Port de Douala : Deux nouveaux scanners pour la douane
Jean Baptiste KETCHATENG
Ces appareils dâinspection des conteneurs ont Ă©tĂ© inaugurĂ©s vendredi par le Minfi.
Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey a inaugurĂ© deux scanners affectĂ©s aux contrĂŽles douaniers, vendredi dernier Ă Douala, au cours dâune cĂ©rĂ©monie qui a rĂ©uni le gratin administratif et la communautĂ© des affaires. Mis en service quelque temps auparavant, les deux portiques Ă©lectroniques trĂŽnent dans la zone de contrĂŽle des marchandises oĂč les douanes camerounaises et la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de surveillance (SGS) qui les assiste opĂšrent. Sur place, le ministre a pu visiter les installations complĂštes de cet Ă©quipement rĂ©volutionnaire dĂšs lors quâil va permettre de passer du scanning au choix des containers qui franchissent la principale frontiĂšre Ă©conomique du Cameroun Ă un scanning systĂ©matique.
Câest un changement profond qui, en effet, est en cours. M. Ousmane Mey lâa dĂ©crit Ă travers un triptyque qui se rĂ©sume en quelques mots : amĂ©lioration de lâenvironnement sĂ©curitaire, lequel se rĂ©percute sur la qualitĂ© des Ă©changes et des affaires, qui elle permet de produire mieux et plus de richesses sur lesquelles lâEtat prĂ©lĂšvera des impĂŽts pour rĂ©pondre aux multiples demandes en investissement Ă©mises par les Camerounais. Point nâest alors besoin de dĂ©crire lâimportance des nouveaux scanners que le gouvernement a choisis dâacheter pour les besoins de la cause Ă©conomique et sociale.
Cependant, le ministre a longuement insistĂ© sur les avantages de ces moyens de vĂ©rification. Il sâagit tout dâabord de la qualitĂ© des contrĂŽles. Les scanners sont tant et si bien performants que le Minfi espĂšre quâils contribueront Ă relever les recettes douaniĂšres mĂȘme sur un volume de marchandises identique Ă la moyenne enregistrĂ©e, ces derniĂšres annĂ©es. En fait, parce quâils ne laissent rien passer sous leurs regards de radiographie, ils permettront de trouver aisĂ©ment ce que lâancien systĂšme pouvait ne pas voir et donc pas taxer. En plus, avec une capacitĂ© de 150 containers traitĂ©s Ă lâheure, les scanners accĂ©lĂšreront la vitesse de traitement des marchandises reçues. Une vieille dolĂ©ance des importateurs et exportateurs est ainsi satisfaite. Et un point capital dâattractivitĂ© fourni Ă la place et Ă la ville portuaire de Douala.
Jean Baptiste KETCHATENG
Ces appareils dâinspection des conteneurs ont Ă©tĂ© inaugurĂ©s vendredi par le Minfi.
Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey a inaugurĂ© deux scanners affectĂ©s aux contrĂŽles douaniers, vendredi dernier Ă Douala, au cours dâune cĂ©rĂ©monie qui a rĂ©uni le gratin administratif et la communautĂ© des affaires. Mis en service quelque temps auparavant, les deux portiques Ă©lectroniques trĂŽnent dans la zone de contrĂŽle des marchandises oĂč les douanes camerounaises et la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de surveillance (SGS) qui les assiste opĂšrent. Sur place, le ministre a pu visiter les installations complĂštes de cet Ă©quipement rĂ©volutionnaire dĂšs lors quâil va permettre de passer du scanning au choix des containers qui franchissent la principale frontiĂšre Ă©conomique du Cameroun Ă un scanning systĂ©matique.
Câest un changement profond qui, en effet, est en cours. M. Ousmane Mey lâa dĂ©crit Ă travers un triptyque qui se rĂ©sume en quelques mots : amĂ©lioration de lâenvironnement sĂ©curitaire, lequel se rĂ©percute sur la qualitĂ© des Ă©changes et des affaires, qui elle permet de produire mieux et plus de richesses sur lesquelles lâEtat prĂ©lĂšvera des impĂŽts pour rĂ©pondre aux multiples demandes en investissement Ă©mises par les Camerounais. Point nâest alors besoin de dĂ©crire lâimportance des nouveaux scanners que le gouvernement a choisis dâacheter pour les besoins de la cause Ă©conomique et sociale.
Cependant, le ministre a longuement insistĂ© sur les avantages de ces moyens de vĂ©rification. Il sâagit tout dâabord de la qualitĂ© des contrĂŽles. Les scanners sont tant et si bien performants que le Minfi espĂšre quâils contribueront Ă relever les recettes douaniĂšres mĂȘme sur un volume de marchandises identique Ă la moyenne enregistrĂ©e, ces derniĂšres annĂ©es. En fait, parce quâils ne laissent rien passer sous leurs regards de radiographie, ils permettront de trouver aisĂ©ment ce que lâancien systĂšme pouvait ne pas voir et donc pas taxer. En plus, avec une capacitĂ© de 150 containers traitĂ©s Ă lâheure, les scanners accĂ©lĂšreront la vitesse de traitement des marchandises reçues. Une vieille dolĂ©ance des importateurs et exportateurs est ainsi satisfaite. Et un point capital dâattractivitĂ© fourni Ă la place et Ă la ville portuaire de Douala.
Projet de lâusine automobile: 4000 emplois attendus Ă BonabĂ©ri
Alliance NYOBIA
LâĂ©valuation du projet, prĂ©vu sur 27 hectares, faite par le Minmidt en visite Ă Douala, la semaine derniĂšre.
En plus de parrainer la 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©, ayant pour thĂšme « La qualitĂ©, socle dâĂ©mergence industrielle du Cameroun », le ministre de lâIndustrie, des Mines et du DĂ©veloppement technologique sâest intĂ©ressĂ© Ă un projet dâenvergure. Ernest Gwaboubou a, en effet, Ă©valuĂ© jeudi lâavancement des travaux dâamĂ©nagement du site prĂ©vu pour le Complexe industriel indien dâassemblage et de montage de vĂ©hicules automobiles au Cameroun (Caic S.A.), situĂ© Ă BonabĂ©ri sur 27 hectares, et qui devrait gĂ©nĂ©rer 4000 emplois directs.
Selon des informations reçues du Minmidt, câest en juin 2015 que la signature de convention y relative a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e entre le gouvernement camerounais et la sociĂ©tĂ© indienne. DâaprĂšs le chronogramme, câest en fin 2017 que les premiers vĂ©hicules (assemblĂ©s et montĂ©s) devraient sortir de lâusine. Produits prĂ©vus : vĂ©hicules de tourisme, minibus et autobus, vĂ©hicules utilitaires (pick-up), vĂ©hicules lourds, engins de travaux publics. Le tout Ă des prix quâon promet accessibles au plus grand nombre.
Le projet permettra aussi la valorisation des matiĂšres premiĂšres locales, entrant dans la fabrication des piĂšces et accessoires automobiles. Pour lâheure, la premiĂšre phase des travaux porte sur une superficie de 6,5 ha, dont la fin de lâamĂ©nagement est prĂ©vu en dĂ©cembre 2016. DĂ©but 2017 verra alors le dĂ©marrage des travaux de construction des infrastructures du complexe industriel.
Pour en revenir aux Masters de la QualitĂ©, en clĂŽturant les trois jours de travaux vendredi, le Minmidt sâest rĂ©joui de la hauteur des Ă©changes et discussions menĂ©es, au regard de lâimportance des problĂ©matiques soulevĂ©es. « La qualitĂ© est un avantage comparatif de premier plan », a indiquĂ© Ernest Gwaboubou aux acteurs prĂ©sents au Castel Hall de Bonapriso, expliquant que la clĂ© de la compĂ©titivitĂ© se trouve lĂ .
DâaprĂšs le Minmidt, experts, chefs dâentreprises et autres intervenants du secteur doivent sâengager, aux cĂŽtĂ©s de pouvoirs publics, « Ă finaliser la structuration de notre dispositif national de la qualitĂ© (âŠ) pour lâintĂ©rĂȘt des consommateurs des biens et services que nous produisons. ». Une soirĂ©e des partenaires a refermĂ© la page de cette 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©.
Alliance NYOBIA
LâĂ©valuation du projet, prĂ©vu sur 27 hectares, faite par le Minmidt en visite Ă Douala, la semaine derniĂšre.
En plus de parrainer la 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©, ayant pour thĂšme « La qualitĂ©, socle dâĂ©mergence industrielle du Cameroun », le ministre de lâIndustrie, des Mines et du DĂ©veloppement technologique sâest intĂ©ressĂ© Ă un projet dâenvergure. Ernest Gwaboubou a, en effet, Ă©valuĂ© jeudi lâavancement des travaux dâamĂ©nagement du site prĂ©vu pour le Complexe industriel indien dâassemblage et de montage de vĂ©hicules automobiles au Cameroun (Caic S.A.), situĂ© Ă BonabĂ©ri sur 27 hectares, et qui devrait gĂ©nĂ©rer 4000 emplois directs.
Selon des informations reçues du Minmidt, câest en juin 2015 que la signature de convention y relative a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e entre le gouvernement camerounais et la sociĂ©tĂ© indienne. DâaprĂšs le chronogramme, câest en fin 2017 que les premiers vĂ©hicules (assemblĂ©s et montĂ©s) devraient sortir de lâusine. Produits prĂ©vus : vĂ©hicules de tourisme, minibus et autobus, vĂ©hicules utilitaires (pick-up), vĂ©hicules lourds, engins de travaux publics. Le tout Ă des prix quâon promet accessibles au plus grand nombre.
Le projet permettra aussi la valorisation des matiĂšres premiĂšres locales, entrant dans la fabrication des piĂšces et accessoires automobiles. Pour lâheure, la premiĂšre phase des travaux porte sur une superficie de 6,5 ha, dont la fin de lâamĂ©nagement est prĂ©vu en dĂ©cembre 2016. DĂ©but 2017 verra alors le dĂ©marrage des travaux de construction des infrastructures du complexe industriel.
Pour en revenir aux Masters de la QualitĂ©, en clĂŽturant les trois jours de travaux vendredi, le Minmidt sâest rĂ©joui de la hauteur des Ă©changes et discussions menĂ©es, au regard de lâimportance des problĂ©matiques soulevĂ©es. « La qualitĂ© est un avantage comparatif de premier plan », a indiquĂ© Ernest Gwaboubou aux acteurs prĂ©sents au Castel Hall de Bonapriso, expliquant que la clĂ© de la compĂ©titivitĂ© se trouve lĂ .
DâaprĂšs le Minmidt, experts, chefs dâentreprises et autres intervenants du secteur doivent sâengager, aux cĂŽtĂ©s de pouvoirs publics, « Ă finaliser la structuration de notre dispositif national de la qualitĂ© (âŠ) pour lâintĂ©rĂȘt des consommateurs des biens et services que nous produisons. ». Une soirĂ©e des partenaires a refermĂ© la page de cette 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©.
Grand prix cycliste Chantal Biya: Martial Roman, vainqueur
Steve LIBAM
Le Français de la sélection Auvergne RhÎne-Alpes a remporté la 16e édition ; Hervé Raoul Mba, premier Camerounais, a fini troisiÚme hier.
12 secondes. Câest le retard quâHervĂ© Raoul Mba, le coureur de SNH vĂ©lo club, accusait sur le maillot jaune, Martial Roman, Ă lâentame de la derniĂšre Ă©tape du Tour cycliste international Chantal Biya, hier, entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©. La conquĂȘte du maillot jaune, qui Ă©chappe aux cyclistes camerounais depuis la victoire dâHervĂ© NguĂ© Ngock en 2013, semblait jouable. Les encadreurs des Camerounais affichaient mĂȘme leur optimisme. Mais hĂ©las ! Alors quâHervĂ© Raoul Mba est virtuellement maillot jaune, dâaprĂšs lâentraĂźneur national, DieudonnĂ© Ntep, le cycliste casse le cĂąble du dĂ©railleur de son vĂ©lo, Ă moins de 10 km de lâarrivĂ©e. En fin de course, HervĂ© Raoul Mba nâa pas pu attaquer Martial Roman, qui semblait pourtant prĂ©senter des signes de fatigue. Un problĂšme mĂ©canique, un dĂ©tail, une malchance qui vient sâajouter aux chutes successives de Damien Tekou en 2014 Ă 8 km de la ligne dâarrivĂ©e et de Clovis Kamzong Abossolo en 2015. Des accidents qui avaient Ă©galement privĂ© les Camerounais du gain de la course. A lâissue de la 16e Ă©dition de la compĂ©tition, les cyclistes locaux se contentent de deux lauriers : le titre de la meilleure Ă©quipe dĂ©crochĂ© par SNH vĂ©lo club et le maillot du meilleur africain dâHervĂ© Raoul Mba. TroisiĂšme au classement final, ce dernier finit Ă 22 secondes du maillot jaune.
Hier, lâĂ©tape SangmĂ©lima-YaoundĂ©, la plus longue du Grand prix cycliste international Chantal Biya (169 kilol-tres), a Ă©tĂ© remportĂ©e par le Rwandais Jean-Bosco Nsengimana. Un parcours avec moins de difficultĂ©s que les prĂ©cĂ©dents. Il fallait traverser une route vallonnĂ©e dans les 40 premiers km et les 47 derniers kilomĂštres, avec un relief intermĂ©diaire fait de plats et faux-plats montants. Jean-Bosco Nsengimana lâa parcouru en 4h09mn42s. LâarrivĂ©e Ă YaoundĂ© au Boulevard du 20 mai a Ă©tĂ© vĂ©cue dans la liesse populaire, avec des habitants massĂ©s en bordure de route pour encourager les cyclistes. Les autoritĂ©s sportives et administratives de la rĂ©gion du Centre Ă©taient Ă©galement prĂ©sentes. Un show culturel de circonstance a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© au peloton. De mĂȘme, des cadeaux de la marraine du tournoi, la PremiĂšre dame Chantal Biya, ont Ă©tĂ© remis aux coureurs et encadreurs. Enfin, le ministre des Sports et de lâEducation physique, Bidoung Mkpatt, a dĂ©cernĂ© le maillot jaune et le trophĂ©e du vainqueur Ă Martial Roman. Le Français a parcouru les 578 km du circuit en quatre Ă©tapes avec un chrono de 14h20mn11s. Il termine devant son coĂ©quipier de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes, Simon Guglielmi.
