Cameroon Tribune
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Affaire des gendarmes corrompus: les sanctions tombent

Azize MBOHOU

Deux sous-officiers de gendarmerie de Douala en flagrant délit de rançonnement dans une vidéo ont été mutés. Ils seront traduits au conseil de discipline et jugés au Tribunal militaire.

Tout est parti d’une vidĂ©o de trois minutes et 26 secondes publiĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux au dĂ©but du mois de mai. Dans ce tournage de fortune, des gendarmes du Peloton routier motorisĂ© de BonabĂ©ri Ă  Douala, l’un sur une moto, sifflet Ă  la bouche et casque sur la tĂȘte, sont en pleine opĂ©ration de rançonnement d’usagers de la route. C’est ce que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, qualifie « d’actes de corruption Ă  ciel ouvert », aprĂšs les conclusions d’une enquĂȘte administrative ouverte par les services compĂ©tents du MINDEF. Cette vidĂ©o avait alors suscitĂ© une vague de rĂ©actions, des messages vĂ©hĂ©ments dĂ©nonçant cet acte et appelant Ă  des sanctions lourdes de la part du haut commandement.

Quelques semaines aprĂšs que le MINDEF se soit saisit de ce dossier, Joseph Beti Assomo a rendu public lundi un communiquĂ© pour indiquer les mesures prises par le haut commandant. « Les intĂ©ressĂ©s, Ă©crit le MINDEF, ont Ă©tĂ© dĂ©chargĂ©s de leurs fonctions respectives et mutĂ©s dans l’intĂ©rĂȘt du service ». En effet, l’adjudant Achille Etouke et le marĂ©chal des logis chef Guy Arouptouang ont Ă©tĂ© affectĂ©s dans la lĂ©gion du Logone-et- Chari dans le Nord. Le communiquĂ© indique, en outre, qu’ils seront traduits devant le conseil de discipline. « Une enquĂȘte judiciaire a par ailleurs Ă©tĂ© ouverte en vue de leur poursuite devant le Tribunal militaire », prĂ©cise-t-il.

Le haut commandement a donc sĂ©vi, face Ă  un Ă©cart de comportement avĂ©rĂ©. Une dĂ©cision qui se situe, rappelle le MINDEF dans son communiquĂ©, dans le respect des instructions du chef de l’Etat, chef des armĂ©es. Ce dernier « qui veille particuliĂšrement sur le comportement exemplaire des Ă©lĂ©ments des forces de dĂ©fense ».Ainsi, des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es aux chefs militaires pour des sanctions Ă  prendre Ă  l’encontre de tous les auteurs d’actes contraires au rĂšglement de discipline gĂ©nĂ©rale dans les forces de dĂ©fense.
Affaire des gendarmes corrompus : les sanctions tombent.
MarchĂ©s publics: le PM prescrit l’accĂ©lĂ©ration des rĂ©formes

Séraphin Magloire FOUDA

Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă  l’issue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă  l’immeuble Etoile.

«Le Premier ministre , chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang, a présidé le mardi 30 mai 2017 à partir de 09 h à l'immeuble principal abritant ses Services, le traditionnel Conseil de cabinet. Y ont pris part, les ministres d'Etat, les ministres, les ministres délégués et les secrétaires d'Etat.

Trois thĂšmes figuraient Ă  l'ordre du jour des travaux :
1ïžâƒŁ Un exposĂ© sur « les axes de dĂ©veloppement de la navigation fluviale au Cameroun », prĂ©sentĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports ;
2ïžâƒŁ Un exposĂ© sur « les innovations induites par l'exĂ©cution en rĂ©gie des travaux routiers», prĂ©sentĂ© par le ministre des Travaux publics ;
3ïžâƒŁ Un exposĂ© sur « la stratĂ©gie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux », prĂ©sentĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de l'Etat.

propos introductif du chef du gouvernement, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports a tout d'abord dressĂ© un Ă©tat des lieux de la navigation fluviale au niveau national, duquel il ressort que le Cameroun possĂšde un rĂ©seau hydrographique dense, mais irrĂ©guliĂšrement rĂ©parti et insuffisamment exploitĂ©. Il a soulignĂ© que la voie fluviale constitue un mode de transport alternatif, qui permet la circulation des personnes et des biens, ainsi que l'accĂšs aux bassins agricoles. Cependant, l'organisation du transport fluvial au Cameroun demeure embryonnaire, voire artisanale, et est confrontĂ©e Ă  diverses contraintes telles que le dĂ©placement des chenaux naturels de navigation du fait de l'ensablement des cours d’eau ; l'existence des chutes et successions de rapides ; l'encombrement des fleuves en particulier par la jacinthe d'eau ainsi que la faiblesse du tirant d'eau en pĂ©riode d'Ă©tiage.

