Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du jeudi, 13 octobre 2016.
La riposte s’organise contre le Commerce illicite

Dossiers de la redaction
Alliance NYOBIA

L’opĂ©ration « Halte au commerce illicite » lancĂ©e en aoĂ»t 2016 se traduit par des saisies rĂ©guliĂšres et redonne de l’espoir aux producteurs locaux.

Dans l’enceinte de l’ancienne Direction gĂ©nĂ©rale des douanes Ă  Douala ce 12 octobre, une rutilante Mercedes ML 350 de couleur noire est immobilisĂ©e. Des sabots de la douane aux roues. Le vĂ©hicule n’est pas immobilisĂ© pour s’ĂȘtre garĂ© sur un parking rĂ©servĂ©, non. En fait, il est entrĂ© frauduleusement sur le territoire camerounais. Une dame le conduisait dans la ville de Douala quand, suite Ă  un renseignement, il a Ă©tĂ© saisi dans le cadre de l’opĂ©ration « Halte au commerce illicite » (Halcomi), lancĂ©e par les douanes camerounaises le 16 aoĂ»t 2016. Selon des informations obtenues par CT, l’ensemble du territoire est divisĂ© en trois zones : la premiĂšre englobe le Littoral, le Sud-Ouest, le Nord-Ouest et l’Ouest ; la deuxiĂšme, le Centre, le Sud et l’Est, et la troisiĂšme l’Adamaoua, le Nord et l’ExtrĂȘme-Nord.
« Les saisies sont quotidiennes », explique Jean Ayissi Awono, inspecteur principal des douanes, coordonnateur Halcomi Zone 1. Il prĂ©cise que l’opĂ©ration combat les grands trafics, la contrebande et la contrefaçon. Le douanier rappelle qu’en dĂ©but d’annĂ©e, le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) avait soumis Ă  son administration une liste de produits subissant de plein fouet les effets de la contrebande : cigarette, lait, ciment, pĂątes alimentaires, biĂšres, liqueurs, vins, jus de fruits, huiles de table, biscuits, etc.
Le 28 septembre dernier, 12 containers contenant de la biĂšre, du vin rouge et du whisky ont Ă©tĂ© saisis au port de Douala. La cargaison s’apprĂȘtait Ă  quitter l’enceinte portuaire. Quelques jours plus tĂŽt, 4000 sacs de riz Ă©taient pris Ă  Limbe. LĂ , c’était une tentative d’exportation vers le Nigeria. Ou plutĂŽt de rĂ©exportation frauduleuse (certains opĂ©rateurs, profitant des abattements sur le riz Ă  l’import, en font venir sur le territoire camerounais, censĂ© en ĂȘtre la destination finale, puis le rĂ©exportent en visant une confortable plus-value). Dans la foulĂ©e, 380 autres sacs de riz ont Ă©tĂ© saisis, toujours dans le chef-lieu du Fako, et des milliers de palettes de jus et de biĂšre en canette Ă  YoupwĂš (Douala, zone portuaire) et Ă  Ekondo-Titi (Sud-Ouest).
Le trafic de carburant est Ă©galement ciblĂ© par l’opĂ©ration Halcomi, laquelle revendique Ă  ce jour la prise de quelque 50.000 mille litres de carburant au total (voir encadrĂ©). Coups de filets gĂ©nĂ©ralement effectuĂ©s en mer, avec l’appui des bases navales de Douala et de Limbe. La police et la gendarmerie apportent aussi leur contribution dans ce combat.
Sans en dĂ©voiler les ressorts stratĂ©giques, le coordonnateur de la Zone 1 indique : « Halcomi s’appuie sur le quadrillage des services opĂ©rationnels, et a des Ă©quipes mobiles qui agissent sur renseignement ». Il n’y a donc pas de « poste fixe », connu Ă  l’avance et contournable Ă  souhait par les contrebandiers. C’est « une grosse opĂ©ration de rĂ©pression », poursuit Jean Ayissi Awono, ajoutant que du fait du commerce illicite, certaines entreprises locales ont mis du personnel en congĂ© technique. Une question se pose maintenant : Halcomi, jusqu’à quand ?
Sa'a a sa radio communautaire

Culture
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le média de proximité du département de la Lékié a été inauguré mercredi par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary.

Sur la frĂ©quence 99.0 Mhz, les populations du dĂ©partement de la LĂ©kiĂ© peuvent dĂ©sormais capter la M’Malli Fm qui veut dire le « Tam-tam », la radio communautaire de Sa’a. La dame ĂągĂ©e d’une dĂ©cennie vient de recevoir une cure de jouvence. Et les populations de ce dĂ©partement n’ont pas boudĂ© le plaisir de cette rĂ©novation Ă  travers chants et danses. La preuve, elles se sont rendues massivement Ă  la place de fĂȘtes de ce dĂ©partement hier Ă  l’occasion de son inauguration. Une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary qu’accompagnaient Stanley Mutumba Simataa, prĂ©sident de la confĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’Unesco en visite officielle au Cameroun, Youssouf Hadidja Alim, ministre de l’Education de base, par ailleurs, prĂ©sidente de la Commission nationale de l’Unesco pour le Cameroun, Yaouba Abdoulaye, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat) et les autoritĂ©s administratives de cette localitĂ©.
Au cours de cette cĂ©rĂ©monie retransmise en direct en langue eton sur les ondes, Jean Blaise Messina Noah, maire de la commune de Sa’a a remerciĂ© le gouvernement camerounais et l’Unesco pour ce joyau qui dispose d’équipements up to date. « C’est une radio de proximitĂ© qui a pour objectif le dĂ©veloppement social et participatif », s’est-il rĂ©joui. Pour cette Ɠuvre initiĂ©e par les femmes de la LĂ©kiĂ©, le ministre Yaouba Abdoulaye a indiquĂ© que ce sont trois milliards 46 millions de F, qui ont Ă©tĂ© mis Ă  la disposition du projet d’Appui au dĂ©veloppement local Ă  travers les radios communautaires depuis 2013. Dans le pipe, ce sont 21 qui seront rĂ©novĂ©es grĂące au partenariat technique de l’Unesco.
Le ministre Issa Tchiroma Bakary, dans son discours d’inauguration a rappelĂ© le rĂŽle important de cette catĂ©gorie de mĂ©dias pour la paix et la stabilitĂ© de notre pays. Ceci dans la mesure oĂč ils facilitent l’accĂšs au savoir et Ă  la connaissance, ingrĂ©dients essentiels pour le dĂ©veloppement. C’est dans cette optique que le Mincom leur donne droit Ă  l’aide publique Ă  la communication privĂ©e. Un comitĂ© de pilotage de ces radios y a Ă©galement vu le jour dans son dĂ©partement ministĂ©riel. D’aprĂšs lui, « cette radio n’appartient Ă  personne. C’est pourquoi, il a invitĂ© les uns et les autres Ă  en faire bon usage. Ainsi un chĂšque de deux millions de F et les clĂ©s d’une moto ont Ă©tĂ© remis Ă  AngĂšle Ekoussou, chef de station en guise d’appui au fonctionnement et Ă  la production des Ă©missions.
M’Malli Fm est dotĂ©e d’un Ă©quipement de derniĂšre gĂ©nĂ©ration, un centre multimĂ©dia avec des ordinateurs, une mini-bibliothĂšque, une salle de confĂ©rence, un centre des archives numĂ©riques. Elle couvre 70 km Ă  la ronde. « C’est un processus qui va s’étendre Ă  12 autres radios. Celles de Douala et le Sud-Ouest le seront Ă  la fin de ce mois », rassure Sophie Beyala Bekolo, coordonatrice des projets Unesco-YaoundĂ©. Ainsi va la magie des ondes via laquelle les femmes rurales peuvent partager leurs expĂ©riences dans plusieurs domaines.
Pourquoi la vente de pangolin est interdite

