Cameroon Tribune
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Emprunt obligataire 2016: L’Etat rĂ©colte 165 milliards de F

Josiane TCHAKOUNTE

Les rĂ©sultats de l’opĂ©ration publiĂ©s hier rĂ©vĂšlent un montant de souscriptions de 173 milliards de F.

Les rĂ©sultats des souscriptions Ă  l’emprunt obligataire par appel public Ă  l’épargne « ECMR5, 5% Net 2016-2021 » lancĂ© par l’Etat du Cameroun le 20 septembre dernier ont Ă©tĂ© rendus publics hier. Via un communiquĂ© de presse Ă  l’attention de la communautĂ© des investisseurs, le consortium de banques (Afriland First Bank, EDC Investment Corporation et SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun) chef de file de l’emprunt rĂ©vĂšle que l’opĂ©ration a Ă©tĂ© souscrite Ă  hauteur de 115,43%.

Pour la quatriĂšme fois consĂ©cutive, aprĂšs les opĂ©rations de 2010, 2013 et 2014, les offres dĂ©passent la demande. En effet, l’emprunt 2016 de l’Etat du Cameroun visait Ă  mobiliser 150 milliards de F. Il s’avĂšre qu’au terme de la pĂ©riode de souscription (du 27 septembre au 12 octobre), les investisseurs ont souscrit pour un montant total de 173 145 080 000 F. C’est 23 milliards de F en plus que la somme sollicitĂ©e par l’Etat du Cameroun. D’aprĂšs le consortium de banques, cette somme correspond aux 112 milliards de F reprĂ©sentant la prise ferme des banques collectĂ©s au dĂ©but des souscriptions, additionnĂ©s Ă  l’offre des personnes physiques et morales. Celle-ci s’élĂšve Ă  61 145 080 000 F.

Selon le communiquĂ© de presse publiĂ© hier, l’émetteur, l’Etat du Cameroun en l’occurrence, « a prĂ©fĂ©rĂ© plafonner la levĂ©e des fonds au montant de 165 000 000 000 F ». Ce qui veut dire que l’Etat retiendra finalement 165 milliards de F, au lieu de 150 milliards de F comme initialement souhaitĂ©. Soit 15 milliards de F de plus. Une demande de surallocation autorisĂ©e par la Commission des marchĂ©s financiers, le rĂ©gulateur. Au finish, la prioritĂ© a Ă©tĂ© accordĂ©e aux titres souscrits par les personnes physiques et morales non bancaires. Elles ont Ă©tĂ© intĂ©gralement servies suivant les quantitĂ©s demandĂ©es. Celles-ci s’élĂšvent Ă  6 068 768 titres, sur un total de plus de 17 millions de titres demandĂ©s. Le reste (11,2 millions) souscrit par les Ă©tablissements bancaires. L’essentiel des souscripteurs (638 sur 647) est basĂ© au Cameroun. Deux au Congo, un au Gabon, en CĂŽte d’Ivoire, en France, au Japon, aux Etats-Unis, en Ethiopie et en GuinĂ©e Ă©quatoriale. Pour ce dernier pays, la seule souscription enregistrĂ©e s’élĂšve Ă  huit milliards de F.

L’usage des fonds est dĂ©jĂ  connu. Comme indiquĂ© dans la note d’information de l’emprunt obligataire, l’argent sera rĂ©parti entre 14 projets prĂ©alablement identifiĂ©s. Un communiquĂ© du ministĂšre des Finances est attendu dans les tout prochains jours pour expliquer l’usage qui sera fait des 15 milliards de F supplĂ©mentaires retenus.
PĂȘche: La manne de Maga

Patrice MBOSSA

MalgrĂ© les difficultĂ©s liĂ©es Ă  l’entretien du lac artificiel de Maga, les pouvoirs publics ne lĂ©sinent sur aucun moyen pour en faire un instrument de dĂ©veloppement.

Un lac dans le Sahel. Un lac artificiel, concrĂ©tisation de la volontĂ© politique de l’Etat. Il est situĂ© dans le chef-lieu de l’arrondissement du mĂȘme nom, dĂ©partement du Mayo-Danay, rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. Il s’agit d’un outil de dĂ©veloppement mis en place en 1978, en vue de faire de cette zone un bassin de production du riz. Le lac artificiel de Maga, c’est 150 km2 de superficie en pĂ©riode d’étiage. En pĂ©riode de crue, il atteint 360 km2 pour une quantitĂ© d’eau estimĂ©e Ă  600 000 000 m3 d’eau. Il s’étend sur une longueur de 27 km ; allant de la localitĂ© de Guirvidig jusqu’au dĂ©versoir de Pouss. L’eau qui s’y jette est captĂ©e d’un peu partout : elle vient de quelques cours d’eau du Mayo-Danay, du DiamarĂ©, des monts Mandara dans le Mayo-Tsanaga, du plateau de l’Adamaoua
 Selon M. Daliwa, chef du centre d’alevinage et du contrĂŽle de pĂȘche, ce lac contient 63 espĂšces de poissons. Le lac de Maga est, pour ainsi dire, la mamelle nourriciĂšre des riverains puisque c’est de cette vaste Ă©tendue d’eau que les populations tirent l’essentiel de leurs ressources.

Selon certaines indiscrĂ©tions, c’est du retour d’une visite d’Etat effectuĂ©e Ă  Baden Baden, en Allemagne en 1974, qu’Ahmadou Ahidjo, le premier prĂ©sident de la rĂ©publique, a dĂ©cidĂ© de crĂ©er le lac artificiel dans cet endroit dĂ©sert ; Ă  l’époque un bled. Lui-mĂȘme est allĂ© Ă  Maga le 18 juillet 1982 apprĂ©cier l’ouvrage rĂ©alisĂ©. Ce souvenir reste vivace dans l’esprit des populations de Maga. C’était Ă  l’époque oĂč le sĂ©nateur Youssoufa Daoua dĂ©cĂ©dĂ© le 11 octobre 2015 Ă©tait le chef de ce qui Ă©tait encore le district de Maga. La digue Ă©tait encore toute neuve. Aujourd’hui, l’ouvrage a pris de l’ñge. Des renards (fissures) se crĂ©ent par endroits sur cette digue en terre, provoquant ainsi l’écoulement de l’eau en aval du barrage constituant un rĂ©el danger pour les populations riveraines. Mais, l’Etat veille.

