Cameroon Tribune
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Taxe de sĂ©jour: les hĂŽtels dans l’inconfort

Economie
MichĂšle FOGANG

A cause de ce supplĂ©ment et de la classification de certains Ă©tablissements comme dangereux et insalubres, l’activitĂ© tourne au ralenti.



InstituĂ©e par la loi de finances 2017, la taxe de sĂ©jour est dĂ©sormais effective. Elle varie entre 1000 F Ă  5000 F pour chaque nuitĂ©e en fonction des catĂ©gories d’hĂŽtel. OnĂ©reux, affirment les membres du Syndicat patronal des industries d’hĂŽtellerie et de tourisme (SPIHT). « Nous n’arrivons pas Ă  faire accepter la taxe Ă  nos clients qui nous traitent souvent d’escrocs. Ce qui nous oblige Ă  la payer de notre poche », a dĂ©clarĂ© Cletus Achu Ngang, directeur d’un Ă©tablissement hĂŽtelier Ă  Bamenda. Norbert Stede, propriĂ©taire d’un hĂŽtel Ă  Kousseri, dĂ©plore Ă©galement qu’en plus du faible taux de frĂ©quentation de son Ă©tablissement, il y a fort Ă  craindre la chute des recettes et la rĂ©duction du personnel. A cette situation s’ajoute le contrĂŽle des hĂŽtels considĂ©rĂ©s comme Ă©tablissement classĂ©s dangereux et insalubres, instaurĂ© par le ministĂšre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt).
RĂ©uni mercredi Ă  YaoundĂ© dans le cadre d’une confĂ©rence de presse, le syndicat a, d’une mĂȘme voix, dĂ©criĂ© ce qu’il a qualifiĂ© d’abus. Ce d’autant plus que le secteur est plombĂ© par l’insĂ©curitĂ© dans les rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord et de l’Est et le recul du Cameroun dans le classement mondial des destinations touristiques.
A travers sa prĂ©sidente, Chantal Lewat, le syndicat souhaite que le gouvernement revoie le traitement accordĂ© Ă  leur secteur d’activitĂ©. « Nous souhaitons que le gouvernement accorde une subvention et des facilitĂ©s notamment aux opĂ©rateurs des rĂ©gions sinistrĂ©es, qu’il y ait une plus large sensibilisation des clients au sujet de la taxe de sĂ©jour et que les Ă©tablissements hĂŽtelier soient retirĂ©s du champ de la nomenclature des Ă©tablissements classĂ©s dangereux, insalubres ou incommodes », a-t-elle suggĂ©rĂ©.
PrĂ©sent Ă  l’évĂšnement, Armand Blaise Bilack Garka, conseiller technique n° 1 au ministĂšre du Tourisme et des Loisirs (Mintourl), a dit tout l’engagement du gouvernement Ă  soutenir le secteur et Ă  l’aider Ă  trouver des solutions adĂ©quates pour atteindre ses objectifs.
Bilinguisme et multiculturalisme: l’agenda de la Commission

Politique
Azize MBOHOU

Le document de travail sera validĂ© demain au cours de la 2e session de l’organe qui se tient Ă  YaoundĂ©

