Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Penal Code, OHADA Law: official English Versions Handed to Lawyers

Emmanuel KENDEMEH

The Minister of State, Minister of Justice, Laurent Esso chaired the event in Yaounde yesterday January 18, 2017.

The practice of justice in Cameroon has been enriched with official English copies of the Penal Code, the treaty creating OHADA and OHADA Uniform Acts handed to the President of the Bar Council of Cameroon, Barrister Ngnie Kamga for use by legal practitioners
in the different jurisdictions especially in the Englishspeaking North West and South West Regions. OHADA is the Organisation
for the Harmonisation of Business Law in Africa.
The Minister of State, Minister of Justice and Keeper of the Seals, Laurent Esso, handed copies of the legal instruments to the President of the Bar Council in a ceremony at the Ministry of Justice in Yaounde on January 18, 2017. Mr Esso in a solemn and symbolic manner handed 50 copies of the treaty creating OHADA published in Cameroon in 1997, 50 copies of the OHADA Uniform Acts whose translation in English was published in Cameroon in the Official Gazette in 1999 and 50 copies of the English version of the Penal Code promulgated on July 12, 2016 by the President of the Republic, Paul Biya.
In detail, lawyers and legal practitioners now have the English versions of the various OHADA Uniform Acts. They include the Uniform Act of 24 March 2000 on the Harmonisation of the Accounts of Enterprises; Arbitration rules of the Common Court of Justice and Arbitration of 11 March 1999; Uniform Act of 10 April 1998 Organising Collective Proceedings for Clearing Debts; Uniform Act of 11 March 1999 on Arbitration; Uniform Act of 15 December 2010 Organising Securities. There are also the Treaty on the Harmonisation
of Business Law in Africa; Uniform Act of 22 March 2003 on the Contract for the Carriage of Goods by Road, Uniform Act of 17 April 1997 Relating to Commercial Companies and Economic Interest Groups and the Uniform Act of 17 April 1997 Relating to General Commercial Law.
Speaking during the occasion, the Minister of State, Laurent Esso said the OHADA Law was a modern international, updated and applicable judicial instrument applied in our countries. He reminded the lawyers that the Bar Council was neither a trade union nor a political party but a corps whose contribution is essential for the good functioning of justice. He said the ministry was ready to help the Bar Council in accordance with the law for it to function well
Adieu, Zacharie Noah !

Elise ZIEMINE NGOUMOU

Zacharie Noah est parti pour l'éternité. Le pÚre de Yannick Noah, vainqueur de Roland-Garros 1983 et artiste-musicien a été inhumé
hier vers 17h, aprĂšs un cĂ©rĂ©monial qui a drainĂ© du beau monde au domicile familial sis au quartier Etoudi Ă  YaoundĂ©. Avec aux premiĂšres loges, le reprĂ©sentant du chef de l'Etat, Gilbert Tsimi Evouna, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©. Pour cette derniĂšre sortie du grand-pĂšre de Joakim Noah, joueur de basketball aux Etats-Unis, membres du gouvernement, autoritĂ©s administratives et religieuses, dĂ©putĂ©s, directeurs gĂ©nĂ©raux, artistes, sportifs, amis et connaissances venus des quatre coins du monde. Plus de 4000 personnes d'aprĂšs le protocole ont tenu Ă  dire adieu Ă  l’illustre disparu. C'est de sa biographie que l'on comprendra pourquoi ce grand intĂ©rĂȘt.
Tonton Zac, comme l'appelaient affectueusement ses proches, Ă©tait un altruiste, toujours prĂȘt Ă  rendre service. Un apĂŽtre de la paix et de l’amitiĂ©. L’amour pour son pays Ă©tait grand. C'est pourquoi aprĂšs une brillante carriĂšre de footballeur en France, titre de champion
en poche, il est revenu au Cameroun en 1961, pendant ses annĂ©es de gloire. Refermant ces belles pages de sa vie, en devenant employĂ© Ă  la Banque camerounaise de dĂ©veloppement, puis Ă  Renault Ă  YaoundĂ©. C'est de ses mains qu'il a bĂąti pierre aprĂšs pierre le domaine, plus connu sous l'appellation de « Noah Country Club » au quartier Etoudi. Sans oublier qu'il a aussi créé avec Marie-Claire son Ă©pouse, l'Ă©cole primaire « La MARFEE ». La grande famille Etoudi a ainsi perdu un de ses dignes fils. Mais avant de s'en aller le 8 janvier dernier des suites de maladie, Zacharie Noah a laissĂ© au Cameroun et mĂȘme au monde, une descendance Ă  son image. Yannick Noah, a, Ă  son tour, mis au monde un autre sportif de renommĂ©e internationale. Durant les adieux Ă  son gĂ©niteur, Yannick Noah, feuille de banane aux Ă©paules, dira que son pĂšre Ă©tait un modĂšle d’amour, de gĂ©nĂ©rositĂ© et de joie de vivre. « Papa, au nom
de tes enfants et de tes petits-enfants, des amis, sache qu’on est vraiment fier de ton passage sur terre », a-til dĂ©clarĂ©. Des tĂ©moignages de ses filles et petits enfants, l’on retiendra que Tonton Zac Ă©tait un homme bon.
Avant que la terre de ses ancĂȘtres ne se referme sur ce grand patriarche Etoudi, Mgr Jean Mbarga, archevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, Ă  la tĂȘte d'un collĂšge d'Ă©vĂȘques, a priĂ© le Tout-Puissant, pour le repos de son Ăąme. Ceci, aprĂšs des cĂ©rĂ©monies traditionnelles dĂ©marrĂ©es autour de 11h. Le fils de Simon BikiĂ© et Élisabeth Mekongo, nĂ© le 2 fĂ©vrier 1937 Ă  YaoundĂ©, Ă©tait pĂšre, grand-pĂšre et arriĂšre grand-pĂšre
Adieu, Zacharie Noah !
Une victoire précieuse

Josiane R. MATIA

Le Cameroun a pris la tĂȘte du groupe A hier en battant la GuinĂ©e Bissau 2-1.

