Cameroon Tribune
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South Africa, Egypt in Cameroon

Fred Vubem TOH

They were the first delegations to arrive in Cameroon yesterday via the Nsimalen International airport.

South Africa and Egypt arrived in Cameroon yesterday via the Nsimalen international airport for the 2016 women AFCON. Both delegations came on board the same plane and torched down about thirty minutes behind schedule. On had to welcome them, were officials of the Ministry of Sports and Physical Education, the Egyptian Ambassador to Cameroon and a few media men aiming to have the first glimpse and word with the visitors. Despite the long journey to Cameroon both teams looked visibly happy to be in Cameroon taking selfies even before they could collect their baggages and excited to try a few words in French.

South Africa was the first to cross the border control, followed by Egypt with government and CAF officials facilitating the visas formalities for them and after ushered them to the waiting buses outside. While South Africa had no problem with their bus, the Egyptian team rejected the rickety vehicle that we brought to carry their luggage to the approval of the on looking crowd.

Both teams were accompanied by escort riders who cleared the traffic ahead of the convoy thereby arousing the curiosity of Yaounde city dwellers along their way. Some applauded while others just watched with amazement. The Egyptian delegation took up residence at the Mont Febe hotel while the South African delegation will be residing at the Djeuga Palace hotel. As of now there is no information about the when the Zimbabwean delegation is due to arrive in Cameroon. While teams playing in Yaounde arrive through Nsimalen, those playing in Limbe arrive through Douala. Ghana and Nigeria were also expected in the country yesterday while the Mali will be arriving today at 10.30 pm.
Cameroon Tribune du vendredi, 18 novembre 2016.
Logements sociaux: Paul Biya apprĂ©cie l’expertise britannique

Grégoire DJARMAILA

Conduite par le Haut-Commissaire au Cameroun, Brian Olley, une dĂ©lĂ©gation d’investisseurs britanniques a Ă©tĂ© reçue hier au palais de l’UnitĂ©.

Le projet de construction de 5 300 logements sociaux dans la ville de Douala, au lieu dit PK27 (ancienne route Douala-EdĂ©a) dĂ©marrera avant la fin de l’annĂ©e 2016. Assurance donnĂ©e hier par le Haut-Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun au sortir de son audience de prĂšs d’une heure avec le chef de l’Etat, Paul Biya au palais de l’UnitĂ©. Brian Olley Ă©tait Ă  la tĂȘte d’une dĂ©lĂ©gation de dirigeants de la sociĂ©tĂ© anglaise NMS Infrastructure, venus proposer l’expertise britannique Ă  la problĂ©matique du logement social au Cameroun. Le projet baptisĂ© «Cameroon Living Project », entend rĂ©sorber le dĂ©ficit en logements sociaux au Cameroun. Il pĂšse environ 140 milliards de francs CFA. Les fonds sont levĂ©s par les institutions financiĂšres et gouvernementales britanniques et camerounaises. 85% de la valeur du contrat seront issus d’un prĂȘt direct accordĂ© au Cameroun par UK Export Finance (l’agence de crĂ©dit Ă  l'exportation du gouvernement britannique) tandis que 15% sera assurĂ© par un prĂȘt de la SCB Cameroun. Si les financements sont bouclĂ©s, les opĂ©rateurs britanniques sont venus requĂ©rir l’onction prĂ©sidentielle pour ce projet qui amorce sa phase opĂ©rationnelle avant la fin de l’annĂ©e 2016. Le gouvernement camerounais a dĂ©jĂ  pris un engagement Ă©crit et notifiĂ© par lettre datĂ©e du 21 septembre dernier Ă  la partie britannique. Selon le chef de la mission diplomatique britannique au Cameroun, la seconde phase de ce projet qui porte Ă©galement sur 5 300 logements sociaux va concerner la ville de YaoundĂ©. La phase 3, quant Ă  elle, interviendra plus tard et aura pour cadre opĂ©rationnel la ville de Kribi dans la rĂ©gion du Sud. « Cameroon Living Project » constitue, Ă  n’en pas douter, une des retombĂ©es de la rĂ©cente ConfĂ©rence Ă©conomique Internationale de YaoundĂ©. La dĂ©lĂ©gation de la sociĂ©tĂ© britannique Ă©tait constituĂ©e de Frederik Hsu, le Chairman de NMSI, Alistair Johnston, son directeur d’Exploitation et de Ralph B. Pout, le directeur Cameroun de NMSI.

Le diplomate anglais a Ă©galement profitĂ© de cette entrevue ave le chef de l’Etat camerounais pour revisiter la coopĂ©ration qui lie YaoundĂ© et Londres notamment sur le volet sĂ©curitaire. La Grande-Bretagne annonce l’ouverture d’un poste d’AttachĂ© militaire au sein de sa mission diplomatique Ă  YaoundĂ© Ă  partir d’avril 2017.

L’échange avec le chef de l’Etat camerounais a enfin portĂ© sur le volet humanitaire de la coopĂ©ration camerouno-britannique. A en croire Brian Olley, la Grande Bretagne a consacrĂ© en 2015 plus de 15 milliards de francs CFA pour l’assistance humanitaire aux rĂ©fugiĂ©s et aux populations victimes des exactions de la secte terroriste Boko Haram. Il est question, rĂ©vĂšle, le diplomate britannique de renforcer ce volet humanitaire Ă  partir de fĂ©vrier 2017 avec le dĂ©tachement d’un spĂ©cialiste des questions d’éducation et de santĂ© et qui va travailler pour la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord et les autres rĂ©gions.
CAN 2016: Ce sera show !

Josiane R. MATIA

Un spectacle avec des artistes et des hommages sont prĂ©vus au cours de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture ce samedi Ă  YaoundĂ©.

PrĂ©parez-vous Ă  en prendre plein les yeux ce samedi 19 novembre. Pour le lancement de cette 10e coupe d’Afrique des nations, le Cameroun a vu grand au stade Omnisports de YaoundĂ©. Hors de question d’arriver en retard parce que les choses vont dĂ©marrer tĂŽt et tout est chronomĂ©trĂ©. DĂšs 11h, en effet, les hostilitĂ©s seront lancĂ©es avec un prĂ©-show qui rĂ©unira tous les artistes ayant composĂ© une chanson sur la CAN Ă  l’instar de Beko Sadey, Njohreur et autres Nicole Mara. Au cours du spectacle, on aura aussi droit Ă  l’hymne de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football et bien sĂ»r, Ă  l’hymne officiel de la compĂ©tition, chantĂ© par Charlotte Dipanda et Richard Kings.

