Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du lundi, 17 octobre 2016.
Port de Douala : Deux nouveaux scanners pour la douane

Jean Baptiste KETCHATENG

Ces appareils d’inspection des conteneurs ont Ă©tĂ© inaugurĂ©s vendredi par le Minfi.

Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey a inaugurĂ© deux scanners affectĂ©s aux contrĂŽles douaniers, vendredi dernier Ă  Douala, au cours d’une cĂ©rĂ©monie qui a rĂ©uni le gratin administratif et la communautĂ© des affaires. Mis en service quelque temps auparavant, les deux portiques Ă©lectroniques trĂŽnent dans la zone de contrĂŽle des marchandises oĂč les douanes camerounaises et la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de surveillance (SGS) qui les assiste opĂšrent. Sur place, le ministre a pu visiter les installations complĂštes de cet Ă©quipement rĂ©volutionnaire dĂšs lors qu’il va permettre de passer du scanning au choix des containers qui franchissent la principale frontiĂšre Ă©conomique du Cameroun Ă  un scanning systĂ©matique.

C’est un changement profond qui, en effet, est en cours. M. Ousmane Mey l’a dĂ©crit Ă  travers un triptyque qui se rĂ©sume en quelques mots : amĂ©lioration de l’environnement sĂ©curitaire, lequel se rĂ©percute sur la qualitĂ© des Ă©changes et des affaires, qui elle permet de produire mieux et plus de richesses sur lesquelles l’Etat prĂ©lĂšvera des impĂŽts pour rĂ©pondre aux multiples demandes en investissement Ă©mises par les Camerounais. Point n’est alors besoin de dĂ©crire l’importance des nouveaux scanners que le gouvernement a choisis d’acheter pour les besoins de la cause Ă©conomique et sociale.

Cependant, le ministre a longuement insistĂ© sur les avantages de ces moyens de vĂ©rification. Il s’agit tout d’abord de la qualitĂ© des contrĂŽles. Les scanners sont tant et si bien performants que le Minfi espĂšre qu’ils contribueront Ă  relever les recettes douaniĂšres mĂȘme sur un volume de marchandises identique Ă  la moyenne enregistrĂ©e, ces derniĂšres annĂ©es. En fait, parce qu’ils ne laissent rien passer sous leurs regards de radiographie, ils permettront de trouver aisĂ©ment ce que l’ancien systĂšme pouvait ne pas voir et donc pas taxer. En plus, avec une capacitĂ© de 150 containers traitĂ©s Ă  l’heure, les scanners accĂ©lĂšreront la vitesse de traitement des marchandises reçues. Une vieille dolĂ©ance des importateurs et exportateurs est ainsi satisfaite. Et un point capital d’attractivitĂ© fourni Ă  la place et Ă  la ville portuaire de Douala.
Projet de l’usine automobile: 4000 emplois attendus Ă  BonabĂ©ri

Alliance NYOBIA

L’évaluation du projet, prĂ©vu sur 27 hectares, faite par le Minmidt en visite Ă  Douala, la semaine derniĂšre.

En plus de parrainer la 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©, ayant pour thĂšme « La qualitĂ©, socle d’émergence industrielle du Cameroun », le ministre de l’Industrie, des Mines et du DĂ©veloppement technologique s’est intĂ©ressĂ© Ă  un projet d’envergure. Ernest Gwaboubou a, en effet, Ă©valuĂ© jeudi l’avancement des travaux d’amĂ©nagement du site prĂ©vu pour le Complexe industriel indien d’assemblage et de montage de vĂ©hicules automobiles au Cameroun (Caic S.A.), situĂ© Ă  BonabĂ©ri sur 27 hectares, et qui devrait gĂ©nĂ©rer 4000 emplois directs.

Selon des informations reçues du Minmidt, c’est en juin 2015 que la signature de convention y relative a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e entre le gouvernement camerounais et la sociĂ©tĂ© indienne. D’aprĂšs le chronogramme, c’est en fin 2017 que les premiers vĂ©hicules (assemblĂ©s et montĂ©s) devraient sortir de l’usine. Produits prĂ©vus : vĂ©hicules de tourisme, minibus et autobus, vĂ©hicules utilitaires (pick-up), vĂ©hicules lourds, engins de travaux publics. Le tout Ă  des prix qu’on promet accessibles au plus grand nombre.

Le projet permettra aussi la valorisation des matiĂšres premiĂšres locales, entrant dans la fabrication des piĂšces et accessoires automobiles. Pour l’heure, la premiĂšre phase des travaux porte sur une superficie de 6,5 ha, dont la fin de l’amĂ©nagement est prĂ©vu en dĂ©cembre 2016. DĂ©but 2017 verra alors le dĂ©marrage des travaux de construction des infrastructures du complexe industriel.

Pour en revenir aux Masters de la QualitĂ©, en clĂŽturant les trois jours de travaux vendredi, le Minmidt s’est rĂ©joui de la hauteur des Ă©changes et discussions menĂ©es, au regard de l’importance des problĂ©matiques soulevĂ©es. « La qualitĂ© est un avantage comparatif de premier plan », a indiquĂ© Ernest Gwaboubou aux acteurs prĂ©sents au Castel Hall de Bonapriso, expliquant que la clĂ© de la compĂ©titivitĂ© se trouve lĂ .

D’aprĂšs le Minmidt, experts, chefs d’entreprises et autres intervenants du secteur doivent s’engager, aux cĂŽtĂ©s de pouvoirs publics, « Ă  finaliser la structuration de notre dispositif national de la qualitĂ© (
) pour l’intĂ©rĂȘt des consommateurs des biens et services que nous produisons. ». Une soirĂ©e des partenaires a refermĂ© la page de cette 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©.
Grand prix cycliste Chantal Biya: Martial Roman, vainqueur

Steve LIBAM

Le Français de la sélection Auvergne RhÎne-Alpes a remporté la 16e édition ; Hervé Raoul Mba, premier Camerounais, a fini troisiÚme hier.

12 secondes. C’est le retard qu’HervĂ© Raoul Mba, le coureur de SNH vĂ©lo club, accusait sur le maillot jaune, Martial Roman, Ă  l’entame de la derniĂšre Ă©tape du Tour cycliste international Chantal Biya, hier, entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©. La conquĂȘte du maillot jaune, qui Ă©chappe aux cyclistes camerounais depuis la victoire d’HervĂ© NguĂ© Ngock en 2013, semblait jouable. Les encadreurs des Camerounais affichaient mĂȘme leur optimisme. Mais hĂ©las ! Alors qu’HervĂ© Raoul Mba est virtuellement maillot jaune, d’aprĂšs l’entraĂźneur national, DieudonnĂ© Ntep, le cycliste casse le cĂąble du dĂ©railleur de son vĂ©lo, Ă  moins de 10 km de l’arrivĂ©e. En fin de course, HervĂ© Raoul Mba n’a pas pu attaquer Martial Roman, qui semblait pourtant prĂ©senter des signes de fatigue. Un problĂšme mĂ©canique, un dĂ©tail, une malchance qui vient s’ajouter aux chutes successives de Damien Tekou en 2014 Ă  8 km de la ligne d’arrivĂ©e et de Clovis Kamzong Abossolo en 2015. Des accidents qui avaient Ă©galement privĂ© les Camerounais du gain de la course. A l’issue de la 16e Ă©dition de la compĂ©tition, les cyclistes locaux se contentent de deux lauriers : le titre de la meilleure Ă©quipe dĂ©crochĂ© par SNH vĂ©lo club et le maillot du meilleur africain d’HervĂ© Raoul Mba. TroisiĂšme au classement final, ce dernier finit Ă  22 secondes du maillot jaune.