Les tirs de loin. C’était bien lĂ  le secret de la rĂ©ussite des Lions indomptables hier au stade de l’AmitiĂ© d’AngondjĂš. Avec deux frappes sĂšches des 20 m pratiquement, le Cameroun a arrachĂ© une victoire prĂ©cieuse 2-1 face Ă  une courageuse Ă©quipe de GuinĂ©e Bissau. La premiĂšre est intervenue Ă  la 61e mn par un Sebastien Siani plutĂŽt fantomatique jusque-lĂ . A la 78e minute, c’est Michael Ngadeu qui dĂ©croche un tir puissant sur une jolie remise de Christian Bassogog, l’homme du match. Suffisant pour un Cameroun qui a montrĂ© deux visages dans cette deuxiĂšme rencontre Ă  la 31e Ă©dition de la coupe d’Afrique des nations.
MalgrĂ© un dĂ©but de partie engagĂ©, les Lions vont trĂšs vite se laisser dominer par des Djurtus rapides et bien organisĂ©s. L’ouverture du
score intervient presque logiquement Ă  la 13e mn sur une contreattaque de Piqueti. Le joueur, sur plus de 60 m, laisse FaĂŻ Collins,
Georges Mandjeck et Ngadeu complĂštement hĂ©bĂ©tĂ©s avant de repiquer dans la surface de rĂ©paration pour clouer Fabrice Ondoa d’une
superbe frappe. AssurĂ©ment un des plus beaux buts de la compĂ©tition. Le cauchemar des Lions ne s’arrĂȘte pas lĂ . Avec une insolence
qu’on ne peut qu’admirer, les Djurtus vont donner le tournis Ă  la dĂ©fense camerounaise. L’attaque des Lions, elle, se signale par une
maladresse affligeante. Surtout que la Guinée-Bissau est parfaitement regroupée avec un double rideau offensif qui oblige les Camerounais à rester dans les 35 m des buts de Jonas Mendes.
En seconde pĂ©riode, Hugo Broos va procĂ©der Ă  trois changements importants. Toko Ekambi rentre Ă  la place de Njie, Ndip Tambe supplĂ©e un Vincent Aboubakar pas dans son assiette et Nicolas Nkoulou, remplaçant de Mandjeck, va prendre la place de Michael Ngadeu en dĂ©fense centrale. Ce dernier va remonter au milieu de terrain. Mais le tournant du match c’est certainement ce sauvetage
in-extremis de Ngadeu Ă  la 54emn, alors qu’Ondoa venait de se faire lober par Mendy. Le Cameroun n’était pas loin du K.O. Le but de
SĂ©bastien Siani intervient dans la foulĂ©e et en quelques minutes, la partie change de physionomie. Les Lions assiĂšgent la dĂ©fense bissauguinĂ©enne. Le but victorieux de Ngadeu est presque logique. Les Djurtus, complĂštement Ă  genoux, ont fini par cĂ©der. Et c’est tant mieux pour les Lions qui prennent la tĂȘte du groupe A aprĂšs le nul entre le Gabon et le Burkina Faso (1-1). Cela faisait sept ans, et cette victoire face Ă  la Zambie (3-2) lors du premier tour de la CAN 2010, que le Cameroun n’avait plus remportĂ© un match dans cette compĂ©tition. Celle-ci leur permet de voir le dernier match, dimanche contre le pays organisateur, avec plus de sĂ©rĂ©nitĂ©.
Construction des infrastructures: obligation de qualité

Economie
Steve LIBAM

La ConfĂ©rence annuelle des services centraux et dĂ©concentrĂ©s du ministĂšre des Travaux publics s’est ouverte sur le sujet hier Ă  YaoundĂ©.

L’un des principaux dĂ©fis de l’annĂ©e 2017 pour le ministĂšre des Travaux publics sera la poursuite de la densification du rĂ©seau d’infrastructures routiĂšres. Car, on ne le dira jamais assez, la route est un moteur de progrĂšs et de croissance, au regard des effets d’entraĂźnement qu’elle gĂ©nĂšre dans l’espace socio-Ă©conomique. Mais ce maillage routier du Cameroun passe par davantage d’efficacitĂ© dans la conduite des travaux de construction et de rĂ©habilitation des infrastructures routiĂšres. Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, l’a fort bien rappelĂ© Ă  ses collaborateurs hier. C’était Ă  l’occasion de l’ouverture de la ConfĂ©rence annuelle des services centraux et dĂ©concentrĂ©s de son dĂ©partement ministĂ©riel. Et ce n’est pas un hasard si les travaux ont Ă©tĂ© placĂ©s sur le thĂšme : « Construction, rĂ©habilitation et entretien des infrastructures : stratĂ©gies d’amĂ©lioration des performances ». Les travaux ont Ă©tĂ© ouverts en prĂ©sence entre autres, du ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, chargĂ© des MarchĂ©s publics, Abba Sadou.
Il s’agit pour les responsables concernĂ©s, d’apprĂ©hender les nouveaux outils, approches et attitudes Ă  dĂ©velopper pour garantir Ă  nos infrastructures une saine qualitĂ© et un niveau de service satisfaisant. Les Ă©changes vont s’appesantir sur la maĂźtrise d’Ɠuvre publique des projets d’infrastructures, la dĂ©centralisation et la dĂ©concentration des programmes d’entretien routier, l’exĂ©cution et le contrĂŽle des travaux en rĂ©gie. Cette rĂ©flexion sur la recherche de la performance devant conduire Ă  ce que la construction ou la rĂ©habilitation d’une route ou d’un pont se fasse dans les normes, que l’entretien routier soit satisfaisant en termes de confort et de sĂ©curitĂ© des usagers
Aussi, Emmanuel Nganou Djoumessi, sauf circonstances imprĂ©visibles, a-t-il souhaitĂ© qu’aucun axe routier ne connaisse plus de rupture de trafic, comme ce fut le cas le 21 octobre 2016. Ce jour, l’affaissement d’une buse mĂ©tallique aux environs de la localitĂ© de ManyaĂŻ avait perturbĂ© le trafic sur la route nationale n°3. Mais la circulation avait Ă©tĂ© rĂ©tablie aprĂšs Ă  peine 24h. Une performance saluĂ©e par le MINTP. De mĂȘme, les travaux d’infrastructures devraient aussi ĂȘtre rĂ©alisĂ©s dans les dĂ©lais impartis. Le recours aux avenants devant Ă  prĂ©sent relever de l’exception.
Emmanuel Nganou Djoumessi : « la chaussĂ©e doit ĂȘtre respectĂ©e »

