Cameroon Tribune
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Diaspora: les attaquantes en forme

Sports
Steve LIBAM

AgnÚs Nkada et Jeannette Ngock Yango se sont illustrées sur les pelouses du championnat de France le week-end dernier en clubs.

La bonne affaire du week-end dernier est Ă  mettre Ă  l’actif de Jeannette Ngock Yango, la sociĂ©taire de Brest, dans le championnat fĂ©minin de 2e division en France. Lors de la 6e journĂ©e, le week-end dernier, la joueuse a contribuĂ© Ă  la victoire de son club sur Caen (2-1). Buteuse Ă  la 15e mn, Jeannette Ngock Yango a ouvert le score pour son club. Il s’agit de son premier but de la saison. Brest est 2e avec 14 points au classement dans le groupe A, Ă  deux points du leader Lille. Lorient d’AgnĂšs Nkada, Agathe Ngani et Catherine Mbengono a Ă©tĂ© surpris Ă  domicile par Le Mans (2-3). AgnĂšs Nkada auteure du 2e but de son club Ă  la 20e mn avait pourtant donnĂ© l’avantage (2-1) Ă  Lorient. Mais Le Mans a renversĂ© la situation par la suite pour gagner son premier match de la saison. AgnĂšs Nkada, meilleure buteuse de Lorient avec cinq buts, est Ă  une unitĂ© de MĂ©lissa Gomes (Saint-Maur) et Tiffany Vassant (Rouen) qui dominent le classement des buteuses dans le Groupe A. Le duo formĂ© par la Lionne indomptable et OcĂ©ane Ezano, sa compĂšre d’attaque, a inscrit 10 des 12 buts marquĂ©s par Lorient depuis le dĂ©but du championnat. Lorient chute Ă  la 7e place du classement aprĂšs cette deuxiĂšme dĂ©faite consĂ©cutive. Le FC Arras de Falone Meffometou et Yvonne Leuko a aussi Ă©tĂ© battu par Saint-Maur (1-3).
En 1Ăšre division, Soyaux de Marie Aurelle Awona, titulaire en dĂ©fense, a fait match nul (2-2) contre Saint-Etienne. MĂȘme score pour Luce Ndolo Ewele et Guingamp contre Bordeaux. La Camerounaise est entrĂ©e en cours de jeu Ă  la 63e mn. En D1 SuĂ©doise, Rosengard de GaĂ«lle Enganamouit a Ă©tĂ© dĂ©fait (1-2) par Eskilstuna United. La meilleure joueuse du continent africain en 2015 ne figurait pas dans le groupe qui a disputĂ© la rencontre. Rosengard est 2e au classement avec 45 points, soit cinq unitĂ©s de retard sur le leader Linkopings.
La semaine derniÚre en Ligue des champions féminine, Rossiyanka de Gabrielle Aboudi Onguéné, déjà championne de Russie, a battu Sarajevo (2-1) en match retour des 16es de finale. Titulaire, la Camerounaise a reçu un carton jaune au cours du match.
On se presse pour les accréditations

Sports
Steve LIBAM

Alors que le dĂ©lai fixĂ© par la CAF arrive bientĂŽt Ă  Ă©chĂ©ance, les hommes de mĂ©dias prennent d’assaut le site de la confĂ©dĂ©ration.

LancĂ© depuis environ trois semaines, le processus d’accrĂ©ditation pour la couverture mĂ©diatique de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) fĂ©minine 2016 sera clos aprĂšs le 21 octobre prochain. A deux jours de la date-butoir, les retardataires se pressent dans les rĂ©dactions. « Les professionnels des mĂ©dias dĂ©sireux de couvrir toute compĂ©tition ou Ă©vĂ©nements de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), notamment la prochaine CAN fĂ©minine, doivent satisfaire Ă  un prĂ©alable. Il s’agit de la crĂ©ation d’un compte sur l’espace media de la CAF. Ledit compte est individuel et permet d’enregistrer dans la base de donnĂ©es un certain nombre d’élĂ©ments d’identification comme un passeport en cours de validitĂ© ou encore une carte de presse », explique Junior Binyam, chef du dĂ©partement communication de la CAF, sur le site Internet www.can-feminine-cameroun-2016.cm. Il faut parfois attendre quelques jours afin que le profil soit validĂ©, le temps de s’assurer que le postulant est effectivement professionnel des mĂ©dias et n’usurpe pas cette qualitĂ©. Une fois le compte approuvĂ© l’utilisateur dispose alors d’un compte qui permet grĂące Ă  un identifiant et un mot de passe, d’accĂ©der Ă  l’espace media (media channel), plateforme sur laquelle s’effectuent les demandes d’accrĂ©ditations.
Certains journalistes camerounais, peu coutumiers des procĂ©dures d’accrĂ©ditation de la CAF, ont parfois fait face Ă  des difficultĂ©s. « J’ai essayĂ© de m’accrĂ©diter Ă  plusieurs reprises mais j’ai eu des difficultĂ©s techniques dans la gestion de mon compte dans l’espace mĂ©dia. J’ai Ă©tĂ© obligĂ© d’en crĂ©er un autre », dĂ©clare Richard E., photographe dans un quotidien. Aussi, le service de communication de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football a-t-il adressĂ© aux membres de la presse, un mail pĂ©dagogique, dans lequel les diffĂ©rentes Ă©tapes sont dĂ©taillĂ©es, pour les guider.
Cameroon Tribune du jeudi, 20 octobre 2016.
CAN 2017: C’est jouable !

Josiane R. MATIA

Le Cameroun a hĂ©ritĂ© d’un groupe composĂ© de la GuinĂ©e Bissau, du Burkina Faso et du pays organisateur, le Gabon.

On aurait pu avoir pire. C’est certainement le premier commentaire qui vient Ă  l’esprit au moment de parler des adversaires du Cameroun Ă  la Coupe d’Afrique des nations Total, Gabon 2017 (14 janvier au 5 fĂ©vrier). Burkina Faso, GuinĂ©e-Bissau et le Gabon, pays organisateur, partagent, en effet, la poule A avec les Lions indomptables. Tel en a dĂ©cidĂ© le sort hier, au cours de la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă  Libreville par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football. Au vu de la composition des autres groupes, le Cameroun aurait pu hĂ©riter d’un groupe plus difficile. MĂȘme s’il n’est pas question de prendre Ă  la lĂ©gĂšre ces trois Ă©quipes.