La cĂ©rĂ©monie proprement dite va se dĂ©rouler en trois tableaux durant une trentaine de minutes. Le premier, « Cameroun, Afrique en miniature sur la voie de l’émergence » retracera l’histoire du pays de l’époque prĂ©coloniale Ă  aujourd’hui, en passant par les indĂ©pendances. Le deuxiĂšme sera un hommage aux pays participants tandis que le dernier fera honneur Ă  la FIFA et Ă  la CAF. 1000 jeunes ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour l’occasion, soit 1400 mn au total avec les techniciens, fanfares et chorales. Pour assurer le succĂšs de cet Ă©vĂšnement, le ComitĂ© d’organisation a travaillĂ© avec la sociĂ©tĂ© française Ekypag, prĂ©sente au Cameroun depuis une dizaine de jours avec 110 000 tonnes de matĂ©riel et prĂšs de 70 personnes.

Pas d’inquiĂ©tude pour la pelouse qui accueillera la rencontre Ă  15h30 aprĂšs cette dĂ©bauche d’énergie. Une immense bĂąche de prĂšs de 10 000 mÂČ sera dĂ©ployĂ©e pour ne pas abĂźmer le terrain. Si l’on en croit la derniĂšre rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale, hier au stade Omnisports de YaoundĂ©, la fĂȘte s’annonce belle. Et on a hĂąte d’y ĂȘtre.
Département de la Mifi: le beau geste du CERAC

Yvette MBASSI-BIKELE

Forages, Ă©coles rĂ©habilitĂ©es et Ă©quipĂ©es
 ont Ă©tĂ© offerts hier, au dĂ©partement, par l’association fondĂ©e par la premiĂšre dame, Chantal Biya.

C’est une vĂ©ritable corne d’abondance que le Cercle des amis du Cameroun a versĂ©e Ă  Bandeng, petite localitĂ© de la rĂ©gion de l’Ouest, dans l’arrondissement de Bafoussam II, hier. Sous les yeux Ă©merveillĂ©s des populations, des bĂątiments flambant neufs, totalisant 15 salles de classe entiĂšrement Ă©quipĂ©es de matĂ©riels et mobiliers tout aussi neufs. Dans la cour rĂ©amĂ©nagĂ©e, tronçonneuse, moto pompes, brouettes, moulins Ă  maĂŻs Ă©lectriques, moulins Ă  gasoil, pulvĂ©risateurs, porte-tout, groupe Ă©lectrogĂšne et autres kits alimentaires captivent l’attention. Nous sommes Ă  l’école publique de Bandeng, sĂ©parĂ©e de quelques cinq kilomĂštres de celle de Bapi-Chefferie. Dans les deux institutions, le Cerac a amĂ©nagĂ© un total de quatre forages, des blocs latrines, des salles de classe pour les Ă©coles maternelles et primaires. L’association caritative a aussi remis des appuis aux jeunes filles (machines Ă  coudre, cuisiniĂšre Ă  gaz avec bouteille, etc) ainsi qu’aux femmes rurales. C’est la raison pour laquelle, la communautĂ© s’est grandement mobilisĂ©e pour tĂ©moigner sa gratitude aux donatrices.

« La premiĂšre dame a enlevĂ© une sacrĂ©e Ă©pine de nos pieds en comblant des besoins essentiels », a dit Emmanuel Nzete, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam, le premier Ă  prendre la parole. Dame Bopda Alima, porte-parole de l’ensemble des bĂ©nĂ©ficiaires des dons du Cerac, tout en remerciant « Maman Chantal Biya », a promis qu’ils en feront bon usage. « Nos Ă©coles sont dĂ©sormais comme des Ă©toiles qui illuminent le dĂ©partement de la Mifi. 
 On a envie de dire que nous sommes Ă  YaoundĂ©, plus prĂ©cisĂ©ment aux Coccinelles du palais de l’UnitĂ©. Maman Chantal Biya, votre don nous a vĂ©ritablement touchĂ©s », a dĂ©clarĂ© Jean-François Yo, porte-parole des directeurs des Ă©coles de Bapi-Chefferie et Bandeng.

Dans le mĂȘme Ă©lan, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minader, Martin Tazanou, a assurĂ© que l’octroi d’intrants et matĂ©riels agricoles en ce mois de novembre est un sacrĂ© coup de pouce pour les populations qui pourront mieux prĂ©parer la campagne agricole 2017. Dernier Ă  s’exprimer avant la reprĂ©sentante personnelle de la premiĂšre dame, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minedub, LĂ©opold Yimga Djamen, a affirmĂ©, quant Ă  lui, que les dons du jour auront une incidence sur le rendement des enseignants et Ă©lĂšves. « L’Ɠuvre que la Mifi cĂ©lĂšbre aujourd’hui n’est-elle pas la preuve que Mme Chantal Biya mĂ©rite amplement le titre d’ambassadrice de bonne volontĂ© de l’Unesco qui lui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© en 2008 ? », a demandĂ© Mme Linda Yang, la reprĂ©sentante personnelle de l’épouse du chef de l’Etat, dans une salve d’applaudissements. Elle a terminĂ© son propos en exhortant les uns et les autres Ă  faire bon usage des dons offerts pour mĂ©riter la confiance de leur bienfaitrice. Une surprise de cette derniĂšre a d’ailleurs Ă©tĂ© rĂ©servĂ©e pour la fin : un moto culteur multifonctionnel, cadeau spĂ©cial pour aider les femmes rurales de la Mifi Ă  passer Ă  l’agriculture de seconde gĂ©nĂ©ration.
Entretien routier: les nouvelles directives du MINTP

Félicité BAHANE N.

Elles ont Ă©tĂ© donnĂ©es mercredi dernier Ă  YaoundĂ©, au terme d’une concertation ayant permis de relever que les responsabilitĂ©s sont partagĂ©es dans l’absence de performance des entreprises.

