âIf we are not watchful enough while looking for resources to finance our development projects, we may end up in a situation where sustainability is not ensured.â Public debt concerns countries all over the world because of the risks involved. The one-day dialogue yesterday was part of efforts to maintain Cameroonâs possibility of mobilising resources for development. Cameroon therefore needs to maintain the quality of its signature in the financial market as well as with its donors so as to mobilise enough resources for development.
UMS: Petit poucet devenu grand
Jean Baptiste KETCHATENG
Le club monté en Ligue en 2013 vient de décrocher son premier titre de champion du Cameroun.
La tension nâĂ©tait pas perceptible mais nul ne niait quâĂ un moment, lâUnion des mouvements sportifs (UMS) de Loum ne pensait quâĂ ces trois points-lĂ . Il lui suffisait dâune seule victoire durant les trois rencontres de fin du championnat dâĂ©lite pour que la jeune pousse rentre davantage dans lâhistoire nationale du foot. AprĂšs la coupe du Cameroun lâan dernier, UMS visait la place de numĂ©ro un du championnat. Câest chose faite. Etabli dans lâarriĂšre-pays, câest un champion peu ordinaire qui a disputĂ© le match en retard de la 32e journĂ©e du championnat lundi Ă Douala contre New Star (remportĂ© 2-1 par lâĂ©quipe de Loum). Rien nâaurait vraiment pu prĂ©sager ce succĂšs aprĂšs un dĂ©but de saison marquĂ© par plusieurs changements sur le banc de touche lors des dix premiĂšres journĂ©es. Mais, le jeune club a forcĂ© son destin.
Il y a, en effet, six ans seulement que le club a commencĂ© son exceptionnelle ascension vers les sommets locaux du football. A lâorĂ©e dâun sacre, il sâest retirĂ© dans le fief quâil se construit, par choix, entre les plaines de Loum. Les joueurs y sont surveillĂ©s comme dans une famille. Sur le terrain dâentraĂźnement voisin de celui des compĂ©titions flambant neuf, ils peaufinent la stratĂ©gie de circonstance du coach Adolphe Eke. Mais les reporters de CT rendus sur place le week-end dernier nâen sauront pas plus. Les encadreurs veillent alors sur ce moment crucial en vue de la succession au Coton Sport de Garoua.
Les responsables de la sĂ©lection nationale qui nâont pas retenu des joueurs dâUMS en prĂ©vision des prochaines rencontres des Lions indomptables se sont-ils donc trompĂ©s ? Non, assurent divers experts, il sâagit juste dâune Ă©valuation sur le champ, qui ne tient pas compte des performances tout au long de la saison. La preuve : sur-les-24 prĂ©-nominĂ©s pour le titre de meilleur joueur de la Ligue I de football (2015-2016), cinq licenciĂ©s de lâUMS ont Ă©tĂ© retenus. « Nous sommes les meilleurs », sâenthousiasme naturellement Luciano, qui partage sa passion du club et du foot avec des milliers de fans du petit poucet de Loum devenu grand. Preneur de vues dans le civil, lâhomme accompagne lâĂ©quipe autant quâil rend compte de ses exploits dĂ©sormais remarquĂ©s grĂące au mariage entre un investissement social et des talents sportifs. Tous les stades du Cameroun savent en effet distinguer les pointes de vitesse vers les buts dâun Rostand Kako, lorsquâil est servi par Arouna Dang Ă Bissene, quand ce nâest pas Alphonse Tientcheu qui bĂ©nĂ©ficie de lâorganisation rĂ©ussie des bleu et jaune.
Jean Baptiste KETCHATENG
Le club monté en Ligue en 2013 vient de décrocher son premier titre de champion du Cameroun.
La tension nâĂ©tait pas perceptible mais nul ne niait quâĂ un moment, lâUnion des mouvements sportifs (UMS) de Loum ne pensait quâĂ ces trois points-lĂ . Il lui suffisait dâune seule victoire durant les trois rencontres de fin du championnat dâĂ©lite pour que la jeune pousse rentre davantage dans lâhistoire nationale du foot. AprĂšs la coupe du Cameroun lâan dernier, UMS visait la place de numĂ©ro un du championnat. Câest chose faite. Etabli dans lâarriĂšre-pays, câest un champion peu ordinaire qui a disputĂ© le match en retard de la 32e journĂ©e du championnat lundi Ă Douala contre New Star (remportĂ© 2-1 par lâĂ©quipe de Loum). Rien nâaurait vraiment pu prĂ©sager ce succĂšs aprĂšs un dĂ©but de saison marquĂ© par plusieurs changements sur le banc de touche lors des dix premiĂšres journĂ©es. Mais, le jeune club a forcĂ© son destin.
Il y a, en effet, six ans seulement que le club a commencĂ© son exceptionnelle ascension vers les sommets locaux du football. A lâorĂ©e dâun sacre, il sâest retirĂ© dans le fief quâil se construit, par choix, entre les plaines de Loum. Les joueurs y sont surveillĂ©s comme dans une famille. Sur le terrain dâentraĂźnement voisin de celui des compĂ©titions flambant neuf, ils peaufinent la stratĂ©gie de circonstance du coach Adolphe Eke. Mais les reporters de CT rendus sur place le week-end dernier nâen sauront pas plus. Les encadreurs veillent alors sur ce moment crucial en vue de la succession au Coton Sport de Garoua.
Les responsables de la sĂ©lection nationale qui nâont pas retenu des joueurs dâUMS en prĂ©vision des prochaines rencontres des Lions indomptables se sont-ils donc trompĂ©s ? Non, assurent divers experts, il sâagit juste dâune Ă©valuation sur le champ, qui ne tient pas compte des performances tout au long de la saison. La preuve : sur-les-24 prĂ©-nominĂ©s pour le titre de meilleur joueur de la Ligue I de football (2015-2016), cinq licenciĂ©s de lâUMS ont Ă©tĂ© retenus. « Nous sommes les meilleurs », sâenthousiasme naturellement Luciano, qui partage sa passion du club et du foot avec des milliers de fans du petit poucet de Loum devenu grand. Preneur de vues dans le civil, lâhomme accompagne lâĂ©quipe autant quâil rend compte de ses exploits dĂ©sormais remarquĂ©s grĂące au mariage entre un investissement social et des talents sportifs. Tous les stades du Cameroun savent en effet distinguer les pointes de vitesse vers les buts dâun Rostand Kako, lorsquâil est servi par Arouna Dang Ă Bissene, quand ce nâest pas Alphonse Tientcheu qui bĂ©nĂ©ficie de lâorganisation rĂ©ussie des bleu et jaune.
