Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du lundi, 22 février 2016.
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Cameroon Tribune du mardi, 23 février 2016.
Le Cameroun et le Nigeria en synergie renforcée contre Boko Haram

La visite du ministre nigĂ©rian de l’IntĂ©rieur, Abdulrhaman Bello Bandazau a permis aux deux pays d’affiner leurs stratĂ©gies pour l’éradication totale de la secte.
Avant le huis-clos des deux parties hier dans la salle des confĂ©rences du ministĂšre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (Minatd), il y a eu Ă©change des civilitĂ©s. Dans son allocution de bienvenue, le Minadt, RenĂ©-Emmanuel Sadi, a rappelĂ© le contexte dans lequel arrive Abdulrhaman Bello Bandazau au Cameroun, marquĂ© par des attaques rĂ©pĂ©tĂ©es de Boko Haram, qui, depuis plusieurs mois, est entrĂ© dans une logique de guerre asymĂ©trique. Le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation a rappelĂ© que la lutte contre l’insĂ©curitĂ© n’est pas seulement une affaire sensible, mais elle constitue un grand challenge pour le Cameroun et le Nigeria. D’oĂč, selon lui, l’impĂ©rative nĂ©cessitĂ© de la concertation pour prĂ©server les bonnes relations et mieux gĂ©rer les questions d’intĂ©rĂȘt commun. RenĂ©-Emmanuel Sadi a prĂ©conisĂ© de mettre en avant les affinitĂ©s entre les deux pays et de regarder l’avenir avec confiance d’autant plus que les deux chefs d’Etat ont dĂ©jĂ  par le passĂ©, montrĂ© la voie Ă  suivre. C’est pourquoi, les Ă©changes doivent rĂ©pondre aux attentes des deux peuples.

Le ministre nigĂ©rian de l’IntĂ©rieur ne pense pas le contraire, lui qui estime que la pacification des zones de conflits doit respecter les valeurs lĂ©guĂ©es par les ancĂȘtres, notamment la cohabitation et le respect de la vie humaine. « Les adeptes de Boko Haram ne sont pas des citoyens normaux. D’ailleurs, bientĂŽt, on n’en parlera plus », a estimĂ© l’hĂŽte du Cameroun. Les deux parties ont rassurĂ© de la dĂ©termination Ă  continuer Ă  peaufiner les stratĂ©gies et Ă  dĂ©ployer le personnel qualifiĂ© pour maintenir l’ordre. Engagement a aussi Ă©tĂ© pris pour lutter contre le trafic des armes le long des frontiĂšres communes. Abdulrhaman Bello Bandazau visite demain le camp de Minawao. Il Ă©tait attendu, au terme de la rencontre bilatĂ©rale entre les ministres camerounais et nigĂ©rian, la signature d’un communiquĂ© final. L’exercice a Ă©tĂ© renvoyĂ© Ă  plus tard. Toutefois, on retient qu’un protocole d’accord en vue du rapatriement des rĂ©fugiĂ©s nigĂ©rians a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© par le Cameroun. Le document sera examinĂ© par la partie nigĂ©riane et aprĂšs son approbation, l’opĂ©ration de rapatriement sera entreprise.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94717:cameroun-nigeria-synergie-renforcee-contre-boko-haram&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Paul Biya en visite privée en Europe

Le président de la Républiquer, accompagné de la premiÚre dame, a quitté Yaoundé ce mardi en fin de matinée.

