Cameroon Tribune
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​​Trafic de carburant: Un remorqueur saisi par la Marine

Alliance NYOBIA

Le navire ravitaillait un camion-citerne au niveau du pont de la Dibamba dans la nuit de mercredi Ă  jeudi.

Un bateau-remorqueur dĂ©nommĂ© « Elios » et battant pavillon camerounais a Ă©tĂ© saisi par une patrouille de routine de la Base navale de Douala, dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 octobre. Le navire, interceptĂ© non loin du pont sur la Dibamba, Ă©tait en train de ravitailler un gros porteur. De source autorisĂ©e Ă  la Base navale de Douala, le camion avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© chargĂ© Ă  hauteur de 35.000 litres de gas-oil quand les Ă©lĂ©ments de la Marine sont intervenus. « Il devait rester encore plus de 30.000 litres dans la cale du navire. C’est donc environ 70.000 litres qu’il transportait », prĂ©cise notre source.

Autre prĂ©cision, le remorqueur Ă©tait accompagnĂ© d’une vedette de plaisance, qui a Ă©tĂ© saisie Ă©galement. Son rĂŽle ? « Celui d’éclaireur. Mais malgrĂ© cet Ă©claireur, ils ont Ă©tĂ© pris par une patrouille de sĂ©curitĂ© des entrĂ©es fluviales du Wouri », indique notre source. Les deux embarcations complices, ainsi que le camion-citerne, ont Ă©tĂ© mis Ă  la disposition de la douane, Ă  travers sa composante « Halcomi » (Halte au commerce illicite), au dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre de l’Eau et de l’Energie, et Ă  la disposition Ă©galement du chef de la circonscription maritime de Douala (la Marine marchande).

« La Marine a rĂ©cemment acquis des moyens supplĂ©mentaires de communication et de surveillance en mer, afin de mieux traquer les trafiquants de carburant. Ceci se fait avec l’appui de la douane, Ă  travers Halcomi », explique un haut gradĂ© des forces de surface camerounaises. A la question de savoir d’oĂč vient ce carburant, CT a appris, s’agissant du trafic d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, que le produit a souvent pour origine un pays voisin. Cela dit, des trafics internes sont Ă©galement possibles. L’enquĂȘte ouverte par le commandant de la LĂ©gion de gendarmerie permettra peut-ĂȘtre d’y voir plus clair.

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​​Langue Bakoko: dictionnaires et livres disponibles

#Culture
Carine TSIELE

La présentation de ces ouvrages de la fondation Bibehe a eu lieu le 10 octobre dernier à Yaoundé.

Les pratiquants de la langue Bakoko peuvent dĂ©sormais renforcer leurs connaissances grĂące aux livres. Le dĂ©fi est rendu possible grĂące Ă  la fondation Bibehe, qui vient de mettre sur le marchĂ© six ouvrages didactiques en langue Bakoko, dans le Littoral. Il s’agit d’un dictionnaire de 57000 mots, des livres de grammaire et d’orthographe. Le 10 octobre dernier, les auteurs des ouvrages Ă©taient face Ă  la presse pour prĂ©senter leurs Ɠuvres et pour donner les raisons de leur initiative.

Jacques Dindjeke, l’un des auteurs, relate que c’est depuis 2003 qu’ils se sont lancĂ©s dans cette aventure avec pour but de promouvoir cette langue et de laisser des souvenirs aux gĂ©nĂ©rations futures. C’est ainsi qu’en compa gnie de Bienvenu Ngwanza, Alexandre Ndongola, ils sont allĂ©s voir Alphonse Bihehe, promoteur de la Fondation Bibehe, pour bĂ©nĂ©ficier des financements nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation de leur projet. Ils ont eu une rĂ©ponse favorable. Ils se sont alors inscrits Ă  la SIL oĂč ils ont appris la linguistique et on pu rĂ©aliser ce travail.

Dans la mĂȘme veine, Alphonse Joseph Bibehe a expliquĂ© que depuis quelques annĂ©es, les questions liĂ©es aux langues menacĂ©es de disparition et Ă  la perte de diversitĂ© linguistique dans le monde sont arrivĂ©es sur le devant de la scĂšne, ce qui a suscitĂ© auprĂšs des auteurs et de la fondation Bibehe un regain d’intĂ©rĂȘt. Outre la promotion de la diversitĂ© culturelle et linguistique, Alphonse Joseph Bibehe a Ă©galement profitĂ© de l’occasion pour Ă©voquer les autres missions de la fondation : l’accĂšs Ă  l’eau et Ă  l’assainissement, l’accĂšs aux mĂ©dicaments de qualitĂ©.
​​ONU – Cameroun: Antonio Guterres au Palais de l’UnitĂ©

Jean Francis BELIBI

En provenance de Bangui et en escale Ă  YaoundĂ©, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies a Ă©tĂ© reçu vendredi soir par le chef de l’Etat.

Tapis rouge ceint d’un piquet d’une dizaine d’élĂ©ments du Groupement d’honneur de la Garde prĂ©sidentielle, jets d’eau montant vers un ciel plutĂŽt clĂ©ment en ce mois de saison des pluies. C’est ainsi parĂ© que le Palais de l’UnitĂ© a accueilli vendredi soir le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations unies (ONU). En provenance de Bangui en RĂ©publique centrafricaine, Antonio Guterres a Ă©tĂ© reçu en audience par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya.

Un entretien qui aura durĂ© prĂšs d’une trentaine de minutes. S’il n’a pas fait de dĂ©claration Ă  la presse Ă  l’issue de cette audience, l’on sait nĂ©anmoins que les sujets d’intĂ©rĂȘt commun entre les deux personnalitĂ©s ne manquent pas. D’autant plus que la rencontre de vendredi dernier se situait dans le prolongement de celle qui les avait dĂ©jĂ  rĂ©unis le 22 septembre dernier Ă  New York en marge des travaux de la 72e session de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies.