Education de base: Ă lâĂ©cole de la formation Ă distance
Societé
Assiatou NGAPOUT M.
Un atelier de co-construction du programme Initiative francophone pour la formation Ă distance des maĂźtres sâest tenu du 29 au 30 aoĂ»t Ă YaoundĂ©.
Se former aux nouvelles mĂ©thodes dâenseignement tout en travaillant au quotidien, câest dĂ©sormais possible pour les instituteurs des zones rurales et pĂ©ri-urbaines du Cameroun. Ceci Ă la faveur du programme « Initiative francophone pour la formation Ă distance des maĂźtres » (IFADEM) mis en place par lâOrganisation internationale de la Francophonie (OIF) et lâAgence universitaire de la Francophonie (AUF) et co-construite par le ministĂšre de lâEducation de base. Câest dans cette perspective que sâest tenu du 29 au 30 aoĂ»t dernier Ă YaoundĂ© un atelier de co-construction du dispositif de lâIFADEM-Cameroun. Il est, en effet, question pour les responsables des diffĂ©rentes directions du ministĂšre de lâEducation de base et les inspecteurs pĂ©dagogiques, avec lâappui de lâOIF et lâAUF, de trouver ensemble un dispositif de formation pour les instituteurs qui leur permette tout en restant dans leurs salles de classe, de sâoutiller Ă distance en bĂ©nĂ©ficiant du tutorat des conseillers pĂ©dagogiques et des inspecteurs.
DâaprĂšs Jean-François Maynier, coordonnateur de lâIFADEM, « il sâagit dâun dispositif quâon voudrait mettre en place pour un public de 500 instituteurs sur un plan expĂ©rimental et voir comment cela peut sâintĂ©grer dans les politiques de formation continue du ministĂšre. » LâObjectif Ă©tant dâassurer une Ă©ducation Ă©quitable, inclusive et de qualitĂ© Ă tous les Ă©lĂšves. Pour le ministre Youssouf Hadidja Alim, cet atelier arrive Ă point nommĂ©, parce quâorganisĂ© Ă la veille de la rentrĂ©e scolaire. Elle espĂšre cependant que les enseignants pourront se saisir de cette opportunitĂ© pour assurer une meilleure Ă©ducation aux enfants. LâIFADEM est un programme spĂ©cifique de formation des maĂźtres qui se traduit par le renforcement des capacitĂ©s nationales dâencadrement pĂ©dagogique et lâamĂ©nagement dâinfrastructures adaptĂ©es. Le programme est dĂ©ployĂ© Ă ce jour dans 11 pays. Les travaux sâachĂšvent mercredi.
Societé
Assiatou NGAPOUT M.
Un atelier de co-construction du programme Initiative francophone pour la formation Ă distance des maĂźtres sâest tenu du 29 au 30 aoĂ»t Ă YaoundĂ©.
Se former aux nouvelles mĂ©thodes dâenseignement tout en travaillant au quotidien, câest dĂ©sormais possible pour les instituteurs des zones rurales et pĂ©ri-urbaines du Cameroun. Ceci Ă la faveur du programme « Initiative francophone pour la formation Ă distance des maĂźtres » (IFADEM) mis en place par lâOrganisation internationale de la Francophonie (OIF) et lâAgence universitaire de la Francophonie (AUF) et co-construite par le ministĂšre de lâEducation de base. Câest dans cette perspective que sâest tenu du 29 au 30 aoĂ»t dernier Ă YaoundĂ© un atelier de co-construction du dispositif de lâIFADEM-Cameroun. Il est, en effet, question pour les responsables des diffĂ©rentes directions du ministĂšre de lâEducation de base et les inspecteurs pĂ©dagogiques, avec lâappui de lâOIF et lâAUF, de trouver ensemble un dispositif de formation pour les instituteurs qui leur permette tout en restant dans leurs salles de classe, de sâoutiller Ă distance en bĂ©nĂ©ficiant du tutorat des conseillers pĂ©dagogiques et des inspecteurs.
DâaprĂšs Jean-François Maynier, coordonnateur de lâIFADEM, « il sâagit dâun dispositif quâon voudrait mettre en place pour un public de 500 instituteurs sur un plan expĂ©rimental et voir comment cela peut sâintĂ©grer dans les politiques de formation continue du ministĂšre. » LâObjectif Ă©tant dâassurer une Ă©ducation Ă©quitable, inclusive et de qualitĂ© Ă tous les Ă©lĂšves. Pour le ministre Youssouf Hadidja Alim, cet atelier arrive Ă point nommĂ©, parce quâorganisĂ© Ă la veille de la rentrĂ©e scolaire. Elle espĂšre cependant que les enseignants pourront se saisir de cette opportunitĂ© pour assurer une meilleure Ă©ducation aux enfants. LâIFADEM est un programme spĂ©cifique de formation des maĂźtres qui se traduit par le renforcement des capacitĂ©s nationales dâencadrement pĂ©dagogique et lâamĂ©nagement dâinfrastructures adaptĂ©es. Le programme est dĂ©ployĂ© Ă ce jour dans 11 pays. Les travaux sâachĂšvent mercredi.
Retour des vacances: la cohue dans les agences
Societé
Assiatou NGAPOUT M.
Depuis le dĂ©but de la semaine, les compagnies de transport interurbain sont prises dâassaut par les vacanciers, soucieux de regagner leurs lieux de rĂ©sidence.