Economie
Steve LIBAM

Plusieurs chantiers de rĂ©habilitation sont annoncĂ©s pour cette annĂ©e. A quand ceux de l’axe routier Mora-Dabanga-Kousseri ?
Aucun axe routier n’est abandonnĂ© dans l’ExtrĂȘme-nord. Les travaux de rĂ©habilitation de cet axe routier sont suspendus depuis mai 2014 car les terroristes de la secte Boko Haram ont créé l’insĂ©curitĂ© autour des travaux et des entreprises dĂ©ployĂ©es. Mais le chef de l’Etat a dĂ©cidĂ© de la reprise du chantier par le GĂ©nie militaire. La structuration est en cours dans le cadre d’une rĂ©gie axĂ©e sur les rĂ©sultats. Cela signifie que le maĂźtre d’ouvrage, le MINTP, conduit les travaux avec l’accompagnement opĂ©rationnel du GĂ©nie militaire qui dispose des expertises et Ă©quipements appropriĂ©s. En cas d’insuffisance, on pourrait recourir Ă  des expertises externes et d’autres Ă©quipements disponibles par exemple au MatgĂ©nie ou dans des entreprises locales. La reprise des travaux est imminente. Cette dĂ©marche a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© approuvĂ©e par notre partenaire financier, la Banque mondiale. Dans l’ExtrĂȘme-Nord, il y a aussi la route Maroua-Mora. Les marchĂ©s des travaux et de contrĂŽle sont passĂ©s. Il y a la route Maroua- Bogo. C’est un axe routier du Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance. Les marchĂ©s des travaux sont passĂ©s et l’entreprise en charge s’est mobilisĂ©e. Il y a aussi l’axe Bogo-Guirvidi-Pouss. Ces routes qui se construisent apportent avec elles des amĂ©nagements connexes d’infrastructures socio-Ă©conomiques : salles de classe, espaces marchands, adductions d’eau, etc.

Qu’en est-il de l’axe YaoundĂ©- Bafoussam ?
LĂ  aussi les travaux de rĂ©habilitation vont aussi bientĂŽt dĂ©buter. Le financement est disponible avec le concours de la Banque africaine de dĂ©veloppement. Le processus de contractualisation est pratiquement achevĂ©. Il est fort Ă  parier que les travaux commencent dans le premier trimestre 2017. C’est une route qui va aller jusqu’à Bamenda. Elle a Ă©tĂ© allotie. La section Babadjou- Bamenda est dĂ©jĂ  contractualisĂ©e. L’entreprise en charge des travaux et le bureau de contrĂŽle sont connus. Les travaux devraient dĂ©jĂ  dĂ©marrer. J’ai tenu une sĂ©ance de travail avec le chef de l’entreprise Sogea-Satom car je demandais une mobilisation immĂ©diate. Celle-ci devait se faire en ce dĂ©but de semaine sur la section Babadjou- Bamenda, mais aussi sur une importante section de Ndop- Kumbo. L’entreprise n’a pas pu se mobiliser car certains ont pensĂ© qu’ils doivent prendre la rĂ©gion en otage pour mettre sous l’éteignoir les activitĂ©s Ă©conomiques. J’espĂšre que ceux-lĂ  reviendront rapidement Ă  la raison. J’ai donnĂ© instruction Ă  Sogea-Satom de se mobiliser sans dĂ©lais.
On note beaucoup de cas de dĂ©gradation de la chaussĂ©e suite Ă  l’incivisme des populations et Ă  des travaux de dĂ©placement de rĂ©seaux.
Emmanuel Nganou Djoumessi : « la chaussĂ©e doit ĂȘtre respectĂ©e »

Economie
Steve LIBAM

...

Que fait le MINTP Ă  ce sujet ?
Les dĂ©gradations des chaussĂ©es par les entreprises qui font des travaux sont une rĂ©alitĂ©. Nous avons en avril 2016, pris une circulaire en direction des autoritĂ©s administratives et municipales Ă  l’effet de les inviter Ă  sensibiliser les usagers de la route Ă  respecter les emprises routiĂšres. La cohabitation des infrastructures doit se faire dans le cadre d’une rĂ©glementation. Il existe une emprise pour que les autres infrastructures soient rĂ©alisĂ©es dans ce cadre. La chaussĂ©e doit ĂȘtre respectĂ©e. S’il faut passer une canalisation d’eau, un cĂąble de fibre optique
c’est dans l’emprise. Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas respecter l’intĂ©gritĂ© de l’emprise. Si elle a subi une entaille, il faudra la remettre en l’état oĂč elle se trouvait avant le passage de la canalisation ou du cĂąble. C’est une question d’éducation et de formation en direction de tous. Nous avons entrepris de le faire. D’autre part, nous avons dans la charpente organisationnelle du MINTP, les inspecteurs rĂ©gionaux de rĂ©seaux. Ils sont des officiers de police judiciaire spĂ©cialisĂ©s. Ils ont pour mission de constater les manquements sur les axes routiers commis par qui que ce soit. Ils les relĂšvent et les mettent Ă  la charge de ce concitoyen. C’est ce qui s’est passĂ© rĂ©cemment au sujet des travaux faits Ă  YaoundĂ©. Ces observations ont abouti Ă  mettre en demeure ce concessionnaire pour rĂ©parer les dĂ©gradations causĂ©es sur cette emprise.