La Commission Musonge tient sa deuxiĂšme session demain mercredi la validation du plan d’action, l’adoption du rĂšglement intĂ©rieur et de l’organigramme de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). La conception de ces diffĂ©rents documents de base a meublĂ© les diffĂ©rentes sĂ©ances de travail entre le prĂ©sident et le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Juste aprĂšs cette deuxiĂšme session, le SG, le Dr Chi Asafor Cornelius, sera officiellement installĂ© dans ses fonctions, jeudi au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©, par Peter Mafany Musonge.
Hier lundi, Peter Mafany Musonge a eu une longue sĂ©ance de travail avec le SG, le Dr Chi Asafor Cornelius, puis avec le vice-prĂ©sident de la Commission, Oumarou Djika SaĂŻdou. Le prĂ©sident de la CNPBM et son SG ont laissĂ© entendre qu’il a Ă©tĂ© question de la prĂ©paration minutieuse des deux activitĂ©s sus-indiquĂ©es. « La mise en Ɠuvre du plan d’action suivra immĂ©diatement aprĂšs l’installation du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Toutes les dispositions sont dĂ©jĂ  prises pour cela », a confiĂ© Dr Chi Asafor Cornelius. Au sortir de la session de demain, on en saura un peu plus sur le siĂšge qui abritera la CNPBM, ainsi que les prioritĂ©s inscrites en premiĂšre ligne dans le plan d’action.
Sur un autre plan, l’on salue la nomination de l’agent-comptable, en la personne de Mme Sabine LĂ©ocadie Fouda Mballa, vendredi dernier par le ministre des Finances. De plus, la Commission a dĂ©jĂ  reçu plusieurs propositions de citoyens, dans le sens de la mise en cohĂ©rence de ses attributions. « Il y a un engouement fort, qui traduit des attentes lĂ©gitimes des Camerounais. Nous en sommes conscients et sommes entiĂšrement dĂ©vouĂ©s dans l’accomplissement de nos missions », commente-t-on Ă  la CNPBM.
Comme on le voit, depuis la premiĂšre session tenue le 28 avril dernier, soit un jour aprĂšs leur installation au nom du chef de l’Etat par le Premier ministre, chef du gouvernement, Peter Manafy Musonge et les membres de la CNPBM n’ont pas eu de rĂ©pit. Des rĂ©unions se sont succĂ©dĂ©es pour affiner le plan d’action, boussole qui orientera le dĂ©ploiement, renforcera l’architecture et dĂ©finira le mode de fonctionnement de la Commission. Avec son rĂšglement intĂ©rieur et son organigramme, la CNPBM sera une entitĂ© entiĂšre.
Résolument au travail

Politique
Jean Francis BELIBI

L’heure est rĂ©solument au travail pour la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) qui se rĂ©unit en session demain Ă  YaoundĂ©. Depuis leur prise de fonction le 27 avril 2017, Peter Mafany Musonge et les quatorze autres commissaires n’ont pourtant pas chĂŽmĂ©. Cette instance, dont la mission principale est « d’Ɠuvrer Ă  la promotion du bilinguisme, du multiculturalisme au Cameroun, dans l’optique de maintenir la paix, de consolider l’unitĂ© nationale du pays et de renforcer la volontĂ© et la pratique quotidienne du vivre ensemble de ses populations », ce sous l’autoritĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique, a choisi jusqu’ici la discrĂ©tion pour travailler. C’est ainsi qu’elle a commencĂ© Ă  recevoir des propositions de Camerounais dans l’optique d’amĂ©liorer la pratique quotidienne de notre vivre ensemble. Si la rĂ©union qui se tient demain Ă  YaoundĂ© n’est pas la premiĂšre depuis l’installation officielle de la Commission le 27 avril dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, une premiĂšre rĂ©union de prise de contact ayant eu lieu 24 heures seulement aprĂšs cette entrĂ©e en fonction, tout porte Ă  croire que celle-ci viendra vĂ©ritablement lancer les activitĂ©s de la CNPBM.

Une entrĂ©e en activitĂ© qui sera par ailleurs suivie jeudi prochain de l’installation officielle de Cornelius Chi Asafor, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Commission. Des actions qui interviennent quelques jours seulement aprĂšs la nomination, par le ministre des Finances, d’un agent comptable au sein de la structure. Tout est par ailleurs en train d’ĂȘtre mis en Ɠuvre pour doter la Commission d’un siĂšge. L’adoption par la Commission de son rĂšglement intĂ©rieur est un indicateur de ce que cette structure rentre dĂ©finitivement dans sa phase active. Ce rĂšglement intĂ©rieur, conformĂ©ment aux dispositions gĂ©nĂ©rales du dĂ©cret du 23 janvier 2017 portant crĂ©ation, organisation, et fonctionnement de la Commission, est celui qui fixe les modalitĂ©s d’organisation et de fonctionnement interne et les rĂšgles de procĂ©dure. Autant dire qu’il s’agit de l’ossature sur laquelle va s’appuyer l’exĂ©cutif de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme pour mener ses activitĂ©s.
Réflexion: que valent nos représentants en politique ?

