Cameroon Tribune
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​​DoumĂ©: le Renouveau fait foule

#Politique
Steve LIBAM

Le chef de la délégation du Comité central du RDPC dans la localité, Joseph LE, a présidé un meeting particuliÚrement couru hier.

Les populations de DoumĂ©, dans la rĂ©gion de l’Est, Ă©taient plutĂŽt nombreuses hier au Cercle municipal de la ville pour les cĂ©lĂ©brations des 35 ans d’accession du prĂ©sident Paul Biya Ă  la magistrature suprĂȘme.

Parmi cette foule, il n’y avait pas que les militants du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), venus des coins les plus reculĂ©s de l’arrondissement : Bayon, Mbama, Kempong, Loumbou, Goumbegeron, etc. Mais aussi des sympathisants et des populations venus assister Ă  la rencontre. La salle de rĂ©union du Cercle municipal s’est avĂ©rĂ©e trop exigĂŒe face Ă  une telle affluence.

Au final, c’est Ă  l’air libre dans la cour que le chef de la dĂ©lĂ©gation du ComitĂ© central du RDPC, Joseph LE, membre de la dĂ©lĂ©gation permanente du Haut-Nyong, a tenu le meeting prĂ©vu en ce jour anniversaire.

Et, ni le soleil ardent dans un premier temps, ni le ciel qui s’est fait par la suite menaçant, n’ont pu freiner l’ardeur des militants du RDPC, des populations et des cĂ©lĂ©brants. « Nous sommes venus rassurer en ce jour anniversaire nos compatriotes de DoumĂ© et de ses environs en leur disant qu’il n’y a pas lieu d’avoir peur.

Le Cameroun est gouvernĂ© et bien gouvernĂ© par notre chef, Son Excellence Paul Biya. Il le fait depuis 35 ans et il va continuer Ă  le faire », a notamment dĂ©clarĂ© le ministre Joseph LE. Il a, Ă  l’issue de son adresse, remis un don en pagnes et gadgets du parti aux militants rassemblĂ©s.
​​Akonolinga: engagement renouvelĂ©

#Politique
Alain MAZDA

La section Rdpc du Nyong et Mfoumou a adressĂ© une motion de soutien Ă  Paul Biya, Ă  l’occasion de l’anniversaire de son accession au pouvoir.

Serment de fidélité, de militantisme et de patriotisme. Serment de rigueur et de moralité publique. Serment pour la préservation de l'intégrité territoriale pour faire face aux vents contraires à l'unité nationale si chÚre et si précieuse au pays.

La section Rdpc du Nyong et Mfoumou sud Ă  Akonolinga ne souhaite pas rompre ce serment vieux de plus de trente-cinq ans. Dans les allocutions, le ministre Robert Nkili, chef de dĂ©lĂ©gation permanente dĂ©partementale du ComitĂ© central du Rdpc pour le Nyong et Mfoumou sud Ă  Akonolinga s’est fĂ©licitĂ© des acquis. Il « souhaite la prĂ©servation de ce prĂ©cieux hĂ©ritage ».

Lui emboĂźtant le pas, Pierre Georges Akamba Assembe, prĂ©sident de la section locale du Rdpc n’oublie pas les bienfaits du prĂ©sident national du Rdpc, prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul Biya.

Les militants appellent donc unanimement Ă  la continuation de l'Ɠuvre riche et fĂ©dĂ©ratrice initiĂ©e depuis son accession au pouvoir le 6 novembre 1982. Un jour anniversaire qu'ils trouvent judicieux pour prĂ©parer les dĂ©fis Ă  venir, a ajoutĂ© Jean Claude Bekolo Mbang, membre du comitĂ© central du Rdpc.

Avec ses soixante sections Rdpc, le Nyong et Mfoumou revendique la place du plus vaste et plus grand vivier politique fidÚle à l'homme du Renouveau. Trente-cinq ans aprÚs, le département a gardé intacte sa ferveur militante des premiers jours, au point de préparer déjà les prochaines échéances électorales par une motion de soutien lue séance tenante.
​​Mfoundi IV: en rangs serrĂ©s

#Politique
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Hier Ă  la permanence du parti de Nkolndongo, les militants de cette section ont rĂ©affirmĂ© leur soutien indĂ©fectible Ă  l’homme du 6 novembre.