Le ministre délégué auprÚs du ministre des Transports s'est ensuite appesanti sur les axes prioritaires de développement de la navigation fluviale au Cameroun, à savoir (i) l'identification des tronçons navigables au regard du potentiel hydraulique des cours d'eau; (ii) l'élaboration d'une réglementation spécifique à la navigation fluviale; (iii) l'aménagement des espaces économiques le long des principaux cours d'eau et (iv) la construction des voies navigables intégrées à l'échelle sous régionale.
MarchĂ©s publics: le PM prescrit l’accĂ©lĂ©ration des rĂ©formes

Séraphin Magloire FOUDA

Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă  l’issue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă  l’immeuble Etoile.

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Intervenant Ă  la suite de cet exposĂ©, le ministre des Travaux publics a fait savoir que l'exĂ©cution des prestations en rĂ©gie est organisĂ©e par le dĂ©cret N°2016/0886/PM du 25 avril 2016 portant cadre gĂ©nĂ©ral de la rĂ©alisation des projets d'infrastructures en rĂ©gie. Cette approche vise, en complĂ©mentaritĂ© aux entreprises privĂ©es, la conduite avec cĂ©lĂ©ritĂ© des travaux, des Ă©tudes ou des opĂ©rations de contrĂŽle revĂȘtant un caractĂšre urgent, stratĂ©gique ou exceptionnel, mais qui ne sauraient s'accommoder des procĂ©dures contractuelles classiques. Les rĂ©alisations enregistrĂ©es au terme de la premiĂšre annĂ©e de mise en oeuvre de la rĂ©gie ont portĂ© sur la finalisation des Ă©tudes d'Avant-Projet DĂ©taillĂ©es pour la contractualisation des travaux de reconstruction de la route YaoundĂ©-Bafoussam-Babadjou; l'exĂ©cution des travaux de la premiĂšre phase de rĂ©habilitation de la route Mora- Dabanga-Kousseri; la rĂ©ouverture de la route Mundemba- Isangele ; l'amĂ©nagement des infrastructures routiĂšres de Yebekolo-Nord. Poursuivant sa prĂ©sentation, le ministre des Travaux publics a fait observer que des diligences sont en cours pour complĂ©ter le dispositif rĂ©glementaire encadrant les travaux en rĂ©gie, en particulier les aspects relatifs Ă  (i) la simplification des procĂ©dures liĂ©es aux divers achats effectuĂ©s par un maĂźtre d'ouvrage; (il) la dĂ©termination des modalitĂ©s de paiement des prestations rĂ©alisĂ©es dans le cadre de la rĂ©gie et (iii) la fixation de la rĂ©munĂ©ration Ă  servir au personnel impliquĂ© dans l'exĂ©cution des travaux en rĂ©gie. Le Conseil a enfin suivi l'exposĂ© du ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de l'Etat sur la stratĂ©gie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux. L'on retiendra que la loi N°2007/006 du 26 dĂ©cembre 2007 portant RĂ©gime financier de l'Etat a opĂ©rĂ© une mutation de l'architecture budgĂ©taire de l'Etat, en instituant des programmes, assortis d'objectifs et d'indicateurs de performance associĂ©s. Cette loi consacre Ă©galement le passage des audits de conformitĂ© et de rĂ©gularitĂ© aux audits de performance. Ceux-ci consistent en effet Ă  dĂ©terminer dans quelle mesure une politique publique ou un projet gouvernemental a atteint les objectifs assignĂ©s et produit les rĂ©sultats ou les impacts escomptĂ©s auprĂšs d'un public cible, suivant les critĂšres d'efficacitĂ©, d'efficience et d'Ă©conomie.

