Cameroon Tribune
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Pénétrante Est: on pose des passerelles

#Regions
Mireille ONANA MEBENGA

Le premier de ces ouvrages de traversée pour piétons installé dimanche au quartier Bafia.

Levage et dressage de la plateforme de la premiĂšre passerelle installĂ©e sur la PĂ©nĂ©trante Est, prĂ©cisĂ©ment sur l’axe menant Ă  l’aĂ©roport international de Douala, au niveau du quartier Bafia, ce dimanche 18 fĂ©vrier.

L’opĂ©ration, qui a drainĂ© des populations enthousiastes, s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, et du dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, Fritz NtonĂš NtonĂš.

C’est un tonnerre d’applaudissements qui a accueilli la pose de cet important ouvrage mĂ©tallique de traversĂ©e piĂ©tonne, qui va considĂ©rablement amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© – en rĂ©duisant notamment les accidents de la route. Ahmad Idriss, chef du quartier Bafia New- Priso, explique :

« Je suis trĂšs content. J’ai Ă©crit plusieurs fois Ă  la CommunautĂ© urbaine pour la rĂ©alisation de cet ouvrage nĂ©cessaire Ă  la traversĂ©e de nos populations. Nous le recevons avec beaucoup de joie. Nous avons perdu beaucoup de gens ici, des enfants, des mĂšres de famille, des suites d’accidents de la route. C’est vraiment un ouf de soulagement, nous ne sommes pas oubliĂ©s ». Ouvrage de type mĂ©cano-soudĂ©, d’une hauteur libre de 6,50 m, d’une largeur de 27 m, est composĂ© d’un passage utile pour piĂ©ton de 150 mĂštres et de 2,60 m de hauteur, plus deux appuis sur massif bĂ©ton.

La matiĂšre utilisĂ©e par l’entreprise adjudicataire est mĂ©tallique, et comprend des Ă©lĂ©ments accessoires. La structure quant Ă  elle est triangulĂ©e avec garde-fous comme Ă©quipement de sĂ©curitĂ©.

D’aprĂšs le chef de la mission de contrĂŽle de Creaconsult, l’ingĂ©nieur Jean Vincent Whassom, le taux d’avancement des travaux, dont les dĂ©lais de livraison sont fixĂ©s pour le mois de mars prochain, est de l’ordre de 93%, en attendant les raccords d’extrĂ©mitĂ© qui ne gĂȘnent pas pour autant les dĂ©placements de la population.

Fritz NtonĂš NtonĂš a, quant Ă  lui, annoncĂ© la rĂ©alisation d’autres ouvrages du mĂȘme type tout le long de la pĂ©nĂ©trante Est de Douala. « Nous sommes en train de vivre lĂ  un exemple parlant des Ă©lĂ©ments d’insertion d’un grand projet urbain Ă  caractĂšre national, qui doit s’insĂ©rer dans le tissu urbain.

Il y a trois grands projets, les pĂ©nĂ©trantes Est Ouest et le 2e pont sur le Wouri. Il faut donc une harmonie, une insertion fonctionnelle, de ces grands projets. » Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement a ajoutĂ© : « Nous assistons Ă  l’installation de la premiĂšre passerelle sur une sĂ©rie de cinq ».
Campaign for Legislation on Tobacco

#Regions
Fred VUBEM TOH

The Cameroon Coalition for Tobacco Control held a meeting with journalist in Douala to this effect.

The Cameroon Coalition for Tobacco Control, CCCT is spearheading a campaign for stricter local legislation on tobacco. According to communication officer for the nongovernmental organisation, Prince Mpondo, Cameroon is signatory to the WHO convention against tobacco and it is not therefore normal that there is no local legislation on the issue and the existing laws are being flawed by tobacco companies.

He said since the multi sectoral commission for the fight against tobacco was created in 2015, they been waiting in vain for the commission to come up with a draft legislation Djuikom Chekumo Judith Noel disclosed that according to a study conducted by CCCT in some 20 schools in Yaounde, revealed that there were 173 tobacco sales points near schools and 44 posters advertising cigarettes were posted of the walls of school buildings which are in violation of the law prohibiting the advertisement of cigarettes or selling cigarettes to youths.

Campaigners are not only calling for the enforcement of the law prohibiting tobacco adverts by media or posters to also cover the social media.

They also advocate for a tax increase on tobacco products in an effort to reduce the number of smokers. There are also advocating for a law creating tobacco free zones in the country.

Tobacco consumption they said is dangerous to health as it can cause illnesses such cataract, tooth decay, heart disease, ulcers, cancer, low sperm count, hearing loss and wrinkling among others.

Statistics show that 2700 people die each year from tobacco related diseases and that 30 per cent of cancer cases are caused by tobacco consumption which accounts for 90 per cent of lung cancer cases.

The statistics also reveal that one million people smoke regularly among them, 300.000 youths while seven million are passive smokers. At the global level, tobacco kills seven million people.
MASA 2018: les ambassadeurs camerounais

#Culture
Monica NKODO

Le Cameroun sera représenté à Abidjan en mars prochain dans trois domaines : danse contemporaine, humour et musique.

Des artistes camerounais invitĂ©s Ă  croquer leur bout du MASA. Le MarchĂ© des arts du spectacle africain arrivĂ© Ă  sa 25e annĂ©e accueillera de nombreux artistes venus du continent et d’ailleurs pour sa 10e Ă©dition prĂ©vue du 10 au 17 mars prochain Ă  Abidjan en CĂŽte d’Ivoire. Ce grand carrefour culturel fait pour susciter les regards sur les professionnels africains de la scĂšne et leur offrir une meilleure visibilitĂ© Ă  l’international rassemble des dizaines d’artistes.