Steve LIBAM
Le Français de la sélection Auvergne RhÎne-Alpes a remporté la 16e édition ; Hervé Raoul Mba, premier Camerounais, a fini troisiÚme hier.
12 secondes. Câest le retard quâHervĂ© Raoul Mba, le coureur de SNH vĂ©lo club, accusait sur le maillot jaune, Martial Roman, Ă lâentame de la derniĂšre Ă©tape du Tour cycliste international Chantal Biya, hier, entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©. La conquĂȘte du maillot jaune, qui Ă©chappe aux cyclistes camerounais depuis la victoire dâHervĂ© NguĂ© Ngock en 2013, semblait jouable. Les encadreurs des Camerounais affichaient mĂȘme leur optimisme. Mais hĂ©las ! Alors quâHervĂ© Raoul Mba est virtuellement maillot jaune, dâaprĂšs lâentraĂźneur national, DieudonnĂ© Ntep, le cycliste casse le cĂąble du dĂ©railleur de son vĂ©lo, Ă moins de 10 km de lâarrivĂ©e. En fin de course, HervĂ© Raoul Mba nâa pas pu attaquer Martial Roman, qui semblait pourtant prĂ©senter des signes de fatigue. Un problĂšme mĂ©canique, un dĂ©tail, une malchance qui vient sâajouter aux chutes successives de Damien Tekou en 2014 Ă 8 km de la ligne dâarrivĂ©e et de Clovis Kamzong Abossolo en 2015. Des accidents qui avaient Ă©galement privĂ© les Camerounais du gain de la course. A lâissue de la 16e Ă©dition de la compĂ©tition, les cyclistes locaux se contentent de deux lauriers : le titre de la meilleure Ă©quipe dĂ©crochĂ© par SNH vĂ©lo club et le maillot du meilleur africain dâHervĂ© Raoul Mba. TroisiĂšme au classement final, ce dernier finit Ă 22 secondes du maillot jaune.
Hier, lâĂ©tape SangmĂ©lima-YaoundĂ©, la plus longue du Grand prix cycliste international Chantal Biya (169 kilol-tres), a Ă©tĂ© remportĂ©e par le Rwandais Jean-Bosco Nsengimana. Un parcours avec moins de difficultĂ©s que les prĂ©cĂ©dents. Il fallait traverser une route vallonnĂ©e dans les 40 premiers km et les 47 derniers kilomĂštres, avec un relief intermĂ©diaire fait de plats et faux-plats montants. Jean-Bosco Nsengimana lâa parcouru en 4h09mn42s. LâarrivĂ©e Ă YaoundĂ© au Boulevard du 20 mai a Ă©tĂ© vĂ©cue dans la liesse populaire, avec des habitants massĂ©s en bordure de route pour encourager les cyclistes. Les autoritĂ©s sportives et administratives de la rĂ©gion du Centre Ă©taient Ă©galement prĂ©sentes. Un show culturel de circonstance a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© au peloton. De mĂȘme, des cadeaux de la marraine du tournoi, la PremiĂšre dame Chantal Biya, ont Ă©tĂ© remis aux coureurs et encadreurs. Enfin, le ministre des Sports et de lâEducation physique, Bidoung Mkpatt, a dĂ©cernĂ© le maillot jaune et le trophĂ©e du vainqueur Ă Martial Roman. Le Français a parcouru les 578 km du circuit en quatre Ă©tapes avec un chrono de 14h20mn11s. Il termine devant son coĂ©quipier de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes, Simon Guglielmi.
Desserte des lignes intérieures par Camair-Co: La relance
Eric Vincent FOMO
Depuis vendredi, grĂące Ă un vol inaugural, la compagnie aĂ©rienne nationale dessert la rĂ©gion de lâOuest. Au grand bonheur de ses clients.
Un ciel clĂ©ment. Une foule compacte. Un aĂ©roport rĂ©novĂ©. Tous les ingrĂ©dients Ă©taient rĂ©unis, vendredi dernier, pour faire du vol inaugural de la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) Ă Bafoussam une rĂ©ussite. Lorsque le MA 60, de marque TJ-QDA, baptisĂ© « Le Logone », foule le tarmac de lâaĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, câest la joie totale. Lâappareil reçoit un bain dâeau des vĂ©hicules de lutte contre incendie de lâaĂ©roport. Les hĂŽtes de luxe qui sây trouvent avec en tĂȘte le ministre des Transports Edgard Alain Mebe Ngoâo, quâaccompagnent les ministres Basile Atangana Kouna (Minee), Dr TaĂŻga (Minepia) et le PCA de la Camair-Co, Mefiro Oumarou, peuvent alors descendre sereinement. Ils sont ovationnĂ©s par le public qui a affluĂ© tĂŽt le matin pour vivre lâĂ©vĂ©nement. Ce vol en provenance de YaoundĂ© est le second de cette journĂ©e mouvementĂ©e aprĂšs celui venu de Douala tĂŽt le matin et ayant Ă son bord, le Dg de la Camair-Co, Ernest Dikoum.
Lâhymne national est entonnĂ©. Suivi de la remise du bouquet de fleurs. Les allocutions prennent le relais. Tous les intervenants insistent sur lâaubaine que constitue lâarrivĂ©e de Camair-Co pour la ville de Bafoussam. Le rĂȘve devenu rĂ©alitĂ©. Emmanuel Nzete, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam parle de « bouffĂ©e dâoxygĂšne » pour toutes les populations de lâOuest, les malades nĂ©cessitant une Ă©vacuation sanitaire urgente et plus encore pour les opĂ©rateurs Ă©conomiques et les hommes dâaffaires gĂ©nĂ©ralement tenus par le temps et les dĂ©lais de livraison. Il demande aux populations de donner vie Ă cet aĂ©roport et de prendre ainsi la main que le gouvernement vient de leur tendre Ă travers la Camair-Co.
TouchĂ© par lâaccueil et la mobilisation, le Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum, se dit fier et prĂ©cise que lâouverture de cette nouvelle escale constitue un acte fondateur, le dĂ©ploiement dâune grande ambition : celle dâune intense couverture du rĂ©seau domestique, un vĂ©ritable maillage du Cameroun sur le plan aĂ©rien, car plusieurs rĂ©gions attendent de pouvoir accueillir les aĂ©ronefs de Camair-Co. Tout aussi heureux, le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngoâo, rappelle que lâinauguration de la desserte de Bafoussam procĂšde de la dĂ©marche mĂ©thodique que le prĂ©sident de la RĂ©publique a engagĂ©e pour le redressement de Camair-Co. Le plan de redressement Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de lâEtat prĂ©voit lâouverture de 27 dessertes dont cinq Ă lâinternational, 13 au niveau rĂ©gional et neuf dans le rĂ©seau domestique, ainsi que lâacquisition progressive dâici 2020 dâune flotte composĂ©e de neuf aĂ©ronefs.
Eric Vincent FOMO
Depuis vendredi, grĂące Ă un vol inaugural, la compagnie aĂ©rienne nationale dessert la rĂ©gion de lâOuest. Au grand bonheur de ses clients.
Un ciel clĂ©ment. Une foule compacte. Un aĂ©roport rĂ©novĂ©. Tous les ingrĂ©dients Ă©taient rĂ©unis, vendredi dernier, pour faire du vol inaugural de la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) Ă Bafoussam une rĂ©ussite. Lorsque le MA 60, de marque TJ-QDA, baptisĂ© « Le Logone », foule le tarmac de lâaĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, câest la joie totale. Lâappareil reçoit un bain dâeau des vĂ©hicules de lutte contre incendie de lâaĂ©roport. Les hĂŽtes de luxe qui sây trouvent avec en tĂȘte le ministre des Transports Edgard Alain Mebe Ngoâo, quâaccompagnent les ministres Basile Atangana Kouna (Minee), Dr TaĂŻga (Minepia) et le PCA de la Camair-Co, Mefiro Oumarou, peuvent alors descendre sereinement. Ils sont ovationnĂ©s par le public qui a affluĂ© tĂŽt le matin pour vivre lâĂ©vĂ©nement. Ce vol en provenance de YaoundĂ© est le second de cette journĂ©e mouvementĂ©e aprĂšs celui venu de Douala tĂŽt le matin et ayant Ă son bord, le Dg de la Camair-Co, Ernest Dikoum.
Lâhymne national est entonnĂ©. Suivi de la remise du bouquet de fleurs. Les allocutions prennent le relais. Tous les intervenants insistent sur lâaubaine que constitue lâarrivĂ©e de Camair-Co pour la ville de Bafoussam. Le rĂȘve devenu rĂ©alitĂ©. Emmanuel Nzete, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam parle de « bouffĂ©e dâoxygĂšne » pour toutes les populations de lâOuest, les malades nĂ©cessitant une Ă©vacuation sanitaire urgente et plus encore pour les opĂ©rateurs Ă©conomiques et les hommes dâaffaires gĂ©nĂ©ralement tenus par le temps et les dĂ©lais de livraison. Il demande aux populations de donner vie Ă cet aĂ©roport et de prendre ainsi la main que le gouvernement vient de leur tendre Ă travers la Camair-Co.
TouchĂ© par lâaccueil et la mobilisation, le Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum, se dit fier et prĂ©cise que lâouverture de cette nouvelle escale constitue un acte fondateur, le dĂ©ploiement dâune grande ambition : celle dâune intense couverture du rĂ©seau domestique, un vĂ©ritable maillage du Cameroun sur le plan aĂ©rien, car plusieurs rĂ©gions attendent de pouvoir accueillir les aĂ©ronefs de Camair-Co. Tout aussi heureux, le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngoâo, rappelle que lâinauguration de la desserte de Bafoussam procĂšde de la dĂ©marche mĂ©thodique que le prĂ©sident de la RĂ©publique a engagĂ©e pour le redressement de Camair-Co. Le plan de redressement Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de lâEtat prĂ©voit lâouverture de 27 dessertes dont cinq Ă lâinternational, 13 au niveau rĂ©gional et neuf dans le rĂ©seau domestique, ainsi que lâacquisition progressive dâici 2020 dâune flotte composĂ©e de neuf aĂ©ronefs.
Maintenir le cap
Dossiers de la redaction
Olivier LAMISSA KAIKAI
La rĂ©ouverture de lâaĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, marquĂ©e par la rĂ©ussite du vol inaugural de Camair-Co dans la capitale de lâOuest, vendredi dernier, est une bonne nouvelle pour lâĂ©conomie nationale. Lâon peut dire que la relance est sur la bonne voie. La compagnie aĂ©rienne nationale se propose ainsi dâĂ©crire une nouvelle page, en desservant cette ligne intĂ©rieure jadis abandonnĂ©e, dĂ©laissĂ©e pour diverses raisons. Cela constitue, Ă nâen point douter, un vĂ©ritable coup de fouet Ă lâessor Ă©conomique de cette rĂ©gion dont les populations et les opĂ©rateurs Ă©conomiques sont bien connus pour leur dynamisme et leur capacitĂ© Ă promouvoir le dĂ©veloppement local, national. Ils sont donc bien servis. Pour le dĂ©marrage, trois vols sont prĂ©vus par semaine. Le chemin vers les vols quotidiens et plusieurs vols en week-end en direction de lâOuest, au regard de la densitĂ© des activitĂ©s, est balisĂ©.
Aux dires du top management, Bafoussam nâest dâailleurs quâune premiĂšre Ă©tape. Dâautres destinations sont inscrites dans le programme de relance des vols domestiques. Bamenda, chef-lieu de la rĂ©gion du Nord-Ouest, un autre pĂŽle Ă©conomique important, est la prochaine destination sur lâagenda. Bertoua, capitale de lâEst, un terreau de prĂ©dilection des forestiers et exploitants miniers, attend son heure. Kribi, la citĂ© balnĂ©aire, caresse le rĂȘve de voir plus de touristes dĂ©ferler sur ses plages, Ă bord des vols Camair-Co, dans un proche avenir. Et bien dâautres villes telles que Koutaba sont dans lâattente. Il est Ă espĂ©rer que le programme de la desserte domestique ainsi Ă©laborĂ© ne soit grippĂ©, par le non-respect de cette programmation. Cela constituerait un mauvais signal et donnerait du grain Ă moudre aux sceptiques et autres contempteurs de la compagnie nationale.
Cette ambition de voir Camair-Co dans les principales villes camerounaises se veut la traduction dans les faits de son plan de redressement et de dĂ©veloppement, Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de lâEtat. En effet, il est prĂ©vu neuf dessertes dans le rĂ©seau domestique sur lâouverture de lâensemble de 27 dessertes par Camair-Co dont cinq Ă lâinternational et treize au niveau rĂ©gional. Le segment de marchĂ© domestique, faut-il le souligner, Ă©tait jusque-lĂ une niche non-exploitĂ©e qui peut permettre Ă Camair-Co de renflouer sa trĂ©sorerie. Parce que la demande solvable existe selon toutes les Ă©tudes de marchĂ© rĂ©alisĂ©es. Toutefois, pour relever le nouveau challenge de la rentabilitĂ© des lignes intĂ©rieures et maintenir le cap, il faut bien que certaines contraintes liĂ©es notamment aux infrastructures soient levĂ©es.
