Cameroon Tribune
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​​External Relations: Swiss Delegate Concerts

#Politique
Eulalia AMABO

Nicoletta Mariolini held talks with External Relations Minister on January 22 with focus on the use of language and cultures in promoting unity.

The Swiss Federal Delegate for Plurilingualism, Nicoletta Mariolini, exchanged ideas and experiences with the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella on the importance of different languages in fostering the spirit of living together.

Her visit to Cameroon has the objective of holding discussions on good practices of multilingualism with different officials in the country.

Nicoletta Mariolini after the audience with the Minister said discussions centered mostly on sharing ideas on the underlying role played by multilingualism in a diversified society.

“It was an exchange concerning our experiences related to bilingualism and other topics. It was really a friendly exchange during which the Minister and I had enriching consultations on the advanced practices of multilingualism. We also shared our different experiences in other to learn from each other,”she stated.

While acknowledging the challenges of different languages and cultures, the Swiss Federal Delegate for Plurilingualism said the rather interesting aspect is the beauty of its diversified nature. Going by her, Cameroon and her country have a common goal of protecting national languages and according them the importance they deserve.

Having served as Swiss Federal Delegate for Plurilingualism since August 2013, Nicoletta Mariolini and the Minister talked on the different possible mechanisms which can be adopted and implemented within the framework of promoting the spirit of living together.
​​Promotion du bilinguisme: le Cameroun et la Suisse en phase

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Pour sa visite de travail de cinq jours, la déléguée fédérale suisse au multilinguisme a été reçue en audience hier par Peter Mafany Musonge.

La premiÚre halte de la déléguée fédérale suisse au plurilinguisme en visite de travail au Cameroun a eu lieu à la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). Peter Mafany Musonge, le président de ladite commission, a reçu en audience Nicoletta Mariolini, en séjour au Cameroun depuis dimanche dernier.

Si elle s’est documentĂ©e sur le Cameroun auprĂšs de l’ambassadeur du Cameroun en Suisse avant ce sĂ©jour, Nicoletta Mariolini reste toutefois prudente. Le Cameroun et la Suisse sont deux pays ayant au moins deux langues officielles en partage.

La dĂ©lĂ©guĂ©e fĂ©dĂ©rale suisse au plurilinguisme n’a pas d’avis arrĂȘtĂ© et compte sur les Ă©changes avec les diffĂ©rentes autoritĂ©s camerounaises pour se faire sa propre idĂ©e.

« Cet Ă©change d’expĂ©rience nous a permis d’identifier des points communs et des points diffĂ©rents. Du point de vue institutionnel, c’est clair qu’on est deux pays diffĂ©rents. Mais, du point de vue de l’unitĂ© dans la diversitĂ©, on a une analogie trĂšs importante », a-t-elle relevĂ©.

Le Cameroun a pour langues officielles l’anglais et le français. La Suisse, pour sa part, est francophone, germanophone, italophone et romanche. Ce plurilinguisme impose une approche de partage.

« On a Ă©voquĂ© la question de la responsabilitĂ© partagĂ©e qui demande un effort de la part de tous les niveaux institutionnels, ainsi que de la sociĂ©tĂ© civile. Nous avons Ă©galement mis l’accent sur la nĂ©cessitĂ© de rééquilibrer certaines diffĂ©rences avec des mesures qui sont permises par la dĂ©centralisation de certains services ou tĂąches de diffĂ©rents niveaux », a-t-elle ajoutĂ©.
​​« Il faut aller pas Ă  pas »

#Politique
MESSI BALA

Nicoletta Mariolini, Déléguée fédérale suisse au plurilinguisme.

Avant votre venue au Cameroun, que saviez-vous de ce pays au sujet du plurilinguisme?

En prĂ©parant mon dĂ©placement, j’ai travaillĂ© avec l’ambassade suisse de YaoundĂ©. J’ai aussi personnellement rencontrĂ© l’ambassadeur du Cameroun Ă  Berne, qui m’a expliquĂ© la situation du Cameroun. Donc, j’avais quelques points de repĂšres. Mais on ne peut pas dire qu’on connaĂźt un pays sans avoir approfondi les termes de l’étude et les questions particuliĂšres avec les autoritĂ©s locales, comme c’est le cas maintenant et dans les prochains jours.

Dans ce cas, qu’est-ce que l’expĂ©rience suisse peut apporter au Cameroun?

La Suisse se caractĂ©rise par trois langues officielles et une quatriĂšme langue nationale. C’est une situation qui nous demande de faire des efforts pour garantir les droits linguistiques Ă  tout le monde. Garantir Ă©galement une reprĂ©sentation Ă©quilibrĂ©e au sein de l’administration. Dans le cadre de cette visite, je pense qu’il est prĂ©maturĂ© de dire ce que la Suisse peut apporter. Il faut aller pas Ă  pas. C’est le tout premier pas que nous venons de poser. Dans trois ou quatre jours, nous saurons ce que nous pouvons partager en termes d’échange d’expĂ©rience.

En attendant, on imagine que vous avez des propositions pour renforcer le multiculturalisme et le pluralisme?