Politique
Azize MBOHOU

Dans son essai, « La représentation politique au Cameroun. GenÚse et particularités », Bernard Messengué Avom jette un regard sur le fonctionnement du systÚme.

Il faut sans doute lire et relire le nouvel essai de l’ancien ministre Bernard MessenguĂ© Avom, paru cette annĂ©e, pour ĂȘtre sĂ»r d’ĂȘtre en phase avec l’auteur. « La reprĂ©sentation politique au Cameroun. GenĂšse et particularitĂ©s », c’est le titre retenu par l’écrivain-juriste, pour saisir le fonctionnement, Ă©clairer sur l’évolution et la complexitĂ© de cette pratique dans l’univers institutionnel du Cameroun. Le reprĂ©sentant, en politique, rappelle l’auteur, a deux visages : il est celui qui incarne le reprĂ©sentĂ© et celui qui agit en son nom. Dans les deux cas, il rend l'autre prĂ©sent, Ă  condition de se substituer Ă  lui. La reprĂ©sentation politique est fondĂ©e sur ce premier paradoxe : le reprĂ©sentant amĂšne le reprĂ©sentĂ© Ă  l'existence dans le mouvement mĂȘme oĂč il l'escamote et prend sa place. Dans un « État reprĂ©sentatif », « le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses reprĂ©sentants ».
La notion au sens de ce processus de sĂ©lection/dĂ©signation, renvoie Ă  la mise en place d’un « personnel politique ». Celui-ci, note l’auteur, est constituĂ© par une Ă©lite spĂ©cifique en charge du pouvoir politique qui exprime la souverainetĂ© nationale. La reprĂ©sentation nationale est alors assimilĂ©e au parlement et Ă  l’exĂ©cutif. Mais Bernard Messengue Avom relativise cette dĂ©finition qui, au plan heuristique, se heurte Ă  une rĂ©alitĂ©.
En dressant ainsi le paysage politique, l’auteur est appuyĂ© par le prĂ©facier, le Pr. EbĂ©nĂ©zer Njoh MouellĂ©, qui retrace l’itinĂ©raire historique de l’introduction de cette pratique. De la reprĂ©sentation du « Territoire du Cameroun » Ă  l’AssemblĂ©e nationale française par des « indigĂšnes civilisĂ©s », en passant par l’ATCAM (AssemblĂ©e territoriale du Cameroun), l’ARCAM (AssemblĂ©e reprĂ©sentative du Cameroun), le prĂ©facier constate que l’institution Ă  fiĂšre allure aujourd’hui. « Cela tĂ©moignage que l’histoire humaine est la rĂ©sultante d’une sĂ©dimentation successive et circonstanciĂ©e des produits de luttes et de contre-luttes autour des intĂ©rĂȘts inĂ©vitablement contradictoires », Ă©crit le Pr. Njoh Mouelle.
Inscription sur les listes électorales: les jeunes de Yaoundé II mobilisés

Politique
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Le Réseau des jeunes volontaires francophones du Cameroun a organisé récemment une campagne dans ce sens dans le II arrondissement de Yaoundé