Dossiers de la redaction
Olivier LAMISSA KAIKAI
La rĂ©ouverture de lâaĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, marquĂ©e par la rĂ©ussite du vol inaugural de Camair-Co dans la capitale de lâOuest, vendredi dernier, est une bonne nouvelle pour lâĂ©conomie nationale. Lâon peut dire que la relance est sur la bonne voie. La compagnie aĂ©rienne nationale se propose ainsi dâĂ©crire une nouvelle page, en desservant cette ligne intĂ©rieure jadis abandonnĂ©e, dĂ©laissĂ©e pour diverses raisons. Cela constitue, Ă nâen point douter, un vĂ©ritable coup de fouet Ă lâessor Ă©conomique de cette rĂ©gion dont les populations et les opĂ©rateurs Ă©conomiques sont bien connus pour leur dynamisme et leur capacitĂ© Ă promouvoir le dĂ©veloppement local, national. Ils sont donc bien servis. Pour le dĂ©marrage, trois vols sont prĂ©vus par semaine. Le chemin vers les vols quotidiens et plusieurs vols en week-end en direction de lâOuest, au regard de la densitĂ© des activitĂ©s, est balisĂ©.
Aux dires du top management, Bafoussam nâest dâailleurs quâune premiĂšre Ă©tape. Dâautres destinations sont inscrites dans le programme de relance des vols domestiques. Bamenda, chef-lieu de la rĂ©gion du Nord-Ouest, un autre pĂŽle Ă©conomique important, est la prochaine destination sur lâagenda. Bertoua, capitale de lâEst, un terreau de prĂ©dilection des forestiers et exploitants miniers, attend son heure. Kribi, la citĂ© balnĂ©aire, caresse le rĂȘve de voir plus de touristes dĂ©ferler sur ses plages, Ă bord des vols Camair-Co, dans un proche avenir. Et bien dâautres villes telles que Koutaba sont dans lâattente. Il est Ă espĂ©rer que le programme de la desserte domestique ainsi Ă©laborĂ© ne soit grippĂ©, par le non-respect de cette programmation. Cela constituerait un mauvais signal et donnerait du grain Ă moudre aux sceptiques et autres contempteurs de la compagnie nationale.
Cette ambition de voir Camair-Co dans les principales villes camerounaises se veut la traduction dans les faits de son plan de redressement et de dĂ©veloppement, Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de lâEtat. En effet, il est prĂ©vu neuf dessertes dans le rĂ©seau domestique sur lâouverture de lâensemble de 27 dessertes par Camair-Co dont cinq Ă lâinternational et treize au niveau rĂ©gional. Le segment de marchĂ© domestique, faut-il le souligner, Ă©tait jusque-lĂ une niche non-exploitĂ©e qui peut permettre Ă Camair-Co de renflouer sa trĂ©sorerie. Parce que la demande solvable existe selon toutes les Ă©tudes de marchĂ© rĂ©alisĂ©es. Toutefois, pour relever le nouveau challenge de la rentabilitĂ© des lignes intĂ©rieures et maintenir le cap, il faut bien que certaines contraintes liĂ©es notamment aux infrastructures soient levĂ©es.
Poisson Ă Kribi: la saison est bonne
Economie
Pierre Rostand ESSOMBA
Dans tous les marchés de la ville, les prix des produits de mer ont connu une grande baisse.
Il est 9h 30. En cette matinĂ©e ensoleillĂ©e, le dĂ©barcadĂšre de Mboa Manga Ă Kribi est noir de monde. PrĂšs du quai, Martin Yaga, 43 ans, pĂȘcheur artisanal, assis dans un coin, peut enfin se dĂ©tendre. Lâhomme vient de passer deux jours et deux nuits en haute mer. Son sourire confirme sa bonne humeur. Il vient dâĂ©couler prĂšs de 200 kg de poisson. Bars, soles, carpes, brochets, dorades, crabes et langoustes. Toutes ces variĂ©tĂ©s tĂ©moignent dâune saison florissante du poisson. « De mi-septembre Ă mars, le produit est disponible en quantitĂ© et en qualitĂ© », fait savoir Martin Yaga. En fonction de la marĂ©e, lâon peut vendre prĂšs de 300 kg de poisson.
Pour ce qui est des prix, ils varient selon les espĂšces. Les bars, les carpes et les dorades coĂ»tent entre 2000 et 3000 F le kilogramme, chez les pĂȘcheurs. Et 2500, voire 3000 F chez les revendeurs. Ce nâest donc plus un secret, le prix du poisson a baissĂ© Ă Kribi. Tout le monde peut dĂ©sormais en consommer. Dans les marchĂ©s de la ville, lâon achĂšte un tas de trois bars moyens Ă 1200 F. Un kilogramme de crevettes Ă 4000 F. Le matin, dans les plages, lâon rencontre des femmes portant des cuvettes sur la tĂȘte proposant aux passants du poisson. Mercredi et samedi sont jours de grand marchĂ©. De 8 h Ă 17 h, câest la bonne ambiance dans les diffĂ©rents marchĂ©s de poisson Ă Kribi. Ici, on nĂ©gocie. LĂ , on encaisse de lâargent. « Tout le monde trouve son compte. Ma marge bĂ©nĂ©ficiaire est de 7000 F en moyenne, par jour », dit Martial Koko, revendeur. La marchandise non-Ă©coulĂ©e, quant Ă elle, est conservĂ©e dans de grandes chambres froides. Le produit sera tout du moins vendu dans un dĂ©lai de trois jours. A Mboa Manga, tout comme Ă NgoyĂš ou Ă Londji, les mini-restaurants se trouvant au bord de lâeau rivalisent dâadresse. Les femmes, spĂ©cialistes de la cuisson du poisson Ă la braise, se frottent les mains. Chacune dâelles a son secret pour Ă©laborer les assaisonnements les plus exquis. Les fins gourmets et les gourmands ont lâembarras du choix. « Je braise le kilogramme de poisson Ă 1500 F et mon gain varie entre 15 000 F et 50 000 F par jour », dĂ©clare RĂ©gine Bewingue.
Economie
Pierre Rostand ESSOMBA
Dans tous les marchés de la ville, les prix des produits de mer ont connu une grande baisse.
Il est 9h 30. En cette matinĂ©e ensoleillĂ©e, le dĂ©barcadĂšre de Mboa Manga Ă Kribi est noir de monde. PrĂšs du quai, Martin Yaga, 43 ans, pĂȘcheur artisanal, assis dans un coin, peut enfin se dĂ©tendre. Lâhomme vient de passer deux jours et deux nuits en haute mer. Son sourire confirme sa bonne humeur. Il vient dâĂ©couler prĂšs de 200 kg de poisson. Bars, soles, carpes, brochets, dorades, crabes et langoustes. Toutes ces variĂ©tĂ©s tĂ©moignent dâune saison florissante du poisson. « De mi-septembre Ă mars, le produit est disponible en quantitĂ© et en qualitĂ© », fait savoir Martin Yaga. En fonction de la marĂ©e, lâon peut vendre prĂšs de 300 kg de poisson.
Pour ce qui est des prix, ils varient selon les espĂšces. Les bars, les carpes et les dorades coĂ»tent entre 2000 et 3000 F le kilogramme, chez les pĂȘcheurs. Et 2500, voire 3000 F chez les revendeurs. Ce nâest donc plus un secret, le prix du poisson a baissĂ© Ă Kribi. Tout le monde peut dĂ©sormais en consommer. Dans les marchĂ©s de la ville, lâon achĂšte un tas de trois bars moyens Ă 1200 F. Un kilogramme de crevettes Ă 4000 F. Le matin, dans les plages, lâon rencontre des femmes portant des cuvettes sur la tĂȘte proposant aux passants du poisson. Mercredi et samedi sont jours de grand marchĂ©. De 8 h Ă 17 h, câest la bonne ambiance dans les diffĂ©rents marchĂ©s de poisson Ă Kribi. Ici, on nĂ©gocie. LĂ , on encaisse de lâargent. « Tout le monde trouve son compte. Ma marge bĂ©nĂ©ficiaire est de 7000 F en moyenne, par jour », dit Martial Koko, revendeur. La marchandise non-Ă©coulĂ©e, quant Ă elle, est conservĂ©e dans de grandes chambres froides. Le produit sera tout du moins vendu dans un dĂ©lai de trois jours. A Mboa Manga, tout comme Ă NgoyĂš ou Ă Londji, les mini-restaurants se trouvant au bord de lâeau rivalisent dâadresse. Les femmes, spĂ©cialistes de la cuisson du poisson Ă la braise, se frottent les mains. Chacune dâelles a son secret pour Ă©laborer les assaisonnements les plus exquis. Les fins gourmets et les gourmands ont lâembarras du choix. « Je braise le kilogramme de poisson Ă 1500 F et mon gain varie entre 15 000 F et 50 000 F par jour », dĂ©clare RĂ©gine Bewingue.
UniversitĂ© de Dschang: une passerelle vers lâemploi
Dossiers de la redaction
Gibrile KENFACK TSABDO
Lâinstitution est rĂ©solument tournĂ©e vers des curricula de formation pourvoyeurs de dĂ©bouchĂ©s.
Sourire aux lĂšvres, Ulrich Nguepnang boucle les modalitĂ©s de son inscription en GĂ©ographie dans la FacultĂ© des Lettres et Sciences humaines de lâuniversitĂ© de Dschang (UDs). RencontrĂ© ce vendredi (30 septembre ; Ndlr), le jeune homme de 17 ans qui vient Ă peine dâobtenir son baccalaurĂ©at, dit avoir optĂ© pour la gĂ©ographie « qui peut lui permettre de facilement sâintĂ©grer dans la vie active ». « Les dĂ©bouchĂ©es ici sont multiples. On mâa fait savoir que câest une discipline carrefour qui peut me permettre dâenseigner, dâĂȘtre dĂ©mographe ou de travailler dans les ONG ».
A Dschang, il semble avoir trouvĂ© son compte. LâuniversitĂ© comprend sept Ă©tablissements dont trois qui dĂ©livrent des enseignements entiĂšrement professionnels. Il sâagit de la FacultĂ© dâAgronomie et des Sciences Agricoles (FASA), de lâInstitut Universitaire de Technologie Fotso Victor (IUT-FV) de Bandjoun et de lâInstitut des Beaux-Arts de Foumban (IBAF).
Les quatre autres sont des facultĂ©s classiques (Lettres et Sciences Humaines, Sciences Economiques et Gestion, Sciences Juridiques et Politiques, Sciences) qui proposent globalement une trentaine de filiĂšres de formation professionnelle aux niveaux Licence et Master. Lâinstitution que dirige le Pr Roger Tsafack Nanfosso va plus loin, notamment en introduisant dans les filiĂšres facultaires classiques des unitĂ©s dâenseignement ou des cours « professionnalisants », de sorte Ă imprĂ©gner les Ă©tudiants Ă des domaines professionnels donnĂ©s. Dans cette logique, les cours dâInitiation Ă la crĂ©ation dâentreprises et dâEthique sont obligatoires pour tous les Ă©tudiants du premier cycle.
« Il est question pour nous de prĂ©parer tous les Ă©tudiants, y compris ceux qui frĂ©quentent les filiĂšres facultaires classiques, Ă aborder le monde de lâemploi comme employeur ou employĂ© douĂ© dâun sens de citoyennetĂ© qui conditionne le progrĂšs humain », souligne le recteur. La crĂ©ation des filiĂšres professionnelles obĂ©it Ă une logique de contribution concrĂšte de lâUDs au dĂ©veloppement. Ces filiĂšres, poursuit notre interlocuteur, suivent les tendances du marchĂ© de lâemploi, et constituent soit une rĂ©ponse Ă une demande des entrepreneurs, soit une anticipation sur ce dont les entreprises ou les individus auront besoin dans un futur proche ou lointain.
Dossiers de la redaction
Gibrile KENFACK TSABDO
Lâinstitution est rĂ©solument tournĂ©e vers des curricula de formation pourvoyeurs de dĂ©bouchĂ©s.
Sourire aux lĂšvres, Ulrich Nguepnang boucle les modalitĂ©s de son inscription en GĂ©ographie dans la FacultĂ© des Lettres et Sciences humaines de lâuniversitĂ© de Dschang (UDs). RencontrĂ© ce vendredi (30 septembre ; Ndlr), le jeune homme de 17 ans qui vient Ă peine dâobtenir son baccalaurĂ©at, dit avoir optĂ© pour la gĂ©ographie « qui peut lui permettre de facilement sâintĂ©grer dans la vie active ». « Les dĂ©bouchĂ©es ici sont multiples. On mâa fait savoir que câest une discipline carrefour qui peut me permettre dâenseigner, dâĂȘtre dĂ©mographe ou de travailler dans les ONG ».
A Dschang, il semble avoir trouvĂ© son compte. LâuniversitĂ© comprend sept Ă©tablissements dont trois qui dĂ©livrent des enseignements entiĂšrement professionnels. Il sâagit de la FacultĂ© dâAgronomie et des Sciences Agricoles (FASA), de lâInstitut Universitaire de Technologie Fotso Victor (IUT-FV) de Bandjoun et de lâInstitut des Beaux-Arts de Foumban (IBAF).
Les quatre autres sont des facultĂ©s classiques (Lettres et Sciences Humaines, Sciences Economiques et Gestion, Sciences Juridiques et Politiques, Sciences) qui proposent globalement une trentaine de filiĂšres de formation professionnelle aux niveaux Licence et Master. Lâinstitution que dirige le Pr Roger Tsafack Nanfosso va plus loin, notamment en introduisant dans les filiĂšres facultaires classiques des unitĂ©s dâenseignement ou des cours « professionnalisants », de sorte Ă imprĂ©gner les Ă©tudiants Ă des domaines professionnels donnĂ©s. Dans cette logique, les cours dâInitiation Ă la crĂ©ation dâentreprises et dâEthique sont obligatoires pour tous les Ă©tudiants du premier cycle.