Le Cameroun y a ses reprĂ©sentants, tirĂ©s de trois disciplines artistiques. Musique, danse et humour sont les secteurs dans lesquels le Cameroun tient ses ambassadeurs. En musique, Armand Biyag et Lornoar vont transporter les sonoritĂ©s du pays et les dĂ©voiler Ă  l’exigeant public d’Abidjan.

La chanteuse Lornoar va retrouver la CĂŽte d’Ivoire quelques mois aprĂšs les Jeux de la Francophonie en aoĂ»t 2017. Elle y a laissĂ© de bons souvenirs dans les mĂ©moires des spectateurs ivoiriens, grĂące Ă  ses prestations originales, interactives et pleines d’entrain. « FaçonlĂ  », « Lucia », « Juger », et d’autres titres de son dernier album seront Ă  dĂ©couvrir.

Armand Biyag, phĂ©nomĂšne des percussions et d’un tas d’autres instruments, sera aussi au rendez-vous. La CĂŽte d’Ivoire sera sans doute ravie de dĂ©guster les mille et un talents de ce vocaliste, pianiste, percussionniste, auteur- compositeur, arrangeur
 Bassek Fils MisĂ©ricorde avec « Fausses vĂ©ritĂ©s » sera l’une des figures du Cameroun dans la catĂ©gorie de l’humour. Le dernier spectacle de Charlotte Ntamack est Ă©galement au menu.

Sous le couvert de la compagnie Malo Malam, elle va présenter « Je suis charlotte », révéler en début février dans les Instituts français de Yaoundé et de Douala. La danse contemporaine jouera sa partition avec Agathe Djokam et sa derniÚre création « Energie ».

Les artistes camerounais ont su sĂ©duire le ComitĂ© artistique international des MASA qui s’est retrouvĂ© face Ă  un important volume de candidatures d’Afrique, d’Europe, des AmĂ©riques et de l’OcĂ©an indien.

677 groupes et artistes ont postulé dans les sept catégories retenues : danse, théùtre, conte, musique, humour, arts de la rue et slam. 64 compagnies et troupes artistiques ont finalement retenues pour la sélection officielle, dénommée MASA IN.
Dédicace: la vie inachevée de Barbara

#Culture
Carine TSIELE

L’oeuvre de Merveiline Tapi retrace la vie d’une jeune femme dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  27 ans. Elle a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e le 16 fĂ©vrier dernier Ă  YaoundĂ©.

Merveiline Tapi remet ça. AprĂšs le roman « Eva : Tranche de vie » paru en 2014, l’auteure revient avec « Biographie d’une jeune femme partie trop tĂŽt
 pourtant, elle y est parvenue ». L’ouvrage a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au public le 16 fĂ©vrier dernier dans la salle de confĂ©rence du groupe Kalata Ă  YaoundĂ©.

La cérémonie de dédicace qui a eu plusieurs articulations était ponctuée par des analyses et des échanges entre les membres du panel et les invités.

Ainsi l’on retiendra que le roman « Biographie d’une jeune femme partie trop tĂŽt
 pourtant, elle y est parvenue » retrace la vie de Barbara, une jeune femme de 27 ans dĂ©cĂ©dĂ©e il y a deux ans. Mais avant de quitter cette terre, Barbara a accompli bien de choses.

Elle a notamment achevĂ© son cursus d’ingĂ©nieur Ă  la FacultĂ© d’agronomie et des sciences agricoles de l’UniversitĂ© de Dschang. Elle a mĂȘme eu un enfant.

Le destin devient cruel envers elle lorsque recrutĂ©e Ă  la fonction publique, elle est atteinte d’une maladie mystĂ©rieuse qui l’a emportĂ©e. Pour l’auteur, c’est l’occasion d’exhorter les jeunes femmes Ă  vivre leur vie avec passion et dĂ©termination.

Comme Barbara qui a cru Ă  ses rĂȘves. Et malgrĂ© son Ă©tat de santĂ© prĂ©caire, elle est allĂ©e passer l’entretien pour l’entrĂ©e Ă  la fonction publique. Dans ce roman de 130 pages, Merveiline Tapi dans un français facile a prĂ©fĂ©rĂ© ne pas utiliser de chapitres, dĂ©coupage utile pour rendre la lecture facile selon l’auteure. Le livre est disponible au prix de 10.000 F Ă  la maison d’édition l’Harmattan. En ligne sur amazon.fr.
Cameroon Tribune du jeudi, 22 février 2018.
​​Cameroun – GuinĂ©e Ă©quatoriale: concertation au sommet

Jean Francis BELIBI

Porteur d’un pli fermĂ© du prĂ©sident Obiang Nguema Ă  son homologue camerounais, Paul Biya, le ministre d’Etat chargĂ© de l’IntĂ©gration rĂ©gionale, Balthasar Engonga Edjo’o a Ă©tĂ© reçu par le chef de l’Etat hier au Palais de l’UnitĂ©.

C’est un hĂŽte, familier du Palais de l’UnitĂ© que le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a reçu hier en dĂ©but d’aprĂšs-midi. Balthasar Engonga Edjo’o, ministre d’Etat chargĂ© de l’IntĂ©gration rĂ©gionale de la RĂ©publique de GuinĂ©e Ă©quatoriale, y est arrivĂ©, porteur d’un pli fermĂ© du prĂ©sident Teodoro Obiang Nguema Mbasogo « Ă  son frĂšre, le prĂ©sident Paul Biya ». Face Ă  la presse au sortir de l’entretien d’environ une trentaine de minutes, l’envoyĂ© spĂ©cial du prĂ©sident Ă©quatoguinĂ©en a dĂ©clarĂ© qu’il laissait la primeur du message « Ă  son haut destinataire ».

Il a simplement rappelĂ© que les deux pays sont membres d’un mĂȘme espace sous rĂ©gional, la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC). Ce faisant, « il y a des raisons entres les deux chefs d’Etat de se concerter de façon permanente dans le cadre des actions communes qu’ils ont dans leur feuille de route ».