Durant le mois de mai, le RĂ©seau des jeunes volontaires francophones du Cameroun (JVF Cameroun) a organisĂ© deux sorties dans l’arrondissement de YaoundĂ© II (lieu-dit Texaco Ecole de police et esplanade de la sous-prĂ©fecture) pour mobiliser les jeunes de cette partie de la capitale Ă  s’inscrire sur les listes Ă©lectorales. Nom de code du projet d’encadrement « Un jeune, une carte Ă©lectorale ». Pour le coordonnateur national du rĂ©seau, Hamed Yapja, « cette campagne a pour objectif d’inscrire massivement les jeunes du secteur informel sur les listes Ă©lectorales afin de les faire participer Ă  la vie du pays. Il s’agit pour le cas d’espĂšce des taximen, mototaximen, vendeurs Ă  la sauvette, pousseurs, bouchers, etc. « Nous sillonnons les diffĂ©rents secteurs oĂč exercent ces jeunes, menons la campagne auprĂšs des associations des jeunes, auprĂšs du conseil communal, auprĂšs des Ă©coles coraniques, etc. afin de rĂ©pertorier ceux qui ne sont pas inscrits », explique Hamed Yapja pour dĂ©crire leur mode opĂ©ratoire. « Nous expliquons Ă  ces jeunes le bien-fondĂ© de participer ou de s'intĂ©resser Ă  la chose politique en choisissant leurs reprĂ©sentants au sein des conseils communaux, Ă  l'AssemblĂ©e nationale, au SĂ©nat et autres », poursuit le coordonnateur du rĂ©seau JVF Cameroun. Et pour pourvoir le faire, « le seul moyen, c’est d’ĂȘtre inscrit sur les listes Ă©lectorales afin de pourvoir voter, exprimer son choix le moment venu », explique Hamed Yapja.
Avant le 31 aoĂ»t 2017, date de clĂŽture des inscriptions sur les listes Ă©lectorales, le rĂ©seau ambitionne d’inscrire au moins 4000 jeunes. Pour ce faire, le rĂ©seau travaille en collaboration avec divers syndicats et associations regroupant les travailleurs du secteur informel de divers marchĂ©s de cet arrondissement. Il a par ailleurs l’onction morale des autoritĂ©s locales que sont le maire de YaoundĂ© II, Luc Assamba et le sous-prĂ©fet, Yampen Ousmanou.
United Democratic Party: Drawing Strategies To Woo Electorate

Politique
Choves LOH

The party has developed programmes tailored at helping the poor as a strategy of wooing supporters

As future legislative and municipal elections are drawing nearer, the United Democratic Party (UDP) of El Hadj Lawan Bako is reflecting and putting in place strategies not only to participate but more importantly to win seats in the elections.
Twenty five years after inception, the United Democratic Party (UDP), is an inspiration for resilience and survival in a nation where many political parties die at birth while others only exist on press releases. The party features prominently at most national events. In effect, away from presidential elections, the UDP party has been part of virtually all legislative and municipal elections in Cameroon. It has always featured prominently in National day events at its Bamenda birthplace and neighbourhoods of Boyo and Bui Divisions where they register a significant following. The party stands solidly by the unity of the nation and justice for all as the way forward for peace, togetherness and development. “We are strong and alive because we are consistent and what we said yesterday is true for today and tomorrow,” UDP chairman, El Hadj Lawan Bako told Cameroon Tribune.
In the short and long of it, the UDP’s Family Support programme impresses. “In Cameroon, the UDP is the only party that is very close to and feels for the family. The Family Support Programme started in 2005 and we have been at the service of the poor, disabled and needy with basic togetherness needs,” the party chairman said. The UDP has been impacted on the lives of many people with farm tools for rural women, basic livelihood gifts to men and women with disabilities, savon, salt, clothing for the “have nots” and sport competitions for youths in areas like Boyo, ancestral home of its National chairman, El Hadj Lawan Bako and Bui, home of its Regional Chairman, Kwatekwa Neneng. UDP chairman stated that through the programme, they easily mobilise militants and sympathizers in peace, development and for elections.
That apart, the party counts on membership contributions to survive without neglecting extra efforts and sacrifices by its President for survival. The UDP also takes credit as a front line member of the Presidential majority in Cameroon and “ we have been steadfast in deeds and acts that inspire confidence in our militants,” El Hadj Lawan Bako said.
Paul Eric Kingue: «Nous sommes un parti républicain»

Politique
Jean Francis BELIBI

Président national du Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (MPCN)

Vous venez de procĂ©der Ă  Douala au lancement du Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (MPCN). Qu’apportez-vous de nouveau dans le paysage politique camerounais ?