Le ministre a conclu son intervention en indiquant que la stratégie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux au Cameroun s'appuie sur les standards internationaux et les bonnes pratiques consacrés en la matiÚre, en l'occurrence (i) la définition du domaine de contrÎle à retenir; (ii) la détermination des modalités d'intervention qui peuvent se pratiquer par appréciation directe ou par attestation ; (iii) l'identification des acteurs potentiels concernés ; (iv) la priorisation et la sélection des programmes et projets à auditer ; (v) le pilotage de la stratégie proprement dit.
MarchĂ©s publics: le PM prescrit l’accĂ©lĂ©ration des rĂ©formes

Séraphin Magloire FOUDA

Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă  l’issue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă  l’immeuble Etoile.

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A l'issue du débat qui a suivi ces exposés, le chef du gouvernement a relevé que le secteur du transport fluvial et lacustre est en friche et son développement constitue une véritable niche de croissance et de création d'emplois. Il a instruit le ministre des Transports de veiller à la finalisation du Schéma directeur d'aménagement et d'exploitation des voies navigables et d'engager la formation des personnels intervenant dans la chaßne de transport fluvial. Le Premier ministre a également prescrit au ministre des Marchés publics et à celui des Finances, de finaliser en urgence les textes conjoints relatifs à la simplification des procédures d'achat et à la célérité des paiements dans le cadre de l'exécution des travaux en régie. Enfin, il a demandé au ministre chargé du ContrÎle supérieur de l'Etat d'élaborer et de lui soumettre un Référentiel d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux, lequel précisera notamment la méthode et les outils utilisés en la matiÚre. Le Conseil s'est achevé à 12h 10 mn.»

Yaoundé, le 30 mai 2017

Le secrétaire général des Services du Premier ministre,

(é) Séraphin Magloire FOUDA
Cameroun - France: une amitié en continu

Jean Francis BELIBI

L’avĂšnement du nouveau prĂ©sident français Emmanuel Macron et d’autres sujets Ă©taient au menu de l’audience accordĂ©e hier par le chef de l’Etat Ă  l’ambassadeur Gilles Thibault.

La derniĂšre audience accordĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya Ă  S.E. Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun remonte au dĂ©but du mois de mars dernier. Et la rencontre entre les deux personnalitĂ©s hier en fin de matinĂ©e au palais de l’UnitĂ© s’est une fois de plus voulue trĂšs chaleureuse. En tĂ©moigne, la durĂ©e de l’entretien. Environ quatre-vingt-dix minutes d’échanges entre le chef de l’Etat et son hĂŽte. Il faut dire que les sujets n’ont pas manquĂ©, selon le diplomate français. Cette rencontre est la premiĂšre du genre depuis l’avĂšnement du nouveau prĂ©sident français, Emmanuel Macron. « Nous avons parlĂ© du nouveau prĂ©sident français, M. Emmanuel Macron dont les Camerounais ont suivi avec beaucoup d’intĂ©rĂȘt l’élection lors de la derniĂšre prĂ©sidentielle en France », a rĂ©vĂ©lĂ© le diplomate français qui a par ailleurs soulignĂ© que les Ă©lections lĂ©gislatives attendues dans son pays les 11 et 18 juin prochains auront Ă©galement Ă©tĂ© un sujet de discussion avec le prĂ©sident Paul Biya. « Il y aura des lĂ©gislatives qui donneront une majoritĂ© Ă  son camp (celui du prĂ©sident Macron, Ndlr) ou nous apporteront une cohabitation. Si c’était le cas, il y aura une rĂ©organisation gouvernementale ». C’est aprĂšs ce scrutin que sera Ă©tabli un nouveau calendrier de rencontres entre le prĂ©sident français et ses homologues Ă©trangers a indiquĂ© l’ambassadeur Gilles Thibault.

