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La vision dâun homme
Editorial
Marie-Claire NNANA
VoilĂ un dĂ©cret qui arrive telle une Ă©claircie dans un ciel nuageux. Blocage du dialogue entre le gouvernement et les syndicats enseignants dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, actes de violences Ă lâencontre des lycĂ©ens dans lâenceinte des Ă©tablissements scolaires, maintien partiel ou total de la fermeture des Ă©coles, arrestation des leaders syndicaux. Dans cette ambiance glauque, une institution porteuse de bien des espoirs de paix est nĂ©e hier de la volontĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique, comme une rĂ©ponse forte, originale et prometteuse Ă cette crise qui nâen finit pas. Et comme la matĂ©rialisation dâune vision.
Elle, câest la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). Nul doute que la rapiditĂ© avec laquelle le chef de lâEtat a mis en place cette instance dont il avait dessinĂ© les contours dans son message Ă la nation du 31 dĂ©cembre dernier aura surpris plus dâun. En effet, il avait dĂ©clarĂ© « ĂȘtre disposĂ©, Ă la suite et dans lâesprit des artisans de la RĂ©unification, Ă crĂ©er une structure nationale dont la mission sera de proposer des solutions pour maintenir la paix, consolider lâunitĂ© de notre pays et renforcer notre volontĂ© et notre pratique quotidienne du VIVRE-ENSEMBLE ».
Trois semaines plus tard, la Commission est portĂ©e sur les fonts baptismaux avec pour mission de prĂ©server lâhĂ©ritage bilingue et multiculturel du Cameroun, en faisant remonter Ă la surface les intolĂ©rances, les incohĂ©rences qui le fragilisent, ainsi que les frustrations que celles-ci gĂ©nĂšrent. Ce faisant, le prĂ©sident de la RĂ©publique, comme un pĂšre de famille Ă lâĂ©coute des siens, amorce la rĂ©solution en profondeur dâune crise dont les revendications des enseignants et des avocats ne constituent que la face visible. « Qui cherche la vĂ©ritĂ© de lâhomme doit sâemparer de sa douleur », Ă©crivait Georges Bernanos dans son cĂ©lĂšbre roman Sous le Soleil de Satan.
En esquissant comme rĂ©ponse au malaise dans les rĂ©gions anglophones la crĂ©ation dâune instance dont les propositions doivent provoquer un bouleversement systĂ©mique, Paul Biya admet en filigrane que le vivre-ensemble tel que pratiquĂ© jusquâalors a pu ĂȘtre une source de souffrance pour certains de nos compatriotes, blessĂ©s et outrĂ©s de ne pas ĂȘtre reconnus dans leurs diffĂ©rences. Pour ceux-lĂ , qui nâaspirent quâĂ vivre dans la quiĂ©tude, qui dĂ©sespĂšrent de voir leur progĂ©niture privĂ©e dâĂ©cole, ou leur activitĂ© commerciale dĂ©pĂ©rir, pour tous ceux quâexaspĂšrent les violences, le vandalisme et la pyromanie dirigĂ©s contre lâEtat et les particuliers dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme est une avancĂ©e significative, parce quâelle prĂ©pare des jours meilleurs.
En revanche, pour ceux de nos compatriotes dâici et dâailleurs qui rĂȘvent de voir instaurer la fĂ©dĂ©ration voire la sĂ©cession sous la menace des grĂšves et de la division, lâavĂšnement de cette Commission inĂ©dite, vĂ©ritable chien de garde de lâidentitĂ© bilingue et de la diversitĂ©, destinĂ©e Ă consolider lâunitĂ© et la cohĂ©sion nationales, et Ă jouer au besoin un rĂŽle de mĂ©diation, est un signal dâĂ©chec. On peut sâattendre Ă ce quâils la vilipendent ou la vouent aux gĂ©monies. Câest de bonne guerre.
AssurĂ©ment, la cĂ©lĂ©ritĂ© qui a caractĂ©risĂ© la mise en place de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme est lâillustration de lâintĂ©rĂȘt tout particulier portĂ© par le premier Camerounais aux tensions politico-sociales dans les rĂ©gions anglophones, mais aussi du choix constant dâun homme dâEtat : le respect des engagements et de la parole donnĂ©e.
Editorial
Marie-Claire NNANA
VoilĂ un dĂ©cret qui arrive telle une Ă©claircie dans un ciel nuageux. Blocage du dialogue entre le gouvernement et les syndicats enseignants dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, actes de violences Ă lâencontre des lycĂ©ens dans lâenceinte des Ă©tablissements scolaires, maintien partiel ou total de la fermeture des Ă©coles, arrestation des leaders syndicaux. Dans cette ambiance glauque, une institution porteuse de bien des espoirs de paix est nĂ©e hier de la volontĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique, comme une rĂ©ponse forte, originale et prometteuse Ă cette crise qui nâen finit pas. Et comme la matĂ©rialisation dâune vision.
Elle, câest la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). Nul doute que la rapiditĂ© avec laquelle le chef de lâEtat a mis en place cette instance dont il avait dessinĂ© les contours dans son message Ă la nation du 31 dĂ©cembre dernier aura surpris plus dâun. En effet, il avait dĂ©clarĂ© « ĂȘtre disposĂ©, Ă la suite et dans lâesprit des artisans de la RĂ©unification, Ă crĂ©er une structure nationale dont la mission sera de proposer des solutions pour maintenir la paix, consolider lâunitĂ© de notre pays et renforcer notre volontĂ© et notre pratique quotidienne du VIVRE-ENSEMBLE ».
Trois semaines plus tard, la Commission est portĂ©e sur les fonts baptismaux avec pour mission de prĂ©server lâhĂ©ritage bilingue et multiculturel du Cameroun, en faisant remonter Ă la surface les intolĂ©rances, les incohĂ©rences qui le fragilisent, ainsi que les frustrations que celles-ci gĂ©nĂšrent. Ce faisant, le prĂ©sident de la RĂ©publique, comme un pĂšre de famille Ă lâĂ©coute des siens, amorce la rĂ©solution en profondeur dâune crise dont les revendications des enseignants et des avocats ne constituent que la face visible. « Qui cherche la vĂ©ritĂ© de lâhomme doit sâemparer de sa douleur », Ă©crivait Georges Bernanos dans son cĂ©lĂšbre roman Sous le Soleil de Satan.
