Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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The Task at Hand

#Editorial
Shey Peter MABU

Those who have followed up closely the trend of socio- political events in this our country, Cameroon within the last eleven months must be wondering what must have happened to the fraternal spirit that brought us together 56 years ago. No condition is permanent, we all believe, but changes, if they must be effected are triggered by hope for the better. That is why German Kamerun had to give way to French Cameroun and British Southern and Northern Cameroons.

When the winds of decolonisation swept across Africa converting the colonial creations of the 19th century into independent states, the former UN trust territories of Cameroon proved to the rest of Africa and the world at large that the colonial whims of Divide and Rule can be redressed. By saying “No” to integration with giant Nigeria, and “YES” to a reunion with the former French Cameroun that had achieved its independence on January 1st 1960, Cameroonians west of the Mungo proved to their kindred of the east that blood indeed is thicker than water. Despite the 45years of socio/cultural differences inherited from colonialism, a reunion in diversities could keep us, united and our forefathers smiling.

The validation of this step taken on 1st October 1961 placed Cameroon in a position that no one could consider the country to have been clothed in borrowed robes when it was being described as the “Laboratory of African unity.” Besides that enviable acknowledgment, Cameroon’s reunification after almost half a century of geopolitical divide has since been considered a feat of rare political maturity on the African continent.bOther political, and even socio-economic advantages stemming from our rich natural resources, bilingual status and special links with the United Nations Organisation, if well exploited could make Cameroon a socio/economic haven in Africa. And, if the virtue of intelligence and resourcefulness of Cameroonians were overwhelmingly being put into positive use, we would have no time for the several societal ills that tarnish our image at home and abroad.

Regrettably, the worst that has surfaced since our teachers and common law lawyers went on strike ( a democratic right of course) has been the unpatriotic manner in which we have handled our shortcomings despite some good will that has already been demonstrated by government in an effort to weather the storm. That after more than half a century of keeping alive what some observers considered a political experiment that would not last, our political greed, narrow patriotism, irresponsible politicking today threaten our unity is indeed unfortunate.

The ongoing crisis is in fact, so disturbing that those aware of how much this temptation has already cost us must be wondering what has suddenly gone wrong with the spirit of fraternal love, tolerance, dialogue and genuine patriotism we need to sustain unity for solidarity and progress. But, what indeed has gone wrong with us that we even undermine the importance of children’s education and rationalize selfish political ambitions? Our failure to stall a crisis which surfaced as a strike action but has triggered an uprising that can result in blood-shed, betrays the love of our country, and its future.

Hence we must demonstrate greater love for our homeland by relinquishing retrograde trends that betray our political maturity. The surest means of achieving this is by striving for peace. For, peace is vital to survival at national and international levels. We can sustain the spirit of love that brought us together after a colonial separation by relinquishing political greed and embracing love, unity and loyalty to our institutions. For, what is precious must be jealously protected and preserved.
Promotion du bilinguisme et du multiculturalisme: Ce sera avec la Cour suprĂȘme

#Politique
Azize MBOHOU

La haute juridiction a reçu hier la Commission Musonge, en visite de prise de contact.

Le bilinguisme, disposition constitutionnelle, est un terme qui lie Ă©troitement la Cour suprĂȘme et la Communion nationale chargĂ©e de le promouvoir. De plus, les deux institutions sont la traduction dans les faits de la volontĂ© du chef de l’Etat de renforcer le vivre- ensemble et l’unitĂ© au Cameroun. La premiĂšre, haute juridiction, a Ă©tĂ© enrichie, il y a quelques mois, de le Section de la Common Law, alors que la deuxiĂšme a Ă©tĂ© créée avec des attributions spĂ©cifiques. En cliquant sur ces deux symboles hier lors de la rĂ©ception de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), le Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme a dit tout l’engagement de son institution. Daniel Mekobe Sone a soulignĂ© la disponibilitĂ© de la Cour suprĂȘme Ă  multiplier des voies et moyens pour promouvoir le bilinguisme et le multiculturalisme, en Ă©troite collaboration avec la CNPBM. Une disponibilitĂ© rassurante pour Peter Mafany Musonge et l’ensemble des 15 membres de sa commission, venus « solliciter l’attention de la Cour suprĂȘme ».