Societé
Yvette MBASSI-BIKELE

Jusqu’à prĂ©sent, la vente de ce petit mammifĂšre Ă  Ă©cailles Ă©tait rĂ©glementĂ©e mais bien lĂ©gale.

Le pangolin, petit mammifĂšre Ă  Ă©cailles bien connu des gargotiĂšres et de tous les amateurs de gibier, est menacĂ© d'extinction par le braconnage. Le 28 septembre dernier, il a obtenu la protection de la Convention internationale sur le commerce d'espĂšces sauvages menacĂ©es d'extinction (Cites) rĂ©unie Ă  Johannesburg dans le cadre de la 17e confĂ©rence des parties. À l'issue d'un vote, les huit espĂšces asiatiques et africaines connues du pangolin ont Ă©tĂ© inscrites Ă  l'annexe I de la Cites, qui interdit le commerce des espĂšces menacĂ©es.
Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© saluĂ©e comme une grande victoire par les dĂ©fenseurs de la faune dĂ©plorant le commerce jusqu'Ă  prĂ©sent lĂ©gal, mais rĂ©glementĂ© de ce mammifĂšre. «C'est un immense succĂšs et une rare bonne nouvelle pour l'une des espĂšces les plus menacĂ©es au monde. Cela met fin aux questions autour de la lĂ©galitĂ© du commerce, cela va rendre le trafic des criminels plus difficile», s'est rĂ©jouie Ginette Hemley, la chef de la dĂ©lĂ©gation de l'organisation mondiale de protection de la nature WWF, en appelant les 182 États-membres de la convention Ă  «faire appliquer rapidement la dĂ©cision». «D'ici dix ans, tous les pangolins pourraient ĂȘtre rayĂ©s de la carte», avait prĂ©venu la dĂ©lĂ©gation du Nigeria qui soumettait cette rĂ©solution au vote de la Cites.
Jusque-lĂ  dans l'ombre d'autres victimes menacĂ©es par le braconnage comme les Ă©lĂ©phants ou les rhinocĂ©ros, les pangolins sont actuellement victimes d'un vĂ©ritable massacre. Selon les spĂ©cialistes, plus d'un million d'entre eux ont fait l'objet d'un trafic au cours des dix derniĂšres annĂ©es. Leur chair dĂ©licate, mais aussi leurs os et organes sont trĂšs prisĂ©s des gourmets de diffĂ©rents pays. Selon les dĂ©fenseurs des pangolins, des restaurateurs chinois et vietnamiens peuvent dĂ©penser jusqu'Ă  1750 euros (environ 1 146 250 F) par animal pour en proposer Ă  leurs clients. Des guĂ©risseurs prĂȘtent aussi Ă  ses Ă©cailles en kĂ©ratine - la mĂȘme matiĂšre que la corne de rhinocĂ©ros ou les ongles humains - des vertus thĂ©rapeutiques, quand elles ne sont pas utilisĂ©es comme mĂ©diators pour les guitares. Et dans certaines cultures traditionnelles africaines, l'animal est connu pour Ă©loigner le mauvais sort.
Grand prix cycliste Chantal Biya: premiers coups de pédales

Sports
Steve LIBAM

AprÚs le lancement officiel de la course mercredi, la premiÚre étape relie jeudi, Yaoundé et Bafia.

C’est parti pour un parcours de 578 km au total. AprĂšs la cĂ©rĂ©monie de lancement officiel de la 16e Ă©dition du Grand prix cycliste international Chantal Biya et de prĂ©sentation des Ă©quipes engagĂ©es, mercredi Ă  l’esplanade de l’HĂŽtel de ville de YaoundĂ©, place Ă  la compĂ©tition. Les coureurs rentrent dans le vif du sujet jeudi avec l’étape YaoundĂ©-Bafia, longue de 122 km. Suivront respectivement les Ă©tapes YaoundĂ©-Ebolowa (155 km) ; Ngolbang (ZoĂ©tĂ©lĂ©)- Meyomessala (131 km) et SangmĂ©lima-YaoundĂ© (169 km) lors des trois prochains jours. Cette annĂ©e, le peloton est constituĂ© de neuf Ă©quipes (quatre europĂ©ennes, trois africaines et deux camerounaises), pour un total de 45 coureurs.
Du doyen Fofana Issiaka (CĂŽte d’Ivoire) qui a participĂ© Ă  toutes les seize Ă©ditions de la compĂ©tition, au petit nouveau, Nicolas Philippon (GSO- France), qui va dĂ©couvrir le Grand prix Chantal Biya, tous ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s hier au public. C’était en prĂ©sence notamment du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Sports et de l’Education physique, Oumarou Tado.
Une cĂ©rĂ©monie qui constitue une innovation de la compĂ©tition, cette annĂ©e, d’aprĂšs le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de cyclisme, HonorĂ© Yossi. Traditionnellement, la course Ă©tait lancĂ©e par un prologue dans les artĂšres de la capitale, YaoundĂ©. Le commissaire de la course sera le Belge Jean Pierre Coppenolle, qui officiera pour la deuxiĂšme fois au Cameroun aprĂšs 2014. Les coureurs camerounais tenteront de reconquĂ©rir le maillot jaune qui leur Ă©chappe depuis 2013 et la victoire d’Yves Ngue Ngock. Lors de la derniĂšre Ă©dition en 2015, c’est le Marocain Lahssani Moushine qui a remportĂ© la course.
Commerce illicite: La riposte s’organise

Alliance NYOBIA

L’opĂ©ration « Halte au commerce illicite » lancĂ©e en aoĂ»t 2016 se traduit par des saisies rĂ©guliĂšres et redonne de l’espoir aux producteurs locaux.