Autre sujet de discussion hier au palais de l’UnitĂ©, la lutte commune que mĂšnent le Cameroun et la France contre le terrorisme. « Le prĂ©sident m’a Ă©galement interrogĂ© sur le dĂ©placement que j’ai effectuĂ© la semaine derniĂšre pendant quatre jours dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. C’était l’occasion de refaire le point de notre lutte commune contre le terrorisme et lui faire part de mon apprĂ©ciation de la situation et d’évoquer de façon approfondie la coopĂ©ration dans le domaine de la sĂ©curitĂ© et de la dĂ©fense » a indiquĂ© Gilles Thibault. S’agissant de la catastrophe ferroviaire d’EsĂ©ka, dont les conclusions de la commission d’enquĂȘte, instruite par le prĂ©sident de la RĂ©publique, ont Ă©tĂ© rendues publiques la semaine derniĂšre, mettant en cause la responsabilitĂ© de l’entreprise Camrail, l’hĂŽte du prĂ©sident Paul Biya s’est voulu simple : « Nous avons bien Ă©videmment parlĂ© des actions menĂ©es Ă  la fois par le prĂ©sident lui-mĂȘme, par le gouvernement et par Camrail vis-Ă -vis des victimes. Nous avons Ă©galement parlĂ© de ce rapport et de ce qu’il signifie. C’est logique. »
Baccalauréat général: les premiÚres épreuves

Jeanine FANKAM

Dans l’ensemble des centres du territoire national, l’examen a commencĂ© dans la sĂ©rĂ©nitĂ© pour les 104 286 candidats en lice.

Un candidat dĂ©barque sur une moto au lycĂ©e de N k o l n d o n g o (YaoundĂ©). Il est alors 7h40. Il est d’un calme lĂ©gendaire au moment oĂč les surveillants qui filtrent l’entrĂ©e se prĂ©cipitent Ă  le dĂ©barrasser de son pull-over. Le jeune homme, placide, avance vers sa salle d’examen. Les autres candidats sont installĂ©s depuis quelque temps. L’appel pour la vĂ©rification des identitĂ©s a dĂ©jĂ  eu lieu. Du secrĂ©tariat d’examen sortent des paquets vers les salles. 7h50 au lycĂ©e d’Anguissa, un autre candidat arrive, dix minutes seulement avant le lancement des Ă©preuves. Le comitĂ© d’accueil observe que ses vieux stylos ne rassurent pas pour un jour comme celui- lĂ . « Retrouve vite ta salle. Tu n’as plus assez de temps ! », ordonne la surveillante, un peu déçue par ce matĂ©riel de travail. Devant le secrĂ©tariat de l’examen, Siegfried Ndjeng s’est annoncĂ©. Responsable d’un cours du soir de la place, il est venu avec deux rĂ©cĂ©pissĂ©s d’inscription de ses candidats qui ont oubliĂ© de les retirer. Les examinateurs s’engagent Ă  les transmettre aux concernĂ©s dĂ©jĂ  installĂ©s. GisĂšle Hortense Essomba, le chef de centre a dĂ©jĂ  fait l’essentiel. La vĂ©rification de l’étanchĂ©itĂ© des Ă©preuves vient d’avoir lieu devant les candidats. Cinq minutes avant 8h, les sujets sont distribuĂ©s, mais retournĂ©s sur les tables. La concentration est au maximum : certains visages sont crispĂ©s d’autres sont plutĂŽt dĂ©contractĂ©s. Une sirĂšne retentissante rompt le silence. C’est l’heure H.

Jean Pierre Voundi Abondo, chef de centre du lycĂ©e de Nkolndongo contrĂŽle de temps en temps son enceinte Ă  partir d’un poste de vidĂ©o surveillance installĂ© Ă  son bureau. AprĂšs un Ă©change avec Fadanka Enisa, son chef de secrĂ©tariat, il lance vers 8h30 : « Tout va bien. Pas d’incident, pas de retard, mais quelques absences pour ce premier jour». Ils Ă©taient 104 286 candidats sur l’ensemble du territoire Ă  affronter les Ă©preuves du baccalaurĂ©at.
Extractive Industries: Cameroon Loses Over FCFA 12 Billion Annually

Roland MBONTEH

The 3rd regional dialogue and training on contract negotiation and fiscal policies in the Extractive industry organised by the NEPAD has ended in Yaounde.

The African continent is endowed with huge mineral and oil resources capable of catapulting the continent’s economic growth and development. Unfortunately, much of the benefits accrued from the exploration and exploitation of these natural resources does not get into the coffers of the various governments. In fact, Africa loses about 38 billion USD (circa over FCFA 223 billion) annually in the extractive industries according to information disclosed by the New Partnership for Africa’s Development, NEPAD, during a three-day 3rd Regional Dialogue and Training on Contract Negotiation and Fiscal Policies in the Extractive Industries. In Cameroon, the losses are estimated at about FCFA 1 billion monthly (FCFA 12 billion annually) according to 2016 data collected in low mechanised artisanal mining sites in the East and Adamawa regions by Mining Support and Promotion Framework (CAPAM).