Pour le prĂ©sident de la CNPBM, la volontĂ© des pouvoirs publics de maintenir le Cameroun dans la paix, l’unitĂ© et la concorde est soutenue et permanente. Ce qui nĂ©cessite l’implication de toutes les institutions, surtout une comme la Cour suprĂȘme. Car, « la pratique du bilinguisme dans nos administrations est une forme de justice, car elle obĂ©it Ă  ce que la Constitution a prĂ©vu », a rappelĂ© Peter Mafany Musonge. Le renforcement de cette habitude donnera plein sens Ă  la riche diversitĂ© culturelle du Cameroun, et Ă  la consolidation du vivre-ensemble. La Commission Musonge s’y attĂšle dĂ©jĂ  depuis plusieurs mois.

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Promotion du bilinguisme et du multiculturalisme: Ce sera avec la Cour suprĂȘme

#Politique
Azize MBOHOU

La haute juridiction a reçu hier la Commission Musonge, en visite de prise de contact.

Le bilinguisme, disposition constitutionnelle, est un terme qui lie Ă©troitement la Cour suprĂȘme et la Communion nationale chargĂ©e de le promouvoir. De plus, les deux institutions sont la traduction dans les faits de la volontĂ© du chef de l’Etat de renforcer le vivre- ensemble et l’unitĂ© au Cameroun. La premiĂšre, haute juridiction, a Ă©tĂ© enrichie, il y a quelques mois, de le Section de la Common Law, alors que la deuxiĂšme a Ă©tĂ© créée avec des attributions spĂ©cifiques. En cliquant sur ces deux symboles hier lors de la rĂ©ception de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), le Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme a dit tout l’engagement de son institution. Daniel Mekobe Sone a soulignĂ© la disponibilitĂ© de la Cour suprĂȘme Ă  multiplier des voies et moyens pour promouvoir le bilinguisme et le multiculturalisme, en Ă©troite collaboration avec la CNPBM. Une disponibilitĂ© rassurante pour Peter Mafany Musonge et l’ensemble des 15 membres de sa commission, venus « solliciter l’attention de la Cour suprĂȘme ».

Pour le prĂ©sident de la CNPBM, la volontĂ© des pouvoirs publics de maintenir le Cameroun dans la paix, l’unitĂ© et la concorde est soutenue et permanente. Ce qui nĂ©cessite l’implication de toutes les institutions, surtout une comme la Cour suprĂȘme. Car, « la pratique du bilinguisme dans nos administrations est une forme de justice, car elle obĂ©it Ă  ce que la Constitution a prĂ©vu », a rappelĂ© Peter Mafany Musonge. Le renforcement de cette habitude donnera plein sens Ă  la riche diversitĂ© culturelle du Cameroun, et Ă  la consolidation du vivre-ensemble. La Commission Musonge s’y attĂšle dĂ©jĂ  depuis plusieurs mois.

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Tentatives de sĂ©cession: l’union sacrĂ©e comme riposte

#Politique
Jean Francis BELIBI

Institutions publiques, partis politiques, autoritĂ©s morales, sociĂ©tĂ© civile, citoyens ordinaires s’opposent aux vellĂ©itĂ©s de partition de quelques individus.