Pour l’émissaire du prĂ©sident Ă©quato-guinĂ©en, la concertation permanente Ă©tablie entre Malabo et YaoundĂ© n’exclut aucun domaine pour le bien commun des populations des deux pays : « Que ce soit au plan sĂ©curitaire, Ă©conomique ou autres, les deux chefs d’Etat se concertent Ă  tout moment pour trouver des solutions aux problĂšmes communs qui peuvent se poser », a-t-il tenu Ă  relever.

Sur un plan purement sousrĂ©gional, le Cameroun et la GuinĂ©e Ă©quatoriale ont adhĂ©rĂ© au processus d’intĂ©gration sous rĂ©gionale enclenchĂ© au sein de l’espace CEMAC, qui a notamment Ă©tĂ© concrĂ©tisĂ© lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation regroupant les six pays membres qui s’est tenu Ă  N’Djamena, la capitale tchadienne, le 31 octobre 2017. Une rencontre, notamment rehaussĂ©e par la prĂ©sence des prĂ©sidents camerounais Paul Biya et Ă©quato-guinĂ©en Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, aux cĂŽtĂ©s de certains de leurs homologues de la CEMAC.

Ce sommet est du reste rentrĂ© dans l’histoire comme celui qui a vu cet espace sous-rĂ©gional rattraper le retard qu’il accusait en matiĂšre de libre circulation des personnes et des biens sur les autres sous-ensembles existant sur le continent. A N’Djamena il avait notamment Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de la suppression des visas pour les ressortissants des pays membres souhaitant se dĂ©placer au sein de l’espace communautaire et mĂȘme d’amener les pays de la CEMAC Ă  accorder la prioritĂ© aux produits issus de leur ensemble.
Médicaments essentiels: le PM inaugure une usine à Douala

Armand ESSOGO

Africure Pharmaceuticals Cameroon S.A., fleuron de la coopĂ©ration avec l’Inde, rendra les mĂ©dicaments plus accessibles.

Cette semaine, Douala vit le partenariat public- privĂ© dans les faits. Le Minepat et les capitaines d’industrie de la place magnifient ce concept depuis mardi dernier. Hier, Ă  Yassa, dans l’arrondissement de Douala III, il a encore Ă©tĂ© question de la cĂ©lĂ©bration du partenariat public-privĂ©. Au nom du chef de l’Etat, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a procĂ©dĂ© Ă  l’inauguration d’une nouvelle unitĂ© de production de mĂ©dicaments. Le nom de baptĂȘme du nouveau venu dans le secteur de la santĂ© est Africure Pharmaceuticals Cameroon S.A.

Cette usine matĂ©rialise bien le partenariat public- privĂ©. Le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, l’a suffisamment soulignĂ© lors de sa prise de parole, devant les partenaires indiens, un important parterre de membres du gouvernement et le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral. De la communication du prĂ©sident du Conseil d’administration de la nouvelle usine, le Dr Prosper Hiag, par ailleurs prĂ©sident de l’Ordre des pharmaciens du Cameroun, on retient que le projet qui a commencĂ© Ă  germĂ© en 2010, aura, chemin faisant, bĂ©nĂ©ficiĂ© de la loi portant incitation Ă  l’investissement privĂ©.

L’Agence de Promotion des Investissements, le ministĂšre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique, les experts du ministĂšre de la SantĂ© publique
 auront accompagnĂ© ce projet qui s’est matĂ©rialisĂ© Ă  Yassa sur un site 10000 m2. Le rĂ©sultat du travail cĂ©lĂ©brĂ© hier est connu de tous. Une usine dotĂ©e d’une capacitĂ© de production d’un milliard de comprimĂ©s Ă  la chaĂźne, deux cents emplois directs, des experts camerounais et indiens formĂ©s en Inde et une volontĂ© affichĂ©e de procĂ©der au transfert de technologie.

La structure dispose de deux sections de laboratoires Ă  savoir : phytochimie et microbiologie. Le coĂ»t du projet s’élĂšve Ă  cinq milliards de F. Pour le ministre de la SantĂ© publique, cette usine arrive Ă  point nommĂ©. Le Cameroun reste Ă  90% tributaire de l’importation des mĂ©dicaments. Sur un marchĂ© de 100 milliards de F, 5 Ă  8 milliards sont gĂ©rĂ©s localement pour l’approvisionnement en mĂ©dicaments essentiels. Pire, le pays ne compte que 10 sociĂ©tĂ©s de fabrication de mĂ©dicaments basĂ©es Ă  YaoundĂ© et Ă  Douala.

Tout en saluant l’initiative des promoteurs indiens, le MinsantĂ© a cependant dĂ©clarĂ© que le Cameroun cherche Ă  produire localement les mĂ©dicaments essentiels pour mettre fins aux importations. Tout en encourageant les investisseurs indiens, le ministre de la SantĂ© publique a aussi insistĂ© sur le respect des normes et de l’éthique. Pour AndrĂ© Mama Fouda, la fabrication et la distribution des mĂ©dicaments doivent respecter la rĂ©glementation en vigueur.
​​En clair, tout doit ĂȘtre homologuĂ© et les responsables de l’usine de Yassa ont Ă©tĂ© invitĂ©s au respect des standards internationaux. Aux partenaires indiens, le gouvernement camerounais a Ă©galement demandĂ© d’accĂ©lĂ©rer le transfert de technologie et de s’investir dans la recherche. Le directeur gĂ©nĂ©ral d’Africure, Sinhue Bosco Noronha, ne dira pas autre chose lorsqu’il a dĂ©clarĂ© que son groupe prĂ©sent au Mozambique, en Namibie, au Botswana et dĂ©sormais au Cameroun travaille selon les normes de l’OMS.