Une dĂ©ferlante de supporters de Paul Biya, tous plus enjouĂ©s les uns que les autres. Hier Ă  la permanence du parti de Nkolndongo Ă  YaoundĂ©, c’est en masse qu’ils sont sortis lui rĂ©affirmer soutien et attachement irrĂ©versibles.

Comme le dira RĂ©gine Amougou Noma, prĂ©sidente de la section Ofrdpc du Mfoundi IV, par ailleurs maire de cette circonscription, « la cĂ©lĂ©bration de l’anniversaire de l’accession Ă  la magistrature suprĂȘme du chef de l’Etat est un moment de joie, mais surtout de rĂ©flexion sur les valeurs et vertus du Renouveau ».

Car pour ces militants, le président national du Rdpc leur a tout apporté et sur tous les plans. Les axes routiers bitumés, les écoles, les formations sanitaires et autres réalisations sont incomptables dans leur arrondissement.

Et en prĂ©servant en plus depuis 35 ans l’intĂ©gritĂ© territoriale, la souverainetĂ© nationale, la paix et l’unitĂ© nationale, il est et demeure, leur seul bon choix. Francis Lin Mathieu Essono, prĂ©sident de la section Rdpc Mfoundi IV dira : « Nous devons rester fiers et jaloux de ces acquis.

Ne dĂ©truisons pas ces valeurs de paix, d’unitĂ© et d’intĂ©gration qui sont le socle de notre bien-ĂȘtre. Des valeurs portĂ©es par un homme : Paul Biya». Ce qui amĂšnera Ahmadou Ousmanou MaĂŻkoukou, reprĂ©sentant de la dĂ©lĂ©gation permanente dĂ©partementale du Rdpc Ă  inviter tout le Mfoundi IV Ă  exhorter ses camarades Ă  demeurer, en rangs serrĂ©s derriĂšre le chef de l’Etat, Paul Biya.

« La sĂ©cession ne passera pas par YaoundĂ© IV ! Nous ne le permettrons pas. Nous militantes de l’Ofrdpc sommes unies, mobilisĂ©es et en rangs serrĂ©s derriĂšre lui », martĂšlera RĂ©gine Amougou Noma. Comme pour exprimer la vision de toute la section Rdpc.
​​Mefou et Afamba: Mfou cĂ©lĂšbre l’homme providentiel

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Les Ă©lites et populations de ce dĂ©partement l’ont rappelĂ© hier Ă  l’occasion de l’anniversaire de l’accession Ă  la magistrature suprĂȘme du prĂ©sident Paul Biya.

Luc Magloire Mbarga Atangana a choisi des images bibliques pour cĂ©lĂ©brer l’homme du 06 novembre 1982 : Paul Biya, l’homme providentiel. L’homme choisi par Dieu. Le chef de la dĂ©lĂ©gation permanente du ComitĂ© central du Rassemblement dĂ©mocratique du Peuple camerounais (RDPC) pour la Mefou et Afamba, n’a pas cachĂ© son enthousiasme hier Ă  Mfou.

Si depuis 35 ans, Paul Biya, le prĂ©sident de la RĂ©publique et prĂ©sident national de ce parti est Ă  la tĂȘte du Cameroun, cela ne relĂšve pas du hasard. « Le prĂ©sident Paul Biya est le MoĂŻse des temps modernes. C’est Dieu qui nous l’a choisi », a-t-il rappelĂ©, avant de souligner l’importance de l’esprit camerounais qui correspond au vivre ensemble.

Une importante dĂ©lĂ©gation d’élites a rĂ©pondu prĂ©sent Ă  la place des fĂȘtes de Mfou. Le sĂ©nateur et vice-prĂ©sident du SĂ©nat, Sylvestre Naah Ondoua, a d’ailleurs suggĂ©rĂ© de bĂątir ensemble une nouvelle permanence du parti dans la ville de Mfou pour l’ensemble du dĂ©partement.