Entre autres centres de discussion probables, le rĂšglement dĂ©finitif du diffĂ©rend de Bakassi avec le voeu Ă©mis Ă  New York, par le chef de l’Etat camerounais, de voir la commission mise sur pied par les Nations unies en vue de l’application de l’accord de Greentree poursuivre et achever sa mission. De mĂȘme, la question de la lutte contre le terrorisme qui affecte de nombreux pays du continent, Ă  l’instar du Cameroun qui fait face depuis quelques annĂ©es Ă  la secte terroriste Boko Haram, la crise en RĂ©publique centrafricaine voisine sont, entre autres, les raisons du dĂ©placement dans ce pays du patron de l’ONU. Une crise qui a de nombreuses rĂ©percussions sur le Cameroun avec les incursions de bandes armĂ©es venues de ce pays et les nombreux Centrafricains qui trouvent refuge sur notre territoire et dont il faut s’occuper.

Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies connaĂźt d’ailleurs assez bien cette situation, lui qui a Ă©tĂ©, avant sa dĂ©signation Ă  cette fonction, haut-commissaire des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s de juin 2005 Ă  dĂ©cembre 2015. C’est d’ailleurs Ă  ce titre qu’il avait visitĂ© le Cameroun en mars 2015. Au cours de ce sĂ©jour, il avait tenu Ă  remercier les plus hautes autoritĂ©s camerounaises pour les efforts dĂ©ployĂ©s en faveur de ces rĂ©fugiĂ©s. Autre centre d’intĂ©rĂȘt, la situation dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud- Ouest du Cameroun, pour laquelle Antonio Guterres, par la voix de son porte-parole, StĂ©phane Dujarric, avait plaidĂ© pour la prĂ©servation de la souverainetĂ© et de l’intĂ©gritĂ© territoriale du pays.

Le chef de l’Etat Ă©tait assistĂ© au cours de cet entretien du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang qui a accueilli l’hĂŽte du Cameroun Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen et du ministre, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh. Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies Ă©tait, pour sa part, accompagnĂ© de certains de ses collaborateurs, au rang desquels son reprĂ©sentant spĂ©cial pour l’Afrique centrale, François Lounceny Fall, de la reprĂ©sentante rĂ©sidente du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (PNUD) et coordonnatrice du systĂšme des Nations unies au Cameroun, Mme Alegra Maria Del Pilar.
​​TĂ©lĂ©phonie mobile: Les opĂ©rateurs Ă©pinglĂ©s

AĂŻcha NSANGOU

La qualité de service ne facilite pas toujours une communication fluide pour les consommateurs. Un audit commandé par le gouvernement le confirme.

CoĂŻncidence heureuse pour le reporter de Cameroon Tribune. Au sortir d’un point de presse organisĂ© par le ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications (Minpostel), Minette Libom Li Likeng, ce vendredi 27 octobre dans le cadre de «la restitution des rĂ©sultats de l’audit de la qualitĂ© de service des rĂ©seaux des opĂ©rateurs de communications Ă©lectroniques», ce dernier Ă©coute d’une oreille discrĂšte une conversation tĂ©lĂ©phonique dans le vĂ©hicule de transport en commun qui le ramĂšne. Une jeune dame essaie d’expliquer Ă  son interlocuteur au bout du fil, pourquoi jusqu’à cette heure (15h), il n’a pas reçu le short message service (sms) qu’elle lui a envoyĂ© depuis le matin.

A Ă©couter l’échange, la jeune fille a du mal Ă  se faire comprendre. Au fil de l’échange, on comprendra finalement qu’il s’agit d’une conversation avec son patron, Ă  qui elle essaie d’expliquer que dans le sms du matin elle le prĂ©venait de son absence au lieu de service pour la journĂ©e. Le sms serait toujours dans les airs. Il en est du cas de cette jeune dame comme de plusieurs autres utilisateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. On peut aisĂ©ment imaginer les consĂ©quences de ce dysfonctionnement. En fait, les consommateurs vivent au quotidien le pire de leurs relations avec les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile. Durant la journĂ©e de samedi encore, il Ă©tait impossible pour les abonnĂ©s de l’opĂ©rateur Mtn d’avoir accĂšs Ă  la connexion Internet.

Un incident sur la fibre optique, d’aprĂšs le message envoyĂ© par l’opĂ©rateur. C’est cela le quotidien des abonnĂ©s de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. Et la justification de l’audit de la qualitĂ© de service des rĂ©seaux des opĂ©rateurs de communications Ă©lectroniques commandĂ© par le chef de l’Etat est clair : «Une dĂ©gradation continue de la qualitĂ© de service chez tous les opĂ©rateurs due au non-respect de leurs cahiers de charges et Ă  la faiblesse technique du rĂ©gulateur dans l’accompagnement de ces opĂ©rateurs », a informĂ© Minette Libom Li Likeng.