Dans l’enceinte de l’ancienne Direction gĂ©nĂ©rale des douanes Ă  Douala ce 12 octobre, une rutilante Mercedes ML 350 de couleur noire est immobilisĂ©e. Des sabots de la douane aux roues. Le vĂ©hicule n’est pas immobilisĂ© pour s’ĂȘtre garĂ© sur un parking rĂ©servĂ©, non. En fait, il est entrĂ© frauduleusement sur le territoire camerounais. Une dame le conduisait dans la ville de Douala quand, suite Ă  un renseignement, il a Ă©tĂ© saisi dans le cadre de l’opĂ©ration « Halte au commerce illicite » (Halcomi), lancĂ©e par les douanes camerounaises le 16 aoĂ»t 2016. Selon des informations obtenues par CT, l’ensemble du territoire est divisĂ© en trois zones : la premiĂšre englobe le Littoral, le Sud-Ouest, le Nord-Ouest et l’Ouest ; la deuxiĂšme, le Centre, le Sud et l’Est, et la troisiĂšme l’Adamaoua, le Nord et l’ExtrĂȘme-Nord.

« Les saisies sont quotidiennes », explique Jean Ayissi Awono, inspecteur principal des douanes, coordonnateur Halcomi Zone 1. Il prĂ©cise que l’opĂ©ration combat les grands trafics, la contrebande et la contrefaçon. Le douanier rappelle qu’en dĂ©but d’annĂ©e, le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) avait soumis Ă  son administration une liste de produits subissant de plein fouet les effets de la contrebande : cigarette, lait, ciment, pĂątes alimentaires, biĂšres, liqueurs, vins, jus de fruits, huiles de table, biscuits, etc.

Le 28 septembre dernier, 12 containers contenant de la biĂšre, du vin rouge et du whisky ont Ă©tĂ© saisis au port de Douala. La cargaison s’apprĂȘtait Ă  quitter l’enceinte portuaire. Quelques jours plus tĂŽt, 4000 sacs de riz Ă©taient pris Ă  Limbe. LĂ , c’était une tentative d’exportation vers le Nigeria. Ou plutĂŽt de rĂ©exportation frauduleuse (certains opĂ©rateurs, profitant des abattements sur le riz Ă  l’import, en font venir sur le territoire camerounais, censĂ© en ĂȘtre la destination finale, puis le rĂ©exportent en visant une confortable plus-value). Dans la foulĂ©e, 380 autres sacs de riz ont Ă©tĂ© saisis, toujours dans le chef-lieu du Fako, et des milliers de palettes de jus et de biĂšre en canette Ă  YoupwĂš (Douala, zone portuaire) et Ă  Ekondo-Titi (Sud-Ouest).

Le trafic de carburant est Ă©galement ciblĂ© par l’opĂ©ration Halcomi, laquelle revendique Ă  ce jour la prise de quelque 50.000 mille litres de carburant au total (voir encadrĂ©). Coups de filets gĂ©nĂ©ralement effectuĂ©s en mer, avec l’appui des bases navales de Douala et de Limbe. La police et la gendarmerie apportent aussi leur contribution dans ce combat.

Sans en dĂ©voiler les ressorts stratĂ©giques, le coordonnateur de la Zone 1 indique : « Halcomi s’appuie sur le quadrillage des services opĂ©rationnels, et a des Ă©quipes mobiles qui agissent sur renseignement ». Il n’y a donc pas de « poste fixe », connu Ă  l’avance et contournable Ă  souhait par les contrebandiers. C’est « une grosse opĂ©ration de rĂ©pression », poursuit Jean Ayissi Awono, ajoutant que du fait du commerce illicite, certaines entreprises locales ont mis du personnel en congĂ© technique. Une question se pose maintenant : Halcomi, jusqu’à quand ?
Wum-Bamenda Highway: Collapsed Bridge Hampers Traffic

LIENGU Etaka Esong

Governor Adolph Lele L’Afrique visited the site to understand the gravity of the situation.

People travelling between Bamenda and Wum in Menchum Division of the North West Region are now stranded on the banks of River Bafembe at Mile 36, Befang, following the collapse of the bridge linking Mezam and Menchum Divisions. The 12 by 4-metre bridge constructed during German colonial rule caved in on Sunday, October 9, 2016, after a downpour.

Following the construction of a new bridge, water was diverted towards Bafembe Bridge. Because the bridge could not withstand the heavy flow of water, it collapsed. At the site on Monday, October 10, 2016, some travellers were stranded as they waited for a makeshift bridge to cross over. Governor Adolph Lele L’Afrique, who came to see the situation for himself, called on the population to remain calm. He directed Wallang Construction Company working on the road to do its best to make the bridge passable. He said the Regional Delegate of Public Works was carrying out a study to come out with a cost estimate for the government to construct a new bridge over the river.

Governor Adolph Lele L’Afrique disclosed that government has made available 800 million FCFA to rehabilitate the Bamenda-Wum Highway. He therefore urged local people to collaborate with the company carrying out the rehabilitation for work to go faster. Meanwhile, the Regional Delegate for Public Works, Ndang Denise, said he was working on a proposal to send to the Minister for a makeshift bridge to be constructed River Bafembe in order to open up traffic.
Radios communautaires: M’Malli FM sur les ondes

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le média de proximité du département de la Lékié a été inauguré hier par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary.

Sur la frĂ©quence 99.0 Mhz, les populations du dĂ©partement de la LĂ©kiĂ© peuvent dĂ©sormais capter la M’Malli Fm qui veut dire le « Tam-tam », la radio communautaire de Sa’a. La dame ĂągĂ©e d’une dĂ©cennie vient de recevoir une cure de jouvence. Et les populations de ce dĂ©partement n’ont pas boudĂ© le plaisir de cette rĂ©novation Ă  travers chants et danses. La preuve, elles se sont rendues massivement Ă  la place de fĂȘtes de ce dĂ©partement hier Ă  l’occasion de son inauguration. Une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary qu’accompagnaient Stanley Mutumba Simataa, prĂ©sident de la confĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’Unesco en visite officielle au Cameroun, Youssouf Hadidja Alim, ministre de l’Education de base, par ailleurs, prĂ©sidente de la Commission nationale de l’Unesco pour le Cameroun, Yaouba Abdoulaye, ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat) et les autoritĂ©s administratives de cette localitĂ©.

Au cours de cette cĂ©rĂ©monie retransmise en direct en langue eton sur les ondes, Jean Blaise Messina Noah, maire de la commune de Sa’a a remerciĂ© le gouvernement camerounais et l’Unesco pour ce joyau qui dispose d’équipements up to date. « C’est une radio de proximitĂ© qui a pour objectif le dĂ©veloppement social et participatif », s’est-il rĂ©joui. Pour cette Ɠuvre initiĂ©e par les femmes de la LĂ©kiĂ©, le ministre Yaouba Abdoulaye a indiquĂ© que ce sont trois milliards 46 millions de F, qui ont Ă©tĂ© mis Ă  la disposition du projet d’Appui au dĂ©veloppement local Ă  travers les radios communautaires depuis 2013. Dans le pipe, ce sont 21 qui seront rĂ©novĂ©es grĂące au partenariat technique de l’Unesco.