Les présidents des sections RDPC, OFRDPC et OJRDPC ont porté la voix des militants présents nombreux pour réitérer leur soutien au président. Une motion de soutien et de déférence adressée à Paul Biya pour les prochaines échéances électorales a été lue et signée à la fin des festivités.
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​​Services publics: les rĂ©alitĂ©s du bilinguisme

MESSI BALA

Outre les pesanteurs dans la traduction des documents, les usagers rencontrent des difficultĂ©s Ă  l’accueil et Ă  l’orientation. Visite guidĂ©e dans quelques administrations Ă  YaoundĂ©.

C’est incognito, mardi 7 novembre 2017, que le reporter de CT entreprend de sillonner certains services publics Ă  YaoundĂ©. Au poste de police du carrefour Mvog-Mbi, premier arrĂȘt. A la salutation « Good Morning », l’une des trois policiĂšres en poste rĂ©pond : « bonjour ». Impossible de dĂ©celer sur le visage l’état d’esprit de l’interlocutrice. Le contact passe aisĂ©ment.

Pendant la dizaine de minutes que dure l’échange, tandis que le reporter de CT pose des questions en anglais, l’agent de police rĂ©pond en français, d’un air naturel. Elle explique d’ailleurs que « lorsqu’il arrive qu’un prĂ©sumĂ© voleur soit traĂźnĂ© du marchĂ© de Mvog-Mbi pour cette unitĂ© de proximitĂ©, nous essayons de dialoguer avec lui en anglais ou en pidgin english. Il y a des policiers bilingues parfois parmi nous».

Autre lieu, autre pratique. Au carrefour des services du gouverneur du Centre, une banderole rĂ©digĂ©e en français et anglais, est dĂ©roulĂ©e sur sept mĂštres. Elle annonce une activitĂ© passĂ©e au ministĂšre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), situĂ© non loin de lĂ . Mais dĂšs qu’on se rend dans l’immeuble abritant ce ministĂšre, prĂšs du rond-point Nlongkak, le vigile en faction ne parle pas anglais. Difficile d’y accĂ©der sans faire recours Ă  un autre usager pour vous orienter. Et une fois sorti de l’ascenseur au quatriĂšme Ă©tage de cet immeuble ministĂ©riel, on voit affichĂ© un document avec en-tĂȘte dans les deux langues, mais dont le texte est uniquement en français. « Bordereau de transmission des dossiers d’avancement pour validation trĂ©sor n°015/17 », lit-on. Inutile de traduire ? tout le monde comprend qu’il s’agit d’argent.

Au ministĂšre de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec), les plaques en plexiglass posĂ©es au-dessus des portes sont en français. Mais sur les portes, c’est sur des feuilles imprimĂ©es et collĂ©es que la traduction du poste figure. « Ces feuilles sont imprimĂ©es ainsi depuis des mois, je dirais mĂȘme bien avant la mise en place de la Commission pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) », affirme le chef de la cellule de traduction. Il rĂ©pond au reporter qui pensait que les feuilles avaient Ă©tĂ© imprimĂ©es et fixĂ©es rĂ©cemment pour faire bonne impression lors du passage de la CNPBM. Et quand on se rend Ă  la sous-direction de l’accueil et de l’orientation pour obtenir une copie des rĂ©centes nominations, on est orientĂ© au babillard situĂ© au rez-de-chaussĂ©e.

Justement, sur 61 pages de nominations signĂ©es le 25 octobre dernier au Minjec, tous les actes sont en français. Y compris la dĂ©signation d’un chef de centre multifonctionnel rĂ©gional de promotion des jeunes du Nord-Ouest. « GĂ©nĂ©ralement, la langue du texte dĂ©pend de la langue utilisĂ©e par l’instance initiatrice. Soit le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, soit l’inspection gĂ©nĂ©rale des services », renseigne-t-on Ă  la cellule de communication. Et Ă  la cellule de traduction, « nous traduisons ce qui nous est confiĂ© », rĂ©pond-on.
​​SantĂ© de la reproduction: encore une naissance au Chracerh

Yvette MBASSI-BIKELE

Un bébé fille a vu le jour hier à Yaoundé, aprÚs des chirurgies et de longs traitements administrés à ses parents.