Ces dĂ©faillances autant de l’opĂ©rateur que du rĂ©gulateur conduisent donc Ă  des consĂ©quences dĂ©sastreuses pour le consommateur notamment « la mauvaise disponibilitĂ© du rĂ©seau et l’absence de redondances ; des bases de donnĂ©es inexactes (environ 110% des donnĂ©es ne sont pas fiables) ; des coupures prĂ©coces d’appels et la dĂ©gradation de la qualitĂ© d’écoute ; une grande vulnĂ©rabilitĂ© aux menaces de sĂ©curitĂ© ; un faible dĂ©bit entrant des paquets internet», a dĂ©roulĂ© le Minpostel. En attendant que l’offre de service s’amĂ©liore, les utilisateurs ont trouvĂ© une astuce: surfer entre les diffĂ©rents opĂ©rateurs en espĂ©rant trouver toujours chez l’autre une qualitĂ© de service
 acceptable. Ce n’est pas le plus facile .
​​FacilitĂ© Ă©largie de crĂ©dits: Le satisfecit du FMI

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Au sortir de prĂšs de deux heures d’entretien vendredi dernier Ă  YaoundĂ© avec le ministre de l’Economie, Corinne Delechat chef de la mission a laissĂ© entendre que le pays est sur la bonne voie.

De la sĂ©ance de travail Ă  huis clos vendredi dernier entre la mission du FMI et le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat), on retient que le Fonds monĂ©taire international (FMI) est globalement satisfait des efforts fournis par le Cameroun pour maintenir la tĂȘte hors de l’eau, malgrĂ© le contexte Ă©conomique et financier difficile dans le monde et en Afrique centrale. « C’est la premiĂšre revue du programme sous facilitĂ© Ă©largie de crĂ©dit qui a Ă©tĂ© approuvĂ©e en juin 2017. Comme on l’avait dit en aoĂ»t dernier, les conditions de la revue se prĂ©sentent bien.

On salue la bonne performance du gouvernement camerounais au titre des objectifs du programme », a dĂ©clarĂ© Corinne Delechat, chef de la mission d’évaluation, face Ă  la presse. Pour elle, la mobilisation, l’engagement des autoritĂ©s pour atteindre les objectifs et mettre en oeuvre les rĂ©formes structurelles qui sous-tendent le programme avec le FMI sont prometteurs. Cette satisfaction provient de la revue de plusieurs secteurs impliquant le Minepat. Il s’agit de la situation des grands projets d’investissement et de leur financement ; l’état d’avancement des projets spĂ©ciaux (Plan d’urgence triennal, CAN, jeunesse, etc.) ; des emprunts extĂ©rieurs et des accords de partenariat public-privĂ© relatifs aux projets du DSCE.

Le rapport que la dĂ©lĂ©gation prĂ©sentera le 3 novembre prochain, au terme de sa mission d’évaluation, sera donc positif pour cette premiĂšre Ă©tape, a affirmĂ© Mme Delechat. Mais avant de poursuivre son sĂ©jour au Cameroun, le chef de mission a tenu Ă  rappeler les attentes du FMI, au terme du programme Ă©conomique et financier triennal : « L’objectif de ce programme est de donner au Cameroun et aux pays de la CEMAC, un espace pour mettre de l’ordre dans la maison en matiĂšre de finances publiques, pour rendre la dette plus soutenable et implĂ©menter d’importantes rĂ©formes pour rendre le secteur privĂ© plus compĂ©titif et permettre Ă  la croissance de vĂ©ritablement prendre son envol ».

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#Economie
AĂŻcha NSANGOU

Assurance a Ă©tĂ© donnĂ©e par les responsables de l’entreprise française Sogea-Satom au cours d’une sĂ©ance de travail avec le ministre des Travaux publics jeudi dernier Ă  YaoundĂ©.

D’ici la mi-novembre, le chantier de rĂ©habilitation de la route Babadjou-Bamenda va connaitre une phase dĂ©cisive. Les populations pourront observer une mobilitĂ© des engins sur le terrain. C’est l’une des informations rĂ©vĂ©lĂ©es jeudi dernier au cours de la concertation entre le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi et les responsables de l’entreprise Sogea-Satom, en charge de l’exĂ©cution de ce projet.

Parlant de la rĂ©habilitation de la route Babadjou-Bamenda justement, des phases prĂ©liminaires sont en cours, un site de carriĂšre vient d’ĂȘtre confirmĂ© et donc, d’ici la deuxiĂšme quinzaine du mois de novembre, les engins devront ĂȘtre visibles sur le terrain. «C’est un chantier qui a dĂ©marrĂ© depuis le mois de juillet. Comme tout projet de route, il passe par des phases prĂ©liminaires indispensables que sont un projet d’exĂ©cution, la vĂ©rification des hypothĂšses d’études, la recherche de sites de matĂ©riaux et la mobilisation des matĂ©riels. Sous peu, les engins seront dĂ©ployĂ©s sur le terrain pour commencer la premiĂšre phase des travaux », explique Marc Grechi, directeur de Sogea-Satom.

Les Ă©changes ont Ă©galement portĂ© sur la construction du deuxiĂšme pont sur le Wouri dĂ©jĂ  ouvert Ă  la circulation. Satisfaite de la situation sur le terrain, la dĂ©lĂ©gation de l’entreprise SogeaSatom conduite par son prĂ©sident, Jean Luc Gobert, a rassurĂ© le maĂźtre d’ouvrage quant au suivi des travaux. Les autres projets de cette collaboration ont Ă©galement Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s.

Il s’agit entre autres des travaux d’amĂ©nagement de l’entrĂ©e ouest de la ville de Douala, des travaux de bitumage de la Ring-road, tronçon de Ndop-Kumbo. « Chacune de ces opĂ©rations a un planning bien dĂ©terminĂ©, notamment le planning du maĂźtre d’ouvrage. Notre obligation est de rĂ©aliser les travaux dans les dĂ©lais et je crois que jusquelĂ  nous livrons nos projets dans les dĂ©lais.

Nous ferons pareil pour les projets qui sont en cours de dĂ©marrage», indique Marc Grechi. En Ă©changeant avec le maĂźtre d’ouvrage, les responsables de Sogea-Satom ont Ă©galement introduit des demandes complĂ©men taires. Il s’agit notamment du paiement des dĂ©comptes. Emmanuel Nganou Djoumessi a rassurĂ© ses interlocuteurs sur le rĂšglement effectif de ces obligations dans les plus brefs dĂ©lais.