352 contrats d’entretien routier sont actuellement actifs au Cameroun, dont 286 marchĂ©s antĂ©rieurs Ă  l’exercice 2016. La plupart de ces marchĂ©s relĂšve en rĂ©alitĂ© de la programmation triennale et court depuis 2010. C’est dire qu’ils auraient dĂ©jĂ  dĂ» ĂȘtre achevĂ©s. Pour 2016, on enregistre un total de 66 marchĂ©s pour l’entretien de prĂšs de 4 500 km de route. Sauf que, rendu Ă  la mi-novembre, les responsables du ministĂšre des Travaux publics (MINTP) estiment que « malgrĂ© la signature tardive des contrats, le dĂ©marrage effectif de ces marchĂ©s de 2016 reste trĂšs timide ». DĂšs lors, en prĂ©lude aux travaux de la programmation 2017 et Ă  l’effet d’évaluer celui de 2016, le MINTP, Emmanuel Nganou Djoumessi a rĂ©uni mercredi Ă  YaoundĂ©, les entreprises cocontractantes sur financement Fonds routier et BIP (Budget d’investissement public), Ă  une concertation de mise au point. Laquelle aura durĂ© plus de cinq heures d’horloge.

D’entrĂ©e de jeu, le MINTP a indiquĂ© que sur les 20 669 Km de routes du rĂ©seau classĂ©, seulement 50% sont circulables en toute saison. NĂ©anmoins, souligne le ministre, « cet Ă©tat du rĂ©seau varie en fonction des rĂ©gions et des catĂ©gories de routes. Certes, il y a une nette amĂ©lioration, comparativement Ă  la mĂȘme pĂ©riode de 2015, mais il faut absolument inverser l’approche dans la maintenance et l’entretien routiers ». Mais, qu’il s’agisse des routes revĂȘtues ou en terre, la plupart a dĂ©passĂ© le seuil de l’entretien, a reconnu Emmanuel Nganou Djoumessi. « Mais, en attendant la rĂ©habilitation qui se fait progressivement, nous devons faire preuve d’ingĂ©niositĂ© pour mieux faire avec les moyens que nous tenons », a recommandĂ© le ministre.

Sur leur contreperformance dans l’exĂ©cution de leurs contrats d’entretien routier, en chƓur, les entreprises parlent de lenteurs Ă  divers niveaux : dans la signature des contrats, dans la notification de l’ordre de service de dĂ©marrage des travaux et surtout dans le paiement des dĂ©comptes. Beaucoup reconnaissent cependant des manquements dont l’absence de visite et de connaissance des sites d’intervention au moment de la soumission, la mauvaise lecture du contenu des termes du marchĂ© avant la signature et l’insuffisance de la logistique et mĂȘme du personnel. NĂ©anmoins, « la responsabilitĂ© du MINTP est Ă©galement engagĂ©e dans cette situation de contreperformance », assure DĂ©sirĂ© Tang Abogo, conseiller technique N°1 au MINTP. Il regrette alors le manque de suivi administratif, qui entraine des dĂ©rives diverses. Des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es Ă  chacune des parties pour un nouveau dĂ©part.
Projets agricoles: le satisfecit de la Banque mondiale

Josy MAUGER

La directrice technique de l’institution l’a relevĂ© hier lors des Ă©changes avec les ministres en charge de l’Elevage et du DĂ©veloppement rural.

A l’issue de la visite de travail de la directrice technique du dĂ©veloppement Agriculture de la Banque mondiale pour les pays d’Afrique centrale et de l’Est, Dina Umali-Deininger au Cameroun, elle a Ă©tĂ© reçue en audience par deux membres du gouvernement hier Ă  YaoundĂ©.

Notamment le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), Dr Taiga et le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural, ClĂ©mentine Ananga Messina. Au terme de l’entretien avec le MINEPIA, la directrice technique a indiquĂ© qu’elle Ă©tait venue au Cameroun pour se rendre compte de ce qui est rĂ©ellement fait dans le secteur de l’élevage. Elle s’est dite satisfaite des actions menĂ©es par le Cameroun sur les projets financĂ©s dans ce secteur par l’institution.

Un satisfecit qui a amenĂ©, selon elle, le conseil d’administration de la Banque mondiale Ă  approuver un « nouveau projet focalisĂ© entiĂšrement sur l’élevage pour un montant de 100 millions de dollars soit plus de 50 milliards de F ». Dina Umali-Deininger a ajoutĂ© que la Banque mondiale a dĂ©jĂ  collaborĂ© avec le gouvernement camerounais dans le secteur de l’élevage dans le cadre du Projet d’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© agricole (PACA) et que tout s’était bien passĂ©. « Surtout que le secteur de l’élevage est un secteur-clĂ© pour la diversification de l’économie, la lutte contre la pauvretĂ© et la promotion de la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e », dira-t-elle. Toujours pour ce mĂȘme projet, il apportera d’une part, un appui dans certaines chaĂźnes de valeur, comme la volaille, les Ɠufs, le porc, la viande de bƓuf et mĂȘme le cuir. « La signature du projet est en cours et les activitĂ©s devront dĂ©marrer en 2017 », prĂ©cise-t-elle.

Avec ClĂ©mentine Ananga Messina, les discussions ont surtout portĂ© sur le PACA. Un projet qui va bientĂŽt ĂȘtre clĂŽturĂ© puisque un nouveau programme liĂ© au Projet d’investissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) est en train d’ĂȘtre lancĂ© dans toutes les rĂ©gions du Cameroun. La directrice technique dit avoir constatĂ© que ces deux programmes (PIDMA et PACA) ont des impacts sur la productivitĂ© des agriculteurs et des coopĂ©ratives. Notamment pour le maĂŻs, le manioc et aussi pour la production de la volaille.
Emmanuel Nganou Djoumessi: « Nous avons institué le traitement des décomptes par guichet unique »

Economie
Félicité BAHANE N.

Les explications du ministre des Travaux publics (MINTP).