Des larmes. Encore des larmes. Le flot a du mal Ă  s’arrĂȘter. D’ailleurs, Mireille K., jeune maman de 32 ans, ne fait rien pour. Murmurant des actions de grĂące et des priĂšres depuis la table d’opĂ©ration, ses pensĂ©es sont entiĂšrement tournĂ©es vers ce petit bout d’humain que le Pr Jean-Marie Kasia, administrateur directeur-gĂ©nĂ©ral du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh), vient de sortir de son sein.

A quelques pas de lĂ , les vagissements tonitruants du nouveau-nĂ© rassurent sur son Ă©tat de santĂ©. La demoiselle, rose Ă  souhait et qui affiche 3 Kg 100 g au compteur, a de quoi faire la fiertĂ© de ses parents, ainsi que celle de l’équipe mĂ©dicale. Elle et eux, c’est une longue histoire

Ce bĂ©bĂ© se fait dĂ©sirer effectivement depuis sept Ă  huit ans. Las d’attendre que la nature fasse son Ɠuvre, les parents se dĂ©portent, il y a des mois, au Chracerh dont ils ont entendu parler des merveilles. Les examens rĂ©vĂšlent chez la candidate maman un certain nombre d’affections qu’il faut au prĂ©alable traiter, avant de prĂ©tendre Ă  une grossesse. Le tableau n’est guĂšre plus reluisant, du point de vue mĂ©dical, chez son conjoint.

« Cela semble trĂšs facile et mĂȘme banal pour certains observateurs lorsque l’on parle de naissance ici : ils ne voient que l’accouchement, la cĂ©sarienne, le bĂ©bĂ©. Ce qu’ils ne voient pas c’est toute la prise en charge mĂ©dicale, le travail scientifique, de recherches qui est effectuĂ© derriĂšre. Des sĂ©ances pendant lesquelles il faut ĂȘtre mĂ©ticuleux, patient
 », avoue le Pr Kasia.
Il s’agit de pĂ©riodes de doute aussi, parfois de souffrances physiques et psychologiques. Heureusement, le couple K. s’est montrĂ© soudĂ© pendant cette dure Ă©preuve. Et les rĂ©sultats ne se sont pas fait attendre.

« Les larmes que je verse ce jour sont des larmes de joie : je n’espĂ©rais plus avoir un enfant de ma vie. Nous avions dĂ©jĂ  tout essayĂ©, sans espoir. Notre jour de dĂ©livrance est arrivĂ©, je suis heureuse », confie la mĂšre. MalgrĂ© qu’elle soit encore sous l’effet des mĂ©dicaments, c’est avec des yeux brillants qu’elle accueille sa fille emmaillotĂ©e que lui prĂ©sente le pĂ©diatre, Dr EpĂ©e. Entre deux baisers, elle s’enquiert de l’état de santĂ© du nouveau-nĂ© qui dort paisiblement. « Elle va bien, ne vous inquiĂ©tez pas », rassure Dr EpĂ©e. C’est une nouvelle vie qui commence, pleine de promesses.
Assassinat d’un gendarme à Jakiri: Vive condamnation du gouvernement

#Politique
ISSA TCHIROMA BAKARY

Le communiqué du MINCOM parvenu à notre Rédaction

Le ministre de la Communication informe l’opinion publique nationale et internationale que ce lundi 6 novembre 2017 aux environs de 8 heures, un groupe constituĂ© d’une dizaine d’individus armĂ©s de lance-pierres et de machettes, a perpĂ©trĂ© une attaque contre le lycĂ©e technique de Jakiri dans le dĂ©partement du Bui, rĂ©gion du Nord-Ouest.