Le MPCN est un parti qui s’est assignĂ© des missions trĂšs fortes et complĂštement diffĂ©rentes de ce que jusqu’ici les autres partis politiques n’ont pas rĂ©ussi Ă  faire. Notre arrivĂ©e changera complĂštement le paysage politique camerounais en ce que : tout d’abord le MPCN est un parti humaniste. L’action du MPCN est inspirĂ©e par l’humanisme, c’est-Ă -dire, l’amour de l’homme, le souci constant de le protĂ©ger contre tous les alĂ©as de la vie. Le MPCN considĂšre que le but ultime de la politique est le bien-ĂȘtre politique, Ă©conomique, social et culturel de l’homme.

Comment s’organise votre parti sur le terrain ?

Depuis le lancement de notre parti il y a quelques jours Ă  Douala, l’engouement autour de celui-ci est grand et surtout au-delĂ  de mes attentes. A ce jour, les comitĂ©s populaires sont en train de se crĂ©er sur l’ensemble du territoire. Nous sommes envahis d’appels venant parfois des zones dont on s’attendait le moins. Ce qui va nous faciliter la tĂąche. Un chronogramme et un agenda de descente sur le terrain pour l’installation de ces organes de base est en train d’ĂȘtre arrĂȘtĂ©. BientĂŽt, la machine va ĂȘtre lancĂ©e et elle ne s’arrĂȘtera que le jour des Ă©lections pour reprendre aprĂšs celles-ci. Je suis surpris par la trĂšs forte mobilisation des Camerounais Ă  vouloir porter notre parti si haut dĂšs sa crĂ©ation. Je les exhorte Ă  continuer dans ce sens parce que nous avons le devoir de faire bouger les lignes.
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Investissements: un industriel amĂ©ricain au Palais de l’UnitĂ©

Jean Francis BELIBI

Jay Ireland, prĂ©sident Afrique de General Electric, a Ă©tĂ© reçu vendredi dernier par le chef de l’Etat.

Entre le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, et Jay Ireland, prĂ©sident Afrique de General Electric, il aura Ă©tĂ© question des investissements de ce conglomĂ©rat amĂ©ricain dans des domaines aussi variĂ©s que l’énergie, la santĂ©, la fourniture en eau dans les citĂ©s du Cameroun. « Nous avons discutĂ© d’un ensemble de projets avec le prĂ©sident, sur lesquels nous travaillons au Cameroun et particuliĂšrement dans les domaines de l’énergie, la santĂ©, le transport et ce que nous pouvons faire pour accroĂźtre nos investissements dans votre pays », a indiquĂ© Jay Ireland Ă  l’issue de cette rencontre de prĂšs d’une heure avec le chef de l’Etat. ArrivĂ© au Palais de l’UnitĂ© au sein d’une forte dĂ©lĂ©gation comprenant Ă©galement l’ambassadeur des Etats-Unis d’AmĂ©rique au Cameroun, Michael Stephen Hoza, le prĂ©sident Afrique de General Electric s’est fĂ©licitĂ© de l’intĂ©rĂȘt manifestĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique pour les diffĂ©rents projets prĂ©sentĂ©s « Le prĂ©sident Biya s’est montrĂ© intĂ©ressĂ© par ce que nous pouvons faire et ce qui est dĂ©jĂ  implĂ©mentĂ© par General Electric au Cameroun », a soulignĂ© l’industriel amĂ©ricain. Jay Ireland a rappelĂ© l’importance de l’énergie dans le dĂ©veloppement d’un Etat.