La fine pluie qui a arrosĂ© la ville de YaoundĂ© hier matin nâa pas dĂ©couragĂ© les nombreux vacanciers Ă se rendre dans les agences de transport de YaoundĂ© pour regagner leurs lieux de rĂ©sidence. Câest pour Ă©viter les bousculades de derniĂšre minute que Nathalie M., mĂšre de famille, accompagnĂ©e de ses quatre enfants a choisi ce mardi 30 aoĂ»t pour rentrer Ă Douala. « Ce sera difficile de voyager la semaine prochaine. Du coup, nous profitons de ce dĂ©but dâaffluence pour rentrer », lance-t-elle. De longues files devant les guichets, des salles dâattente pleines, alors que les arrivĂ©es et les dĂ©parts de bus sont incessants. La frĂ©quentation des agences de voyage a connu un pic depuis samedi 27 aoĂ»t dernier, selon un responsable dâune agence situĂ©e Ă Mvan, Ă YaoundĂ©.
Cette situation est source de nombreux soucis. Les manĆuvres des bus qui arrivent et partent y sont pour beaucoup. Mais les « attaquants » qui « harcĂšlent » les passagers dĂšs leur descente de taxis en rajoutent Ă ces dĂ©sagrĂ©ments. Les salles dâattente sâavĂšrent trĂšs Ă©troites pour contenir tout ce beau monde. Lâenvie de vite partir se lit sur les visages de chaque passager. Pour rĂ©pondre Ă cette forte demande, les responsables de ces structures ont redoublĂ© dâingĂ©niositĂ©. Dans lâune des agences visitĂ©e par le reporter de CT, la chaĂźne dâorientation et de rĂ©ception des usagers a Ă©tĂ© bien structurĂ©e pour rĂ©sorber les problĂšmes dâaffluence. Ici, plus de 1 200 voyageurs sont recensĂ©s chaque jour. « Les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour dĂ©canter les embouteillages en injectant de nouveaux bus. Sur le plan sĂ©curitaire, nous avons sensibilisĂ© nos chauffeurs sur les automatismes du code de la route. Nos bus sont Ă©quipĂ©s du systĂšme GPS afin de limiter lâexcĂšs de vitesse des chauffeurs sur les axes routiers. Nous commençons le travail trĂšs tĂŽt Ă 4h du matin », souligne, Marc W, responsable. Dans la plupart des agences, le nombre de guichets a Ă©tĂ© augmentĂ© pour rĂ©pondre Ă cette forte affluence. La programmation des conducteurs des bus a Ă©galement subi des modifications. Pour limiter les cas dâaccidents, le nombre de navettes a Ă©tĂ© rĂ©duit par chauffeur. En cette veille de rentrĂ©e scolaire, câest dĂ©sormais deux voyages par jour. Dâautres compagnies de transport sont confrontĂ©es au dĂ©ficit du parc-automobile. « Depuis samedi dernier, il y a plus de passagers que de bus. Certains voyageurs sont obligĂ©s dâattendre pendant des heures pour voyager et il en sera ainsi jusquâau 5 septembre prochain », fait savoir Thomas Tatsinkou, responsable dâune autre agence de voyage de la place.
Societé
Assiatou NGAPOUT M.
Depuis le dĂ©but de la semaine, les compagnies de transport interurbain sont prises dâassaut par les vacanciers, soucieux de regagner leurs lieux de rĂ©sidence.
La fine pluie qui a arrosĂ© la ville de YaoundĂ© hier matin nâa pas dĂ©couragĂ© les nombreux vacanciers Ă se rendre dans les agences de transport de YaoundĂ© pour regagner leurs lieux de rĂ©sidence. Câest pour Ă©viter les bousculades de derniĂšre minute que Nathalie M., mĂšre de famille, accompagnĂ©e de ses quatre enfants a choisi ce mardi 30 aoĂ»t pour rentrer Ă Douala. « Ce sera difficile de voyager la semaine prochaine. Du coup, nous profitons de ce dĂ©but dâaffluence pour rentrer », lance-t-elle. De longues files devant les guichets, des salles dâattente pleines, alors que les arrivĂ©es et les dĂ©parts de bus sont incessants. La frĂ©quentation des agences de voyage a connu un pic depuis samedi 27 aoĂ»t dernier, selon un responsable dâune agence situĂ©e Ă Mvan, Ă YaoundĂ©.
Cette situation est source de nombreux soucis. Les manĆuvres des bus qui arrivent et partent y sont pour beaucoup. Mais les « attaquants » qui « harcĂšlent » les passagers dĂšs leur descente de taxis en rajoutent Ă ces dĂ©sagrĂ©ments. Les salles dâattente sâavĂšrent trĂšs Ă©troites pour contenir tout ce beau monde. Lâenvie de vite partir se lit sur les visages de chaque passager. Pour rĂ©pondre Ă cette forte demande, les responsables de ces structures ont redoublĂ© dâingĂ©niositĂ©. Dans lâune des agences visitĂ©e par le reporter de CT, la chaĂźne dâorientation et de rĂ©ception des usagers a Ă©tĂ© bien structurĂ©e pour rĂ©sorber les problĂšmes dâaffluence. Ici, plus de 1 200 voyageurs sont recensĂ©s chaque jour. « Les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour dĂ©canter les embouteillages en injectant de nouveaux bus. Sur le plan sĂ©curitaire, nous avons sensibilisĂ© nos chauffeurs sur les automatismes du code de la route. Nos bus sont Ă©quipĂ©s du systĂšme GPS afin de limiter lâexcĂšs de vitesse des chauffeurs sur les axes routiers. Nous commençons le travail trĂšs tĂŽt Ă 4h du matin », souligne, Marc W, responsable. Dans la plupart des agences, le nombre de guichets a Ă©tĂ© augmentĂ© pour rĂ©pondre Ă cette forte affluence. La programmation des conducteurs des bus a Ă©galement subi des modifications. Pour limiter les cas dâaccidents, le nombre de navettes a Ă©tĂ© rĂ©duit par chauffeur. En cette veille de rentrĂ©e scolaire, câest dĂ©sormais deux voyages par jour. Dâautres compagnies de transport sont confrontĂ©es au dĂ©ficit du parc-automobile. « Depuis samedi dernier, il y a plus de passagers que de bus. Certains voyageurs sont obligĂ©s dâattendre pendant des heures pour voyager et il en sera ainsi jusquâau 5 septembre prochain », fait savoir Thomas Tatsinkou, responsable dâune autre agence de voyage de la place.
Désordre urbain: les chefs de quartiers interpellés
Societé
Mireille ONANA MEBENGA
Ces auxiliaires invitĂ©s par le prĂ©fet du Wouri Ă apporter leur contribution Ă lâamĂ©lioration de lâimage de la ville.