Pour ma part, chaque communautĂ© linguistique a besoin d’ĂȘtre reconnue et respectĂ©e. Je ne dirais pas que c’est la panacĂ©e, mais c’est un facteur indispensable. Si on prend la question Ă  l’échelle de la sociĂ©tĂ©, chaque individu a besoin de reconnaissance et de respectabilitĂ©. Et si on Ă©largit la rĂ©flexion, on est exactement dans la mĂȘme situation que cet individu qui a besoin d’ĂȘtre reconnu, respectĂ© et mĂȘme parfois protĂ©gĂ© pour ne prendre que le cas des minoritĂ©s.
​​Promotion du bilinguisme: Ă©valuation au ministĂšre du Travail

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Hier, une équipe de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme conduite par Ama Tutu Muna y a effectué une visite de travail.

Ça aura Ă©tĂ© un moment de sincĂ©ritĂ©. En toute franchise, on a parlĂ© de l’état du bilinguisme et du vivre ensemble au ministĂšre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale (Mintss). Des lacunes Ă  combler, des pratiques Ă  revoir et des alternatives Ă  envisager.

Hier, une Ă©quipe de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) s’est rendue dans ce dĂ©partement ministĂ©riel pour apprĂ©cier l’application de la Constitution du Cameroun en ce qui concerne la pratique du bilinguisme. Cette Ă©quipe Ă©tait conduite par Ama Tutu Muna, membre de la Commission.

Le ministĂšre du Travail, c’est 530 personnels sur l’étendue du territoire, 169 dans les services centraux. Et le bilinguisme est un fait dans la pratique, Ă  en croire GrĂ©goire Owona, le Mintss. « La traduction et le traitement des documents officiels en français et en anglais, la diffusion de l’émission radiophonique et la rĂ©daction du magazine institutionnel obĂ©issent aux exigences du bilinguisme », va-t-il relever. Ici, on a touchĂ© au vif du sujet.

L’accueil, la traduction et le service informatique, notamment. Les responsables de ces services, en contact permanent avec les usagers, ont expliquĂ© leurs mĂ©thodes et leurs rĂ©ponses concrĂštes face Ă  des usagers d’expression diffĂ©rente. Une fois encore, ils ont admis pour la plupart la difficultĂ© Ă  s’entretenir avec des usagers d’expression diffĂ©rente.

Les Ă©changes entre l’équipe de la Commission et les cadres du Mintss ont permis d’identifier au moins trois besoins pour ĂȘtre Ă  la page. A la traduction qui ne compte que trois personnels, il faut renforcer les effectifs. Pour l’ensemble des directions, s’est exprimĂ© le besoin d’ĂȘtre recyclĂ© pour l’apprentissage des deux langues.

« Il faut crĂ©er une vĂ©ritable prise de conscience chez les personnels, mĂȘme pas les cadres, parce que les problĂšmes les moins visibles commencent Ă  ce niveau », a conseillĂ© le chef de mission, Ama Tutu Muna.
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Cameroun Tribune, Le Quotidien National Bilingue.
​​Douala: Faustin-Archange Touadera en escale

#Politique
Armand ESSOGO

Le prĂ©sident centrafricain en route pour l’Europe a passĂ© quelques heures dans la capitale Ă©conomique hier.

Chaleureuses retrouvailles hier Ă  l’aĂ©roport international de Douala entre le prĂ©sident centrafricain, Faustin-Archange Touadera, et les autoritĂ©s camerounaises.

En provenance de Bangui Ă  bord d’un vol spĂ©cial, le chef de l’Etat centrafricain a Ă©tĂ© accueilli Ă  sa descente d’avion par le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua. Faustin-Archange Touadera, en route pour un sĂ©jour en Europe, a fait escale Ă  Douala.

Comme d’habitude, il a eu droit Ă  la chaleur de l’hospitalitĂ© camerounaise. Pour lui souhaiter la bienvenue Ă  Douala, le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral Ă©tait entourĂ© des membres de son Ă©tat-major, du prĂ©fet du Wouri ainsi que des responsables de l’antenne protocolaire et consulaire du ministĂšre des Relations extĂ©rieures Ă  Douala.

La communautĂ© centrafricaine, avec Ă  sa tĂȘte, l’ambassadeur de RCA au Cameroun, Martial Beti Marace, s’est Ă©galement mobilisĂ©e pour saluer le passage de son leader dans la capitale Ă©conomique.

AprĂšs de brefs Ă©changes au salon VIP de l’aĂ©roport, le gouverneur a conduit l’illustre hĂŽte Ă  l’HĂŽtel Sawa. Le prĂ©sident centrafricain a finalement quittĂ© la ville hier soir Ă  bord d’un vol Air France.
​​Inscriptions sur les listes Ă©lectorales: l’Est met les bouchĂ©es doubles

#Politique
Louise KOUNOU (CAMNEWS)

La dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale d’ELECAM a mis en place diverses stratĂ©gies pour augmenter le nombre d’électeurs inscrits.

Deux membres du Conseil Ă©lectoral, Pierre Roger Efandene et DieudonnĂ© Belle Amougou sont arrivĂ©s Ă  Bertoua le 15 janvier dernier pour Ă©valuer les inscriptions sur les listes Ă©lectorales dans la rĂ©gion de l’Est.