La cĂ©rĂ©monie de Yassa a du reste permis de revisiter la coopĂ©ration entre les deux pays. Ravi Kumar, consul gĂ©nĂ©ral honoraire de l’Inde Ă  Douala, a ainsi dĂ©clarĂ© qu’au-delĂ  de l’usine de fabrication de mĂ©dicaments, une ligne de crĂ©dit 42 millions de dollars est ouverte pour le dĂ©veloppement de la filiĂšre manioc. L’Inde est le quatriĂšme fournisseur des Etats-Unis en matiĂšre de mĂ©dicaments et, a poursuivi le consul honoraire, 80% des ARV dans le monde sont produits en Inde.

Au terme de la cĂ©rĂ©monie dont les aspects protocolaires ont culminĂ© avec la coupure du ruban symbolique, le dĂ©voilement de la plaque commĂ©morative
 les officiels indiens ont chargĂ© le Premier ministre de transmettre leur gratitude au prĂ©sident de la RĂ©publique pour tout l’accompagnement qui aura permis de rĂ©aliser le projet de Yassa.
​​SDF: le congrùs le plus attendu

MESSI BALA

AprĂšs les reports de 2016 et 2017, le principal parti de l’opposition rĂ©unit ses dĂ©lĂ©guĂ©s dĂšs aujourd’hui Ă  Bamenda au cours de la 9e convention Ă©lective.

La ville de Bamenda est parĂ©e depuis quelques jours aux couleurs vert et blanc du Social Democratic Front (SDF). Le parti tient sa neuviĂšme convention Ă©lective dans le chef-lieu de la rĂ©gion du Nord- Ouest dĂšs aujourd’hui et jusqu’à samedi prochain. Des assises initialement prĂ©vues Ă  la mission catholique de Big Mankon de Bamenda mais dĂ©placĂ©es, lundi 19 fĂ©vrier dernier, Ă  la salle multifonctionnelle de la Presbyterian Church de Ntamulung, dans la mĂȘme ville.

Mais hier, le comitĂ© d’organisation a finalement annoncĂ© qu’elles « se tiendront au Palais des congrĂšs de Bamenda » compte tenu des menaces dispatchĂ©es via des tracts par des sĂ©cessionnistes qui voudraient perturber la tenue de ce congrĂšs. Principal enjeu de ce rendezvous politique majeur, la dĂ©signation du candidat du SDF Ă  la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle. Celui-ci sera connu samedi 24 fĂ©vrier au cours d’une convention Ă©lective spĂ©ciale.

Trois personnalitĂ©s sont en lice pour briguer cette investiture. Le dĂ©putĂ© de la circonscription Wouri-Centre dans le Littoral, Joshua Osih, par ailleurs viceprĂ©sident dans l’actuel ComitĂ© exĂ©cutif national (NEC) du SDF. Joseph Mbah Ndam, dĂ©putĂ© de la Momo (Nord-Ouest) est aussi l’un des vice-prĂ©sidents de l’AssemblĂ©e nationale. Simon Fobi Nchinda, dĂ©putĂ© depuis 11 ans de la circonscription de Bamenda III (Nord-Ouest). Chacun d’entre eux dĂ©ploie des stratĂ©gies pour obtenir les voix des 2452 dĂ©lĂ©guĂ©s au congrĂšs.

Ces derniers sont aussi courtisĂ©s par les candidats aux 86 postes Ă  pourvoir au sein du NEC qui sera renouvelĂ© la veille, c’est-Ă -dire demain vendredi 23 fĂ©vrier 2018. Si la conquĂȘte de la prĂ©sidence du parti n’a aucun enjeu, le Chairman Ni John Fru Ndi Ă©tant l’unique candidat Ă  sa succession, plusieurs postes ont enregistrĂ© des candidatures multiples. Le plus disputĂ© Ă©tant celui de premier vice-prĂ©sident national, occupĂ© par Joshua Osih, originaire du Sud-Ouest. Il a face Ă  lui, le Pr Ndiva Kofele, natif du Sud-Ouest aussi et membre du Shadow Cabinet
​​DĂ©pĂŽt des dossiers de candidatures: Dernier dĂ©lai ce jour

Azize MBOHOU

Hier dans les Ă©tats-majors des partis politiques, l’heure Ă©tait aux derniĂšres retouches et quelques arbitrages.

Pas de visite possible hier au siĂšge du ComitĂ© central du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC). Les instructions reçues par les policiers en faction sont formelles. Peu aprĂšs 10h, c’est BenoĂźt Ndong Soumhet qui descend de son vĂ©hicule et regagne la salle de rĂ©unions. Il y a rejoint, d’aprĂšs un agent sur les lieux, le Pr. Paul CĂ©lestin NdembiyembĂ© et Jean Fabien Monkam Nintcheu, autres conseillers du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Toujours d’aprĂšs notre source, ils sont quatre (dont le Pr. DieudonnĂ© Oyono) qui Ă©pluchent les diffĂ©rents dossiers de candidatures du RDPC aux sĂ©natoriales.

« Ces derniers jours ont Ă©tĂ© consacrĂ©s aux synthĂšses. Car, il y a des circonscriptions Ă©lectorales comme le Littoral qui prĂ©occupent. Lorsque vous avez deux membres du Bureau politique comme tĂȘte de liste (Thomas Tobbo Eyoum et GĂ©neviĂšve Tjoues, Ndlr), ce n’est pas Ă©vident. Dans le Nord- Ouest Ă©galement, il fallait regarder de trĂšs prĂšs », commente notre source. Autre enjeu, tout faire pour ne plus essuyer les annulations des listes du RDPC comme ce fĂ»t le cas en 2013, dans deux rĂ©gions notamment l’Ouest et l’Adamaoua.