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#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Le haut-commissaire de ce pays, Lawan Abba Gashagar, a été reçu en audience vendredi par le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji.

Ils Ă©taient trois au cabinet du prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji vendredi dernier. Le haut-commissaire du Nigeria au Cameroun, l’ambassadeur de Suisse et le prĂ©sident de l’assemblĂ©e parlementaire des pays d’Afrique, des CaraĂŻbes et du Pacifique (ACP).

D’abord, Lawan Abba Gashagar, hautcommissaire du Nigeria au Cameroun s’est entretenu avec le prĂ©sident du SĂ©nat sur l’état de la coopĂ©ration entre les deux pays et la situation dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. En effet, le haut-commissaire a rappelĂ© que le Cameroun accueille des milliers de rĂ©fugiĂ©s nigĂ©rians et qu’à ce jour, les deux pays rĂ©flĂ©chissent Ă  la stratĂ©gie Ă  mettre sur pied pour les raccompagner vers leur pays d’origine dans les meilleures conditions.

S’agissant de la situation dans les rĂ©gions anglophones, Lawan Abba Gashagar a indiquĂ© que son pays encourage une rĂ©solution pacifique et diplomatique du problĂšme. Mais, « il n’est pas question de soutenir quelque situation susceptible de crĂ©er des problĂšmes Ă  nos voisins, tout comme nous ne souhaitons pas que nos voisins soutiennent quelque situation qui va nous poser problĂšme », a-til ajoutĂ©. Autre hĂŽte reçu au SĂ©nat, PiĂ©tro Lazzeri, le nouvel ambassadeur de Suisse au Cameroun.

Au menu des Ă©changes, la derniĂšre visite du prĂ©sident suisse du Conseil des Etats (Ă©quivalent de SĂ©nat) au Cameroun. Le nouvel ambassadeur et le prĂ©sident du SĂ©nat ont Ă©galement discutĂ© de la coopĂ©ration entre les deux pays, notamment en matiĂšre migratoire et de formation professionnelle, ainsi que l’aide humanitaire que fournit la Suisse au Cameroun.

Enfin, le prĂ©sident rĂ©cemment Ă©lu de l’assemblĂ©e parlementaire des ACP, Joseph Hyacinthe Owona Kono, est venu rendre compte et dire sa gratitude au prĂ©sident du SĂ©nat suite Ă  son Ă©lection Ă  Bruxelles. «Je me suis rapprochĂ© de lui pour lui dire que je viendrai boire la source de ses conseils », a-t-il ajoutĂ©.

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Cameroon-Nigeria: Fruitful Collaboration To Intensify

Idriss Deby Itno écrit à Paul Biya
Cameroon Tribune du mercredi, 31 octobre 2017.
​​President Biya Joins Summit To Rebuild CEMAC

#Presidential
Richard KWANG KOMETA

The Head of State and wife, Chantal Biya arrived in N’Djamena yesterday to participate at the Extraordinary sub-regional gathering today.

An extraordinary Summit of Heads of State of the Central African Economic and Monetary Community, CEMAC, will hold today 31 October, 2017 at the behest of Chadian President, Idriss Deby Itno, who is the current President of the institution. The President of Cameroon, Paul Biya who is attending the event arrived in the Chadian capital, N’Djamena yesterday by 4:50 p.m. accompanied by his wife and a strong delegation of cabinet Ministers handling files related to the event. He was welcomed at the foot of the plane by the Chadian Head of State, Idriss Deby Itno and Wife, Hinda Deby Itno.

Since last year, the International Monetary Fund, IMF, indicated the challenging economic situation in the sub-region and suggested remedial measures to get the economies of the six member countries namely: Cameroon, Chad, the Central African Republic, Gabon, Equatorial Guinea and Congo Brazzaville on track. Even though Cameroon has been witnessing a more favourable economic situation, the drop in the prices of raw materials, especially crude oil has affected all the countries and the hindrances to the movement of persons and goods kept the entire CEMAC zone backwards.

In addition, the initial idea of creating an integrated sub-region has been impossible with certain member States holding tight to their national interests rather than community good. Even the CEMAC Additional Act of 25 June, 2013 which Cameroon and Congo agreed to, has only come into effect in Chad, Gabon, and Equatorial Guinea between August and October this year. By removing the visa restrictions to the movement of persons within the sub-region for a period of three months if they own a valid diplomatic, service or ordinary passport, intra-regional trade within the zone will likely be enhanced.

Today’s extraordinary summit will as such be expected to look into other salient issues that must be ironed out to foster growth and prosperity in CEMAC member countries. The programme begins as early as 8:00 a.m. with the arrival of personalities and the Heads of State, four of whom were announced to have confirmed their participation will be entering the Hotel Radisson Blu conference hall by 10:30 a.m.

Presidents Paul Biya of Cameroon, Idriss Deby Itno of Chad, Teodoro Obiang Nguema of Equatorial Guinea and Faustin Archange Touadera of the Central African Republic will meet to look into ways of tackling the economic crisis facing the sub-region and fostering their integration agenda. Gabon and the Republic of Congo are expected to be represented at Prime Ministerial levels.

Accompanying President Paul Biya to the Summit are the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella, the Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze, the Minister of Finance, Alamine Ousmane Mey, the Minister in Charge of Special Duties at the Presidency, Victor Arrey Mengot, the Minister, Assistant Director of Civil Cabinet at the Presidency, Joseph LE among other officials as well as close aides to the Head of State.