Le ministre Issa Tchiroma Bakary, dans son discours d’inauguration a rappelĂ© le rĂŽle important de cette catĂ©gorie de mĂ©dias pour la paix et la stabilitĂ© de notre pays. Ceci dans la mesure oĂč ils facilitent l’accĂšs au savoir et Ă  la connaissance, ingrĂ©dients essentiels pour le dĂ©veloppement. C’est dans cette optique que le Mincom leur donne droit Ă  l’aide publique Ă  la communication privĂ©e. Un comitĂ© de pilotage de ces radios y a Ă©galement vu le jour dans son dĂ©partement ministĂ©riel. D’aprĂšs lui, « cette radio n’appartient Ă  personne. C’est pourquoi, il a invitĂ© les uns et les autres Ă  en faire bon usage. Ainsi un chĂšque de deux millions de F et les clĂ©s d’une moto ont Ă©tĂ© remis Ă  AngĂšle Ekoussou, chef de station en guise d’appui au fonctionnement et Ă  la production des Ă©missions.

M’Malli Fm est dotĂ©e d’un Ă©quipement de derniĂšre gĂ©nĂ©ration, un centre multimĂ©dia avec des ordinateurs, une mini-bibliothĂšque, une salle de confĂ©rence, un centre des archives numĂ©riques. Elle couvre 70 km Ă  la ronde. « C’est un processus qui va s’étendre Ă  12 autres radios. Celles de Douala et le Sud-Ouest le seront Ă  la fin de ce mois », rassure Sophie Beyala Bekolo, coordonatrice des projets Unesco-YaoundĂ©. Ainsi va la magie des ondes via laquelle les femmes rurales peuvent partager leurs expĂ©riences dans plusieurs domaines.
Infrastructures de la CAN féminine: La derniÚre main

Steve LIBAM

Sur les sites devant accueillir la compétition en novembre prochain, les travaux sont en phase terminale.

Le stade Omnisports de YaoundĂ© a changĂ©. Les riverains de l’infrastructure et les passants l’ont remarquĂ© depuis plusieurs jours. Nombre d’entre eux n’hĂ©sitent pas du reste Ă  se prendre en photo devant, nouvelle attraction architecturale du quartier, comme pour garder une preuve de cette mue. La toiture mĂ©tallique, posĂ©e il y a plusieurs jours attire les regards vers la « cuvette de Mfandena ». Hier, lors du passage de CT sur le site, des ouvriers s’activaient pour « les derniĂšres retouches ». VĂ©ritable chantier Ă  ciel ouvert, le stade Omnisports de YaoundĂ© est comme une ruche. Les ouvriers et ingĂ©nieurs sont au four et au moulin. MĂȘme la forte pluie qui s’est abattue hier sur la ville n’a pas ralenti l’exĂ©cution des travaux. Quitte pour cela Ă  patauger dans la fange. Ici, une bĂ©tonneuse tourne Ă  plein rĂ©gime pour des tĂąches de maçonnerie. LĂ  un peintre renouvelle les atours de la clĂŽture. Plus loin, d’autres engins du gĂ©nie civil sont Ă  l’Ɠuvre. Trop occupĂ©s, les ouvriers sont peu diserts sur leur travail. Avant d’ĂȘtre Ă©conduit, le reporter de CT a le temps de confirmer des informations donnĂ©es il y a quelques jours par le directeur du tournoi. La pose des siĂšges est terminĂ©e. D’aprĂšs notre source, les vestiaires sont Ă©galement achevĂ©s. A l’extĂ©rieur, le siĂšge de la Ligue rĂ©gionale de football du Centre a Ă©tĂ© dĂ©truit pour faire de la place. Les pylĂŽnes des projecteurs sont dressĂ©s. Le parking est marquĂ© et les lampadaires en place pour l’éclairage.

Aux stades annexes n°1 et 2, le changement est Ă©galement perceptible. Les amĂ©nagements sur ces sites semblaient Ă  la traĂźne il y a quelques mois et suscitaient de nombreuses apprĂ©hensions. Aujourd’hui, les pelouses, rĂ©guliĂšrement tondues, ont fiĂšre allure. Les problĂšmes d’arrosage un temps Ă©voquĂ©, ont Ă©tĂ© rĂ©solus. Au stade annexe n°1, les vestiaires sont en cours d’équipement. Quelques armoires sont dĂ©jĂ  en place pour les joueuses. Les douches sont prĂȘtes. Il ne manque qu’à les rendre fonctionnelles. L’eau chaude sera fournie grĂące Ă  l’énergie solaire. Sur le site hier, des techniciens de sĂ©curitĂ©-incendie Ă©taient Ă  l’Ɠuvre. Le bĂ©ton de propretĂ© pour les gradins a Ă©tĂ© posĂ©. « Nous sommes entre 80 et 85% de taux d’exĂ©cution. Il est prĂ©vu que les vestiaires ici soient livrĂ©s le 15 octobre prochain », confie RenĂ© Tabi, responsable du chantier pour Djeumo BTP. Au stade annexe n°2, l’on n’en est pas encore lĂ . Il faudra attendre deux semaines de plus. Ici, les carreleurs s’activent. Le plafond devrait ĂȘtre posĂ© aujourd’hui. Le stade militaire est, de son cĂŽtĂ©, quasi achevĂ©. Sur place, seuls quelques travailleurs sont Ă  l’Ɠuvre pour des « ultimes finitions ». Des dĂ©tails, rassure-t-on. D’ailleurs, lors du passage de CT hier, une Ă©quipe constituĂ©e de la mission de contrĂŽle et de responsables du ministĂšre des Sports et de l’Education physique entre autres, auscultait les travaux dans le cadre de leur rĂ©ception provisoire.
Cameroon Tribune du vendredi, 14 octobre 2016.
Condition de la femme rurale: ça promet

Yvette MBASSI-BIKELE

MĂȘme si beaucoup reste Ă  faire pour le plus grand nombre, la condition fĂ©minine connaĂźt des Ă©volutions non nĂ©gligeables dans l’arriĂšre-pays.