Joint au tĂ©lĂ©phone par CT en fin de journĂ©e hier, le Pr. Paul CĂ©lestin NdembiyembĂ© a martelĂ© : « Nous sommes obligĂ©s d’ĂȘtre prĂȘts aujourd’hui. Il n’y a rien Ă  faire ! » Comme le prescrit la circulaire du prĂ©sident national, Paul Biya, signĂ© le 8 fĂ©vrier dernier, le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central est le deuxiĂšme niveau de la procĂ©dure d’investiture des candidats, aprĂšs les rĂ©gions. A l’Union nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (UNDP), c’est tard hier soir que l’étude des dossiers de candidatures des dix rĂ©gions a Ă©tĂ© bouclĂ©e.

C’était au cours d’une rĂ©union du Bureau politique qui aura durĂ© trois jours, sous la prĂ©sidence effective de Bello Bouba MaĂŻgari, prĂ©sident national de ce parti. « L’option de l’investiture des candidats UNDP dans les dix rĂ©gions reste toujours et plus que jamais de mise. Nous sommes un grand parti », tranche Maidadi Saidou, membre du Bureau politique de l’UNDP. L’Union dĂ©mocratique du Cameroun (UDC) du Dr Adamou Ndam Njoya est prĂȘte pour ce jour.

D’aprĂšs Adamou Youmo Koupit, membre du Bureau politique de ce parti, les investitures ont Ă©tĂ© bouclĂ©es. L’UDC va postuler dans deux rĂ©gions Ă  savoir, l’Ouest oĂč le parti a 191 conseillers et le Littoral oĂč il en compte deux. Par contre, au sein du Social Democratic Front, jusqu’au moment oĂč nous mettions sous presse, les investitures n’étaient pas encore bouclĂ©es. « Je ne peux pas vous donner d’informations car elles sont encore sous embargo », a indiquĂ© Jean Tsomelou, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti, joint au tĂ©lĂ©phone.
​​Recherche scientifique et innovation: On se rapproche des entreprises

MichĂšle FOGANG

C'est l'objectif de la 6e édition des JERSIC ouverte hier à Yaoundé par le ministre Madeleine Tchuinte.

Entre la recherche scientifique et l’entreprise, il n y a qu’une fine cloison. Le premier produit des rĂ©sultats et le deuxiĂšme sert de plateforme utile Ă  la mise en valeur de ceux-ci. C’est fort de cet Ă©tat des choses que le gouvernement et les administrations sectorielles en particulier, ambitionnent d’intĂ©grer la recherche scientifique dans l’environnement des entreprises, question de permettre Ă  ces deux composantes de faire corps et de contribuer au dĂ©veloppement Ă©conomique de la sociĂ©tĂ©.

« D’oĂč le rapprochement nĂ©cessaire entre les mondes de la recherche et des entreprises », a relevĂ© le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), Madeleine Tchuinte. C’est ce qui justifie le thĂšme choisi pour la 6e Ă©dition les JournĂ©es d’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation au Cameroun, Ă  savoir : « Recherche scientifique et innovation : outils stratĂ©giques pour l’entreprise et les transformations socio- Ă©conomiques ».

L’évĂšnement s’est ouvert hier, sous la prĂ©sidence du ministre Madeleine Tchuinte. Rendu Ă  leur 6e Ă©dition, les Jersic vont permettre aux participants, ministĂšres sectoriels, chercheurs indĂ©pendants et autres startups, d’amorcer leur mise en synergie pour discuter des prĂ©occupations actuelles et rĂ©pondre scientifiquement Ă  des besoins prioritaires pour le dĂ©veloppement du Cameroun.

A cet effet, les participants part Ă  des sĂ©ances plĂ©niĂšres et des travaux en ateliers sur diffĂ©rents sousthĂšmes comme la recherche agricole et dĂ©veloppement de l’entreprise camerounaise. Ceci, dans le but de, « dĂ©finir une stratĂ©gie devant permettre au systĂšme national de recherche et d’innovation de contribuer efficacement Ă  l’amĂ©lioration des performances des entreprises camerounaises », comme l’a prĂ©cise le Minresi.

Durant trois jours, l’évĂšnement va favoriser la mise en lumiĂšre des derniĂšres innovations de la recherche camerounaise tout en garantissant la promotion du potentiel scientifique et technologique camerounais, Ă  travers une foire-exposition. Les chercheurs qui se seront distinguĂ©s seront rĂ©compensĂ©s demain, lors de la cĂ©rĂ©monie de clĂŽture baptisĂ©e « La grande nuit de l’excellence scientifique et de l’innovation ».
​​Palais de l'UnitĂ©: Un investisseur allemand reçu

#Politique
Jean Francis BELIBI

Le Dr Stefan Liebing, prĂ©sident de l’Association Ă©conomique germano-africaine a discutĂ© des possibilitĂ©s d’investissements de son pays avec le ministre, SGPR, qui l’a reçu au nom du chef de l’Etat.

Comment permettre Ă  la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne d’accroĂźtre ses investissements dans un pays qui prĂ©sente de nombreuses potentialitĂ©s comme le Cameroun ? Le sujet Ă©tait au centre de l’audience accordĂ©e hier en dĂ©but de soirĂ©e, au nom du chef de l’Etat, par le ministre, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh au Dr Stefan Liebing, prĂ©sident de l’Association Ă©conomique germano- africaine (Afrika-Verein).

Pour l’investisseur allemand qui n’était pas Ă  sa premiĂšre visite dans notre pays, son dernier sĂ©jour remontant Ă  2015, « l’Allemagne et le Cameroun n’ont pas encore suffisamment exploitĂ© le potentiel qui leur est offert dans diffĂ©rents secteurs de l’économie ».

Parmi les secteurs les plus en vue, selon lui, le dĂ©veloppement du secteur Ă©nergĂ©tique, celui des infrastructures et l’industrie chimique. « Il s’agit de travailler ensemble pour voir comment dĂ©velopper rapidement les diffĂ©rents projets qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© recensĂ©s et qu’il convient dĂ©sormais de finaliser » a indiquĂ© le Dr Liebing.