La GuinĂ©e-Bissau, par exemple, petit poucet de la compĂ©tition puisqu’il s’agit de sa premiĂšre participation, a terminĂ© en tĂȘte de son groupe lors de la phase Ă©liminatoire. Un groupe dans lequel on retrouvait le Congo, quart de finaliste de la CAN 2015, la Zambie, championne d’Afrique en 2012, et le Kenya. De son cĂŽtĂ©, le Burkina Faso a vĂ©cu une qualification rocambolesque. EliminĂ©s Ă  quelques secondes de la fin du match contre le Botswana lors de la derniĂšre journĂ©e, les Etalons ont validĂ© leur ticket Ă  la 99e mn grĂące Ă  un but de Banou Diawara (2-1). A Ă©galitĂ© de points avec l’Ouganda (13) et au niveau du goal average, le Burkina Faso s’est qualifiĂ© au bilan des confrontations directes entre les deux Ă©quipes. L’Ouganda est lui, passĂ© en tant que meilleur deuxiĂšme. Finaliste surprise de la CAN 2013, les BurkinabĂ©s restent sur une Ă©limination au premier tour lors de la derniĂšre Ă©dition.

Enfin, la derniĂšre confrontation entre le Gabon et le Cameroun est encore fraĂźche dans les esprits puisque les deux Ă©quipes s’étaient affrontĂ©s en amical Ă  LimbĂ© en dĂ©but septembre dernier pour une victoire sur le fil des Lions (2-1). Nul doute que les choses seront diffĂ©rentes cette fois, dans le contexte de la phase de poule de la CAN. Les PanthĂšres auront en plus l’avantage d’évoluer Ă  domicile, avec le meilleur joueur africain du moment, Pierre Emerick Aubameyang.

Pour le reste, le tirage au sort a rĂ©servĂ© des affiches qui font dĂ©jĂ  saliver : AlgĂ©rie-Tunisie et AlgĂ©rie-SĂ©nĂ©gal ou encore un certain Ghana-Egypte. Dans le groupe B, la CĂŽte d’Ivoire, tenant du titre, retrouvera HervĂ© Renard, artisan de son succĂšs en 2015, mais depuis lors passĂ© au Maroc. A noter que le match d’ouverture opposera le Gabon Ă  la GuinĂ©e Bissau le 14 janvier Ă  Libreville.
Réhabilitation de la route Mora-Dabanga-Kousseri: Début du chantier en janvier

Félicité BAHANE N.

La Banque mondiale vient de marquer son accord pour le financement de ce projet à réaliser en 24 mois par le MINTP en collaboration avec le génie militaire.

C’est officiel : le gouvernement camerounais va conduire lui-mĂȘme les travaux de rĂ©habilitation de la Route Mora-Dabanga-Kousseri (212 km), y compris le chantier des annexes dont le contournement de la ville de Kousseri dans l’ExtrĂȘme-Nord. Des travaux en rĂ©gie, qui seront ainsi dirigĂ©s par le ministĂšre des Travaux publics (MINTP) et le ministĂšre de la DĂ©fense (MINDEF), notamment le gĂ©nie militaire. Date prĂ©visionnelle retenue pour le dĂ©marrage du chantier, dĂ©but janvier 2017. D’aprĂšs Emmanuel Nganou Djoumessi, « la rĂ©alisation de ce projet va inaugurer une procĂ©dure innovante, celle de la rĂ©gie axĂ©e sur les rĂ©sultats ». Le MINTP revient de Washington aux Etats-Unis, oĂč il a conduit, du 10 au 14 octobre dernier, une mission camerounaise auprĂšs des autoritĂ©s de la Banque mondiale (BM), en vue de prĂ©senter le projet et d’obtenir leur approbation financiĂšre et technique. Mission rĂ©ussie, Ă  en croire la dĂ©lĂ©gation de la BM reçue en audience hier Ă  YaoundĂ© par le MINTP.

Elisabeth Huybens, directrice des opĂ©rations de la BM au Cameroun dit ĂȘtre venue rĂ©itĂ©rer l’approbation de son institution pour l’accompagnement du projet de rĂ©habilitation. Mais aussi, discuter des dĂ©tails de la collaboration avec les diffĂ©rentes parties prenantes, pour que la rĂ©habilitation se fasse dans les dĂ©lais les plus brefs, 24 mois notamment. Elisabeth Huybens indique, par ailleurs, que la collaboration avec le gĂ©nie militaire constitue une approche nouvelle pour la Banque mondiale. « Ce sera la premiĂšre fois que la banque financera un projet d’une telle envergure, Ă  mettre en Ɠuvre par le gĂ©nie militaire. Mais ce qui est le plus inĂ©dit pour nous, c’est que la route en question se trouve en zone de conflits, oĂč il y a beaucoup d’opĂ©rations militaires. Nous regardons donc cela comme une approche-modĂšle, qui peut ĂȘtre, par la suite, transposĂ©e dans d’autres pays oĂč il y a des situations de conflits ». La directrice des opĂ©rations ajoute : « nous pensons que l’armĂ©e camerounaise est professionnelle et bien encadrĂ©e. Simplement, nous voulons que le gouvernement comprenne qu’à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, en termes de facilitations et de simplification de procĂ©dures et de paiements ». La BM souhaite, en outre, que l’on limite au maximum la destruction d’édifices, les mosquĂ©es notamment, afin de prĂ©venir les conflits sociaux et minimiser les dĂ©penses.
Endettement: Le Cameroun reste un bon risque

Josiane TCHAKOUNTE

En proposant 173 milliards de F Ă  l’Etat qui sollicitait 150 milliards de F sur le marchĂ© financier national, les investisseurs ont renouvelĂ© leur confiance Ă  la signature du pays.