Quel est l’état d’avancement des travaux de l’autoroute YaoundĂ©- Douala et Ă  quand les premiers kilomĂštres de bitume?
Les travaux avancent bien. Les emprises sont libĂ©rĂ©es entiĂšrement jusqu’au PK40. Entre PK40 et PK60 les constats ont Ă©tĂ© faits et les bĂ©nĂ©ficiaires (des indemnisations, ndlr) savent ce qui leur est destinĂ©. Il faut noter que dĂ©sormais pour les questions d’indemnisation, il y a les constats et les Ă©valuations qui sont faites par les commissions consultatives. A cela nous avons ajoutĂ© les ateliers de validation oĂč chaque bĂ©nĂ©ficiaire se reconnaĂźt dans ce qui est retenu dans le document. Ces ateliers de validation ont Ă©tĂ© faits. Les travaux se retrouvent Ă  30% environ. Si je m’en tiens Ă  ce que l’entreprise nous a dit, on aura les premiers kilomĂštres de bitume d’ici fĂ©vrier 2017. Nous avons assistĂ© aux essais des 20 premiers kilomĂštres le 4 dĂ©cembre dernier. Entre le PK0 et PK20, les prestations sont suffisamment avancĂ©es et sont au niveau de la chaussĂ©e. Entre PK20 et PK40, les travaux avancent convenablement avec le traitement des purges et autres. Entre PK40 et PK60, ce sont les travaux de terrassement.
Climat: ces pluies de janvier

Societé
Yvette MBASSI-BIKELE

Averses passagÚres, ciel nuageux, temps frais, puis chaud : le temps est surprenant à Yaoundé et ses environs depuis le début du mois.

C’est une Patricia N., bayam-sallam, qui arrive ridicule, car trempĂ©e jusqu’aux os, ce lundi 9 janvier au marchĂ© d’Etoudi. « Je suis allĂ©e chercher de la marchandise trĂšs tĂŽt le matin du cĂŽtĂ© de Ngoya, sur la route d’Evodoula. C’est lĂ -bas que j’ai Ă©tĂ© surprise par une forte pluie », explique-t-elle Ă  la ronde aux curieux Ă©tonnĂ©s de la voir dans cet Ă©tat en pleine saison sĂšche. Depuis le dĂ©but du mois pourtant, diffĂ©rents quartiers ont dĂ©jĂ  reçu ces averses impromptues : Fouda, Ngousso, Omnisports, Febe, CarriĂšre, Nsimeyong, Mendong, Nkolbisson, Oyom-Abang, Ndamvout, Mvog Mbi
 Surpris par le temps qu'il fait, autochtones et autres habitants ont dĂ» ressortir couvertures, couettes et pulls qu’ils avaient rangĂ©s, s'attendant Ă  de fortes chaleurs comme habituellement au mois de janvier. C'est que le temps est quelque peu froid, avec des minima atteignant 19°C. « La journĂ©e et la nuit de vendredi dernier ont Ă©tĂ© particuliĂšres, alternant chaud et froid. Le ciel Ă©tait tantĂŽt sombre, tantĂŽt ensoleillĂ© toute la journĂ©e», soutient une mĂšre de famille.
Ciel rĂ©guliĂšrement gris et couvert, tempĂ©ratures frĂŽlant les 26°c le jour et 19°c la nuit, courants d’air, pluies intempestives : tous les ingrĂ©dients d’un climat capricieux qui ne laisse pas les populations indiffĂ©rentes sont rĂ©unis. De lĂ  Ă  voir une manifestation du dĂ©rĂšglement climatique, il y a un pas que certains habitants n’hĂ©sitent pas Ă  franchir allĂšgrement. Les climatologues ne les suivent cependant pas dans cette voie. « Les Ă©vĂ©nements climatiques quels qu’ils soient n’ont pas de sens s’ils sont pris individuellement. Le climat est, par nature, tout Ă  fait alĂ©atoire. Mais si la frĂ©quence d’un phĂ©nomĂšne augmente de façon significative, on pourra l’interprĂ©ter comme un signe de changement climatique global », explique l’un de ces experts.
Une constante demeure cependant : ces variations de tempĂ©ratures sont malheureusement synonymes de maladies. Dans les formations sanitaires de la ville, les motifs de consultation pour des maladies respiratoires se sont accrus. « Nous voyons apparaĂźtre des cas de bronchiolites chez les nourrissons. En gĂ©nĂ©ral, c’est une maladie qui sĂ©vit en septembre et octobre. Les cas de rhumes, de toux, de broncho-pneumopathies plus ou moins compliquĂ©s se multiplient Ă©galement, entraĂźnant mĂȘme des hospitalisations », explique Dr Awoua, pĂ©diatre. Ce dernier recommande d’ailleurs de maintenir les enfants au chaud, en Ă©vitant de multiplier les bains, et en les couvrant bien la nuit.
Maurice Tsalefac: « les paysans ne doivent pas encore cultiver »

Societé
Jeanine FANKAM

Climatologue, doyen de la facultĂ© des Lettres et Sciences humaines de l’UniversitĂ© de Dschang.