Le prĂ©fet du Wouri souhaite que les chefs de quartiers sâimpliquent dans la lutte contre le dĂ©sordre urbain pour rendre ce combat plus efficace. CâĂ©tait la semaine derniĂšre au cours dâune rĂ©union regroupant les membres de la Plateforme de lutte contre le dĂ©sordre urbain et la protection civile. Selon Naseri Paul Bea, la contribution de ces auxiliaires de lâadministration est capitale si on veut vĂ©ritablement changer lâimage de Douala.
LâautoritĂ© administrative constate par ailleurs que les comitĂ©s mis en place ne fonctionnent pas du tout, dâoĂč un certain regain du dĂ©sordre urbain dans la ville. Dans la commune de Douala III par exemple, on trouve encore de nombreuses habitations sur les drains ou des constructions qui ne respectent pas lâalignement exigĂ© par les textes en vigueur. Avec les consĂ©quences pĂ©nibles que lâon sait, en cas de fortes pluies notamment.
La descente des membres de la Plateforme Ă lâoccasion de ses 27e assises nâa fait que confirmer les choses. Le carrefour Agip, le marchĂ© Mboppi, le Boulevard Ahmadou Ahidjo, ont, pour ainsi dire, renouĂ© avec le dĂ©sordre. Une escale en ces lieux des autoritĂ©s a permis de saisir de nombreuses marchandises qui nâauraient pas dĂ» ĂȘtre exposĂ©es Ă ces endroits. Des descentes inopinĂ©es sont dâailleurs prĂ©vues dans les prochains jours. Mais on sait que les commerçants en tort sont prompts Ă investir les endroits libĂ©rĂ©s aprĂšs le passage des autoritĂ©s.
Le chantier du lieu dit Pont blanchisseur (arrondissement de Douala III toujours) qui doit accueillir les commerçants du carrefour Dalip et les menuisiers du marchĂ© Congo â un autre point de la rencontre â est toujours en cours dâexĂ©cution. DâaprĂšs les responsables de la CommunautĂ© urbaine de Douala, il faut encore assainir la zone, amĂ©nager un bloc administratif, les toilettes et bien dâautres aspects. A lâissue de tout cela, il est Ă noter que les comitĂ©s seront renforcĂ©s pour maintenir un minimum de propretĂ© dans la ville. Lors de cette descente on aura notĂ© la prĂ©sence de 10 conseillers municipaux reprĂ©sentants les communes de Bafoussam 1er II et III, en formation Ă la CommunautĂ© urbaine.
Societé
Mireille ONANA MEBENGA
Ces auxiliaires invitĂ©s par le prĂ©fet du Wouri Ă apporter leur contribution Ă lâamĂ©lioration de lâimage de la ville.
Le prĂ©fet du Wouri souhaite que les chefs de quartiers sâimpliquent dans la lutte contre le dĂ©sordre urbain pour rendre ce combat plus efficace. CâĂ©tait la semaine derniĂšre au cours dâune rĂ©union regroupant les membres de la Plateforme de lutte contre le dĂ©sordre urbain et la protection civile. Selon Naseri Paul Bea, la contribution de ces auxiliaires de lâadministration est capitale si on veut vĂ©ritablement changer lâimage de Douala.
LâautoritĂ© administrative constate par ailleurs que les comitĂ©s mis en place ne fonctionnent pas du tout, dâoĂč un certain regain du dĂ©sordre urbain dans la ville. Dans la commune de Douala III par exemple, on trouve encore de nombreuses habitations sur les drains ou des constructions qui ne respectent pas lâalignement exigĂ© par les textes en vigueur. Avec les consĂ©quences pĂ©nibles que lâon sait, en cas de fortes pluies notamment.
La descente des membres de la Plateforme Ă lâoccasion de ses 27e assises nâa fait que confirmer les choses. Le carrefour Agip, le marchĂ© Mboppi, le Boulevard Ahmadou Ahidjo, ont, pour ainsi dire, renouĂ© avec le dĂ©sordre. Une escale en ces lieux des autoritĂ©s a permis de saisir de nombreuses marchandises qui nâauraient pas dĂ» ĂȘtre exposĂ©es Ă ces endroits. Des descentes inopinĂ©es sont dâailleurs prĂ©vues dans les prochains jours. Mais on sait que les commerçants en tort sont prompts Ă investir les endroits libĂ©rĂ©s aprĂšs le passage des autoritĂ©s.
Le chantier du lieu dit Pont blanchisseur (arrondissement de Douala III toujours) qui doit accueillir les commerçants du carrefour Dalip et les menuisiers du marchĂ© Congo â un autre point de la rencontre â est toujours en cours dâexĂ©cution. DâaprĂšs les responsables de la CommunautĂ© urbaine de Douala, il faut encore assainir la zone, amĂ©nager un bloc administratif, les toilettes et bien dâautres aspects. A lâissue de tout cela, il est Ă noter que les comitĂ©s seront renforcĂ©s pour maintenir un minimum de propretĂ© dans la ville. Lors de cette descente on aura notĂ© la prĂ©sence de 10 conseillers municipaux reprĂ©sentants les communes de Bafoussam 1er II et III, en formation Ă la CommunautĂ© urbaine.
Etablissements scolaires: les « clandos » résistent
Dossiers de la redaction
Mireille ONANA MEBENGA
22 Ă©tablissements ne disposant pas dâautorisation de crĂ©ation et dâouverture viennent dâĂȘtre fermĂ©s dans le Littoral, conformĂ©ment Ă la dĂ©cision du ministre des Enseignements secondaires. Alors que certains ont dĂ©jĂ encaissĂ© les frais dâinscriptions.
Au total, 10 Ă©tablissements de la ville de Douala ont Ă©tĂ© fermĂ©s lundi matin, Ă une semaine de la rentrĂ©e scolaire, par Njikam Aboubakar, inspecteur gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral. Celui-ci Ă©tait accompagnĂ© du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Enseignements secondaires pour le Littoral, Henri Delors Sosso ainsi, que du tout nouveau dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental pour le Wouri, Janvier Yomba. Selon ces responsables, les promoteurs des Ă©tablissements fermĂ©s ne disposent pas dâautorisation dâouverture de crĂ©ation dâune part, et dâautre part, ces Ă©tablissements sont dĂ©pourvus de commoditĂ©s (toilettes, points dâeau). Et pour certains de surcroĂźt, les dimensions des salles de classe ne sont pas respectĂ©es.