Il Ă©tait 11 h 40 ce mardi 23 fĂ©vier 2016, lorsque l’avion ayant Ă  son bord le couple prĂ©sidentiel a dĂ©collĂ© de l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen. Cap vers l’Europe oĂč Chantal et Paul Biya sĂ©journent depuis hier.
Avant le dĂ©collage, ils ont pris congĂ© au bas de la passerelle du prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YeguiĂ© Djibril, du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, et du ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Au pavillon prĂ©sidentiel, un peu plus tĂŽt, le chef de l’Etat a accordĂ© de brĂšves audiences Ă  ces quatre dignitaires. La premiĂšre dame s’entretenait, au mĂȘme moment dans un salon voisin, avec les Ă©pouses de proches collaborateurs du chef de l’Etat.
D’autres personnalitĂ©s Ă©taient prĂ©sentes Ă  l’aĂ©roport pour dire au revoir au couple prĂ©sidentiel : Jean Nkuete, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du RDPC, Martin Mbarga Nguele, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale, LĂ©opold Maxime Eko Eko, directeur gĂ©nĂ©ral de la Recherche extĂ©rieure, Joseph Otto Wilson, gouverneur de la rĂ©gion du Centre, Jean-Claude Tsila, prĂ©fet du dĂ©partement du Mfoundi, Mbemi Nyaknga, prĂ©fet de la Mefou-et-Afamba, Gilbert Tsimi Evouna, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©.
La musique des tam-tams et des tambours, les youyous de groupes de danse de militantes et militantes du Rdpc de la Mefou-et-Afamba Sud, de la Jeunesse active pour Chantal Biya (Jachabi) et la « Nkon Koa », groupe d’animation des filles et femmes de la Haute a Ă©gayĂ© et meublĂ© le dĂ©part du chef de l’Etat et de son Ă©pouse.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94722:paul-biya-en-visite-privee-en-europe&catid=1:politique&Itemid=3#contenu
Un logiciel disponible pour la Lutte contre la contrebande
Un logiciel disponible pour la Lutte contre la contrebande

Une convention a Ă©tĂ© signĂ©e vendredi dernier entre le ministĂšre du Commerce et la sociĂ©tĂ© AMLA Metrics pour vĂ©rifier l’origine et le circuit des produits de grande consommation.
Dans trois mois, chaque consommateur pourrait vĂ©rifier par lui-mĂȘme et ceci Ă  partir de son tĂ©lĂ©phone portable, la traçabilitĂ© de certains produits de grande consommation.
C’est la quintessence d’une convention signĂ©e vendredi dernier Ă  YaoundĂ©, entre le ministre du Commerce (MINCOMMERCE), Luc-Magloire Mbarga Atangana et le directeur gĂ©nĂ©ral de la sociĂ©tĂ© AMLA Metrics, Marc Moulen. D’aprĂšs les explications de Valentin Bihina Mbarga, directeur du Commerce intĂ©rieur, le MINCOMMERCE a fait appel Ă  ce cabinet privĂ© pour l’aider dans sa mission de contrĂŽle de l’authenticitĂ© des produits mis sur le marchĂ©, afin de lutter contre la contrebande et la contrefaçon. Il s’agira de l’exploitation d’une application numĂ©rique, Ă  partir de l’installation d’un serveur au MINCOMMERCE et de certains Ă©lĂ©ments d’identification du produit comme le code-barre et la vignette pour s’assurer de sa traçabilitĂ© depuis son origine jusque sur les Ă©tals. « A partir de ce mĂ©canisme, tous les produits qui entrent sur le marchĂ©, faisant objet de la prĂ©sente convention, sont systĂ©matiquement enregistrĂ©s par le serveur central installĂ© au MINCOMMERCE. Lequel renseigne sur leurs origines, leurs fabricants, leurs fournisseurs, etc. Au bout de ce dĂ©ploiement technologique, le consommateur et les agents du MINCOMMERCE peuvent savoir, si oui ou non, le produit a suivi le circuit normal de la commercialisation, en actionnant le tĂ©lĂ©phone portable sur la base des Ă©lĂ©ments d’identification (le code-barres, notamment). En fonction des informations renvoyĂ©es, le consommateur fait valoir son libre-arbitre. Les agents du MINCOMMERCE, eux, peuvent exercer leurs prĂ©rogatives en cas de fraude.
La durĂ©e de la convention est de deux ans renouvelable par tacite reconduction. « Il est question simplement de mettre des outils numĂ©riques qui existent au service du commerce », a prĂ©cisĂ© Marc Moulen. Il affirme, par ailleurs, que les premiers rĂ©sultats seront visibles dans trois mois et que la plateforme n’aura pas d’impact sur les coĂ»ts des produits. Outre le dĂ©ploiement de la plateforme, le cabinet AMLA Metrics assurera la formation des agents du MINCOMMERCE Ă  l’utilisation de la technologie. La convention prĂ©voit qu’on commence par le secteur des vins et spiritueux, lequel connaĂźt un pourcentage trĂšs Ă©levĂ© de la contrebande et de la contrefaçon atteignant les 60%. Progressivement, on intĂ©grera les produits comme le manuel scolaire, les huiles vĂ©gĂ©tales, les produits cosmĂ©tiques, le gaz domestique, etc. La signature de cette convention intervient deux mois aprĂšs l’entrĂ©e en vigueur de la nouvelle loi rĂ©gissant le commerce au Cameroun promulguĂ©e en dĂ©cembre 2015 lors de la derniĂšre session parlementaire. Cette loi met l’accent sur la traçabilitĂ© des produits mis sur le marchĂ©, de son origine jusque sur les Ă©tals.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94718:lutte-contre-la-contrebande-un-logiciel-disponible-pour-la-tracabilite&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
L'Est veut en finir avec les Chantiers abandonnés