Maman G. Ngondzana, 50 ans, est venue vendre sa derniĂšre rĂ©colte de tomates et gombos au marchĂ© d’Etoudi, Ă  YaoundĂ©. Avant de repartir pour son village Ă  Obang, petite localitĂ© de la LĂ©kiĂ©, un petit tour chez la coiffeuse s’impose. Un accueil royal est rĂ©servĂ© Ă  la cinquantenaire bien connue sur les lieux. A une apprentie qui s’interroge sur ce que « fait la vieille avec une Ă©lĂ©gante coiffure en zone rurale », dame Ngondzana assĂšne : « Les temps ont changĂ©. Nous ne sommes plus des villageoises sales et pauvres. Notre encadreur –entendez la prĂ©sidente de leur association- nous donne l’éducation. Quand je finis de vendre mes vivres, alors je fais mon petit « nyanga ». J’achĂšte des provisions pour varier l’alimentation de ma famille. Je rĂ©serve quelque chose pour mes tontines et les activitĂ©s communautaires gĂ©nĂ©ratrices de revenus ».

C’est clair, le visage du monde rural est en train de changer ces derniĂšres annĂ©es. Et mĂȘme si cela est perçu comme un petit frĂ©missement dans un certain nombre de localitĂ©s seulement, il n’est pas sans impacter la condition des habitants en gĂ©nĂ©ral, les femmes particuliĂšrement. Pour ce qui est des activitĂ©s, tout d’abord les regroupements ont effectuĂ© un important travail de terrain et changĂ© les mentalitĂ©s. « Nous travaillons dĂ©sormais en groupe : ça paie plus. Nous avons aussi variĂ© nos activitĂ©s. Au-delĂ  de nos petites exploitations familiales et individuelles, nous sommes prĂ©sentes dans les Gic et associations qui font dans le petit Ă©levage, la pisciculture, les exploitations de manioc, maĂŻs, okok, banane-plantain, cacao, cafĂ© », explique ThĂ©rĂšse M., membre d’Oyili bininga, association rassemblant plus d’un millier de femmes dans le dĂ©partement de la LĂ©kiĂ©.

Avec le bĂ©nĂ©fice de leurs productions, les femmes veillent Ă  l’amĂ©lioration de leur quotidien. « Je n’attends plus tout de mon Ă©poux comme par le passĂ©. A chaque rentrĂ©e scolaire par exemple, il est certain de recevoir ma contribution pour la scolarisation de nos enfants. De plus, j’ai financĂ© Ă  moitiĂ© la construction de ma cuisine. Il arrive rĂ©guliĂšrement que j’épaule mon Ă©poux dans bien des projets. Je ne le dĂ©range plus pour mes habits ou ceux de mes enfants et mĂȘme les problĂšmes de santĂ© bĂ©nins. Mon mari est fier de moi », assure Marie Louise Bineli, membre d’un autre regroupement fĂ©minin dans la Haute-Sanaga. Cette embellie ne saurait cependant masquer tout ce qui reste Ă  faire, malgrĂ© les efforts rĂ©guliĂšrement consentis par les pouvoirs publics.

De nombreuses femmes sont toujours victimes de la pauvretĂ© nonobstant leur envie de s’en sortir ou le travail d’élĂ©phant qu’elles peuvent abattre. En cause, le difficile accĂšs aux voies de communication pour Ă©couler leurs productions, l’isolement, l’ignorance, les mentalitĂ©s rĂ©fractaires au dĂ©veloppement, les traditions rĂ©trogrades des sociĂ©tĂ©s phallocratiques, le difficile accĂšs Ă  la terre, entre autres.
Tour cycliste Chantal Biya: Un ivorien se détache

Steve LIBAM

CissĂ© Issiaka a remportĂ© la premiĂšre Ă©tape de l’épreuve hier entre Bafia et YaoundĂ© tandis qu’HervĂ© Raoul Mba, premier Camerounais au classement, est cinquiĂšme.

La deuxiĂšme Ă©tape, longue de 155 km, qui relie aujourd’hui YaoundĂ© Ă  Ebolowa devrait permettre aux coureurs camerounais de se racheter. Le parcours prĂ©sente un relief vallonnĂ© dans les 47 premiers kilomĂštres et deux cĂŽtes de premiĂšre et deuxiĂšme catĂ©gories, aux 106e et 150e km. Hier, tout s’est jouĂ© dans le dernier kilomĂštre lors de la premiĂšre Ă©tape entre YaoundĂ© et Bafia. A l’arrivĂ©e dans le chef-lieu du dĂ©partement du Mbam-et-Inoubou peu avant 13h hier, l’Ivoirien CissĂ© Issiaka, le Suisse Dimitri Bussard et le Français Nathanael Gery ont distancĂ© le reste du peloton. AprĂšs avoir passĂ© la lĂ©gĂšre cĂŽte Ă  l’entrĂ©e du centre commercial de la ville, une autre aprĂšs la descente du marchĂ©, Ă  un kilomĂštre de l’arrivĂ©e et un dernier virage Ă  gauche, CissĂ© Issiaka prend le meilleur sur les deux autres concurrents qui terminent respectivement deuxiĂšme et troisiĂšme. Il boucle l’étape longue de 122 km en 2h52 mn 07 s, avec respectivement 5 et 13 secondes d’avance sur ses poursuivants au podium.

L’étape, courue sur un rythme « trĂšs Ă©levĂ© », a Ă©tĂ© bouclĂ©e avec une vingtaine de minutes d’avance sur les prĂ©visions des organisateurs. Une cadence trop Ă©levĂ©e pour les coureurs camerounais ? Toujours est-il que le premier Ă  franchir la ligne d’arrivĂ©e, HervĂ© Raoul Mba (SNH vĂ©lo club), arrive en cinquiĂšme position, Ă  1mn 32 s du vainqueur. Il n’y a du reste que deux Camerounais parmi les dix premiers cyclistes. Ghislain Sikandi (Ă©quipe nationale), arrivant en septiĂšme position. L’étape d’hier avait un profil compliquĂ©, avec quelques montĂ©es dans la premiĂšre partie du parcours et une deuxiĂšme partie de plats et faux plats montants jusqu’à 5 kilomĂštres de l’arrivĂ©e. Par ailleurs, des nids-de-poule sur la chaussĂ©e ont ralenti quelquefois la cadence des coureurs.

Au final, CissĂ© Issiaka termine la premiĂšre Ă©tape avec une pluie de lauriers. HervĂ© Raoul Mba, de son cĂŽtĂ©, dĂ©tient le maillot blanc du meilleur Camerounais. Une rĂ©compense sponsorisĂ©e par votre journal, Cameroon Tribune. L’arrivĂ©e de l’étape a eu lieu dans une ville de Bafia en effervescence qui a rĂ©servĂ© un show culturel au peloton du 16e Grand prix cycliste international Chantal Biya, en prĂ©sence de certaines Ă©lites et autoritĂ©s administratives, dont le prĂ©fet du dĂ©partement, Maurice Tchoffo Sa’a.
Cerac: On se remobilise

Yvette MBASSI-BIKELE

A deux mois de la clĂŽture de l’exercice 2016, les membres de l’association caritative fondĂ©e par la premiĂšre dame, Chantal Biya, se sont retrouvĂ©s hier Ă  YaoundĂ©.