Les assaillants se sont alors introduits dans l’enceinte de l’établissement, afin d’expulser les enseignants et les Ă©lĂšves qui s’y trouvaient en pleine sĂ©ance de cours.
Se rendant compte de la situation, le proviseur du lycĂ©e a immĂ©diatement donnĂ© l’alerte aux forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© qui sont vigoureusement intervenues, permettant ainsi de faire Ă©chec Ă  l’entreprise criminelle des assaillants.

C’est au cours de la battue organisĂ©e pour les rattraper que le gendarme major Djolai Bienvenu en service Ă  l’escadron 51 Ă  Bafoussam, mais dĂ©tachĂ© en renfort Ă  la brigade de Jakiri, a Ă©tĂ© pris Ă  partie et abattu par les malfaiteurs. Son corps a Ă©tĂ© retrouvĂ© quelques instants aprĂšs, criblĂ© de balles, non loin du théùtre des opĂ©rations.

Le ministre de la Communication prĂ©sente Ă  la famille du dĂ©funt si durement Ă©prouvĂ©e, les condolĂ©ances du chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, chef des armĂ©es.
Au nom du gouvernement, le ministre de la Communication apporte le rĂ©confort et le soutien de la Nation tout entiĂšre Ă  nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, dans le combat qu’elles mĂšnent avec mĂ©thode et professionnalisme contre le terrorisme et la violence aveugle portĂ©s par ces malfrats et assassins sans foi ni loi.

Toujours au nom du gouvernement, le ministre de la Communication interpelle les acteurs de la société civile, ainsi que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, à faire preuve de la plus grande vigilance, pour la protection des édifices publics, en particulier les établissements scolaires et de santé, devenus les cibles privilégiées de ces actes terroristes.

Le ministre de la Communication salue le courage, la dĂ©termination et la promptitude d’action du proviseur du lycĂ©e technique de la ville de Jakiri, grĂące auxquels ce lieu de dispensation de l’éducation et du savoir a pu ĂȘtre prĂ©servĂ© contre la folie destructrice des forces du mal.

Ministre de la Communication

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Une pratique Ă  parfaire

#Politique
Rousseau-Joël FOUTE

La pratique et la promotion du bilinguisme sur toute l’étendue du territoire camerounais sont garanties par la loi n°96-06 du 18 janvier 1996 portant rĂ©vision de la Constitution du 02 juin 1972 et complĂ©tĂ©e par la loi n°001/2008 du 14 avril 2008.

La loi fondamentale consacre en effet, dans son article premier, alinĂ©a 3, l’adoption de l’anglais et du français « comme langues officielles d’égale valeur » et « garantit la promotion du bilinguisme sur toute l’étendue du territoire... » Cependant, dans les faits, les choses ne se passent pas exactement comme prĂ©vu. Dans les rĂ©gions francophones du pays, la langue de MoliĂšre affirme sa suprĂ©matie. Tandis que dans les rĂ©gions anglophones, c’est la langue de Shakespeare qui dicte sa loi. Le francophone ou l’anglophone qui se retrouve pour la premiĂšre fois dans l’une ou l’autre partie du pays comprend clairement que l’environnement culturel n’est pas le mĂȘme.

Au niveau central, il n’est pas courant, dans une administration Ă  YaoundĂ©, de trouver rapidement un document, un discours ou un communiquĂ© dans ses deux versions, française et anglaise. En outre, les responsables prĂ©posĂ©s Ă  l’accueil ne s’expriment pas toujours dans les deux langues pour pouvoir renseigner et orienter convenablement les usagers, qu’ils soient francophones ou anglophones. Dans les cellules de traduction qui seront dorĂ©navant plus sollicitĂ©es, il faut renforcer les effectifs. Puis, spĂ©cialiser les traducteurs en crĂ©ant des sections spĂ©cialisĂ©es de traducteurs Ă  l’Ecole supĂ©rieure de traduction et d’interprĂ©tariat de Buea. De sorte que ces professionnels, une fois sur le terrain, soient aptes Ă  prendre en compte le socle culturel des langues officielles en vigueur.