« Il est question pour nous de prĂ©parer tous les Ă©tudiants, y compris ceux qui frĂ©quentent les filiĂšres facultaires classiques, Ă aborder le monde de lâemploi comme employeur ou employĂ© douĂ© dâun sens de citoyennetĂ© qui conditionne le progrĂšs humain », souligne le recteur. La crĂ©ation des filiĂšres professionnelles obĂ©it Ă une logique de contribution concrĂšte de lâUDs au dĂ©veloppement. Ces filiĂšres, poursuit notre interlocuteur, suivent les tendances du marchĂ© de lâemploi, et constituent soit une rĂ©ponse Ă une demande des entrepreneurs, soit une anticipation sur ce dont les entreprises ou les individus auront besoin dans un futur proche ou lointain.
MajoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun: faut-il revoir lâĂąge ?
Dossiers de la redaction
Paul EBOA
Le dĂ©bat qui ne date pas dâaujourdâhui refait surface.
La question fait de plus en plus dĂ©bat. En rĂ©alitĂ©, ce dĂ©bat ne date pas dâaujourdâhui .Il ressurgit plutĂŽt avec les mĂȘmes passions et la mĂȘme interrogation de fond Ă savoir : « Faut-il revoir la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun ? »
La question nâest pas sans objet puisque la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun est de 20 ans. LâalinĂ©a 3 de lâarticle 2 de la Constitution liĂ© au titre premier relatif Ă lâEtat et Ă la souverainetĂ© est clair et sans Ă©quivoque : « Le vote est Ă©gal et secret. Y participent tous les citoyens ĂągĂ©s dâau moins 20 ans ». En fait, seuls les citoyens ayant au moins 20 ans sont autorisĂ©s Ă sâinscrire sur les listes Ă©lectorales et accomplir le devoir de voter. Force est cependant de constater que ces privilĂ©giĂ©s ont une prĂ©rogative Ă cĂŽtĂ© dâautres Camerounais qui auraient certainement souhaitĂ© se retrouver dans la mĂȘme situation quâeux. Il suffit dâobserver lâengouement suscitĂ© par la premiĂšre inscription auprĂšs de quelques jeunes pour se rendre compte que le devoir de voter est un privilĂšge auquel de nombreux citoyens aspirent.
Certes, tout le monde ne peut pas voter. Ni au Cameroun. Ni ailleurs. NĂ©anmoins, il convient dâintĂ©grer certaines rĂ©alitĂ©s. Parmi lesquelles la responsabilitĂ© pĂ©nale. LâalinĂ©a 4 de lâarticle 80 de la loi N° 2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pĂ©nal Ă©nonce : « Le majeur de 18 ans est pleinement responsable ». Câest tout dire par rapport Ă la capacitĂ© dâassumer ses responsabilitĂ©s Ă cet Ăąge-lĂ . Câest pour cette raison que certains estiment quâĂ lâĂąge de 18 ans, le citoyen peut assumer toutes ses responsabilitĂ©s y compris celle de voter si la loi lui en donne la possibilitĂ©. La notion de responsabilitĂ© Ă lâĂąge de 18 ans est dâautant plus Ă©vidente que lâalinĂ©a 3 de lâarticle 80 reconnaĂźt que « Le mineur ĂągĂ© de plus de 14 ans et de moins de 18 ans, pĂ©nalement responsable, bĂ©nĂ©ficie de lâexcuse attĂ©nuante ». De lĂ Ă solliciter lâharmonisation entre la majoritĂ© pĂ©nale et la majoritĂ© Ă©lectorale, il nây a quâun pas que beaucoup nâhĂ©sitent pas Ă franchir.
La majoritĂ© Ă©lectorale pourrait alors ĂȘtre rĂ©visĂ©e et ramenĂ©e Ă 18 ans au mĂȘme niveau que la majoritĂ© pĂ©nale. Tant il est vrai quâon ne peut pas ĂȘtre pĂ©nalement responsable est lâĂȘtre moins au plan civique. Ou alors, on ne peut pas ĂȘtre responsable au plan civique et lâĂȘtre moins au plan pĂ©nal. Quoique dĂ©terminant, cet argument ne saurait faire pencher la balance pour ou contre la rĂ©vision de la majoritĂ© Ă©lectorale. Ce nâest pas lâobjet de cette tribune. Il sâagit plutĂŽt dâouvrir le dĂ©bat.
Dossiers de la redaction
Paul EBOA
Le dĂ©bat qui ne date pas dâaujourdâhui refait surface.
La question fait de plus en plus dĂ©bat. En rĂ©alitĂ©, ce dĂ©bat ne date pas dâaujourdâhui .Il ressurgit plutĂŽt avec les mĂȘmes passions et la mĂȘme interrogation de fond Ă savoir : « Faut-il revoir la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun ? »
La question nâest pas sans objet puisque la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun est de 20 ans. LâalinĂ©a 3 de lâarticle 2 de la Constitution liĂ© au titre premier relatif Ă lâEtat et Ă la souverainetĂ© est clair et sans Ă©quivoque : « Le vote est Ă©gal et secret. Y participent tous les citoyens ĂągĂ©s dâau moins 20 ans ». En fait, seuls les citoyens ayant au moins 20 ans sont autorisĂ©s Ă sâinscrire sur les listes Ă©lectorales et accomplir le devoir de voter. Force est cependant de constater que ces privilĂ©giĂ©s ont une prĂ©rogative Ă cĂŽtĂ© dâautres Camerounais qui auraient certainement souhaitĂ© se retrouver dans la mĂȘme situation quâeux. Il suffit dâobserver lâengouement suscitĂ© par la premiĂšre inscription auprĂšs de quelques jeunes pour se rendre compte que le devoir de voter est un privilĂšge auquel de nombreux citoyens aspirent.
Certes, tout le monde ne peut pas voter. Ni au Cameroun. Ni ailleurs. NĂ©anmoins, il convient dâintĂ©grer certaines rĂ©alitĂ©s. Parmi lesquelles la responsabilitĂ© pĂ©nale. LâalinĂ©a 4 de lâarticle 80 de la loi N° 2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pĂ©nal Ă©nonce : « Le majeur de 18 ans est pleinement responsable ». Câest tout dire par rapport Ă la capacitĂ© dâassumer ses responsabilitĂ©s Ă cet Ăąge-lĂ . Câest pour cette raison que certains estiment quâĂ lâĂąge de 18 ans, le citoyen peut assumer toutes ses responsabilitĂ©s y compris celle de voter si la loi lui en donne la possibilitĂ©. La notion de responsabilitĂ© Ă lâĂąge de 18 ans est dâautant plus Ă©vidente que lâalinĂ©a 3 de lâarticle 80 reconnaĂźt que « Le mineur ĂągĂ© de plus de 14 ans et de moins de 18 ans, pĂ©nalement responsable, bĂ©nĂ©ficie de lâexcuse attĂ©nuante ». De lĂ Ă solliciter lâharmonisation entre la majoritĂ© pĂ©nale et la majoritĂ© Ă©lectorale, il nây a quâun pas que beaucoup nâhĂ©sitent pas Ă franchir.
La majoritĂ© Ă©lectorale pourrait alors ĂȘtre rĂ©visĂ©e et ramenĂ©e Ă 18 ans au mĂȘme niveau que la majoritĂ© pĂ©nale. Tant il est vrai quâon ne peut pas ĂȘtre pĂ©nalement responsable est lâĂȘtre moins au plan civique. Ou alors, on ne peut pas ĂȘtre responsable au plan civique et lâĂȘtre moins au plan pĂ©nal. Quoique dĂ©terminant, cet argument ne saurait faire pencher la balance pour ou contre la rĂ©vision de la majoritĂ© Ă©lectorale. Ce nâest pas lâobjet de cette tribune. Il sâagit plutĂŽt dâouvrir le dĂ©bat.
Agriculture: 50 jeunes dans les champs
Régional
Pierre CHEMETE
Sur une superficie de 100 hectares, ils ont dĂ©jĂ valorisĂ© 10 ha. Le DGA de lâAgence du service civique national de participation au dĂ©veloppement a visitĂ© le site vendredi.
Yadia est une zone pĂ©riphĂ©rique, situĂ©e Ă environ 15 km de Bertoua. Câest lĂ , dans ce domaine de 100 ha cĂ©dĂ© grĂące Ă lâimplication de la mairie de Bertoua II que lâagriculture «jeunes» prend forme. Un projet portĂ© par 50 volontaires (soit quatre filles), de la cuvĂ©e 2016, issus de diffĂ©rents coins de la rĂ©gion de lâEst.
Mus par le souci de se prendre en charge, ces jeunes volontaires se sont mis ensemble pour lancer le business agricole sous lâencadrement de lâagence rĂ©gionale du service civique de participation au dĂ©veloppement. Les activitĂ©s ont dĂ©marrĂ© il y a quelques mois. Ce nâĂ©tait pas facile au dĂ©but, reconnaissent-ils. Ils ont ouvert la route et veulent construire sur place. Les techniciens du ministĂšre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural sont mis Ă contribution. Plus de 10 ha sont dĂ©jĂ valorisĂ©s, en pleine croissance. Ici, la prioritĂ© est accordĂ©e au maĂŻs, manioc, piment, plantes maraĂźchĂšres. Mais surtout lâoriginalitĂ© est lâintroduction de la culture du riz.
Toutes ces activitĂ©s se dĂ©veloppent. Et le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de lâAgence du service civique national de participation au dĂ©veloppement sâen est rendu compte. Esua John Enow a visitĂ© ce village pionnier, le 7 octobre dernier. Il Ă©tait porteur du message dâencouragement des pouvoirs publics Ă ces jeunes volontaires. Cette descente sur le terrain vise Ă vĂ©rifier si le projet est une rĂ©alitĂ©. «Je suis satisfait, parce que je vois le maĂŻs, le manioc, le rizâŠ, en croissance. Je vois comment vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©s Ă changer le Cameroun par votre travail; il faut croire Ă ce que vous ĂȘtes. Et lâagence va vous soutenir», sâest exprimĂ© le DGA. GalvanisĂ©s par ces propos, ces jeunes volontaires ont promis de ne pas baisser la garde.
Régional
Pierre CHEMETE
Sur une superficie de 100 hectares, ils ont dĂ©jĂ valorisĂ© 10 ha. Le DGA de lâAgence du service civique national de participation au dĂ©veloppement a visitĂ© le site vendredi.
Yadia est une zone pĂ©riphĂ©rique, situĂ©e Ă environ 15 km de Bertoua. Câest lĂ , dans ce domaine de 100 ha cĂ©dĂ© grĂące Ă lâimplication de la mairie de Bertoua II que lâagriculture «jeunes» prend forme. Un projet portĂ© par 50 volontaires (soit quatre filles), de la cuvĂ©e 2016, issus de diffĂ©rents coins de la rĂ©gion de lâEst.
Mus par le souci de se prendre en charge, ces jeunes volontaires se sont mis ensemble pour lancer le business agricole sous lâencadrement de lâagence rĂ©gionale du service civique de participation au dĂ©veloppement. Les activitĂ©s ont dĂ©marrĂ© il y a quelques mois. Ce nâĂ©tait pas facile au dĂ©but, reconnaissent-ils. Ils ont ouvert la route et veulent construire sur place. Les techniciens du ministĂšre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural sont mis Ă contribution. Plus de 10 ha sont dĂ©jĂ valorisĂ©s, en pleine croissance. Ici, la prioritĂ© est accordĂ©e au maĂŻs, manioc, piment, plantes maraĂźchĂšres. Mais surtout lâoriginalitĂ© est lâintroduction de la culture du riz.
Toutes ces activitĂ©s se dĂ©veloppent. Et le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de lâAgence du service civique national de participation au dĂ©veloppement sâen est rendu compte. Esua John Enow a visitĂ© ce village pionnier, le 7 octobre dernier. Il Ă©tait porteur du message dâencouragement des pouvoirs publics Ă ces jeunes volontaires. Cette descente sur le terrain vise Ă vĂ©rifier si le projet est une rĂ©alitĂ©. «Je suis satisfait, parce que je vois le maĂŻs, le manioc, le rizâŠ, en croissance. Je vois comment vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©s Ă changer le Cameroun par votre travail; il faut croire Ă ce que vous ĂȘtes. Et lâagence va vous soutenir», sâest exprimĂ© le DGA. GalvanisĂ©s par ces propos, ces jeunes volontaires ont promis de ne pas baisser la garde.
Adamaoua: Alhadji Ahmadou Modibbo: le guide, la foi et la terre sainte
Régional
Alain MAZDA
A 41 ans, lâencadreur agréé des pĂšlerins de lâAdamaoua, promoteur de Sama Voyages vient de recevoir trois prix dont deux Ă la Mecque.
La silhouette de Alhadji Ahmadou Modibbo se distingue dĂ©jĂ depuis quelques annĂ©es dans lâunivers des agences de voyage agréées pour lâaccompagnement des fidĂšles musulmans en terre sainte de lâislam. La derniĂšre vague des pĂšlerins de la rĂ©gion de lâAdamaoua est arrivĂ©e le 7 octobre 2016. Ce jour-lĂ , il est assailli par des familles venues lui tĂ©moigner leur amitiĂ©. Cette annĂ©e, pas moins de trois distinctions lui ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©es. Deux en terre sainte et une au Cameroun.
La premiĂšre, câest le 3 octobre dernier, un tableau dâhonneur pour la meilleure organisation de la Umra. Du fait de sa dĂ©marche dans lâaccompagnement des pĂšlerins en terre sainte depuis sept annĂ©es, le diplĂŽme du meilleur convoyeur des pĂšlerins lui est attribuĂ© lors du rĂ©cent Umra, Ă Djedda, la capitale Ă©conomique de lâArabie Saoudite, le 3 octobre 2016. A cette occasion, la toute premiĂšre le Camerounais originaire de lâAdamaoua qui caracole en tĂȘte des encadreurs des pĂšlerins du Cameroun, sâest, une fois de plus, manifestĂ© par la qualitĂ© de ses prestations. Le 5 octobre, en outre, le bureau local Ă la Mecque en charge des Camerounais, lui dĂ©cerne aussi un autre diplĂŽme pour magnifier la qualitĂ© de ses prestations.