A l’entame des travaux du sĂ©minaire d’évaluation des activitĂ©s 2016, hier au siĂšge de l’institution sis au quartier administratif, la coordinatrice gĂ©nĂ©rale du Cercle des amis du Cameroun, Mme Linda Yang, n’est pas passĂ©e par quatre chemins pour exposer ses inquiĂ©tudes relativement Ă  la rĂ©alisation des projets. « Nous sommes seulement Ă  57% des objectifs, Ă  deux mois de la clĂŽture des activitĂ©s 
 En permettant cette assise, la prĂ©sidente- fondatrice nous permet de nous rĂ©armer et remobiliser », a indiquĂ© la coordinatrice gĂ©nĂ©rale, insistant sur la nĂ©cessitĂ© de la rencontre.

Ainsi, toutes les participantes ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©es sur l’engagement comme membre de l’auguste institution, avant de faire des propositions permettant de rééquilibrer le score en ce dernier trimestre de l’annĂ©e. Sur la base de l’analyse des forces et faiblesses de l’association, les problĂšmes rencontrĂ©s ainsi que leurs causes. C’est que des projets tardent encore Ă  ĂȘtre bouclĂ©s dans les rĂ©gions : le Centre, le Nord, l’Adamaoua, l’Ouest, le Sud-Ouest notamment. Lesdits projets portent entre autres sur la construction et la rĂ©habilitation d’infrastructures mĂ©dico-sociales de base ainsi que la remise de divers dons aux populations-cibles du Cerac.

Pour repartir d’un bon pied, l’ensemble des membres a Ă©tĂ© convoquĂ©. De mĂȘme que le Dieu crĂ©ateur et sa puissance cĂ©leste. En effet, une priĂšre inter religieuse Ă  laquelle prenaient part des imams, pasteurs et prĂȘtres a prĂ©cĂ©dĂ© les travaux. Sur la base de la parole divine, chaque officiant a encouragĂ© les membres du Cerac Ă  aller de l’avant quelles que soient les difficultĂ©s. Le sort de ces dames et leurs actions en faveur des dĂ©munis ont Ă©galement Ă©tĂ© recommandĂ©s au TrĂšs-Haut. Afin que le Cerac continue d’ĂȘtre un abri pour les sans-abri, le bon secours pour les pauvres, le rĂ©confort pour les rejetĂ©s et les dĂ©sespĂ©rĂ©s.
Nobel Prize in Literature: Bob Dylan Is Winner

Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

He is the first American to win the prize after Toni Morrison in 1993.

The 2016 Nobel Prize in Literature has been awarded to American singer-songwriter, Bob Dylan, for "having created new poetic expressions within the great American song tradition." This was announced yesterday, October 13, 2016 by the Permanent Secretary of the Swedish Academy committee that annually decides the recipient of the Nobel Prize, Sara Danius.

Bob Dylan is the 259th American to have won a Nobel, across all disciplines, and the first to win the literature prize since 1993. He is the ninth American to gain the literary laurel since the medals were founded in 1901. Regarded as the voice of a generation for his influential songs from the 1960s onwards, Bob Dylan won the Nobel Prize for Literature in a surprise decision that gave a singer-songwriter one of the world’s most prestigious cultural awards.

His songs such as “Blowin’ in the Wind,” “Masters of War,” “A Hard Rain’s a-Gonna Fall,” “The Times They Are a-Changin,” “Subterranean Homesick Blues” and “Like a Rolling Stone” captured a spirit of rebellion, dissent and independence. “Dylan has the status of an icon. His influence on contemporary music is profound,” the Swedish Academy said as they awarded him the 8 million Swedish crown ($930,000) prize. In an interview following the announcement, Danius elaborated on the Swedish Academy's decision: "He is a great poet in the English-speaking tradition, and he is a wonderful sampler
," Danius explained. "For 54 years now, he has been at it and reinventing himself, constantly creating a new identity,” he added.

More than 50 years on, Dylan is still writing songs and is often on tour. The 75-year-old artist will receive his award in Stockholm, Sweden, on December 10, 2016. Literature was the last of this year’s Nobel prizes to be awarded. The prize is named after dynamite inventor, Alfred Nobel and has been awarded since 1901 for achievements in science, literature and peace, in accordance with his will.
Artistes cherchent Visas

Culture
Rita DIBA

Une collecte de fonds doit leur permettre de participer au Salon international des musiques du monde de Rabat.

« On The Road To Visa For Music ». C’est le nom de l’opĂ©ration lancĂ©e par l’association ScĂšne d’EbĂšne afin de permettre Ă  certains artistes camerounais, du collectif Hip hop dĂ©veloppĂ© (HHD), Armand Biyag et le groupe Love N’ Live, de prendre part au Salon international des musiques du monde de Rabat (Maroc), dĂ©nommĂ© « Visa for Music », prĂ©vu en novembre prochain. Des artistes qui avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© de la premiĂšre vague d’expĂ©riences, « Sur la route du Masa ».
Et c’est Ă  Abidjan en CĂŽte d’Ivoire, oĂč se tenait le Masa 2016 (MarchĂ© des arts du spectacle africain) en mars dernier, que les contacts ont Ă©tĂ© Ă©tablis avec Brahim El Mazned, le directeur du festival de Rabat. Premiers rĂ©sultats concrets, en plus de l’invitation au Salon : 26 chambres d’hĂŽtel attendent la dĂ©lĂ©gation camerounaise sur place. Le plus dur maintenant, c’est la logistique pour arriver jusqu’au royaume chĂ©rifien. D’oĂč l’idĂ©e du concert du 6 octobre dernier Ă  Douala. Pour une collecte de fonds qui devait servir Ă  l’achat des billets d’avion des artistes invitĂ©s.
Un galop d’essai qui a permis d’évaluer les potentielles attentes du public, Ă  travers la rĂ©action des spectateurs de l’Institut français du Cameroun, antenne de la capitale Ă©conomique. Elle fut positive. Surtout au vu du talent qu’il y avait sur la scĂšne ce soir-lĂ . On a d’abord eu le collectif HHD : la voix fĂȘlĂ©e de Danielle Eog, les accents plus sages de Teety Tezano (tiens, Beyonce a de la concurrence !) et le timbre inclassable d’Adango Salicia, un diamant brut qui rappelle, Ă  bien des Ă©gards, la rĂ©bellion musicale de Sandra NkakĂš. Compositions solos, interprĂ©tations du groupe, styles musicaux multiples, jazz, funk, reggae, bend skin, on Ă©tait dĂ©jĂ  en plein dans la music trip pour Rabat.
Music trip plus locale, qui a continuĂ© avec la bande Ă  Rass Nganmo, Love N’ Live. Des poĂštes des sons, des images, des odeurs et des rythmes qui, avec leurs familles d’instruments, ont visitĂ© les quatre points cardinaux du Cameroun. En parlant du pays, Armand Biyag, qu’on redĂ©couvre Ă  chaque fois qu’il est sur scĂšne, aura rendu hommage Ă  la fois Ă  sa terre natale et Ă  un ainĂ©, en reprenant « Cameroun O Mulema » du bassiste Etienne Mbappe. Frissons en perspective donc pour cette 3e Ă©dition du Salon international des musiques du monde de Rabat.
Education: l’Unesco aux cĂŽtĂ©s des Ă©lĂšves de Mfou

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Jeudi, Stanley Mutumba Simataa, prĂ©sident de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’agence onusienne a remis un important don Ă  deux Ă©coles.