Monsieur le ministre, au moment oĂč vous prĂ©parez la programmation 2017, les contrats 2016 viennent d’ĂȘtre signĂ©s et la plupart des entreprises n’ont pas encore Ă©tĂ© notifiĂ©es. Comment comprendre cette situation ?
Si ces contrats ont rĂ©cemment Ă©tĂ© signĂ©s, c’est justement parce que nous n’avons pas voulu aboutir Ă  une superposition. Notez que nous avons fait un travail d’assainissement de ce secteur routier en dĂ©but d’annĂ©e, ce qui nous a permis de constater que bon nombre de contrats se retrouvaient sur le mĂȘme tronçon de route. Je ne saurais dire pourquoi. Toujours est-il que nous avons Ă©tĂ© amenĂ©s Ă  dĂ©barrasser les routes d’un certain nombre de contrats non performants, avant d’y installer d’autres. On a aussi constatĂ© que certains tronçons de route couverts par des contrats Ă©taient toujours en trĂšs mauvais Ă©tat. C’est dire que ces contrats n’étaient pas performants. Nous les avons rĂ©siliĂ©s selon le cas, pour installer de nouveaux contrats. Le travail d’assainissement Ă©tait nĂ©cessaire pour qu’enfin, on aboutisse Ă  des rĂ©alisations concrĂštes et visibles sur les routes.
Au sortir de la concertation avec les cocontractants, qu’est-ce qui va changer ?
Plusieurs changements sont envisagĂ©s dans l’entretien routier. D’emblĂ©e, les entreprises de travaux ont bel et bien compris que nous sommes dans une dĂ©marche d’accompagnement et de complĂ©mentaritĂ©. Elles ont le devoir d’exercer leur mĂ©tier en toute responsabilitĂ©, en gardant Ă  l’esprit que le rĂ©sultat pour nous c’est le tronçon de route. Pour y aboutir, nous avons pris un certain nombre de mesures. La premiĂšre c’est au niveau des appels d’offres, qui doivent s’adresser Ă  des entreprises capables en termes de logistique, de ressources humaines et financiĂšres. En attendant le processus de catĂ©gorisation, nous allons lancer des appels d’offres de maniĂšre restreinte. La deuxiĂšme mesure porte sur le suivi, qui sera dĂ©sormais trĂšs rapprochĂ© et assurĂ© par les responsables de nos services dĂ©concentrĂ©s, qui doivent avoir connaissance des entreprises sous contrat dans leurs zones de compĂ©tence et les accompagner Ă  pĂ©riodicitĂ© arrĂȘtĂ©e. Une troisiĂšme mesure rĂ©side dans la gouvernance financiĂšre, c’est-Ă -dire le paiement. Nous avons instituĂ© le traitement des dĂ©comptes par guichet unique. Ça signifie que quiconque a produit son dĂ©compte, va solliciter son examen en rĂ©union de chantier. Il est dĂ©sormais hors de question que l’on aille de bureau en bureau pour le suivi de quelque dĂ©compte que ce soit.
Comment elles ont obtenu leur CAN

Evenements
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Au fil des annĂ©es, le football fĂ©minin prenant de l’ampleur, la ConfĂ©dĂ©ration africaine a dĂ©cidĂ© d’instaurer une vĂ©ritable compĂ©tition pour plus d’émulation.

Jusqu’au 6 aoĂ»t 2015, la compĂ©tition entre les Ă©quipes fĂ©minines de football du continent s’appelait encore « Championnat d’Afrique des nations de football fĂ©minin». A cette date lĂ , le ComitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) a dĂ©cidĂ© de donner plus de poids Ă  la compĂ©tition en la rebaptisant «Coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin», en abrĂ©gĂ© CAN, comme chez les hommes. Ceci pour rĂ©compenser la belle prestation des Ă©quipes africaines Ă  la Coupe du monde Canada 2015. Notamment celle des Lionnes indomptables du Cameroun qui s’étaient hissĂ©es en 1/8e de finale de la compĂ©tition pour leur premiĂšre participation, devenant ainsi la deuxiĂšme Ă©quipe africaine Ă  atteindre ce stade aprĂšs le Nigeria en 1999.
Toutefois, c’est depuis 1991 que la CAF organise une compĂ©tition rĂ©servĂ©e aux femmes. Les deux premiĂšres Ă©ditions n’avaient pas de pays organisateurs et au terme de la phase Ă©liminatoire, en aller-retour, les deux finalistes se rencontraient Ă©galement dans une double confrontation. Ce qui pouvait durer plusieurs mois. A titre d’illustration, l’édition de 1991 se dĂ©roule du 16 fĂ©vrier au 30 juin. Le Nigeria sort vainqueur face au Cameroun (2-0 et 4-0). Quant Ă  la deuxiĂšme Ă©dition, elle s’est dĂ©roulĂ©e Ă  cheval entre deux annĂ©es : du 05 novembre 1994 au 18 mars 1995. Le Nigeria l’emporte encore, face Ă  l’Afrique du sud cette fois (4-1 et 7-1). Ces deux premiĂšres Ă©ditions ne sont pas souvent prises en compte par l’instance. Et il a fallu attendre trois ans aprĂšs le format « longue durĂ©e » pour voir des changements significatifs.
C’est Ă  partir de 1998 que la compĂ©tition change de format. Un pays-hĂŽte accueille la phase finale qui se dispute en trois semaines entre huit pays qualifiĂ©s rĂ©partis en deux groupes. Les deux premiers de chaque poule se qualifient directement pour les demi-finales d'oĂč Ă©mergeront les deux finalistes, d’office qualifiĂ©s pour la Coupe du monde. Le 3e reprĂ©sentant du continent africain Ă  la Coupe du monde fĂ©minine est le vainqueur du match de classement. Cette forme est donc rendue Ă  sa 10e Ă©dition au Cameroun.
En termes de palmarĂšs, le Nigeria s’est adjugĂ© sept titres de champion, mĂȘme si le pays prend en compte les deux premiĂšres Ă©ditions, contre deux Ă  la GuinĂ©e Ă©quatoriale. Les Super Falcons du Nigeria ont rĂ©gnĂ© sans partage sur la Can fĂ©minine jusqu’en 2008 quand le Nzalang Nacional dames a brisĂ© ce signe indien Ă  domicile. Avant de reprendre leur dĂ» en 2014. Ce n’est pas pour rien qu’au Nigeria, on surnomme la compĂ©tition « The Super Falcons’ AFCON ».
A ce jour, 19 pays ont pris part au moins une fois Ă  la phase finale de la CAN fĂ©minine. Le champion absolu est le Nigeria qui a Ă©tĂ© de toutes les Ă©ditions. La GuinĂ©e Equatoriale a remportĂ© les deux autres titres (2008, 2012). L’Afrique du Sud et le Ghana ont Ă©tĂ© trois fois finalistes chacun, le Cameroun deux fois. Le Kenya est le seul pays qui va dĂ©couvrir l’ambiance de la CAN fĂ©minine, puisqu’il en est Ă  sa premiĂšre participation.
YaoundĂ© bouillonne d’impatience

Evenements
Josiane R. MATIA

L’heure est aux derniers rĂ©glages dans la ville qui accueillera la plupart des matchs de la CAN.