As if to underline the locomotive role that Cameroon plays within the sub-region, supporters of the ruling Cameroon People’s Democratic Movement, CPDM were massively present at the Hassan Djamous Airport in N’Djamena to offer a hectic welcome to the Presidential Couple. Coming from Kouseri in the Logone and Chari Division that is neighbouring Chad and even as far as the Adamawa and North Regions, the CPDM supports danced to the rhythms of several cultural groups in Cameroon. They sought to highlight their attachment to State institutions in the country and the Unity and peace which they insisted that Cameroonians should seek to uphold.
​​Consommation de stupĂ©fiants Ă  l’école: ça devient inquiĂ©tant

#24heures
Marie Christine NGONO

L’exclusion rĂ©cente de neuf Ă©lĂšves du lycĂ©e technique, industriel et commercial de YaoundĂ©, pris en flagrant dĂ©lit, vient allonger la liste des faits divers similaires.

La drogue a dĂ©cidĂ©ment franchi les grilles d’un Ă©tablissement scolaire. Le constat a Ă©tĂ© fait, une fois de plus, mercredi dernier Ă  la brigade de gendarmerie de Melen. Les Ă©lĂ©ments du commandant de brigade BenoĂźt Mvogo ont interpellĂ© neuf Ă©lĂšves du lycĂ©e technique, industriel et commercial de YaoundĂ© dans la chambre d’un Ă©tudiant de l’universitĂ© de YaoundĂ© I.

Ces derniers, accompagnĂ©s de trois Ă©tudiants adultes de cette universitĂ©, ont Ă©tĂ© surpris en pleine consommation de chanvre indien, de la chichia et du whisky, entre autres. Selon une source ayant requis l’anonymat, une bonne frange des Ă©lĂšves ĂągĂ©s de 12 Ă  18 ans de l’établissement susmentionnĂ© avouent avoir dĂ©jĂ  fumĂ© l’un de ces stupĂ©fiants. Le constat Ă©tabli dans les services de mĂ©decine scolaire et par certains chefs d’établissement de la place est alarmant. Surtout quand on constate que ces chiffres ont Ă©voluĂ© en l’espace de quelques mois.

Des Ă©lĂšves du collĂšge de La Retraite avaient Ă©tĂ© surpris il y a quelques mois encore en pleine consommation de stupĂ©fiants. Il y a quelques annĂ©es encore, ce sont 17 Ă©lĂšves du lycĂ©e classique de Bafoussam qui avaient Ă©tĂ© exclus pour les mĂȘmes raisons.

Ces stupĂ©fiants font sombrer de nombreux jeunes dans la spirale de l’échec scolaire et parfois mĂȘme dans la dĂ©linquance. Les garçons ne sont pas les seuls concernĂ©s. Les jeunes filles le sont aussi. Serge A., ĂągĂ© de 22 ans, est chanteur de Rap. La derniĂšre chanson de son premier album a Ă©tĂ© dĂ©diĂ©e Ă  ses camarades dont le destin a tristement basculĂ© Ă  cause de la drogue. Chanter pour eux lui a semblĂ© le meilleur moyen de faire passer son message afin de les aider et les convaincre de revenir Ă  une vie normale. « Je pense que la drogue est un tueur. J’ai Ă©tĂ© dans cette situation et cela m’a valu plusieurs exclusions. Il a fallu que je me ressaisisse pour savoir quoi faire de ma vie », confie-t-il.

Conscients du danger qui rĂŽde, certains parents ont de la peine Ă  trouver le meilleur Ă©tablissement pour leurs enfants. Certains se renseignent d’abord sur la rĂ©putation de l’école. « Je prĂ©fĂšre rencontrer les chefs d’établissement car je veux ĂȘtre sĂ»re que mon enfant sera bien encadrĂ© », dĂ©clare Yvette Tchoungang, parent d’élĂšve. « De la 6e en terminale, les Ă©lĂšves peuvent se procurer de la drogue moyennant quelques piĂšces », poursuit Serge A.

Ces drogues, expliquent certains anciens Ă©lĂšves, leur sont fournies par de soi-disants vendeurs de documents. Des enseignants sont parfois au courant de ce qui se passe en dehors des lycĂ©es. Emmanuel Atangana, en service dans un Ă©tablissement de la place, affirme qu’il rencontre chaque jour des Ă©lĂšves en dĂ©tresse. Pour lutter contre ce flĂ©au, des structures d’encadrement ont Ă©tĂ© mises en place. Objectif : sensibiliser et expliquer aux Ă©lĂšves les dangers de la consommation de la drogue.
Cameroon Tribune du mercredi, 1er novembre 2017.
​​CEMAC Zone: Circulation Is Free

Richard KWANG KOMETA

The confirmation was given yesterday 31 October, 2017 in N'Djamena by Heads of State of the sub-region.

“Iwant to be sure that all sons and daughters of the CEMAC who are in this hall came to N’Djamena without a visa.” The statement from the Chadian Head of State, Idriss Deby Itno, current President of the Economic and Monetary Community of the Central African States, CEMAC, at the opening of an Extraordinary Summit of the zone aimed at fine-tuning reforms was welcomed by general approval applause from the audience.

The summit followed a series of measures by all countries of the sub-region to eliminate all visa requirements for a three-month period from citizens of Cameroon, the Central African Republic, Congo, Chad, Equatorial Guinea, and Gabon who hold an ordinary, service or diplomatic passport. Since the creation of the UDEAC in Fort-Lamine, Chad in 1964 to its transformation into CEMAC in 1994, the objective of free movement of persons and goods has appeared so hard to attain.