Le dernier rapport du ComitĂ© rĂ©gional chargĂ© du suivi participatif esquisse des solutions face aux dĂ©faillances multiples des prestataires et les maĂźtres d’ouvrage.
Rien qu’en 2015, 40 projets inscrits au Budget d’investissements publics (BIP) sont soit inachevĂ©s, soit mal-exĂ©cutĂ©s ou alors carrĂ©ment abandonnĂ©s. Le constat est dressĂ© par le ComitĂ© rĂ©gional chargĂ© du suivi participatif de l’exĂ©cution physico-financiĂšre du BIP dans la rĂ©gion de l’Est. Ces chantiers concernent pour la plupart les secteurs des infrastructures, des Ă©quipements sociaux, de l’enseignement et la formation/recherche. La rĂ©habilitation de la route DoumĂ©-Doumaintang-ZoumĂ© (dans le Haut-Nyong), la construction du centre social de Yokadouma (dans la Boumba-et-Ngoko), la construction d'un bloc de deux salles de classe Ă  l'Ă©cole publique de Barde-Dokayo et la fourniture d’un forage Ă  Colomine (Lom et Djerem) sont quelques exemples de ces projets incriminĂ©s. Le phĂ©nomĂšne touche les quatre dĂ©partements de la rĂ©gion. Et plusieurs raisons sont Ă©voquĂ©es pour justifier ces manquements.
L’enclavement
Lors de sa rĂ©cente tournĂ©e de prise de contact et d’animation socio-Ă©conomique dans le Haut-Nyong, le gouverneur de la rĂ©gion de l’Est, GrĂ©goire Mvongo a estimĂ© que ces projets abandonnĂ©s impactaient nĂ©gativement sur la qualitĂ© de la vie des populations. Mais un certain nombre d’opĂ©rateurs Ă©conomiques rencontrĂ©s dans le cadre de cette enquĂȘte estiment que « l’enclavement est le principal problĂšme de la rĂ©gion. Il est Ă  l’origine de l’abandon des chantiers dans certaines localitĂ©s de l’Est ». D’aucuns suggĂšrent « la prise en compte des spĂ©cificitĂ©s de chaque zone dans la maturation des projets et la prĂ©vision de marges bĂ©nĂ©ficiaires incitatives pour les entreprises qui s’engageraient Ă  participer Ă  la commande publique dans ces zones enclavĂ©es ».
Des défaillances
Au sein du ComitĂ© rĂ©gional chargĂ© du suivi participatif du BIP de l’Est, l’on pense plutĂŽt que « l’exĂ©cution du BIP est confrontĂ©e Ă  l’amateurisme des prestataires qui ne maĂźtrisent pas toujours les procĂ©dures. Il en est de mĂȘme pour certains maĂźtres d’ouvrage ». Et pour preuve, l’exploitation des 40 fiches d’informations sur les chantiers indexĂ©s montre que dans plus de 80% des cas, l’abandon des projets est dĂ» Ă  la dĂ©faillance des entreprises. L’on apprend alors que « certains prestataires proposent des coĂ»ts de travaux en deçà de la mercuriale et mĂȘme du marchĂ©, juste pour que leur offre soit classĂ©e moins disant. Une fois sur le terrain, ils sont incapables de rĂ©aliser le marché».
La démobilisation
Il y a aussi des prestataires qui remportent coup sur coup plusieurs marchĂ©s au mĂȘme moment. « Si la surface financiĂšre n’est pas importante pour engager et rĂ©aliser tous ces marchĂ©s, on court le risque d’abandonner », relĂšve une source Ă  la dĂ©lĂ©gation dĂ©partementale des MarchĂ©s publics du Haut-Nyong. C’est le cas dans la plupart des chantiers abandonnĂ©s.
Le ContrĂŽle
Pour pallier tous ces problĂšmes, le comitĂ© rĂ©gional chargĂ© du suivi participatif de l’exĂ©cution physico-financiĂšre du BIP que prĂ©side l’honorable Paul Danata recommande entre autres que « des moyens logistiques soient allouĂ©s aux ingĂ©nieurs de suivi pour faciliter le contrĂŽle en qualitĂ© et en quantitĂ© des projets ». L’instance estime Ă©galement que le suivi doit ĂȘtre effectuĂ© par toutes les parties prenantes de la chaĂźne d’exĂ©cution des projets. Yvette Bilo’o, dĂ©lĂ©guĂ©e rĂ©gionale pour l’Est du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, indique que « des moyens sont prĂ©vus cette annĂ©e pour appuyer les maĂźtres d’Ɠuvre qui Ă©prouvent des difficultĂ©s Ă  maturer les projets, surtout dans l’élaboration des dossiers d’appel d’offre ».
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94719:chantiers-abandonnes-lest-veut-en-finir-&catid=2:economie&Itemid=3#contenu
Dur, dur, la saison sĂšche