Des panneaux publicitaires, des affiches Ă  n’en plus finir, de toutes les tailles, de toutes les couleurs. Il faut vraiment ĂȘtre aveugle pour ne pas avoir remarquĂ© l’avalanche d’images qui inondent YaoundĂ© depuis quelques jours. La capitale du Cameroun va ĂȘtre au centre de l’attention dĂšs ce vendredi avec le coup d’envoi de la 10e Ă©dition de la coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin et les organisateurs veulent visiblement que personne ne l’ignore. Et mĂȘme les entreprises qui profitent de l’occasion pour se faire un peu de publicitĂ© sur le dos de la CAN sont regardĂ©es avec complaisance. Il paraĂźt que toute publicitĂ© est bonne Ă  prendre. « La communication autour de cette CAN Ă©tait vraiment timide mais depuis une Ă  deux semaines, on est pris d’assaut. Et ça nous met dans l’ambiance de cette CAN que nous voulons voir de nos propres yeux », commente Arthur Ejangue, voisin du stade Omnisports. Il faut dire que YaoundĂ© aura l’honneur d’abriter le match d’ouverture, le 19 novembre prochain, ainsi que la finale, au soir du 3 dĂ©cembre 2016.
Les hĂŽtels, les restaurants, les magasins proposent dĂ©jĂ  des offres spĂ©ciales pour l’occasion. Dans les rues, des vĂ©hicules immatriculĂ©s CAM-CAN ont fait leur apparition, quand ce ne sont pas les voitures jaunes qui s’autoproclament « taxis de la CAN ». « Nous aussi avons notre rĂŽle Ă  jouer. J’ai refait ma carrosserie pour l’occasion. Il faut mettre nos invitĂ©s en confiance et leur offrir toutes les garanties de sĂ©curitĂ© », commente justement un chauffeur. Dans les dĂ©bits de boisson, on annonce des veillĂ©es alors que la Fan zone prĂ©vue au stade Ema Otu, Ă  la montĂ©e Emah Basile, devrait ouvrir ses portes ce vendredi.
Sur les principales artĂšres de la ville qui constituent le trajet des hĂŽtes, on repeint depuis quelques semaines. En jaune en prioritĂ©. « Les agents de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© nous ont sommĂ©s de repeindre l’extĂ©rieur de nos maisons. Nous n’avons pas trop de choix », commente Samuel B., habitant du Camp Sic Nlongkak. On rechigne mais au final, on le fait de bon cƓur car YaoundĂ© veut absolument laisser un souvenir impĂ©rissable Ă  ceux qui viendront assister Ă  la CAN.
A l’aune de l’espoir

Evenements
MAKON ma PONDI

Depuis des lustres les compĂ©titions sportives ont cessĂ© de constituer de simples occurrences cycliques consacrĂ©es Ă  la dĂ©tente, Ă  la distraction, au divertissement. Non pas que l’idĂ©e originelle de bĂątir un esprit sain dans un corps sain soit dĂ©passĂ©e, encore moins rĂ©volue. Il se trouve mĂȘme qu’au-delĂ  des performances recherchĂ©es par les athlĂštes, l’émulation dans une enivrante convivialitĂ© demeure la motivation fondamentale de ces rendez-vous enchantĂ©s qui meublent et illuminent l’actualitĂ© d’ici et d’ailleurs.
Reste pas moins que si la primautĂ© du jeu est jusqu’ici prĂ©servĂ©e, l’enjeu a pris progressivement du volume. Au point que, de maniĂšre quasi irrĂ©sistible, au fil des ans, les victoires et prouesses sportives ne distinguent, n’honorent pas seulement les champions sacrĂ©s dans les diffĂ©rentes arĂšnes. Elles confĂšrent Ă©galement aux nations, petites et grandes, une visibilitĂ©, un rayonnement et un prestige apprĂ©ciables. C’est, dans bien des cas, le sport au service de la diplomatie classique. On comprend dĂšs lors l’intĂ©rĂȘt manifeste des gouvernements et des peuples envers la chose sportive en gĂ©nĂ©ral et des compĂ©titions internationales en particulier.
La CAN fĂ©minine de foot en vue n’échappe pas Ă  ce schĂ©ma. A la faveur des matches prĂ©paratoires, l’on a pu mesurer l’intĂ©rĂȘt croissant que le public camerounais a exprimĂ© pour nos chĂšres Lionnes, objet de tant d’admiration et source d’espoirs dans un Ă©lan de patriotisme saisissant. Une attitude de bienfaisante confiance qui traduit et trahit peut-ĂȘtre des attentes fortes de la part d’un peuple qui, tout en demeurant attachĂ© Ă  l’esprit chevaleresque inhĂ©rent Ă  une saine pratique du sport n’en est pas moins avide de victoires. En effet, ce peuple caresse lĂ©gitimement l’espoir d’une consĂ©cration continentale de ces championnes au soir du 3 dĂ©cembre prochain.
Et ce, d’autant plus que le pays a consenti des sacrifices immenses en termes d’investissements sur le front des infrastructures et Ă©quipements en tout genre. Souvent dĂ©criĂ©e par le passĂ©, l’insuffisance de l’offre en la matiĂšre vient d’ĂȘtre comblĂ©e dans une large mesure. Ce qui traduit une volontĂ©, une dĂ©termination des pouvoirs publics de susciter et d’entretenir des conditions optimales d’épanouissement pour les gĂ©nĂ©rations montantes Ă  travers le sport. Il y a plus : la prestation plus qu’honorable des poulains de Carl Enow Ngachu lors de la coupe du monde de la discipline en 2014 a donnĂ© Ă  dĂ©couvrir l’étendue d’un potentiel allĂ©chant qui ne demande qu’à s’affirmer avantageusement. Pour le bonheur des filles et fils de l’« Afrique en miniature » qu’est le Cameroun.
Cependant, nos concitoyens, tout en se dressant comme un seul homme pour pousser leurs vedettes l’exploit, ne devraient jamais perdre de vue que le Cameroun est une terre de rencontre dont la rĂ©putation d’hospitalitĂ© est Ă©tablie. Car en dĂ©pit des enjeux, une compĂ©tition de l’envergure de la CAN se veut avant tout une fĂȘte, des retrouvailles pour la jeunesse africaine. Dans un esprit de brassage, de rapprochement, d’intĂ©gration d’un continent en quĂȘte d’unitĂ© pour son Ă©mergence.
Qu’on se le dise bien toutefois: les souvenirs demeurent vivaces qui renvoient au traumatisme de 1972 avec cette Ă©limination des nĂŽtres naguĂšre atrocement ressentie par la nation tout entiĂšre. Beaucoup rĂȘvent ainsi que soit exorcisĂ© ce « naufrage » Ă  l’occasion de la CAN 2016. Et si, paraphrasant Pierre Corneille dans « le Cid », on demandait aux Lionnes si elles ont du cƓur, elles rĂ©pondraient sĂ»rement qu’elles sont aptes Ă  relever le dĂ©fi. Au regard de leur gĂ©nĂ©rositĂ© connue et reconnue, gageons que notre fiertĂ© nationale ne sera pas déçue. L’espoir, dit-on, fait vivre.
Lionnes indomptables : un groupe et des challenges