La maĂźtrise de l’eau du lac de Maga rĂ©side dans la maĂźtrise de certains ouvrages tels que les berges, les digues de protection des berges du lac ou du Logone, car dĂšs qu’il y a rupture au niveau des berges du Logone, les eaux se dĂ©versent dans le Lac Maga. Ce fut le cas en 2012, quand une inondation meurtriĂšre a Ă©tĂ© enregistrĂ©e. En effet, le barrage-digue du lac de Maga qui n’avait pas Ă  l’époque subi un entretien rĂ©gulier n’a pu contenir toute la quantitĂ© d’eau qui est venue faire le trop-plein. En septembre 2015, les autoritĂ©s administratives de Maga et les populations ont encore eu des sueurs froides par rapport Ă  cette digue de protection dont les travaux d’urgence prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique ont Ă©tĂ© officiellement lancĂ©s. Ils sont exĂ©cutĂ©s par l’entreprise SOTCOCOG tandis que l’entreprise GEYSER s’occupe en outre de la berge du Logone, mais aussi de la rĂ©habilitation de 7500 ha des pĂ©rimĂštres rizicoles de la SEMRY. Ceci, en attendant les travaux en profondeur tels que prescrits par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Car, ce lac dont presque tout le dĂ©partement du Mayo-Danay tire l’essentiel des ressources est un prĂ©cieux instrument de dĂ©veloppement mis en place en vue de la prospĂ©ritĂ© des populations riveraines.
PĂȘche: La manne de Maga

Patrice MBOSSA

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Levier de l’économie

La pratique de l’agriculture, et prĂ©cisĂ©ment de la riziculture est la raison d’ĂȘtre de la mise en place du lac de Maga. Sur ce point, l’Etat qui s’appuie sur la SociĂ©tĂ© d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua (SEMRY) ne cesse de jouer son rĂŽle d’encadrement des cultivateurs. Ces derniĂšres annĂ©es, il a consenti d’énormes moyens financiers pour le renouvellement des Ă©quipements de cette sociĂ©tĂ© Ă  caractĂšre public. En 2011, la SEMRY a Ă©tĂ© dotĂ©e de 12 pompes hydrauliques toutes neuves. L’acquisition de ce matĂ©riel a Ă©tĂ© une vĂ©ritable Ă©pine que les pouvoirs publics enlevaient ainsi des pieds des responsables de cette entreprise, car aprĂšs plus de 30 annĂ©es de fonctionnement, les premiĂšres pompes installĂ©es dĂšs la crĂ©ation de la SEMRY Ă©taient devenues vĂ©tustes et tombaient rĂ©guliĂšrement en panne. A cĂŽtĂ© de ces pompes hydrauliques, l’Etat a, en outre, consenti de moyens colossaux pour l’acquisition ou la rĂ©paration des engins de labour. A cĂŽtĂ© de la riziculture, principale source de devises des populations, il y a aussi l’activitĂ© de pĂȘche.

Ibrahim Boukar, le maire de Maga, nous a affirmĂ© que le premier avantage que sa commune tire de la prĂ©sence du lac rĂ©side dans le paiement des taxes, Ă©tant donnĂ© que des milliers de personnes viennent y mener leurs activitĂ©s de pĂȘche et tous les usagers sont assujettis au paiement des taxes. GrĂące au lac artificiel, Maga est devenu une grande plaque tournante de la commercialisation du poisson. Les pouvoirs publics ne mĂ©nagent aucun effort dans l’accompagnement de tous ceux qui vivent des revenus tirĂ©s du lac. L’organisation des vendeuses des poissons en groupes d’initiatives communes, la mise Ă  disposition des fumoirs modernes gĂ©rĂ©s par les femmes et l’ouverture d’une chambre froide au centre d’alevinage et des pĂȘches de Maga sont quelques exemples qui attirent les visiteurs.
Abattoir industriel et Mini-laiterie de NgaoundĂ©rĂ©: C’est presque fait !

Brice MBEZE

Le Minepia a visitĂ© les deux chantiers hier. Les travaux sont en voie d’achĂšvement.

Le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le Dr TaĂŻga, en visite de travail Ă  NgaoundĂ©rĂ©, est reparti Ă  YaoundĂ© avec deux bonnes nouvelles. La premiĂšre : le chantier de construction de l’abattoir industriel avance bien. « Les travaux sont rĂ©alisĂ©s Ă  80% », aux dires des ingĂ©nieurs. La deuxiĂšme bonne nouvelle : la mini-laiterie est opĂ©rationnelle. Les yaourts sortis de cette petite usine situĂ©e au plateau Mardock, en face du lycĂ©e bilingue, ont Ă©tĂ© servis aux visiteurs Ă  l’heure du cocktail. Les produits se consommaient comme de petits fours. Le Minepia a dĂ©marrĂ© sa visite de chantier par Wakwa, sur la route de Meiganga. Au bord de la Vina se dresse dĂ©sormais l’abattoir industriel de NgaoundĂ©rĂ©, un projet du Plan d’urgence triennal. Le chantier sera livrĂ© en dĂ©cembre prochain. L’ouvrage a dĂ©jĂ  pris forme. Le circuit d’abattage a Ă©tĂ© expliquĂ© au Minepia par Gonzalo Lucas Zamora, le directeur du projet pour le compte de l’entreprise espagnole qui a gagnĂ© le marchĂ©. Les explications prĂ©liminaires ont Ă©tĂ© fournies Ă  la forte dĂ©lĂ©gation par Roger Yiwe, chef de projet de construction des abattoirs et entrepĂŽts frigorifiques au Minepia.

L’abattoir industriel est une chaĂźne intĂ©grĂ©e. Il peut traiter plus de 250 bĂȘtes par jour. RĂ©pondant Ă  une question sur la disponibilitĂ© de la matiĂšre premiĂšre, le Minepia rassure : «les bƓufs seront disponibles. Le plateau de l’Adamaoua est la premiĂšre zone d’élevage des bovins du pays. Ce n’est pas un hasard si NgaoundĂ©rĂ© a Ă©tĂ© choisie comme site de construction de cet abattoir. » Juste aprĂšs Wakwa, le Minepia, qu’accompagnait le gouverneur de la rĂ©gion de l’Adamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, a mis le cap sur le plateau Mardock. LĂ -bas, il a apprĂ©ciĂ© les rĂ©sultats du Programme d’amĂ©lioration de la productivitĂ© agricole-Appui au dĂ©veloppement de la filiĂšre laitiĂšre (PAPA/ADFL). Ce programme vient de rĂ©aliser l’un de ses projets-phares : la construction et l’équipement de quatre mini-laiteries Ă  NgaoundĂ©rĂ©, Meiganga, Garoua et Maroua. L’industrie animale visitĂ©e peut traiter 2000 litres de lait. Le Dr Mohammadou Bamanga, rĂ©gisseur du Programme PAPA, a expliquĂ© aux hĂŽtes le circuit de fabrication des produits. Outre les yaourts, la mini-laiterie peut produire le fromage, le beurre...AprĂšs les visites de terrain, le Minepia a eu des sĂ©ances de travail avec les associations d’éleveurs impliquĂ©es dans ces deux projets d’envergure. L’abattoir industriel, comme la mini-laiterie ont un dĂ©fi commun : aprĂšs la construction, il faudra passer Ă  la phase d’exploitation et de gestion. Ça ne sera pas une mince affaire.
Grand prix cycliste Chantal Biya: la compĂ©tition prend de l’envergure

Sports
Steve LIBAM

MĂȘme si la victoire finale a Ă©chappĂ© aux Camerounais, la course a encore gagnĂ© en notoriĂ©tĂ©.