Ils se concerteront Ă©galement avec tous les acteurs du processus Ă©lectoral durant les deux prochaines semaines. Ils se rendront ainsi dans les 33 antennes communales pour rencontrer les membres des commissions mixtes locales, les responsables des partis politiques, les autoritĂ©s administratives qui accompagnent ELECAM sur le terrain, afin de s’assurer de ce que tout ira pour le mieux pour les prochaines Ă©chĂ©ances Ă©lectorales.

315 870 Ă©lecteurs sont dĂ©jĂ  inscrits sur les listes Ă©lectorales dans la rĂ©gion de l’Est. Mais 15 000 cartes d’électeurs attendent encore leurs propriĂ©taires Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale d’Elecam de l’Est.

Comme le prévoit le Code électoral, les inscriptions sur les listes ont été suspendues du 31 août au 31 décembre dernier. Ces derniÚres ont donc repris le 1er janvier 2018.

Les responsables de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale Elecam de l’Est ont donc mis sur pied des stratĂ©gies visant Ă  booster les inscriptions sur les listes Ă©lectorales.

«Nous avons opté pour le porte-à-porte dans les grandes agglomérations. Dans les zones reculées, nous avons choisi de sensibiliser les jours de grands marchés et les dimanches aprÚs le culte religieux.

Nous envoyons Ă©galement des messages Ă©lectroniques pour arriver Ă  atteindre le maximum d’électeurs » dĂ©clare Nazaire Beika, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional Elecam de l’Est.

Ce sont ces mĂ©thodes, selon ce dernier, qui ont permis d’atteindre les chiffres citĂ©s plus haut. Pour les populations particuliĂšres comme les Bororo qui vivent derriĂšre leur pĂąturage et certains Baka qui sont essentiellement en forĂȘt, d’autres dispositions ont Ă©tĂ© prises.

« Nous avons Ă©tabli un programme spĂ©cial de sensibilisation. Nous contactons leurs leaders avec qui nous prenons rendez-vous pour les inscrire surplace. Le processus est le mĂȘme pour la distribution des cartes » poursuit Nazaire Beika. Il exhorte d’ailleurs les retardataires Ă  retirer leurs cartes d’électeurs.
​​Inscriptions sur les listes Ă©lectorales: l’Est met les bouchĂ©es doubles

#Politique
Louise KOUNOU (CAMNEWS)

La dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale d’ELECAM a mis en place diverses stratĂ©gies pour augmenter le nombre d’électeurs inscrits.

Deux membres du Conseil Ă©lectoral, Pierre Roger Efandene et DieudonnĂ© Belle Amougou sont arrivĂ©s Ă  Bertoua le 15 janvier dernier pour Ă©valuer les inscriptions sur les listes Ă©lectorales dans la rĂ©gion de l’Est.

Ils se concerteront Ă©galement avec tous les acteurs du processus Ă©lectoral durant les deux prochaines semaines. Ils se rendront ainsi dans les 33 antennes communales pour rencontrer les membres des commissions mixtes locales, les responsables des partis politiques, les autoritĂ©s administratives qui accompagnent ELECAM sur le terrain, afin de s’assurer de ce que tout ira pour le mieux pour les prochaines Ă©chĂ©ances Ă©lectorales.

315 870 Ă©lecteurs sont dĂ©jĂ  inscrits sur les listes Ă©lectorales dans la rĂ©gion de l’Est. Mais 15 000 cartes d’électeurs attendent encore leurs propriĂ©taires Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale d’Elecam de l’Est.

Comme le prévoit le Code électoral, les inscriptions sur les listes ont été suspendues du 31 août au 31 décembre dernier. Ces derniÚres ont donc repris le 1er janvier 2018.

Les responsables de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale Elecam de l’Est ont donc mis sur pied des stratĂ©gies visant Ă  booster les inscriptions sur les listes Ă©lectorales.

«Nous avons opté pour le porte-à-porte dans les grandes agglomérations. Dans les zones reculées, nous avons choisi de sensibiliser les jours de grands marchés et les dimanches aprÚs le culte religieux.

Nous envoyons Ă©galement des messages Ă©lectroniques pour arriver Ă  atteindre le maximum d’électeurs » dĂ©clare Nazaire Beika, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional Elecam de l’Est.

Ce sont ces mĂ©thodes, selon ce dernier, qui ont permis d’atteindre les chiffres citĂ©s plus haut. Pour les populations particuliĂšres comme les Bororo qui vivent derriĂšre leur pĂąturage et certains Baka qui sont essentiellement en forĂȘt, d’autres dispositions ont Ă©tĂ© prises.

« Nous avons Ă©tabli un programme spĂ©cial de sensibilisation. Nous contactons leurs leaders avec qui nous prenons rendez-vous pour les inscrire surplace. Le processus est le mĂȘme pour la distribution des cartes » poursuit Nazaire Beika. Il exhorte d’ailleurs les retardataires Ă  retirer leurs cartes d’électeurs.
​​ExtrĂȘme-Nord: le Conseil Ă©lectoral Ă©value les opĂ©rations

#Politique
Joël MAMAN

Amadou Ali et Nsangou Issofa membre de l’instance sillonnent les dĂ©partements pour rencontrer les diffĂ©rents acteurs impliquĂ©s dans le processus de rĂ©vision des listes Ă©lectorales.