Comme un seul homme, ils disent NON ! Les Camerounais dans toutes leurs composantes sociales, dans leur diversitĂ© (culturelle, ethnique, linguistique) ont su faire fi de leurs divergences politiques et autres pour s’opposer aux tentatives de partition du Cameroun envisagĂ©es par une infime minoritĂ© de personnes tapies dans l’ombre depuis de nombreux mois et qui ont essayĂ© de profiter des revendications des syndicats d’enseignants et d’avocats des rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour assouvir leurs desseins. Avec un agenda parfaitement Ă©laborĂ© qui a Ă©tĂ© abondamment relayĂ© par les mĂ©dias sociaux. Un agenda dont la mise en application a commencĂ© avec la destruction des biens publics et privĂ©s dans ces deux rĂ©gions, les attaques physiques contre les personnes, au rang desquelles des Ă©lĂšves dont le seul crime est de vouloir jouir de leur droit Ă  l’éducation, garanti par l’article 26 de la DĂ©claration universelle des droits de l’Homme adoptĂ©e par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies en 1948. Leur sombre dessein s’est poursuivi ces derniers jours, par des actes qui s’apparente ni plus ni moins Ă  du terrorisme, avec l’explosion de bombes artisanales dans les villes de Bamenda et Douala.

Face Ă  cette furie injustifiĂ©e, il convient de noter l’imposante mobilisation des Camerounais. Outre la majoritĂ© des populations des rĂ©gions concernĂ©es, ce sont donc les compatriotes des huit autres rĂ©gions qui ont joint leurs voix Ă  ce concert de dĂ©nonciations de ce plan machiavĂ©lique visant la partition du pays. L’AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat, symboles de la reprĂ©sentation de cette diversitĂ© qui caractĂ©rise le Cameroun, sont montĂ©s au front pour dire non. Parmi leurs membres, certains sont partis des deux rĂ©gions concernĂ©es, bravant la peur et les menaces pour prendre part aux rĂ©unions que ces deux chambres viennent de tenir Ă  YaoundĂ© pour rappeler le caractĂšre unitaire et indivisible de l’Etat, comme le rappelait si judicieusement le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, dans son message de fin d’annĂ©e Ă  ses compatriotes le 31 dĂ©cembre 2016. Les deux institutions ont clairement dĂ©clarĂ© leur opposition Ă  la remise en cause des institutions Ă©tablies comme le prĂ©voit le calendrier que tentent d’imposer aux Camerounais ces personnes qui, si elles ont formellement affichĂ© leurs ambitions, continuent d’évoluer masquĂ©es en jetant dans la rue d’innocentes personnes engagĂ©es dans un « combat » dont elles ne connaissent pas la vĂ©ritable teneur.

A l’instar des membres de ces deux institutions, c’est l’ensemble des Camerounais qui aspirent Ă  vivre aujourd’hui dans la paix, partout oĂč ils se trouvent sur le territoire national, Ă  l’abri de la haine, des actions d’intimidation, de violence, de terrorisme et de crime, que les adeptes du chaos ont choisi comme mode d’expression.

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Faced with Threats of Disorder: The State Assumes Its Responsibilities

#Politique
Choves LOH

Security stepped up to protect people and property in the face of threats to stage freedom demonstrations in Bamenda and neighbourhoods on October 1, 2017.

Uncertainty is the word on most lips in Bamenda ahead of Sunday, October 1, 2017 with threats by some people with secessionist tendencies to feature concerns and actions about freedom. It is against this backdrop that administrative and security authorities are turning full circle with measures to check the unknown and protect people and property. From the look of things, security has been stepped up with truck loads of elements of the nation’s Forces of Law and Order evident in the region.

For a week the population has been living with special administrative measures, initiated to give peace a chance. Mezam SDO, Songa René Pierre recently signed an Ordinance prohibiting movement and commercial activities in the Division from 10 pm -5 am up to October 3, 2017. Another Prefectural Order by the SDO of Momo, Monono Wolua prohibits public manifestations throughout the Division up to October 7, 2017 as a conservatory measure to preserve public peace.
Regional Order No. 22 of September 21, 2017 by North West Governor, Adolphe Lele Lafrique prohibited the movement of persons between the regions’s Divisions on September 22, 2017. It was a dissuasive measure against the peaceful protests that stormed the towns and villages of the region on September 22.