The African continent is endowed with huge mineral and oil resources capable of catapulting the continent’s economic growth and development. Unfortunately, much of the benefits accrued from the exploration and exploitation of these natural resources does not get into the coffers of the various governments. In fact, Africa loses about 38 billion USD (circa over FCFA 223 billion) annually in the extractive industries according to information disclosed by the New Partnership for Africa’s Development, NEPAD, during a three-day 3rd Regional Dialogue and Training on Contract Negotiation and Fiscal Policies in the Extractive Industries. In Cameroon, the losses are estimated at about FCFA 1 billion monthly (FCFA 12 billion annually) according to 2016 data collected in low mechanised artisanal mining sites in the East and Adamawa regions by Mining Support and Promotion Framework (CAPAM).
Quatre attentats déjoués à Mora et Kolofata: une prouesse des comités de vigilance

Jean Francis BELIBI

La nouvelle guerre que mĂšnent les terroristes de la secte Boko Haram contre le Cameroun est constamment mise en Ă©chec par la synergie ArmĂ©e-Nation comme l’attestent les attentats dĂ©jouĂ©s vendredi et samedi derniers par les comitĂ©s de vigilance.

Le dĂ©partement du Mayo- Sava, et particuliĂšrement les localitĂ©s de Mora et Kolofata ont Ă©tĂ© les cibles d’attentats terroristes perpĂ©trĂ©s par des membres de la secte islamiste Boko Haram en fin de semaine. Au total cinq attentats ont visĂ© ces deux localitĂ©s vendredi et samedi. Quatre d’entre eux ont Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©s. Selon des informations recoupĂ©es auprĂšs du ministre de la Communication, l’attentat de Mora a vu le dĂ©cĂšs du jeune kamikaze Ă  la suite de l’explosion de la charge qu’il portait. L’on ne dĂ©nombre pas d’autres victimes, ni de dĂ©gĂąts en ce qui concerne les populations locales.

Dans la mĂȘme journĂ©e de vendredi, trois autres attentats ont Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©s Ă  Kolofata, avec Ă  la clĂ©, une victime, l’un des kamikazes. Ce, grĂące Ă  l’intervention des Ă©lĂ©ments des comitĂ©s de vigilance et des populations locales qui, aussitĂŽt aprĂšs avoir repĂ©rĂ© les terroristes les ont pris en chasse et permis d’éviter le bain de sang souhaitĂ© par les kamikazes et leurs commanditaires. Cependant, dans la nuit de vendredi Ă  samedi, selon Issa Tchiroma Bakary, un kamikaze s’est infiltrĂ© dans un camp du BIR Ă  Kolofata et a actionnĂ© sa charge, faisant un mort et deux blessĂ©s parmi les soldats en faction dans cette unitĂ©.

Le ministre de la Communication rappelle que Boko Haram a changĂ© son mode opĂ©ratoire. Ainsi, si l’on Ă©tait habituĂ© jusqu’ici Ă  voir des jeunes filles perpĂ©trer des actes terroristes, la secte islamiste a choisi d’utiliser Ă©galement des jeunes garçons. D’oĂč l’appel Ă  la vigilance du gouvernement dans une situation oĂč, relĂšve Issa Tchiroma Bakary, la pĂ©riode de ramadan est propice aux actions des membres de la secte islamiste en quĂȘte de ravitaillement. Le ministre de la Communication, au nom du gouvernement tient Ă  rassurer les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, les comitĂ©s de vigilance et les populations du soutien de tous les instants du chef de l’Etat, chef des armĂ©es face Ă  cette Ă©preuve. « Nous tenons Ă  exalter la bravoure et l’efficacitĂ© de nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, des comitĂ©s de vigilance et des populations. Nous invitons ces derniĂšres Ă  continuer Ă  apporter toute leur collaboration aux forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© par la fourniture des renseignements dont elles ont besoin en vue de l’éradication totale de la secte Boko Haram », a soulignĂ© hier le ministre Issa Tchiroma Bakary, s’exprimant au nom du gouvernement .
Quatre attentats déjoués à Mora et Kolofata: une prouesse des comités de vigilance.
Accident ferroviaire d’EsĂ©ka: Mouvements Ă  Camrail

MichĂšle FOGANG

Le prĂ©sident du conseil d’administration et le directeur gĂ©nĂ©ral ont dĂ©missionnĂ© et ont Ă©tĂ© immĂ©diatement remplacĂ©s vendredi dernier.