Hier, l’étape SangmĂ©lima-YaoundĂ©, la plus longue du Grand prix cycliste international Chantal Biya (169 kilol-tres), a Ă©tĂ© remportĂ©e par le Rwandais Jean-Bosco Nsengimana. Un parcours avec moins de difficultĂ©s que les prĂ©cĂ©dents. Il fallait traverser une route vallonnĂ©e dans les 40 premiers km et les 47 derniers kilomĂštres, avec un relief intermĂ©diaire fait de plats et faux-plats montants. Jean-Bosco Nsengimana l’a parcouru en 4h09mn42s. L’arrivĂ©e Ă  YaoundĂ© au Boulevard du 20 mai a Ă©tĂ© vĂ©cue dans la liesse populaire, avec des habitants massĂ©s en bordure de route pour encourager les cyclistes. Les autoritĂ©s sportives et administratives de la rĂ©gion du Centre Ă©taient Ă©galement prĂ©sentes. Un show culturel de circonstance a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© au peloton. De mĂȘme, des cadeaux de la marraine du tournoi, la PremiĂšre dame Chantal Biya, ont Ă©tĂ© remis aux coureurs et encadreurs. Enfin, le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, a dĂ©cernĂ© le maillot jaune et le trophĂ©e du vainqueur Ă  Martial Roman. Le Français a parcouru les 578 km du circuit en quatre Ă©tapes avec un chrono de 14h20mn11s. Il termine devant son coĂ©quipier de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes, Simon Guglielmi.
Desserte des lignes intérieures par Camair-Co: La relance

Eric Vincent FOMO

Depuis vendredi, grĂące Ă  un vol inaugural, la compagnie aĂ©rienne nationale dessert la rĂ©gion de l’Ouest. Au grand bonheur de ses clients.

Un ciel clĂ©ment. Une foule compacte. Un aĂ©roport rĂ©novĂ©. Tous les ingrĂ©dients Ă©taient rĂ©unis, vendredi dernier, pour faire du vol inaugural de la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) Ă  Bafoussam une rĂ©ussite. Lorsque le MA 60, de marque TJ-QDA, baptisĂ© « Le Logone », foule le tarmac de l’aĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, c’est la joie totale. L’appareil reçoit un bain d’eau des vĂ©hicules de lutte contre incendie de l’aĂ©roport. Les hĂŽtes de luxe qui s’y trouvent avec en tĂȘte le ministre des Transports Edgard Alain Mebe Ngo’o, qu’accompagnent les ministres Basile Atangana Kouna (Minee), Dr TaĂŻga (Minepia) et le PCA de la Camair-Co, Mefiro Oumarou, peuvent alors descendre sereinement. Ils sont ovationnĂ©s par le public qui a affluĂ© tĂŽt le matin pour vivre l’évĂ©nement. Ce vol en provenance de YaoundĂ© est le second de cette journĂ©e mouvementĂ©e aprĂšs celui venu de Douala tĂŽt le matin et ayant Ă  son bord, le Dg de la Camair-Co, Ernest Dikoum.

L’hymne national est entonnĂ©. Suivi de la remise du bouquet de fleurs. Les allocutions prennent le relais. Tous les intervenants insistent sur l’aubaine que constitue l’arrivĂ©e de Camair-Co pour la ville de Bafoussam. Le rĂȘve devenu rĂ©alitĂ©. Emmanuel Nzete, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam parle de « bouffĂ©e d’oxygĂšne » pour toutes les populations de l’Ouest, les malades nĂ©cessitant une Ă©vacuation sanitaire urgente et plus encore pour les opĂ©rateurs Ă©conomiques et les hommes d’affaires gĂ©nĂ©ralement tenus par le temps et les dĂ©lais de livraison. Il demande aux populations de donner vie Ă  cet aĂ©roport et de prendre ainsi la main que le gouvernement vient de leur tendre Ă  travers la Camair-Co.

TouchĂ© par l’accueil et la mobilisation, le Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum, se dit fier et prĂ©cise que l’ouverture de cette nouvelle escale constitue un acte fondateur, le dĂ©ploiement d’une grande ambition : celle d’une intense couverture du rĂ©seau domestique, un vĂ©ritable maillage du Cameroun sur le plan aĂ©rien, car plusieurs rĂ©gions attendent de pouvoir accueillir les aĂ©ronefs de Camair-Co. Tout aussi heureux, le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o, rappelle que l’inauguration de la desserte de Bafoussam procĂšde de la dĂ©marche mĂ©thodique que le prĂ©sident de la RĂ©publique a engagĂ©e pour le redressement de Camair-Co. Le plan de redressement Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de l’Etat prĂ©voit l’ouverture de 27 dessertes dont cinq Ă  l’international, 13 au niveau rĂ©gional et neuf dans le rĂ©seau domestique, ainsi que l’acquisition progressive d’ici 2020 d’une flotte composĂ©e de neuf aĂ©ronefs.
Maintenir le cap