De retour au pays, câest la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du Tourisme et des Loisirs de lâAdamaoua qui rehausse lâescarcelle de ses gratifications. Cette fois, lors dâune cĂ©rĂ©monie tenue dans les services du gouverneur, le 27 septembre, il reçoit la reconnaissance de la nation pour ses prestations. Il est alors le meilleur Ă©tablissement dans lâencadrement des pĂšlerins dans la rĂ©gion de lâAdamaoua. Ses premiers mots sont pour Allah qui permet que tout soit possible.
Régional
Alain MAZDA
A 41 ans, lâencadreur agréé des pĂšlerins de lâAdamaoua, promoteur de Sama Voyages vient de recevoir trois prix dont deux Ă la Mecque.
La silhouette de Alhadji Ahmadou Modibbo se distingue dĂ©jĂ depuis quelques annĂ©es dans lâunivers des agences de voyage agréées pour lâaccompagnement des fidĂšles musulmans en terre sainte de lâislam. La derniĂšre vague des pĂšlerins de la rĂ©gion de lâAdamaoua est arrivĂ©e le 7 octobre 2016. Ce jour-lĂ , il est assailli par des familles venues lui tĂ©moigner leur amitiĂ©. Cette annĂ©e, pas moins de trois distinctions lui ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©es. Deux en terre sainte et une au Cameroun.
La premiĂšre, câest le 3 octobre dernier, un tableau dâhonneur pour la meilleure organisation de la Umra. Du fait de sa dĂ©marche dans lâaccompagnement des pĂšlerins en terre sainte depuis sept annĂ©es, le diplĂŽme du meilleur convoyeur des pĂšlerins lui est attribuĂ© lors du rĂ©cent Umra, Ă Djedda, la capitale Ă©conomique de lâArabie Saoudite, le 3 octobre 2016. A cette occasion, la toute premiĂšre le Camerounais originaire de lâAdamaoua qui caracole en tĂȘte des encadreurs des pĂšlerins du Cameroun, sâest, une fois de plus, manifestĂ© par la qualitĂ© de ses prestations. Le 5 octobre, en outre, le bureau local Ă la Mecque en charge des Camerounais, lui dĂ©cerne aussi un autre diplĂŽme pour magnifier la qualitĂ© de ses prestations.
De retour au pays, câest la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du Tourisme et des Loisirs de lâAdamaoua qui rehausse lâescarcelle de ses gratifications. Cette fois, lors dâune cĂ©rĂ©monie tenue dans les services du gouverneur, le 27 septembre, il reçoit la reconnaissance de la nation pour ses prestations. Il est alors le meilleur Ă©tablissement dans lâencadrement des pĂšlerins dans la rĂ©gion de lâAdamaoua. Ses premiers mots sont pour Allah qui permet que tout soit possible.
Activité commerciale: Ces tricheries qui nous pénalisent
Josy MAUGER
Reconditionnement de riz avariĂ©, siphonnage de gaz domestique vente de poulets morts et rallongement de date de pĂ©remption sont entre autres procĂ©dĂ©s quâadoptent certains opĂ©rateurs vĂ©reux.
A lâintĂ©rieur dâun grand entrepĂŽt au quartier Mvog-Ada Ă YaoundĂ©, des centaines de sacs de riz avariĂ©, couverts de moisissure sont entassĂ©s les uns sur les autres et cĂŽtoient des produits consommables. Certains Ă moitiĂ© vides et dĂ©chirĂ©s dĂ©versent de grandes quantitĂ©s de riz sur le sol. Une forte odeur dâhumiditĂ© flotte dans cette piĂšce sombre. De vieux sacs jonchent le sol, on y dĂ©couvre Ă©galement des appareils de poids et mesures. Câest cette ambiance que le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a dĂ©couverte vendredi en mi-journĂ©e. En fait, le propriĂ©taire Ă©tait soupçonnĂ© de reconditionner du riz avariĂ© et de lâĂ©couler dans les marchĂ©s de la ville. MĂȘme si celui-ci a niĂ© les faits, le Mincommerce lui a quand-mĂȘme signifiĂ© que conserver un si important stock de riz et dans des conditions peu hygiĂ©niques constitue dĂ©jĂ une fraude. Toujours chez le mĂȘme opĂ©rateur, on a retrouvĂ© des centaines de sachets de sucre camerounais, estampillĂ©s « made in France ». Parlant toujours de duperie sur la marchandise, un cas similaire a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©couvert dans la ville de Douala, il y a quelques jours, au quartier BonabĂ©ri. Le faussaire avait alors apprĂȘtĂ© pour lâĂ©coulement dans les marchĂ©s, prĂšs de 4000 sacs de riz estampillĂ©s aux Ă©tiquettes de marque de riz de bonne qualitĂ©.
Des pratiques comme celles-ci Ă©tant lĂ©gion, tout laisse croire quâelles sont devenues lâexercice favori de certains opĂ©rateurs Ă©conomiques. Les Ă©quipes du Mincommerce ont par exemple saisi jeudi dernier au quartier Kondengui Ă YaoundĂ©, une cargaison de prĂšs dâun millier de poulets de chair morts, en provenance de Bafoussam et en passe dâĂȘtre vendue. Lâautre cas non moins dangereux est celui du siphonnage du gaz domestique. Un opĂ©rateur a Ă©tĂ© surpris en train de manipuler les bonbonnes et transvaser le gaz dans un camp familial il y a une semaine, toujours Ă Kondengui. A son actif, prĂšs de 435 bouteilles de gaz saisies par les Ă©lĂ©ments du Mincommerce. Une bouteille de 12,5 kg Ă©tait rĂ©partie en deux, voire trois bonbonnes SCTM. Ce sont les multiples plaintes de mĂ©nagĂšres qui ont amenĂ© les Ă©lĂ©ments du ministĂšre Ă lancer leur investigation. Dâautres opĂ©rateurs avides dâargent sâamusent mĂȘme Ă changer les Ă©tiquettes de dates de pĂ©remption de produits dĂ©jĂ avariĂ©s. DâaprĂšs lâun qui a requis lâanonymat, lors des dĂ©stockages dans certains supermarchĂ©s, certains commerçants achĂštent en gros des produits consommables dont la date de pĂ©remption est proche et en collent dâautres afin de rallonger lâĂ©chĂ©ance. MĂȘme si le cas dâimportants stocks de sucre saisis derniĂšrement dans les marchĂ©s de la ville de YaoundĂ© par les Ă©quipes du Mincommerce nâest pas dangereux pour les consommateurs, il nâen demeure pas moins que des pratiques commerciales illicites du genre font croire Ă une pĂ©nurie du produit, faisant place Ă la spĂ©culation.
Josy MAUGER
Reconditionnement de riz avariĂ©, siphonnage de gaz domestique vente de poulets morts et rallongement de date de pĂ©remption sont entre autres procĂ©dĂ©s quâadoptent certains opĂ©rateurs vĂ©reux.
A lâintĂ©rieur dâun grand entrepĂŽt au quartier Mvog-Ada Ă YaoundĂ©, des centaines de sacs de riz avariĂ©, couverts de moisissure sont entassĂ©s les uns sur les autres et cĂŽtoient des produits consommables. Certains Ă moitiĂ© vides et dĂ©chirĂ©s dĂ©versent de grandes quantitĂ©s de riz sur le sol. Une forte odeur dâhumiditĂ© flotte dans cette piĂšce sombre. De vieux sacs jonchent le sol, on y dĂ©couvre Ă©galement des appareils de poids et mesures. Câest cette ambiance que le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a dĂ©couverte vendredi en mi-journĂ©e. En fait, le propriĂ©taire Ă©tait soupçonnĂ© de reconditionner du riz avariĂ© et de lâĂ©couler dans les marchĂ©s de la ville. MĂȘme si celui-ci a niĂ© les faits, le Mincommerce lui a quand-mĂȘme signifiĂ© que conserver un si important stock de riz et dans des conditions peu hygiĂ©niques constitue dĂ©jĂ une fraude. Toujours chez le mĂȘme opĂ©rateur, on a retrouvĂ© des centaines de sachets de sucre camerounais, estampillĂ©s « made in France ». Parlant toujours de duperie sur la marchandise, un cas similaire a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©couvert dans la ville de Douala, il y a quelques jours, au quartier BonabĂ©ri. Le faussaire avait alors apprĂȘtĂ© pour lâĂ©coulement dans les marchĂ©s, prĂšs de 4000 sacs de riz estampillĂ©s aux Ă©tiquettes de marque de riz de bonne qualitĂ©.
Des pratiques comme celles-ci Ă©tant lĂ©gion, tout laisse croire quâelles sont devenues lâexercice favori de certains opĂ©rateurs Ă©conomiques. Les Ă©quipes du Mincommerce ont par exemple saisi jeudi dernier au quartier Kondengui Ă YaoundĂ©, une cargaison de prĂšs dâun millier de poulets de chair morts, en provenance de Bafoussam et en passe dâĂȘtre vendue. Lâautre cas non moins dangereux est celui du siphonnage du gaz domestique. Un opĂ©rateur a Ă©tĂ© surpris en train de manipuler les bonbonnes et transvaser le gaz dans un camp familial il y a une semaine, toujours Ă Kondengui. A son actif, prĂšs de 435 bouteilles de gaz saisies par les Ă©lĂ©ments du Mincommerce. Une bouteille de 12,5 kg Ă©tait rĂ©partie en deux, voire trois bonbonnes SCTM. Ce sont les multiples plaintes de mĂ©nagĂšres qui ont amenĂ© les Ă©lĂ©ments du ministĂšre Ă lancer leur investigation. Dâautres opĂ©rateurs avides dâargent sâamusent mĂȘme Ă changer les Ă©tiquettes de dates de pĂ©remption de produits dĂ©jĂ avariĂ©s. DâaprĂšs lâun qui a requis lâanonymat, lors des dĂ©stockages dans certains supermarchĂ©s, certains commerçants achĂštent en gros des produits consommables dont la date de pĂ©remption est proche et en collent dâautres afin de rallonger lâĂ©chĂ©ance. MĂȘme si le cas dâimportants stocks de sucre saisis derniĂšrement dans les marchĂ©s de la ville de YaoundĂ© par les Ă©quipes du Mincommerce nâest pas dangereux pour les consommateurs, il nâen demeure pas moins que des pratiques commerciales illicites du genre font croire Ă une pĂ©nurie du produit, faisant place Ă la spĂ©culation.
Emprunt obligataire 2016: LâEtat rĂ©colte 165 milliards de F
Josiane TCHAKOUNTE
Les rĂ©sultats de lâopĂ©ration publiĂ©s hier rĂ©vĂšlent un montant de souscriptions de 173 milliards de F.
Les rĂ©sultats des souscriptions Ă lâemprunt obligataire par appel public Ă lâĂ©pargne « ECMR5, 5% Net 2016-2021 » lancĂ© par lâEtat du Cameroun le 20 septembre dernier ont Ă©tĂ© rendus publics hier. Via un communiquĂ© de presse Ă lâattention de la communautĂ© des investisseurs, le consortium de banques (Afriland First Bank, EDC Investment Corporation et SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun) chef de file de lâemprunt rĂ©vĂšle que lâopĂ©ration a Ă©tĂ© souscrite Ă hauteur de 115,43%.
Pour la quatriĂšme fois consĂ©cutive, aprĂšs les opĂ©rations de 2010, 2013 et 2014, les offres dĂ©passent la demande. En effet, lâemprunt 2016 de lâEtat du Cameroun visait Ă mobiliser 150 milliards de F. Il sâavĂšre quâau terme de la pĂ©riode de souscription (du 27 septembre au 12 octobre), les investisseurs ont souscrit pour un montant total de 173 145 080 000 F. Câest 23 milliards de F en plus que la somme sollicitĂ©e par lâEtat du Cameroun. DâaprĂšs le consortium de banques, cette somme correspond aux 112 milliards de F reprĂ©sentant la prise ferme des banques collectĂ©s au dĂ©but des souscriptions, additionnĂ©s Ă lâoffre des personnes physiques et morales. Celle-ci sâĂ©lĂšve Ă 61 145 080 000 F.
Selon le communiquĂ© de presse publiĂ© hier, lâĂ©metteur, lâEtat du Cameroun en lâoccurrence, « a prĂ©fĂ©rĂ© plafonner la levĂ©e des fonds au montant de 165 000 000 000 F ». Ce qui veut dire que lâEtat retiendra finalement 165 milliards de F, au lieu de 150 milliards de F comme initialement souhaitĂ©. Soit 15 milliards de F de plus. Une demande de surallocation autorisĂ©e par la Commission des marchĂ©s financiers, le rĂ©gulateur. Au finish, la prioritĂ© a Ă©tĂ© accordĂ©e aux titres souscrits par les personnes physiques et morales non bancaires. Elles ont Ă©tĂ© intĂ©gralement servies suivant les quantitĂ©s demandĂ©es. Celles-ci sâĂ©lĂšvent Ă 6 068 768 titres, sur un total de plus de 17 millions de titres demandĂ©s. Le reste (11,2 millions) souscrit par les Ă©tablissements bancaires. Lâessentiel des souscripteurs (638 sur 647) est basĂ© au Cameroun. Deux au Congo, un au Gabon, en CĂŽte dâIvoire, en France, au Japon, aux Etats-Unis, en Ethiopie et en GuinĂ©e Ă©quatoriale. Pour ce dernier pays, la seule souscription enregistrĂ©e sâĂ©lĂšve Ă huit milliards de F.