Away from that, administrative authorities are multiplying sensitization meetings with appeals for the population to exercise restraint, stay calm and show individual discipline before, during and after October 1, 2017. Elite and clergy men are making their voices heard with appeals against violence as they stress genuine dialogue as the way forward in handling the Anglophone problem. Traditional rulers and parents have been advised to keep their children under control, away from public places and avoid provocation. It is all about messages that prescribe vigilance and good conduct in times like this.

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Importante réunion du RDPC à Ebolowa demain

#Politique
Jacques FAME NDONGO

Le communiqué de presse parvenu à notre Rédaction.

«Suite aux hautes instructions de Monsieur le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du RDPC dans son communiquĂ© diffusĂ© hier Ă  17 heures, le Pr. Jacques Fame Ndongo, membre du Bureau politique, chef de la dĂ©lĂ©gation permanente rĂ©gionale du ComitĂ© central du RDPC pour le Sud, porte Ă  la connaissance des militants et sympathisants du RDPC de ladite rĂ©gion qu’il prĂ©sidera le samedi 30 septembre 2017 dĂšs 10 heures Ă  la permanence du parti de Nko’ovos un important meeting rĂ©gional destinĂ© Ă  dire NON Ă  la violence et Ă  la sĂ©cession, Ă  exprimer notre solidaritĂ© envers nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et Ă  mobiliser les patriotes pour une union sacrĂ©e face aux manƓuvres anticonstitutionnelles d’un groupuscule d’activistes qui veut prendre en otage la jeunesse scolaire et estudiantine, les opĂ©rateurs Ă©conomiques et les populations.

Sont conviés à ce meeting,
- Les membres et chargés de mission de la délégation permanente régionale du Sud,
- Les chefs, membres et chargĂ©s de mission des dĂ©lĂ©gations permanentes dĂ©partementales du Dja et Lobo, de la Mvila, de l’OcĂ©an et de la VallĂ©e du Ntem,
- Les membres du Comité central,
- Les secrétaires généraux et assimilés,
- Le recteur et les vice-recteurs,
- Les sénateurs,
- Les députés,
- Les présidents des sections RDPC, OFRDPC, OJFRDPC,
- Les délégués du gouvernement,
- Les PCA des sociétés publiques et parapubliques,
- Les directeures généraux,
- Les inspecteurs généraux,
- Les directeurs,
- Les maires,
- Les chefs de 2e degré
- Les militants et sympathisants du RDPC».

Yaoundé, le 28 septembre 2017

(Ă©) Pr Jacques FAME NDONGO,
Membre du Bureau politique

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Cameroon Tribune du mercredi, 4 octobre 2017.
Les piliers du dialogue

#Editorial
Marie-Claire NNANA

Le 1er octobre 2017 devra-t-il ĂȘtre rangĂ© dans les poubelles de l’Histoire comme le jour sombre oĂč une poignĂ©e d’extrĂ©mistes, sourds Ă  tout appel au dialogue et Ă  la retenue, a tentĂ© le coup de force de dĂ©clarer la sĂ©cession de deux rĂ©gions du Cameroun, contre le cours de l’Histoire, contre la volontĂ© de la majoritĂ©, contre la lĂ©galitĂ© constitutionnelle et en marge de la lĂ©galitĂ© internationale ?

Oui, si l’on retient le gĂąchis que constituent les quelques vies sacrifiĂ©es Ă  l’autel de cet idĂ©al fou, et le dĂ©sarroi de populations civiles exposĂ©es inutilement Ă  la violence. Non, si l’on entreprend de lire autrement l’épilogue de cette journĂ©e fatidique. Perçue comme un Ă©chec cinglant de l’aile dure de la cause anglophone, cette impuissance Ă  inscrire dans le rĂ©el l’illusion sĂ©paratiste, malgrĂ© un lourd investissement financier et Ă©motionnel, est un point de rupture important dans le cycle d’instabilitĂ© qui secoue la rĂ©gion depuis de longs mois. De ce fait, ce 1er octobre ne signe pas seulement un Ă©lan brisĂ©, il marque aussi un nouveau dĂ©part.