Dossiers de la redaction
Olivier LAMISSA KAIKAI

La rĂ©ouverture de l’aĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, marquĂ©e par la rĂ©ussite du vol inaugural de Camair-Co dans la capitale de l’Ouest, vendredi dernier, est une bonne nouvelle pour l’économie nationale. L’on peut dire que la relance est sur la bonne voie. La compagnie aĂ©rienne nationale se propose ainsi d’écrire une nouvelle page, en desservant cette ligne intĂ©rieure jadis abandonnĂ©e, dĂ©laissĂ©e pour diverses raisons. Cela constitue, Ă  n’en point douter, un vĂ©ritable coup de fouet Ă  l’essor Ă©conomique de cette rĂ©gion dont les populations et les opĂ©rateurs Ă©conomiques sont bien connus pour leur dynamisme et leur capacitĂ© Ă  promouvoir le dĂ©veloppement local, national. Ils sont donc bien servis. Pour le dĂ©marrage, trois vols sont prĂ©vus par semaine. Le chemin vers les vols quotidiens et plusieurs vols en week-end en direction de l’Ouest, au regard de la densitĂ© des activitĂ©s, est balisĂ©.
Aux dires du top management, Bafoussam n’est d’ailleurs qu’une premiĂšre Ă©tape. D’autres destinations sont inscrites dans le programme de relance des vols domestiques. Bamenda, chef-lieu de la rĂ©gion du Nord-Ouest, un autre pĂŽle Ă©conomique important, est la prochaine destination sur l’agenda. Bertoua, capitale de l’Est, un terreau de prĂ©dilection des forestiers et exploitants miniers, attend son heure. Kribi, la citĂ© balnĂ©aire, caresse le rĂȘve de voir plus de touristes dĂ©ferler sur ses plages, Ă  bord des vols Camair-Co, dans un proche avenir. Et bien d’autres villes telles que Koutaba sont dans l’attente. Il est Ă  espĂ©rer que le programme de la desserte domestique ainsi Ă©laborĂ© ne soit grippĂ©, par le non-respect de cette programmation. Cela constituerait un mauvais signal et donnerait du grain Ă  moudre aux sceptiques et autres contempteurs de la compagnie nationale.
Cette ambition de voir Camair-Co dans les principales villes camerounaises se veut la traduction dans les faits de son plan de redressement et de dĂ©veloppement, Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de l’Etat. En effet, il est prĂ©vu neuf dessertes dans le rĂ©seau domestique sur l’ouverture de l’ensemble de 27 dessertes par Camair-Co dont cinq Ă  l’international et treize au niveau rĂ©gional. Le segment de marchĂ© domestique, faut-il le souligner, Ă©tait jusque-lĂ  une niche non-exploitĂ©e qui peut permettre Ă  Camair-Co de renflouer sa trĂ©sorerie. Parce que la demande solvable existe selon toutes les Ă©tudes de marchĂ© rĂ©alisĂ©es. Toutefois, pour relever le nouveau challenge de la rentabilitĂ© des lignes intĂ©rieures et maintenir le cap, il faut bien que certaines contraintes liĂ©es notamment aux infrastructures soient levĂ©es.
Poisson Ă  Kribi: la saison est bonne

Economie
Pierre Rostand ESSOMBA

Dans tous les marchés de la ville, les prix des produits de mer ont connu une grande baisse.

Il est 9h 30. En cette matinĂ©e ensoleillĂ©e, le dĂ©barcadĂšre de Mboa Manga Ă  Kribi est noir de monde. PrĂšs du quai, Martin Yaga, 43 ans, pĂȘcheur artisanal, assis dans un coin, peut enfin se dĂ©tendre. L’homme vient de passer deux jours et deux nuits en haute mer. Son sourire confirme sa bonne humeur. Il vient d’écouler prĂšs de 200 kg de poisson. Bars, soles, carpes, brochets, dorades, crabes et langoustes. Toutes ces variĂ©tĂ©s tĂ©moignent d’une saison florissante du poisson. « De mi-septembre Ă  mars, le produit est disponible en quantitĂ© et en qualitĂ© », fait savoir Martin Yaga. En fonction de la marĂ©e, l’on peut vendre prĂšs de 300 kg de poisson.
Pour ce qui est des prix, ils varient selon les espĂšces. Les bars, les carpes et les dorades coĂ»tent entre 2000 et 3000 F le kilogramme, chez les pĂȘcheurs. Et 2500, voire 3000 F chez les revendeurs. Ce n’est donc plus un secret, le prix du poisson a baissĂ© Ă  Kribi. Tout le monde peut dĂ©sormais en consommer. Dans les marchĂ©s de la ville, l’on achĂšte un tas de trois bars moyens Ă  1200 F. Un kilogramme de crevettes Ă  4000 F. Le matin, dans les plages, l’on rencontre des femmes portant des cuvettes sur la tĂȘte proposant aux passants du poisson. Mercredi et samedi sont jours de grand marchĂ©. De 8 h Ă  17 h, c’est la bonne ambiance dans les diffĂ©rents marchĂ©s de poisson Ă  Kribi. Ici, on nĂ©gocie. LĂ , on encaisse de l’argent. « Tout le monde trouve son compte. Ma marge bĂ©nĂ©ficiaire est de 7000 F en moyenne, par jour », dit Martial Koko, revendeur. La marchandise non-Ă©coulĂ©e, quant Ă  elle, est conservĂ©e dans de grandes chambres froides. Le produit sera tout du moins vendu dans un dĂ©lai de trois jours. A Mboa Manga, tout comme Ă  NgoyĂš ou Ă  Londji, les mini-restaurants se trouvant au bord de l’eau rivalisent d’adresse. Les femmes, spĂ©cialistes de la cuisson du poisson Ă  la braise, se frottent les mains. Chacune d’elles a son secret pour Ă©laborer les assaisonnements les plus exquis. Les fins gourmets et les gourmands ont l’embarras du choix. « Je braise le kilogramme de poisson Ă  1500 F et mon gain varie entre 15 000 F et 50 000 F par jour », dĂ©clare RĂ©gine Bewingue.
UniversitĂ© de Dschang: une passerelle vers l’emploi

Dossiers de la redaction
Gibrile KENFACK TSABDO

L’institution est rĂ©solument tournĂ©e vers des curricula de formation pourvoyeurs de dĂ©bouchĂ©s.

Sourire aux lĂšvres, Ulrich Nguepnang boucle les modalitĂ©s de son inscription en GĂ©ographie dans la FacultĂ© des Lettres et Sciences humaines de l’universitĂ© de Dschang (UDs). RencontrĂ© ce vendredi (30 septembre ; Ndlr), le jeune homme de 17 ans qui vient Ă  peine d’obtenir son baccalaurĂ©at, dit avoir optĂ© pour la gĂ©ographie « qui peut lui permettre de facilement s’intĂ©grer dans la vie active ». « Les dĂ©bouchĂ©es ici sont multiples. On m’a fait savoir que c’est une discipline carrefour qui peut me permettre d’enseigner, d’ĂȘtre dĂ©mographe ou de travailler dans les ONG ».
A Dschang, il semble avoir trouvĂ© son compte. L’universitĂ© comprend sept Ă©tablissements dont trois qui dĂ©livrent des enseignements entiĂšrement professionnels. Il s’agit de la FacultĂ© d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA), de l’Institut Universitaire de Technologie Fotso Victor (IUT-FV) de Bandjoun et de l’Institut des Beaux-Arts de Foumban (IBAF).
Les quatre autres sont des facultĂ©s classiques (Lettres et Sciences Humaines, Sciences Economiques et Gestion, Sciences Juridiques et Politiques, Sciences) qui proposent globalement une trentaine de filiĂšres de formation professionnelle aux niveaux Licence et Master. L’institution que dirige le Pr Roger Tsafack Nanfosso va plus loin, notamment en introduisant dans les filiĂšres facultaires classiques des unitĂ©s d’enseignement ou des cours « professionnalisants », de sorte Ă  imprĂ©gner les Ă©tudiants Ă  des domaines professionnels donnĂ©s. Dans cette logique, les cours d’Initiation Ă  la crĂ©ation d’entreprises et d’Ethique sont obligatoires pour tous les Ă©tudiants du premier cycle.
« Il est question pour nous de prĂ©parer tous les Ă©tudiants, y compris ceux qui frĂ©quentent les filiĂšres facultaires classiques, Ă  aborder le monde de l’emploi comme employeur ou employĂ© douĂ© d’un sens de citoyennetĂ© qui conditionne le progrĂšs humain », souligne le recteur. La crĂ©ation des filiĂšres professionnelles obĂ©it Ă  une logique de contribution concrĂšte de l’UDs au dĂ©veloppement. Ces filiĂšres, poursuit notre interlocuteur, suivent les tendances du marchĂ© de l’emploi, et constituent soit une rĂ©ponse Ă  une demande des entrepreneurs, soit une anticipation sur ce dont les entreprises ou les individus auront besoin dans un futur proche ou lointain.
MajoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun: faut-il revoir l’ñge ?