Assez rĂ©guliĂšrement, face Ă  l’obstacle que reprĂ©sente la langue, certains compatriotes peuvent ĂȘtre habitĂ©s par un sentiment d’incomprĂ©hension, voire d’exclusion, alors qu’ils sollicitent un service public parfois banal. Face Ă  eux, l’agent qui ne les comprend pas a tort parce qu’il n’est pas Ă  la hauteur de sa tĂąche. Inconsciemment peut-ĂȘtre, il contribue Ă  la frustration de certains compatriotes. Ces clichĂ©s peuvent s’observer dans toutes les rĂ©gions. Au moment oĂč des membres de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) descendent dans certaines administrations Ă  YaoundĂ©, l’idĂ©e qui se dĂ©gage c’est que dans ces lieux de travail, le bilinguisme n’est pas la chose la mieux partagĂ©e.

Il y a certes des efforts fournis ici et lĂ . Mais, globalement, il y a encore du chemin Ă  faire pour amĂ©liorer l’usage des deux langues officielles « d’égale valeur » dans nos administrations. Pour y parvenir, il faudra dĂ©finir des stratĂ©gies tenant compte des spĂ©cificitĂ©s propres Ă  chaque milieu. Ensuite, sensibiliser les populations sur les enjeux de la dĂ©marche afin d’abattre les barriĂšres psychologiques qui existent. En un mot comme en mille, les Camerounais n’ont pas d’autres choix que de parfaire la pratique du bilinguisme s’ils veulent renforcer la cohĂ©sion et le sentiment d’appartenance Ă  une mĂȘme Nation.
End Of Sports Season: Accreditation Begins

#Sports
ISSA TCHIROMA BAKARY

“The Minister of Communication informs national and international media practitioners that procedures to obtain an accreditation to cover the official ceremony to mark the end of the 2017 sports season and to award trophies to cup winners are open in his ministry at the department of private media and advertising.

In this light, they must deposit a file latest this Friday 10 November 2017, at 12.00 noon prompt with the following documents:
đŸ”č a stamped application of the publisher of the media applying for coverage, and addressed to the Minister of Communication;
đŸ”č a photocopy of the National Identity Card of the journalist(s) to be accredited,
đŸ”čfor print media, a copy of the last issue of the publisher’s paper applying for coverage”.

Minister of Communication

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​​Bilingualism Practice: Difficulties Evaluated For Proper Solutions

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

Members of the National Commission for the Promotion of Bilingualism and Multiculturalism assessed the practice of bilingualism in ministries last week.

The members of the National Commission for the Promotion of Bilingualism and Multiculturalism are certainly now compiling their reports to forward to the President of the Republic on the advances and difficulties in the practice of bilingualism in ministries and some public institutions. This follows the evaluation missions that carried out investigations in different ministries last week.

Obstacles Observed
Communication Minister who doubles as government’s spokesperson, Issa Tchiroma Bakary during the visit of the commission members made up of Samuel Efoua Mbozo’o and Djanabou Bakary, raised the problem of inadequate translators in the ministry. He also raised the difficulty of insufficient training of staff who have to render services to users on daily basis. The inadequacies, it was observed, have led to the predominance of the French Language in the Ministry of Communication.

The Minister Delegate at the Presidency in charge of Defence, Joseph Beti Assomo, told the Bilingualism Commission delegation led by Ama Tutu Muna that the practice of bilingualism in the ministry was not yet perfect. The practice of bilingualism was not yet really felt in the external services of the Ministry of Defence. As at now, there is the general believe that the language of command in the military is French.

-Indication Signs: The members of the Bilingualism commission who went to the Supreme State Audit Office, Benjamin Itoe and Jean Marie Bodo raised the problem of indication signs and other sign posts that were essentially in French. In other ministries there was the issue of discrimination in the signs posts indicating the names of the ministries with those in the French language in bigger bold characters while those in English was not really visible. The need to harmonise them in the same characters and signs was stressed.