Car ce que cherchaient les sĂ©cessionnistes, c’était avant tout une mobilisation de la rue, des confrontations musclĂ©es avec les forces de maintien de l’ordre, dans l’espoir de faire couler un bain de sang, afin de se poser en martyrs ou en hĂ©ros, c’est selon, et discrĂ©diter l’Etat- bourreau. Or, en se calfeutrant dans les Ă©glises ou dans les domiciles, selon les prescriptions des autoritĂ©s publiques, et les exhortations des leaders socio-religieux, les populations ont signĂ© elles-mĂȘmes le fatal coup d’arrĂȘt et brisĂ© l’élan du mouvement.

Cependant la prudence commande de se garder de tout triomphalisme. MĂȘme si on peut subodorer qu’ils ont intĂ©grĂ© que la partition du Cameroun est une cause perdue, les sĂ©cessionnistes, pour se refaire une image autant qu’un imaginaire aprĂšs l’échec de ce dimanche, pourraient dĂ©clencher une spirale de terreur et d’intimidation. Une sorte de baroud d’honneur destinĂ© Ă  rĂ©cupĂ©rer l’énergie perdue dans l’échec et Ă  recrĂ©er l’élan indispensable pour avancer. Une chose est certaine : les leaders de ce courant, installĂ©s confortablement Ă  l’étranger avec leurs familles, d’oĂč ils tĂ©lĂ©guident les pires exactions contre d’autres Camerounais, devront au moins rĂ©viser leur stratĂ©gie. Quant aux autoritĂ©s administratives et sĂ©curitaires, elles doivent, cela va sans dire, maintenir la plus grande vigilance.

Suite...
Adolphe Lele Lafrique: « La région vit dans un calme relatif »

#Politique
MESSI BALA

Gouverneur de la région du Nord-Ouest.

Monsieur le gouverneur, comment s’est levĂ©e la ville de Bamenda ce lundi 2 octobre 2017 ?
Le 1er octobre a Ă©tĂ© agitĂ© comme vous le savez Ă  cause des incidents opposant des groupes armĂ©s aux forces de l’ordre. Mais pour vous rĂ©pondre directement, je dois dire que le Nord-Ouest est relativement calme ce matin du 2 octobre 2017. Les populations se sont bien levĂ©es et la plupart vaquent Ă  leurs activitĂ©s habituelles dans le cadre lĂ©gal prescrit par les autoritĂ©s administratives locales. Je voudrais saisir cette occasion pour adresser nos remerciements et encouragements aux populations de la rĂ©gion qui ont globalement acceptĂ© et compris l’ensemble des mesures prĂ©ventives prises. Ce 2 octobre (hier, Ndlr), la RĂ©publique du Cameroun est debout et solide face Ă  ceux qui ont voulu proclamer une certaine indĂ©pendance et nous installer dans le chaos.

Quel est le bilan aprĂšs ces incidents ?
En termes de pertes en vies humaines, nous avons enregistrĂ© six dĂ©cĂšs sur l’ensemble de la rĂ©gion, rĂ©sultant de la confrontation entre des bandes armĂ©es et nos forces de maintien de l’ordre. Des blessĂ©s et des pertes en vies humaines qui sont Ă  dĂ©plorer. Aucun mort Ă  Bamenda. Pour le reste, on enregistre un dĂ©cĂšs dans le Donga-Mantung Ă  Ndu, deux Ă  Oku, un Ă  Ashong dans la Momo, deux Ă  Balikumbat et Bambala dans le Ngoketunjia. Quatre gendarmes et quatre policiers blessĂ©s. Neuf blessĂ©s parmi les assaillants. Et sur un tout autre fait, sans aucun lien avec les Ă©vĂ©nements dont nous parlons, il y a finalement eu cinq morts lors de la tentative d’évasion Ă  la prison de Kumbo.