En esquissant comme rĂ©ponse au malaise dans les rĂ©gions anglophones la crĂ©ation dâune instance dont les propositions doivent provoquer un bouleversement systĂ©mique, Paul Biya admet en filigrane que le vivre-ensemble tel que pratiquĂ© jusquâalors a pu ĂȘtre une source de souffrance pour certains de nos compatriotes, blessĂ©s et outrĂ©s de ne pas ĂȘtre reconnus dans leurs diffĂ©rences. Pour ceux-lĂ , qui nâaspirent quâĂ vivre dans la quiĂ©tude, qui dĂ©sespĂšrent de voir leur progĂ©niture privĂ©e dâĂ©cole, ou leur activitĂ© commerciale dĂ©pĂ©rir, pour tous ceux quâexaspĂšrent les violences, le vandalisme et la pyromanie dirigĂ©s contre lâEtat et les particuliers dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme est une avancĂ©e significative, parce quâelle prĂ©pare des jours meilleurs.
En revanche, pour ceux de nos compatriotes dâici et dâailleurs qui rĂȘvent de voir instaurer la fĂ©dĂ©ration voire la sĂ©cession sous la menace des grĂšves et de la division, lâavĂšnement de cette Commission inĂ©dite, vĂ©ritable chien de garde de lâidentitĂ© bilingue et de la diversitĂ©, destinĂ©e Ă consolider lâunitĂ© et la cohĂ©sion nationales, et Ă jouer au besoin un rĂŽle de mĂ©diation, est un signal dâĂ©chec. On peut sâattendre Ă ce quâils la vilipendent ou la vouent aux gĂ©monies. Câest de bonne guerre.
AssurĂ©ment, la cĂ©lĂ©ritĂ© qui a caractĂ©risĂ© la mise en place de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme est lâillustration de lâintĂ©rĂȘt tout particulier portĂ© par le premier Camerounais aux tensions politico-sociales dans les rĂ©gions anglophones, mais aussi du choix constant dâun homme dâEtat : le respect des engagements et de la parole donnĂ©e.
La vision dâun homme
Editorial
Marie-Claire NNANA
...
Mais force est de convenir que cette maniĂšre dâĂȘtre va bien au-delĂ du parti pris dâinscrire ses promesses dans des actions concrĂštes. Il sâagit bien plus de la constance de lâhomme dâEtat, qui dĂ©roule sa vision du Cameroun sous nos yeux, sans pression aucune et sans contrainte, mĂ» par la conviction de travailler Ă lâunitĂ© et au bien du pays reçu en hĂ©ritage. En revisitant certains de ses messages forts aux Camerounais, lâobservateur ne peut que constater que lâidĂ©e de dĂ©fendre notre patrimoine culturel et linguistique est une vĂ©ritable obsession pour Paul Biya et parcourt ses Ă©crits comme un fil dâAriane.
Ainsi, lors de son message Ă la nation Ă lâoccasion du lancement, le 17 mai 2010, de la cĂ©lĂ©bration des Cinquantenaires de lâIndĂ©pendance et de la RĂ©unification, il invitait les Camerounais Ă garder jalousement ce qui appartient Ă leur gĂ©nie propre : la culture, les langues nationales mais aussi celles qui sont devenues les leurs. Conserver son patrimoine, affirmait-il, câest aussi conserver son identitĂ©.
Quatre ans plus tard, Ă Buea, lors de la cĂ©lĂ©bration du cinquantenaire de la RĂ©unification, il mettait les Jeunes en garde contre le piĂšge tendu par certaines forces centrifuges rĂ©gionales, tribales ou religieuses. Avant de remettre lâemphase sur le pluralisme linguistique et culturel, et la nĂ©cessitĂ© de le prĂ©server.
Il sâagit donc bien lĂ , Ă nâen pas douter dâun projet de sociĂ©tĂ©, de la vision dâun homme. A lâheure oĂč cette vision va se concrĂ©tiser, une fois de plus, sous la forme dâune institution sur laquelle les Camerounais de toutes langues et de toutes cultures fondent lĂ©gitimement des espoirs, on doit se rappeler que les institutions valent aussi par les hommes qui les dirigent. A cet Ă©gard, les Camerounais savent que le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui connaĂźt mieux que quiconque les enjeux liĂ©s Ă cette Commission, choisira les hommes et les femmes les plus engagĂ©s pour la dĂ©fense de lâidentitĂ© camerounaise, ce joyau Ă prĂ©server Ă tous les prix.
Editorial
Marie-Claire NNANA
...
Mais force est de convenir que cette maniĂšre dâĂȘtre va bien au-delĂ du parti pris dâinscrire ses promesses dans des actions concrĂštes. Il sâagit bien plus de la constance de lâhomme dâEtat, qui dĂ©roule sa vision du Cameroun sous nos yeux, sans pression aucune et sans contrainte, mĂ» par la conviction de travailler Ă lâunitĂ© et au bien du pays reçu en hĂ©ritage. En revisitant certains de ses messages forts aux Camerounais, lâobservateur ne peut que constater que lâidĂ©e de dĂ©fendre notre patrimoine culturel et linguistique est une vĂ©ritable obsession pour Paul Biya et parcourt ses Ă©crits comme un fil dâAriane.
Ainsi, lors de son message Ă la nation Ă lâoccasion du lancement, le 17 mai 2010, de la cĂ©lĂ©bration des Cinquantenaires de lâIndĂ©pendance et de la RĂ©unification, il invitait les Camerounais Ă garder jalousement ce qui appartient Ă leur gĂ©nie propre : la culture, les langues nationales mais aussi celles qui sont devenues les leurs. Conserver son patrimoine, affirmait-il, câest aussi conserver son identitĂ©.
Quatre ans plus tard, Ă Buea, lors de la cĂ©lĂ©bration du cinquantenaire de la RĂ©unification, il mettait les Jeunes en garde contre le piĂšge tendu par certaines forces centrifuges rĂ©gionales, tribales ou religieuses. Avant de remettre lâemphase sur le pluralisme linguistique et culturel, et la nĂ©cessitĂ© de le prĂ©server.
Il sâagit donc bien lĂ , Ă nâen pas douter dâun projet de sociĂ©tĂ©, de la vision dâun homme. A lâheure oĂč cette vision va se concrĂ©tiser, une fois de plus, sous la forme dâune institution sur laquelle les Camerounais de toutes langues et de toutes cultures fondent lĂ©gitimement des espoirs, on doit se rappeler que les institutions valent aussi par les hommes qui les dirigent. A cet Ă©gard, les Camerounais savent que le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui connaĂźt mieux que quiconque les enjeux liĂ©s Ă cette Commission, choisira les hommes et les femmes les plus engagĂ©s pour la dĂ©fense de lâidentitĂ© camerounaise, ce joyau Ă prĂ©server Ă tous les prix.