Le temps est trĂšs instable ces jours-ci. Comment le comprendre ?
Cette instabilitĂ© atmosphĂ©rique est liĂ©e Ă  un dĂ©calage nord-sud de la zone de convergence tropicale de 5° par rapport Ă  sa situation normale saisonniĂšre. Actuellement, cette zone de convergence devrait ĂȘtre Ă  2-3° de latitude Nord. Or, elle se trouvait ce matin (ndlr : mardi 17 Janvier) pratiquement Ă  7°Nord. Le temps que nous vivons est pratiquement celui d’intersaison ou si vous voulez de transition entre la saison sĂšche et la saison des pluies. On va s’en rendre compte par ailleurs par la frĂ©quence des brouillards matinaux qui tĂ©moignent d’une forte humiditĂ© de l’air alors que normalement, nous devons plutĂŽt avoir de la brume sĂšche. Cette situation Ă©volue trĂšs rapidement en cours de journĂ©e, et c’est pourquoi Ă  l’aube Ă  la faveur de la remontĂ©e du front intertropical (Fit) vers le nord, le temps est perturbĂ© et orageux. Il devient chaud en cours de journĂ©e quand le FIT redescend vers le sud. D’oĂč aussi l’alternance des pĂ©riodes fraĂźches et des pĂ©riodes relativement chaudes.

Quelles peuvent en ĂȘtre les effets bĂ©nĂ©fiques ou nocifs ?
Les consĂ©quences pour les populations, c’est d’abord une perturbation des activitĂ©s quotidiennes parce que ce n’est pas normalement la pĂ©riode des pluies. En revanche, c’est bĂ©nĂ©fique parce que ces pluies rĂ©duisent la poussiĂšre qui se dĂ©pose partout gĂ©nĂ©ralement en cette pĂ©riode. Les pluies purifient l’air. Pour l’agriculture, ces pluies peuvent ĂȘtre trĂšs dangereuses en ce que, si les sols sont remuĂ©s, les Ă©lĂ©ments vivants (micro-organismes) sont immĂ©diatement exposĂ©s et peuvent pĂ©rir en rĂ©duisant la fertilitĂ© du sol. Les paysans ne doivent donc pas cultiver immĂ©diatement.

Les spĂ©cialistes travaillent pour rĂ©guler le climat, Pourquoi les rĂ©sultats tardent-ils Ă  ĂȘtre perceptibles dans la rĂ©alitĂ© ?
Les rĂ©sultats des travaux effectuĂ©s actuellement ne pourront ĂȘtre observĂ©s que plus tard. Il s’agit d’un travail de longue haleine. La mobilisation des pays Ă  l’occasion des ConfĂ©rences des parties (COP 22 de Marrakech au Maroc par exemple) et l’implication de plus en plus forte des universitĂ©s et donc des scientifiques montrent qu’il s’agit d’un problĂšme sĂ©rieux auquel la grande majoritĂ© des spĂ©cialistes est dĂ©sormais sensible. Mais la sensibilisation ne suffit pas, il faut aujourd’hui des moyens financiers, matĂ©riels et technologiques pour rĂ©duire les effets nĂ©gatifs du climat changeant. D’oĂč la crĂ©ation par la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de plusieurs fonds : fonds verts de Cancun, fonds pour l’adaptation etc. Et de plusieurs mĂ©canismes : MĂ©canisme de dĂ©veloppement propre (MDP), RĂ©duction des Ă©missions provenant de la dĂ©forestation et de la dĂ©gradation des forĂȘts (REDD) pour accompagner les pays du monde dans le dĂ©ploiement d’économies moins polluĂ©es qu’on nomme Economie verte et cela, dans la perspective d’un dĂ©veloppement durable.
MarchĂ©s: l’insalubritĂ© persiste

Societé
Carine TSIELE

MalgrĂ© les mesures prises pour assainir ces espaces commerciaux, le manque d’hygiĂšne et l’incivisme font de la rĂ©sistance.

Mardi 10 janvier 2016. En ce dĂ©but de matinĂ©e, comme Ă  l’accoutumĂ©e, le marchĂ© du Mfoundi grouille de monde. Vendeurs, clients et passants se bousculent dans un dĂ©sordre sans nom. Un chaos que le passage des vĂ©hicules accentue. Aussi, faut-il user de tact et mĂȘme de son physique pour se dĂ©placer d’un point du marchĂ© Ă  un autre. Les trottoirs et mĂȘme la chaussĂ©e des axes sont transformĂ©s en Ă©tals. De l’entrĂ©e dite Rayco au lieu dit Renault, les vendeurs d’ananas, pastĂšques tomates et autres fruits ont confisquĂ© chaussĂ©e et trottoir, y compris les parkings. « DĂšs les premiĂšres heures de la matinĂ©e, il est impossible de se garer. Chaque fois qu’un automobiliste approche, il est insultĂ©, menacĂ© comme s’il n’avait pas le droit de parquer son vĂ©hicule Ă  cet endroit. Il faut parfois Ăąprement nĂ©gocier avec les commerçants qui estiment qu’on ne favorise pas la visibilitĂ© de leurs marchandises », se plaint un usager du marchĂ©.
Sur l’axe conduisant au pont de la gare, la situation est plus grave. Entre les vendeurs de lĂ©gumes, poissons, huiles, avocats, bĂąton de manioc, les porte-tout, brouettes et autres porteurs, il est impossible de se frayer un chemin ou de faire ses courses paisiblement. « C’est la zone, par excellence, pour se faire soutirer son portefeuille. Dans cette marĂ©e humaine, les porteurs en profitent gĂ©nĂ©ralement pour disparaĂźtre avec les achats », prĂ©vient un habituĂ© du marchĂ©. Et que dire de l’insalubritĂ© ? Elle semble ĂȘtre l’identitĂ© remarquable de ce lieu. Ici et lĂ , des femmes vendent, Ă  mĂȘme le sol noir de boue, des denrĂ©es alimentaires. Parfois, en compagnie des bĂ©bĂ©s et jeunes enfants se vautrant dans les dĂ©chets. D’aucuns y prennent mĂȘme leurs repas avec beaucoup d’appĂ©tit.
Ce spectacle affligeant n’est pas le seul apanage du marchĂ© du Mfoundi. Du marchĂ© Mvog-Mbi Ă  celui d’Etoudi, en passant par Mokolo, Acacias
 la situation est identique. Des produits alimentaires sont exposĂ©s Ă  mĂȘme le sol, voire dans la boue ou la poussiĂšre. Viandes, poissons, fruits et lĂ©gumes se retrouvent ainsi recouverts d’essaims de mouches. Pourtant, plusieurs actions ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entreprises pour assainir les marchĂ©s. Des jours de nettoyage, notamment, ont Ă©tĂ© choisis pour palier ce problĂšme.
Schools Reopening: Education Stakeholders Multiply Efforts

Nkeze MBONWOH

Both local administrative and traditional authorities have multiplied strategies to enable schools reopen in the South West Region.