«AprĂšs huit ans de bons et l o y a u x services, Hamadou Sali a fait part de son souhait de dĂ©missionner de son poste de prĂ©sident du conseil d’administration de Camrail». L’annonce a Ă©tĂ© faite dans le cadre d’une session ordinaire du conseil d’administration de l’entreprise tenue vendredi dernier Ă  YaoundĂ©. Didier Vandenbon, directeur gĂ©nĂ©ral, a Ă©galement dĂ©posĂ© son tablier. Le communiquĂ© de presse publiĂ© Ă  l’issue des travaux Ă©voque son souhait de se consacrer Ă  l’instruction en cours au sujet de l’accident ferroviaire survenu Ă  EsĂ©ka le 21 octobre 2016.

Deux dĂ©missions en un conseil d’administration. Le fait n’est pas anodin. En effet, le rapport de l’enquĂȘte menĂ©e par la commission mise sur pied au lendemain du drame d’EsĂ©ka par le chef de l’Etat et rendu public le 23 mai dernier, imputait la responsabilitĂ© Ă  titre principal Ă  la sociĂ©tĂ© Camrail, relevant que : « 
le Train Intercity n° 152 qui a dĂ©raillĂ© Ă©tait en excĂšs de vitesse et prĂ©sentait des anomalies telles que la dĂ©faillance des organes de freinage,
 ».

ConsĂ©cutivement Ă  cette enquĂȘte, le chef de l’Etat avait instruit un certain nombre de directives parmi lesquelles, la transmission Ă  la justice du rapport d'enquĂȘte, pour qu'elle en tire toutes les consĂ©quences de droit ainsi que la prise des sanctions appropriĂ©es Ă  l'encontre des responsables dont l'implication dans l'accident est reconnue. A ce jour, l’enquĂȘte suit son cours. D’aprĂšs une source interne, Didier Vandenbon et Hamadou Sali sont tous deux auditionnĂ©s dans le cadre de cette procĂ©dure, comme de nombreux autres responsables de l’entreprise. Prenant en compte ces dĂ©missions, le conseil a accĂ©dĂ© Ă  la volontĂ© des deux dĂ©sormais ex dirigeants. SĂ©ance tenante, il a procĂ©dĂ© Ă  la nomination d’Aboubakar Abbo comme Pca de Camrail et de Jean Pierre Morel comme Dg. Le conseil a Ă©galement nommĂ© deux directeurs gĂ©nĂ©raux adjoints : Michel Ossock et Gilbert Nkana Pondy
CAA, ART: Visages des nouveaux dirigeants

MichĂšle FOGANG

Richard Evina Obam et PhilĂ©mon Zo’o Zame ont Ă©tĂ© nommĂ©s jeudi dernier par le prĂ©sident de la RĂ©publique.

La Caisse autonome d’amortissement (CAA) a un nouveau directeur gĂ©nĂ©ral depuis jeudi dernier. Il s’agit de Richard Evina Obam qui remplace DieudonnĂ© Evou Mekou, rĂ©cemment promu vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). « C’est un sentiment rĂ©el de joie, de bonheur, de fiertĂ© qui m’anime surtout lorsque le Seigneur tout-puissant guide la main du chef de l’Etat pour que celui-ci m’accorde sa haute confiance. Je voudrais dire merci au trĂšs haut et au prĂ©sident de la RĂ©publique, son excellence Paul Biya. Je veux mĂ©riter cette confiance placĂ©e en ma personne en apportant ma modeste contribution dans ce domaine complexe », a notamment confiĂ© cet homme de 49 ans, titulaire d’un diplĂŽme de 3e cycle en droits fondamentaux et un master en administration publique obtenu en 2005. Depuis 1997, il est diplĂŽmĂ© de la division des rĂ©gies financiĂšres, section ImpĂŽts de l’ENAM. Jusqu’à sa nomination jeudi dernier, il occupait les fonctions de conseiller technique au ministĂšre des Finances.