Le dĂ©veloppement de ces diffĂ©rents projets a donc Ă©tĂ© largement passĂ© en revue durant l’entretien d’un peu plus d’une heure avec le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, comme il a tenu Ă  le souligner, saluant au passage, la qualitĂ© des Ă©changes et surtout la disponibilitĂ© manifestĂ©e par le Cameroun de conduire ceux-ci Ă  leur terme.

ArrivĂ© au Palais de l’UnitĂ© en compagnie de l’ambassadeur de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne au Cameroun, S.E. Hans-Dieter Stell, le prĂ©sident de Afrika-Verein a tenu Ă  saluer le partenariat fructueux entre une firme allemande et le gouvernement camerounais dans le cadre de l’implĂ©mentation de la technologie biomĂ©trique dans le processus Ă©lectoral de notre pays.

Il convient de souligner que l’Association Ă©conomique germano-africaine, qui a son siĂšge Ă  Hambourg en Allemagne a Ă©tĂ© créée depuis 1934. Elle compte aujourd’hui environ 600 membres, essentiellement des entreprises allemandes et africaines et oeuvre dans le dĂ©veloppement des relations Ă©conomiques entre l’Allemagne et les pays du continent africain.

Ses principaux partenaires sont les gouvernements, les associations et les organisations non gouvernementales (ONG).

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Grégoire DJARMAILA

Le nouveau découpage militaire territorial vise à augmenter les capacités opérationnelles des forces de défense

La rĂ©organisation du commandement militaire territorial accompagnĂ© d’un redĂ©ploiement des hommes chargĂ©s d’animer ces structures est matĂ©rialisĂ©e par 22 dĂ©crets et trois arrĂȘtĂ©s signĂ©s mercredi par le prĂ©sident de la RĂ©publique, chef des armĂ©es. Le fait majeur est que le Cameroun passe dĂ©sormais de quatre Ă  cinq rĂ©gions militaires interarmĂ©es (RMIA). La cinquiĂšme rĂ©gion dont le poste de commandement est basĂ© Ă  Bamenda naĂźt de l’éclatement de la deuxiĂšme RMIA qui couvrait jusqu’ici les rĂ©gions administratives du Littoral, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

DĂ©sormais la deuxiĂšme RMIA basĂ©e Ă  Douala a pour ressort territorial les rĂ©gions du Littoral et le Sud-ouest tandis que la cinquiĂšme RMIA couvre les rĂ©gions du Nord-Ouest et de l’Ouest. Ce redĂ©coupage dĂ©cide par le chef des armĂ©es vise un meilleur quadrillage et un maillage du territoire dans l’optique d’adapter le dispositif sĂ©curitaire aux nouvelles menaces auxquelles notre pays fait face. Comme on peut le constater Ă  travers ces textes, l’immensitĂ© de la deuxiĂšme RMIA dans son ancienne configuration Ă©tait de nature Ă  diluer son efficacitĂ© opĂ©rationnelle.

Dans la mĂȘme mouvance, le chef de l’Etat crĂ©e une cinquiĂšme rĂ©gion de gendarmerie dont le PC est basĂ© Ă  Bamenda. Comme il l’a fait en 2014, au plus fort des exactions de la secte terroriste Boko Haram en territoire camerounais, le chef de l’Etat, chef des armĂ©es entend Ă  travers cette refonte renforcer et autonomiser militairement les unitĂ©s opĂ©rationnelles pour en finir avec la poussĂ©e sĂ©cessionniste en cours dans les rĂ©gions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. La persistance des attaques sur le terrain ont rendu nĂ©cessaire ces rĂ©ajustements. Il s’agit pour le prĂ©sident de la RĂ©publique de rapprocher les unitĂ©s des sites crisogĂšnes pour mieux coordonner les opĂ©rations de sĂ©curisation.

A l’instar de ce qui se passe Ă  l’ExtrĂȘme-Nord, l’ennemi dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et le Sud-Ouest utilise un modus operandi asymĂ©trique. D’oĂč cette mue et cette revue permanente du dispositif sĂ©curitaire et des stratĂ©gies de riposte. Cette refonte consacre un renforcement des capacitĂ©s opĂ©rationnelles des forces terrestres et aĂ©riennes avec la crĂ©ation des brigades d’infanterie motorisĂ©es Ă  Bertoua, Bamenda et Buea et des bases aĂ©riennes Ă  Maroua et Bamenda.

Par cette rĂ©organisation, le haut commandement souhaite surtout mieux coordonner les forces de dĂ©fense dans la lutte contre toutes les nouvelles formes de pĂ©ril sĂ©curitaire tant Ă  l’intĂ©rieur qu’à ses frontiĂšres du pays. Le redĂ©ploiement des hommes chargĂ©s d’animer ces unitĂ©s obĂ©it aux mĂȘmes objectifs. La nouvelle rĂ©gion militaire interarmĂ©es a Ă  sa tĂȘte, un officier gĂ©nĂ©ral bien capĂ©, rompu aux techniques de renseignements, un habituĂ© des théùtres des opĂ©rations pour avoir servi comme casque bleu au Cambodge en 1994.

Le gĂ©nĂ©ral de brigade Agha Ronbinson Ndong qui commandait jusqu’ici la 22Ăš BRIM basĂ©e Ă  Bamenda connait dĂ©jĂ  le terrain. Ce laurĂ©at de la promotion bravoure et persĂ©vĂ©rance de l’EMIA aura pour mission ramener le calme et la paix dans cette rĂ©gion en proie aux menĂ©es sĂ©paratistes. Quant au gĂ©nĂ©ral de division Saly Mohamadou qui reste Ă  la tĂȘte de la deuxiĂšme RMIA dont l’étendue du territoire a Ă©tĂ© redimensionnĂ©e pour lui permettre de mieux asseoir sa maitrise du terrain et des troupes est un homme d’expĂ©rience.