InterrogĂ© sur les dĂ©lais de mise en oeuvre des nouveaux investissements de son groupe au Cameroun, le prĂ©sident Afrique de General Electric a annoncĂ© qu’il comptait s’y atteler dans des dĂ©lais trĂšs courts : « Nous tablons sur les deux prochaines annĂ©es ». Outre les secteurs mentionnĂ©s plus haut, General Electric qui est installĂ© au Cameroun depuis six ans dĂ©jĂ  oeuvre aussi dans la fourniture en eau potable. Ceci par le biais de l’unitĂ© de traitement d’eau potable installĂ©e dans la localitĂ© d’Akomnyada qui, en partenariat avec la Cameroon Waters Utilities Corporation (CAMWATER), fournit plus de 50 000 m3 d’eau supplĂ©mentaire pour l’approvisionnement de la capitale camerounaise. Autre secteur et non des moindres, celui des transports. Ce qui explique d’ailleurs qu’au sortir du Palais de l’UnitĂ©, Jay Ireland a rencontrĂ© les chefs de dĂ©partements ministĂ©riels en charge de ces diffĂ©rents secteurs. Pour la reprĂ©sentante au Cameroun de cette entreprise amĂ©ricaine, Wetche Youbi, le but visĂ© par les projets en cours de discussion avec les autoritĂ©s est l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises. Au cours de l’audience de vendredi dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait Ă  ses cĂŽtĂ©s, le ministre chargĂ© de mission Ă  la prĂ©sidence, Paul Atanga Nji.
Investissements de la diaspora: un fonds d’appui en vue

Félicité BAHANE N.

Une des propositions formulĂ©es vendredi dernier Ă  YaoundĂ©, Ă  l’issue de la premiĂšre Ă©dition du Forum de la diaspora

10 recommandations formulĂ©es Ă  l’issue du premier Forum de la diaspora (FODIAS 2017) : examiner l’opportunitĂ© de crĂ©ation d’un secrĂ©tariat d’Etat en charge de la diaspora ; examiner les modalitĂ©s de crĂ©ation d’un fonds d’appui pour l’investissement des Camerounais de la diaspora ; crĂ©er une base de donnĂ©es de la diaspora intĂ©grant les diffĂ©rentes catĂ©gories socioprofessionnelles et les expertises, explorer les possibilitĂ©s d’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’accueil et des prestations dans les missions diplomatiques du Cameroun, etc. VoilĂ , entre autres, ce qu’il faudra retenir des propositions des Camerounais rĂ©sidants Ă  l’étranger.
L’histoire retiendra que 400 Camerounais, issus de 28 pays du monde ont participĂ© au FODIAS 2017, du 26 au 30 juin au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©. Une rencontre inĂ©dite, organisĂ©e Ă  l’initiative du gouvernement et placĂ©e sous le trĂšs haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya, dans le but de capitaliser la contribution de la diaspora dans la politique de dĂ©veloppement du pays. D’oĂč le thĂšme Ă©vocateur : « Le Cameroun et sa diaspora : agir ensemble pour le dĂ©veloppement de la nation ».
Globalement, ce forum a permis d’une part, aux membres de la diaspora de prĂ©senter leurs projets d’investissement au Cameroun et d’autre part, au gouvernement de vulgariser les actions et programmes en leur faveur. Tout ceci Ă  travers des travaux en atelier, des confĂ©rences-dĂ©bats, des prĂ©sentations des projets soumis Ă  l’analyse, des rencontres B2B et B2G ainsi que des expositions. Autant d’activitĂ©s clĂŽturĂ©es vendredi en fin de journĂ©e, par le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs (MINTOUL) Bello Bouba MaĂŻgari, reprĂ©sentant personnel du Premier ministre, chef du gouvernement. Il n’y a pas eu de discours de clĂŽture mais une dĂ©claration finale du FODIAS 2017.
Les participants recommandent, Ă  l’issue de leurs Ă©changes, que le Forum de la diaspora soit Ă©rigĂ© en une plateforme permanente de concertation biennale dont les objectifs seraient le renforcement du partenariat entre le gouvernement et la diaspora, la promotion du Cameroun Ă  l’étranger et la facilitation de la participation de la diaspora au dĂ©veloppement intĂ©gral du pays. Dans la suite des 10 recommandations formulĂ©es, l’on a notĂ© le besoin d’impliquer davantage la diaspora dans la reconstitution et la redĂ©finition de l’identitĂ© numĂ©rique du Cameroun afin de faciliter l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes. Il a Ă©galement Ă©tĂ© convenu d’examiner les possibilitĂ©s de conclusion des accords avec des pays amis, en vue de l’extension de la sĂ©curitĂ© sociale aux travailleurs camerounais vivant Ă  l’étranger. En vue Ă©galement, des moyens pour financer la recherche, la formation et la gestion des artistes ainsi que la crĂ©ation et la conservation de musĂ©es et galeries.
Prolongement Boulevard de la République: la pose du bitume a commencé