Dossiers de la redaction
Paul EBOA

Le dĂ©bat qui ne date pas d’aujourd’hui refait surface.

La question fait de plus en plus dĂ©bat. En rĂ©alitĂ©, ce dĂ©bat ne date pas d’aujourd’hui .Il ressurgit plutĂŽt avec les mĂȘmes passions et la mĂȘme interrogation de fond Ă  savoir : « Faut-il revoir la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun ? »
La question n’est pas sans objet puisque la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun est de 20 ans. L’alinĂ©a 3 de l’article 2 de la Constitution liĂ© au titre premier relatif Ă  l’Etat et Ă  la souverainetĂ© est clair et sans Ă©quivoque : « Le vote est Ă©gal et secret. Y participent tous les citoyens ĂągĂ©s d’au moins 20 ans ». En fait, seuls les citoyens ayant au moins 20 ans sont autorisĂ©s Ă  s’inscrire sur les listes Ă©lectorales et accomplir le devoir de voter. Force est cependant de constater que ces privilĂ©giĂ©s ont une prĂ©rogative Ă  cĂŽtĂ© d’autres Camerounais qui auraient certainement souhaitĂ© se retrouver dans la mĂȘme situation qu’eux. Il suffit d’observer l’engouement suscitĂ© par la premiĂšre inscription auprĂšs de quelques jeunes pour se rendre compte que le devoir de voter est un privilĂšge auquel de nombreux citoyens aspirent.
Certes, tout le monde ne peut pas voter. Ni au Cameroun. Ni ailleurs. NĂ©anmoins, il convient d’intĂ©grer certaines rĂ©alitĂ©s. Parmi lesquelles la responsabilitĂ© pĂ©nale. L’alinĂ©a 4 de l’article 80 de la loi N° 2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pĂ©nal Ă©nonce : « Le majeur de 18 ans est pleinement responsable ». C’est tout dire par rapport Ă  la capacitĂ© d’assumer ses responsabilitĂ©s Ă  cet Ăąge-lĂ . C’est pour cette raison que certains estiment qu’à l’ñge de 18 ans, le citoyen peut assumer toutes ses responsabilitĂ©s y compris celle de voter si la loi lui en donne la possibilitĂ©. La notion de responsabilitĂ© Ă  l’ñge de 18 ans est d’autant plus Ă©vidente que l’alinĂ©a 3 de l’article 80 reconnaĂźt que « Le mineur ĂągĂ© de plus de 14 ans et de moins de 18 ans, pĂ©nalement responsable, bĂ©nĂ©ficie de l’excuse attĂ©nuante ». De lĂ  Ă  solliciter l’harmonisation entre la majoritĂ© pĂ©nale et la majoritĂ© Ă©lectorale, il n’y a qu’un pas que beaucoup n’hĂ©sitent pas Ă  franchir.
La majoritĂ© Ă©lectorale pourrait alors ĂȘtre rĂ©visĂ©e et ramenĂ©e Ă  18 ans au mĂȘme niveau que la majoritĂ© pĂ©nale. Tant il est vrai qu’on ne peut pas ĂȘtre pĂ©nalement responsable est l’ĂȘtre moins au plan civique. Ou alors, on ne peut pas ĂȘtre responsable au plan civique et l’ĂȘtre moins au plan pĂ©nal. Quoique dĂ©terminant, cet argument ne saurait faire pencher la balance pour ou contre la rĂ©vision de la majoritĂ© Ă©lectorale. Ce n’est pas l’objet de cette tribune. Il s’agit plutĂŽt d’ouvrir le dĂ©bat.
Agriculture: 50 jeunes dans les champs

Régional
Pierre CHEMETE

Sur une superficie de 100 hectares, ils ont dĂ©jĂ  valorisĂ© 10 ha. Le DGA de l’Agence du service civique national de participation au dĂ©veloppement a visitĂ© le site vendredi.

Yadia est une zone pĂ©riphĂ©rique, situĂ©e Ă  environ 15 km de Bertoua. C’est lĂ , dans ce domaine de 100 ha cĂ©dĂ© grĂące Ă  l’implication de la mairie de Bertoua II que l’agriculture «jeunes» prend forme. Un projet portĂ© par 50 volontaires (soit quatre filles), de la cuvĂ©e 2016, issus de diffĂ©rents coins de la rĂ©gion de l’Est.
Mus par le souci de se prendre en charge, ces jeunes volontaires se sont mis ensemble pour lancer le business agricole sous l’encadrement de l’agence rĂ©gionale du service civique de participation au dĂ©veloppement. Les activitĂ©s ont dĂ©marrĂ© il y a quelques mois. Ce n’était pas facile au dĂ©but, reconnaissent-ils. Ils ont ouvert la route et veulent construire sur place. Les techniciens du ministĂšre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural sont mis Ă  contribution. Plus de 10 ha sont dĂ©jĂ  valorisĂ©s, en pleine croissance. Ici, la prioritĂ© est accordĂ©e au maĂŻs, manioc, piment, plantes maraĂźchĂšres. Mais surtout l’originalitĂ© est l’introduction de la culture du riz.
Toutes ces activitĂ©s se dĂ©veloppent. Et le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l’Agence du service civique national de participation au dĂ©veloppement s’en est rendu compte. Esua John Enow a visitĂ© ce village pionnier, le 7 octobre dernier. Il Ă©tait porteur du message d’encouragement des pouvoirs publics Ă  ces jeunes volontaires. Cette descente sur le terrain vise Ă  vĂ©rifier si le projet est une rĂ©alitĂ©. «Je suis satisfait, parce que je vois le maĂŻs, le manioc, le riz
, en croissance. Je vois comment vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©s Ă  changer le Cameroun par votre travail; il faut croire Ă  ce que vous ĂȘtes. Et l’agence va vous soutenir», s’est exprimĂ© le DGA. GalvanisĂ©s par ces propos, ces jeunes volontaires ont promis de ne pas baisser la garde.
Adamaoua: Alhadji Ahmadou Modibbo: le guide, la foi et la terre sainte

Régional
Alain MAZDA

A 41 ans, l’encadreur agréé des pĂšlerins de l’Adamaoua, promoteur de Sama Voyages vient de recevoir trois prix dont deux Ă  la Mecque.