Du matĂ©riel didactique pour les Ă©lĂšves et enseignants des deux groupes scolaires d’application de Mfou. Notamment des outils pour les trois Ă  cinq ans, des cahiers pour ceux du primaire, des rames de papier, boĂźtes de craie pour les enseignants, sans oublier du matĂ©riel pour l’hygiĂšne et la salubritĂ©. Stanley Mutumba Simataa, prĂ©sident de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’Unesco en visite officielle au Cameroun, a donnĂ© du sourire jeudi dans cet arrondissement de la Mefou-et-Afamba, rĂ©gion du Centre. En compagnie du ministre de l’Education de base, Youssouf Hadidja Alim, par ailleurs, prĂ©sidente de la Commission nationale de l’Unesco pour le Cameroun et du prĂ©fet de la Mefou-et Afamba, Emmanuel Djickdent, entre autres personnalitĂ©s, l’hĂŽte du Cameroun a indiquĂ© que ce don est la manifestation de l’intĂ©rĂȘt que l’Unesco accorde Ă  l’éducation.
D’aprĂšs lui, l’éducation de qualitĂ© visĂ©e ne peut ĂȘtre atteinte, si les Ă©lĂšves ne disposent pas de fournitures scolaires ou si les enseignants n’ont pas de matĂ©riel de travail. C’est ainsi qu’il justifie cet appui aux groupes scolaires d’application de cette localitĂ©. Un geste qui n’a pas laissĂ© les bĂ©nĂ©ficiaires indiffĂ©rents. « Nous sommes trĂšs honorĂ©s d’abord par la visite de cette personnalitĂ© mais aussi pour les cadeaux qu’il nous apporte. Ils arrivent Ă  point nommĂ© et nous lui disons merci », a indiquĂ© Elisabeth Ndongo, directrice de l’Ecole publique d’application groupe II. Etablissement de plus 500 Ă©lĂšves. Dans cette mĂȘme lancĂ©e, le ministre a exprimĂ© la profonde gratitude des Ă©lĂšves, enseignants, parents, bref de l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative et du gouvernement, au donateur. Comme Ă  son arrivĂ©e Ă  Mfou, c’est sous les acclamations des Ă©lĂšves et enseignants massĂ©s le long de la route, que Stanley Mutumba Simataa a quittĂ© la localitĂ©.
Catastrophes: il faut réduire les risques

Régional
Alliance NYOBIA

Option Ă©voquĂ©e jeudi Ă  l’occasion de la journĂ©e internationale de prĂ©vention de ces drames.

Des jeunes de la commune de Douala 5e engagĂ©s dĂšs la matinĂ©e de ce 13 octobre dans une campagne d’assainissement. « Ils curent les drains et extraient du lit des riviĂšres ce que des gens y ont jetĂ© par incivisme », a expliquĂ© hier, Ă  la Salle des fĂȘtes d’Akwa, Jules Doret Ndongo, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du Minatd, chargĂ© des CollectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es. Il venait de prĂ©sider, au nom du ministre RenĂ© Emmanuel Sadi, l’ouverture solennelle des activitĂ©s marquant la cĂ©lĂ©bration de la JournĂ©e internationale de prĂ©vention des catastrophes (Jipc), Ă©dition 2016. L’incivisme, vĂ©ritable facteur aggravant du problĂšme.
Il ressort des propos du Mindel/Minatd qu’une grande bataille doit ĂȘtre menĂ©e au niveau des mentalitĂ©s, afin d’atteindre le but visĂ© par le thĂšme de la journĂ©e d’hier, « RĂ©duire la mortalitĂ© due aux catastrophes ». Des dizaines de jeunes Ă©taient ainsi prĂ©sents Ă  la cĂ©rĂ©monie, cibles idĂ©ales des causeries Ă©ducatives prĂ©vues au nombre des activitĂ©s liĂ©es Ă  la Jipc. Il faut « partager, sensibiliser, former et Ă©duquer », dira encore le ministre Ndongo. Afin d’inculquer dans les esprits aujourd’hui les attitudes et gestes qui sauveront demain. Lors d’une courte vidĂ©o projetĂ©e avant les allocutions, le public prĂ©sent a appris qu’au cours des 20 derniĂšres annĂ©es dans le monde, 1,3 million de personnes ont pĂ©ri suite Ă  des catastrophes.
Il faut donc que les acteurs locaux soient mieux outillĂ©s en matiĂšre de prĂ©vention des risques, et, particuliĂšrement en ce qui concerne Douala, de prĂ©vention des inondations. Le pari est certes difficile, vu les mentalitĂ©s qui se sont dĂ©veloppĂ©es chez nombre d’habitants. D’autres actions spĂ©cifiques prĂ©voyaient une mini-exposition des principaux acteurs et partenaires de la protection civile, des causeries avec des chefs de quartier et des responsables de marchĂ©s de la ville de Douala, de temps en temps victimes d’incendies. La capitale Ă©conomique a Ă©galement enregistrĂ©, ces derniers mois, des effondrements d’immeubles, entraĂźnant des morts d’homme. Quand on ajoute Ă  cela la quasi-rĂ©currence des inondations, l’urgence de sensibiliser, d’amener au changement de mentalitĂ© salutaire, s’impose d’elle-mĂȘme. Les activitĂ©s courent jusqu’à demain, 15 octobre.
La cĂ©rĂ©monie d’hier s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence du Sg de la rĂ©gion, Ludovic Etienne Ngbwa, reprĂ©sentant le gouverneur, du prĂ©fet du Wouri, Naseri Paul Bea, du directeur de la Protection civile au Minatd, Mme Yap, de divers Ă©lus locaux et chefs traditionnels.
Droits de l’Homme: l’avis de la sociĂ©tĂ© civile compte

Politique
Azize MBOHOU

La journĂ©e de consultation de ces acteurs en vue de l’élaboration du 4e rapport pĂ©riodique du Cameroun pour les Nations unies s’est tenue hier Ă  YaoundĂ©.