Quel est le sort réservé aux personnes interpellées ?
Au terme de manifestations illĂ©gales, il y a bien Ă©videmment un certain nombre d’arrestations. Nous continuons de compulser les rapports des autoritĂ©s administratives locales et des forces de l’ordre. Nous aurons donc une idĂ©e claire du nombre de personnes interpellĂ©es plus tard. Je voudrais rappeler que nous sommes dans un Etat de droit et que le Cameroun va dĂ©ployer son arsenal juridique pour traiter tous ces cas-lĂ , conformĂ©ment Ă  notre Constitution et aux lois de la RĂ©publique.

On s’achemine vers la fin des mesures restrictives qui ont Ă©tĂ© prises pour gĂ©rer cette situation. Que va-t-il se passer ensuite ?
La suite c’est l’Etat de droit. Nous sommes dans une RĂ©publique qui est en marche. C’est le retour Ă  l’activitĂ© normale encadrĂ©e par les lois et rĂšglements de la RĂ©publique. Si jamais les choses ne se calment pas, je vous ai dit que la RĂ©publique a tous les moyens pour faire face Ă  toutes les situations. Nous n’allons pas hĂ©siter Ă  prendre nos responsabilitĂ©s pour garantir l’unitĂ© et l’intĂ©gritĂ© de notre territoire.
Time To Talk Is Now!

#Politique
LUKONG Pius NYUYLIME

COMMENTARY

An exchange of ideas or opinions on a particular issue, especially a political or religious issue, with a view to reaching an amicable agreement or settlement is what can be described as dialogue. Since the escalation of the Anglophone crisis in Cameroon, the word, dialogue seems to feature in almost all socio-political speeches but from every indication little is being done on the field.

The consequence is what the country has been going through for well over one year now. As stated by one budding African musician in her description of real love in Pidgin English; “Love no bi for mouth”, dialogue is not words but real action. The absence of true and genuine dialogue often brings untold consequences. Everybody is quite aware of this. But what makes dialogue not to prevail is the question on many lips. When lawyers and teachers launched the strike last year, government sent a hand of fellowship translated by the setting up of two committees to examine the issues raised and seek lasting solutions to them. Within this framework, government invited leaders of the trade unions on the discussion table and after that heeded to the requests formulated by them with hopes of scaling down tension.

How this initiative failed to fully work is what many could not understand. An analyses of the situation emerged with the conclusion that there was bad faith somehow from one of the parties. Dialogue entails sacrifice on both parties for the sake of peace and understanding. Once it is accompanied by selfish ends, it is bound to collapse which is what has been happening with the Anglophone crisis. As all this is happening, no one is happy to see Cameroon which has been described as the land of peace goes into pieces.

The international community has joined in the clarion call for dialogue urging the two parties to sit on one table and talk things out as prerequisite to national unity. In his statement relating to the crisis, the Secretary General of the United Nations, Antonio Guterres, stated his believe that “genuine and inclusive dialogue between the government and the communities in the North West and South West Regions is the best way to preserve the unity and stability of the country.”

The whole idea of enhancing dialogue runs through all reactions from international and friendly organisations, including the Commonwealth Secretary General, the European Union and the Francophonie. At the national level, no political party, religious group or civil society is happy to see Cameroon split apart as can be seen from all the reactions following the October 01 incident.

Now that the planned undesirable action has been contained thanks to the strong mobilisation of the defence forces, is it not time to really sit down, identify where the cracks are and see how they can be mended? This is a very important question and since the crisis is purely a political issue, the ball is in the hands of politicians. The whole issue here is sitting around the table with a good heart and facing the problems squarely putting the interest of the nation before personal concerns. The fate of this nation is in the hands of the politicians and they will certainly be held responsible if the nation goes into pieces.