Création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme
S.E. Paul Biya
Décret N° 2017/013 du 23 janvier 2017
Le président de la République vu la Constitution, décrÚte :
CHAPITRE 1
DISPOSITIONS GENERALES
ARTICLE 1er. (1) Le présent décret porte création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme, en abrégé « CNPBM » et ci-aprÚs désignée « la Commission ».
(2) La Commission est placée sous l'autorité du Président de la République.
(3) Son siÚge est fixé à Yaoundé.
(4) Les modalités d'organisation et de fonctionnement interne et les rÚgles de procédure de la Commission sont déterminées par le RÚglement Intérieur.
ARTICLE 2.- La Commission est un organe consultatif, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financiÚre.
CHAPITRE Il
DES ATTRIBUTIONS
ARTICLE 3.- (1) Sous l'autoritĂ© du PrĂ©sident de la RĂ©publique, la Commission est chargĂ©e d'Ćuvrer Ă la promotion du bilinguisme, du multiculturalisme au Cameroun, dans l'optique de maintenir la paix, de consolider l'unitĂ© nationale du pays et de renforcer la volontĂ© et la pratique quotidienne du vivre ensemble de ses populations.
(2) A ce titre, elle est chargée notamment:
- de soumettre des rapports et des avis au Président de la République et au Gouvernement, sur les questions se rapportant à la protection et à la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ;
- d'assurer le suivi de la mise en Ćuvre des dispositions constitutionnelles faisant de l'anglais et du français deux langues officielles d'Ă©gale valeur, et notamment leur usage dans tous les services publics, les organismes parapublics ainsi que dans tout organisme recevant des subventions de l'Etat;
- de mener toute étude ou investigation et proposer toutes mesures de nature à renforcer le caractÚre bilingue et multiculturel du Cameroun;
- d'élaborer et soumettre au Président de la République des projets de textes sur le bilinguisme, le multiculturalisme et le vivre ensemble;
- de vulgariser la réglementation sur le bilinguisme, le multiculturalisme et le vivre ensemble;
- de recevoir toute requĂȘte dĂ©nonçant des discriminations fondĂ©es sur l'irrespect des dispositions constitutionnelles relatives au bilinguisme et au multiculturalisme et en rendre compte au PrĂ©sident de la RĂ©publique;
- d'accomplir toute autre mission à elle confiée par le Président de la République, y compris des missions de médiation.
CHAPITRE III
DE l'ORGANISATION
ARTICLE 4.- (1) La Commission comprend quinze (15) membres, dont un (01) Président et un (01) Vice-président.
(2) Les membres de la Commission sont choisis parmi des personnalitĂ©s de nationalitĂ© camerounaise, reconnues pour leur compĂ©tence, leur intĂ©gritĂ© morale, leur honnĂȘtetĂ© intellectuelle et leur sens patriotique.
(3) Le PrĂ©sident, le Vice-prĂ©sident et les membres de la Commission sont nommĂ©s par dĂ©cret du PrĂ©sident de la RĂ©publique. Il met fin Ă leurs fonctions dans les mĂȘmes formes.
ARTICLE 5.- Le mandat des membres de la Commission est de cinq (05) ans, éventuellement renouvelable.
ARTICLE 6.- En cas de dĂ©cĂšs en cours de mandat ou dans tous les cas oĂč le PrĂ©sident, le Vice-prĂ©sident ou un membre de la Commission n'est plus en mesure d'exercer ses fonctions, il est pourvu Ă son remplacement.
ARTICLE 7.- En cas d'empĂȘchement temporaire du PrĂ©sident de la Commission, le Vice-prĂ©sident assure les fonctions de PrĂ©sident jusqu'Ă la fin de la pĂ©riode d'empĂȘchement.
ARTICLE 8.- Le mandat du Président, du Vice-président et de membre de la Commission peut également prendre fin dans l'un des cas ci-aprÚs:
- non renouvellement du mandat;
- démission;
- décÚs.
S.E. Paul Biya
Décret N° 2017/013 du 23 janvier 2017
Le président de la République vu la Constitution, décrÚte :
CHAPITRE 1
DISPOSITIONS GENERALES
ARTICLE 1er. (1) Le présent décret porte création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme, en abrégé « CNPBM » et ci-aprÚs désignée « la Commission ».
(2) La Commission est placée sous l'autorité du Président de la République.
(3) Son siÚge est fixé à Yaoundé.
(4) Les modalités d'organisation et de fonctionnement interne et les rÚgles de procédure de la Commission sont déterminées par le RÚglement Intérieur.
ARTICLE 2.- La Commission est un organe consultatif, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financiÚre.
CHAPITRE Il
DES ATTRIBUTIONS
ARTICLE 3.- (1) Sous l'autoritĂ© du PrĂ©sident de la RĂ©publique, la Commission est chargĂ©e d'Ćuvrer Ă la promotion du bilinguisme, du multiculturalisme au Cameroun, dans l'optique de maintenir la paix, de consolider l'unitĂ© nationale du pays et de renforcer la volontĂ© et la pratique quotidienne du vivre ensemble de ses populations.
(2) A ce titre, elle est chargée notamment:
- de soumettre des rapports et des avis au Président de la République et au Gouvernement, sur les questions se rapportant à la protection et à la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ;
- d'assurer le suivi de la mise en Ćuvre des dispositions constitutionnelles faisant de l'anglais et du français deux langues officielles d'Ă©gale valeur, et notamment leur usage dans tous les services publics, les organismes parapublics ainsi que dans tout organisme recevant des subventions de l'Etat;
- de mener toute étude ou investigation et proposer toutes mesures de nature à renforcer le caractÚre bilingue et multiculturel du Cameroun;
- d'élaborer et soumettre au Président de la République des projets de textes sur le bilinguisme, le multiculturalisme et le vivre ensemble;
- de vulgariser la réglementation sur le bilinguisme, le multiculturalisme et le vivre ensemble;
- de recevoir toute requĂȘte dĂ©nonçant des discriminations fondĂ©es sur l'irrespect des dispositions constitutionnelles relatives au bilinguisme et au multiculturalisme et en rendre compte au PrĂ©sident de la RĂ©publique;
- d'accomplir toute autre mission à elle confiée par le Président de la République, y compris des missions de médiation.