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​​Conseil constitutionnel: EntrĂ©e en fonction le 6 mars

BADJANG ba NKEN

Les membres de cette institution prĂȘteront serment ce jour-lĂ  devant le parlement rĂ©uni en congrĂšs.

NommĂ©s le 07 fĂ©vrier dernier par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, les onze membres du Conseil constitutionnel prĂȘteront serment le 06 mars prochain Ă  11h au Palais des CongrĂšs de YaoundĂ©. Telle est la substance d’un arrĂȘtĂ© signĂ© hier par le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YeguiĂ© Djibril. Ce n’est qu’aprĂšs ce prĂ©alable que le prĂ©sident du Conseil constitutionnel, ClĂ©ment Atangana et ses dix collĂšgues pourront commencer Ă  exercer leurs nouvelles fonctions.

C’est la loi n° 2004/005 du 21 avril 2004 fixant le statut des membres du Conseil constitutionnel, modifiĂ©e et complĂ©tĂ©e par la loi n° 2012/016 du 21 dĂ©cembre 2012 qui rend cette prestation de serment obligatoire. En son article 3 alinĂ©a 1, cette loi stipule qu’ « avant leur entrĂ©e en fonction, les membres du Conseil constitutionnel prĂȘtent serment au cours d’une cĂ©rĂ©monie solennelle devant le parlement rĂ©uni en congrĂšs ».

Le 06 mars prochain, chacun des onze membres du Conseil constitutionnel devra donc, la main gauche posée sur la Constitution et la main droite levée et dégantée devant le drapeau national, comme le prévoit la loi sus-évoquée, déclarer à haute et intelligible voix : « Je jure de bien et fidÚlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence du Conseil ».

Puis acte sera donnĂ© de la prestation de serment par le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, et un procĂšs-verbal dressĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de cette chambre du parlement, selon les termes de la loi. Le fait que les deux chambres du parlement se rĂ©unissent en congrĂšs pour recevoir le serment des membres du Conseil constitutionnel et que cette plĂ©niĂšre soit prĂ©sidĂ©e par le bureau de l’AssemblĂ©e nationale ne relĂšvent pas du hasard.

C’est l’article 14 de la Constitution qui stipule en son alinĂ©a 4 que « les deux chambres du parlement peuvent se rĂ©unir en congrĂšs, Ă  la demande du prĂ©sident de la RĂ©publique : pour entendre une communication ou recevoir un message du prĂ©sident de la RĂ©publique ; pour recevoir le serment des membres du Conseil constitutionnel ; pour se prononcer sur un projet ou une proposition de rĂ©vision constitutionnelle.

Lorsque le parlement se rĂ©unit en congrĂšs, le bureau de l’AssemblĂ©e nationale prĂ©side les dĂ©bats ». L’entrĂ©e en fonction des membres du Conseil constitutionnel Ă©tait trĂšs attendue car, non seulement nous sommes en annĂ©e Ă©lectorale, mais c’est cette institution qui, selon l’alinĂ©a 1, de l’article 48 de la Constitution « veille Ă  la rĂ©gularitĂ© de l’élection prĂ©sidentielle, des Ă©lections parlementaires, des consultations rĂ©fĂ©rendaires ».

De plus, elle en proclame les rĂ©sultats. L’état de grĂące sera donc extrĂȘmement bref pour ClĂ©ment Atangana et ses collĂšgues. Ils devront dans les prochaines semaines plancher sur les listes des candidats aux sĂ©natoriales qui ont Ă©tĂ© transmises au Conseil Ă©lectoral d’Elections Cameroon. Une entrĂ©e en scĂšne qui sera d’autant plus suivie que « les dĂ©cisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours ».
​​Justice: le pardon au coeur de la rĂ©flexion

Rousseau-Joël FOUTE

Hier Ă  YaoundĂ©, le sujet a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par le Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme, Daniel Mekobe Sone, lors de l’audience solennelle de rentrĂ©e de la haute juridiction.

Il Ă©tait 12h18 hier quand le Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme, Daniel Mekobe Sone, a dĂ©clarĂ© close l’annĂ©e judiciaire 2017 et ouverte l’annĂ©e judiciaire 2018, aprĂšs avoir donnĂ© acte au Procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs ladite Cour de ses rĂ©quisitions. Une minute plus tard, n’ayant pas constatĂ© de rĂ©quisition spĂ©ciale de la part du Procureur gĂ©nĂ©ral, il a levĂ© l’audience solennelle de rentrĂ©e de la haute juridiction.

Cette sĂ©quence marquait ainsi la fin de la cĂ©rĂ©monie qui a connu deux temps forts dans la salle d’apparat de la Cour suprĂȘme. Le deuxiĂšme temps fort a Ă©tĂ© l’allocution du Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme. Comme les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes et pour sacrifier au rituel, Daniel Mekobe Sone a dĂ©clarĂ© que la haute juridiction a choisi de partager avec l’auditoire une rĂ©flexion qui touche Ă  la politique criminelle du Cameroun, notamment, « l’esprit du pardon dans la mise en oeuvre du droit pĂ©nal au Cameroun ».

On retiendra de son riche exposĂ© que le lĂ©gislateur pĂ©nal camerounais a dĂ©fini de nombreuses incriminations en fonction des valeurs sociales Ă  protĂ©ger. En gros, les sanctions pĂ©nales ont des fonctions essentielles : fonctions d’intimidation, de rĂ©tribution et de rĂ©adaptation car a-t-il expliquĂ©, une rĂ©pression qui ne se prĂ©occupe pas de rĂ©adapter les dĂ©linquants fait une oeuvre vaine et inhumaine.