What is important to note is the fact that there is no problem between the common Anglophone and his Francophone brother. This explains why the crisis in the Anglophone zone is the concern of everyone. In fact, the yearning call for dialogue is coming from all angles, both Francophones and Anglophones. But since the common man finds it difficult to initiate such desired dialogue, all hopes are on politicians. Time is a powerful resource. We need to explore and exploit it now and avoid a situation where we will one day say, had we known. Real dialogue is the answer.
Cameroon Tribune du jeudi, 5 octobre 2017.
Future Africa Economic Leaders: Cameroon’s Bony Dashaco Among Top 10

#Economie
MBOM Sixtus

He recorded significant progress in the 2017 Choiseul ranking of Africa’s top 100.

Bony Dashaco, 40-year-old CEO of Douala-based media consultancy agency, ACMAR Media Group, has been ranked 9th on the Institut Choiseul’s ranking of 100 “Africa economic leaders for tomorrow.” The Choiseul 100 Africa is an annual study independently carried out by the Paris-based Institut Choiseul that identifies and ranks young African leaders of 40 years old and below, projected to play a major role in the continent’s economic development in the near future.

The Kumba native who is a graduate of the London School of Business and Financing, University of Ibadan, leaped from the 29th positions in last year’s classification to the 9th position this year. The ranking, according to the Institute is based on image and reputation; background and skills; power and function; influence and networks; potential and leadership.

Dashaco says personal principles enabling his success are “integrity, continuous improvement, innovation and focus.” He is former Project Manager at Microsoft (2009-2011) and was second among five Cameroonians featured on the ranking last year. He was second to 40-year-old Jean Paul Melaga, CEO of Whitestone Finance who failed to feature among this year’s top 100.Contrary to 2015 and 2016 rankings which had five Cameroonians, only two made the list this year-Dashaco and 37-year old Ingrid Etoke, General Manager of GlaxoSmithKline Central Africa which is a British multinational specialised in pharmaceutical products. Ingrid Etoke is former Cameroon Director of Laboratoires Sandoz. Top three on this year’s ranking are Basil El Baz (Egypt) Kabiru Rabui (Nigeria) and Zukie Siyotula (South Africa).

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Prix du sommet mondial des Nations unies: un Camerounais en course

#Societe
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le journaliste Benjamin Ombe et sa plateforme « Cacao Info » retenus parmi 391 candidatures.

La candidature camerounaise de Benjamin Ombe Bessala fait partie des 391 autres, nominĂ©es dans la catĂ©gorie mobilisation gouvernementale et engagement citoyen. Ce journaliste diplĂŽmĂ© de l’Ecole supĂ©rieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC) vient de mettre en place « Cacao Info », un site web d’information bilingue (français et anglais) lancĂ© en janvier 2017. C’est grĂące Ă  cette trouvaille qu’il a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© comme la meilleure solution numĂ©rique du Cameroun. Cette plateforme vise Ă  accompagner les pouvoirs publics et autres organismes en charge des questions relatives Ă  la filiĂšre cacao au Cameroun.

Les candidats 2017 du Prix du sommet mondial des Nations unies seront Ă©valuĂ©s en fonction de sept critĂšres fondamentaux de l’ONU : le contenu, la fonctionnalitĂ©, la conception, la technologie, l’innovation, l’impact et la valeur globale. Les nominĂ©s de ce prix sont sĂ©lectionnĂ©s par les experts nationaux de la World Summit Awards (WSA), auprĂšs de 178 Etats membres de l’ONU. Les experts nationaux de la WSA proposent jusqu’à huit projets pour chaque pays et un pour chaque catĂ©gorie.

Un comitĂ© d’experts va se rĂ©unir en ce mois d’octobre pour sĂ©lectionner une « short list » de 40 candidats dans huit catĂ©gories soit cinq projets par catĂ©gorie (culture, santĂ©, mobilisation gouvernemental et engagement citoyen, agriculture, etc.). Ce sont ces 40 projets vainqueurs qui seront invitĂ©s au Sommet mondial des Nations Unies sur la sociĂ©tĂ© de l'information (SMSI) pour recevoir les prix. Les rĂ©sultats seront connus dĂšs la premiĂšre semaine de novembre 2017.

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