Sur le plan sportif, aprĂšs 578km rĂ©partis en quatre Ă©tapes, la 16e Ă©dition du Grand prix international cycliste Chantal Biya a Ă©tĂ© relevĂ©e. Hormis le dĂ©roulement de la derniĂšre Ă©tape entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©, oĂč Martial Roman, le coureur de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes a conservĂ© son maillot jaune, la tunique du premier au classement individuel au temps a toujours changĂ©. L’Ivoirien CissĂ© Issiaka et le Suisse Dimitri Bussard l’ont aussi portĂ©. Les quatre Ă©tapes ont Ă©galement eu des laurĂ©ats diffĂ©rents : CissĂ© Issiaka, Martial Roman, Soufiane Sahbaoui (Maroc) et Jean Bosco Nsengimana (Rwanda). L’allure de la course a connu des pics comme lors de la 1Ăšre Ă©tape entre YaoundĂ© et Bafia, oĂč CissĂ© Issiaka est arrivĂ© une vingtaine de minutes avant les prĂ©visions des organisateurs.
La seule ombre au tableau vient des Camerounais Ă  qui le maillot jaune a, une nouvelle fois, Ă©chappĂ© comme c’est le cas depuis 2013 et la victoire d’Yves NguĂ© Ngock. Les cyclistes locaux n’ont du reste pas remportĂ© de victoire d’étape. Pour d’aucuns, certaines Ă©quipes invitĂ©es Ă©taient clairement au-dessus des Camerounais qui manquent de compĂ©titions. Pour d’autres, l’absence de JĂ©rĂ©mie Nzeke et celle de Damien Tekou pourraient avoir Ă©tĂ© handicapantes. « HervĂ© Raoul Mba avait peut-ĂȘtre une Ă©quipe un peu plus faible que d’habitude, mais Clovis Kamsong Abossolo lui a donnĂ© un gros coup de main », pense Jean-Pierre Coppenolle, le commissaire de l’Union cycliste internationale (UCI). Mais pour DieudonnĂ© Ntep, l’entraĂźneur national, « C’est un non Ă©vĂšnement. Je ne vois pas pourquoi on parlerait de leur absence. Lorsqu’un coureur est sanctionnĂ© par son club, nous ne pouvons pas le prendre dans l’équipe nationale. Nous avions les meilleurs coureurs disponibles. ». HervĂ© Raoul Mba s’est tout de mĂȘme illustrĂ© en remportant les maillots du meilleur Africain et du meilleur Camerounais. Le coureur de SNH vĂ©lo club, qui a terminĂ© 3e Ă  22s du vainqueur au classement gĂ©nĂ©ral, aurait pu espĂ©rer davantage. Mais il a Ă©tĂ© victime d’une panne mĂ©canique Ă  moins de 10km de l’arrivĂ©e alors qu’il Ă©tait virtuellement maillot jaune.
Au plan organisationnel, il y a eu peu de couacs, mĂȘme si on peut regretter le fait que tous les vĂ©hicules de la caravane ne disposaient pas de Radio Tour pour suivre en temps rĂ©el la compĂ©tition. La course est classĂ©e 2.2 dans la nomenclature de l’UCI. Cela signifie qu’il s’agit d’une course Ă  Ă©tapes oĂč on peut engager une sĂ©rie d’équipes nationales, continentales et des clubs. Neuf Ă©quipes en provenance de France, de SlovĂ©nie, de CĂŽte d’Ivoire, du Rwanda, du Maroc et du Cameroun Ă©taient engagĂ©es, cette annĂ©e, pour un peloton constituĂ© d’une cinquantaine de cyclistes.
Championnats étrangers: Njie de retour

Sports
Josiane R. MATIA

Le Camerounais a retrouvĂ© une place titulaire Ă  l’Olympique de Marseille le week-end dernier lors du succĂšs 1-0 face Ă  Metz.

OM-Metz. C’était l’une des affiches les plus en vue de la 9e journĂ©e de Ligue 1 française le week-end dernier. Les deux clubs restaient sur de mauvaises performances et chacun espĂ©rait tirer son Ă©pingle du jeu. L’intĂ©rĂȘt de cette rencontre remportĂ©e par l’OM (1-0) rĂ©sidait aussi dans la prĂ©sence de quatre Camerounais sur la pelouse. D’un cĂŽtĂ©, Georges Mandjeck et BenoĂźt Assou-Ekotto, qui vivait sa premiĂšre titularisation, chez les Messins et de l’autre, les Olympiens Henri Bedimo et Clinton Njie. Ce dernier a retrouvĂ© la pelouse aprĂšs plusieurs semaines d’indisponibilitĂ© pour cause de blessure, alignĂ© d’entrĂ©e de jeu aux cĂŽtĂ©s de Bafetimbi Gomis en attaque. Si son retour a Ă©tĂ© jugĂ© mitigĂ© par la presse française, Clinton Njie, auteur d’un but et une passe dĂ©cisive en cinq matchs, peut se targuer d’avoir Ă  plusieurs reprises essayĂ© de doubler la mise. Sans rĂ©ussite, il est vrai, avec des tirs souvent non cadrĂ©s et une deuxiĂšme mi-temps transparente.
Au cours de cette mĂȘme journĂ©e, Guy Roland Ndy Assembe a vĂ©cu une soirĂ©e difficile avec Nancy, lors de la rĂ©ception du PSG (1-2). Le gardien camerounais s’est ratĂ© sur sa sortie lors du premier but, s’est fait lober sur le deuxiĂšme, se montrant peu sĂ»r de lui lors de ses interventions. A Lyon, c’est sur le banc que Nicolas Nkoulou a assistĂ© Ă  la dĂ©faite de son Ă©quipe Ă  Nice 2-0. Une situation Ă  laquelle il n’est pas forcĂ©ment habituĂ© et qui suscite dĂ©jĂ  des rumeurs de dĂ©part. En Allemagne, Eric Maxim Choupo-Moting, auteur d’un but en sept journĂ©es de Bundesliga, a tout de mĂȘme offert la passe dĂ©cisive qui permet Ă  Schalke d’obtenir le point du nul (1-1) contre Augsburg.
CAN de handball: les Lionnes se prépareront au Brésil

Sports
AngĂšle BEPEDE

La sélection nationale féminine poursuivra sa mise au vert en Amérique du Sud dÚs le 2 novembre prochain.