Evenements
AngĂšle BEPEDE

Les 21 joueuses devant débuter la CAN samedi prochain au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé se connaissent et aiment les défis.

Sept survivantes de la sĂ©lection de 2008. Cette annĂ©e-lĂ , parce qu’elle marque la participation Ă  la toute premiĂšre CAN de football fĂ©minin en tant que sĂ©lectionneur des Lionnes de Carl Enow Ngachu. Un milieu de terrain (Jeannette GrĂące Ngock Yango), trois dĂ©fenseuses (Isis Sonckeng, Christine Patience Manie et Augustine Ejangue Siliki) et autant d’attaquantes Gabrielle Aboudi Onguene, GaĂ«lle DĂ©borah Enganamouit et Madeleine MichĂšle Ngono Mani sont les relics de cette Ă©quipe qui accueillera dĂšs samedi, sept nations africaines (Afrique du Sud, Egypte, Kenya, Ghana, Mali, Nigeria, Zimbabwe).
Pour tenter de dĂ©crocher leur premier titre, les Lionnes s’appuieront sur leur puissance offensive. AgnĂšs Nkada, Nchout Ajara Njoya, GaĂ«lle Enganamouit et Gabrielle Aboudi OnguĂ©nĂ©, en l’occurrence. En stage depuis le mois de juin, les Camerounaises ont eu droit Ă  leur plus longue prĂ©paration. La solidaritĂ©, la sacralitĂ© du vestiaire, la communication, la discipline, la priĂšre
sont des Ă©lĂ©ments capitaux. Du reste, le groupe se connaĂźt bien et a en majoritĂ© participĂ© Ă  au moins une phase finale de coupe d’Afrique des nations. Des 21 joueuses convoquĂ©es par le sĂ©lectionneur, seules cinq participeront pour la premiĂšre fois, Ă  une phase finale de la CAN: Isabelle Mambingo Mambingo (gardienne), Marie Aurelle Awona (dĂ©fenseuse), Agathe Ngani (milieu de terrain) et les attaquantes Jaquette Ada et Ngo Back Batoum. Du potentiel, il y en a dans ce groupe emmenĂ© par Carl Enow Ngachu et ses adjoints Bernadette Excell Anong Ă  Zang et ClĂ©ment Assimba. Comme d’habitude, une couleur locale prĂ©sente. Plus comme en dĂ©but, mais cinq joueuses reprĂ©sentent le championnat fĂ©minin camerounais. Cette Ă©quipe est constituĂ©e de filles qui ont commencĂ© Ă  jouer ensemble, qui se respectent et qui aiment les dĂ©fis. La pression, elles l’adorent. Les cris du public aussi.
PlacĂ©es dans un groupe « difficile » au premier tour, les Lionnes espĂšrent compter sur leur public Ă  Mfandena. « C’est toujours un avantage. Il y a une pression, c’est certain mais il faut la transformer », prĂ©cisait Ă  CT la capitaine, Christine Patience Manie. GaĂ«lle Enganamouit, la chouchou, elle avoue souvent se nourrir de ces cris, cette ambiance. Battue en finale en 2O14 par le Nigeria, l’équipe a-t-elle progressĂ© ? « AssurĂ©ment », d’aprĂšs le collectif. Cette annĂ©e, elle est prĂ©parĂ©e Ă  jouer les premiers rĂŽles.
Groupe Fadoul Afrique: Management Denies Maltreating Workers

Societé
Kimeng Hilton NDUKONG

Wissam El Aridi, Delegate for Central Africa, says recent press statements by a staff member were completely false and misleading.



The management of Groupe Fadoul Afrique, the parent company to MITCAM and SACAM, which deal in vehicles, says its workers have always been treated with dignity. Wissam El Aridi, Groupe Fadoul Afrique Delegate for Central Africa, spoke to Cameroon Tribune in his office in Yaounde on November 18, 2016. He reacted sharply to recent comments in the press by an employee of MITCAM that workers are treated as if they were slaves. The said remarks were made at the beginning of November 2016 when the workers went on strike, protesting the late payment of salaries.

Wissam El Aridi explained that the group’s companies are undergoing restructuring due to a number of reasons such as competition from rivals, evolving norms and the need for more technical capacity. He recalled that MITCAM Yaounde suffered a fire incident some years back, with the buildings still being reconstructed. “In addition, the crisis in the automobile sector has made the Yaounde MITCAM branch non-productive. This means the company no longer generates income. This situation also affects SACAM with which it shares the same building as sister companies,” explained Aridi.