Au sujet du pardon, Daniel Mekobe Sone a indiquĂ© que le juge n’est pas un ministre du culte, mais qu’en prĂȘtant serment devant Dieu, il s’engage Ă  ĂȘtre misĂ©ricordieux dans l’accomplissement de sa mission. Pour l’orateur, le pardon du juge passe par des circonstances attĂ©nuantes, les excuses attĂ©nuantes, les peines alternatives et la dispense de la contrainte par corps. Quant Ă  l’esprit du pardon dans le systĂšme pĂ©nal camerounais, le Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme a affirmĂ© qu’il est omniprĂ©sent Ă  toutes les phases de la procĂ©dure pĂ©nale.

Le pardon pouvant Ă©maner du lĂ©gislateur, du juge et de la victime. « Le pardon, vĂ©ritable droit de la misĂ©ricorde et de la pitiĂ©, constitue dans la dialectique de rĂ©pression-rĂ©adaptation, un instrument d’humanisation de notre justice sociale », a-t-il lancĂ©, avant de prĂ©senter le pardon comme une alternative pour tempĂ©rer « l’énervement de la rĂ©pression ». A la fin de son propos, Daniel Mekobe Sone a dĂ©clarĂ© qu’il faut dĂ©velopper dans toutes les phases du procĂšs pĂ©nal et de l’exĂ©cution des sanctions pĂ©nales une vĂ©ritable culture du pardon.

« C’est de la sorte et de la sorte seulement que notre justice pĂ©nale peut servir vĂ©ritablement d’instrument de paix et de dĂ©veloppement », a-t-il conclu. Avant lui, Luc Ndjodo, procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour suprĂȘme, dans ses rĂ©quisitions qui ont suivi l’ouverture de l’audience aprĂšs l’entrĂ©e des membres de la Cour suprĂȘme dans la salle, a abordĂ© certaines considĂ©rations sur un thĂšme d’une brĂ»lante actualitĂ©, Ă  savoir, « la dĂ©fense sociale face au dĂ©fi du terrorisme ».

De nombreuses personnalitĂ©s ont assistĂ© Ă  l’audience d’hier, parmi lesquelles le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang et le prĂ©sident du Conseil constitutionnel, ClĂ©ment Atangana.
​​Exploitation miniĂšre Ă  l’Est: le fondateur de Geovic au Palais de l’UnitĂ©

Jean Francis BELIBI

Reçu hier au nom du chef de l’Etat par le ministre, SGPR, Ferdinand Ngoh Ngoh, William Alan Buckovic a annoncĂ© l’intention de son groupe de relancer ce projet.

Au sortir de l’entretien d’environ une trentaine de minutes que lui a accordĂ© hier, le ministre, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, au nom du chef de l’Etat, William Alan Buckovic a d’emblĂ©e tenu Ă  dire toute sa gratitude au prĂ©sident de la RĂ©publique pour l’intĂ©rĂȘt qu’il « manifeste pour ce projet qui est en cours et qui devrait connaĂźtre une accĂ©lĂ©ration dans les prochaines semaines ».

Le fondateur du groupe Geovic, qui Ă©tait pour la circonstance accompagnĂ© de son directeur gĂ©nĂ©ral, Michael T. Mason s’est par ailleurs dit satisfait de l’échange avec son hĂŽte du jour : « J’ai reçu l’assurance du ministre, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique sur l’accompagnement que le gouvernement doit nous apporter dans la mise en oeuvre de ce projet », a-til dĂ©clarĂ©. Un projet qui, de son point de vue, devrait permettre de « recruter environ 2 000 jeunes pendant la phase de production », en mĂȘme temps qu’il va soutenir les efforts du gouvernement camerounais dans le cadre de la crĂ©ation des emplois pour les jeunes Camerounais, soit quelques 600 par an.

Par ailleurs, selon William Alan Buckovic, le projet d’exploitation miniĂšre de ce groupe amĂ©ricain au Cameroun va Ă©galement avoir un volet social, avec notamment la crĂ©ation de structures sociales de base, en mĂȘme temps qu’il crĂ©er des Ă©coles dans le domaine de la formation des jeunes aux mĂ©tiers techniques. Il n’exclut pas non plus ce que l’Etat du Cameroun devrait retenir comme dividende en matiĂšre de recettes fiscales et mĂȘme dans le domaine du transfert des technologies .
​​Senatorial Election: ELECAM To Strictly Respect Gender Aspects

Eulalia AMABO

In a meeting with the association More Women in Politics, members of the Electoral Board reaffirmed to rigorously consider gender quota in the composition of lists by political parties.

According to the provisions specific to the election of Members of Parliament, every list presented to the elections management body, Elections Cameroon, (ELECAM) by the different political parties for the Senatorial election billed for March 25, 2018 must be gender-sensitive. Section 151(3) of the Electoral Code clearly states, “Each list shall take into consideration the various sociological components of the constituency concerned.

It shall also take into consideration gender aspects.” By that, ELECAM has the legal authority to reject any list which does not have both male and female candidates. It is therefore against this backdrop that the National Coordinator of the network More Women in Politics, Prof. Justine Diffo, together with civil society activists, youths and traditional authorities on February 21, 2018 had a working session with some members of the Electoral Board on the meticulous respect of the law during the scrutiny of lists tabled for the senatorial election.

They also used the opportunity to map out strategies that will encourage the participation of women in different future elections that the country will organise. Given that an exact quota of gender percentage is not stated in the Code, Prof. Justine Diffo through the initiative “Women in Democracy” is advocating a decree on the application modalities of the gender approach clause.

The proposed document which was submitted at the Ministry of Territorial Administration and Decentralisation in 2016 was equally handed to the Chairman of the Electoral Board, Enow Abrams in the course of the meeting. A national workshop and a mobile caravan across major cities in the country will be organised next month with the sensitization of women on engaging in political affairs as its objective .
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