Lâusage des fonds est dĂ©jĂ connu. Comme indiquĂ© dans la note dâinformation de lâemprunt obligataire, lâargent sera rĂ©parti entre 14 projets prĂ©alablement identifiĂ©s. Un communiquĂ© du ministĂšre des Finances est attendu dans les tout prochains jours pour expliquer lâusage qui sera fait des 15 milliards de F supplĂ©mentaires retenus.
Josiane TCHAKOUNTE
Les rĂ©sultats de lâopĂ©ration publiĂ©s hier rĂ©vĂšlent un montant de souscriptions de 173 milliards de F.
Les rĂ©sultats des souscriptions Ă lâemprunt obligataire par appel public Ă lâĂ©pargne « ECMR5, 5% Net 2016-2021 » lancĂ© par lâEtat du Cameroun le 20 septembre dernier ont Ă©tĂ© rendus publics hier. Via un communiquĂ© de presse Ă lâattention de la communautĂ© des investisseurs, le consortium de banques (Afriland First Bank, EDC Investment Corporation et SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun) chef de file de lâemprunt rĂ©vĂšle que lâopĂ©ration a Ă©tĂ© souscrite Ă hauteur de 115,43%.
Pour la quatriĂšme fois consĂ©cutive, aprĂšs les opĂ©rations de 2010, 2013 et 2014, les offres dĂ©passent la demande. En effet, lâemprunt 2016 de lâEtat du Cameroun visait Ă mobiliser 150 milliards de F. Il sâavĂšre quâau terme de la pĂ©riode de souscription (du 27 septembre au 12 octobre), les investisseurs ont souscrit pour un montant total de 173 145 080 000 F. Câest 23 milliards de F en plus que la somme sollicitĂ©e par lâEtat du Cameroun. DâaprĂšs le consortium de banques, cette somme correspond aux 112 milliards de F reprĂ©sentant la prise ferme des banques collectĂ©s au dĂ©but des souscriptions, additionnĂ©s Ă lâoffre des personnes physiques et morales. Celle-ci sâĂ©lĂšve Ă 61 145 080 000 F.
Selon le communiquĂ© de presse publiĂ© hier, lâĂ©metteur, lâEtat du Cameroun en lâoccurrence, « a prĂ©fĂ©rĂ© plafonner la levĂ©e des fonds au montant de 165 000 000 000 F ». Ce qui veut dire que lâEtat retiendra finalement 165 milliards de F, au lieu de 150 milliards de F comme initialement souhaitĂ©. Soit 15 milliards de F de plus. Une demande de surallocation autorisĂ©e par la Commission des marchĂ©s financiers, le rĂ©gulateur. Au finish, la prioritĂ© a Ă©tĂ© accordĂ©e aux titres souscrits par les personnes physiques et morales non bancaires. Elles ont Ă©tĂ© intĂ©gralement servies suivant les quantitĂ©s demandĂ©es. Celles-ci sâĂ©lĂšvent Ă 6 068 768 titres, sur un total de plus de 17 millions de titres demandĂ©s. Le reste (11,2 millions) souscrit par les Ă©tablissements bancaires. Lâessentiel des souscripteurs (638 sur 647) est basĂ© au Cameroun. Deux au Congo, un au Gabon, en CĂŽte dâIvoire, en France, au Japon, aux Etats-Unis, en Ethiopie et en GuinĂ©e Ă©quatoriale. Pour ce dernier pays, la seule souscription enregistrĂ©e sâĂ©lĂšve Ă huit milliards de F.
Lâusage des fonds est dĂ©jĂ connu. Comme indiquĂ© dans la note dâinformation de lâemprunt obligataire, lâargent sera rĂ©parti entre 14 projets prĂ©alablement identifiĂ©s. Un communiquĂ© du ministĂšre des Finances est attendu dans les tout prochains jours pour expliquer lâusage qui sera fait des 15 milliards de F supplĂ©mentaires retenus.
PĂȘche: La manne de Maga
Patrice MBOSSA
MalgrĂ© les difficultĂ©s liĂ©es Ă lâentretien du lac artificiel de Maga, les pouvoirs publics ne lĂ©sinent sur aucun moyen pour en faire un instrument de dĂ©veloppement.
Un lac dans le Sahel. Un lac artificiel, concrĂ©tisation de la volontĂ© politique de lâEtat. Il est situĂ© dans le chef-lieu de lâarrondissement du mĂȘme nom, dĂ©partement du Mayo-Danay, rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Il sâagit dâun outil de dĂ©veloppement mis en place en 1978, en vue de faire de cette zone un bassin de production du riz. Le lac artificiel de Maga, câest 150 km2 de superficie en pĂ©riode dâĂ©tiage. En pĂ©riode de crue, il atteint 360 km2 pour une quantitĂ© dâeau estimĂ©e Ă 600 000 000 m3 dâeau. Il sâĂ©tend sur une longueur de 27 km ; allant de la localitĂ© de Guirvidig jusquâau dĂ©versoir de Pouss. Lâeau qui sây jette est captĂ©e dâun peu partout : elle vient de quelques cours dâeau du Mayo-Danay, du DiamarĂ©, des monts Mandara dans le Mayo-Tsanaga, du plateau de lâAdamaoua⊠Selon M. Daliwa, chef du centre dâalevinage et du contrĂŽle de pĂȘche, ce lac contient 63 espĂšces de poissons. Le lac de Maga est, pour ainsi dire, la mamelle nourriciĂšre des riverains puisque câest de cette vaste Ă©tendue dâeau que les populations tirent lâessentiel de leurs ressources.
Selon certaines indiscrĂ©tions, câest du retour dâune visite dâEtat effectuĂ©e Ă Baden Baden, en Allemagne en 1974, quâAhmadou Ahidjo, le premier prĂ©sident de la rĂ©publique, a dĂ©cidĂ© de crĂ©er le lac artificiel dans cet endroit dĂ©sert ; Ă lâĂ©poque un bled. Lui-mĂȘme est allĂ© Ă Maga le 18 juillet 1982 apprĂ©cier lâouvrage rĂ©alisĂ©. Ce souvenir reste vivace dans lâesprit des populations de Maga. CâĂ©tait Ă lâĂ©poque oĂč le sĂ©nateur Youssoufa Daoua dĂ©cĂ©dĂ© le 11 octobre 2015 Ă©tait le chef de ce qui Ă©tait encore le district de Maga. La digue Ă©tait encore toute neuve. Aujourdâhui, lâouvrage a pris de lâĂąge. Des renards (fissures) se crĂ©ent par endroits sur cette digue en terre, provoquant ainsi lâĂ©coulement de lâeau en aval du barrage constituant un rĂ©el danger pour les populations riveraines. Mais, lâEtat veille.
La maĂźtrise de lâeau du lac de Maga rĂ©side dans la maĂźtrise de certains ouvrages tels que les berges, les digues de protection des berges du lac ou du Logone, car dĂšs quâil y a rupture au niveau des berges du Logone, les eaux se dĂ©versent dans le Lac Maga. Ce fut le cas en 2012, quand une inondation meurtriĂšre a Ă©tĂ© enregistrĂ©e. En effet, le barrage-digue du lac de Maga qui nâavait pas Ă lâĂ©poque subi un entretien rĂ©gulier nâa pu contenir toute la quantitĂ© dâeau qui est venue faire le trop-plein. En septembre 2015, les autoritĂ©s administratives de Maga et les populations ont encore eu des sueurs froides par rapport Ă cette digue de protection dont les travaux dâurgence prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique ont Ă©tĂ© officiellement lancĂ©s. Ils sont exĂ©cutĂ©s par lâentreprise SOTCOCOG tandis que lâentreprise GEYSER sâoccupe en outre de la berge du Logone, mais aussi de la rĂ©habilitation de 7500 ha des pĂ©rimĂštres rizicoles de la SEMRY. Ceci, en attendant les travaux en profondeur tels que prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Car, ce lac dont presque tout le dĂ©partement du Mayo-Danay tire lâessentiel des ressources est un prĂ©cieux instrument de dĂ©veloppement mis en place en vue de la prospĂ©ritĂ© des populations riveraines.
Patrice MBOSSA
MalgrĂ© les difficultĂ©s liĂ©es Ă lâentretien du lac artificiel de Maga, les pouvoirs publics ne lĂ©sinent sur aucun moyen pour en faire un instrument de dĂ©veloppement.
Un lac dans le Sahel. Un lac artificiel, concrĂ©tisation de la volontĂ© politique de lâEtat. Il est situĂ© dans le chef-lieu de lâarrondissement du mĂȘme nom, dĂ©partement du Mayo-Danay, rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Il sâagit dâun outil de dĂ©veloppement mis en place en 1978, en vue de faire de cette zone un bassin de production du riz. Le lac artificiel de Maga, câest 150 km2 de superficie en pĂ©riode dâĂ©tiage. En pĂ©riode de crue, il atteint 360 km2 pour une quantitĂ© dâeau estimĂ©e Ă 600 000 000 m3 dâeau. Il sâĂ©tend sur une longueur de 27 km ; allant de la localitĂ© de Guirvidig jusquâau dĂ©versoir de Pouss. Lâeau qui sây jette est captĂ©e dâun peu partout : elle vient de quelques cours dâeau du Mayo-Danay, du DiamarĂ©, des monts Mandara dans le Mayo-Tsanaga, du plateau de lâAdamaoua⊠Selon M. Daliwa, chef du centre dâalevinage et du contrĂŽle de pĂȘche, ce lac contient 63 espĂšces de poissons. Le lac de Maga est, pour ainsi dire, la mamelle nourriciĂšre des riverains puisque câest de cette vaste Ă©tendue dâeau que les populations tirent lâessentiel de leurs ressources.
Selon certaines indiscrĂ©tions, câest du retour dâune visite dâEtat effectuĂ©e Ă Baden Baden, en Allemagne en 1974, quâAhmadou Ahidjo, le premier prĂ©sident de la rĂ©publique, a dĂ©cidĂ© de crĂ©er le lac artificiel dans cet endroit dĂ©sert ; Ă lâĂ©poque un bled. Lui-mĂȘme est allĂ© Ă Maga le 18 juillet 1982 apprĂ©cier lâouvrage rĂ©alisĂ©. Ce souvenir reste vivace dans lâesprit des populations de Maga. CâĂ©tait Ă lâĂ©poque oĂč le sĂ©nateur Youssoufa Daoua dĂ©cĂ©dĂ© le 11 octobre 2015 Ă©tait le chef de ce qui Ă©tait encore le district de Maga. La digue Ă©tait encore toute neuve. Aujourdâhui, lâouvrage a pris de lâĂąge. Des renards (fissures) se crĂ©ent par endroits sur cette digue en terre, provoquant ainsi lâĂ©coulement de lâeau en aval du barrage constituant un rĂ©el danger pour les populations riveraines. Mais, lâEtat veille.
La maĂźtrise de lâeau du lac de Maga rĂ©side dans la maĂźtrise de certains ouvrages tels que les berges, les digues de protection des berges du lac ou du Logone, car dĂšs quâil y a rupture au niveau des berges du Logone, les eaux se dĂ©versent dans le Lac Maga. Ce fut le cas en 2012, quand une inondation meurtriĂšre a Ă©tĂ© enregistrĂ©e. En effet, le barrage-digue du lac de Maga qui nâavait pas Ă lâĂ©poque subi un entretien rĂ©gulier nâa pu contenir toute la quantitĂ© dâeau qui est venue faire le trop-plein. En septembre 2015, les autoritĂ©s administratives de Maga et les populations ont encore eu des sueurs froides par rapport Ă cette digue de protection dont les travaux dâurgence prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique ont Ă©tĂ© officiellement lancĂ©s. Ils sont exĂ©cutĂ©s par lâentreprise SOTCOCOG tandis que lâentreprise GEYSER sâoccupe en outre de la berge du Logone, mais aussi de la rĂ©habilitation de 7500 ha des pĂ©rimĂštres rizicoles de la SEMRY. Ceci, en attendant les travaux en profondeur tels que prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Car, ce lac dont presque tout le dĂ©partement du Mayo-Danay tire lâessentiel des ressources est un prĂ©cieux instrument de dĂ©veloppement mis en place en vue de la prospĂ©ritĂ© des populations riveraines.
PĂȘche: La manne de Maga
Patrice MBOSSA
...
Levier de lâĂ©conomie
La pratique de lâagriculture, et prĂ©cisĂ©ment de la riziculture est la raison dâĂȘtre de la mise en place du lac de Maga. Sur ce point, lâEtat qui sâappuie sur la SociĂ©tĂ© dâExpansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua (SEMRY) ne cesse de jouer son rĂŽle dâencadrement des cultivateurs. Ces derniĂšres annĂ©es, il a consenti dâĂ©normes moyens financiers pour le renouvellement des Ă©quipements de cette sociĂ©tĂ© Ă caractĂšre public. En 2011, la SEMRY a Ă©tĂ© dotĂ©e de 12 pompes hydrauliques toutes neuves. Lâacquisition de ce matĂ©riel a Ă©tĂ© une vĂ©ritable Ă©pine que les pouvoirs publics enlevaient ainsi des pieds des responsables de cette entreprise, car aprĂšs plus de 30 annĂ©es de fonctionnement, les premiĂšres pompes installĂ©es dĂšs la crĂ©ation de la SEMRY Ă©taient devenues vĂ©tustes et tombaient rĂ©guliĂšrement en panne. A cĂŽtĂ© de ces pompes hydrauliques, lâEtat a, en outre, consenti de moyens colossaux pour lâacquisition ou la rĂ©paration des engins de labour. A cĂŽtĂ© de la riziculture, principale source de devises des populations, il y a aussi lâactivitĂ© de pĂȘche.