Elles n’ont pas de surnom explosif. Mais, depuis la mĂ©daille d’argent aux Jeux africains l’an dernier, les Lionnes du handball ont soif de trophĂ©e. Pour leur sixiĂšme regroupement, pas moins que le BrĂ©sil dans cette prĂ©paration inĂ©dite du collectif. Les protĂ©gĂ©es de Jean-Marie Zambo ont commencĂ© en janvier la mise au vert dans la perspective de la 22e Ă©dition de la coupe d’Afrique des nations de handball (28 novembre – 2 dĂ©cembre). Le tirage au sort a placĂ© le Cameroun dans le groupe A avec l’Angola, le pays organisateur, la CĂŽte d’Ivoire, la RDC et le SĂ©nĂ©gal. Le groupe B compte la Tunisie (champion en titre), l’AlgĂ©rie, le Congo, la GuinĂ©e et l’Egypte.
Pourquoi le BrĂ©sil ? Tentative d’explication avec le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de handball, Raymond Mbita Mvaebeme : « C’est un pays oĂč nous ne serons pas dĂ©paysĂ©s par rapport aux conditions climatiques en Angola. En plus, le pays est dotĂ© de trĂšs bonnes infrastructures et accorde un soin particulier aux Ă©changes sur le plan diplomatique. Le pays a de trĂšs bons clubs, nous aurons de bons sparring-partners ». Le BrĂ©sil sera donc la derniĂšre Ă©tape d’une prĂ©paration hiĂ©rarchisĂ©e. « Nous ferons les fixations des organisations collectives en attaque et en dĂ©fense en conservant la philosophie de jeu que nous dĂ©veloppons », dĂ©crit le sĂ©lectionneur. 22 joueuses seront du voyage prĂ©vu dĂšs le 2 novembre Ă  Sao Paulo et seules 18 rejoindront Luanda.
Au BrĂ©sil, les Lionnes veulent donc entretenir leur « philosophie de jeu ». D’oĂč les six sparring-partners annoncĂ©s et triĂ©s par les meilleurs clubs fĂ©minins du championnat brĂ©silien. Deux autres matchs sont envisagĂ©s contre des Ă©quipes du championnat masculin juniors. « Nous voulons des joueuses plus athlĂ©tiques, plus robustes en dĂ©fense. Nous pratiquons la dĂ©fense offensive. L’on dĂ©veloppe de moins en moins les attaques placĂ©es. Il faut permettre aux joueuses d’intĂ©grer cela », poursuit Jean-Marie Zambo.
Pomme de terre: la demande est forte

Economie
Gibrile KENFACK TSABDO

La zone agro-Ă©cologique de l’Ouest est propice Ă  la culture de la spĂ©culation, prisĂ©e tant par les mĂ©nages locaux que par la sous-rĂ©gion. Plus de 240 000 tonnes produits en 2015.

En avril dernier, la coordination rĂ©gionale du Programme d’appui Ă  la relance de la filiĂšre pomme de terre (PRFPT) a mis Ă  la disposition de 3 194 producteurs, des semences de prĂšs de 160 tonnes avec les engrais chimiques et organiques correspondants. L’idĂ©e est de renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire, tout en amĂ©liorant les revenus des exploitants agricoles. La pomme de terre se cultive dans toute la rĂ©gion de l’Ouest. Certains bassins se dĂ©marquent cependant, avec des productions assez importantes, comme les Bamboutos avec la grande chaĂźne montagneuse du mont Bamboutos et la Menoua. Selon les statistiques 2015 sur la filiĂšre fournies par BĂ©atrice Kom, chef service rĂ©gional des enquĂȘtes et statistiques de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural de l’Ouest, la production totale rĂ©gionale s’élevait Ă  243 233 tonnes pour 13 108,67 hectares de parcelles cultivĂ©es. Les Bamboutos ont enregistrĂ© une production de 163 120 tonnes, la Menoua (45 000 tonnes) et les Hauts-Plateaux (21 120 tonnes). Le coordonnateur rĂ©gional du PRFPT, Dr HonorĂ© Mafouo Ngandjou croit dur comme fer que la filiĂšre a encore de beaux jours devant elle.
La rĂ©gion de l’Ouest et celle du Nord-Ouest, reprĂ©sentent au moins 60 Ă  70% de la production nationale, indique-t-il. Les grandes productions sont davantage orientĂ©es vers l’extĂ©rieur. « Avec l’organisation de la filiĂšre, les acheteurs viennent de partout. La demande devient de plus en plus forte. Certains viennent du Gabon, de la GuinĂ©e Ă©quatoriale, du Congo et de plus en plus du NigĂ©ria pour acheter bord-champ les pommes, aux prix trĂšs Ă©levĂ©s », ajoute notre source. ConsĂ©quence, le filet de sept seaux qui coĂ»te actuellement 35 Ă  36 000 F sur le marchĂ© local, se retrouve entre les mains des Ă©trangers Ă  des prix de 60 000 F Ă  l’instar des acheteurs venus du Gabon. Seuls les petits producteurs approvisionnent le marchĂ© local. Les variĂ©tĂ©s cultivĂ©es sont la Spunta et le Mondial, des semences amĂ©liorĂ©es Ă  trĂšs haut rendement. Dans les conditions favorables de culture, elles permettent d’avoir 35 tonnes Ă  l’hectare. Le 21 septembre dernier, deux magasins de stockage de la pomme de terre ont Ă©tĂ© inaugurĂ©s au marchĂ© B de Dschang et au marchĂ© Casablanca de Bafoussam, pour permettre aux producteurs de satisfaire en permanence la demande.
Sawa Beach: discussions sur le site pilote

Régional
Jean Baptiste KETCHATENG

L’affectation d’une partie du terrain du port de Douala Ă  ce mĂ©ga-projet d’urbanisme dĂ©battue lundi.

Sawa Beach commencera par New Bonapriso. Ce projet gĂ©ant d’amĂ©nagement de quartiers Ă  destination multiple Ă©tait Ă  nouveau l’objet d’une concertation lundi Ă  Douala. Moins vaste que le millier d’hectares envisagĂ© au final, les 127 hectares de New Bonapriso se trouvent dans le domaine du port de Douala. Comment les affecter au Sawa Beach ? En les sortant du patrimoine du port ? En les convertissant comme Ă©lĂ©ments de capital ? Beaucoup de questions se posent mais avant de leur trouver des rĂ©ponses dĂ©finitives, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain (Minhdu), Ahmadou Sardaouna, qui prĂ©sidait la rĂ©union, a indiquĂ© les mesures urgentes qui s’imposent.
La premiĂšre est la dĂ©limitation matĂ©rielle de la zone sur l’initiative concertĂ©e des autoritĂ©s administratives, municipales et dĂ©concentrĂ©es (urbanisme, cadastre). Il s’agirait d’implanter des panneaux d’avertissement sur les lieux et de ne plus dĂ©livrer des autorisations d’y construire. Ainsi pourra-t-on Ă©viter des installations nouvelles dans cette zone fort sollicitĂ©e, oĂč le SG du Minhdu a demandĂ© qu’occupants et autoritĂ©s traditionnels expriment leurs rĂ©clamations Ă©ventuelles dans un esprit de progrĂšs
 Ces Ă©tapes prĂ©cĂšderont la question importante du mode le plus adaptĂ© de dĂ©marcation et d’affectation de l’espace afin de garantir l’usage du foncier par Sawa Beach. Un rapport fourni par le groupe de travail ad hoc est incessamment attendu.
Ici, la clef de passage doit ĂȘtre bien pensĂ©e car elle dĂ©terminera dĂ©cisivement la qualitĂ© et la facilitĂ© des travaux suivants. Une garantie de remboursement pour les 643 milliards de F d’investissements que requiert New Bonapriso et dont l’essentiel proviendra de partenariats publics-privĂ©s. Ce d’autant plus que le Port autonome de Douala, alerte son directeur gĂ©nĂ©ral Cyrus Ngo’o, est Ă  l’étroit et cherche lui-mĂȘme des espaces nouveaux. Pour autant, a promis M. Ngo’o, « le PAD est disposĂ© Ă  collaborer et Ă  apporter son expertise Ă  ce projet apprĂ©ciĂ© de tous ». L’enjeu est en effet Ă©norme pour Douala car Sawa Beach est une ville nouvelle (entre le port et l’aĂ©roport) qui doit amĂ©liorer l’attractivitĂ© de la principale place d’activitĂ©s Ă©conomiques du Cameroun.
Industrie du charbon: comment optimiser la production

Economie
Pierre CHEMETE

Réunis récemment à Bertoua, les acteurs veulent relever la production à une valeur de 25 milliards F au lieu de 17 milliards actuellement.