Quant Ă  l’Agence de RĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART), dont le nom traduit parfaitement les missions qui sont celles de la rĂ©gulation d’un secteur des tĂ©lĂ©communications en pleine mutation au Cameroun, elle est depuis jeudi dernier placĂ©e sous la responsabilitĂ© de PhilĂ©mon Zo’o Zame, ingĂ©nieur polytechnicien diplĂŽmĂ© de l’Ecole polytechnique de YaoundĂ© et de celle d’Alger. Il Ă©tait jusqu’à sa nomination secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Travaux publics. Jusqu’à vendredi dernier lorsqu’il a reçu l’équipe de CT, il Ă©tait encore installĂ© dans son bureau dans ce dĂ©partement ministĂ©riel. Ses premiers mots sont des remerciements. Remerciements Ă  Dieu et au chef de l’Etat « pour la trĂšs haute marque de confiance » Ă  son endroit. Sur ses nouvelles missions, le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral de l’ART, nĂ© le 18 octobre 1962 Ă  Djoum, indique qu’il n’évoluera pas en terrain inconnu puisqu’il a participĂ© Ă  la mise en place de cette structure et de ses agences. Il est titulaire entre autres d’un doctorat PHD en gĂ©ologie appliquĂ©e obtenu en 1990 et d’un diplĂŽme d’Etat des mines. Avant le ministĂšre des Travaux publics, il Ă©tait attachĂ© au secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique .
CAA, ART: Visages des nouveaux dirigeants.
Eliminatoires CAN 2019: Le Cameroun tient son rang

Josiane R. MATIA

Les Lions en tĂȘte du groupe B aprĂšs leur victoire 1-0 sur le Maroc samedi dernier Ă  YaoundĂ©.

Un dĂ©gagement en catastrophe de Teikeu et Vincent Aboubakar rĂ©cupĂšre le ballon pratiquement Ă  la moitiĂ© du terrain. L’attaquant camerounais va ensuite rĂ©sister au retour des dĂ©fenseurs marocains pour tromper El Kajoui Mounir. On joue la 29e min et le Cameroun vient d’ouvrir le score, enflammant du coup une partie un peu ennuyeuse. De quoi rĂ©veiller donc les supporters du stade Omnisports de YaoundĂ© qui n’ont pourtant pas fait le rappel des grands jours. C’est en effet dans une cuvette de Mfandena Ă  moitiĂ© vide que les Lions indomptable ont lancĂ© la campagne qualificative de la Coupe d’Afrique des nations 2019, face au Maroc. Un premier match donc ponctuĂ© par une victoire, 1-0, grĂące Ă  ce but de Vincent Aboubakar.

La victoire n’était pourtant pas impĂ©rative pour les champions d’Afrique, dĂ©jĂ  qualifiĂ©s pour la prochaine CAN en tant que hĂŽtes de la compĂ©tition. Mais elle Ă©tait nĂ©cessaire pour le moral des troupes qui s’engagent dans quelques jours Ă  la Coupe des confĂ©dĂ©rations en Russie. Pour Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national du Cameroun, il s’agissait aussi d’un bon match de prĂ©paration. C’est pour cela qu’il a alignĂ© un Onze, qu’on connait dĂ©jĂ  un peu, qui se rapproche certainement de celui qu’on verra face au Chili. La seule nouveautĂ© rĂ©sidait dans la titularisation de Franck Zambo Anguissa au milieu de terrain. Globalement, s’il y a eu des dĂ©chets dans le jeu, une baisse de rĂ©gime en seconde pĂ©riode avec le bloc qui a reculĂ©, un manque d’efficacitĂ© devant le but malgrĂ© les accĂ©lĂ©rations de Bassogog, on peut se rĂ©jouir de ces Lions qui ont su se montrer efficaces, en marquant quand il le fallait. Ils ont surtout su gĂ©rer la suite de la rencontre, pliant sans jamais rompre, comme l’a reconnu le capitaine Benjamin Moukandjo.