La silhouette de Alhadji Ahmadou Modibbo se distingue dĂ©jĂ  depuis quelques annĂ©es dans l’univers des agences de voyage agréées pour l’accompagnement des fidĂšles musulmans en terre sainte de l’islam. La derniĂšre vague des pĂšlerins de la rĂ©gion de l’Adamaoua est arrivĂ©e le 7 octobre 2016. Ce jour-lĂ , il est assailli par des familles venues lui tĂ©moigner leur amitiĂ©. Cette annĂ©e, pas moins de trois distinctions lui ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©es. Deux en terre sainte et une au Cameroun.
La premiĂšre, c’est le 3 octobre dernier, un tableau d’honneur pour la meilleure organisation de la Umra. Du fait de sa dĂ©marche dans l’accompagnement des pĂšlerins en terre sainte depuis sept annĂ©es, le diplĂŽme du meilleur convoyeur des pĂšlerins lui est attribuĂ© lors du rĂ©cent Umra, Ă  Djedda, la capitale Ă©conomique de l’Arabie Saoudite, le 3 octobre 2016. A cette occasion, la toute premiĂšre le Camerounais originaire de l’Adamaoua qui caracole en tĂȘte des encadreurs des pĂšlerins du Cameroun, s’est, une fois de plus, manifestĂ© par la qualitĂ© de ses prestations. Le 5 octobre, en outre, le bureau local Ă  la Mecque en charge des Camerounais, lui dĂ©cerne aussi un autre diplĂŽme pour magnifier la qualitĂ© de ses prestations.
De retour au pays, c’est la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du Tourisme et des Loisirs de l’Adamaoua qui rehausse l’escarcelle de ses gratifications. Cette fois, lors d’une cĂ©rĂ©monie tenue dans les services du gouverneur, le 27 septembre, il reçoit la reconnaissance de la nation pour ses prestations. Il est alors le meilleur Ă©tablissement dans l’encadrement des pĂšlerins dans la rĂ©gion de l’Adamaoua. Ses premiers mots sont pour Allah qui permet que tout soit possible.
Cameroon Tribune du mardi, 18 octobre 2016.
Activité commerciale: Ces tricheries qui nous pénalisent

Josy MAUGER

Reconditionnement de riz avariĂ©, siphonnage de gaz domestique vente de poulets morts et rallongement de date de pĂ©remption sont entre autres procĂ©dĂ©s qu’adoptent certains opĂ©rateurs vĂ©reux.

A l’intĂ©rieur d’un grand entrepĂŽt au quartier Mvog-Ada Ă  YaoundĂ©, des centaines de sacs de riz avariĂ©, couverts de moisissure sont entassĂ©s les uns sur les autres et cĂŽtoient des produits consommables. Certains Ă  moitiĂ© vides et dĂ©chirĂ©s dĂ©versent de grandes quantitĂ©s de riz sur le sol. Une forte odeur d’humiditĂ© flotte dans cette piĂšce sombre. De vieux sacs jonchent le sol, on y dĂ©couvre Ă©galement des appareils de poids et mesures. C’est cette ambiance que le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a dĂ©couverte vendredi en mi-journĂ©e. En fait, le propriĂ©taire Ă©tait soupçonnĂ© de reconditionner du riz avariĂ© et de l’écouler dans les marchĂ©s de la ville. MĂȘme si celui-ci a niĂ© les faits, le Mincommerce lui a quand-mĂȘme signifiĂ© que conserver un si important stock de riz et dans des conditions peu hygiĂ©niques constitue dĂ©jĂ  une fraude. Toujours chez le mĂȘme opĂ©rateur, on a retrouvĂ© des centaines de sachets de sucre camerounais, estampillĂ©s « made in France ». Parlant toujours de duperie sur la marchandise, un cas similaire a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©couvert dans la ville de Douala, il y a quelques jours, au quartier BonabĂ©ri. Le faussaire avait alors apprĂȘtĂ© pour l’écoulement dans les marchĂ©s, prĂšs de 4000 sacs de riz estampillĂ©s aux Ă©tiquettes de marque de riz de bonne qualitĂ©.

Des pratiques comme celles-ci Ă©tant lĂ©gion, tout laisse croire qu’elles sont devenues l’exercice favori de certains opĂ©rateurs Ă©conomiques. Les Ă©quipes du Mincommerce ont par exemple saisi jeudi dernier au quartier Kondengui Ă  YaoundĂ©, une cargaison de prĂšs d’un millier de poulets de chair morts, en provenance de Bafoussam et en passe d’ĂȘtre vendue. L’autre cas non moins dangereux est celui du siphonnage du gaz domestique. Un opĂ©rateur a Ă©tĂ© surpris en train de manipuler les bonbonnes et transvaser le gaz dans un camp familial il y a une semaine, toujours Ă  Kondengui. A son actif, prĂšs de 435 bouteilles de gaz saisies par les Ă©lĂ©ments du Mincommerce. Une bouteille de 12,5 kg Ă©tait rĂ©partie en deux, voire trois bonbonnes SCTM. Ce sont les multiples plaintes de mĂ©nagĂšres qui ont amenĂ© les Ă©lĂ©ments du ministĂšre Ă  lancer leur investigation. D’autres opĂ©rateurs avides d’argent s’amusent mĂȘme Ă  changer les Ă©tiquettes de dates de pĂ©remption de produits dĂ©jĂ  avariĂ©s. D’aprĂšs l’un qui a requis l’anonymat, lors des dĂ©stockages dans certains supermarchĂ©s, certains commerçants achĂštent en gros des produits consommables dont la date de pĂ©remption est proche et en collent d’autres afin de rallonger l’échĂ©ance. MĂȘme si le cas d’importants stocks de sucre saisis derniĂšrement dans les marchĂ©s de la ville de YaoundĂ© par les Ă©quipes du Mincommerce n’est pas dangereux pour les consommateurs, il n’en demeure pas moins que des pratiques commerciales illicites du genre font croire Ă  une pĂ©nurie du produit, faisant place Ă  la spĂ©culation.
Emprunt obligataire 2016: L’Etat rĂ©colte 165 milliards de F

Josiane TCHAKOUNTE

Les rĂ©sultats de l’opĂ©ration publiĂ©s hier rĂ©vĂšlent un montant de souscriptions de 173 milliards de F.

Les rĂ©sultats des souscriptions Ă  l’emprunt obligataire par appel public Ă  l’épargne « ECMR5, 5% Net 2016-2021 » lancĂ© par l’Etat du Cameroun le 20 septembre dernier ont Ă©tĂ© rendus publics hier. Via un communiquĂ© de presse Ă  l’attention de la communautĂ© des investisseurs, le consortium de banques (Afriland First Bank, EDC Investment Corporation et SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun) chef de file de l’emprunt rĂ©vĂšle que l’opĂ©ration a Ă©tĂ© souscrite Ă  hauteur de 115,43%.

Pour la quatriĂšme fois consĂ©cutive, aprĂšs les opĂ©rations de 2010, 2013 et 2014, les offres dĂ©passent la demande. En effet, l’emprunt 2016 de l’Etat du Cameroun visait Ă  mobiliser 150 milliards de F. Il s’avĂšre qu’au terme de la pĂ©riode de souscription (du 27 septembre au 12 octobre), les investisseurs ont souscrit pour un montant total de 173 145 080 000 F. C’est 23 milliards de F en plus que la somme sollicitĂ©e par l’Etat du Cameroun. D’aprĂšs le consortium de banques, cette somme correspond aux 112 milliards de F reprĂ©sentant la prise ferme des banques collectĂ©s au dĂ©but des souscriptions, additionnĂ©s Ă  l’offre des personnes physiques et morales. Celle-ci s’élĂšve Ă  61 145 080 000 F.