Le charbon a une place de choix dans l’économie camerounaise. Selon les spĂ©cialistes du ministĂšre des ForĂȘts et de la Faune (MINFOF), actuellement, la valeur du charbon mis sur le marchĂ© est de l’ordre de 17 milliards de F par an. Dans cette enveloppe, environ 12 milliards de F sont issus de l’exportation. Aujourd’hui, la tendance vise Ă  relever cette valeur Ă  prĂšs de 25 milliards de F, soit 20 milliards qui proviendraient de l’exportation. Il n’est pas Ă  nĂ©gliger que cette activitĂ© gĂ©nĂšre des emplois nouveaux et consolide ceux existants. En vantant tout le bien du charbon, Mahamat Habibou, directeur de la promotion et de la transformation des produits forestiers, estime que les pouvoirs publics sont dĂ©terminĂ©s Ă  reprendre en main cette filiĂšre mal connue de l’industrie. C’était rĂ©cemment, Ă  Bertoua, Ă  la faveur d’un atelier organisĂ© sur les opportunitĂ©s de ce secteur en friche. L’enjeu des discussions a consistĂ© Ă  voir quelles pistes emprunter en vue d’optimiser ce crĂ©neau, en pleine croissance dans la rĂ©gion de l’Est.
La filiĂšre bois-Ă©nergie contribue au Cameroun pour plus de 80% de la consommation totale d’énergie domestique, selon l’Institut national de la statistique. Bien plus, la consommation annuelle en bois de feu et de charbon de bois est estimĂ©e Ă  plus de huit millions de m3, selon la FAO. La rĂ©gion de l’Est, dispose des points de production de charbon, mais il existe un problĂšme d’écoulement vers les zones de consommation. A Kousseri dans l’ExtrĂȘme-Nord, les prix sont attractifs : un sac de 100 kg est vendu Ă  10 000F, en pĂ©riode de pĂ©nurie. « C’est pourtant une opportunitĂ©, hĂ©las plombĂ©e par les tracasseries », confie DĂ©sirĂ© Tchigankong, point focal de la GIZ/ExtrĂȘme-Nord. Le problĂšme de cette filiĂšre se trouve aussi au niveau de la structuration, de l’organisation et surtout de la capacitĂ© Ă  planifier les opĂ©rations, Ă  gĂ©rer la ressource, les transports, la transformation et Ă  maĂźtriser le marchĂ©.
Cameroon Tribune du mercredi, 19 octobre 2016.
Affaire du mémorandum: Le Mfoundi dit non

Jeanine FANKAM

Les 44 grandes familles du dĂ©partement se sont rĂ©unies hier pour redire leur attachement aux valeurs d’unitĂ© et d’hospitalitĂ©.

On savait que la rĂ©union des fils du Mfoundi, annoncĂ©e hier au Cercle municipal de YaoundĂ© serait courue. On avait prĂ©alablement annoncĂ© une rencontre des Ă©lites, mais 44 familles du dĂ©partement ont fait le dĂ©placement. Une rĂ©union publique, certes. Mais avant tout, une rencontre familiale. Trois heures de prise de parole en ewondo, langue parlĂ©e Ă  YaoundĂ©. Ceux qui ne comprenaient rien, apprĂ©ciaient au moins la dextĂ©ritĂ© oratoire de ces personnalitĂ©s leur langue. Mbarga Mboa, Mama Fouda, Etoundi Ngoa, SĂ©raphin Magloire Fouda ! Il s’agissait de dĂ©battre d’une situation d’actualitĂ© : un mĂ©morandum diffusĂ© dans les mĂ©dias pour lequel la majoritĂ© ne partage ni la forme, ni les termes. Beaucoup se sont exprimĂ©s pour dĂ©noncer le caractĂšre sectaire de ce document avant de le rejeter en bloc.

C’est Philippe Mbarga Mboa, Ă©lite influente du Mfoundi qui prend le premier la parole pour rappeler le contexte. Il Ă©voque le mĂ©morandum rĂ©digĂ© et publiĂ© dans la presse au moment oĂč des grands dĂ©fis attendent le Cameroun. Ce document ne saurait engager les ressortissants du Mfoundi dont les grandes familles ne reconnaissent pas avoir donnĂ© mandat Ă  qui que ce soit pour parler en leur nom, fustige-t-il. Le propos tenus dans le document ont Ă©tĂ© taxĂ©s de contraires Ă  la tradition d’hospitalitĂ© de ce peuple et en opposition avec le discours d’unitĂ© prĂŽnĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique. C’est pourquoi l’élite, les patriarches, les jeunes, les Ă©lus du peuple sont venus se lever comme un seul homme pour condamner. Laurent Serge Etoundi Ngoa, demande d’ĂȘtre accueillant pour l’honneur du dĂ©partement. Magloire SĂ©raphin Fouda rĂ©affirme la fidĂ©litĂ© aux institutions, condamne les manƓuvres d’exclusion, Mbarga Mboa rappelle les valeurs traditionnelles.

Le compte rendu de la rĂ©union, Ă  la fin de la rencontre, lĂšve la confusion et refuse le discrĂ©dit sur les communautĂ©s autochtones. Ces derniĂšres rĂ©affirment leur adhĂ©sion aux idĂ©aux de paix, de patriotisme et de cohĂ©sion sociale. Elles renouvellent leur engagement derriĂšre le prĂ©sident de la RĂ©publique et le projet de sociĂ©tĂ© qu’il dĂ©fend. Les fils et filles du Mfoundi, dans ce compte rendu, condamnent les manƓuvres d’exclusion et de division susceptibles de remettre en cause la volontĂ© de vivre ensemble qui les caractĂ©risent.
Tirage au sort de la CAN 2017: Jour de vérité

Josiane R. MATIA

La cérémonie de tirage au sort des poules est prévue ce mercredi soir à Libreville.

Quel sort le hasard rĂ©serve-t-il aux Lions indomptables pour la phase de poule de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Gabon 2017 (14 janvier au 5 fĂ©vrier) ? Il faudra attendre quelques heures encore, ce mercredi soir, pour ĂȘtre fixĂ©, Ă  l’occasion de la cĂ©rĂ©monie de tirage au sort. Comme Ă  son habitude, la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football, dĂ©jĂ  prĂ©sente Ă  Libreville oĂč est programmĂ©e la cĂ©rĂ©monie, a mis les petits plats dans les grands pour les 16 meilleures Nations africaines. Question de rassurer les plus sceptiques sur l’effectivitĂ© de la tenue de la compĂ©tition dans ce pays d’Afrique centrale.