Au collĂšge dâenseignement gĂ©nĂ©ral « La MĂ©thode », situĂ© au quartier Ngodi Bakoko, au lieu dit « CarriĂšre », certains parents sâĂ©taient dĂ©jĂ acquittĂ©s des frais dâinscriptions alors que lâĂ©tablissement doit ĂȘtre fermĂ©. Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional a demandĂ© au principal prĂ©sent de procĂ©der au remboursement immĂ©diat desdits frais. Les bĂątiments construits Ă la va-vite, pour des structures dĂ©plorables, ont fait frĂ©mir les autoritĂ©s. Aucune mesure de sĂ©curitĂ© nâa Ă©tĂ© prise par le propriĂ©taire, il y a de lâhumiditĂ© partout ce qui ne garantit pas la sĂ©curitĂ© et la santĂ© des apprenants.
Le collĂšge « La MĂ©thode » nâest pas le seul dans cette situation dâillĂ©galitĂ©. Beaucoup dâautres Ă©tablissements sont dans une situation identique, et parfois mĂȘme dans un Ă©tat plus dĂ©plorable. Pour un chef dâĂ©tablissement qui a requis lâanonymat, les procĂ©dures dâobtention dâune autorisation de crĂ©ation ou dâouverture sont longues et pas du tout Ă©videntes. Il ajoute quâau lieu de laisser les bĂątiments Ă la merci des intempĂ©ries, « on prĂ©fĂšre commencer en attendant que la situation se dĂ©bloque ». Les Ă©tablissements clandestins sont lĂ©gion dans la rĂ©gion du Littoral. MĂȘme si depuis quelques annĂ©es leur nombre rĂ©gresse de façon considĂ©rable, on en trouve toujours. Au cours de lâannĂ©e scolaire 2015-2016, on en a dĂ©nombrĂ© 45. Et cette annĂ©e, ils sont au nombre de 22, dont 10 pour la seule ville de Douala.
Selon lâarrĂȘtĂ© N°160 du ministre des Enseignements secondaires, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, publiĂ© dans CT du 16 aoĂ»t dernier, 75 Ă©tablissements non-autorisĂ©s sont Ă fermer. Cette dĂ©cision du 12 aoĂ»t 2016 mentionne clairement les motifs de fermeture : violation des formalitĂ©s lĂ©gales de crĂ©ation et dâouverture. En plus du Littoral, avec 22 Ă©tablissements fermĂ©s, le Sud-Ouest est Ă 21, le Centre 16, le Nord-Ouest Ă dix, lâEst Ă trois et le Sud un (1). Le hic est que certains de ces Ă©tablissements ont dĂ©jĂ encaissĂ© des frais dâinscriptions.
Dossiers de la redaction
Mireille ONANA MEBENGA
22 Ă©tablissements ne disposant pas dâautorisation de crĂ©ation et dâouverture viennent dâĂȘtre fermĂ©s dans le Littoral, conformĂ©ment Ă la dĂ©cision du ministre des Enseignements secondaires. Alors que certains ont dĂ©jĂ encaissĂ© les frais dâinscriptions.
Au total, 10 Ă©tablissements de la ville de Douala ont Ă©tĂ© fermĂ©s lundi matin, Ă une semaine de la rentrĂ©e scolaire, par Njikam Aboubakar, inspecteur gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral. Celui-ci Ă©tait accompagnĂ© du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Enseignements secondaires pour le Littoral, Henri Delors Sosso ainsi, que du tout nouveau dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental pour le Wouri, Janvier Yomba. Selon ces responsables, les promoteurs des Ă©tablissements fermĂ©s ne disposent pas dâautorisation dâouverture de crĂ©ation dâune part, et dâautre part, ces Ă©tablissements sont dĂ©pourvus de commoditĂ©s (toilettes, points dâeau). Et pour certains de surcroĂźt, les dimensions des salles de classe ne sont pas respectĂ©es.
Au collĂšge dâenseignement gĂ©nĂ©ral « La MĂ©thode », situĂ© au quartier Ngodi Bakoko, au lieu dit « CarriĂšre », certains parents sâĂ©taient dĂ©jĂ acquittĂ©s des frais dâinscriptions alors que lâĂ©tablissement doit ĂȘtre fermĂ©. Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional a demandĂ© au principal prĂ©sent de procĂ©der au remboursement immĂ©diat desdits frais. Les bĂątiments construits Ă la va-vite, pour des structures dĂ©plorables, ont fait frĂ©mir les autoritĂ©s. Aucune mesure de sĂ©curitĂ© nâa Ă©tĂ© prise par le propriĂ©taire, il y a de lâhumiditĂ© partout ce qui ne garantit pas la sĂ©curitĂ© et la santĂ© des apprenants.
Le collĂšge « La MĂ©thode » nâest pas le seul dans cette situation dâillĂ©galitĂ©. Beaucoup dâautres Ă©tablissements sont dans une situation identique, et parfois mĂȘme dans un Ă©tat plus dĂ©plorable. Pour un chef dâĂ©tablissement qui a requis lâanonymat, les procĂ©dures dâobtention dâune autorisation de crĂ©ation ou dâouverture sont longues et pas du tout Ă©videntes. Il ajoute quâau lieu de laisser les bĂątiments Ă la merci des intempĂ©ries, « on prĂ©fĂšre commencer en attendant que la situation se dĂ©bloque ». Les Ă©tablissements clandestins sont lĂ©gion dans la rĂ©gion du Littoral. MĂȘme si depuis quelques annĂ©es leur nombre rĂ©gresse de façon considĂ©rable, on en trouve toujours. Au cours de lâannĂ©e scolaire 2015-2016, on en a dĂ©nombrĂ© 45. Et cette annĂ©e, ils sont au nombre de 22, dont 10 pour la seule ville de Douala.