CHAPITRE III
DE l'ORGANISATION
ARTICLE 4.- (1) La Commission comprend quinze (15) membres, dont un (01) Président et un (01) Vice-président.
(2) Les membres de la Commission sont choisis parmi des personnalitĂ©s de nationalitĂ© camerounaise, reconnues pour leur compĂ©tence, leur intĂ©gritĂ© morale, leur honnĂȘtetĂ© intellectuelle et leur sens patriotique.
(3) Le PrĂ©sident, le Vice-prĂ©sident et les membres de la Commission sont nommĂ©s par dĂ©cret du PrĂ©sident de la RĂ©publique. Il met fin Ă leurs fonctions dans les mĂȘmes formes.
ARTICLE 5.- Le mandat des membres de la Commission est de cinq (05) ans, éventuellement renouvelable.
ARTICLE 6.- En cas de dĂ©cĂšs en cours de mandat ou dans tous les cas oĂč le PrĂ©sident, le Vice-prĂ©sident ou un membre de la Commission n'est plus en mesure d'exercer ses fonctions, il est pourvu Ă son remplacement.
ARTICLE 7.- En cas d'empĂȘchement temporaire du PrĂ©sident de la Commission, le Vice-prĂ©sident assure les fonctions de PrĂ©sident jusqu'Ă la fin de la pĂ©riode d'empĂȘchement.
ARTICLE 8.- Le mandat du Président, du Vice-président et de membre de la Commission peut également prendre fin dans l'un des cas ci-aprÚs:
- non renouvellement du mandat;
- démission;
- décÚs.
Création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme
S.E. Paul Biya
Décret N° 2017/013 du 23 janvier 2017
...
ARTICLE 9.- Le Président, le Vice-président et les membres de la Commission sont soumis aux mesures restrictives et aux incompatibilités prévues par la législation en vigueur.
ARTICLE 10.- (1) Pour l'accomplissement de ses missions, la Commission dispose d'un Secrétariat Général.
ARTICLE 11.- (1) Le Secrétariat Général de la Commission est constitué de l'ensemble des services administratifs et techniques concourant à son fonctionnement.
(2) Le Secrétariat Général est dirigé par un Secrétaire Général nommé par décret du Président de la République.
(3) Il exerce ses fonctions sous l'autorité du Président de la Commission.
ARTICLE 12.- (1) Le Secrétaire Général est chargé de l'administration, de la coordination de tous les services administratifs et techniques de la Commission.
A ce titre, il :
prend les mesures nécessaires à la préparation et à l'organisation du travail de la Commission;
assure la coordination administrative et la mise en Ćuvre des activitĂ©s de la Commission;
établit les états financiers annuels, les programmes d'action et les rapports d'activités de la Commission;
met en état les dossiers à soumettre à l'examen de la Commission;
assure le secrétariat des réunions de la Commission;
assure le suivi de la mise en Ćuvre des rĂ©solutions et recommandations de la Commission, aprĂšs validation par le PrĂ©sident de la RĂ©publique;
veille à la formation et au recyclage du personnel du Secrétariat Général;
centralise et conserve les archives et la documentation de la Commission;
effectue toutes les diligences qui lui sont prescrites par le Président de la Commission;
conduit les études concernant le domaine de compétence de la Commission;
élabore le projet de budget à soumettre à la validation de la Commission;
élabore le projet de programme d'activités à soumettre à l'approbation de la Commission;
assure la gestion du personnel.
(2) Le Secrétaire Général reçoit du Président de la Commission, délégation de signature en matiÚre administrative et financiÚre.
ARTICLE 13.- (1) En cas d'empĂȘchement temporaire du SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral pour une pĂ©riode n'excĂ©dant pas trois (03) mois, le PrĂ©sident de la Commission dĂ©signe un responsable de haut niveau du SecrĂ©tariat GĂ©nĂ©ral pour assurer l'intĂ©rim.
(2) En cas de vacance du poste de SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral pour cause de dĂ©cĂšs, de dĂ©mission ou d'empĂȘchement dĂ©finitif dĂ»ment constatĂ© par la Commission, et en attendant la nomination d'un nouveau SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral par l'autoritĂ© compĂ©tente, la Commission prend toutes les dispositions pour assurer la bonne marche du SecrĂ©tariat GĂ©nĂ©ral.
CHAPITRE IV
DU FONCTIONNEMENT
ARTICLE 14.- (1) La Commission se réunit au moins une fois par semestre sur convocation de son Président.
(2) Elle peut également, lorsque les circonstances l'exigent, se réunir en session extraordinaire, sur convocation de son Président ou à la demande du Président de la République.
(3) La Commission ne peut valablement délibérer qu'en présence des deux tiers (2/3) de ses membres.
(4) Tout membrĂ© empĂȘchĂ© peut se faire reprĂ©senter aux rĂ©unions par un autre membre de la Commission. Toutefois, aucun membre ne peut, au cours d'une mĂȘme session, reprĂ©senter plus d'un membre.
(5) Les décisions de la Commission sont prises à la majorité simple
des membres présents. En cas de partage des voix, celle du Président est prépondérante.
(6) Le Président de la Commission peut inviter toute personne, en raison de ses compétences sur une question inscrite à l'ordre du jour de la session, à prendre part aux travaux avec voix consultative.
ARTICLE 15.- (1) Le PrĂ©sident prĂ©side les sessions de la Commission et suit la mise en Ćuvre de ses recommandations.
S.E. Paul Biya
Décret N° 2017/013 du 23 janvier 2017
...
ARTICLE 9.- Le Président, le Vice-président et les membres de la Commission sont soumis aux mesures restrictives et aux incompatibilités prévues par la législation en vigueur.
ARTICLE 10.- (1) Pour l'accomplissement de ses missions, la Commission dispose d'un Secrétariat Général.
ARTICLE 11.- (1) Le Secrétariat Général de la Commission est constitué de l'ensemble des services administratifs et techniques concourant à son fonctionnement.
(2) Le Secrétariat Général est dirigé par un Secrétaire Général nommé par décret du Président de la République.
(3) Il exerce ses fonctions sous l'autorité du Président de la Commission.
ARTICLE 12.- (1) Le Secrétaire Général est chargé de l'administration, de la coordination de tous les services administratifs et techniques de la Commission.
A ce titre, il :
prend les mesures nécessaires à la préparation et à l'organisation du travail de la Commission;
assure la coordination administrative et la mise en Ćuvre des activitĂ©s de la Commission;
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veille à la formation et au recyclage du personnel du Secrétariat Général;
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(2) Le Secrétaire Général reçoit du Président de la Commission, délégation de signature en matiÚre administrative et financiÚre.