The various strata of society in the South West Region are mobilising for school resumption today January 23, 2017 after close to two
months of ghost schools. The latest efforts came from Regional educational authorities, traditional rulers and the administration.
Lately, the Divisional Officer for Buea , Wokam Paul convened traditional rulers of Buea and urged them to enable parents of their various villages to send their children to school.
The meeting rose in the D.O's Office with the agreement that the various chiefs were to use Town criers and door to door approaches to get children out of their homes for school. Chief Johnson of Wokaka, on behalf of the traditional rulers, assured the D.O. of effective mobilisation in their villages. Last weekend, Govenor Bernard Okalia Bilai was on a wide-range campaign in Buea heading a panel
made of South West Delegates; for Secondary Education, Apah Johnson, Basic Education, Motaze Dorothy, Vocatiomal Training, Atefor John and GCE Board Registrar, Humphrey Ekema Monono. On his part, Governor Bernard Okalia Bilai called on the socio-political forces of the Region to mobilise pupils and students to classrooms beginning today, January 23 at 7:30 a.m. The Governor
warned that, conclusions would be drawn, should anybody fail in his or her duty to enable school resumption.
He advised the parents to accompany their children to school if they are claiming insecurity.
The Governor called on partners of Education to fulfil their part by opening their schools because they took engagement with parents who have paid their children's fees but cannot attend school. The Head of the Region added a political tone when he mentioned
that if the Regional Leaders are truly in their support of President Paul Biya's leadership, they should comb the grassroots to send their
children to school. The Regional Administrative boss urged parents to stop pretending about insecurity as the government was taking
measures to protect students and pupils as well as detect those who may attempt to cause havoc.
On his part, the Registrar of the GCE Board reminded the parents that the GCE is written all over the national territory and that the
exams must be organised this year. He recalled that the latest date for registration is January 27, 2017 and that parents should not
miss the opportunity, so as to avoid a blank school year. There may not be any other extension for GCE registration, he insisted.
Le Cameroun en quarts de finale

Josiane R. MATIA

A la faveur de leur match nul hier face au Gabon (0-0), les Lions terminent Ă  la deuxiĂšme place du groupe A.

Une rivalitĂ© sous-rĂ©gionale vieille comme le monde. Une ambiance plus qu’électrique. Une qualification pour les quarts de finale en jeu. Tout Ă©tait rĂ©uni pour faire de ce Cameroun-Gabon, match comptant pour la troisiĂšme et derniĂšre journĂ©e dans le groupe A, une rencontre explosive. Et ce fut le cas avec notamment cinq derniĂšres minutes de folie oĂč les Lions indomptables ont tremblĂ© et envisagĂ© une dĂ©faite, signe d’élimination. Mais l’équipe a tenu bon et le point du match obtenu aprĂšs ce 0-0 suffit au Cameroun pour accĂ©der
en quarts de finale de la CAN 2017. Ce qui n’était plus arrivĂ© depuis 2010.
Au regard du prĂ©cĂ©dent match et avec l’absence de George Mandjeck, suspendu pour deux cartons jaunes, Hugo Broos a choisi de faire plusieurs changements dans son Onze d’entrĂ©e. Nicolas Nkoulou Ă©tait titularisĂ© en dĂ©fense centrale alors que Michael Ngadeu remontait au milieu de terrain. En attaque, la surprise Ă©tait la prĂ©sence de Salli Ă  l’aile gauche et Ndip Tambe en pointe. Un choix qui n’a pas manquĂ© d’intriguer quant aux rĂ©elles intentions du sĂ©lectionneur des Lions. D’ailleurs, leur prestation sur le terrain n’a pas vraiment convaincu. Mais heureusement, le collectif camerounais a tenu et on a eu un Fabrice Ondoa et un Nicolas Nkoulou des grands jours.
Le Gabon, obligĂ© de gagner pour se qualifier, a pourtant dĂ©marrĂ© la partie tambour battant, avec un Denis Bouanga sur tous les bons coups comme cette frappe Ă  la 5e mn ou encore ce superbe coup-franc (20emn) dĂ©tournĂ© par une claquette tout aussi superbe du portier camerounais. Bassogog tentera bien d’embrouiller la dĂ©fense gabonaise mais sans rĂ©sultat.
Alors qu’on se dirige vers un nul (0-0) qui fait les affaires des Lions indomptables, le Gabon va manquer le hold-up parfait. Dans les arrĂȘts de jeu, un tir de Bouanga, Ă©lu l’Homme du match, est renvoyĂ© par le montant sur un Gabonais qui a la balle de la qualification au bout du pied mais Ondoa sort une parade miraculeuse. Ouf. Le Cameroun peut souffler et cĂ©lĂ©brer cette qualification pour les quarts de finale.
Seule dĂ©ception, les Lions terminent deuxiĂšmes derriĂšre le Burkina Faso, vainqueur de la GuinĂ©e Bissau 2-0. Ils se rendront donc Ă  Franceville pour affronter, en fin de semaine, le SĂ©nĂ©gal, dont la premiĂšre place est pratiquement assurĂ©e dans le groupe B. pour l’anecdote, il faut remonter Ă  la CAN 1994 et l’élimination de la Tunisie pour voir un pays organisateur sorti au premier tour
Le général Jacob Kodji est décédé

Issa Tchiroma Bakary

Le communiqué de presse du ministre de la Communication parvenu à notre Rédaction peu aprÚs l'accident d'hélicoptÚre survenu hier soir dans l'arrondissement de Bogo, prÚs de Maroua et qui a fait quatre morts.