Le Cameroun, prĂ©sent dans le pot 3, pourrait tomber, selon les scenarii possibles, sur deux gros morceaux lors du premier tour. Soit l’une des quatre tĂȘtes de sĂ©rie (Gabon, qui est d’ores et dĂ©jĂ  dans le groupe A, AlgĂ©rie, Ghana et CĂŽte d’Ivoire), soit une des Ă©quipes du pot 2 (Tunisie, Mali, Burkina Faso, RDC). Seule certitude pour Hugo Broos et son groupe, ils ne rencontreront, Ă  ce stade de la compĂ©tition, ni le SĂ©nĂ©gal, ni le Maroc et encore moins l’Egypte, une de leurs bĂȘtes noires. Par contre, le Cameroun peut se retrouver dans une poule quasi identique Ă  celle de l’édition 2015 avec la CĂŽte d’Ivoire et le Mali notamment. On se souvient que les Lions avaient alors terminĂ© derniers, avec deux points au compteur. LogĂ© dans le mĂȘme groupe que l’Afrique du sud, la Gambie et la Mauritanie lors des qualifications pour la CAN, le Cameroun avait terminĂ© premier avec quatre victoires et deux nuls.

Il faut prĂ©ciser que la composition des diffĂ©rents pots ne tient pas vraiment compte du classement FIFA, contrairement Ă  d’autres confĂ©dĂ©rations. La CAF, a en effet, tenu compte des rĂ©sultats obtenus lors des trois derniĂšres CAN ainsi que lors des Ă©liminatoires de ces Ă©ditions. Le dernier et tout nouveau critĂšre concerne les qualifications et la participation Ă  la coupe du monde 2014.
CHU, HÎpital général de Yaoundé: En chantier !

Carine TSIELE

Les travaux qui rentrent dans le cadre du plan d’urgence triennal sont engagĂ©s dans les deux formations hospitaliĂšres.

C’est parti pour dix mois de travaux Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© (Hgy) et au Centre hospitalier et universitaire (Chu). Ces hĂŽpitaux vont faire peau neuve. A l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, une partie des travaux a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e depuis des mois. Il s’agit notamment de la toiture dĂ©jĂ  entiĂšrement rĂ©fectionnĂ©e. Lundi dernier, sur les lieux, les employĂ©s de la sociĂ©tĂ© marocaine Alliance Construction Cameroon avaient dĂ©jĂ  attaquĂ© le service d’hospitalisation haut standing, situĂ© au dernier Ă©tage de l’immeuble. L’endroit Ă©tait mĂ©connaissable. Les carreaux, la peinture, le plafond, les portes, les fenĂȘtres, les placards, pots et cuvettes des toilettes ont Ă©tĂ© retirĂ©s. Ceci pendant que des employĂ©s Ă©taient en pleine rĂ©fection de la tuyauterie. AprĂšs cette Ă©tape, expliquent les responsables du chantier, de nouveaux Ă©quipements seront installĂ©s. Des carreaux faciles Ă  l’entretien, des sonneries reliant les chambres d’hospitalisation aux bureaux des infirmiers, entre autres. Les piĂšces jugĂ©es trop Ă©troites ont Ă©tĂ© jumelĂ©es. Au finish, on aura sept salles d’hospitalisation haut standing. AprĂšs la rĂ©fection de ce service, c’est le directeur gĂ©nĂ©ral de cette formation sanitaire qui indiquera la prochaine Ă©tape.

Au Centre hospitalier universitaire de YaoundĂ©, c’est la mĂȘme ambiance. Des travaux de dĂ©molition pour la rĂ©novation sont Ă©galement en cours. EntamĂ©e jeudi, 13 octobre dernier, la rĂ©habilitation a dĂ©marrĂ© par de gros travaux d’entretien de l’extĂ©rieur du bĂątiment. Le problĂšme d’étanchĂ©itĂ© de l’immeuble est aussi sur le point d’ĂȘtre rĂ©solu. « Nous sommes en train d’enlever les diffĂ©rentes couvertures usĂ©es de la toiture. Nous avons commencĂ© par celles en ardoise, puis celles en zinc, car elles Ă©taient dĂ©jĂ  dĂ©fectueuses et certaines parties Ă©taient dĂ©jĂ  rongĂ©es. Ce qui crĂ©ait des fuites dans certaines piĂšces de l’hĂŽpital », explique Amine, l’un des responsables du chantier. Selon ce dernier, l’hĂŽpital va connaĂźtre une mĂ©tamorphose totale de toutes ses piĂšces. « Tout sera refait : le sol, les murs et certains Ă©quipements dĂ©fectueux seront remplacĂ©s. Ainsi que la tuyauterie de la climatisation, des canalisations et des toilettes », dĂ©taille-t-il.

Ces travaux rentrent dans le cadre du Plan d’urgence triennal, volet sanitaire. C’est dans le cadre de leur lancement officiel que le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, a effectuĂ© une visite dans les deux hĂŽpitaux lundi dernier. Pour s’assurer de leur effectivitĂ©. Il a, par ailleurs, invitĂ© les responsables des hĂŽpitaux concernĂ©s et de l’entreprise en charge de la rĂ©habilitation, Ă  travailler en synergie de maniĂšre Ă  assurer la continuitĂ© du service public malgrĂ© le chantier.
Volley-ball: voici les finalistes

Sports
AngĂšle BEPEDE

Cameroun Sports, Injs et Fap dames et messieurs disputeront le 29 octobre prochain, les finales du championnat national à Yaoundé.

Trois. Comme le nombre de matchs remportĂ©s par les vainqueurs du Final Four de volley-ball. Les Forces armĂ©es et police en dames et Cameroun Sports volley-ball (CSVB) en messieurs, ont gagnĂ© le tournoi Ă  huit (quatre Ă©quipes fĂ©minines et autant masculines), regroupant les Ă©quipes survivantes du championnat national de volley-ball. Point commun entre les deux Ă©quipes, le week-end dernier Ă  YaoundĂ© ? Elles sont complĂštement passĂ©es Ă  cĂŽtĂ© des compĂ©titions liĂ©es Ă  la coupe du Cameroun remportĂ©e par Injs en dames et Bafia Volley-ball en messieurs. Plus, dans les duels les opposants Ă  leurs rivaux dĂ©sormais traditionnels, il y avait de la rancƓur, de la rage de vaincre mais surtout beaucoup de dĂ©termination et de cƓur. Lavoisier Yende, entraĂźneur de CSVB, ne s’était pas encore remis de cet Ă©chec. Il a donc montĂ© chacune des tactiques avec minutie, pour, Ă  chaque fois, contrer les attaques des adversaires. Il y avait des erreurs individuelles voire collectives. Il y avait la peur de ne pas jouer la finale. Mais, le dĂ©sir de laver l’affront a Ă©tĂ© plus fort, permettant aux deux clubs de se retrouver en finale. Du coup, Yves Amang, meilleur joueur de la finale de la coupe et Joseph Boyomo ont tout tentĂ©. Mais rien n’y a fait. Ils ne joueront pas la finale du championnat. Pas cette fois. C’est donc un CSVB (tenant du titre) rĂ©voltĂ© que l’on retrouvera le 29 octobre, jour de la finale. L’affiche promet des Ă©tincelles
Les deux autres finalistes, Injs (vainqueur de la coupe dames) et Fap messieurs doivent leurs qualifications aux deux victoires lors du Final Four. La finale s’annonce trĂšs difficile parce que lors du tournoi du week-end dernier, Fap a eu raison de Injs (3-2) tandis que CSVB a dominĂ© Fap messieurs par 3 sets Ă  1. Fap veut absolument dĂ©crocher son titre de champion. Avec son ex-central, Sem Dolegombai dans le camp d’en face, la conquĂȘte s’annonce compliquĂ©e. D’autant plus que Mefani Nongni dit Zonzon a promis de ne pas faire d’erreur aprĂšs ĂȘtre passĂ© Ă  cĂŽtĂ© de la coupe.
Effectifs: le Minesec inspecte

Régional
Mireille ONANA MEBENGA

Jean-Ernest Ngalle Bibehe a visité des lycées, collÚges et Enieg du Wouri hier, 18 octobre.