S’assurer que tout se passe bien. VĂ©rifier que les inscriptions sur les listes Ă©lectorales se dĂ©roulent normalement. Rencontrer et encourager tous les acteurs impliquĂ©s dans le processus Ă©lectoral au Cameroun.

Ainsi se rĂ©sume l’objet de la descente sur le terrain des membres du conseil Ă©lectoral d’Elecam mercredi dernier Ă  Maroua, chef-lieu de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord.

La salle des actes de la commune de Maroua 1er qui a accueilli les travaux Ă©tait pleine Ă  craquer car l’annĂ©e Ă©lectorale commence Ă  aiguiser les appĂ©tits.

« Tout le monde veut savoir et comprendre comment ça va fonctionner. Organiser quatre Ă  cinq Ă©lections en un an, c’est un challenge et nous voulons que tout se passe bien, c’est pourquoi nous nous impliquons tous », fait remarquer Hamidou Ahmadou, le maire de Maroua 1er l’hĂŽte des lieux.

Pour le chef de mission de la dĂ©lĂ©gation d’Elecam « c’est une bonne chose de voir l’implication des uns et des autres, car Elecam ne doit pas travailler seul. Nous sommes lĂ  pour rĂ©guler les Ă©lections pour que tout se passe bien dans la transparence et l’acceptation des uns et des autres », a indiquĂ© le Dr Adamou Ali, accompagnĂ© pour la circonstance de son collĂšgue Nsangou Issofa.

Et de poursuivre en disant que « c’est l’occasion pour nous de rencontrer tous nos partenaires Ă  savoir l’administration, la sociĂ©tĂ© civile, les partis politiques, les forces de maintien de l’ordre et les leaders religieux pour discuter ensemble ».

AprĂšs Maroua, la dĂ©lĂ©gation d’Elections Cameroon a poursuivi sa tournĂ©e dans les autres dĂ©partements de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord.
​​Partis politiques: des alliances Ă  l’épreuve

Jean Francis BELIBI

L’heure est visiblement aux rapprochements ou Ă  l’évaluation des alliances existantes, qui ont parfois du mal Ă  rĂ©sister aux intĂ©rĂȘts personnels de certains acteurs.

sera une importante annĂ©e Ă©lectorale. Dixit le prĂ©sident de le RĂ©publique. Paul Biya s’adressait ainsi Ă  ses compatriotes dans son message de fin d’annĂ©e 2017, confirmant ainsi les attentes des uns et des autres par rapport au calendrier Ă©lectoral. Si aujourd’hui il n’est pas encore possible de dire avec certitude les scrutins qui seront organisĂ©s dans notre pays, force est nĂ©anmoins de constater que les formations de l’espace politique national sont en mouvement en prĂ©vision de ces Ă©chĂ©ances annoncĂ©es.

Une ferveur qui n’a peut-ĂȘtre pas attendu l’annonce du chef de l’Etat du 31 dĂ©cembre dernier. C’est ainsi que sont nĂ©es, ci et lĂ , diverses tentatives de rapprochement entre formations politiques, entre candidats dĂ©clarĂ©s Ă  telle ou telle autre Ă©lection. De nombreuses alliances ont vu le jour depuis de nombreux mois. On entend ainsi parler du Pacte rĂ©publicain, regroupant un certain nombre de partis politiques, dont les plus en vue ont pour nom, l’Union dĂ©mocratique du Cameroun (UDC), l’Alliance des forces progressistes (AFP), l’Union pour la fraternitĂ© et la prospĂ©ritĂ© (UFP)


A cĂŽtĂ© de celui-ci, et plus prĂšs chronologiquement de nous, l’on a vu Ă©merger « la plateforme pour une nouvelle RĂ©publique » dont l’ambition est de porter la candidature d’un postulant Ă  la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle. Sa composition, un ensemble hĂ©tĂ©roclite de partis politiques, certains plus connus que les autres : on y retrouve une fois de plus l’Alliance des forces progressistes (AFP), le Parti socialiste dĂ©mocratique uni (PSDU), le Parti national des patriotes camerounais (PNPC), ou encore le Front populaire pour le dĂ©veloppement (FPD), voire le Bloc pour la reconstruction et l’indĂ©pendance Ă©conomique du Cameroun (BRIC).

AnnoncĂ©s partant dans cette coalition, certains partis politiques ne se sont pas reconnus dans l’engagement de leurs responsables au sein de cette structure. C’est le cas de l’Union des populations du Cameroun (UPC), dont l’un des vice-prĂ©sidents du ComitĂ© directeur a pris part aux travaux de ce regroupement, ou encore de l’UFP qui vient de voir son prĂ©sident national s’opposer Ă  l’utilisation du sigle de sa formation politique au sein de ce mouvement par l’un de ses membres.