ARTICLE 13.- (1) En cas d'empĂȘchement temporaire du SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral pour une pĂ©riode n'excĂ©dant pas trois (03) mois, le PrĂ©sident de la Commission dĂ©signe un responsable de haut niveau du SecrĂ©tariat GĂ©nĂ©ral pour assurer l'intĂ©rim.
(2) En cas de vacance du poste de SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral pour cause de dĂ©cĂšs, de dĂ©mission ou d'empĂȘchement dĂ©finitif dĂ»ment constatĂ© par la Commission, et en attendant la nomination d'un nouveau SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral par l'autoritĂ© compĂ©tente, la Commission prend toutes les dispositions pour assurer la bonne marche du SecrĂ©tariat GĂ©nĂ©ral.
CHAPITRE IV
DU FONCTIONNEMENT
ARTICLE 14.- (1) La Commission se réunit au moins une fois par semestre sur convocation de son Président.
(2) Elle peut également, lorsque les circonstances l'exigent, se réunir en session extraordinaire, sur convocation de son Président ou à la demande du Président de la République.
(3) La Commission ne peut valablement délibérer qu'en présence des deux tiers (2/3) de ses membres.
(4) Tout membrĂ© empĂȘchĂ© peut se faire reprĂ©senter aux rĂ©unions par un autre membre de la Commission. Toutefois, aucun membre ne peut, au cours d'une mĂȘme session, reprĂ©senter plus d'un membre.
(5) Les décisions de la Commission sont prises à la majorité simple
des membres présents. En cas de partage des voix, celle du Président est prépondérante.
(6) Le Président de la Commission peut inviter toute personne, en raison de ses compétences sur une question inscrite à l'ordre du jour de la session, à prendre part aux travaux avec voix consultative.
ARTICLE 15.- (1) Le PrĂ©sident prĂ©side les sessions de la Commission et suit la mise en Ćuvre de ses recommandations.
Création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme
S.E. Paul Biya
Décret N° 2017/013 du 23 janvier 2017
...
(2) Il représente la Commission dans tous les actes de la vie civile et publique.
(3) Le secrétariat des sessions de la Commission est assuré par le Secrétaire Général.
ARTICLE 16.- (1) Les convocations et les documents relatifs à la session sont envoyés par courrier électronique, par télécopie ou par tout autre moyen laissant traces écrites et adressées aux membres de la Commission, au moins quinze (15) jours avant la date prévue pour la session. Ce délai est ramené à sept (07) jours, en cas d'urgence.
(2) Les convocations indiquent la date, le lieu, l'heure et l'ordre du Jour.
ARTICLE 17.- (1) Le Président, le Vice-président, les membres de la Commission ainsi que les personnalités invitées à titre consultatif, bénéficient d'une indemnité de session et peuvent prétendre au remboursement des dépenses occasionnées par les sessions, sur présentation des piÚces justificatives.
(2) L'indemnité de session visée aux alinéas 1 ci-dessus, est fixée par un texte particulier du Président de la République:
ARTICLE 18.- (1) La Commission Ă©labore Ă l'attention du PrĂ©sident de la RĂ©publique, un rapport annuel sur l'Ă©tat de la mise en Ćuvre de ses missions.
(2) Ce rapport est rendu public.
CHAPITRE V
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES MEMBRES DE LA COMMISSION
ARTICLE 19.- (1) Les membres de la Commission sont astreints à l'obligation de réserve et de discrétion professionnelle.
(2) Ils doivent, en outre, s'abstenir de tout comportement susceptible de compromettre la dignité de leurs fonctions.
ARTICLE 20.- (1) Un décret du Président de la République fixe les rangs protocolaires et les privilÚges du Président, du Vice-président, des membres et du Secrétaire Général de la Commission.
(2) Le Président, le Vice-président, les membres et le Secrétaire Général de la Commission bénéficient d'une rémunération mensuelle et des avantages en nature.
(3) La rémunération mensuelle et les avantages prévus à l'alinéa 2 ci-dessus sont fixés par un décret du Président de la République.
CHAPITRE VI
DES DISPOSITIONS FINANCIERES
ARTICLE 21.- (1) Les crédits nécessaires au fonctionnement de la Commission sont inscrits au budget de l'Etat.
(2) Le Président de la Commission en est l'ordonnateur principal du budget de la Commission. Il peut, le cas échéant, désigner des ordonnateurs secondaires.
ARTICLE 22.- (1) Un ContrĂŽleur Financier est nommĂ© auprĂšs de la Commission par arrĂȘtĂ© du Ministre chargĂ© des finances.
(2) Le ContrÎleur Financier exerce ses attributions conformément à la réglementation en vigueur.
ARTICLE 23.- Les ressources inscrites au budget de la Commission sont soumises aux rÚgles de la comptabilité publique, et sont gérées conformément aux lois et rÚglements en vigueur.
CHAPITRE VII
DES DISPOSITIONS RELATIVES AUX RESSOURCES HUMAINES
ARTICLE 24.- (1) Le personnel de la Commission est constitué de fonctionnaires détachés ou d'agents de l'Etat mis à sa disposition ou affectés par l'administration.
(2) Toutefois, en cas de nécessité, la Commission peut procéder au recrutement d'un personnel propre, aprÚs approbation préalable de la Commission.
(3) La Commission peut faire appel à des collaborateurs occasionnels ou à des experts dans l'un de ses domaines de compétence.
ARTICLE 25.- Le statut du personnel, la nature et les avantages auxquels il peut prétendre sont fixés par la Commission.
CHAPITRE VIII
DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 26.-Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.
Yaoundé, le 23 janvier 2017
Le président de la République,
(Ă©) Paul BIYA
S.E. Paul Biya
Décret N° 2017/013 du 23 janvier 2017
...
(2) Il représente la Commission dans tous les actes de la vie civile et publique.
(3) Le secrétariat des sessions de la Commission est assuré par le Secrétaire Général.
ARTICLE 16.- (1) Les convocations et les documents relatifs à la session sont envoyés par courrier électronique, par télécopie ou par tout autre moyen laissant traces écrites et adressées aux membres de la Commission, au moins quinze (15) jours avant la date prévue pour la session. Ce délai est ramené à sept (07) jours, en cas d'urgence.
(2) Les convocations indiquent la date, le lieu, l'heure et l'ordre du Jour.