Selon le communiquĂ© de presse publiĂ© hier, l’émetteur, l’Etat du Cameroun en l’occurrence, « a prĂ©fĂ©rĂ© plafonner la levĂ©e des fonds au montant de 165 000 000 000 F ». Ce qui veut dire que l’Etat retiendra finalement 165 milliards de F, au lieu de 150 milliards de F comme initialement souhaitĂ©. Soit 15 milliards de F de plus. Une demande de surallocation autorisĂ©e par la Commission des marchĂ©s financiers, le rĂ©gulateur. Au finish, la prioritĂ© a Ă©tĂ© accordĂ©e aux titres souscrits par les personnes physiques et morales non bancaires. Elles ont Ă©tĂ© intĂ©gralement servies suivant les quantitĂ©s demandĂ©es. Celles-ci s’élĂšvent Ă  6 068 768 titres, sur un total de plus de 17 millions de titres demandĂ©s. Le reste (11,2 millions) souscrit par les Ă©tablissements bancaires. L’essentiel des souscripteurs (638 sur 647) est basĂ© au Cameroun. Deux au Congo, un au Gabon, en CĂŽte d’Ivoire, en France, au Japon, aux Etats-Unis, en Ethiopie et en GuinĂ©e Ă©quatoriale. Pour ce dernier pays, la seule souscription enregistrĂ©e s’élĂšve Ă  huit milliards de F.

L’usage des fonds est dĂ©jĂ  connu. Comme indiquĂ© dans la note d’information de l’emprunt obligataire, l’argent sera rĂ©parti entre 14 projets prĂ©alablement identifiĂ©s. Un communiquĂ© du ministĂšre des Finances est attendu dans les tout prochains jours pour expliquer l’usage qui sera fait des 15 milliards de F supplĂ©mentaires retenus.
PĂȘche: La manne de Maga

Patrice MBOSSA

MalgrĂ© les difficultĂ©s liĂ©es Ă  l’entretien du lac artificiel de Maga, les pouvoirs publics ne lĂ©sinent sur aucun moyen pour en faire un instrument de dĂ©veloppement.

Un lac dans le Sahel. Un lac artificiel, concrĂ©tisation de la volontĂ© politique de l’Etat. Il est situĂ© dans le chef-lieu de l’arrondissement du mĂȘme nom, dĂ©partement du Mayo-Danay, rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. Il s’agit d’un outil de dĂ©veloppement mis en place en 1978, en vue de faire de cette zone un bassin de production du riz. Le lac artificiel de Maga, c’est 150 km2 de superficie en pĂ©riode d’étiage. En pĂ©riode de crue, il atteint 360 km2 pour une quantitĂ© d’eau estimĂ©e Ă  600 000 000 m3 d’eau. Il s’étend sur une longueur de 27 km ; allant de la localitĂ© de Guirvidig jusqu’au dĂ©versoir de Pouss. L’eau qui s’y jette est captĂ©e d’un peu partout : elle vient de quelques cours d’eau du Mayo-Danay, du DiamarĂ©, des monts Mandara dans le Mayo-Tsanaga, du plateau de l’Adamaoua
 Selon M. Daliwa, chef du centre d’alevinage et du contrĂŽle de pĂȘche, ce lac contient 63 espĂšces de poissons. Le lac de Maga est, pour ainsi dire, la mamelle nourriciĂšre des riverains puisque c’est de cette vaste Ă©tendue d’eau que les populations tirent l’essentiel de leurs ressources.

Selon certaines indiscrĂ©tions, c’est du retour d’une visite d’Etat effectuĂ©e Ă  Baden Baden, en Allemagne en 1974, qu’Ahmadou Ahidjo, le premier prĂ©sident de la rĂ©publique, a dĂ©cidĂ© de crĂ©er le lac artificiel dans cet endroit dĂ©sert ; Ă  l’époque un bled. Lui-mĂȘme est allĂ© Ă  Maga le 18 juillet 1982 apprĂ©cier l’ouvrage rĂ©alisĂ©. Ce souvenir reste vivace dans l’esprit des populations de Maga. C’était Ă  l’époque oĂč le sĂ©nateur Youssoufa Daoua dĂ©cĂ©dĂ© le 11 octobre 2015 Ă©tait le chef de ce qui Ă©tait encore le district de Maga. La digue Ă©tait encore toute neuve. Aujourd’hui, l’ouvrage a pris de l’ñge. Des renards (fissures) se crĂ©ent par endroits sur cette digue en terre, provoquant ainsi l’écoulement de l’eau en aval du barrage constituant un rĂ©el danger pour les populations riveraines. Mais, l’Etat veille.

La maĂźtrise de l’eau du lac de Maga rĂ©side dans la maĂźtrise de certains ouvrages tels que les berges, les digues de protection des berges du lac ou du Logone, car dĂšs qu’il y a rupture au niveau des berges du Logone, les eaux se dĂ©versent dans le Lac Maga. Ce fut le cas en 2012, quand une inondation meurtriĂšre a Ă©tĂ© enregistrĂ©e. En effet, le barrage-digue du lac de Maga qui n’avait pas Ă  l’époque subi un entretien rĂ©gulier n’a pu contenir toute la quantitĂ© d’eau qui est venue faire le trop-plein. En septembre 2015, les autoritĂ©s administratives de Maga et les populations ont encore eu des sueurs froides par rapport Ă  cette digue de protection dont les travaux d’urgence prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique ont Ă©tĂ© officiellement lancĂ©s. Ils sont exĂ©cutĂ©s par l’entreprise SOTCOCOG tandis que l’entreprise GEYSER s’occupe en outre de la berge du Logone, mais aussi de la rĂ©habilitation de 7500 ha des pĂ©rimĂštres rizicoles de la SEMRY. Ceci, en attendant les travaux en profondeur tels que prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Car, ce lac dont presque tout le dĂ©partement du Mayo-Danay tire l’essentiel des ressources est un prĂ©cieux instrument de dĂ©veloppement mis en place en vue de la prospĂ©ritĂ© des populations riveraines.
PĂȘche: La manne de Maga

Patrice MBOSSA

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Levier de l’économie

La pratique de l’agriculture, et prĂ©cisĂ©ment de la riziculture est la raison d’ĂȘtre de la mise en place du lac de Maga. Sur ce point, l’Etat qui s’appuie sur la SociĂ©tĂ© d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua (SEMRY) ne cesse de jouer son rĂŽle d’encadrement des cultivateurs. Ces derniĂšres annĂ©es, il a consenti d’énormes moyens financiers pour le renouvellement des Ă©quipements de cette sociĂ©tĂ© Ă  caractĂšre public. En 2011, la SEMRY a Ă©tĂ© dotĂ©e de 12 pompes hydrauliques toutes neuves. L’acquisition de ce matĂ©riel a Ă©tĂ© une vĂ©ritable Ă©pine que les pouvoirs publics enlevaient ainsi des pieds des responsables de cette entreprise, car aprĂšs plus de 30 annĂ©es de fonctionnement, les premiĂšres pompes installĂ©es dĂšs la crĂ©ation de la SEMRY Ă©taient devenues vĂ©tustes et tombaient rĂ©guliĂšrement en panne. A cĂŽtĂ© de ces pompes hydrauliques, l’Etat a, en outre, consenti de moyens colossaux pour l’acquisition ou la rĂ©paration des engins de labour. A cĂŽtĂ© de la riziculture, principale source de devises des populations, il y a aussi l’activitĂ© de pĂȘche.