«Il fait chaud. On se croirait dans un four
 » En cette derniĂšre dĂ©cade du mois de fĂ©vrier 2016, la remarque est valable Ă  Douala, LimbĂ©, Tibati, Garoua ou Maroua. L’homme qui lance cette complainte habite YaoundĂ© au quartier Obobogo.
Torse nu sous la vĂ©randa de sa maison, il transpire Ă  grosses gouttes, malgrĂ© l’éventail en carton qu’il balance de part et d’autre de son visage bouffi

Rude est la saison sĂšche. La capitale du Cameroun s’ébroue dans une brume de poussiĂšre. L’air est pesant et brĂ»lant sous le soleil. Pendant la nuit, la chaleur persiste et l’atmosphĂšre ne se rafraĂźchit qu’au petit matin. Les pĂ©nuries d’eau se font plus importantes. On le ressent par des coupures plus longues et plus rĂ©guliĂšres dans le rĂ©seau d’eau potable. Les robinets sont de plus en plus secs. Les puits aussi
 Les populations souffrent tous de cette canicule et de cette pĂ©nurie d’eau. Mais plus encore celles dont l’activitĂ© professionnelle en consomme le prĂ©cieux liquide en grande quantitĂ©. Sur la Nouvelle route Bastos, les horticulteurs arrosent abondamment leurs plants deux fois par jour, sans rĂ©ussir Ă  leur rendre leur verdure habituelle.
Curieuse Ă©poque! A se fier au calendrier des saisons, rien d’anormal. Dans le sud forestier du Cameroun qui en compte quatre, l’on est en grande saison sĂšche. Celle-ci, en dehors de tout dĂ©sordre climatique, est censĂ©e s’achever en mi-mars. L’écart cette annĂ©e vient de ce que la pluviomĂ©trie est quasi nulle depuis le dĂ©but, en mi-novembre, de la saison actuelle. Une vieille dame qui cultive du manioc, en association avec d’autres plantules, dans une parcelle Ă  Ahala, au sud de YaoundĂ©, constate qu’il n’est tombĂ©, cette annĂ©e, ni la pluie de NoĂ«l, ni la «pluie des mangues».
En zone rurale, c’est le dĂ©sarroi chez les paysans. Sans une goutte d’eau, dans les villages forestiers, la rĂ©colte des arachides a Ă©tĂ© trĂšs laborieuse en fin novembre – dĂ©but dĂ©cembre. Il fallait gratter Ă  la houe le sol endurci pour extraire les gousses. Dans les cacaoyĂšres, de jeunes plants se dessĂšchent comme brĂ»lĂ©s par le soleil. Les feuilles mortes craquent sous les bottes. Il suffit d’une Ă©tincelle pour que parte l’incendie. De nombreux paysans voient ainsi partir leur verger en fumĂ©e