Mireille ONANA MEBENGA

Dans trois semaines cet axe routier devrait ĂȘtre ouvert, au grand soulagement des populations

L’une des voies du prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique, environ 400 m, est en train d’ĂȘtre bitumĂ©e. L’autre partie, marĂ©cageuse, de la mĂȘme voie, prĂšs de 300 m, a dĂ©jĂ  reçu des pavĂ©s. La protection des talus se poursuit ainsi que la mise en Ɠuvre de la base, cĂŽtĂ© gauche. Les travaux de construction du pont, d’une longueur de 42 m, sur le N’tongo Bassa, sont trĂšs avancĂ©s. Celui-ci sera juxtaposĂ© au pont existant. L’ouvrage sera prĂȘt d’ici le mois d’aoĂ»t, si la mĂ©tĂ©o reste clĂ©mente.
Le 29 juin dernier, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala (Cud), Fritz NtonĂš NtonĂš, ses Ă©quipes et celles du GĂ©nie militaire sous la conduite du colonel Jackson Kamgain, ont effectuĂ© une descente de terrain, question de toucher du doigt ce qui se fait. AprĂšs explications des techniciens Ă  pied d’Ɠuvre, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement s’est dit satisfait. Les parties qui devaient ĂȘtre en pavĂ©s sur la premiĂšre moitiĂ© le sont dĂ©jĂ  et la pose du bitume a commencĂ©.
Cependant, il a reconnu que ce chantier Ă©tait un peu au ralenti : la partie Ă  goudronner Ă©tait tributaire du fonctionnement de la centrale d’enrobĂ© du GĂ©nie militaire. Mais les sollicitations pour des livraisons dans tous les chantiers en cours Ă  Douala Ă©tant nombreuses, celui du prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique a dĂ» un peu patienter.
Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement a prĂ©cisĂ© que dĂ©sormais c’est une course contre la montre Ă  cause de la saison des pluies qui arrive Ă  grands pas : « Il faut que la moitiĂ© d’une partie de la route soit bitumĂ©e de façon Ă  ce qu’on soulage la population. Si la mĂ©tĂ©o est clĂ©mente, d’ici trois semaines la route sera ouverte aux usagers ».
Le passage supĂ©rieur, qui est un amĂ©nagement complĂ©mentaire au niveau du carrefour Bonabassem, sera amĂ©nagĂ© sous forme d’un giratoire comme celui du pont Joss, a prĂ©cisĂ© le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement. Pour mieux comprendre le choix du passage supĂ©rieur, le colonel Jackson Kamgain a expliquĂ© que cela vient du fait que le carrefour initialement prĂ©vu s’est avĂ©rĂ© accidentogĂšne et dangereux pour les usagers de la route. Le prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique, long de prĂšs de 2,5 km jusqu’au carrefour Maetur, est une route Ă  2 fois trois voies.