Ibrahim Boukar, le maire de Maga, nous a affirmĂ© que le premier avantage que sa commune tire de la prĂ©sence du lac rĂ©side dans le paiement des taxes, Ă©tant donnĂ© que des milliers de personnes viennent y mener leurs activitĂ©s de pĂȘche et tous les usagers sont assujettis au paiement des taxes. GrĂące au lac artificiel, Maga est devenu une grande plaque tournante de la commercialisation du poisson. Les pouvoirs publics ne mĂ©nagent aucun effort dans l’accompagnement de tous ceux qui vivent des revenus tirĂ©s du lac. L’organisation des vendeuses des poissons en groupes d’initiatives communes, la mise Ă  disposition des fumoirs modernes gĂ©rĂ©s par les femmes et l’ouverture d’une chambre froide au centre d’alevinage et des pĂȘches de Maga sont quelques exemples qui attirent les visiteurs.
Abattoir industriel et Mini-laiterie de NgaoundĂ©rĂ©: C’est presque fait !

Brice MBEZE

Le Minepia a visitĂ© les deux chantiers hier. Les travaux sont en voie d’achĂšvement.

Le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le Dr TaĂŻga, en visite de travail Ă  NgaoundĂ©rĂ©, est reparti Ă  YaoundĂ© avec deux bonnes nouvelles. La premiĂšre : le chantier de construction de l’abattoir industriel avance bien. « Les travaux sont rĂ©alisĂ©s Ă  80% », aux dires des ingĂ©nieurs. La deuxiĂšme bonne nouvelle : la mini-laiterie est opĂ©rationnelle. Les yaourts sortis de cette petite usine situĂ©e au plateau Mardock, en face du lycĂ©e bilingue, ont Ă©tĂ© servis aux visiteurs Ă  l’heure du cocktail. Les produits se consommaient comme de petits fours. Le Minepia a dĂ©marrĂ© sa visite de chantier par Wakwa, sur la route de Meiganga. Au bord de la Vina se dresse dĂ©sormais l’abattoir industriel de NgaoundĂ©rĂ©, un projet du Plan d’urgence triennal. Le chantier sera livrĂ© en dĂ©cembre prochain. L’ouvrage a dĂ©jĂ  pris forme. Le circuit d’abattage a Ă©tĂ© expliquĂ© au Minepia par Gonzalo Lucas Zamora, le directeur du projet pour le compte de l’entreprise espagnole qui a gagnĂ© le marchĂ©. Les explications prĂ©liminaires ont Ă©tĂ© fournies Ă  la forte dĂ©lĂ©gation par Roger Yiwe, chef de projet de construction des abattoirs et entrepĂŽts frigorifiques au Minepia.

L’abattoir industriel est une chaĂźne intĂ©grĂ©e. Il peut traiter plus de 250 bĂȘtes par jour. RĂ©pondant Ă  une question sur la disponibilitĂ© de la matiĂšre premiĂšre, le Minepia rassure : «les bƓufs seront disponibles. Le plateau de l’Adamaoua est la premiĂšre zone d’élevage des bovins du pays. Ce n’est pas un hasard si NgaoundĂ©rĂ© a Ă©tĂ© choisie comme site de construction de cet abattoir. » Juste aprĂšs Wakwa, le Minepia, qu’accompagnait le gouverneur de la rĂ©gion de l’Adamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, a mis le cap sur le plateau Mardock. LĂ -bas, il a apprĂ©ciĂ© les rĂ©sultats du Programme d’amĂ©lioration de la productivitĂ© agricole-Appui au dĂ©veloppement de la filiĂšre laitiĂšre (PAPA/ADFL). Ce programme vient de rĂ©aliser l’un de ses projets-phares : la construction et l’équipement de quatre mini-laiteries Ă  NgaoundĂ©rĂ©, Meiganga, Garoua et Maroua. L’industrie animale visitĂ©e peut traiter 2000 litres de lait. Le Dr Mohammadou Bamanga, rĂ©gisseur du Programme PAPA, a expliquĂ© aux hĂŽtes le circuit de fabrication des produits. Outre les yaourts, la mini-laiterie peut produire le fromage, le beurre...AprĂšs les visites de terrain, le Minepia a eu des sĂ©ances de travail avec les associations d’éleveurs impliquĂ©es dans ces deux projets d’envergure. L’abattoir industriel, comme la mini-laiterie ont un dĂ©fi commun : aprĂšs la construction, il faudra passer Ă  la phase d’exploitation et de gestion. Ça ne sera pas une mince affaire.
Grand prix cycliste Chantal Biya: la compĂ©tition prend de l’envergure

Sports
Steve LIBAM

MĂȘme si la victoire finale a Ă©chappĂ© aux Camerounais, la course a encore gagnĂ© en notoriĂ©tĂ©.