Ce que pensent les membres des Organisations de la sociĂ©tĂ© civile (OSC) de la situation des droits de l’Homme est fondamental dans le processus visant l’amĂ©lioration des conditions de vie au Cameroun. C’est le sens donnĂ© hier Ă  YaoundĂ©, Ă  l’ouverture de la journĂ©e de consultation des OSC, en vue de l’élaboration du 4e rapport pĂ©riodique du Cameroun au ComitĂ© des droits Ă©conomiques, sociaux et culturels des Nations unies (ComitĂ© DESC). L’initiative de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertĂ©s (CNDHL), Ă©tait placĂ©e sous l’égide de son vice-prĂ©sident, le Pr. James Mouangue Kobila.
En allant au fait, le Pr. Kobila rĂ©vĂšle que 80% des violations des droits de l’Homme dans le monde concernent les DESC. C’est-Ă -dire le difficile accĂšs Ă  un logement dĂ©cent ou Ă  des soins de santĂ©, Ă  la santĂ© ou Ă  l’énergie, l’insuffisance des infrastructures de transport, entre autres. Ainsi, bien qu’étant une recommandation des Nations unies d’impliquer les OSC Ă  l’élaboration dudit rapport, il est question d’amĂ©liorer son contenu. Connaissant donc la proximitĂ© de ces organisations auprĂšs des couches sociales diversifiĂ©es, il paraĂźt Ă©vident que l’enrichissement du rapport sera certain. A ce titre, le vice-prĂ©sident de la CNDHL a appelĂ© les acteurs de la SociĂ©tĂ© civile dont l’intĂ©rĂȘt pour les questions des droits de l’Homme est constant, Ă  apporter des contributions significatives et constructives, pour la conception d’un document complet et utile. Car, il est attendu d’eux une apprĂ©ciation critique du rapport, afin de s’assurer de la pertinence des informations qu’il contient. Ceci avant sa finalisation et sa soumission aux Nations unies par l’Etat du Cameroun en dĂ©cembre prochain.
Le ComitĂ© DESC est un organe instituĂ© pour superviser l’application du Pacte international des Nations unies relatif aux DESC. Il a Ă©tĂ© adoptĂ© le 16 dĂ©cembre 1966 et ratifiĂ© par le Cameroun en 2002. Cette instance reçoit le rapport des pays-membres tous les quatre ans.
NgaoundĂ©rĂ©: 400 laurĂ©ats de l’IAI prĂȘts Ă  l’emploi

Régional
Alain MAZDA

Issus de la «Promotion sĂ©nateur Baba Hamadou», ils ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  faire preuve d’audace.

L’opĂ©ration MINJEF 2035 continue son bonhomme de chemin. Mardi, 11 octobre dernier, plus de 400 laurĂ©ats de l'IAI, Centre technologique Paul Biya, ont reçu leurs parchemins en prĂ©sence de Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, gouverneur de la rĂ©gion de l’Adamaoua. La cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e dans la salle des fĂȘtes du lycĂ©e classique et moderne de NgaoundĂ©rĂ©.
Le n°1 de la rĂ©gion a invitĂ© les laurĂ©ats Ă  ĂȘtre audacieux dans la crĂ©ation des entreprises relevant du domaine de leur apprentissage. Car, les TIC sont aussi « un vecteur de dĂ©veloppement » de l’Adamaoua, a-t-il affirmĂ©. Armand Claude Abanda, reprĂ©sentant-rĂ©sident de l’IAI au Cameroun, a fait le dĂ©placement de NgaoundĂ©rĂ© pour la cĂ©rĂ©monie. Il en a profitĂ© pour rappeler aux titulaires de ces parchemins que « l’avenir est aussi aux TIC ». Il faut juste qu’ils saisissent la perche ainsi tendue par l’Institut africain d’informatique (IAI) et les pouvoirs publics qui essaient de plus en plus d’orienter la jeunesse vers ce crĂ©neau en friche.
Le reprĂ©sentant-rĂ©sident de l’IAI a annoncĂ© l’ouverture prochaine d’une formation supĂ©rieure de niveau universitaire en informatique dans la ville de NgaoundĂ©rĂ©. Celle-ci permettra Ă  terme aux Ă©tudiants et chercheurs de poursuivre leurs formations et de lancer la crĂ©ation des start-up. Le parrain de cette promotion de l’IAI, le sĂ©nateur Baba Hamadou, s’est fait un devoir de rappeler aux laurĂ©ats la rigueur et le souci de l’innovation qui doivent les guider dans leurs activitĂ©s. Il a insistĂ© sur les dĂ©rives liĂ©es aux pratiques pernicieuses des «dĂ©linquants du Net».
Bafoussam: le gouverneur prescrit la bonne gouvernance

Régional
Gibrile KENFACK TSABDO

Awa Fonka Augustine l’a martelĂ© durant l’installation de 15 nouveaux responsables rĂ©gionaux vendredi dernier.

« TĂąchez de promouvoir la bonne gouvernance et le travail dĂ©sintĂ©ressĂ© en luttant sans relĂąche contre la corruption dans l’exercice de vos fonctions ». Le gouverneur de l’Ouest Augustine Awa Fonka a rappelĂ© cette recommandation particuliĂšre aux 15 nouveaux dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux et assimilĂ©s installĂ©s, la semaine derniĂšre, dans la salle de confĂ©rences de ses services.
Les innombrables dĂ©fis qu’impose le Plan d’urgence triennal, exigent d’eux un sens Ă©levĂ© de probitĂ© et la promotion de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. « Servez les usagers avec dĂ©vouement, tact et loyautĂ© », a-t-il prescrit. AprĂšs la lecture des diffĂ©rents actes de nomination, le numĂ©ro un de la rĂ©gion a demandĂ© aux promus d’ĂȘtre Ă  la hauteur de la confiance placĂ©e en leur personne par les hiĂ©rarchies respectives. Il leur a recommandĂ© entre autres ponctualitĂ©, assiduitĂ©, diligence dans le traitement des dossiers, gestion rationnelle et en bon pĂšre de famille des diverses ressources mises Ă  leur disposition dans l’intĂ©rĂȘt du service.
Le gouverneur compte sur le sens de responsabilitĂ© et de professionnalisme de ces hauts commis de l’Etat, dont les diffĂ©rents CV forcent l’admiration. Tout en rappelant de maniĂšre spĂ©cifique la feuille de route sectorielle des nouveaux responsables, Awa Fonka a ainsi insistĂ© sur le travail en synergie qui contribue Ă  donner plus de visibilitĂ© aux actions de l’Etat en faveur des populations. Tout en leur prescrivant de veiller au bon fonctionnement des structures placĂ©es sous leur encadrement, chacun devra faire sienne la lutte contre l’incurie administrative et « rĂ©duire Ă  leur portion congrue » les cas d’absences irrĂ©guliĂšres au poste de travail.