C’est dans la classe de 6e A du lycĂ©e Joss de Douala que le ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Jean-Ernest Massena Ngalle Bibehe, a entamĂ© sa visite inopinĂ©e ce mardi 18 octobre dans la capitale Ă©conomique. Dans cette classe, l’effectif est de 54 Ă©lĂšves, pas plus, pas moins. Le Minesec semblera satisfait de voir que les mesures prises en dĂ©but d’annĂ©e sur le respect scrupuleux des effectifs dans les classes de 6e, au maximum 60 Ă©lĂšves, et 80 pour les autres classes, sont respectĂ©es.
S’adressant aux Ă©lĂšves, le Minesec leur a demandĂ© s’ils sont Ă  l’aise, si les cours sont bien dispensĂ©s. Ce Ă  quoi ils ont invariablement rĂ©pondu par l’affirmative. En classe de seconde du mĂȘme Ă©tablissement, un enseignant dispense le cours de physique. LĂ , le ministre s’est amusĂ© Ă  leur poser une question sur la poussĂ©e d’ArchimĂšde, question de jauger leurs capacitĂ©s.
Au lycĂ©e polyvalent de BonabĂ©ri, mĂȘme tableau. La classe de Terminale F1 (fabrication mĂ©canique) ne compte que 32 Ă©lĂšves. Un bon effectif pour un meilleur suivi et, a priori, pour de meilleurs rĂ©sultats en fin d’annĂ©e, a soulignĂ© le Minesec. Toutefois, cet Ă©tablissement rencontre un rĂ©el problĂšme, celui de l’atelier mĂ©canique qui est dĂ©jĂ  vĂ©tuste. Il faut absolument rĂ©habiliter les chĂ©neaux pour une meilleure gestion de cet espace.
TroisiĂšme escale : le lycĂ©e bilingue de New Bell, dans l’arrondissement de Douala II. Certaines classes comme la Form III, de la section anglophone, est pleine Ă  craquer. Les apprenants sont assis trois par banc. C’est une situation temporaire, a expliquĂ© le chef d’établissement. A l’extĂ©rieur, la rĂ©habilitation du matĂ©riel a dĂ©jĂ  commencĂ©, les techniciens sont Ă  pied d’Ɠuvre.
Au collĂšge confessionnel Chevreuil, une classe de Terminale D de 49 Ă©lĂšves a accueilli le ministre des Enseignements secondaires, qui a aussi visitĂ© l’espace multimĂ©dia. LĂ -bas aussi, les effectifs sont scrupuleusement respectĂ©s par le corps professoral et les dirigeants, des religieuses en l’occurrence. Un tour a Ă©tĂ© aussi fait du cĂŽtĂ© de l’Ecole nationale bilingue des instituteurs de l’enseignement gĂ©nĂ©ral (Enieg) situĂ©e Ă  Bonamoussadi.
Miss Fenac 2016: les 20 finalistes dévoilées

Culture
Gaël de SOUZA

Les demi-finales du concours de Miss dans le cadre du festival national des Arts et de la Culture ont eu lieu le 16 octobre dernier au Centre culturel camerounais à Yaoundé.

Elles Ă©taient 39 au dĂ©part. 20 d’entre elles ont Ă©tĂ© retenues pour prendre part Ă  la finale du concours de Miss, organisĂ© en novembre prochain Ă  la faveur du Festival national des Arts et de la Culture (Fenac) 2016 au cours de cette soirĂ©e rythmĂ©e des demi-finales. PrĂ©sidĂ©e par le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, les sĂ©lections ont eu lieu au Centre culturel camerounais Ă  YaoundĂ©, le 16 octobre dernier.
Sur des mĂ©lodies d’artistes du terroir (Tata KinguĂ©, Bebe Manga, Govinal, Faadah Kawtal, Locko) les candidates ont dĂ©filĂ© devant un jury prĂ©sidĂ© par Dr Blaise Kele. HabillĂ©es par des crĂ©ateurs renommĂ©s (Alexander Akande, Dio Ali, JoĂ«l Choupa
), les demoiselles ont su arracher des salves d’applaudissements au public, notamment dans leurs tenues de plage. SĂ©parĂ©es par aires culturelles (Sawa, Grassfields, Fang-beti et Soudano-SahĂ©lien) les filles ont Ă©tĂ© notĂ©es sur plusieurs critĂšres Ă  l’instar de l’élĂ©gance, la dĂ©marche, l’expression en langue maternelle, la culture gĂ©nĂ©rale
 Parlant de culture gĂ©nĂ©rale, la phase de questions-rĂ©ponses s’est avĂ©rĂ©e critique. Morceaux choisis : « Comment appelle-t-on le ministre sous la tutelle duquel l’on organise le Fenac ? Combien d’ethnies compte votre aire culturelle ? Combien d’artistes compte le groupe X-Maleya ?... » Des questions apparemment Ă©videntes, mais auxquelles certaines candidates ont eu du mal Ă  rĂ©pondre. Si certains pensent qu’il s’agit d’un dĂ©ficit intellectuel, des professionnels des concours de beautĂ© comme Miss Cameroun 2013, ValĂ©rie Ayena explique : « Ce n’est pas Ă©vident de parler devant tout ce monde. Surtout quand il y a des cris. Je pense qu’elles ont donnĂ© le meilleur d’elles-mĂȘmes. »
La fĂȘte Ă©tait belle. Les spectateurs venus nombreux ont eu droit Ă  des lives d’artistes de renom. L’amusant Boli Bolingo, l’imposant Donny Elwood, le captivant Claude Ndam, l’émouvant Tonton Ebogo et l’incontournable Ballet national ont offert un show remarquable. Transparence oblige, le Minac a tenu Ă  ce que les concurrentes reçoivent leurs primes, sĂ©ance tenante. Une consigne saluĂ©e par les parents des candidates. Les montants des primes allaient de 50 000 Ă  100 000 F selon les rangs. Le gros lot d’1 million de F sera dĂ©crochĂ© lors de la finale par la miss. Miss Fenac 2016 sera connue le 12 novembre prochain, Ă  l’esplanade du MusĂ©e national.
L’antenne rĂ©gionale des femmes des policiers du Sud en poste

Régional
Benjamin MVOMO ESSOUMA

La Policemen Wives’ Association (Powa) a installĂ© les membres du bureau du sud, le 12 octobre dernier.