Rien de nouveau, serait-on tentĂ© de dire, lorsque l’on se rappelle qu’en vue de la prĂ©sidentielle de 2004, l’on avait dĂ©jĂ  assistĂ© Ă  une tentative de regroupement de partis comme le Social Democratic Front (SDF) et l’Union dĂ©mocratique du Cameroun (UDC), qui avaient d’ailleurs signĂ© une dĂ©claration commune qui n’avait durĂ© que le temps pour leurs leaders de constater que leurs intĂ©rĂȘts n’étaient pas les mĂȘmes.

A cĂŽtĂ© de ces alliances qui se forment, et dont la finalitĂ© avouĂ©e aujourd’hui est la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle, des contacts se sont nouĂ©s entre certains formations politiques ou hommes politiques ayant dĂ©jĂ  annoncĂ© leur intention d’ĂȘtre candidat. On annonce ainsi dans les prochains jours une rencontre entre responsables du Social Democratic Front (SDF) et le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Pourtant les alliances politiques ne sont pas nouvelles dans le champ politique camerounais. Les plus en vue, et qui ont connu une certaine longĂ©vitĂ©, ont sans doute Ă©tĂ© conclues par le parti au pouvoir.

Des plateformes de gouvernement ont ainsi Ă©tĂ© signĂ©es en 1997 entre le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) et l’Union nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (UNDP), et entre le RDPC et l’Union des populations du Cameroun (UPC), mĂȘme si dans le camp de certains de ces alliĂ©s, des voix se sont souvent Ă©levĂ©es pour une rĂ©vision de ces accords. On pourrait Ă©galement signaler l’alliance entre le RDPC et des formations comme le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC) et l’Alliance nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (ANDP).
​​Filiùre avicole: feu vert à l’Ouest

Honoré FEUKOUO

Un arrĂȘtĂ© portant levĂ©e des mesures restrictives de production, de circulation et de commercialisation signĂ© le 18 janvier dernier par le gouverneur Augustine Awa Fonka.

Le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, a signĂ© le 18 janvier 2018 un arrĂȘtĂ© rĂ©gional « portant levĂ©e des mesures de lutte contre la grippe aviaire dans la rĂ©gion de l’Ouest ». Une note accueillie avec joie par les Ă©leveurs de cette rĂ©gion. DĂšs sa diffusion, les aviculteurs de Bafoussam ont multipliĂ© entre eux, des rencontres et des rĂ©unions. « L’essentiel est de mettre cette note Ă  la disposition de tous les acteurs de la filiĂšre avicole.

C’est cela qui va consacrer la relance de nos activitĂ©s parce qu’avant, tous ceux vers qui nous allions nous disaient qu’ils ne peuvent nous octroyer un nouveau crĂ©dit que si nous apportons la preuve que nous exerçons en toute lĂ©galitĂ©. Pour nous, c’est une opportunitĂ© et une date Ă  marquer d’une pierre blanche », affirme Mouafo, un aviculteur basĂ© Ă  Bafoussam. Ce que confirme un autre opĂ©rateur, Bernard Souop Nguetchouessi, pour qui « la filiĂšre avicole fonctionnait jusqu’ici au ralenti. » L’ambition aujourd’hui est de tout relancer.

Munis de photocopies de l’arrĂȘtĂ© rĂ©gional N°001/AR/F/SG/DAAJ, certains aviculteurs vont vers les banquiers dans l’optique d’obtenir un financement pour la relance. Les plus optimistes ont dĂ©jĂ  remis en bon Ă©tat leurs fermes. C’est le cas de Laurent Koagne, qui est actuellement Ă  la recherche de poussins. Pas facile d’en trouver, puisque les autorisations d’importations ont Ă©tĂ© trĂšs contrĂŽlĂ©es en 2017. Selon Bernard Souop Nguetchouessi, pour que le poulet soit de nouveau prĂ©sent en abondance, il y a tout un processus qu’il faut mettre sur pied Ă  partir des parentaux.

« Ces parentaux doivent produire des poussins qu’on va donner aux Ă©leveurs qui vont les installer afin de produire les pondeuses pendant prĂšs de six mois pour avoir les premiers Ɠufs, et environ 45 jours pour avoir les poulets de chair en abondance sur le marchĂ©. »

Aviculteur et propriĂ©taire d’une industrie de production de provendes, Roger Penka dĂ©plore le fait qu’avec cette longue pĂ©riode de lĂ©thargie, la filiĂšre avicole a perdu au moins 40% des investissements consentis. « Il faudra environ deux ans pour retrouver au niveau oĂč nous Ă©tions avant l’apparition de la grippe aviaire », pronostique cet aviculteur. Pour y arriver au plus vite, celui qui est aussi Ă©conomiste sollicite un soutien de l’Etat pour « dĂ©jĂ  communiquer dans la sous-rĂ©gion afin que les gens comprennent qu’ils peuvent de nouveau faire confiance aux aviculteurs camerounais.

Ensuite, il faudra redonner espoir et confiance aux acteurs et partenaires de cette filiĂšre pour qu’ils investissent dans l’aviculture. » Dans les fermes, on nettoie dĂ©jĂ  pour assurer la relance effective.
​​African Handball Championship: Understanding Cameroon’s Dismal Performance

Elizabeth MOSIMA

The men’s handball team was booted out of the competition after three defeats and a draw.