Hier, la prĂ©sentation des rĂ©sultats de l’emprunt obligataire « ECMR 5,5% net 2016-2021 » par le ministre des Finances (Minfi), Alamine Ousmne Mey, reprĂ©sentant de l’Etat du Cameroun, n’était pas qu’une affaire de chiffres. En rĂ©alitĂ©, au moment oĂč le Minfi s’adresse aux journalistes, les statistiques sur l’offre des investisseurs (plus de 173 milliards de F), le montant retenu par l’Etat (165 milliards de F) et le profil des souscripteurs (banques, entreprises, particuliers) sont dĂ©jĂ  connus et publiĂ©s par les diffĂ©rents mĂ©dias.

Ce que le Minfi partagera en premier lieu avec la presse rĂ©unie dans la salle des actes de son dĂ©partement ministĂ©riel, c’est quatre principaux messages inspirĂ©s par ces donnĂ©es. « La signature du Cameroun vient de bĂ©nĂ©ficier une fois de plus de la solide confiance des investisseurs Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur de notre pays », dira Alamine Ousmane Mey. De plus, le fait que l’offre proposĂ©e Ă  l’Etat soit largement au-dessus de la demande, traduit « l’adhĂ©sion et le soutien des investisseurs au projet de sociĂ©tĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique ». Ce qu’il faut Ă©galement lire au travers des rĂ©sultats de cette opĂ©ration, quatriĂšme du genre, c’est l’adhĂ©sion aux rĂ©formes en cours dans le pays. Enfin, la confiance en l’avenir du Cameroun. « Il s’agit d’une prise de risque dans l’horizon-temps entre 2016 et 2021. Un emprunt, c’est un engagement Ă  rembourser sur des recettes futures. Et accepter de mettre Ă  disposition des ressources, c’est croire en ce futur en matiĂšre d’activitĂ©s, de revenus et de capacitĂ©s de rembourser l’engagement qui a Ă©tĂ© pris », dĂ©taille le Minfi.

NouveautĂ© dans les chiffres, c’est le taux de participation des personnes physiques, c’est-Ă -dire des particuliers. Ils reprĂ©sentent plus de 10% dans le portefeuille des souscripteurs avec un apport de 16,851 milliards de F. « Enorme ! », selon le commentaire du reprĂ©sentant de l’une des banques du consortium. Preuve de leur intĂ©rĂȘt pour le risque camerounais. « L’intĂ©rĂȘt de la signature du Cameroun n’est plus Ă  dĂ©montrer », ajoutera le Minfi. Les entreprises notamment, ont souscrit Ă  hauteur de 26,5% du montant total retenu, soit 43,835 milliards de F. Les banques qui ont concĂ©dĂ© des parts sur leur prise ferme, conservent 63% de l’enveloppe, soit 104 milliards de F.

L’Etat du Cameroun aurait pu retenir les 173 milliards de F offerts par les investisseurs. S’il n’a retenu que 165 milliards de F, soit 15 milliards additionnels, c’est dans une logique de prudence dans l’endettement et de sagesse dans la dĂ©pense. « Nous avons choisi de rester Ă  165 milliards de F parce que nous avons les dĂ©penses qui sont matures et qui correspondent Ă  ce montant », confiera le ministre. C’est la mĂȘme logique qui a guidĂ© l’eurobond rĂ©alisĂ© l’annĂ©e derniĂšre. L’Etat du Cameroun n’a retenu que 750 millions de dollars sur les 1,2 milliard de dollars souscrits. Le travail se poursuit.
Faux médicaments: Bataille permanente

Yvette MBASSI-BIKELE

Le Cameroun et ses partenaires au développement mÚnent une lutte acharnée contre ce gigantesque trafic.

La semaine africaine de lutte contre les faux mĂ©dicaments et les circuits illicites de mĂ©dicaments, lancĂ©e lundi dernier est une occasion pour mettre la lumiĂšre sur ce combat de longue haleine que mĂšnent les pouvoirs publics et l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun. illustration, mercredi 23 mars 2016, les autoritĂ©s du pays ont annoncĂ© la saisie et la destruction d’environ trois tonnes de mĂ©dicaments falsifiĂ©s. En provenance d’un pays voisin, la cargaison est alors Ă©valuĂ©e Ă  500 millions de francs. Les premiers Ă©lĂ©ments de l’enquĂȘte indiquent que les faux mĂ©dicaments saisis ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s principalement en Inde, au BrĂ©sil, en Afrique du Sud et au Nigeria. Une fois entrĂ©s au Cameroun, ils Ă©taient distribuĂ©s par des « grossistes » criminels Ă  travers le pays et vendus sur les marchĂ©s « Ă  des prix dĂ©fiant toute concurrence par des mains inexpertes », selon l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (Onpc).

Le 2 septembre dernier, l’Organisation mondiale de la SantĂ© (Oms) lançait l’alerte sur la circulation d’un nouveau lot d’antipaludiques falsifiĂ©s sur le territoire national. Il s’agit des comprimĂ©s de sulfate de quinine 300 mg, un mĂ©dicament habituellement commercialisĂ© au Cameroun. Le lot en question, numĂ©ro 10H05, aurait Ă©tĂ© fabriquĂ© par Novadina Pharmaceutical Ltd, Londres RU. Date d’expiration : septembre 2018. En AoĂ»t 2015, c’était au tour des
gendarmes de Tiko de tomber sur une importante cargaison de faux médicaments,
frelatés, périmés. A Douala, fin janvier 2012, 854 colis dont 199 contenant de faux médicaments étaient également saisis au Port autonome de Douala (Pad). Une entreprise de la place autorisée seulement à importer et distribuer du matériel médical avait dissimulé des médicaments contrefaits dans sa cargaison. Cette derniÚre estimée à 60 millions FCFA, avait été confiée au commissariat spécial du Pad.