AprĂšs un an d’existence, la Policemen Wives’ Association peut Ă©tendre ses dĂ©membrements Ă  travers le territoire national. PhilomĂšne Mbarga Nguele, prĂ©sidente de cette Association qui regroupe les Ă©pouses des fonctionnaires de police en service, les veuves, les Ă©pouses des fonctionnaires retraitĂ©s, a installĂ© Ă  Ebolowa, le bureau rĂ©gional de la Powa pour le Sud. En prĂ©sence de tous les membres du bureau national et de nombreux autres hauts responsables de la SuretĂ© nationale du Sud et, au cours d’une cĂ©rĂ©monie plutĂŽt festive, Germaine Mikiadje, Ă©pouse du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de la SuretĂ© nationale, a pris fonction.
En compagnie d’une dizaine de membres du bureau rĂ©gional, elles ont reçu le statut qui rĂ©git cette association, des mains de la prĂ©sidente nationale. A la suite des rĂ©gions sƓurs du Centre, du Sud-Ouest et du Littoral, PhilomĂšne Mbarga Nguele a interpelĂ© les membres du Sud Ă  prendre le train de la solidaritĂ©, de l’entraide et de l’assistance dĂ©jĂ  en marche dans ces trois autres rĂ©gions.
Au tout premier bureau rĂ©gional, elle a recommandĂ© d’aller jusque dans le Sud profond, afin de porter le message de rassemblement des Ă©pouses des fonctionnaires de police. La prĂ©sidente nationale les a aussi exhortĂ© Ă  devenir, dĂšs l’instant de leur installation, les porte-flambeaux de la Powa partout oĂč elles se trouveront, de procĂ©der surtout Ă  la sensibilisation de proximitĂ© et par l’éducation, tous les potentiels membres.
Festival Gurna: la fiĂšvre monte

Culture
Sylvain TOURNA (Camnews)

La rĂ©union d’évaluation des prĂ©paratifs de cet Ă©vĂ©nement culturel prĂ©vu du 3 au 5 novembre prochain Ă  Doukoula dans l’ExtrĂȘme-Nord s’est tenue le 15 octobre dernier.

Les 12 commissions constituĂ©es pour la rĂ©ussite du festival Gurna ont rendu leur copie le 15 octobre dernier. Le village du festival qui accueillir les stands d’exposition des Ɠuvres d’arts des trois peuples KĂ©ra, Tupuri, Wina du Tchad et du Cameroun se met en place. Les activitĂ©s culturelles et sportives retenues pour animer les manifestations sont connues. La commission «arts, culture et sports», trĂšs sollicitĂ©e, a fait un travail de fourmi quant au recensement des Ɠuvres d’arts auprĂšs des chefferies traditionnelles, tant du cĂŽtĂ© du Tchad que du Cameroun.
Les insuffisances observĂ©es dans les prĂ©paratifs lors de la rĂ©union du 17 septembre dernier ont Ă©tĂ© comblĂ©es. La bonne expĂ©rience de la partie tchadienne dans l’organisation de ce festival a fortement contribuĂ© Ă  peaufiner le grand rendez-vous. La taille des diffĂ©rents acteurs du festival a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e. Le comitĂ© scientifique qui a suscitĂ© des dĂ©bats lors de la derniĂšre rĂ©union a fini par retenir six thĂšmes parmi lesquels la sorcellerie.
Le prĂ©sident national du comitĂ© d’organisation du festival, Gaston RabĂ© affirme que « les prĂ©paratifs sont Ă  plus de 85%. Nous sommes Ă  pied d’Ɠuvre. Nous n’allons plus dormir jusqu’au 3 novembre. Les choses doivent se dĂ©rouler comme elles ont Ă©tĂ© prĂ©vues. Nous devons mettre l’accent sur la mobilisation des fonds ». Il faut rappeler que le thĂšme retenu pour ce festival est «trois peuples, deux pays, une culture ».
Les Camerounais perdent des points dans le Top 200 des banques africaines

Economie
Josiane TCHAKOUNTE

Quatre des cinq banques au classement 2016 de Jeune Afrique régressent. Afriland First Bank conserve la premiÚre place au plan national.

En parcourant le classement des 200 premiĂšres banques africaines que vient de publier Jeune Afrique, c’est dans les 50 derniĂšres places que se nichent les Ă©tablissements de crĂ©dit camerounais. D’abord Afriland First Bank classĂ©e 154e en 2016. La banque dirigĂ©e par Alphonse Nafack a perdu trois places, par rapport au rang qu’elle occupait en 2015. Toutefois, elle conserve la premiĂšre place au niveau national. Notamment avec un total de bilan (Ă©quivalent du chiffre d’affaires) de 1,298 milliard de dollars soit environ 774 milliards de F et un produit net bancaire (correspondant aux commissions perçues sur les activitĂ©s bancaires) de 75 millions de dollars, prĂšs de 45 milliards de F. Vient ensuite la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun (SGC). L’institution classĂ©e 157e perd trois places par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre. Pareil pour la Banque internationale pour l’épargne et le crĂ©dit (BICEC), logĂ©e Ă  la 161e place, avec trois places en moins. La SociĂ©tĂ© commerciale de Banque (SCB) Cameroun qui chute du 197e rang en 2015 au 199e rang en 2016, perdant deux places dans le classement.
Le seul progrĂšs dans ce classement concernant les banques camerounaises est rĂ©alisĂ© par Ecobank Cameroun. Bien que classĂ© 195e sur les 200 premiĂšres banques africaines, la sociĂ©tĂ© gĂ©rĂ©e par Moustapha Fall a gagnĂ© quatre places par rapport Ă  son rang en 2015. L’établissement de crĂ©dit affiche un total de bilan de 872 millions de dollars, soit environ 520 milliards de F et un produit net bancaire de 65 millions de dollars, soit prĂšs de 39 milliards de F.
S’agissant du classement gĂ©nĂ©ral, Standard Bank Group d’Afrique du Sud conserve la premiĂšre place du continent. L’analyse que fait Jeune Afrique de la performance des 200 banques africaines dans son classement 2016 (sur la base des rĂ©sultats rĂ©alisĂ©s en 2015 et communiquĂ©s par les entreprises), rĂ©vĂšle un recul. En effet, « le produit net bancaire cumulĂ© des 200 premiĂšres banques africaines qui avait bondi de 7,5% dans notre prĂ©cĂ©dente Ă©dition, a abandonnĂ© 6,1% les douze mois suivants », note le journal. Un rĂ©sultat qu’il explique par la baisse gĂ©nĂ©ralisĂ©e des grandes devises africaines face au dollar. Le franc CFA notamment, bien que moins affaibli a renoncĂ© Ă  7,7% face au billet vert en 2015.
Outre la dĂ©valuation des devises, dans la sous-rĂ©gion Afrique centrale, le « coup de froid » observĂ© trouve aussi son fondement dans plusieurs autres facteurs Ă  l’instar du recul de la croissance, causĂ© par la chute des cours du pĂ©trole et des minerais. Dans un tel environnement, bien que les grandes banques camerounaises affichent des « performances modestes » selon Jeune Afrique, avec huit banques camerounaises classĂ©es sur les 50 premiĂšres, « la rĂ©gion perd deux reprĂ©sentants parmi les 200 premiĂšres banques africaines et se conforte dans le rĂŽle de derniĂšre de la classe ».