Selon lâarrĂȘtĂ© N°160 du ministre des Enseignements secondaires, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, publiĂ© dans CT du 16 aoĂ»t dernier, 75 Ă©tablissements non-autorisĂ©s sont Ă fermer. Cette dĂ©cision du 12 aoĂ»t 2016 mentionne clairement les motifs de fermeture : violation des formalitĂ©s lĂ©gales de crĂ©ation et dâouverture. En plus du Littoral, avec 22 Ă©tablissements fermĂ©s, le Sud-Ouest est Ă 21, le Centre 16, le Nord-Ouest Ă dix, lâEst Ă trois et le Sud un (1). Le hic est que certains de ces Ă©tablissements ont dĂ©jĂ encaissĂ© des frais dâinscriptions.
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RentrĂ©e scolaire: Sept millions dâĂ©lĂšves au dĂ©part
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
AprĂšs trois mois de vacances, ils renouent avec les bancs ce jour sur toute lâĂ©tendue du territoire.
Ce sont prĂšs de deux millions dâĂ©lĂšves dans le secondaire et plus de cinq millions dans le prĂ©-scolaire et le primaire dâaprĂšs des chiffres cumulĂ©s Ă©manant des ministĂšres des Enseignements secondaires et de lâEducation de base, qui renouent dĂšs ce matin avec lâĂ©cole sur toute lâĂ©tendue du territoire. Et pour sâassurer du dĂ©marrage des cours dans divers Ă©tablissements scolaires dans la ville de YaoundĂ©, le ministre des Enseignements secondaires Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe effectue le tour du propriĂ©taire. Et câest par le lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc quâil entamera sa visite de terrain avant de se rendre dans huit autres Ă©tablissements. Son pĂ©riple sâachĂšvera au lycĂ©e bilingue de Nkol-Eton oĂč il donnera le ton de la rentrĂ©e scolaire 2016-2017. Une rentrĂ©e placĂ©e sur le thĂšme : « Intensification de la professionnalisation des enseignements pour une formation plus compatible avec la demande socio-Ă©conomique ».
Pour que tout soit fin prĂȘt ce matin, il a fallu que tous les maillons de la chaĂźne sâactivent comme dans une fourmiliĂšre. Des responsables dâĂ©tablissement en passant par le personnel administratif jusquâaux enseignants et parents dâĂ©lĂšves, personne nâa eu de rĂ©pit le week-end dernier. A lâĂ©cole publique du Centre vendredi dernier Ă YaoundĂ©, les maĂźtresses et les maĂźtres ont pris des dispositions relatives aux premiers cours Ă dispenser. « Nous avons reçu le matĂ©riel didactique et apprĂȘtĂ© de nouvelles affiches pour la classe oĂč les Ă©lĂšves apprennent lâewondo. Nous avons dĂ©jĂ prĂ©parĂ© les comptines en sons, lâalphabet, parce que lâewondo nâest pas une discipline mais une langue dâenseignement. Nous rappelons Ă nos Ă©lĂšves quâapprendre cette langue permet de mieux parler et Ă©crire le français », explique ClĂ©mentine Ezah, enseignante. Les salles de classe et les bancs sont astiquĂ©s pour accueillir les enfants dans la propretĂ©.
Dans les familles, câest aussi le branle-bas. Les parents ne lĂ©sinent sur aucun moyen pour que leurs enfants prennent le train de la rentrĂ©e. Les habitudes vont changer y compris les heures de rĂ©veil. « Les tĂ©lĂ©phones portables des plus grands sont rangĂ©s, les jouets des tout-petits Ă©galement. Câest fini la grasse matinĂ©e. Lâheure de rĂ©veil est prĂ©vue pour 5h30 mn. Il faut sâapprĂȘter, prendre le petit dĂ©jeuner, prĂ©parer le goĂ»ter pour ceux de la maternelle puis prendre la route trĂšs tĂŽt pour Ă©viter les embouteillages », explique Marie Mfegue, mĂšre de famille.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
AprĂšs trois mois de vacances, ils renouent avec les bancs ce jour sur toute lâĂ©tendue du territoire.
Ce sont prĂšs de deux millions dâĂ©lĂšves dans le secondaire et plus de cinq millions dans le prĂ©-scolaire et le primaire dâaprĂšs des chiffres cumulĂ©s Ă©manant des ministĂšres des Enseignements secondaires et de lâEducation de base, qui renouent dĂšs ce matin avec lâĂ©cole sur toute lâĂ©tendue du territoire. Et pour sâassurer du dĂ©marrage des cours dans divers Ă©tablissements scolaires dans la ville de YaoundĂ©, le ministre des Enseignements secondaires Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe effectue le tour du propriĂ©taire. Et câest par le lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc quâil entamera sa visite de terrain avant de se rendre dans huit autres Ă©tablissements. Son pĂ©riple sâachĂšvera au lycĂ©e bilingue de Nkol-Eton oĂč il donnera le ton de la rentrĂ©e scolaire 2016-2017. Une rentrĂ©e placĂ©e sur le thĂšme : « Intensification de la professionnalisation des enseignements pour une formation plus compatible avec la demande socio-Ă©conomique ».
Pour que tout soit fin prĂȘt ce matin, il a fallu que tous les maillons de la chaĂźne sâactivent comme dans une fourmiliĂšre. Des responsables dâĂ©tablissement en passant par le personnel administratif jusquâaux enseignants et parents dâĂ©lĂšves, personne nâa eu de rĂ©pit le week-end dernier. A lâĂ©cole publique du Centre vendredi dernier Ă YaoundĂ©, les maĂźtresses et les maĂźtres ont pris des dispositions relatives aux premiers cours Ă dispenser. « Nous avons reçu le matĂ©riel didactique et apprĂȘtĂ© de nouvelles affiches pour la classe oĂč les Ă©lĂšves apprennent lâewondo. Nous avons dĂ©jĂ prĂ©parĂ© les comptines en sons, lâalphabet, parce que lâewondo nâest pas une discipline mais une langue dâenseignement. Nous rappelons Ă nos Ă©lĂšves quâapprendre cette langue permet de mieux parler et Ă©crire le français », explique ClĂ©mentine Ezah, enseignante. Les salles de classe et les bancs sont astiquĂ©s pour accueillir les enfants dans la propretĂ©.