MITCAM however still carries out some repair work, he noted, but the SACAM Yaounde branch has for some years now not been operating normally. The two companies deal in vehicles. MITCAM is representative for Nissan and Eicher makes, while SACAM is representative for Mazda, Skoda, MAN trucks and Bosch vehicles. Because of the lack of activities, the two companies have had challenges paying workers on time. “This could serve as encouragement to staff to work harder,” Wissam suggested.

“At the end of October 2016, we received a memo from MITCAM Yaounde employees announcing their plan to go on strike on November 7, 2016. We immediately informed the Divisional Officer for Yaounde IV to help iron out the situation. Instead of going on strike as scheduled, the workers on Monday, October 31, 2016, blocked all entrances to the company, holding hostage three trucks that had come to supply cement. We cannot tolerate such acts. Strikes are allowed by law, but must be guided. In fact, the Divisional Officer for Yaounde IV expressed dissatisfaction with the conduct of the workers,” the Groupe Fadoul Afrique Delegate for Central Africa noted.

“I was in Abidjan, Cote d’Ivoire at the time of the strike, but had to return to Cameroon the same day in order to meet the authorities and look into the workers’ grievances. It is sad to note that SACAM workers who were not part of the initial strike plans also joined in. One of our workers made disparaging remarks to the press about their alleged slave-like treatment by management. This is not true at all. Fortunately, work has since resumed and salary arrears settled,” Wissam El Aridi assured.

“The MITCAM Yaounde branch has for about three years not been producing anything. This means the workers have been paid from earnings by other companies of Groupe Fadoul Afrique. Our group has no problems at the international level. It is only in Cameroon. We have suffered much injustice that has negatively affected our turnover. Groupe Fadoul Afrique started business in Cameroon since 1995, investing at least 15 Billion FCFA of its own revenue,” recalled the Regional Delegate.
CAN féminine 2016: que le spectacle commence !

Evenements
BADJANG ba NKEN

DĂšs samedi, le Cameroun va vivre des moments vĂ©ritablement palpitants, avec le dĂ©but de la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin. Huit talentueuses Ă©quipes sont en lice pour la conquĂȘte du trophĂ©e qui sera remis au vainqueur au soir du 3 dĂ©cembre 2016. Il s’agit de l’Afrique du Sud, de l’Egypte, du Ghana, du Kenya, du Mali, du NigĂ©ria, du Zimbabwe et du Cameroun. La compĂ©tition qui s’ouvre avec le trĂšs attendu Cameroun-Egypte n’est pas un fait anodin aux plans sportif, organisationnel, voire diplomatique.
Les deux prochaines semaines constituent donc une opportunitĂ© de choix non seulement pour promouvoir l’image du Cameroun, mais aussi pour rendre un vibrant hommage Ă  la femme et Ă  la jeunesse africaines. Des auteurs sociaux dont la contribution Ă  l’édification d’un continent dĂ©sormais portĂ© Ă  l’espoir des lendemains meilleurs est dĂ©terminante. Car, au-delĂ  d’une Ăąpre et saine Ă©mulation autour du ballon, la CAN se veut avant tout une fĂȘte africaine, une fĂȘte populaire. D’oĂč l’enthousiasme et la ferveur palpables autour de nous depuis quelques semaines.
AprĂšs avoir symbolisĂ© des dĂ©cennies durant la misĂšre au travers de la famine, des guerres et de la maladie, le continent africain est unanimement reconnu comme une terre d’avenir. Intervenant dans un contexte porteur d’espoir, la CAN fĂ©minine Cameroun 2016 se prĂ©sente comme une occasion propice, un rendez-vous majeur avec l’histoire pour affirmer cette dynamique nouvelle. Avec faste et panache. Pour cela, il faut compter sur la capacitĂ© organisationnelle affirmĂ©e du Cameroun, condensĂ© parfait d’un continent, riche et fier de sa diversitĂ© socio-culturelle qui a toujours su se distinguer positivement dans le passĂ©.
Ainsi que l’attestent les succĂšs retentissants des grandes manifestations organisĂ©es ces derniĂšres annĂ©es sur le territoire national. Il s’agit entre autres du sommet de l’Organisation de l’unitĂ© africaine (OUA) tenu en 1996 Ă  YaoundĂ©, du sommet France-Afrique que la capitale camerounaise a accueilli en 2001, de la ConfĂ©rence internationale de YaoundĂ© (Africa 21) en 2010, des visites du pape Jean Paul II respectivement en 1985 et 1995, puis du pape BenoĂźt XVI en 2009.
Il est question de capitaliser ces acquis pour faire de la CAN fĂ©minine 2016 une rĂ©ussite Ă©clatante. A l’aune d’une coopĂ©ration fructueuse entre la CAF et le Cameroun, notre pays Ă©tant depuis toujours l’un des membres les plus actifs de cette organisation. D’autant que le Cameroun reprĂ©sente incontestablement une grande nation de football. Une telle rĂ©putation devrait se reflĂ©ter dans le bon dĂ©roulement de la compĂ©tition Ă  YaoundĂ© et Ă  LimbĂ© ainsi que le bon accueil des touristes dans les villes de transit que sont notamment Douala, Buea, EdĂ©a et Kribi. Un pari qui est loin d’ĂȘtre gagnĂ© d’avance. Pour autant, il ne s’agit point d’un obstacle infranchissable
 A condition que les Camerounais dans leur ensemble acceptent, comme ils savent si souvent en faire la preuve avec toute la force de leur patriotisme, de puiser au fond de l’engagement, de l’élan de cƓur qui les caractĂ©risent. Afin de ne rien faire Ă  moitiĂ©. Y compris sur le plan sportif.
DĂšs demain, il est attendu des amazones d’Enow Ngachu qu’elles mouillent le maillot pour se faire plaisir et procurer de la joie aux millions de Camerounais dont le soutien ne leur fera pas dĂ©faut tout au long de la compĂ©tition. Christine Manie, Aboudi OnguenĂ©, GaĂ«lle Enganamouit, Feudjio RaĂŻssa, Madeleine MichĂšle Ngono Manie, Annette Ngo Ndom et toutes les autres Lionnes doivent relever un dĂ©fi : transformer en rĂ©alitĂ© le rĂȘve de leurs compatriotes de caresser pour la premiĂšre fois la coupe continentale au soir du 3 dĂ©cembre prochain.
CAN féminine 2016: que le spectacle commence !