C’est donc quasiment au quotidien que des lots de faux mĂ©dicaments sont saisis dans nos contrĂ©es. Ceci grĂące Ă  la mobilisation des autoritĂ©s nationales, partenaires au dĂ©veloppement, laboratoires pharmaceutiques, organisations professionnelles et associations autour d’un phĂ©nomĂšne qui a dĂ©jĂ  causĂ© des milliers de morts dans le pays et sur le reste du continent. Ainsi, d’importantes opĂ©rations coup de poing sont menĂ©es dans les ports et les aĂ©roports. Un travail ardu, car sur les dizaines ou centaines de colis dĂ©chargĂ©s, deux ou trois seulement peuvent contenir une marchandise illĂ©gale. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’opĂ©rer en synergie avec d’autres acteurs de la lutte contre les faux mĂ©dicaments. Interpol par exemple. Les opĂ©rations menĂ©es avec cette institution permettent de combattre la vente en ligne illĂ©gale de mĂ©dicaments et dispositifs mĂ©dicaux. Elles ont dĂ©jĂ  favorisĂ© des centaines d’arrestations, la saisie de milliers de faux mĂ©dicaments, le retrait de publicitĂ©s sur des produits illĂ©gaux. Mais pour l’instant, le meilleur moyen de lutte reste la prĂ©vention et l’information du public. Comme c’est le cas en ce moment.
Faux médicaments: Bataille permanente.
Pluies: 2016 a battu des records

Régional
Jean Baptiste KETCHATENG

Les précipitations de la grande saison ont dépassé les moyennes générale et spéciale.

La saison des pluies qui s’achĂšve Ă  Douala est l’une des plus importantes des trente derniĂšres annĂ©es. Elle a en effet permis d’enregistrer, de mai Ă  septembre, une hausse de 436,4 mm par rapport Ă  la normale qui est dans le jargon de la mĂ©tĂ©o la moyenne des prĂ©cipitations sur une pĂ©riode trentenaire. « La normale, explique Ambesi Hans Ndonwi, ingĂ©nieur et chef du service rĂ©gional de la MĂ©tĂ©orologie, est de 2560,4 mm. Or, nous avons comptĂ© jusqu’à 2936,8 mm de pluie durant les cinq mois concernĂ©s. »
Dans cet intervalle, l’on a aussi notĂ© Ă  la mĂ©tĂ©o une autre statistique exceptionnelle : le maximum absolu, qui correspond Ă  la quantitĂ© de pluie la plus importante tombĂ©e en une journĂ©e. Il s’agit des 345,4 mm du mercredi 22 juin 2016. Durant les trois derniĂšres dĂ©cennies, Douala n’avait jamais reçu autant de pluie durant l’espace de temps d’une journĂ©e. « C’est un fait remarquable bien plus que l’augmentation au-dessus de la moyenne de la pluviomĂ©trie durant la saison 2016 qui n’est qu’une variation ; laquelle ne peut pas encore amener Ă  conclure quoi que ce soit d’important ou mĂȘme d’inquiĂ©tant », analyse M. Ambesi.
Pour autant, les 436 mm de plus de cette annĂ©e sont importants car ils reprĂ©sentent la pluviomĂ©trie annuelle de certaines rĂ©gions moins arrosĂ©es du Cameroun. Ils peuvent aussi ĂȘtre mis en rapport avec la baisse de l’an dernier. Sur cette pĂ©riode identique de mai Ă  septembre, il y avait plutĂŽt un dĂ©ficit de 354,5 mm. Le ciel de la capitale Ă©conomique n’avait laissĂ© tomber que 2145,9 mm, bien en deçà de la moyenne Ă©tablie pour la saison. L’on peut y ajouter qu’en 2016, les jours de pluie s’étalent et se diversifient crĂ©ant un dĂ©calage dans le calendrier qui fait que certains mois soient bien plus pluvieux que d’ordinaire.
Enfin, s’il semble y avoir eu moins d’inondations, il ne faut pas en conclure immĂ©diatement que Douala gĂšre mieux cette pĂ©riode d’intempĂ©ries. « Beaucoup de facteurs entrent en jeu pour qu’une inondation se fasse. Un sol dĂ©jĂ  gorgĂ© d’eau ou un sol sec n’absorberont pas de la mĂȘme maniĂšre l’eau qui tombe. La quantitĂ© d’eau et le temps que la pluie dure tout comme l’assainissement qui ne dĂ©pend pas de la mĂ©tĂ©o peuvent autant l’influencer... Cela dit, au regard de l’augmentation globale, on peut dire que Douala n’a pas eu trop de problĂšme », conclut M. Ambesi.
Au bonheur des peaux noires

Societé
Monica NKODO

L’entreprise de produits cosmĂ©tiques « Madlyn Cazalis » se sert de la nature pour sublimer les femmes noires et mĂ©tissĂ©es.

Belle rencontre entre bio et beautĂ©. La sociĂ©tĂ© de cosmĂ©tiques Ă  base de produits naturels « Madlyn Cazalis », veut partager cette expĂ©rience avec des millions de femmes dans le monde. Son patron, Christian Ngan, diplĂŽmĂ© en ingĂ©nierie financiĂšre et spĂ©cialiste de la fusion-acquisition, a travaillĂ© en France avant de s’établir au Cameroun. Cet entrepreneur reconnu dans le domaine du leadership en Afrique a eu la reconnaissance d’institutions comme Forbes. Ses clientes, des femmes en gĂ©nĂ©ral aux peaux noires et mĂ©tissĂ©es, ont des origines trĂšs variĂ©es. Elles viennent du Cameroun, mais aussi de l’étranger. Christian Ngan fonde sa sociĂ©tĂ© en 2012 pour prĂ©venir les Africaines des dangers de la dĂ©pigmentation, tout en encourageant l’utilisation des produits naturels.
A l’heure actuelle, son entreprise dĂ©veloppe 24 produits de cosmĂ©tiques pour les soins de la peau et des cheveux, entre autres crĂšmes, lotions, savons, gommages
 Des ingrĂ©dients naturels comme le cacao, le karitĂ©, la noix de coco, le moringa, l’avocat, l’Aloe vera et plus encore, sont Ă  la base de leurs activitĂ©s. En quatre ans, la marque a glanĂ© plus de 100 ambassadeurs, 50 points de vente en Afrique centrale (Cameroun, Gabon et Congo) et des clients dans plus de 12 pays, que ce soit en Afrique, en Europe ou en Asie.
En plus de promouvoir la beautĂ© africaine 100% naturelle, « Madlyn Cazalis » veut mettre en avant l’agriculture, les industries locales, mais aussi l’entreprenariat des femmes et des jeunes. Environ 50.000 femmes reçoivent dĂ©jĂ  des conseils de la marque, qui d’ici 2025, souhaite atteindre Ă  travers ses produits, plus de 100 millions de femmes. « Nos produits sont Ă  80 Ă  90 % naturels. Ce que nous utilisons de maniĂšre artificielle ce sont des conservateurs, de la glycĂ©rine qui peut ĂȘtre de synthĂšse, des extraits alcooliques », explique Christian Ngan. En quatre ans, le secteur de distribution ne cesse de s’agrandir. « Nous distribuons essentiellement en pharmacies, en instituts de beautĂ©, dans quelques supermarchĂ©s. On fait beaucoup de ventes directes et nous avons des ambassadrices qui vendent nos produits Ă  l’étranger. Nous travaillons aussi avec diverses plateformes en ligne », rappelle-t-il.
Christian Ngan surfe sur la vague du retour Ă  l’afro-optimisme, avec des mouvements comme les nappy, qui valorisent la femme noire. Internet est aussi un outil essentiel pour ses produits. Avec 25.000 femmes qui les suivent sur Facebook, et des milliers d’autres sur Twitter, on peut dire qu’à « Madlyn Cazalis », on joue Ă  fond la carte des rĂ©seaux sociaux. L’entreprise qui a une vision large et internationale, avec « un chiffre d’affaires Ă  huit chiffres », confie Christian Ngan, veut continuer de percer et faire son petit trou dans l’industrie cosmĂ©tique.
Mason Cyrille Elong Ewing: styliste sans complexes

Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

L’artiste collectionne plusieurs dĂ©filĂ©s et est aussi producteur de cinĂ©ma malgrĂ© son handicap visuel.

AprĂšs 28 ans d’absence, le styliste designer Mason Cyrille Elong Ewing se prĂ©pare Ă  fouler son pays le Cameroun dans quelques jours. Au programme de son sĂ©jour en terre natale, la prĂ©sentation d’un dĂ©filĂ© le 29 octobre prochain au Hilton HĂŽtel de YaoundĂ©. NĂ© le 9 avril 1982 dans un hĂŽpital de Douala d’un pĂšre amĂ©ricain et d’une mĂšre d’origine camerounaise, le crĂ©ateur de mode, handicapĂ© visuel, se sert de ses souvenirs pour rĂ©aliser ses dessins et ses coupes. MalgrĂ© son handicap, Mason Ewing a rĂ©ussi Ă  rĂ©aliser sa passion pour l’art. « Il y a beaucoup de personnes handicapĂ©es qui font des choses magnifiques et personne n'en parle », dĂ©plore-t-il. GrĂące Ă  son sens de l’imagination et son toucher poussĂ©, l’artiste parvient Ă  distinguer tout type de tissus. Ce qui justifie son penchant pour le coton bio, la soie, la dentelle et le cachemire pour rĂ©aliser ses robes.
Pour son retour aux sources, le passionnĂ© de l’art va prĂ©senter sa collection « Madison » et la nouvelle collection de haute couture « Espoir pour l’avenir » et bien d'autres surprises. « A cette collection, j’ai associĂ© mon Ă©gĂ©rie : le mannequin AmĂ©lie Rondel-Reichrath », rassure-t-il. Ses difficultĂ©s, c’est trouver les investisseurs. « Pour 2017, j'aimerais avoir des partenaires financiers qui viennent de l'Afrique ou de mon pays , le Cameroun, pour mes projets dans la mode et le cinĂ©ma, notamment mon long-mĂ©trage intitulĂ© « Coup de foudre Ă  YaoundĂ© » tournĂ© majoritairement au Cameroun. J'ai beau avoir la nationalitĂ© française, je suis Camerounais en premier lieu », conclut-il.
La mode, Mason Ewing la cÎtoie depuis le 21 septembre 2007. Il se souvient de son premier défilé il y a 10 ans. « Ce fut un grand succÚs dans la ville de Paris. Mais malheureusement, il ne m'a pas ouvert des portes. Ma couleur de peau, mon handicap et mes origines africaines n'ont pas arrangé les choses », regrette-t-il. « Aujourd'hui, la maison de couture Mason Ewing se développe trÚs bien et le futur va devenir trÚs intéressant », espÚre-t-il.
MobilitĂ© urbaine: le taxi, c’est « vairified »

Societé
Larissa MOYUM (Stagiaire)

L’application « Taxi Vairified » permet de rassurer les clients et participe de la traçabilitĂ© des vĂ©hicules jaunes.

DĂ©jĂ  opĂ©rationnelle au Cameroun, « Taxi Vairified » a pour objectif d’assurer la sĂ©curitĂ© des clients et la traçabilitĂ© des taxis. Créé par une start-up camerounaise emmenĂ©e par Patrick EhodĂ©, cette application vise Ă  endiguer les agressions et Ă  rendre plus sĂ»rs les taxis. « J’ai mis sur pied cette application en 2014 dans le but de sortir de l’informel », confie le crĂ©ateur. TĂ©lĂ©chargeable via d’autres applications telles que Android playstore et l’Appstore, « Taxi Vairified » permet aux clients de faire les rĂ©servations des taxis en quelques minutes et Ă  des prix abordables grĂące Ă  leurs tĂ©lĂ©phones portables. Les informations sont enregistrĂ©es dans la base de donnĂ©es de la plateforme. Cette innovation fait le bonheur de nombreux usagers, chauffeurs et propriĂ©taires des vĂ©hicules jaunes. « J’apprĂ©cie cette nouvelle technologie rĂ©volutionnaire. Je n’ai plus aucun souci Ă  me faire concernant la sĂ©curitĂ© de mon vĂ©hicule », affirme JĂ©rĂŽme B., chauffeur de taxi.
AprĂšs que les propriĂ©taires de l’application entrent en contact avec les sociĂ©tĂ©s de taxis ou les taxis indĂ©pendants, ils leur prĂ©sentent leurs offres, ensuite ils dĂ©cident d’un contrat ensemble pour lequel le taxi s’engage Ă  payer un certain montant par mois. Puis, l’entreprise scanne les papiers du vĂ©hicule, le permis, l’assurance et la licence du chauffeur de taxi et l’enregistre dans leur base de donnĂ©es clients. Par la suite, Vairified remet au chauffeur de taxi un badge Ă  coller Ă  l’avant du vĂ©hicule avec la mention « Taxi recommandĂ© » avec un identifiant. Ce badge coĂ»te au chauffeur de taxi 2000 F. Quand le client tĂ©lĂ©charge l’application mobile, il retrouve toutes les informations relatives au taxi dans lequel il veut ĂȘtre, en scannant le code identifiant du taxi et en l’inscrivant dans l’application mobile.
Patrick EhodĂ© est un ingĂ©nieur en gĂ©nie logiciel et finance. Ancien cadre dans les multinationales, il a travaillĂ© entre autres comme analyste financier Ă  Londres pour l’entreprise Africahubet et en tant que gestionnaire de projets Ă  la Seychelles Breweries Limited (entreprise brassicole appartenant au groupe Diageo, qui produit la biĂšre Guinness) avant de se mettre Ă  son propre compte.
Projets énergétiques et hydrauliques: la France veut renforcer sa présence