Dans la partie septentrionale du pays, zone de prĂ©dilection de l’élevage, la maigreur des bĂȘtes n’est pas sans rappeler le rĂȘve du pharaon annonciateur des annĂ©es de famine, dans la GenĂšse. Or la saison sĂšche ici dure parfois jusqu’à neuf mois et plus dans le septentrion. Au cours de cette longue pĂ©riode, de nombreuses bĂȘtes meurent de faim et de soif. Rien que pour l’Adamaoua, ces pertes ont touchĂ© 47 000 tĂȘtes de bĂ©tail, l’annĂ©e derniĂšre, selon le dĂ©compte des services vĂ©tĂ©rinaires. Qu’en sera-t-il cette annĂ©e ?
Cameroon Tribune, dans le prĂ©sent focus, sonde le terrain de la sĂ©cheresse, Ă  travers reportages et interviews. A des degrĂ©s divers, cette rigueur du climat se ressent partout au Cameroun. Avec des effets nĂ©fastes sur l’agriculture, l’environnement et la santĂ©.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94721:rarete-des-pluies-dur-dur-la-saison-seche&catid=4:societe&Itemid=3#contenu
La FIFA au tournant
La FIFA au tournant

2016 est une annĂ©e particuliĂšrement chargĂ©e, sportivement parlant. Plusieurs Ă©vĂšnements comme les Jeux olympiques, l’Euro ou encore la Coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin figurent, en effet, sur l’agenda mondial. Mais, il y a surtout l’élection du nouveau prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration internationale de football association (FIFA), ce 26 fĂ©vrier au cours d’un congrĂšs pas comme les autres. Cette Ă©lection a dĂ©passĂ© le simple cadre du ballon rond, empiĂ©tant dĂ©sormais sur le terrain politique et mĂȘme Ă©thique.
Pour succĂ©der Ă  Sepp Blatter, qui laisse un fauteuil acquis depuis 1998 Ă  son corps dĂ©fendant, cinq candidats sont sur la ligne de dĂ©part. Le Suisse Gianni Infantino, le Français JĂ©rĂŽme Champagne, le Sud-Africain Tokyo Sexwale, le Jordanien Ali et le BahreĂŻni Salman. Le poste est stratĂ©gique et fait surtout de son dĂ©positaire l’un des hommes les plus puissants au monde.
Mais au-delĂ  de la dĂ©signation d’un nouveau prĂ©sident Ă  la tĂȘte du sport-roi, le congrĂšs du 26 fĂ©vrier est censĂ© marquer un tournant. Ce doit ĂȘtre le moment ou jamais d’opĂ©rer une vĂ©ritable rupture entre une FIFA telle qu’elle fonctionnait jusqu’en 2015 et une FIFA plus saine. Il faut dire que le congrĂšs de mai 2015 restera dans les annales comme celui de tous les scandales. Pourtant, cette fĂ©dĂ©ration en a traversĂ© des dizaines en prĂšs d’un siĂšcle d’existence. Mais, elle avait toujours rĂ©ussi Ă  s’en tirer. Cette fois, ce ne sera pas le cas.
Petit rappel : l’affaire est dĂ©clenchĂ©e le 27 mai, avec une premiĂšre vague d’arrestations de plusieurs hauts responsables de la FIFA rĂ©unis Ă  Zurich pour un congrĂšs Ă©lectif. Ces arrestations sont le fait de la justice suisse, Ă  la demande des Etats-Unis pour des soupçons de corruption. Sepp Blatter est ultra-favori Ă  sa propre succession, mais des voix s’élĂšvent contre un cinquiĂšme mandat du Suisse, avec en tĂȘte Michel Platini. Il sera tout de mĂȘme réélu. Dans la foulĂ©e, le SG de la FIFA, JĂ©rĂŽme Valcke, est mis Ă  l’écart pour malversations supposĂ©es. Il ne s’en remettra pas. La justice suisse ouvre, de son cĂŽtĂ©, des enquĂȘtes sur l’attribution des Mondiaux 2018 (Russie) et 2022 (Qatar). L’onde de choc n’épargne personne, puisque Sepp Blatter, qui a annoncĂ© sa dĂ©mission, et Michel Platini, qui rĂȘve de lui succĂ©der, sont Ă©galement mis en cause pour un contrat aux contours flous. Finalement, les deux hommes seront suspendus pour huit ans de toute activitĂ© liĂ©e au football. Issa Hayatou, vice-prĂ©sident le plus ancien, prend les rĂȘnes de la maison et a la lourde tĂąche de conduire la maison FIFA vers une nouvelle Ăšre.
Dans ces conditions, le congrĂšs de vendredi sera l’occasion d’adopter des rĂ©formes visant plus de transparence. Et c’est le nouveau prĂ©sident qui sera chargĂ© de cette mission difficile. Dans cette optique, le Cheick Salman et le Suisse Gianni Infantino ont la faveur des pronostics. Mais, il est trop tĂŽt pour prĂ©dire quoi que ce soit. D’autant qu’on n’est pas Ă  l’abri d’un twist de derniĂšre minute, comme Hollywood sait nous en proposer. Justement, les AmĂ©ricains ne sont pas bien loin puisque les mĂ©dias anglais annoncent de nouvelles arrestations. Le FBI serait aux trousses du Cheick Salman pour corruption. Le Prince Ali lui a saisi le Tribunal arbitral du sport pour s’assurer que tout se passera dans la transparence. Il faut croire qu’à la FIFA, les mauvaises habitudes ont la vie dure. Dans tous les cas, il serait illusoire d’espĂ©rer la fin d’un systĂšme de corruption institutionnalisĂ© d’un coup de baguette. Mais, ce n’est certainement pas mission impossible.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94720:fifa-le-tournant&catid=3:dossier-de-la-redaction#contenu
Key Challenges Awaiting Touadéra