Ibrahim Boukar, le maire de Maga, nous a affirmĂ© que le premier avantage que sa commune tire de la prĂ©sence du lac rĂ©side dans le paiement des taxes, Ă©tant donnĂ© que des milliers de personnes viennent y mener leurs activitĂ©s de pĂȘche et tous les usagers sont assujettis au paiement des taxes. GrĂące au lac artificiel, Maga est devenu une grande plaque tournante de la commercialisation du poisson. Les pouvoirs publics ne mĂ©nagent aucun effort dans lâaccompagnement de tous ceux qui vivent des revenus tirĂ©s du lac. Lâorganisation des vendeuses des poissons en groupes dâinitiatives communes, la mise Ă disposition des fumoirs modernes gĂ©rĂ©s par les femmes et lâouverture dâune chambre froide au centre dâalevinage et des pĂȘches de Maga sont quelques exemples qui attirent les visiteurs.
Patrice MBOSSA
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Levier de lâĂ©conomie
La pratique de lâagriculture, et prĂ©cisĂ©ment de la riziculture est la raison dâĂȘtre de la mise en place du lac de Maga. Sur ce point, lâEtat qui sâappuie sur la SociĂ©tĂ© dâExpansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua (SEMRY) ne cesse de jouer son rĂŽle dâencadrement des cultivateurs. Ces derniĂšres annĂ©es, il a consenti dâĂ©normes moyens financiers pour le renouvellement des Ă©quipements de cette sociĂ©tĂ© Ă caractĂšre public. En 2011, la SEMRY a Ă©tĂ© dotĂ©e de 12 pompes hydrauliques toutes neuves. Lâacquisition de ce matĂ©riel a Ă©tĂ© une vĂ©ritable Ă©pine que les pouvoirs publics enlevaient ainsi des pieds des responsables de cette entreprise, car aprĂšs plus de 30 annĂ©es de fonctionnement, les premiĂšres pompes installĂ©es dĂšs la crĂ©ation de la SEMRY Ă©taient devenues vĂ©tustes et tombaient rĂ©guliĂšrement en panne. A cĂŽtĂ© de ces pompes hydrauliques, lâEtat a, en outre, consenti de moyens colossaux pour lâacquisition ou la rĂ©paration des engins de labour. A cĂŽtĂ© de la riziculture, principale source de devises des populations, il y a aussi lâactivitĂ© de pĂȘche.
Ibrahim Boukar, le maire de Maga, nous a affirmĂ© que le premier avantage que sa commune tire de la prĂ©sence du lac rĂ©side dans le paiement des taxes, Ă©tant donnĂ© que des milliers de personnes viennent y mener leurs activitĂ©s de pĂȘche et tous les usagers sont assujettis au paiement des taxes. GrĂące au lac artificiel, Maga est devenu une grande plaque tournante de la commercialisation du poisson. Les pouvoirs publics ne mĂ©nagent aucun effort dans lâaccompagnement de tous ceux qui vivent des revenus tirĂ©s du lac. Lâorganisation des vendeuses des poissons en groupes dâinitiatives communes, la mise Ă disposition des fumoirs modernes gĂ©rĂ©s par les femmes et lâouverture dâune chambre froide au centre dâalevinage et des pĂȘches de Maga sont quelques exemples qui attirent les visiteurs.
Abattoir industriel et Mini-laiterie de NgaoundĂ©rĂ©: Câest presque fait !
Brice MBEZE
Le Minepia a visitĂ© les deux chantiers hier. Les travaux sont en voie dâachĂšvement.
Le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le Dr TaĂŻga, en visite de travail Ă NgaoundĂ©rĂ©, est reparti Ă YaoundĂ© avec deux bonnes nouvelles. La premiĂšre : le chantier de construction de lâabattoir industriel avance bien. « Les travaux sont rĂ©alisĂ©s Ă 80% », aux dires des ingĂ©nieurs. La deuxiĂšme bonne nouvelle : la mini-laiterie est opĂ©rationnelle. Les yaourts sortis de cette petite usine situĂ©e au plateau Mardock, en face du lycĂ©e bilingue, ont Ă©tĂ© servis aux visiteurs Ă lâheure du cocktail. Les produits se consommaient comme de petits fours. Le Minepia a dĂ©marrĂ© sa visite de chantier par Wakwa, sur la route de Meiganga. Au bord de la Vina se dresse dĂ©sormais lâabattoir industriel de NgaoundĂ©rĂ©, un projet du Plan dâurgence triennal. Le chantier sera livrĂ© en dĂ©cembre prochain. Lâouvrage a dĂ©jĂ pris forme. Le circuit dâabattage a Ă©tĂ© expliquĂ© au Minepia par Gonzalo Lucas Zamora, le directeur du projet pour le compte de lâentreprise espagnole qui a gagnĂ© le marchĂ©. Les explications prĂ©liminaires ont Ă©tĂ© fournies Ă la forte dĂ©lĂ©gation par Roger Yiwe, chef de projet de construction des abattoirs et entrepĂŽts frigorifiques au Minepia.
Lâabattoir industriel est une chaĂźne intĂ©grĂ©e. Il peut traiter plus de 250 bĂȘtes par jour. RĂ©pondant Ă une question sur la disponibilitĂ© de la matiĂšre premiĂšre, le Minepia rassure : «les bĆufs seront disponibles. Le plateau de lâAdamaoua est la premiĂšre zone dâĂ©levage des bovins du pays. Ce nâest pas un hasard si NgaoundĂ©rĂ© a Ă©tĂ© choisie comme site de construction de cet abattoir. » Juste aprĂšs Wakwa, le Minepia, quâaccompagnait le gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, a mis le cap sur le plateau Mardock. LĂ -bas, il a apprĂ©ciĂ© les rĂ©sultats du Programme dâamĂ©lioration de la productivitĂ© agricole-Appui au dĂ©veloppement de la filiĂšre laitiĂšre (PAPA/ADFL). Ce programme vient de rĂ©aliser lâun de ses projets-phares : la construction et lâĂ©quipement de quatre mini-laiteries Ă NgaoundĂ©rĂ©, Meiganga, Garoua et Maroua. Lâindustrie animale visitĂ©e peut traiter 2000 litres de lait. Le Dr Mohammadou Bamanga, rĂ©gisseur du Programme PAPA, a expliquĂ© aux hĂŽtes le circuit de fabrication des produits. Outre les yaourts, la mini-laiterie peut produire le fromage, le beurre...AprĂšs les visites de terrain, le Minepia a eu des sĂ©ances de travail avec les associations dâĂ©leveurs impliquĂ©es dans ces deux projets dâenvergure. Lâabattoir industriel, comme la mini-laiterie ont un dĂ©fi commun : aprĂšs la construction, il faudra passer Ă la phase dâexploitation et de gestion. Ăa ne sera pas une mince affaire.
Brice MBEZE
Le Minepia a visitĂ© les deux chantiers hier. Les travaux sont en voie dâachĂšvement.
Le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le Dr TaĂŻga, en visite de travail Ă NgaoundĂ©rĂ©, est reparti Ă YaoundĂ© avec deux bonnes nouvelles. La premiĂšre : le chantier de construction de lâabattoir industriel avance bien. « Les travaux sont rĂ©alisĂ©s Ă 80% », aux dires des ingĂ©nieurs. La deuxiĂšme bonne nouvelle : la mini-laiterie est opĂ©rationnelle. Les yaourts sortis de cette petite usine situĂ©e au plateau Mardock, en face du lycĂ©e bilingue, ont Ă©tĂ© servis aux visiteurs Ă lâheure du cocktail. Les produits se consommaient comme de petits fours. Le Minepia a dĂ©marrĂ© sa visite de chantier par Wakwa, sur la route de Meiganga. Au bord de la Vina se dresse dĂ©sormais lâabattoir industriel de NgaoundĂ©rĂ©, un projet du Plan dâurgence triennal. Le chantier sera livrĂ© en dĂ©cembre prochain. Lâouvrage a dĂ©jĂ pris forme. Le circuit dâabattage a Ă©tĂ© expliquĂ© au Minepia par Gonzalo Lucas Zamora, le directeur du projet pour le compte de lâentreprise espagnole qui a gagnĂ© le marchĂ©. Les explications prĂ©liminaires ont Ă©tĂ© fournies Ă la forte dĂ©lĂ©gation par Roger Yiwe, chef de projet de construction des abattoirs et entrepĂŽts frigorifiques au Minepia.
Lâabattoir industriel est une chaĂźne intĂ©grĂ©e. Il peut traiter plus de 250 bĂȘtes par jour. RĂ©pondant Ă une question sur la disponibilitĂ© de la matiĂšre premiĂšre, le Minepia rassure : «les bĆufs seront disponibles. Le plateau de lâAdamaoua est la premiĂšre zone dâĂ©levage des bovins du pays. Ce nâest pas un hasard si NgaoundĂ©rĂ© a Ă©tĂ© choisie comme site de construction de cet abattoir. » Juste aprĂšs Wakwa, le Minepia, quâaccompagnait le gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, a mis le cap sur le plateau Mardock. LĂ -bas, il a apprĂ©ciĂ© les rĂ©sultats du Programme dâamĂ©lioration de la productivitĂ© agricole-Appui au dĂ©veloppement de la filiĂšre laitiĂšre (PAPA/ADFL). Ce programme vient de rĂ©aliser lâun de ses projets-phares : la construction et lâĂ©quipement de quatre mini-laiteries Ă NgaoundĂ©rĂ©, Meiganga, Garoua et Maroua. Lâindustrie animale visitĂ©e peut traiter 2000 litres de lait. Le Dr Mohammadou Bamanga, rĂ©gisseur du Programme PAPA, a expliquĂ© aux hĂŽtes le circuit de fabrication des produits. Outre les yaourts, la mini-laiterie peut produire le fromage, le beurre...AprĂšs les visites de terrain, le Minepia a eu des sĂ©ances de travail avec les associations dâĂ©leveurs impliquĂ©es dans ces deux projets dâenvergure. Lâabattoir industriel, comme la mini-laiterie ont un dĂ©fi commun : aprĂšs la construction, il faudra passer Ă la phase dâexploitation et de gestion. Ăa ne sera pas une mince affaire.
Grand prix cycliste Chantal Biya: la compĂ©tition prend de lâenvergure
Sports
Steve LIBAM
MĂȘme si la victoire finale a Ă©chappĂ© aux Camerounais, la course a encore gagnĂ© en notoriĂ©tĂ©.
Sur le plan sportif, aprĂšs 578km rĂ©partis en quatre Ă©tapes, la 16e Ă©dition du Grand prix international cycliste Chantal Biya a Ă©tĂ© relevĂ©e. Hormis le dĂ©roulement de la derniĂšre Ă©tape entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©, oĂč Martial Roman, le coureur de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes a conservĂ© son maillot jaune, la tunique du premier au classement individuel au temps a toujours changĂ©. LâIvoirien CissĂ© Issiaka et le Suisse Dimitri Bussard lâont aussi portĂ©. Les quatre Ă©tapes ont Ă©galement eu des laurĂ©ats diffĂ©rents : CissĂ© Issiaka, Martial Roman, Soufiane Sahbaoui (Maroc) et Jean Bosco Nsengimana (Rwanda). Lâallure de la course a connu des pics comme lors de la 1Ăšre Ă©tape entre YaoundĂ© et Bafia, oĂč CissĂ© Issiaka est arrivĂ© une vingtaine de minutes avant les prĂ©visions des organisateurs.
La seule ombre au tableau vient des Camerounais Ă qui le maillot jaune a, une nouvelle fois, Ă©chappĂ© comme câest le cas depuis 2013 et la victoire dâYves NguĂ© Ngock. Les cyclistes locaux nâont du reste pas remportĂ© de victoire dâĂ©tape. Pour dâaucuns, certaines Ă©quipes invitĂ©es Ă©taient clairement au-dessus des Camerounais qui manquent de compĂ©titions. Pour dâautres, lâabsence de JĂ©rĂ©mie Nzeke et celle de Damien Tekou pourraient avoir Ă©tĂ© handicapantes. « HervĂ© Raoul Mba avait peut-ĂȘtre une Ă©quipe un peu plus faible que dâhabitude, mais Clovis Kamsong Abossolo lui a donnĂ© un gros coup de main », pense Jean-Pierre Coppenolle, le commissaire de lâUnion cycliste internationale (UCI). Mais pour DieudonnĂ© Ntep, lâentraĂźneur national, « Câest un non Ă©vĂšnement. Je ne vois pas pourquoi on parlerait de leur absence. Lorsquâun coureur est sanctionnĂ© par son club, nous ne pouvons pas le prendre dans lâĂ©quipe nationale. Nous avions les meilleurs coureurs disponibles. ». HervĂ© Raoul Mba sâest tout de mĂȘme illustrĂ© en remportant les maillots du meilleur Africain et du meilleur Camerounais. Le coureur de SNH vĂ©lo club, qui a terminĂ© 3e Ă 22s du vainqueur au classement gĂ©nĂ©ral, aurait pu espĂ©rer davantage. Mais il a Ă©tĂ© victime dâune panne mĂ©canique Ă moins de 10km de lâarrivĂ©e alors quâil Ă©tait virtuellement maillot jaune.
Au plan organisationnel, il y a eu peu de couacs, mĂȘme si on peut regretter le fait que tous les vĂ©hicules de la caravane ne disposaient pas de Radio Tour pour suivre en temps rĂ©el la compĂ©tition. La course est classĂ©e 2.2 dans la nomenclature de lâUCI. Cela signifie quâil sâagit dâune course Ă Ă©tapes oĂč on peut engager une sĂ©rie dâĂ©quipes nationales, continentales et des clubs. Neuf Ă©quipes en provenance de France, de SlovĂ©nie, de CĂŽte dâIvoire, du Rwanda, du Maroc et du Cameroun Ă©taient engagĂ©es, cette annĂ©e, pour un peloton constituĂ© dâune cinquantaine de cyclistes.
Sports
Steve LIBAM
MĂȘme si la victoire finale a Ă©chappĂ© aux Camerounais, la course a encore gagnĂ© en notoriĂ©tĂ©.