Thus, yesterday’s gathering in N’Djamena was a breakthrough for the leaders. Present for the Summit were Presidents Paul Biya of Cameroon, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo of Equatorial Guinea, Idriss Deby Itno of Chad and Faustin Archange Touadera of the Central African Republic. Gabon and Congo Brazzaville were represented by their various Heads of Government. Presenting a balance sheet of his stewardship during the 2012-2017 tenure as President of the CEMAC Commission, Pierre Moussa painted a positive picture of progress in the sub-region in spite of persistent crisis in the Central African Republic that created enormous human and logistic problems to staff members and their families who could not work effectively in Bangui. The insecurity affecting some countries of the sub-region and the recent economic crisis, he insisted, have not prevented the CEMAC zone from achieving most of its goals.

He cited the liberation of movement and the institution of the Community Integration Tax, TCI adding that education, health care, energy supply and the Regional Economic Programme codenamed PER were on course. He appreciated support from all the leaders of the sub-region given to him and his team within the last five years and wished well to his successor, former Prime Minister of Gabon, Daniel Ona Ondo. In his opening speech, President Idriss Deby Itno pointed out that geographical barriers and national frontiers had long disappeared from the minds of the populations and it required only the political will to make the free circulation of people and goods effective within the CEMAC.

The people, he said, needed strong actions by their leaders to enable the sub-region to gain from the advantages of living together and doing business as one in the same community. The next urgent issue for the leaders to tackle after this institution of visa-free movement, he noted, is the Community Integration Tax. Apart from arrears owed by member countries, the collection mechanism still needs to be made fluid in order to permit the various institutions of CEMAC to function effectively.

The Mayor of N’Djamena, Mrs Mariam Debit announced in her speech that a street has been christened CEMAC in her town to mark the historic place that the sub-region occupies in Chad. President Paul Biya and wife Chantal Biya who arrived in N’Djamena on Monday 30 October, 2017 for the summit took an active part both at the opening and during the closed door sessions that preceded the end of the gathering. He has been at the centre of the determination to ensure that people from the CEMAC zone can move and carry on with their trade activities freely. The summit ended with the appointment of officials into strategic posts of responsibility within the CEMAC Commission among whom Cameroon-born Shey Jones Yembe, appointed CEMAC Commissioner.
​​Chantal Biya, Hinda DĂ©by Itno: Ensemble, le coeur sur la main

Yvette MBASSI-BIKELE

Les premiĂšres dames camerounaise et tchadienne ont partagĂ© la journĂ©e d’hier, entre visite sur le terrain et dĂ©jeuner.

JournĂ©e fort chargĂ©e pour les Ă©pouses des chefs d’Etat camerounais et tchadien hier Ă  N’Djamena. Une journĂ©e qu’elles ont dĂ©butĂ©e en rehaussant de leur prĂ©sence, l’éclat de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture des travaux du sommet extraordinaire de la CEMAC dans les salons de l’hĂŽtel Radisson Blu, aux cĂŽtĂ©s de leurs Ă©poux. C’est aux alentours de 11h30, aprĂšs la photo de famille signant le terme de la cĂ©rĂ©monie protocolaire, que Chantal Biya et Hinda DĂ©by Itno se sont retirĂ©es pour se retrouver entre dames.

Au menu de leur programme spĂ©cial : la visite de la Fondation Grand Coeur, initiative de la premiĂšre dame tchadienne, et un dĂ©jeuner dans un restaurant huppĂ© en ville. C’est une oeuvre caritative semblable Ă  la sienne, en de nombreux points, que Mme Chantal Biya a dĂ©couverte Ă  N’Djamena. En effet, comme la Fondation Chantal Biya (FCB) pour la premiĂšre dame camerounaise, la Fondation Grand Coeur est le fruit de l’engagement de l’épouse du prĂ©sident tchadien auprĂšs de son peuple. L’institution créée en janvier 2007 s’est donnĂ© pour mission principale la lutte contre les inĂ©galitĂ©s sociales, la recherche du bien-ĂȘtre des populations, le dĂ©veloppement. Et aussi l’encouragement du mĂ©rite et la promotion de l’excellence.

Ainsi, ses axes majeurs d’intervention concernent la santĂ©, l’éducation, le social. Ses faits d’arme portent sur l’assistance aux personnes vulnĂ©rables, la protection des enfants, la scolarisation des filles, la prise en charge des fistules obstĂ©tricales, du cancer du col de l’utĂ©rus, des malformations congĂ©nitales ou dues Ă  diffĂ©rents cancers. En compagnie de son homologue, Mme Chantal Biya a visitĂ© le siĂšge de la fondation, sis non loin de la cĂ©lĂšbre Place de la nation. Elles y ont Ă©tĂ© accueillies par une foule en joie. Dans les jardins de l’institution, des groupes de danse dont un camerounais Ă©taient Ă  l’oeuvre, cĂ©lĂ©brant les actions des deux hautes personnalitĂ©s, selon la pure tradition africaine.

Mme Chantal Biya et son hĂŽte marqueront un point d’honneur Ă  les saluer cordialement avant de s’installer dans une salle, pour suivre la projection d’un documentaire donnant Ă  voir les rĂ©alisations de Mme Hinda DĂ©by Itno au Tchad. L’on y apprend qu’à ses dĂ©buts, la Fondation Grand Coeur s’occupait de prendre en charge par Ă©vacuation sanitaire Ă  l’étranger les enfants Tchadiens victimes de malformations. GrĂące Ă  divers partenariats avec des ONG internationales travaillant dans le domaine de la santĂ©, cette prise en charge s’effectue dĂ©sormais sur place au Tchad. 10 000 patients ont Ă©tĂ© reçus dans ce cadre, pour 1 500 opĂ©rations chirurgicales de nombreuses tumeurs et excroissances.