The National Men’s Handball team has been eliminated prematurely from the ongoing 23rd African Handball Championship in Libreville, Gabon. Their fate was sealed on Monday January 22, 2018 after they drew with host country, Gabon, 29-29 in the last Group A encounter. Many Cameroonian fans are yet to come to terms with the results given that the team had an intensive training programme in Brazil before going to the competition.

Having lost their first three matches the handball Lions went into the fourth and last encounter to save face. Cameroon led the game but their opponents were able to catch up with them in the last 30 seconds of the game and equalised bringing the tally to 29-29. Prior to last Monday’s encounter, Cameroon lost to Algeria 23-31 in their first game. In their second game Cameroon lost to Tunisia 26-32 and lost to Congo 22-29.

In the second game against Congo winger, Enoh Lancelot, was elected man of the match. Cameroon crashed out of the competition finishing last in their group. Even though Cameroon could not make it to the second round, two players received the Man of the Match Award in the competition. They are goalkeeper Patrick Ongolon in match against Gabon and winger, Enoh Lancelot, at the end of the encounter against Congo.

The Coach of the National Men’s Handball team, Simon Menguede said he is disappointed with the results because the team did not achieve their goals. He said the players played well but they made many mistakes especially in the finishing of their game. He regretted the fact that Cameroon’s performance in the third match against Congo was poor. According to him, that must have been due to the fact that the players thought they would win Congo easily.

But unfortunately for them, the Congolese came in another way and they beat them. He decried what he termed “poor refereeing” in the last game against Gabon. He however said Cameroon went to the competition with a high level of handball. He said he is happy that Cameroon has started playing modern handball and that the future is bright for the country.

The handball Lions will play against Nigeria for the ninth and tenth places tomorrow, Thursday, January 25, 2018.
​​8 mars: le pagne est disponible

Alfred MVOGO BIYECK

Il est, depuis le dĂ©but du mois de janvier, dans tous les points de vente du rĂ©seau Cicam sur toute l’étendue du territoire.

C’est ce qu’on appelle en journalisme, un marronnier. Le 8 mars, dĂ©diĂ© Ă  la JournĂ©e internationale de la femme, en est effectivement un. Et pour cette Ă©dition 2018, le ministĂšre de la Promotion de la femme et de la Famille, qui chaque annĂ©e, lance un concours pour la conception et le design du pagne, a pris toutes les dispositions, pour que cet accessoire soit mis sur le marchĂ© dĂšs le dĂ©but de l’annĂ©e. Chose faite, le pagne du 8 mars est bel bien sur les Ă©tals des points de vente de Cicam, et de certains autres commerçants sur toute l’étendue du territoire national.

Au quartier Madagascar Ă  YaoundĂ©, une grande banderole barre l’entrĂ©e du magasin de vente des pagnes de la Cicam. On peut y lire : « Pagne du 8 mars en vente ici, au prix de 6 800 francs ». A l’intĂ©rieur du magasin, le pagne, qui se dĂ©cline en deux tons cette annĂ©e, jaune et rouge, est bien prĂ©sent. Mais les clientes ne se bousculent pas. « Pour le moment, les femmes ne semblent pas pressĂ©es d’acquĂ©rir un pagne.

Ce n’est pas encore l’affluence, nous vendons une dizaine de pagnes par jour pour le moment. Cela ne nous inquiĂšte pas, nous savons qu’à partir de la fin du mois de janvier, ça va ĂȘtre la ruĂ©e », nous renseigne une vendeuse. Dans le magasin, certaines couturiĂšres s’approvisionnent tranquillement, pour Ă©viter les embouteillages, l’inflation, les magouilles et les petits arrangements de derniĂšre minute.

Aux quartiers Briqueterie et Mokolo, Ă  l’avenue Kennedy et dans les diffĂ©rents points de vente du pagne dans la ville de YaoundĂ©, c’est la mĂȘme ambiance. Tranquille, sereine, mais un peu comme le calme avant la tempĂȘte.
Cameroon Tribune du jeudi, 25 janvier 2018.
Vaccination : stratégies contre la désinformation

#Regions
Joël MAMAN

Maroua (DiamarĂ©) L’Etat du Cameroun ne peut pas vacciner ses populations dans le but de les rendre stĂ©riles.

C’est ce qu’il faut retenir de la concertation qui s’est tenue mercredi dernier Ă  Maroua dans les services du gouverneur de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. InitiĂ©e par la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du ministĂšre de la SantĂ© publique, cette rencontre qui a regroupĂ© tous les acteurs du secteur de la santĂ© avait pour but de trouver des solutions pour une bonne couverture vaccinale dans la rĂ©gion.

Une solution aux difficultĂ©s rencontrĂ©es par les Ă©quipes de vaccination sur le terrain, suite Ă  une rumeur partie de Kousseri en septembre 2017 et qui s’est propagĂ©e comme une trainĂ©e de poudre dans toute la rĂ©gion. La rumeur, a rappelĂ© Dr FannĂ© Mahamat Ă©pouse Ousman, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MinsantĂ©, faisait Ă©tat de ce que « les agents du ministĂšre de la SantĂ© publique vaccinent les Ă©lĂšves filles sur les seins et les garçons sur le nombril dans le but de les rendre stĂ©riles ».