The President-elect of the Central African Republic will almost be rebuilding every aspect of the country.

Faustin-Archange Touadéra who won 62.71 per cent in the second round of the presidential election in the Central African Republic, represents hope for the country that had almost fallen apart since the start of sectarian fighting in 2013. The National Elections Authority (ANE) declared Touadéra winner of the February 14, 2016 presidential runoff, beating his rival Anicet-Georges Dologuélé who scored 37.29 per cent of the votes cast.
Before the Transition Constitutional Court officially proclaims the election results, Faustin-Archange Touadéra should already be on the political drawing board, mapping out strategies on how to surmount the various challenges the country is facing.
Reconciliation
Mr Touadéra is aware of the challenges of his future government when he declared after being declared winner of the presidential poll, "These elections are important but they are not the only step out of this crisis," BBC quoted him as saying. He said, "We have to create the conditions for dialogue between the two communities. We will do everything we can so that Central Africans can live together in Central African Republic."
His major daunting challenge is therefore obtaining national reconciliation and inculcating the sense of patriotism and belonging to one fatherland in the population. Considering that the fighting between the Muslim- dominated Seleka armed group and the Christian-dominated Anti-balaka rebel group tore the country into pieces and rendered it ungovernable, reconciling the Muslims, Christians, political and other ethnic factions would be a kicker in the return to normal life in the country.
French President François Hollande while congratulating Touadéra on his election, advised him to bring together the people of the Central African Republic for reconciliation and development. Anicet-Georges Dologuélé, the loser in the spirit of peace and reconciliation accepted his defeat for the sake of peace and congratulated his rival.
Reconstituting National Army
The President-elect TouadĂ©ra will have to work in synergy with the international community to reconstitute the national army that will take over the protection of the national territory and maintain peace and security. Peace and security in the country during the crisis period have essentially been assured by the UN Peacekeeping mission (MINUSCA) and the French forces of the operation “Sangaris.”
The need to reconstitute the national army is expressed by the transition Defence Minister Joseph Bindoumi who said the rehabilitation of the army (FACA) was necessary. In this connection, he has called on the United Nations Security Council, to lift the arms embargo slammed on the country to last until 2017. A well constituted army will embark on disarming all armed groups and there will equally be provisions for the reintegration of former rebels into the army.
Tackling Refugees Problems
As of August 2015, the Central African Republic had 369,500 internally displaced people and also 419,000 refugees originating from the country as of November 2014. These figures from the international organization, Internal Displacement Monitoring Centre are telling of the enormous task ahead of Touadéra to bring social peace and comfort to the population. Another report from the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs indicate that the past two years of the conflict in the country has left some 2.7 million people, over half the population, in dire need of assistance.
http://www.cameroon-tribune.cm/index.php?option=com_content&view=article&id=94714:key-challenges-awaiting-touadera&catid=39:politique&Itemid=5#contenu