Le ministre de la Communication porte Ă  la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’un hĂ©licoptĂšre des Forces de DĂ©fense camerounaises a Ă©tĂ© victime d’un accident survenu le dimanche 22 janvier 2017 aux environs de 18 heures 45 dans la localitĂ© de Tchofo, arrondissement de Bogo, dĂ©partement du DiamarĂ©, rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, pendant qu’il rentrait d’une mission de reconnaissance en zone.
L’appareil de type BELL 206, avait à son bord :
- Le Général de Brigade KODJI Jacob, Commandant la Région Militaire Interarmées N°4 ;
- Le Colonel NKAMENI Alphonse, Commandant la Région de Gendarmerie N°4 ;
- L’équipage composĂ© du Lieutenant TCHINDA MULU TANKAM AurĂ©lien, Pilote et du Lieutenant SOULOUNNYA NGRASSOU Basile, MĂ©canicien.
Tous les occupants de l’appareil ont pĂ©ri de suite de l’accident, dont il est formellement Ă©tabli qu’il s’agit d’un crash aĂ©rien.
ImmĂ©diatement aprĂšs que l’information a Ă©tĂ© connue des autoritĂ©s, le gouverneur de la RĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord s’est rendu sur les lieux de l’accident pour les constatations, l’identification des corps et leur transfert Ă  la morgue de l’HĂŽpital Militaire de RĂ©gion N°4.
Sur les TrĂšs Hautes Instructions de Son Excellence Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Chef des ArmĂ©es, les dĂ©pouilles seront transportĂ©es Ă  YaoundĂ©, oĂč elles arriveront au plus tard en fin de matinĂ©e de ce jour et seront accueillies Ă  l’AĂ©roport International de
Yaoundé Nsimalen par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, qui sera entouré pour la circonstance des hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité camerounaises.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Monsieur Paul Biya, Chef de l’Etat, chef des ArmĂ©es, adresse aux familles des victimes et Ă  l’ensemble des Forces de DĂ©fense camerounaises, ses condolĂ©ances les plus attristĂ©es.
Il renouvelle son soutien indĂ©fectible et ses encouragements les plus fermes Ă  nos Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ©, dans le combat victorieux qu’elles mĂšnent contre la horde terroriste Boko Haram, dans la RĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord de notre pays.
Toujours sur les TrĂšs Hautes Instructions du chef de l’Etat, et conformĂ©ment Ă  la rĂšglementation en matiĂšre d’accident d’aĂ©ronef, une
enquĂȘte va ĂȘtre ouverte pour Ă©lucider les causes de ce crash. /-
Yaoundé, le 23 janvier 2017
Le ministre de la Communication
(Ă©) ISSA TCHIROMA BAKARY
Le général Jacob Kodji est décédé.
USA: Trump Era Begins

Kimeng Hilton NDUKONG

The new American President, Donald Trump, was sworn in on January 20 amidst protests.

If changes that have taken place in the world’s first economy are anything to relay on, then the United States of America will not be the same in the next four years. Donald John Trump was on January 20, 2017 sworn in as the country’s 45th President with a pledge to drastically change the country’s way of doing things. He replaced Barack Obama, the first ever African-American to hold the position and who ruled the country for eight years (two terms of office).
In Friday's inaugural address, Trump pledged: “From this moment on, it's going to be America first. We will follow two simple rules: Buy
American and hire American. Every decision on trade, taxes, immigration and foreign affairs, will be made to benefit American workers
and American families,” the BBC reported. Meanwhile, the new Head of State has already ordered Federal agencies to ease the “economic burden” of the health laws known as Obamacare. President Trump has vowed to move fast by using executive action before turning to Congress for the tough task of passing bills.
In his speech during the heavilyattended inaugural, Mr. Trump reechoed his electoral campaigns slogans of, “We must think big and
dream bigger, America will win again, winning like never before.” His team has also overhauled the website of the White House, replacing Barack Obama’s policies with his new agenda. The new administration lists only six issues on the website - energy, foreign
policy, jobs and growth, military, law enforcement and trade deals.
Following Trump’s inauguration, demonstrations have been holding in the US and in some countries against his policies.
On inauguration day itself, protesters took to the streets in Washington, smashing windows of businesses and denouncing capitalism
and the new President. Donald Trump has become the 45th President of the United States, thereby setting a number of records. However, he will follow the example of former California Governor, Arnold Schwarzenegger, by taking just a symbolic salary. Trump is 70, making him the oldest man in US history to assume the presidency. Ronald Reagan was 69 when he took office in 1981. He is the first billionaire President, worth about 3.7 billion Dollars (about FCFA 2,269 Billion).
While his early cabinet nominees are mostly millionaires, Trump becomes the first US President in over 60 years without experience
as State Governor or member of the Congress. He is vehemently against free-trade policies, which he blames for the collapse of US
manufacturing industries. President Herbert Hoover, also a Republican, held such a view. Among the top level guests at the

Friday’s inaugural were Hillary and Bill Clinton along with other former presidents and their first ladies.
Agency reports say it was the first time Mrs. Clinton had come face-to-face with Mr. Trump since her bruising election defeat to the Republican in the November 2016 elections.
Web journalisme: la Sopecam Ă  jour

Elise ZIEMINE NGOUMOU

Des personnels ont été formés pendant deux semaines par des experts de l'institut de journalisme de Bordeaux.