Dans les familles, câest aussi le branle-bas. Les parents ne lĂ©sinent sur aucun moyen pour que leurs enfants prennent le train de la rentrĂ©e. Les habitudes vont changer y compris les heures de rĂ©veil. « Les tĂ©lĂ©phones portables des plus grands sont rangĂ©s, les jouets des tout-petits Ă©galement. Câest fini la grasse matinĂ©e. Lâheure de rĂ©veil est prĂ©vue pour 5h30 mn. Il faut sâapprĂȘter, prendre le petit dĂ©jeuner, prĂ©parer le goĂ»ter pour ceux de la maternelle puis prendre la route trĂšs tĂŽt pour Ă©viter les embouteillages », explique Marie Mfegue, mĂšre de famille.
PremiĂšre: les vampires dâAgnĂšs
Culture
Carine TSIELE
Réalisé par Franck Thierry Lea Malle, le court métrage met en exergue la perception de la société rurale sur la maladie mentale.
« Mes vampires ». Le titre fait penser à une série diffusée sur la chaßne de télévision NT1 : Vampire Diaries. Série télévisée dramatico-fantastique américaine, dans laquelle les créatures assoiffées de sang tuent font la guerre contre les humains sont en guerre. Loin de là , ce court métrage laisse pourtant entendre une autre réalité.
Il sâagit de lâhistoire dâAgnĂšs, persuadĂ©e de vivre dans un village plein de vampires et de sorciers. Elle arrive quand mĂȘme Ă survivre tant bien que mal en les Ă©vitant. JusquâĂ lâarrivĂ©e dâun jeune Ă©tudiant dans le village. Convaincue que les « vampires » vont essayer de le tuer, AgnĂšs dĂ©cide de leur faire face. Dans la quĂȘte du salut du jeune homme, elle va dĂ©couvrir que ces « vampires » nâexistent que dans sa tĂȘte.
En rĂ©alitĂ© AgnĂšs, souffre dâun problĂšme mental, depuis cet accident de voiture qui a coĂ»tĂ© la vie Ă ses parents, au cours duquel elle a eu un choc Ă la tĂȘte. Il a fallu lâarrivĂ©e dans le village du jeune vacancier pour convaincre sa tante de lâemmener dans un hĂŽpital psychiatrique. Un dĂ©nouement heureux. A la fin du film câest une AgnĂšs guĂ©rie quâon retrouve et cette derniĂšre admet enfin que les habitants du village ne sont pas des vampires, mais ce sont des personnes qui lâaiment et ne veulent que son bien.
Le court mĂ©trage de Franck Thierry Lea Malle, dĂ©voile la perception de la sociĂ©tĂ© rurale sur la maladie mentale. Le rĂ©alisateur veut ainsi faire comprendre au public quâelle ne doit pas ĂȘtre perçue comme une manifestation de la sorcellerie. Cette Ćuvre de trente minutes lui a permis dâĂȘtre en compĂ©tition aux Ecrans Noirs en juillet dernier, dans la catĂ©gorie du meilleur court mĂ©trage.
Culture
Carine TSIELE
Réalisé par Franck Thierry Lea Malle, le court métrage met en exergue la perception de la société rurale sur la maladie mentale.
« Mes vampires ». Le titre fait penser à une série diffusée sur la chaßne de télévision NT1 : Vampire Diaries. Série télévisée dramatico-fantastique américaine, dans laquelle les créatures assoiffées de sang tuent font la guerre contre les humains sont en guerre. Loin de là , ce court métrage laisse pourtant entendre une autre réalité.
Il sâagit de lâhistoire dâAgnĂšs, persuadĂ©e de vivre dans un village plein de vampires et de sorciers. Elle arrive quand mĂȘme Ă survivre tant bien que mal en les Ă©vitant. JusquâĂ lâarrivĂ©e dâun jeune Ă©tudiant dans le village. Convaincue que les « vampires » vont essayer de le tuer, AgnĂšs dĂ©cide de leur faire face. Dans la quĂȘte du salut du jeune homme, elle va dĂ©couvrir que ces « vampires » nâexistent que dans sa tĂȘte.
En rĂ©alitĂ© AgnĂšs, souffre dâun problĂšme mental, depuis cet accident de voiture qui a coĂ»tĂ© la vie Ă ses parents, au cours duquel elle a eu un choc Ă la tĂȘte. Il a fallu lâarrivĂ©e dans le village du jeune vacancier pour convaincre sa tante de lâemmener dans un hĂŽpital psychiatrique. Un dĂ©nouement heureux. A la fin du film câest une AgnĂšs guĂ©rie quâon retrouve et cette derniĂšre admet enfin que les habitants du village ne sont pas des vampires, mais ce sont des personnes qui lâaiment et ne veulent que son bien.
Le court mĂ©trage de Franck Thierry Lea Malle, dĂ©voile la perception de la sociĂ©tĂ© rurale sur la maladie mentale. Le rĂ©alisateur veut ainsi faire comprendre au public quâelle ne doit pas ĂȘtre perçue comme une manifestation de la sorcellerie. Cette Ćuvre de trente minutes lui a permis dâĂȘtre en compĂ©tition aux Ecrans Noirs en juillet dernier, dans la catĂ©gorie du meilleur court mĂ©trage.
Paludisme dans le Nord: la moustiquaire en souffrance
Dossiers de la redaction
Eric ELOUGA
Une campagne de « chimio-prĂ©vention »vient supplĂ©er lâutilisation des Milda, qui ont du mal Ă rentrer dans les habitudes.
Le 23 aoĂ»t dernier, la premiĂšre phase de la nouvelle campagne de lutte contre le paludisme dans la rĂ©gion du Nord sâest achevĂ©e Ă Poli. La « Chimio-prĂ©vention », nom de la mĂ©thode de cet autre opĂ©ration, consiste en lâadministration de deux antipaludiques par voie orale, chez tous les enfants de 3mois Ă 5 ans. Le dĂ©roulement de cette campagne Ă un moment oĂč les cas de paludisme se multiplient de façon inquiĂ©tante dans les formations sanitaires de la rĂ©gion du Nord, nâest sans doute que pure coĂŻncidence.