ARTICLE 17.- (1) Le Président, le Vice-président, les membres de la Commission ainsi que les personnalités invitées à titre consultatif, bénéficient d'une indemnité de session et peuvent prétendre au remboursement des dépenses occasionnées par les sessions, sur présentation des piÚces justificatives.
(2) L'indemnité de session visée aux alinéas 1 ci-dessus, est fixée par un texte particulier du Président de la République:
ARTICLE 18.- (1) La Commission Ă©labore Ă l'attention du PrĂ©sident de la RĂ©publique, un rapport annuel sur l'Ă©tat de la mise en Ćuvre de ses missions.
(2) Ce rapport est rendu public.
CHAPITRE V
DES DROITS ET OBLIGATIONS DES MEMBRES DE LA COMMISSION
ARTICLE 19.- (1) Les membres de la Commission sont astreints à l'obligation de réserve et de discrétion professionnelle.
(2) Ils doivent, en outre, s'abstenir de tout comportement susceptible de compromettre la dignité de leurs fonctions.
ARTICLE 20.- (1) Un décret du Président de la République fixe les rangs protocolaires et les privilÚges du Président, du Vice-président, des membres et du Secrétaire Général de la Commission.
(2) Le Président, le Vice-président, les membres et le Secrétaire Général de la Commission bénéficient d'une rémunération mensuelle et des avantages en nature.
(3) La rémunération mensuelle et les avantages prévus à l'alinéa 2 ci-dessus sont fixés par un décret du Président de la République.
CHAPITRE VI
DES DISPOSITIONS FINANCIERES
ARTICLE 21.- (1) Les crédits nécessaires au fonctionnement de la Commission sont inscrits au budget de l'Etat.
(2) Le Président de la Commission en est l'ordonnateur principal du budget de la Commission. Il peut, le cas échéant, désigner des ordonnateurs secondaires.
ARTICLE 22.- (1) Un ContrĂŽleur Financier est nommĂ© auprĂšs de la Commission par arrĂȘtĂ© du Ministre chargĂ© des finances.
(2) Le ContrÎleur Financier exerce ses attributions conformément à la réglementation en vigueur.
ARTICLE 23.- Les ressources inscrites au budget de la Commission sont soumises aux rÚgles de la comptabilité publique, et sont gérées conformément aux lois et rÚglements en vigueur.
CHAPITRE VII
DES DISPOSITIONS RELATIVES AUX RESSOURCES HUMAINES
ARTICLE 24.- (1) Le personnel de la Commission est constitué de fonctionnaires détachés ou d'agents de l'Etat mis à sa disposition ou affectés par l'administration.
(2) Toutefois, en cas de nécessité, la Commission peut procéder au recrutement d'un personnel propre, aprÚs approbation préalable de la Commission.
(3) La Commission peut faire appel à des collaborateurs occasionnels ou à des experts dans l'un de ses domaines de compétence.
ARTICLE 25.- Le statut du personnel, la nature et les avantages auxquels il peut prétendre sont fixés par la Commission.
CHAPITRE VIII
DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 26.-Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.
Yaoundé, le 23 janvier 2017
Le président de la République,
(Ă©) Paul BIYA
Crash d'hélicoptÚre de Bogo: le MINDEF a reçu les corps
Jean Francis BELIBI
Les dépouilles du commandant de la Région militaire interarmées N°4 et des autres soldats décédés avant-hier ont été accueillies par Joseph Beti Assomo.
Lâabondante pluie qui est tombĂ©e hier sur la ville de YaoundĂ© nâa pas empĂȘchĂ© les nombreux parents, proches, amis et compagnons
dâarmes des victimes du crash dâhĂ©licoptĂšre survenu la veille dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord de se rendre Ă la Base aĂ©rienne 101 oĂč le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo est allĂ© accueillir les dĂ©pouilles de ces braves soldats.
LâĂ©motion le disputait donc Ă la tristesse. Tout est allĂ© trĂšs vite quelques minutes avant douze heures avec lâarrivĂ©e sur les lieux du MINDEF. Au mĂȘme moment, le lourd vrombissement dâun avion C130 des Forces aĂ©riennes camerounaises fend lâair. Lâappareil se pose. Dans les rangs des familles et des proches, lâĂ©moi est Ă son comble. Des cris de douleur fendent lâair.
Le temps des manoeuvres, lâappareil sâimmobilise face Ă lâaĂ©rogare de la BA 101. Quatre ambulances militaires se dirigent au bout de celui-ci. Les corps enveloppĂ©s du drapeau vert-rouge-jaune y sont placĂ©s. Les ambulances prennent ensuite position Ă cĂŽtĂ© de trois dĂ©tachements de nos forces de dĂ©fense. Mgr Bruno Ateba Edo, Ă©vĂȘque du diocĂšse de Maroua-Mokolo sâavance, suivi du MINDEF et sa suite, dont les deux secrĂ©taires dâEtat Jean Baptiste Bokam et Koumpa Issa, le dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă la SĂ»retĂ© nationale, Martin Mbarga Nguele, le directeur gĂ©nĂ©ral de la Recherche extĂ©rieure, LĂ©opold Maxime Eko Eko, tout le gratin des forces de dĂ©fense. A la suite de la priĂšre dite devant chaque ambulance par le prĂ©lat, Joseph Beti Assomo sâincline devant ces soldats morts pour la patrie.
Le MINDEF aura ensuite quelques mots de rĂ©confort Ă lâendroit des membres des familles Ă©plorĂ©es avant que les ambulances ne sâĂ©branlent en direction de la morgue du Centre de formation technique des armĂ©es Ă Ekounou. En attendant les ultimes hommages qui seront rendus Ă ces hommes dâhonneur
Jean Francis BELIBI
Les dépouilles du commandant de la Région militaire interarmées N°4 et des autres soldats décédés avant-hier ont été accueillies par Joseph Beti Assomo.
Lâabondante pluie qui est tombĂ©e hier sur la ville de YaoundĂ© nâa pas empĂȘchĂ© les nombreux parents, proches, amis et compagnons
dâarmes des victimes du crash dâhĂ©licoptĂšre survenu la veille dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord de se rendre Ă la Base aĂ©rienne 101 oĂč le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo est allĂ© accueillir les dĂ©pouilles de ces braves soldats.
LâĂ©motion le disputait donc Ă la tristesse. Tout est allĂ© trĂšs vite quelques minutes avant douze heures avec lâarrivĂ©e sur les lieux du MINDEF. Au mĂȘme moment, le lourd vrombissement dâun avion C130 des Forces aĂ©riennes camerounaises fend lâair. Lâappareil se pose. Dans les rangs des familles et des proches, lâĂ©moi est Ă son comble. Des cris de douleur fendent lâair.