Economie
MichĂšle FOGANG

L’ambassadeur Gilles Thibault a rencontrĂ© le ministre Basile Atangana Kouna, mardi dernier Ă  YaoundĂ©, pour Ă©changer sur le secteur eau et Ă©nergie.

Un huis clos d’environ une heure. Preuve que les sujets Ă©voquĂ©s entre le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Basile Atangana Kouna et Gilles Thibault, nouvel ambassadeur de France au Cameroun, Ă©taient nombreux et profonds. Avant de rĂ©vĂ©ler le contenu des Ă©changes qu’il venait d’avoir avec le Minee, le diplomate français a indiquĂ© Ă  la presse que l’audience lui avait donnĂ© l’occasion d’avoir un aperçu de l’état des lieux du secteur, avec un accent sur les grands projets en cours. « L’eau et l’électricitĂ© sont deux secteurs majeurs pour le dĂ©veloppement Ă©conomique d’un pays. Nous avons brossĂ© le tableau de la situation existante au Cameroun », a-t-il affirmĂ©.
Partenaire au dĂ©veloppement du Cameroun, la France contribue Ă©normĂ©ment Ă  la rĂ©alisation d’infrastructures Ă©nergĂ©tiques, notamment le barrage de Lom Pangar, celui de Bini-Warak et de Nachtigal. Ceci Ă  travers ses reprĂ©sentations que sont l’Agence française de DĂ©veloppement (Afd), les sociĂ©tĂ©s Razel et Sogea Satom. Gilles Thibault, en dĂ©but de sĂ©jour au Cameroun, a dessinĂ© les esquisses de ce que sera la collaboration entre son pays et le secteur eau et Ă©nergie camerounais. « Plus que par le passĂ©, la France entend ĂȘtre plus prĂ©sente qu’elle ne l’a Ă©tĂ© pour la mise en Ɠuvre d’infrastructures Ă©nergĂ©tiques et hydrauliques en cours de construction», a-t-il assurĂ©.
Sable, marbre, granite
 : les pistes de la valorisation

Economie
MichĂšle FOGANG

Un programme y relatif lancé mardi à Yaoundé pour tirer le maximum de revenus dans ces filiÚres sous-estimées.

Au Cameroun comme dans beaucoup de pays africains, l’exploitation du sable, du marbre, du gravier ou du calcaire est peu valorisĂ©e. Car considĂ©rĂ©s d’aprĂšs Najat Rochdi, coordonnatrice rĂ©sidente du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (PNUD), comme minĂ©raux Ă  faible valeur en raison de leur cours bas sur le marchĂ© des matiĂšres premiĂšres. Pouvant, ceux-ci peuvent constituer des intrants uniques pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et partant contribuer Ă  l’amĂ©lioration de la vie des populations. Conscient de l’atout majeur que constituent ces ressources miniĂšres, le Cameroun a postulĂ© auprĂšs du PNUD qui a mobilisĂ© des ressources auprĂšs du groupe des Etats ACP (Afrique- CaraĂŻbes-Pacifique) et de l’Union europĂ©enne (UE) pour accompagner les pays Ă  l’amĂ©lioration de la gestion des minĂ©raux de construction dits de faible valeur. Cela se fera Ă  travers le Programme ACP-UE en faveur des minĂ©raux du dĂ©veloppement. Le pays a Ă©tĂ© choisi comme pays-pilote en Afrique centrale, devant bĂ©nĂ©ficier de cette initiative.
Le programme a officiellement dĂ©marrĂ© mardi dernier, en prĂ©sence du ministre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt) Ernest Gbwaboubou, Najat Rochdi et Daniel Evina Abe’e, ambassadeur du Cameroun Ă  Bruxelles. La cĂ©rĂ©monie a Ă©galement donnĂ© lieu Ă  un atelier de trois jours durant lesquels acteurs et experts valideront les prioritĂ©s du secteur. Ils identifieront, par ailleurs, les sites-pilotes du programme et Ă©laboreront une feuille de route.
Deux matchs amicaux en vue

Sports
Josiane R. MATIA

Le Cameroun va boucler sa préparation contre le Kenya et la Tanzanie.

Dans 30 jours exactement, le Cameroun vibrera au rythme de la coupe d’Afrique des nations fĂ©minine qu’il attend depuis l’octroi de son organisation. 30 jours, c’est aussi le temps qu’il reste aux Lionnes indomptables pour ĂȘtre fin prĂȘtes pour l’échĂ©ance. D’ailleurs, aprĂšs cinq regroupements, l’équipe a entamĂ© la semaine derniĂšre la phase de matchs amicaux internationaux. Elle Ă©tait ainsi du cĂŽtĂ© du Mali oĂč elle a affrontĂ© en aller et retour les Aigles dames pour une victoire et un nul. Le moment du bilan de cette double confrontation a justement Ă©tĂ© l’occasion pour le sĂ©lectionneur national, Enow Ngachu, de dĂ©voiler la suite du programme de prĂ©paration.
Les Lionnes vont ainsi se frotter Ă  deux adversaires durant cette pĂ©riode. D’abord le Kenya, qui participera Ă  sa premiĂšre CAN en novembre prochain. Ce sera le 22 octobre Ă  Nairobi en match aller alors que le retour est prĂ©vu quelques jours plus tard au Cameroun. Le groupe, qui quitte sa base d’Akono ce jeudi, va ensuite livrer deux rencontres amicales contre la Tanzanie. Ces matchs s’étaleront jusqu’au 13 novembre, date marquant la fin de la prĂ©paration de l’équipe. D’ici lĂ , le sĂ©lectionneur national espĂšre rĂ©cupĂ©rer les joueuses professionnelles pour enfin constituer le groupe qui tentera de remporter le premier titre continental au Cameroun.
Cameroon Tribune du vendredi, 21 octobre 2016.
Le Comité olympique pense déjà aux J.O 2020

Sports
Steve LIBAM

La rĂ©union du bureau exĂ©cutif s’est tenue mercredi Ă  YaoundĂ©.