Recommended Solutions
The members of the National Commission for the Promotion of Bilingualism and Multiculturalism while preparing to forward the report of their findings to the President of the Republic, also on-the-spot in ministries recommended some actions to promote the practice of bilingualism. In almost all ministries visited, they insisted on the allocation of a budgetary line for the training of staff in both English and French, need for all documents to be published in all the languages. The commission members recommended that the Ministry of Higher Education should institute specialized translation departments in domain in the Advanced School of Translators and Interpreters in Buea in order to ensure proper translation of all types of documents.
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ClÎture de la saison sportive 2017 : les accréditations sont ouvertes

#Sports
ISSA TCHIROMA BAKARY

Le ministre de la Communication porte Ă  la connaissance des journalistes de la presse nationale et internationale dĂ©sireux d’assurer la couverture mĂ©diatique de la cĂ©rĂ©monie de clĂŽture des activitĂ©s de la saison sportive 2017 et de remise solennelle des trophĂ©es aux clubs vainqueurs de coupe, que les procĂ©dures d’accrĂ©ditations y affĂ©rentes sont ouvertes dans son dĂ©partement ministĂ©riel, Ă  la direction du dĂ©veloppement des mĂ©dias privĂ©s et de la publicitĂ©.

A cet effet, ils devront y déposer au plus tard ce vendredi 10 novembre 2017 à 12h00 précises, délai de rigueur, un dossier comprenant les piÚces suivantes :
🔾 Une (01) demande timbrĂ©e signĂ©e du directeur de publication de l’organe demandeur, et adressĂ©e au ministre de la Communication ;
🔾 Une (01) photocopie de la carte nationale d’identitĂ© du ou des journalistes Ă  accrĂ©diter ;
🔾 Pour les organes de presse Ă©crite, un (01) exemplaire du dernier numĂ©ro de l’organe d’exercice du demandeur.

Ministre de la Communication

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Cameroon Tribune du jeudi, 9 novembre 2017.
​​Investir au Cameroun: le potentiel en vitrine

Alliance NYOBIA

L’Agence de promotion des investissements (API) remet ça. A partir de ce matin, et ce jusqu’à demain 10 novembre, elle organise Ă  Douala, la 2e Ă©dition du Cameroon Investment Forum (CIF). Hier Ă  la maison du parti Ă  Bonanjo, site de l’évĂ©nement, de nombreuses tentes de couleur blanche Ă©taient dĂ©jĂ  dressĂ©es et les acteurs Ă©taient au four et au moulin. Non loin de lĂ , montĂ©e sur un escabeau, un ouvrier en chasuble ajuste des rideaux dans le haut d’une tente.

Çà et lĂ , des coups de marteau opiniĂątres fixent des piĂšces de bois qui serviront pour les stands et autres pupitres dĂšs ce jour. « Nous sommes lĂ  depuis hier 7 novembre, Ndlr, pour identifier et amĂ©nager notre stand », explique GrĂące Bilo’o, de la Sonara. La jeune femme estime que tout sera prĂȘt Ă  temps, pour ce qui est de son entreprise du moins. Cette deuxiĂšme Ă©dition se tient en partenariat avec les ministĂšres en charge de l’industrie et de l’économie. Il s’agit d’un cadre de concertation et de rĂ©flexion de haut niveau, permettant de connecter entre eux les entrepreneurs et les porteurs de projets industriels.

Mais la grande innovation cette annĂ©e est le marchĂ© de l’investissement, avec la prĂ©sence des partenaires techniques et financiers d’envergure. Selon les organisateurs, le CIF 2017 offrira aux invitĂ©s et aux participants une plate-forme adĂ©quate de mise en rĂ©seau ainsi que des possibilitĂ©s d’établir ou de consolider des contacts personnels et professionnels. En outre, il donnera l’occasion de dĂ©couvrir des options industrielles du gouvernement, Ă©noncĂ©es dans le plan de dĂ©veloppement industriel du pays et des opportunitĂ©s d’investissement qui y sont rattachĂ©es.

Dans un contexte de nĂ©cessaire revitalisation de l’intĂ©gration rĂ©gionale et d’ouverture progressive du marchĂ© national, l’API compte tirer le plus grand profit des opportunitĂ©s offertes par cette nouvelle donne pour revisiter les conditions d’amĂ©lioration du cadre d’investissement en Afrique centrale en gĂ©nĂ©ral et au Cameroun en particulier, tout en Ă©tant conscient de ce que l’industrialisation requiert la mobilisation d’importantes ressources dont ne dispose Ă  l’heure actuelle ni l’Etat du Cameroun, ni le secteur privĂ© national.