Le milieu de terrain a Ă©tĂ© prĂ©sent dans la rĂ©cupĂ©ration et la relance. Et Fai Collins, titularisĂ© sur le cĂŽtĂ© droit de la dĂ©fense, a Ă©tĂ© un des mĂ©tronomes de l’équipe. Peu sollicitĂ© en premiĂšre pĂ©riode, Fabrice Ondoa a sorti deux parades de classe (57e et 89e min) dont il a le secret. Le collectif camerounais est bien huilĂ© et Franck Zambo Anguissa s’est fondu dans le systĂšme voulu par Hugo Broos. Le Cameroun disputait son premier match officiel. Depuis leur sacre en fĂ©vrier dernier au Gabon, les champions d’Afrique ont bien tenu leur rang. En tout cas, le public camerounais a visiblement pris du plaisir Ă  regarder cette Ă©quipe Ă©voluer. Elle qui occupe la premiĂšre place du groupe B, avec le Malawi. Seul hic, la sortie sur blessure d’Ambroise Oyongo Bitolo en dĂ©but de rencontre.

Les Lions indomptables ont quittĂ© YaoundĂ© hier en fin de matinĂ©e en direction de l’Espagne. Ils disputent un dernier match amical mardi prochain contre la Colombie avant de mettre le cap sur la Russie. L’occasion, avant le dĂ©part, pour le Team Press Officier, Vincent de Paul Atangana, d’affirmer qu’il « n’y a pas de problĂšmes de primes au sein des Lions indomptables » aprĂšs les rumeurs de mĂ©sentente Ă  ce sujet ces derniers jours. Le sĂ©lectionneur national Hugo Broos, devant la presse, a prĂ©fĂ©rĂ© rappeler que cette question « ne concerne que l’équipe ».
Editions Sopecam: auteur et public en accord parfait

Societe
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le Pr James Mouangue Kobila a échangé avec les visiteurs sur son ouvrage : « Exercices corrigés de droit international public », mercredi dernier à Yaoundé



Public composite. Au centre, le Pr. James Mouangue Kobila, auteur qui parle de son ouvrage intitulĂ© : « Exercices corrigĂ©s de droit international public », paru aux Editions Sopecam en 2016. Loin des amphis de la facultĂ© de droit, l’auteur s’est prĂȘtĂ© Ă  l’exercice de questions-rĂ©ponses sur les raisons de la rĂ©daction de ce manuel dont la cible principale se recrute parmi les Ă©tudiants. Par souci pĂ©dagogique, le Pr. James Mouangue Kobila a voulu familiariser les Ă©tudiants avec cette discipline souvent considĂ©rĂ©e par eux comme thĂ©orique, sans prise sur la rĂ©alitĂ©. Dans ce livre, des sujets puisĂ©s dans l’actualitĂ©. « Il ne s’agit pas d’un impressionalisme juridique mais plutĂŽt d’exercices pratiques innovants tirĂ©s des situations vĂ©cues par les Ă©tudiants et le lecteur », explique l’auteur.
L’auteur a fait une incursion dans le terrorisme international qui intĂ©resse les Camerounais. En ce sens que le pays est concernĂ© et douloureusement frappĂ©. DĂšs lors, se pose la question de savoir comment peut-on, dans ce cas, lutter contre le terrorisme sans limiter les droits de l’Homme ? » La rĂ©ponse Ă  cette Ă©pineuse question se trouve dans les multiples analyses proposĂ©es dans le manuel offrant la juste proportion sur la pratique des grands Etats. « Exercices corrigĂ©s de droit international public », ce sont aussi des illustrations qui dĂ©voilent Ă©galement le droit international public dans l’Afrique noire prĂ©coloniale. « C’est une maniĂšre de rendre justice Ă  l’Afrique», justifie l’auteur. CorrigĂ©s de dissertation, cas pratiques, commentaires et extraits d’arrĂȘt y sont entiĂšrement rĂ©digĂ©s. Des ingrĂ©dients qui permettent de bien cerner le droit international public, avec des rĂ©fĂ©rences insĂ©rĂ©es dans les textes. Vendu gĂ©nĂ©ralement Ă  14 000 F, le livre Ă©tait disponible Ă  11 200 F. Une remise de 20 % offerte Ă  l’occasion des « JournĂ©es des Editions Sopecam » qui s’achĂšvent ce jour.