Au ComitĂ© national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), les regards sont dĂ©jĂ  tournĂ©s vers les Jeux olympiques (J.O) 2020 qui auront lieu Ă  Tokyo (Japon). La rĂ©union du bureau exĂ©cutif qui s’est tenue mercredi dernier Ă  YaoundĂ©, a Ă©tĂ© l’occasion d’évoquer le sujet. « Nous avons entrepris des dĂ©marches Ă  l’effet de garantir Ă  nos futures chances de mĂ©daille, Ă  l’instar de Wilfried Seyi Ntsengue, des conditions de prĂ©paration idĂ©ales. Les prochaines Dixiades marqueront le dĂ©but du processus de prĂ©paration de nos athlĂštes », dĂ©clare Hamad Kalkaba Malboum, prĂ©sident du CNOSC. Cependant, le prĂ©sident du CNOSC a tout de mĂȘme dressĂ© un bilan de la participation du Cameroun aux J.O de Rio 2016. Ainsi, selon celui-ci, bien que n’ayant remportĂ© aucune mĂ©daille, les athlĂštes camerounais ont amĂ©liorĂ© leurs performances et classements. De mĂȘme, contrairement aux Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes, aucune fugue n’a Ă©tĂ© enregistrĂ©e au sein de la dĂ©lĂ©gation. Enfin, hormis le cas du boxeur Hassan Ndam « qui revendiquait ce Ă  quoi il n’avait pas droit », il n’y a pas eu de problĂšme de primes. « Le CNOSC n’a pas croquĂ© 2 milliards de F. Au contraire et fidĂšle Ă  la bonne gouvernance qui est une des valeurs fondamentales de l’olympisme, le dispositif de surveillance mis en place Ă  permis Ă  l’Etat de faire de substantielles Ă©conomies », prĂ©cise Hamad Kalkaba Malboum.
Concernant les Dixiades d’Ebolowa 2016, les invitations ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© adressĂ©es aux diffĂ©rentes rĂ©gions et aux ComitĂ©s olympiques de la zone 4 (Gabon, Congo, Tchad, RDC, Sao TomĂ© et principe, GuinĂ©e Equatoriale et RĂ©publique centrafricaine), ainsi que les documents techniques. La rĂ©union du bureau exĂ©cutif a aussi Ă©tĂ© l’occasion d’examiner la mise en Ɠuvre du nouvel organigramme du CNOSC. En outre, Ă  l’issue de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’association des ComitĂ©s nationaux olympiques d’Afrique centrale les 15 et 16 octobre derniers Ă  N’djamena, Hamad Kalkaba Malboum a Ă©voquĂ© la relance des compĂ©titions sous-rĂ©gionales, notamment les Jeux de l’Afrique centrale en 2017 et les Jeux universitaires d’Afrique centrale dans l’optique de la dĂ©tection des talents capables de reprĂ©senter la sous-rĂ©gion lors des compĂ©titions majeures continentales et mondiales
Les jeunes du Sud mieux impliqués dans l'Education à la citoyenneté

Societé
Benjamin MVOMO ESSOUMA

Un concept « Libre ensemble » a été expliqué, mercredi dernier, aux jeunes élÚves et non-scolaires à Ebolowa par des responsables du Minrex.

C’est en plein dans la campagne de promotion des valeurs universelles, Ă  travers l’initiative « libre ensemble », que des responsables du ministĂšre des Relations extĂ©rieures (Minrex) sont venus Ă  Ebolowa. SimultanĂ©ment, ils ont entretenu les jeunes scolaires d’Ebolowa, rĂ©unis au LycĂ©e classique et moderne, pour les secondaires, et Ă  l’école annexe groupe I A, pour les primaires, sur la portĂ©e de cette initiative du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Pour Sabine ChristĂšle Mengue Abessolo, diplomate, en service Ă  la direction de la Francophonie au Minrex, qui a conduit l’équipe venue de YaoundĂ©, « Libre ensemble » est un appel aux jeunes Ă  se mobiliser en faveur des valeurs telles que : la paix, la fraternitĂ©, la solidaritĂ©, la tolĂ©rance, le dialogue et le vivre ensemble.
Il s’agit, pour s’en convaincre, d’un rĂ©fĂ©rentiel pertinent contre la violence, la radicalisation, le terrorisme et les discours propagandistes. Gilbert Belinga, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de l’Education de base pour le Sud, a saisi l’occasion pour lancer un appel aux Ă©lĂšves et enseignants, pour qu’ils soient des acteurs du « libre ensemble » qui appelle inĂ©vitablement la notion du « vivre ensemble ».
Le « Libre ensemble », qui est une initiative de MichaĂ«le Jean, Sg de la Francophonie, a Ă©tĂ© lancĂ© le 10 mars 2016. Il a pour but, tel qu’arrĂȘtĂ© par le Sg de l’OIF, d’appeler des millions de jeunes de façon moderne et originale Ă  poster et Ă  partager en vidĂ©o ou par Ă©crit, leurs messages, projets, initiatives, rĂ©alisations et opinions sur leur attachement au vivre ensemble, Ă  la libertĂ© et Ă  la vie. Pour cela, une plateforme numĂ©rique d’expression, d’échanges et de promotion des projets a Ă©tĂ© créée. Les jeunes d’Ebolowa ont Ă©tĂ© imprĂ©gnĂ©s de cette notion et appelĂ©s Ă  s’impliquer contre toutes formes de violence et de rejet de l’autre. Au cours des Ă©changes avec les responsables du Minrex, des quiz Ă  caractĂšre cognitif et informatif ont permis de faire comprendre Ă  la jeunesse d’Ebolowa combien il est important, face Ă  la menace terroriste, de participer Ă  la promotion de la paix, la sĂ©curitĂ©, la morale et la citoyennetĂ©.
L’Institut de formation de la CRTV se donne à voir

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’entreprise Ă©tait Ă  Ekounou mercredi, dans le cadre des journĂ©es culturelles et portes ouvertes, en cours depuis le 15 octobre dernier.