Le temps des manoeuvres, lâappareil sâimmobilise face Ă lâaĂ©rogare de la BA 101. Quatre ambulances militaires se dirigent au bout de celui-ci. Les corps enveloppĂ©s du drapeau vert-rouge-jaune y sont placĂ©s. Les ambulances prennent ensuite position Ă cĂŽtĂ© de trois dĂ©tachements de nos forces de dĂ©fense. Mgr Bruno Ateba Edo, Ă©vĂȘque du diocĂšse de Maroua-Mokolo sâavance, suivi du MINDEF et sa suite, dont les deux secrĂ©taires dâEtat Jean Baptiste Bokam et Koumpa Issa, le dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă la SĂ»retĂ© nationale, Martin Mbarga Nguele, le directeur gĂ©nĂ©ral de la Recherche extĂ©rieure, LĂ©opold Maxime Eko Eko, tout le gratin des forces de dĂ©fense. A la suite de la priĂšre dite devant chaque ambulance par le prĂ©lat, Joseph Beti Assomo sâincline devant ces soldats morts pour la patrie.
Le MINDEF aura ensuite quelques mots de rĂ©confort Ă lâendroit des membres des familles Ă©plorĂ©es avant que les ambulances ne sâĂ©branlent en direction de la morgue du Centre de formation technique des armĂ©es Ă Ekounou. En attendant les ultimes hommages qui seront rendus Ă ces hommes dâhonneur
51st National Youth Day: profitable Innovations Underscored
Régional
Christopher JATOR
51st National Youth Day in the Littoral under the chairmanship of the Littoral Regional Governor, Samuel Dieudonne Ivaha Diboua, at the banquet hall of his services 18 January.
The 51st National Youth Day to be celebrated on 11 February 2017 through out the country has been streamlined with activities that seek to motivate youths into a profitable future. Youths of the region are encouraged to take on innovative volunteerism, especially in areas that have not previously witnessed volunteerism of any kind. A forum for tutorship in employment, opportunities and entrepreneurship will be held interested people to gain skills necessary for insertion into the job market. For five days, the âYouth Village,â which seeks to bring the youth together at the Akwa salle des fetes, will display a wealth diverse skills by the youths with the goal of motivating peers. These featured as a part of resolutions taken by the Regional Committee, which has also set afoot 11 commissions to organise the event. Each is charged with debating and making proposals towards the smooth unfolding of the Day in the Littoral.
Scholars and all participating in the march will do so at sub-divisions to be presided over by the Divisional Officers. The exception is Douala I, where the Governor will personally preside over the march past at the VallĂ©e de la Besseke event ground. March past will begin with a rebroadcast of the Presidentâs speech on the occasion at 9:30am through out the sub-divisions. âThe theme is yet to be decided upon at the level of the Ministry in Yaounde,â says Terrestra Nang, Littoral Regional Delegate of Youth Affairs and Civic Education.
Régional
Christopher JATOR
51st National Youth Day in the Littoral under the chairmanship of the Littoral Regional Governor, Samuel Dieudonne Ivaha Diboua, at the banquet hall of his services 18 January.
The 51st National Youth Day to be celebrated on 11 February 2017 through out the country has been streamlined with activities that seek to motivate youths into a profitable future. Youths of the region are encouraged to take on innovative volunteerism, especially in areas that have not previously witnessed volunteerism of any kind. A forum for tutorship in employment, opportunities and entrepreneurship will be held interested people to gain skills necessary for insertion into the job market. For five days, the âYouth Village,â which seeks to bring the youth together at the Akwa salle des fetes, will display a wealth diverse skills by the youths with the goal of motivating peers. These featured as a part of resolutions taken by the Regional Committee, which has also set afoot 11 commissions to organise the event. Each is charged with debating and making proposals towards the smooth unfolding of the Day in the Littoral.
Scholars and all participating in the march will do so at sub-divisions to be presided over by the Divisional Officers. The exception is Douala I, where the Governor will personally preside over the march past at the VallĂ©e de la Besseke event ground. March past will begin with a rebroadcast of the Presidentâs speech on the occasion at 9:30am through out the sub-divisions. âThe theme is yet to be decided upon at the level of the Ministry in Yaounde,â says Terrestra Nang, Littoral Regional Delegate of Youth Affairs and Civic Education.
Construction de lâusine de pied de Lom Pangar: les indemnisations sont effectives
Economie
Pierre CHEMETE
515 personnes passent Ă la caisse depuis hier pour percevoir leur dĂ». Câest dans la perspective de la construction de la ligne haute tension, qui fournira lâĂ©lectricitĂ© aux localitĂ©s de lâEst.
Une foule de personnes, venues de deux arrondissements du Lom-et-DjĂ©rem, Ă savoir Belabo et Bertoua 1er est massĂ©e, enthousiaste, ce 23 janvier 2017, dans la salle de confĂ©rences de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonciĂšres de lâEst. Sur le visage des uns et des autres, un enchantement se dĂ©gage. Et pour cause ! Le gouvernement a dĂ©cidĂ© de les indemniser Ă la suite de lâexpropriation de leurs biens pour cause dâutilitĂ© publique. La liste des personnes impactĂ©es par la construction de la ligne haute tension, qui va Ă©lectrifier au moins 150 villages de la rĂ©gion du Soleil levant est longue : 515 personnes appartenant Ă 17 villages, rĂ©partis dans les deux unitĂ©s administratives. Lâenveloppe dĂ©gagĂ©e est de 253 millions de FCFA.
Les bĂ©nĂ©ficiaires sont rĂ©partis dans deux lots. Dâun cĂŽtĂ©, une catĂ©gorie de riverains qui perçoivent chacun un chĂšque, c'est-Ă -dire que leurs biens sont Ă©valuĂ©s Ă plus de 100 000 FCFA. Et de lâautre, ceux dont le montant des biens est infĂ©rieur Ă 100 000 FCFA. Ceux-ci sont payĂ©s en espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. LâopĂ©ration lancĂ©e ce lundi durera cinq jours. Le gouverneur de lâEst plaide pour que tout se passe avec diligence. Pour GrĂ©goire Mvongo, tout doit se dĂ©rouler sans heurts. Il invite les uns et les autres Ă faire preuve de grandeur dâĂąme, pour Ă©viter tout blocage inutile « Ă ce projet quâattend tout le pays ». Il y veillera personnellement, promet-il.