Le Dr Shalom Tchokfo, chef de l’unitĂ© rĂ©gionale du Programme Ă©largi de vaccination , a rappelĂ© qu’à cause de ces fausses informations, plus de 115 Ă©coles de la rĂ©gion se sont vidĂ©es. Sous le coup de la colĂšre, certains parents ont mĂȘme violentĂ© des enseignants dans certaines localitĂ©s.

« La situation prĂ©sentĂ©e ainsi est trĂšs grave et dangereuse pour le dĂ©veloppement de notre pays », fait remarquer le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur, Herman Bertrand Assiga Abana, qui prĂ©sidait la rencontre en lieu et place du gouverneur de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord empĂȘchĂ©.
Group C: le Nigeria et la Libye qualifiés

#Sports
Jean Marie NZEKOUE

Les deux leaders du groupe C ont obtenu leurs tickets mardi soir pour les quarts de finale.

Le Nigeria et la GuinĂ©e Ă©quatoriale, deux Ă©quipes du groupe C basĂ© Ă  Tanger, se sont retrouvĂ©s mardi soir au Grand Stade d’Agadir dans le cadre d’une rencontre dĂ©terminante pour la suite de la compĂ©tition. Le principal enjeu de ce match Ă©tait de dĂ©signer l’une des Ă©quipes qualifiĂ©es pour les quarts de finale dans un groupe qualificatif trĂšs serrĂ© avec le Nigeria en tĂȘte (4 pts), suivi du Rwanda (4 pts) et de la Libye (3 pts).

Pour les NigĂ©rians, une victoire Ă©tait donc impĂ©rative pour consolider leur position. Alors qu’on assistait jusque-lĂ  Ă  une rencontre relativement Ă©quilibrĂ©e avec des actions de part et d’autre, le premier coup de tonnerre de la soirĂ©e est venu de la GuinĂ©e Ă©quatoriale dont l’attaquant Salvador Nsi a ouvert le score d’une tĂȘte rageuse Ă  la 40Ăš minute.

Jusqu’à la pause, les poulains du coach Rodolfo Diaz semblent tenir leur premiĂšre victoire du tournoi. Bien que dĂ©jĂ  Ă©liminĂ©s, ils semblent euphoriques, multipliant des raids dans le camp adverse.

Le retour sur terre peu aprĂšs la reprise n’en sera que plus brutal, aprĂšs trois coups de becs meurtriers assĂ©nĂ©s par des rapaces affamĂ©s. Le Nigeria va revenir au score dĂšs la 59Ăš mn lorsque sur un coup franc anodin, Anthony Okpotu propulse le ballon au fond des filets. Ekundayo Ojo et Rabiu Ali entrĂ©s en cours de jeu, salent l’addition et s’imposent avec la maniĂšre.

L’autre scĂ©nario improbable de la soirĂ©e est venu du match Rwanda-Libye disputĂ© Ă  Tanger. DeuxiĂšmes du groupe C, les Amavubi tenaient leur qualification pour le prochain tour jusqu’à la 3Ăš minute du temps additionnel lorsqu’ils se sont fait surprendre par le but assassin du libyen Abuschnaf qui a du coup propulsĂ© son Ă©quipe en quart de finale.

En remportant ce dernier match, le Nigeria a renforcĂ© sa position Ă  la tĂȘte du groupe C. Ce qui lui permet de disputer son quart de finale dans sa base de Tanger. Le parcours atypique du Nigeria dans cette compĂ©tition en fait une Ă©quipe Ă  suivre.

Avant de passer au second tour, les Super Eagles ont cravaché dur, avançant à pas de tortue, mais avec détermination. AprÚs un pénible match nul au premier match face au Rwanda et une courte victoire (1-0) sur la Libye, les Nigérians ont démontré leur montée en puissance devant la Guinée Equatoriale.

Bien que menĂ©s au score, ils ont su trouver des ressources sur les plans physique, tactique et mental pour renverser la vapeur. Comme le Maroc, c’est l’une des rares Ă©quipes Ă  n’avoir pas encore perdu un match jusqu’ici.

Du coup, ils se positionnent comme un des sĂ©rieux prĂ©tendants Ă  la couronne finale. Il faut pour cela dĂ©passer d’abord la prochaine Ă©tape. Quant Ă  la Libye, dĂ©jĂ  vainqueur du CHAN de 2014, il rĂȘve d’un autre exploit retentissant. Les deux Ă©quipes connaitront leurs prochains adversaires Ă  l’issue des troisiĂšmes matchs du groupe D.
Special CHAN: Echos

#Sports
Jean Marie NZEKOUE

Mise en forme pour les arbitres

On l’oublie souvent : l’arbitre est un acteur du match. Au mĂȘme titre que les joueurs de champ. Pour offrir une meilleure prestation, il doit ĂȘtre bien en jambes. C’est pour cela qu’à la veille de certaines compĂ©titions, un accent particulier est mis sur l’amĂ©lioration de la condition physique, notamment Ă  travers les stages et autres regroupements ponctuels pour une remise Ă  niveau.