Sur le plan sportif, aprĂšs 578km rĂ©partis en quatre Ă©tapes, la 16e Ă©dition du Grand prix international cycliste Chantal Biya a Ă©tĂ© relevĂ©e. Hormis le dĂ©roulement de la derniĂšre Ă©tape entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©, oĂč Martial Roman, le coureur de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes a conservĂ© son maillot jaune, la tunique du premier au classement individuel au temps a toujours changĂ©. L’Ivoirien CissĂ© Issiaka et le Suisse Dimitri Bussard l’ont aussi portĂ©. Les quatre Ă©tapes ont Ă©galement eu des laurĂ©ats diffĂ©rents : CissĂ© Issiaka, Martial Roman, Soufiane Sahbaoui (Maroc) et Jean Bosco Nsengimana (Rwanda). L’allure de la course a connu des pics comme lors de la 1Ăšre Ă©tape entre YaoundĂ© et Bafia, oĂč CissĂ© Issiaka est arrivĂ© une vingtaine de minutes avant les prĂ©visions des organisateurs.
La seule ombre au tableau vient des Camerounais Ă  qui le maillot jaune a, une nouvelle fois, Ă©chappĂ© comme c’est le cas depuis 2013 et la victoire d’Yves NguĂ© Ngock. Les cyclistes locaux n’ont du reste pas remportĂ© de victoire d’étape. Pour d’aucuns, certaines Ă©quipes invitĂ©es Ă©taient clairement au-dessus des Camerounais qui manquent de compĂ©titions. Pour d’autres, l’absence de JĂ©rĂ©mie Nzeke et celle de Damien Tekou pourraient avoir Ă©tĂ© handicapantes. « HervĂ© Raoul Mba avait peut-ĂȘtre une Ă©quipe un peu plus faible que d’habitude, mais Clovis Kamsong Abossolo lui a donnĂ© un gros coup de main », pense Jean-Pierre Coppenolle, le commissaire de l’Union cycliste internationale (UCI). Mais pour DieudonnĂ© Ntep, l’entraĂźneur national, « C’est un non Ă©vĂšnement. Je ne vois pas pourquoi on parlerait de leur absence. Lorsqu’un coureur est sanctionnĂ© par son club, nous ne pouvons pas le prendre dans l’équipe nationale. Nous avions les meilleurs coureurs disponibles. ». HervĂ© Raoul Mba s’est tout de mĂȘme illustrĂ© en remportant les maillots du meilleur Africain et du meilleur Camerounais. Le coureur de SNH vĂ©lo club, qui a terminĂ© 3e Ă  22s du vainqueur au classement gĂ©nĂ©ral, aurait pu espĂ©rer davantage. Mais il a Ă©tĂ© victime d’une panne mĂ©canique Ă  moins de 10km de l’arrivĂ©e alors qu’il Ă©tait virtuellement maillot jaune.
Au plan organisationnel, il y a eu peu de couacs, mĂȘme si on peut regretter le fait que tous les vĂ©hicules de la caravane ne disposaient pas de Radio Tour pour suivre en temps rĂ©el la compĂ©tition. La course est classĂ©e 2.2 dans la nomenclature de l’UCI. Cela signifie qu’il s’agit d’une course Ă  Ă©tapes oĂč on peut engager une sĂ©rie d’équipes nationales, continentales et des clubs. Neuf Ă©quipes en provenance de France, de SlovĂ©nie, de CĂŽte d’Ivoire, du Rwanda, du Maroc et du Cameroun Ă©taient engagĂ©es, cette annĂ©e, pour un peloton constituĂ© d’une cinquantaine de cyclistes.
Championnats étrangers: Njie de retour

Sports
Josiane R. MATIA

Le Camerounais a retrouvĂ© une place titulaire Ă  l’Olympique de Marseille le week-end dernier lors du succĂšs 1-0 face Ă  Metz.

OM-Metz. C’était l’une des affiches les plus en vue de la 9e journĂ©e de Ligue 1 française le week-end dernier. Les deux clubs restaient sur de mauvaises performances et chacun espĂ©rait tirer son Ă©pingle du jeu. L’intĂ©rĂȘt de cette rencontre remportĂ©e par l’OM (1-0) rĂ©sidait aussi dans la prĂ©sence de quatre Camerounais sur la pelouse. D’un cĂŽtĂ©, Georges Mandjeck et BenoĂźt Assou-Ekotto, qui vivait sa premiĂšre titularisation, chez les Messins et de l’autre, les Olympiens Henri Bedimo et Clinton Njie. Ce dernier a retrouvĂ© la pelouse aprĂšs plusieurs semaines d’indisponibilitĂ© pour cause de blessure, alignĂ© d’entrĂ©e de jeu aux cĂŽtĂ©s de Bafetimbi Gomis en attaque. Si son retour a Ă©tĂ© jugĂ© mitigĂ© par la presse française, Clinton Njie, auteur d’un but et une passe dĂ©cisive en cinq matchs, peut se targuer d’avoir Ă  plusieurs reprises essayĂ© de doubler la mise. Sans rĂ©ussite, il est vrai, avec des tirs souvent non cadrĂ©s et une deuxiĂšme mi-temps transparente.
Au cours de cette mĂȘme journĂ©e, Guy Roland Ndy Assembe a vĂ©cu une soirĂ©e difficile avec Nancy, lors de la rĂ©ception du PSG (1-2). Le gardien camerounais s’est ratĂ© sur sa sortie lors du premier but, s’est fait lober sur le deuxiĂšme, se montrant peu sĂ»r de lui lors de ses interventions. A Lyon, c’est sur le banc que Nicolas Nkoulou a assistĂ© Ă  la dĂ©faite de son Ă©quipe Ă  Nice 2-0. Une situation Ă  laquelle il n’est pas forcĂ©ment habituĂ© et qui suscite dĂ©jĂ  des rumeurs de dĂ©part. En Allemagne, Eric Maxim Choupo-Moting, auteur d’un but en sept journĂ©es de Bundesliga, a tout de mĂȘme offert la passe dĂ©cisive qui permet Ă  Schalke d’obtenir le point du nul (1-1) contre Augsburg.
CAN de handball: les Lionnes se prépareront au Brésil

Sports
AngĂšle BEPEDE

La sélection nationale féminine poursuivra sa mise au vert en Amérique du Sud dÚs le 2 novembre prochain.

Elles n’ont pas de surnom explosif. Mais, depuis la mĂ©daille d’argent aux Jeux africains l’an dernier, les Lionnes du handball ont soif de trophĂ©e. Pour leur sixiĂšme regroupement, pas moins que le BrĂ©sil dans cette prĂ©paration inĂ©dite du collectif. Les protĂ©gĂ©es de Jean-Marie Zambo ont commencĂ© en janvier la mise au vert dans la perspective de la 22e Ă©dition de la coupe d’Afrique des nations de handball (28 novembre – 2 dĂ©cembre). Le tirage au sort a placĂ© le Cameroun dans le groupe A avec l’Angola, le pays organisateur, la CĂŽte d’Ivoire, la RDC et le SĂ©nĂ©gal. Le groupe B compte la Tunisie (champion en titre), l’AlgĂ©rie, le Congo, la GuinĂ©e et l’Egypte.
Pourquoi le BrĂ©sil ? Tentative d’explication avec le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de handball, Raymond Mbita Mvaebeme : « C’est un pays oĂč nous ne serons pas dĂ©paysĂ©s par rapport aux conditions climatiques en Angola. En plus, le pays est dotĂ© de trĂšs bonnes infrastructures et accorde un soin particulier aux Ă©changes sur le plan diplomatique. Le pays a de trĂšs bons clubs, nous aurons de bons sparring-partners ». Le BrĂ©sil sera donc la derniĂšre Ă©tape d’une prĂ©paration hiĂ©rarchisĂ©e. « Nous ferons les fixations des organisations collectives en attaque et en dĂ©fense en conservant la philosophie de jeu que nous dĂ©veloppons », dĂ©crit le sĂ©lectionneur. 22 joueuses seront du voyage prĂ©vu dĂšs le 2 novembre Ă  Sao Paulo et seules 18 rejoindront Luanda.
Au BrĂ©sil, les Lionnes veulent donc entretenir leur « philosophie de jeu ». D’oĂč les six sparring-partners annoncĂ©s et triĂ©s par les meilleurs clubs fĂ©minins du championnat brĂ©silien. Deux autres matchs sont envisagĂ©s contre des Ă©quipes du championnat masculin juniors. « Nous voulons des joueuses plus athlĂ©tiques, plus robustes en dĂ©fense. Nous pratiquons la dĂ©fense offensive. L’on dĂ©veloppe de moins en moins les attaques placĂ©es. Il faut permettre aux joueuses d’intĂ©grer cela », poursuit Jean-Marie Zambo.