Au regard de ce succĂšs, il est envisagĂ© la crĂ©ation d’une unitĂ© spĂ©cialisĂ©e et d’une autre dĂ©diĂ©e Ă  l’oncologie pĂ©diatrique dans la capitale tchadienne. EdifiĂ©e sur les prouesses de son homologue, Mme Chantal Biya a signĂ© le livre d’or de l’institution par un mot d’encouragement. Puis les deux dames ont quittĂ© les lieux sous les ovations du public, pour dĂ©jeuner ensemble dans un restaurant de la ville.
​​Transport interurbain: 32 compagnies menacĂ©es de fermeture

Elise ZIEMINE NGOUMOU

Elles fonctionnaient depuis des années sans agrément. Le ministre des Transports leur a donné un mois pour régulariser leur situation.

Ce mois est celui de la clarification pour 32 compagnies de transport interurbain au Cameroun. Elles fonctionnaient jusqu’ici sans agrĂ©ment, une pratique relevant de la clandestinitĂ©. Le ministre des Transports vient de siffler la fin de la rĂ©crĂ©ation. Dans un communiquĂ© signĂ© le 27 octobre dernier, Edgard Alain Mebe Ngo’o donne un mois aux structures concernĂ©es pour rĂ©gulariser leur situation. Sur la liste noire figurent entre autres, des noms aussi connus que Charter express voyage, Vatican compagny, Marathon voyage, Charite voyage, Super confort express, Super amigo, Avenir, Musango voyages, ElĂ©gance du Noun, Alliances voyages, Melo voyages.

Certaines de ces compagnies sont Ă  leur premiĂšre interpellation et d’autres fonctionnent dans l’illĂ©galitĂ© depuis des annĂ©es. Toutes ont Ă©tĂ© dĂ©masquĂ©es Ă  la suite d’un audit de conformitĂ© menĂ© par le ministĂšre des Transports au mois d’aoĂ»t dernier. C’est ainsi que les « sans papiers » ont Ă©tĂ© appelĂ©s Ă  se conformer. Une sorte de sensibilisation avant la rĂ©pression. Car ceux qui prendront le texte du ministre des Transports Ă  la lĂ©gĂšre assisteront « au retrait pur et simple de leurs licences de transport et par consĂ©quent Ă  la fermeture de leurs agences de voyage », ajoute le ministre dans son communiquĂ©.

Au lendemain de la publication de cette dĂ©cision visant Ă  nettoyer le secteur du transport interurbain, l’on a appris de sources bien informĂ©es dans ce dĂ©partement ministĂ©riel que des responsables desdites compagnies ont commencĂ© Ă  se bouger. L’interlocuteur n’a pas souhaitĂ© rĂ©vĂ©ler le nombre de dossiers dĂ©jĂ  reçus, mais il affirme que les concernĂ©s ne veulent pas voir leurs sources de revenus coupĂ©es. En effet, au ministĂšre des Transports, l’on semble plus que jamais dĂ©cidĂ© Ă  ne laisser sur les axes routiers que les transporteurs en rĂšgle. Tous ceux qui veulent aller Ă  l’encontre des textes seront mis hors d’état de nuire.
​​An 35 du Renouveau: Le RDPC donne le ton

Azize MBOHOU

A l’occasion de la cĂ©lĂ©bration, le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central, Jean NkuĂ©tĂ©, appelle Ă  la consolidation des acquis de paix, d’unitĂ© et d’intĂ©gritĂ©.

La traditionnelle circulaire du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), Jean NkuĂ©tĂ© rappelle d’abord, fort opportunĂ©ment, que le Renouveau national est nĂ© avec l’accession Ă  la magistrature suprĂȘme du prĂ©sident Paul Biya, le 6 novembre 1982. C’était, note-t-il, l’aspiration commune et profonde de l’immense majoritĂ© des Camerounais Ă  bĂątir « le vivre-ensemble » dans notre pays. Ce, sur la base des valeurs immuables de paix, d’unitĂ©, de libertĂ©, d’intĂ©gritĂ©, de modernitĂ©, de dĂ©mocratie et de justice. La finalitĂ©, indubitablement, Ă©tant l’épanouissement individuel et collectif. DĂšs lors, le RDPC condamne toute tentative de dĂ©stabilisation de l’unitĂ© et de l’intĂ©gration du pays.

35 ans plus tard, le RDPC place cette cĂ©lĂ©bration sous le thĂšme : « Contribuons ensemble au renforcement de « l’esprit camerounais » pour la consolidation de l’unitĂ© et l’intĂ©gritĂ© nationales et de la paix ». C’est que, comme le relĂšve Jean NkuĂ©tĂ© , « l’une des grandes victoires du Renouveau est d’ĂȘtre parvenu Ă  forger une identitĂ© camerounaise forte ». A ce jour, chaque militant du RDPC, mieux, chaque Camerounais, doit exalter avec fiertĂ© la glorieuse Ă©popĂ©e sous la coupe du prĂ©sident Paul Biya. Ainsi, le RDPC propose que « l’esprit camerounais forgĂ© par le Renouveau », soit la dĂ©clamation du caractĂšre un et indivisible du Cameroun.

« C’est aussi la fiertĂ©, hĂ©ritĂ©e des pĂšres du nationalisme, d’ĂȘtre Camerounais Ă  l’intĂ©rieur et hors des frontiĂšres nationales ; c’est le culte de l’effort et le rejet de l’impossible ; c’est la passion de la paix et de l’unitĂ© nationale ». Sans triomphalisme, le RDPC prescrit Ă©galement « la culture de la pondĂ©ration, de la tolĂ©rance, de la patience et de la rĂ©silience ». La cĂ©lĂ©bration du 35e anniversaire du Renouveau se veut donc un moment de mobilisation dans les diffĂ©rentes sections RDPC Ă  travers le pays.