Au quartier Ekounou Ă  YaoundĂ©, l’Institut de formation et de conservation du patrimoine audiovisuel (IFCPA) de la Cameroon Radio and Television (CRTV) s’expose depuis le 15 octobre dernier Ă  YaoundĂ©. Et mercredi, en dehors des curieux, des jeunes voulant se former aux mĂ©tiers de l’audiovisuel, le campus a accueilli un hĂŽte de marque : le directeur gĂ©nĂ©ral de la CRTV. Dans une ambiance trĂšs dĂ©contractĂ©e, Charles Ndongo a indiquĂ©. « C’est une volontĂ© d’encourager l’élan qu’a pris cet institut depuis quelque temps. Notamment, depuis la nomination du Dr François-Marc Modzom Ă  sa tĂȘte. Il y a un trĂšs grand dynamisme, beaucoup de crĂ©ativitĂ©. Cela se traduit notamment par l’ouverture de nouvelles filiĂšres. Il y a dĂ©jĂ , par exemple, la filiĂšre dessins animĂ©s. J’invite les Camerounais, ceux qui sont Ă  YaoundĂ© et mĂȘme ailleurs Ă  venir voir. Il y a de trĂšs belles choses pour encadrer notre jeunesse », a-t-il fait savoir, en prĂ©sence de ses proches collaborateurs et du directeur dĂ©lĂ©guĂ© de l’IFCPA, Dr François-Marc Modzom.
Depuis samedi dernier, en effet, l’IFCPA a ouvert ses portes au grand public. Il paraĂźt, selon des responsables que l’établissement créé en 1983, reste peu connu alors que l’offre de formation s’est diversifiĂ©e : 14 filiĂšres de formation en deux niveaux. « Nous avons deux types de formation. Les formations diplĂŽmantes pour les journalistes, animateurs, rĂ©alisateurs, techniciens de prise de vue, de sons monteurs, infographes. Et depuis 2015, nous formons des Camerounais capables de rĂ©aliser des desseins animĂ©s. Nous avons aussi des formations qualifiantes. Nous organisons des sessions de formation qui durent deux semaines ou un mois, sur des modules bien prĂ©cis», explique SosthĂšme Fokam Kamga, chef de dĂ©partement des Ă©nseignements et de la recherche. L’activitĂ© qui s’achĂšve demain vendredi, vise Ă  promouvoir l’IFCPA.
Les piÚges à éviter pour la CAN 2017

Dossiers de la redaction
Josiane R. MATIA

Avec une poule jugée abordable, le Cameroun se doit de prendre tous ses adversaires au sérieux pour ne pas vivre de nouvelles déconvenues.

Cameroun-Burkina Faso le 14 janvier 2017 Ă  Libreville. Depuis mercredi dernier, les Lions indomptables savent Ă  quoi s’en tenir pour leur entrĂ©e en scĂšne Ă  la 31e Coupe d’Afrique des nations, Gabon 2017 (14 janvier au 05 fĂ©vrier). Ils enchaĂźneront ensuite avec la GuinĂ©e Bissau pour terminer contre le Gabon, pays organisateur. Un programme plutĂŽt light pour le Cameroun, de l’avis de nombreux observateurs. Et c’est justement dans le piĂšge de la facilitĂ© qu’il ne faudrait pas tomber Ă  moins de 100 jours du dĂ©marrage de la grand-messe du football africain.
De prime abord, le Cameroun et le Gabon constituent les favoris de ce groupe A devant une Ă©quipe du Burkina Faso en quĂȘte de repĂšres et une GuinĂ©e Bissau qui se plaĂźt dans le costume de jeune loup aux dents longues. Mais s’il y a une chose sur laquelle tous les spĂ©cialistes du football sont d’accord, c’est bien le fait qu’on assiste depuis des annĂ©es Ă  un nivellement des valeurs au niveau des nations. « Nous sommes peut-ĂȘtre une petite Ă©quipe, mais nous connaissons notre potentiel. Il me semble qu’un match se joue en 90 minutes », a d’ailleurs dĂ©clarĂ© Baciro Cande, le sĂ©lectionneur de la GuinĂ©e Bissau au terme du tirage.
De plus, l’expĂ©rience de la derniĂšre CAN au cours de laquelle les Lions semblaient disposer de toutes les chances pour une place en quarts de finale dans un groupe oĂč se trouvaient Ă©galement la CĂŽte d’Ivoire, le Mali et la GuinĂ©e, est encore fraĂźche dans les mĂ©moires. Au final, ils ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s au premier tour avec une piteuse derniĂšre place et deux points. « De l’expĂ©rience que j’ai de ce genre de compĂ©tition, le premier match est souvent le plus important », affirme JoĂ«l Epalle, ancien Lion indomptable. Pas question donc de prendre qui que ce soit Ă  la lĂ©gĂšre.
Les rĂ©sultats de l’équipe dĂ©pendront Ă©galement du sĂ©rieux qui sera mis dans la sĂ©lection des meilleurs et la prĂ©paration de la compĂ©tition, comme l’espĂšre Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national. Une fois le tirage au sort effectuĂ©, le technicien belge et son staff sont dĂ©jĂ  Ă  pied. d’Ɠuvre pour Ă©tablir le meilleur programme possible en vue d’avoir un groupe affĂ»tĂ© au moment d’entrer dans l’arĂšne. Le match de la 2e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe du monde 2018 contre la Zambie dans quelques semaines devrait dĂ©jĂ  servir de galop d’essai. Les Lions restent sur une bonne dynamique, avec une nouvelle configuration de l’équipe, aprĂšs ce match nul (1-1) contre l’AlgĂ©rie, mĂȘme si beaucoup reste Ă  faire. Mais chaque chose a son temps.