C’est ainsi que 44 arbitres et arbitres-assistants ont participĂ© rĂ©cemment au Caire en Egypte Ă  un stage de prĂ©paration qui a permis la dĂ©signation des officiels appelĂ©s Ă  diriger les diffĂ©rentes rencontres. Au programme des sessions thĂ©oriques portant notamment sur l'analyse technique et tactique du jeu, l'examen de clips vidĂ©o de matchs, et des sĂ©ances pratiques avec des joueurs.

Un CHAN trĂšs discret

Une compĂ©tition sportive de dimension continentale c’est d’abord une grande fĂȘte populaire. On l’a vu avec la CAN fĂ©minine 2016 qui a drainĂ© des foules au-delĂ  des espoirs. S’agissant du Championnat d’Afrique 2018 au Maroc, c’est plutĂŽt la discrĂ©tion qui est de mise, notamment dans la localitĂ© d’Agadir, base des Lions. Peu d’affiches dans les rues ou les hĂŽtels, aucun Ă©cran de diffusion dans les cafĂ©s et autres lieux publics, peu d’attroupements autour du stade, mĂȘme si on note la prĂ©sence de plusieurs volontaires.

Quelques Marocains abordĂ©s s’intĂ©ressent pourtant Ă  la compĂ©tition. Ils attendaient beaucoup de l’équipe du Cameroun qu’ils souhaitaient retrouver en finale face au
Maroc.
Justice: les satisfactions de 2017

#Politique
MESSI BALA

En prĂ©sentant les vƓux aux deux chefs de la Cour suprĂȘme hier, le prĂ©sident de la Chambre des comptes, au nom de la famille judiciaire, a apprĂ©ciĂ© les gains enregistrĂ©s l’annĂ©e derniĂšre.

«Bonne annĂ©e Monsieur le PrĂ©sident. Bonne annĂ©e Monsieur le Procureur gĂ©nĂ©ral ». Deux phrases prononcĂ©es des centaines de fois par les membres de la famille judiciaire en prĂ©sentant les vƓux au Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme et au Procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs ladite Cour hier, mercredi 24 janvier 2018.

Mais bien avant cette partie du cĂ©rĂ©monial, Daniel Mekobe Sone et Luc Ndjodo ont Ă©coutĂ© le discours bilan de l’annĂ©e 2017 dressĂ© par le prĂ©sident de la Chambre des comptes au nom de tout le corps.

Marc Ateba Ombala a relevĂ© les effets positifs de la tenue le 7 juin 2017 du Conseil supĂ©rieur de la magistrature, prĂ©sidĂ© par le chef de l’Etat, Paul Biya. Entre autres : « l’intĂ©gration de 161 nouveaux magistrats dans le corps de la magistrature, l’affection de 35 magistrats Ă  la chambre des comptes », a indiquĂ© le prĂ©sident de la chambre des comptes.

En pareille circonstance, l’orateur a aussi Ă©voquĂ© les activitĂ©s des autres composantes de la famille judiciaire. 35 nouveaux avocats admis directement au barreau en provenance de l’étranger et d’autres corps de mĂ©tiers.

L’élection d’Alain Ngongang Sime Ă  la prĂ©sidence de l’Union africaine des huissiers de justice en dĂ©cembre dernier. Et le dĂ©part de Suzanne Ntyam Ondo Mengue pour Arusha au siĂšge de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples oĂč elle avait Ă©tĂ© Ă©lue.

Des bonnes nouvelles qui n’ont pas occultĂ© les attentes de la famille judiciaire. Notamment « la rĂ©vision des textes organisant la profession d’huissier de justice ou l’étroitesse des locaux pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© des magistrats».

Daniel Mekobe Sone, au nom des deux chefs de Cour, a reconnu que des efforts restent Ă  fournir mais beaucoup a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait. Le premier prĂ©sident a ainsi remerciĂ© ses collĂšgues pour le « dĂ©vouement sans relĂąche dans l’accomplissement de leurs tĂąches ».
Cameroon-Swiss: Plurilingualism Experiences Shared

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

Prime Minister Philemon Yang on January 24, 2018 had talks with the Swiss Federal Delegate for Plurilingualism, Nicoletta Mariolini.

The content and modalities of cooperation between Cameroon’s National Commission for the Promotion of Bilingualism and Multiculturalism and the Plurilingualism institution of the Confederation of Switzerland will be disclosed this January 25, 2018 evening during a press conference in Yaounde.

The Swiss Federal Delegate for Plurilingualism, Nicoletta Mariolini made the revelation after talks with Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang at the Star Building in Yaounde on January 24, 2018. Nicoletta Mariolini ends her working visit to Cameroon today.

Talking about her mission in Cameroon to the press, she said they had positive discussions and warm reception. She further said that her country and Cameroon have common and divergent points.

With regard to what makes the two countries different, she talked of the institutional framework as Switzerland has a federal system while Cameroon has a unitary decentralised system.

As to what links the two countries, she said, “our common point is unity in diversity and we work to promote our official languages to ensure that language laws should be effective to everyone and minorities have equal opportunities.”

Madam Nicoletta Mariolini was accompanied to the Prime Minister’s Office among others by the Swiss Ambassador to Cameroon, Pietro Lazzeri. The talks lasted for more than one hour.