Les militants, amis, sympathisants et Ă©lecteurs de ce parti doivent renouveler l’expression de leur attachement aux idĂ©aux portĂ©s par Paul Biya depuis le 6 novembre 1982. Car, pour Jean NkuĂ©tĂ©, le Renouveau national est toujours d’actualitĂ©. « Il n’a pas pris une seule ride. C’est une source d’inspiration permanente pour la rĂ©alisation de destin de notre pays », Ă©crit le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central. Une rĂ©fĂ©rence constante donc, mieux, « un guide intemporel. Un meilleur gage pour le futur ».
​​National Industrial Zones: Making Them More Attractive

MBOM Sixtus

At a time government is announcing the creation of the Bamenda industrial zone, others nationwide are begging for upgrade

Driving through the Yaounde Industrial Zone into the highway linking the political capital to the port city of Douala, one may for a first experience, expect to hear noises of clanking heavy metals, humming machines or honking trucks exiting or entering light and heavy industries. But on a typical working day like Tuesday October 31, 2017, Cameroon Tribune noticed no such thing in the zone; despite the fact that it was mapped out since 1982. The area is however not totally void of industries.

Conspicuous among the few companies giving the area the smell and look of an industrial zone are two breweries; one is SOFAVINC, producer of wines and spirits and the other, SABC, specialized in the production and distribution of beers and soft drinks. A larger part of the zone is occupied by private homes and petit businesses. About 100 hectares of the 316- hectare industrial zone are in the hands of illegal occupants while a vast part of it is unoccupied, according to Christol Georges Manon, General Manager of the state institution in charge of allocation and management of industrial zones (MAGZI).

He says the company had hired an expert whose findings showed that though the aboriginal people of the area had been compensated for their land, they cannot be sent away because of the worth of private infrastructure on the land. He however said the proposals of the consultant are on President Paul Biya’s table. Industrial zones are generally located on the outskirts of cities and provided with good transport facilities such as roadways, railways, highways, airports and high-power electricity supplies, high-end communication infrastructure, large volumes of water supplies among other things.

Manon admits providing these integrated infrastructure in one place is a sure way of attracting investors. He said the “future industrial zone in Bamenda is linked by roads and electricity. It will soon be linked with water so its location is good enough to attract investors, especially citizens from this part of the country who are living abroad. They should return home, invest in this 45-hectare zone and create jobs.” The MAGZI General Manager also decried the fact that a majority of industrial zones in other regions lack the required infrastructure.

“The lack of roads is a serious hindrance. But we just have to be patient since government is taking measures to make these zone more attractive so that they can effectively contribute to the industrialization needed to push the country forward,” he said, noting the Far North Region also needs a zone of its own.
Forwarded from Cameroon Tribune
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​​Guerre contre Boko Haram : les zones de conflit revivent

MESSI BALA

L’éducation a repris ainsi que l’agriculture avec la rĂ©duction des attaques, liĂ©e Ă  la nouvelle tactique. Illustration avec Kolofota.

A partir de l’hĂ©licoptĂšre, l’on n’aperçoit que des monticules de terre tout autour de la ville de Kolofata, Ă  27 minutes de Maroua. Mais une fois descendu, l’on se rend trĂšs vite compte que les engins du GĂ©nie militaire ont creusĂ© Ă  certains endroits parfois Ă  plus de six mĂštres de profondeur sur des largeurs de trois mĂštres. Le lieutenant-colonel Nko’o Ela de l’opĂ©ration Alpha raconte que « le 17 octobre 2017, deux jeunes filles, kamikazes en l’occurrence, se sont fait exploser dans la localitĂ© de Limani (Ă  20 km environ de Kolofata). C’était dans l’une de ces tranchĂ©es dont elles ignoraient l’existence, parce que conduites par leur guide prĂšs de la frontiĂšre aux aurores. Une fois dans le trou, elles Ă©taient obligĂ©es d’actionner leurs explosifs parce qu’incapables de sortir».

C’est dire que la dĂ©cision du haut-commandement militaire de construire des tranchĂ©es autour des sites d’une part et d’autre part autour de certaines agglomĂ©rations porte ses fruits. « D’oĂč notre ambition d’atteindre la rĂ©alisation des 180 Km de tranchĂ©es de TildĂ© au NigĂ©ria Ă  Waza (Cameroun) », soutient le gĂ©nĂ©ral de brigade, JĂ©rĂ©mie Djonkep, commandant de la rĂ©gion militaire interarmĂ©es no4. Et le rĂ©sultat de la ceinture de Kolofata par des tranchĂ©es est palpable sur le terrain.

« Les tranchĂ©es sont Ă©rigĂ©es de sorte que lorsqu’un Ă©tranger arrive Ă  pied, il est obligĂ© de les contourner pour se retrouver Ă  200 mĂštres du point de contrĂŽle d’un comitĂ© de vigilance. A distance, il est examinĂ© pour qu’on s’assure qu’il ne porte aucun engin explosif », renseigne un membre du comitĂ© de vigilance de Kolofata. Tout au long de la route qui mĂšne de Kolofata Ă  AmchidĂ© (Banki), des champs d’oignons renaissent. La culture du coton a repris. Des troupeaux de bƓufs circulent. On prĂ©pare ci et lĂ  la terre pour semer le sorgho. Des enfants jouent au football dans la cour du collĂšge d’enseignement technique. CT a retrouvĂ© le maire, le sous-prĂ©fet et leurs collaborateurs dans leurs diffĂ©rents services. La vie a repris son cours normal grĂące Ă  l’assurance qu’apportent les tranchĂ©es.