En matiĂšre de Web journalisme, la SociĂ©tĂ© de presse et d’Editions du Cameroun (Sopecam) a pris de l’avance. Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’entreprise a fait appel Ă  l’expertise de l’Institut de journalisme de Bordeaux.
Ainsi, Rayya Roumanos, maßtres de conférences et Jean-Charles Bouniol, enseignant ont fait le déplacement de Yaoundé pour former des journalistes et infographistes à cet effet. Et à la clÎture du séminaire vendredi au siÚge de la Sopecam, la présentation des
travaux des stagiaires n’a pas laissĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral indiffĂ©rente.
Encore moins le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint, Shey Peter Mabu et l’ensemble du staff de la RĂ©daction de Cameroon Tribune. « FĂ©licitations », a lancĂ© Marie-Claire Nnana, aprĂšs l’intervention de Gibrile Kenfack ou de celle de Alain Mazda, entre autres chefs
d’équipes de personnels formĂ©s.
Ces professionnels de la collecte et du traitement de l’information pour le support papier qu’est Cameroon Tribune, ont surfĂ© pendant deux semaines sur les vagues du journalisme numĂ©rique. AprĂšs la phase thĂ©orique, place a Ă©tĂ© laissĂ©e Ă  la pratique. Et les dossiers web produits par ces amateurs d’hier, ont Ă©merveillĂ© plus d’un. De savants dosages de textes, photos, vidĂ©os et infographies. Le tout prĂȘt Ă  ĂȘtre partagĂ© et commentĂ© dans les rĂ©seaux sociaux ou ailleurs.
« Nous leur avons essentiellement appris Ă  rĂ©diger pour le Web, Ă  changer leur regard sur les types de narration qu’ils utilisent dĂ©jĂ . Ceci pour adopter d’autres pratiques qui, elles, sont orientĂ©es vers le numĂ©rique. Nous avons travaillĂ© sur les modalitĂ©s d’écriture avec
toutes les spécificités en termes de photo, vidéo, son, infographies interactives. Nous leur avons enseigné un programme pour créer les infographies, et un autre pour traiter les photos et monter leurs projets», a fait savoir Rayya Roumanos.
Aux deux formateurs, le directeur gĂ©nĂ©ral a dit : « Nous sommes ravis de constater que vous n’avez pas travaillĂ© pour rien ». Et ce ne sont pas les participants qui ont dit le contraire. « J’ai appris de nouvelles façons de traiter les donnĂ©es Ă  travers le module Data journalisme. J’ai aussi dĂ©couvert une nouvelle maniĂšre de traiter l’information en ligne », a dĂ©clarĂ© Sandrine Avomo, journaliste. Sa consoeur MichĂšle Fogang, elle, pense que « le Web offre une multitude d’opportunitĂ©s Ă  un journaliste pour viser de nouveaux lecteurs.
Ayant déjà une formation de base en journalisme, celle-ci nous ouvre de nouveaux horizons ».
Embellissement de YaoundĂ© : le bol d’air frais

Societé
Carine TSIELE

Les eucalyptus plantés à travers la ville lui apportent un coup de beauté et servent également à lutter contre les inondations.

GrĂ©goire E., enseignant, et sa petite famille ne cessent de s’extasier devant les petits ruisseaux emmĂ©nagĂ©s au sein du Bois Sainte Anastasie. Pendant prĂšs de quinze minutes samedi dernier, la famille multiplie les photos-souvenirs. SituĂ© au cƓur de la capitale, le Bois est considĂ©rĂ© par certains comme un havre de paix au cƓur du brouhaha du centre-ville. Cet espace vert soigneusement amĂ©nagĂ© par la CommunautĂ© urbaine accueille des centaines de visiteurs par jour. « L’ombre créée par les eucalyptus, la pelouse bien tondue, le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, l’écoulement du ruisseau, tout concourt Ă  faire de ce bois un lieu de quiĂ©tude et de sĂ©rĂ©nitĂ© oĂč la nature est mise Ă  l’honneur », tĂ©moigne GrĂ©goire E. L’ambiance y est particuliĂšrement chaude le week-end. Des familles viennent s’y promener ou pique-niquer, les mariĂ©s y trouvent aussi leur compte, ils s’y rendent pour les sĂ©ances-photos.
C’est Ă  peu prĂšs la mĂȘme ambiance du cĂŽtĂ© de la Place Charles Atangana. Ici, c’est un espace qui fait aussi le charme du lieu. L’ombre créée par les arbres attire du monde. Certains y viennent soit pour lire un roman, soit pour se reposer ou encore pour causer. C’est un lieu de pause pour certains employĂ©s des ministĂšres environnants. « Je viens ici Ă  mes heures de pause pour me remettre les idĂ©es en place. La fraĂźcheur que procurent ces arbres est un bol d’air frais pour moi. Le lieu est bien entretenu, des bancs publics en bĂ©ton ont mĂȘme Ă©tĂ© installĂ©s. Alors certains jours je viens mĂȘme traiter certains dossiers ici », assure le fonctionnaire.
Outre l’embellissement de la ville, les forĂȘts urbaines luttent aussi contre les inondations. Au quartier Nkolbisson, et Ă  l’entrĂ©e de la CitĂ©-verte, par exemple, les riverains affirment que les inondations ont considĂ©rablement baissĂ© depuis qu’ont Ă©tĂ© plantĂ© des arbres. « Nous enregistrons de moins en moins les inondations. Lorsque les agents de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© plantaient ces arbres, ils nous ont expliquĂ© que c’est pour lutter contre les inondations, j’avais l’impression que c’était une farce, mais j’affirme que ces eucalyptus aspirent de l’eau », tĂ©moigne, Simon Amougou riverain. Seulement, les eucalyptus ayant des vertus thĂ©rapeutiques les populations les dĂ©pouillent de leurs feuilles, Ă©corces et racines pour traiter certains maux.