Leur concomitance vient toutefois rappeler des chiffres alarmants, qui font du paludisme, la premiĂšre cause sanitaire dans le Nord.En 2015, la maladie reprĂ©sente plus de 40% des causes de consultation, 37,4% de mortalitĂ© en hospitalisation de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Et pour les enfants de moins de 5 ans, cibles principales de la « chimio-prĂ©vention », ces chiffres sont plus Ă©levĂ©s avec 45% de morbiditĂ© en consultationpourpresque 60% de taux de mortalitĂ© lors des hospitalisations. Et si lâUnitĂ© rĂ©gionale de lutte contre le paludisme ne dispose pas de chiffres de lâannĂ©e en cours sur la prĂ©valence de la maladie, la communautĂ© de la santĂ© reconnaĂźt unanimement que la situation du paludisme dans le Nord reste des plus prĂ©occupantes.
Un constat qui nâa pas manquĂ© de soulever rapidement une autre question. Lâintroduction de la « chimio-prĂ©vention », qui en est Ă sa phase expĂ©rimentale, souligne-t-elle des insuffisances sur les prĂ©cĂ©dentes opĂ©rations. Notamment celle dâutilisation des moustiquaires imprĂ©gnĂ©es Ă longue durĂ©e dâaction (Milda), dont une nouvelle sĂ©quence de distribution se dĂ©roulait encore dans lâensemble de la rĂ©gion, il y a quelques semaines.
Depuis le lancement de la campagne Milda en 2010, plus de 2 millions de moustiquaires ont Ă©tĂ© distribuĂ©es dans les quatre dĂ©partements du Nord (786.207 en 2011 et 1.362.401 en 2016). Si on considĂšre une population Ă©valuĂ©e Ă un peu plus de 2, 5 millions dâĂąmes, en comptabilisant une moyenne de deux personnes dormant sous une mĂȘme moustiquaire, lâopĂ©ration peut ĂȘtre qualifiĂ©e de franc succĂšs. Cela Ă©quivaudrait en effet Ă 100% des populations « protĂ©gĂ©es » du palu grĂące aux Milda.
Las, dâannĂ©e en annĂ©e, le retour des pluies entre mai et septembre, entraĂźne inexorablement une hausse des cas de maladie Ă travers les formations sanitaires. Et lâadoption dâune nouvelle stratĂ©gie, certes dite « complĂ©mentaire », semble indiquer que des insuffisances ont Ă©tĂ© relevĂ©es. Communication insuffisante, pesanteur des croyances et traditions ou effets pervers de la pauvretĂ©, les Milda nâont toujours pas un niveau dâutilisation satisfaisant. La nouvelle approche, dit-on, a fait ses preuves en zone sahĂ©lienne et on en attend beaucoup.
Dossiers de la redaction
Eric ELOUGA
Une campagne de « chimio-prĂ©vention »vient supplĂ©er lâutilisation des Milda, qui ont du mal Ă rentrer dans les habitudes.
Le 23 aoĂ»t dernier, la premiĂšre phase de la nouvelle campagne de lutte contre le paludisme dans la rĂ©gion du Nord sâest achevĂ©e Ă Poli. La « Chimio-prĂ©vention », nom de la mĂ©thode de cet autre opĂ©ration, consiste en lâadministration de deux antipaludiques par voie orale, chez tous les enfants de 3mois Ă 5 ans. Le dĂ©roulement de cette campagne Ă un moment oĂč les cas de paludisme se multiplient de façon inquiĂ©tante dans les formations sanitaires de la rĂ©gion du Nord, nâest sans doute que pure coĂŻncidence.
Leur concomitance vient toutefois rappeler des chiffres alarmants, qui font du paludisme, la premiĂšre cause sanitaire dans le Nord.En 2015, la maladie reprĂ©sente plus de 40% des causes de consultation, 37,4% de mortalitĂ© en hospitalisation de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Et pour les enfants de moins de 5 ans, cibles principales de la « chimio-prĂ©vention », ces chiffres sont plus Ă©levĂ©s avec 45% de morbiditĂ© en consultationpourpresque 60% de taux de mortalitĂ© lors des hospitalisations. Et si lâUnitĂ© rĂ©gionale de lutte contre le paludisme ne dispose pas de chiffres de lâannĂ©e en cours sur la prĂ©valence de la maladie, la communautĂ© de la santĂ© reconnaĂźt unanimement que la situation du paludisme dans le Nord reste des plus prĂ©occupantes.
Un constat qui nâa pas manquĂ© de soulever rapidement une autre question. Lâintroduction de la « chimio-prĂ©vention », qui en est Ă sa phase expĂ©rimentale, souligne-t-elle des insuffisances sur les prĂ©cĂ©dentes opĂ©rations. Notamment celle dâutilisation des moustiquaires imprĂ©gnĂ©es Ă longue durĂ©e dâaction (Milda), dont une nouvelle sĂ©quence de distribution se dĂ©roulait encore dans lâensemble de la rĂ©gion, il y a quelques semaines.
Depuis le lancement de la campagne Milda en 2010, plus de 2 millions de moustiquaires ont Ă©tĂ© distribuĂ©es dans les quatre dĂ©partements du Nord (786.207 en 2011 et 1.362.401 en 2016). Si on considĂšre une population Ă©valuĂ©e Ă un peu plus de 2, 5 millions dâĂąmes, en comptabilisant une moyenne de deux personnes dormant sous une mĂȘme moustiquaire, lâopĂ©ration peut ĂȘtre qualifiĂ©e de franc succĂšs. Cela Ă©quivaudrait en effet Ă 100% des populations « protĂ©gĂ©es » du palu grĂące aux Milda.
Las, dâannĂ©e en annĂ©e, le retour des pluies entre mai et septembre, entraĂźne inexorablement une hausse des cas de maladie Ă travers les formations sanitaires. Et lâadoption dâune nouvelle stratĂ©gie, certes dite « complĂ©mentaire », semble indiquer que des insuffisances ont Ă©tĂ© relevĂ©es. Communication insuffisante, pesanteur des croyances et traditions ou effets pervers de la pauvretĂ©, les Milda nâont toujours pas un niveau dâutilisation satisfaisant. La nouvelle approche, dit-on, a fait ses preuves en zone sahĂ©lienne et on en attend beaucoup.