Le point de dĂ©part de la ligne haute tension part de Lom Pangar, oĂč se trouve lâusine de pied jusquâĂ Bertoua. Soit une distance dâenviron 105 km. Câest la premiĂšre phase, qui sâinscrit dans la dynamique des travaux de lâusine de pied, prĂ©cise Victor Sala Mengue, coordonnateur du projet dâextension du rĂ©seau de transport et de distribution. Tout en invitant les bĂ©nĂ©ficiaires Ă faire bon usage de lâargent reçu, le reprĂ©sentant du Dg dâEDC a ajoutĂ© que la construction de lâusine de pied avance. Et avec cette indemnisation, câest la vitesse de croisiĂšre qui est entamĂ©e. Il sâagira in fine, de raccorder plus de 10 000 mĂ©nagers de lâEst. Le financement, estimĂ© Ă environ 70 milliards de F (usine de pied, ligne haute tension, distribution, branchement), est conjointement rendu possible par lâEtat du Cameroun, avec lâappui de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de lâAfrique centrale (BDEAC) et la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD).
Economie
Pierre CHEMETE
515 personnes passent Ă la caisse depuis hier pour percevoir leur dĂ». Câest dans la perspective de la construction de la ligne haute tension, qui fournira lâĂ©lectricitĂ© aux localitĂ©s de lâEst.
Une foule de personnes, venues de deux arrondissements du Lom-et-DjĂ©rem, Ă savoir Belabo et Bertoua 1er est massĂ©e, enthousiaste, ce 23 janvier 2017, dans la salle de confĂ©rences de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonciĂšres de lâEst. Sur le visage des uns et des autres, un enchantement se dĂ©gage. Et pour cause ! Le gouvernement a dĂ©cidĂ© de les indemniser Ă la suite de lâexpropriation de leurs biens pour cause dâutilitĂ© publique. La liste des personnes impactĂ©es par la construction de la ligne haute tension, qui va Ă©lectrifier au moins 150 villages de la rĂ©gion du Soleil levant est longue : 515 personnes appartenant Ă 17 villages, rĂ©partis dans les deux unitĂ©s administratives. Lâenveloppe dĂ©gagĂ©e est de 253 millions de FCFA.
Les bĂ©nĂ©ficiaires sont rĂ©partis dans deux lots. Dâun cĂŽtĂ©, une catĂ©gorie de riverains qui perçoivent chacun un chĂšque, c'est-Ă -dire que leurs biens sont Ă©valuĂ©s Ă plus de 100 000 FCFA. Et de lâautre, ceux dont le montant des biens est infĂ©rieur Ă 100 000 FCFA. Ceux-ci sont payĂ©s en espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. LâopĂ©ration lancĂ©e ce lundi durera cinq jours. Le gouverneur de lâEst plaide pour que tout se passe avec diligence. Pour GrĂ©goire Mvongo, tout doit se dĂ©rouler sans heurts. Il invite les uns et les autres Ă faire preuve de grandeur dâĂąme, pour Ă©viter tout blocage inutile « Ă ce projet quâattend tout le pays ». Il y veillera personnellement, promet-il.
Le point de dĂ©part de la ligne haute tension part de Lom Pangar, oĂč se trouve lâusine de pied jusquâĂ Bertoua. Soit une distance dâenviron 105 km. Câest la premiĂšre phase, qui sâinscrit dans la dynamique des travaux de lâusine de pied, prĂ©cise Victor Sala Mengue, coordonnateur du projet dâextension du rĂ©seau de transport et de distribution. Tout en invitant les bĂ©nĂ©ficiaires Ă faire bon usage de lâargent reçu, le reprĂ©sentant du Dg dâEDC a ajoutĂ© que la construction de lâusine de pied avance. Et avec cette indemnisation, câest la vitesse de croisiĂšre qui est entamĂ©e. Il sâagira in fine, de raccorder plus de 10 000 mĂ©nagers de lâEst. Le financement, estimĂ© Ă environ 70 milliards de F (usine de pied, ligne haute tension, distribution, branchement), est conjointement rendu possible par lâEtat du Cameroun, avec lâappui de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de lâAfrique centrale (BDEAC) et la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD).
South West: Police Inspector Laid To Rest
Régional
EFFA Nchamukong
Muyuka (Fako)- The population of Muyuka, Police officers, friends and well-wishers turned up at the Muyuka grandstand to pay their last respects to Inspector Nganda Lazare who died on December 16 after a confrontation with armed bandits.
The corpse was removed from the Mortuary in Muyuka on January 20 and police officers came in from Buea, Yaounde to bid farewell to the fallen hero who has been on duty in Muyuka just for four months following his transfer from Bangem.
The late Police Inspector received military honours in a solemn ceremony chaired by the Regional Delegate for National Security for the South West, Jean Marie Ndie Ngah. The coffin that bore the mortal remains of Police Inspector was draped with the national flag as colleagues paid their last honour to the fallen hero before being conveyed to his native Libobi, in the Centre Region.
Born on December 12, 1982, Inspector Lazare Nganda graduated from the Mutengene Police College as a Constable in 2002. In 2003 he was posted to the Rapid Intervention Unit, GMI, Buea. From where he was transferred to Bangem and then to Muyuka where he met his death. In October, 2015 he was upgraded to the rank of a Police Inspector. He leaves behind five children and a widow to mourn him.
Régional
EFFA Nchamukong
Muyuka (Fako)- The population of Muyuka, Police officers, friends and well-wishers turned up at the Muyuka grandstand to pay their last respects to Inspector Nganda Lazare who died on December 16 after a confrontation with armed bandits.
The corpse was removed from the Mortuary in Muyuka on January 20 and police officers came in from Buea, Yaounde to bid farewell to the fallen hero who has been on duty in Muyuka just for four months following his transfer from Bangem.
The late Police Inspector received military honours in a solemn ceremony chaired by the Regional Delegate for National Security for the South West, Jean Marie Ndie Ngah. The coffin that bore the mortal remains of Police Inspector was draped with the national flag as colleagues paid their last honour to the fallen hero before being conveyed to his native Libobi, in the Centre Region.
Born on December 12, 1982, Inspector Lazare Nganda graduated from the Mutengene Police College as a Constable in 2002. In 2003 he was posted to the Rapid Intervention Unit, GMI, Buea. From where he was transferred to Bangem and then to Muyuka where he met his death. In October, 2015 he was upgraded to the rank of a Police Inspector. He leaves behind five children and a widow to mourn him.