Sur le plan sportif, aprĂšs 578km rĂ©partis en quatre Ă©tapes, la 16e Ă©dition du Grand prix international cycliste Chantal Biya a Ă©tĂ© relevĂ©e. Hormis le dĂ©roulement de la derniĂšre Ă©tape entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©, oĂč Martial Roman, le coureur de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes a conservĂ© son maillot jaune, la tunique du premier au classement individuel au temps a toujours changĂ©. LâIvoirien CissĂ© Issiaka et le Suisse Dimitri Bussard lâont aussi portĂ©. Les quatre Ă©tapes ont Ă©galement eu des laurĂ©ats diffĂ©rents : CissĂ© Issiaka, Martial Roman, Soufiane Sahbaoui (Maroc) et Jean Bosco Nsengimana (Rwanda). Lâallure de la course a connu des pics comme lors de la 1Ăšre Ă©tape entre YaoundĂ© et Bafia, oĂč CissĂ© Issiaka est arrivĂ© une vingtaine de minutes avant les prĂ©visions des organisateurs.
La seule ombre au tableau vient des Camerounais Ă qui le maillot jaune a, une nouvelle fois, Ă©chappĂ© comme câest le cas depuis 2013 et la victoire dâYves NguĂ© Ngock. Les cyclistes locaux nâont du reste pas remportĂ© de victoire dâĂ©tape. Pour dâaucuns, certaines Ă©quipes invitĂ©es Ă©taient clairement au-dessus des Camerounais qui manquent de compĂ©titions. Pour dâautres, lâabsence de JĂ©rĂ©mie Nzeke et celle de Damien Tekou pourraient avoir Ă©tĂ© handicapantes. « HervĂ© Raoul Mba avait peut-ĂȘtre une Ă©quipe un peu plus faible que dâhabitude, mais Clovis Kamsong Abossolo lui a donnĂ© un gros coup de main », pense Jean-Pierre Coppenolle, le commissaire de lâUnion cycliste internationale (UCI). Mais pour DieudonnĂ© Ntep, lâentraĂźneur national, « Câest un non Ă©vĂšnement. Je ne vois pas pourquoi on parlerait de leur absence. Lorsquâun coureur est sanctionnĂ© par son club, nous ne pouvons pas le prendre dans lâĂ©quipe nationale. Nous avions les meilleurs coureurs disponibles. ». HervĂ© Raoul Mba sâest tout de mĂȘme illustrĂ© en remportant les maillots du meilleur Africain et du meilleur Camerounais. Le coureur de SNH vĂ©lo club, qui a terminĂ© 3e Ă 22s du vainqueur au classement gĂ©nĂ©ral, aurait pu espĂ©rer davantage. Mais il a Ă©tĂ© victime dâune panne mĂ©canique Ă moins de 10km de lâarrivĂ©e alors quâil Ă©tait virtuellement maillot jaune.
Au plan organisationnel, il y a eu peu de couacs, mĂȘme si on peut regretter le fait que tous les vĂ©hicules de la caravane ne disposaient pas de Radio Tour pour suivre en temps rĂ©el la compĂ©tition. La course est classĂ©e 2.2 dans la nomenclature de lâUCI. Cela signifie quâil sâagit dâune course Ă Ă©tapes oĂč on peut engager une sĂ©rie dâĂ©quipes nationales, continentales et des clubs. Neuf Ă©quipes en provenance de France, de SlovĂ©nie, de CĂŽte dâIvoire, du Rwanda, du Maroc et du Cameroun Ă©taient engagĂ©es, cette annĂ©e, pour un peloton constituĂ© dâune cinquantaine de cyclistes.
Championnats étrangers: Njie de retour
Sports
Josiane R. MATIA
Le Camerounais a retrouvĂ© une place titulaire Ă lâOlympique de Marseille le week-end dernier lors du succĂšs 1-0 face Ă Metz.
OM-Metz. CâĂ©tait lâune des affiches les plus en vue de la 9e journĂ©e de Ligue 1 française le week-end dernier. Les deux clubs restaient sur de mauvaises performances et chacun espĂ©rait tirer son Ă©pingle du jeu. LâintĂ©rĂȘt de cette rencontre remportĂ©e par lâOM (1-0) rĂ©sidait aussi dans la prĂ©sence de quatre Camerounais sur la pelouse. Dâun cĂŽtĂ©, Georges Mandjeck et BenoĂźt Assou-Ekotto, qui vivait sa premiĂšre titularisation, chez les Messins et de lâautre, les Olympiens Henri Bedimo et Clinton Njie. Ce dernier a retrouvĂ© la pelouse aprĂšs plusieurs semaines dâindisponibilitĂ© pour cause de blessure, alignĂ© dâentrĂ©e de jeu aux cĂŽtĂ©s de Bafetimbi Gomis en attaque. Si son retour a Ă©tĂ© jugĂ© mitigĂ© par la presse française, Clinton Njie, auteur dâun but et une passe dĂ©cisive en cinq matchs, peut se targuer dâavoir Ă plusieurs reprises essayĂ© de doubler la mise. Sans rĂ©ussite, il est vrai, avec des tirs souvent non cadrĂ©s et une deuxiĂšme mi-temps transparente.
Au cours de cette mĂȘme journĂ©e, Guy Roland Ndy Assembe a vĂ©cu une soirĂ©e difficile avec Nancy, lors de la rĂ©ception du PSG (1-2). Le gardien camerounais sâest ratĂ© sur sa sortie lors du premier but, sâest fait lober sur le deuxiĂšme, se montrant peu sĂ»r de lui lors de ses interventions. A Lyon, câest sur le banc que Nicolas Nkoulou a assistĂ© Ă la dĂ©faite de son Ă©quipe Ă Nice 2-0. Une situation Ă laquelle il nâest pas forcĂ©ment habituĂ© et qui suscite dĂ©jĂ des rumeurs de dĂ©part. En Allemagne, Eric Maxim Choupo-Moting, auteur dâun but en sept journĂ©es de Bundesliga, a tout de mĂȘme offert la passe dĂ©cisive qui permet Ă Schalke dâobtenir le point du nul (1-1) contre Augsburg.
Sports
Josiane R. MATIA
Le Camerounais a retrouvĂ© une place titulaire Ă lâOlympique de Marseille le week-end dernier lors du succĂšs 1-0 face Ă Metz.
OM-Metz. CâĂ©tait lâune des affiches les plus en vue de la 9e journĂ©e de Ligue 1 française le week-end dernier. Les deux clubs restaient sur de mauvaises performances et chacun espĂ©rait tirer son Ă©pingle du jeu. LâintĂ©rĂȘt de cette rencontre remportĂ©e par lâOM (1-0) rĂ©sidait aussi dans la prĂ©sence de quatre Camerounais sur la pelouse. Dâun cĂŽtĂ©, Georges Mandjeck et BenoĂźt Assou-Ekotto, qui vivait sa premiĂšre titularisation, chez les Messins et de lâautre, les Olympiens Henri Bedimo et Clinton Njie. Ce dernier a retrouvĂ© la pelouse aprĂšs plusieurs semaines dâindisponibilitĂ© pour cause de blessure, alignĂ© dâentrĂ©e de jeu aux cĂŽtĂ©s de Bafetimbi Gomis en attaque. Si son retour a Ă©tĂ© jugĂ© mitigĂ© par la presse française, Clinton Njie, auteur dâun but et une passe dĂ©cisive en cinq matchs, peut se targuer dâavoir Ă plusieurs reprises essayĂ© de doubler la mise. Sans rĂ©ussite, il est vrai, avec des tirs souvent non cadrĂ©s et une deuxiĂšme mi-temps transparente.
Au cours de cette mĂȘme journĂ©e, Guy Roland Ndy Assembe a vĂ©cu une soirĂ©e difficile avec Nancy, lors de la rĂ©ception du PSG (1-2). Le gardien camerounais sâest ratĂ© sur sa sortie lors du premier but, sâest fait lober sur le deuxiĂšme, se montrant peu sĂ»r de lui lors de ses interventions. A Lyon, câest sur le banc que Nicolas Nkoulou a assistĂ© Ă la dĂ©faite de son Ă©quipe Ă Nice 2-0. Une situation Ă laquelle il nâest pas forcĂ©ment habituĂ© et qui suscite dĂ©jĂ des rumeurs de dĂ©part. En Allemagne, Eric Maxim Choupo-Moting, auteur dâun but en sept journĂ©es de Bundesliga, a tout de mĂȘme offert la passe dĂ©cisive qui permet Ă Schalke dâobtenir le point du nul (1-1) contre Augsburg.
CAN de handball: les Lionnes se prépareront au Brésil
Sports
AngĂšle BEPEDE
La sélection nationale féminine poursuivra sa mise au vert en Amérique du Sud dÚs le 2 novembre prochain.
Elles nâont pas de surnom explosif. Mais, depuis la mĂ©daille dâargent aux Jeux africains lâan dernier, les Lionnes du handball ont soif de trophĂ©e. Pour leur sixiĂšme regroupement, pas moins que le BrĂ©sil dans cette prĂ©paration inĂ©dite du collectif. Les protĂ©gĂ©es de Jean-Marie Zambo ont commencĂ© en janvier la mise au vert dans la perspective de la 22e Ă©dition de la coupe dâAfrique des nations de handball (28 novembre â 2 dĂ©cembre). Le tirage au sort a placĂ© le Cameroun dans le groupe A avec lâAngola, le pays organisateur, la CĂŽte dâIvoire, la RDC et le SĂ©nĂ©gal. Le groupe B compte la Tunisie (champion en titre), lâAlgĂ©rie, le Congo, la GuinĂ©e et lâEgypte.
Pourquoi le BrĂ©sil ? Tentative dâexplication avec le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de handball, Raymond Mbita Mvaebeme : « Câest un pays oĂč nous ne serons pas dĂ©paysĂ©s par rapport aux conditions climatiques en Angola. En plus, le pays est dotĂ© de trĂšs bonnes infrastructures et accorde un soin particulier aux Ă©changes sur le plan diplomatique. Le pays a de trĂšs bons clubs, nous aurons de bons sparring-partners ». Le BrĂ©sil sera donc la derniĂšre Ă©tape dâune prĂ©paration hiĂ©rarchisĂ©e. « Nous ferons les fixations des organisations collectives en attaque et en dĂ©fense en conservant la philosophie de jeu que nous dĂ©veloppons », dĂ©crit le sĂ©lectionneur. 22 joueuses seront du voyage prĂ©vu dĂšs le 2 novembre Ă Sao Paulo et seules 18 rejoindront Luanda.
Au BrĂ©sil, les Lionnes veulent donc entretenir leur « philosophie de jeu ». DâoĂč les six sparring-partners annoncĂ©s et triĂ©s par les meilleurs clubs fĂ©minins du championnat brĂ©silien. Deux autres matchs sont envisagĂ©s contre des Ă©quipes du championnat masculin juniors. « Nous voulons des joueuses plus athlĂ©tiques, plus robustes en dĂ©fense. Nous pratiquons la dĂ©fense offensive. Lâon dĂ©veloppe de moins en moins les attaques placĂ©es. Il faut permettre aux joueuses dâintĂ©grer cela », poursuit Jean-Marie Zambo.
Sports
AngĂšle BEPEDE
La sélection nationale féminine poursuivra sa mise au vert en Amérique du Sud dÚs le 2 novembre prochain.
Elles nâont pas de surnom explosif. Mais, depuis la mĂ©daille dâargent aux Jeux africains lâan dernier, les Lionnes du handball ont soif de trophĂ©e. Pour leur sixiĂšme regroupement, pas moins que le BrĂ©sil dans cette prĂ©paration inĂ©dite du collectif. Les protĂ©gĂ©es de Jean-Marie Zambo ont commencĂ© en janvier la mise au vert dans la perspective de la 22e Ă©dition de la coupe dâAfrique des nations de handball (28 novembre â 2 dĂ©cembre). Le tirage au sort a placĂ© le Cameroun dans le groupe A avec lâAngola, le pays organisateur, la CĂŽte dâIvoire, la RDC et le SĂ©nĂ©gal. Le groupe B compte la Tunisie (champion en titre), lâAlgĂ©rie, le Congo, la GuinĂ©e et lâEgypte.
Pourquoi le BrĂ©sil ? Tentative dâexplication avec le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de handball, Raymond Mbita Mvaebeme : « Câest un pays oĂč nous ne serons pas dĂ©paysĂ©s par rapport aux conditions climatiques en Angola. En plus, le pays est dotĂ© de trĂšs bonnes infrastructures et accorde un soin particulier aux Ă©changes sur le plan diplomatique. Le pays a de trĂšs bons clubs, nous aurons de bons sparring-partners ». Le BrĂ©sil sera donc la derniĂšre Ă©tape dâune prĂ©paration hiĂ©rarchisĂ©e. « Nous ferons les fixations des organisations collectives en attaque et en dĂ©fense en conservant la philosophie de jeu que nous dĂ©veloppons », dĂ©crit le sĂ©lectionneur. 22 joueuses seront du voyage prĂ©vu dĂšs le 2 novembre Ă Sao Paulo et seules 18 rejoindront Luanda.
Au BrĂ©sil, les Lionnes veulent donc entretenir leur « philosophie de jeu ». DâoĂč les six sparring-partners annoncĂ©s et triĂ©s par les meilleurs clubs fĂ©minins du championnat brĂ©silien. Deux autres matchs sont envisagĂ©s contre des Ă©quipes du championnat masculin juniors. « Nous voulons des joueuses plus athlĂ©tiques, plus robustes en dĂ©fense. Nous pratiquons la dĂ©fense offensive. Lâon dĂ©veloppe de moins en moins les attaques placĂ©es. Il faut permettre aux joueuses dâintĂ©grer cela », poursuit Jean-Marie Zambo.