D’oĂč l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© de mettre en place les meilleures conditions possibles pour favoriser et faciliter l’importation des capitaux dans le pays.
​​Lutte contre l’extrĂȘme pauvretĂ©: l’espoir dans les filets sociaux

Félicité BAHANE N.

Les bĂ©nĂ©ficiaires de ce projet ont reçu hier Ă  YaoundĂ©, la visite d’une reprĂ©sentante de la Banque mondiale, en tournĂ©e d’inspection.

IIl n’y a pas de route qui mĂšne chez les personnes dĂ©munies. A pied bien sĂ»r, on grimpe des pentes abruptes, on traverse des bosquets, ruissellements d’eaux usĂ©es et immondices. On faufile entre maisons et toilettes Ă  l’air libre
 En cette matinĂ©e du 8 novembre 2017, le soleil est sorti bien tĂŽt. L’on a cheminĂ© avec, pour parvenir au quartier Nkolso, en plein YaoundĂ© VII. Ce site a Ă©tĂ© choisi par la coordination nationale du projet «Filets sociaux», pour permettre Ă  Rebekka E. Grun, Ă©conomiste principale, partie de la Banque mondiale Ă  Washington, de toucher du doigt les effets dudit projet sur les populations bĂ©nĂ©ficiaires.

Le projet filets sociaux est en effet une initiative du gouvernement camerounais, financĂ© par la Banque mondiale Ă  hauteur de 50 millions de dollars US (environ 25 milliards de F). Objectif : rĂ©duire l’extrĂȘme pauvretĂ© et l’insĂ©curitĂ© alimentaire. ConcrĂštement, il est question d’effectuer des transferts d’argent aux familles sĂ©lectionnĂ©es, afin de leur permettre de rĂ©soudre des problĂšmes vitaux. Deux ans durant, elles reçoivent une somme mensuelle de 20 000 F et 80 000 F en fin d’annĂ©e, notamment au mois de novembre.

En ce mois de novembre 2017 justement, ça fera deux ans que Brigitte ZĂ©bazĂ©, veuve de 54 ans, bĂ©nĂ©ficie du projet. C’est en dansant qu’elle a accueilli la dĂ©lĂ©gation de la Banque mondiale. « Le projet filets sociaux est le mari des veuves, le pĂšre des orphelins. On mange trois fois par jour. Les enfants ont repris le chemin de l’école, on se soigne Ă  l’hĂŽpital. Les filets sociaux amĂšnent la prospĂ©ritĂ© », explique-t-elle en chanson, quelques tiges de l’arbre de la paix dans les mains
 Elle ajoute que grĂące aux filets sociaux, elle est dĂ©sormais revendeuse de vivres frais et dispose actuellement d’un stock de briques de terre, suffisant pour se construire une maison
 Autre bĂ©nĂ©ficiaire, Esther MalĂ©lĂ©, 39 ans, mĂšre de quatre enfants. Avec son mari, instituteur vacataire, elle partage quatre murs en planches avec grand-mĂšre, mĂšre, belle-soeur et enfants.

GrĂące aux filets sociaux, Esther MalĂ©lĂ© est partie de l’activitĂ© de « call-box » au tricot de pullovers. « J’ai pu acquĂ©rir une machine d’occasion que je paie par tranches. Plusieurs Ă©coles me sollicitent dĂ©sormais, mais je n’ai pas assez de moyens pour produire plus. NĂ©anmoins, ma vie a complĂštement changĂ© », avoue-t-elle, reconnaissante. Les rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord, Nord, Adamaoua et de l’Est sont bĂ©nĂ©ficiaires du projet, en plus des villes de Douala et YaoundĂ©. DĂšs l’an prochain, l’on espĂšre couvrir tout le pays, en plus des rĂ©fugiĂ©s.