Evenements
BADJANG ba NKEN

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RĂ©guliĂšrement classĂ©es dans le carrĂ© d’as de la compĂ©tition ces cinq derniĂšres annĂ©es, les braves ambassadrices du football camerounais ont les ressources physiques, techniques et mentales pour se hisser cette fois sur la plus haute marche du podium. Leur brillante prestation lors de la derniĂšre coupe du monde au Canada autorise l’espoir et les prĂ©dispose du reste Ă  une consĂ©cration continentale qu’elles offriraient alors au peuple camerounais et Ă  son chef comme le plus beau cadeau de NoĂ«l. Que le spectacle commence !
CAN féminine 2016 : Que le spectacle commence !
Cameroon Tribune du lundi, 21 novembre 2016.
CAN fĂ©minine: Paul Biya au coup d’envoi

Simon Pierre ETOUNDI

Le chef de l’Etat a prĂ©sidĂ© l’ouverture de la 10e Ă©dition de la compĂ©tition samedi dernier.

En prononçant le propos solennel d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin, (CAN 2016), le prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya s’est inscrit dans l’Histoire. Il a inaugurĂ© la premiĂšre CAN fĂ©minine organisĂ©e sur le sol camerounais. Une compĂ©tition qui porte sa marque. En effet, c’est lui, le chef de l’Etat qui a donnĂ© son accord pour que le Cameroun abrite cette compĂ©tition et a ainsi engagĂ© le pays tout entier, pour que ce rendez-vous connaisse un franc succĂšs. Samedi dernier, les premiers indicateurs de cette Ɠuvre ont Ă©tĂ© perçus. Et c’est dans la ferveur populaire que la CAN 2016 s’est ouverte. En tĂ©moin privilĂ©giĂ©, mieux, en maĂźtre des lieux, Paul Biya a vibrĂ© avec les Lionnes et leurs supporters. Ces derniers, avant le spectacle sur le terrain, ont rĂ©servĂ© un accueil chaleureux au chef de l’Etat, comme un gage de leur indĂ©fectible attachement Ă  l’homme du Renouveau.

En spectateur avisĂ©, le chef de l’Etat qu’accompagnait son Ă©pouse, Madame Chantal Biya a assistĂ© Ă  une cĂ©rĂ©monie d’ouverture riche en couleurs et en sons. Le menu de l’acte I Ă©tait constituĂ© d’un grand banquet culturel qui a prĂ©sentĂ© les diffĂ©rentes facettes de l’histoire du Cameroun. En un peu plus d’une demie heure, les prĂšs de 40 000 spectateurs prĂ©sents au stade dont le prĂ©sident Paul Biya ont revisitĂ© le parcours historique du pays. Et dans chacune de ses attitudes, le chef de l’Etat n’a pas cachĂ© sa satisfaction sur la qualitĂ© du spectacle offert.

L’acte II du show de samedi dernier a Ă©tĂ© la rencontre inaugurale entre l’équipe nationale du Cameroun, Ă  celle d’Egypte 2-0. Grand connaisseur du football, le prĂ©sident Biya a attendu patiemment le dĂ©nouement de cette rencontre. Mais les deux buts camerounais d’Aboudi OnguĂ©nĂ© et Manie ont fini par dĂ©livrer les supporters camerounais au grand ravissement du chef de l’Etat. Au bout du compte, la rĂ©ussite de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture et la belle victoire des Lionnes augurent d’ores et dĂ©jĂ  d’autres beaux moments de communion entre Paul Biya et les Camerounais dans les jours Ă  venir.
Les Lionnes donnent le ton

Josiane R. MATIA

Le Cameroun a maĂźtrisĂ© sa premiĂšre sortie en battant l’Egypte (2-0) en ouverture samedi dernier.

Un succĂšs net et sans bavure. Un stade Omnisports de YaoundĂ© en dĂ©lire. Que demander de plus pour une ouverture de coupe d’Afrique des nations rĂ©ussie ? AprĂšs une partie protocolaire haute en couleurs, les Lionnes ont rĂ©pondu prĂ©sentes sur le terrain. Avec leur victoire 2-0 sur l’Egypte samedi dernier, Enow Ngachu et ses filles ont dĂ©marrĂ© de la meilleure des maniĂšres leur compĂ©tition. DĂšs le coup d’envoi, le message est clair : les Lionnes, avec leurs trois attaquantes, sont venues pour inscrire le maximum de buts. Et le premier se sera fait attendre. La faute surtout Ă  des Pharaonnes venues clairement dĂ©fendre. Mais Ă  la 25e min, Gabrielle Aboudi, Ă  la rĂ©ception d’un centre de Falone Meffometou, ouvre le score d’une tĂȘte bien placĂ©e qui touche le poteau avant de rentrer dans les filets de Maha Shehata (1-0). Le stade et ses invitĂ©s exultent.

Le Cameroun continue de pousser. Un lob de MichĂšle Ngono Mani Ă©choue sur la barre. GaĂ«lle Enganamouit, assez discrĂšte et visiblement fatiguĂ©e aprĂšs son voyage, tente un tir qui est repoussĂ© par la gardienne. Les Lionnes mettent la pression pour inscrire ce 2e but mais trop d’imprĂ©cisions au moment de la finition. A la 72e min, Nchout Ajara est victime d’une faute dans la surface de rĂ©paration. La capitaine Christine Manie se charge de doubler la mise. Le score en restera lĂ . Le Cameroun a pris la tĂȘte du groupe A, aprĂšs avoir offert du spectacle Ă  travers le pays. L’équipe a fait preuve de maĂźtrise dĂ©fensive, laissant trĂšs peu d’espace aux Egyptiennes et les transmissions entre les lignes ont souvent fonctionnĂ©. La performance en demi-teinte de Ngock Yango a souvent dĂ©sĂ©quilibrĂ© le milieu de terrain. L’animation offensive gagnerait certainement Ă  ĂȘtre plus efficace. Car contre l’Afrique du Sud, mardi, il faudra encore marquer.
Les Lionnes donnent le ton.