Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Commerce de gaz domestique: le contrĂŽle des autorisations dĂšs mai

Félicité BAHANE N.
National - Economie

La dĂ©cision du ministre en charge de l’Energie intervient aprĂšs un an de sensibilisation des acteurs.
Jusqu’ici, tout le monde pouvait vendre du gaz domestique au Cameroun. « Il y a dans ce secteur de vĂ©ritables dĂ©pĂŽts, mais surtout beaucoup de petits commerces gĂ©nĂ©raux qui proposent Ă©galement du gaz en vente », regrette Angeline Flore Yakeu Sandjo, chef de service des produits pĂ©troliers et gaziers Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du ministĂšre de l’Eau et de l’Energie (MINEE) pour le Centre. Et sur les milliers de points de vente qui pullulent dans les villes et campagnes du pays, il a Ă©tĂ© Ă©tabli que 70% d’entre eux ne disposent pas d’autorisation administrative. C’est ainsi qu’aprĂšs la sĂ©rie d’explosions accidentelles, notamment celle du 22 novembre 2014 Ă  YaoundĂ©, oĂč environ 3000 bouteilles de gaz sont parties en fumĂ©e, les pouvoirs publics ont multipliĂ© des dĂ©cisions visant Ă  encadrer vĂ©ritablement le secteur. Tout a commencĂ© le 7 mai 2015, avec la dĂ©cision du ministre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (MINMIDT), portant suspension de la dĂ©livrance des autorisations d’exploitation des dĂ©pĂŽts de gaz domestique. A son tour, le 22 mai, le MINEE a pris un arrĂȘtĂ© prĂ©cisant certaines conditions d’exercice de l’activitĂ© de distribution du gaz domestique. Dans ses services, l’on assure que depuis lors, des sensibilisations ont cours Ă  cet effet. « En plus des descentes de terrain, nous avions convoquĂ© les propriĂ©taires de points de vente de YaoundĂ© Ă  une rĂ©union de sensibilisation et nous avions reçu plus de 150 personnes. Mais aprĂšs, ils ont fondu dans la nature. Jusqu’ici, nous n’avons transmis que 17 dossiers d’autorisation d’implantation au ministre », constate Angeline Flore Yakeu Sandjo. DĂšs lors, on peut comprendre la rĂ©cente sortie du MINEE.
Jeudi dernier, en effet, un communiquĂ© signĂ© du ministre Basile Atangana Kouna rappelle que l’implantation gĂ©ographique des centres de redistribution ou dĂ©pĂŽts de stockage est soumise Ă  l’autorisation prĂ©alable du ministĂšre de l’Eau et de l’Energie. Il invite alors les grossistes, revendeurs ainsi que les points consommateurs (hĂŽtels, restaurants et certaines sociĂ©tĂ©s industrielles) Ă  rĂ©gulariser leur situation administrative auprĂšs des dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales et dĂ©partementales avant le 15 mai 2016, dĂ©lai de rigueur. « AprĂšs quoi, dĂšs juin, il est prĂ©vu une opĂ©ration coup de poing, avec des saisies et des sanctions prĂ©vues par le code pĂ©nal », prĂ©vient-on au MINEE.
Sur leurs rĂ©ticences, les concernĂ©s expliquent que la navette entre les administrations pose problĂšme. Il est prĂ©vu, en effet, que l’autorisation d’implantation est dĂ©livrĂ©e par le MINEE, qui valide le site gĂ©ographique, les distances de sĂ©curitĂ© et la qualitĂ© de construction. C’est seulement aprĂšs que le MINMIDT entre en scĂšne pour dĂ©livrer l’autorisation d’exploitation, suite Ă  des contrĂŽles supplĂ©mentaires. Autre contrainte, et non des moindres, le contrat Ă  signer avec au moins un marqueteur agréé. « Les marqueteurs sont trĂšs exigeants. Ils demandent parfois de consigner une centaine de bouteilles et de ne pas vendre d’autres marques. Ce qui est difficile », regrette un grossiste de YaoundĂ©.
FiĂšvre jaune: un faux vaccin en circulation

Elise ZIEMINE
National - Société

Dans une récente circulaire, le ministre de la Santé publique demande la mise en quarantaine du produit « Amaril stabilisé ».
Des versions falsifiĂ©es du vaccin « Amaril stabilisĂ© », produit immunisant contre la fiĂšvre jaune ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes en Asie du Sud-Est. C’est le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda qui donne l’alerte dans une rĂ©cente circulaire. Il indique qu’il s’agit du lot numĂ©ro 2265, fabriquĂ© par l’Institut Pasteur de Dakar, avec pour date de pĂ©remption, juin 2017. Le fabricant a identifiĂ© des erreurs et irrĂ©gularitĂ©s sur l’emballage et les rĂ©sultats d’analyses de laboratoire, qui vont renseigner sur la composition du produit, ne sont pas encore connus, jusqu’à ce jour.
C’est donc pour bloquer la circulation de ce vaccin s’il existe dans le pays, que le ministre appelle les responsables des structures du SystĂšme national d’approvisionnement en mĂ©dicament essentiel (SYNAME), ceux de la CENAME, des officines et de toutes les catĂ©gories de formations sanitaires, Ă  s’assurer que ce vaccin ne figure pas dans leurs stocks. Et si jamais c’est le cas, le ministre les invitent Ă  arrĂȘter toute distribution et de procĂ©der Ă  la mise en quarantaine du vaccin « Amaril stabilisĂ© ». Les professionnels de santĂ© conseillent donc Ă  ceux qui ont besoin de s’immuniser contre la fiĂšvre jaune, de se rapprocher des structures agréées.
Selon le Dr Emah Manda, mĂ©decin-chef du Centre mĂ©dical d’arrondissement de Mendong Ă  YaoundĂ©, prendre un vaccin falsifiĂ© est synonyme de n’avoir pas Ă©tĂ© vaccinĂ©. D’aprĂšs lui, le vaccin est actuellement, le mode de prĂ©vention le plus sĂ»r en matiĂšre de protection des populations contre la fiĂšvre jaune. Une seule dose immunise la personne Ă  vie, seulement lorsqu’il s’agit du bon vaccin. Contre cette fiĂšvre, il n’y a pas de traitement spĂ©cifique comme c’est le cas avec le paludisme, le sida ou d’autres maladies. « C’est un traitement symptomatique qui est administrĂ© au patient. On soigne la fiĂšvre et d’autres signes. Mais il n’y a pas un produit rĂ©servĂ© Ă  la fiĂšvre jaune typiquement », insiste-t-il. D’oĂč l’importance de la vaccination.
Mombo: 12 morts dans un accident

Alliance NYOBIA
Régions - Littoral

Un accident de la circulation survenu dimanche 27 mars au matin a fait 12 morts et une vingtaine de blessĂ©s dans l’arrondissement de Mombo (dans le dĂ©partement du Moungo), plus prĂ©cisĂ©ment au lieu dit Ndoungo Route, sur la Nationale n°5. Selon Jean Magloire Biyiha, sous-prĂ©fet de Mombo, c’est un camion allant dans le sens Douala-Nkongsamba et transportant une cargaison de pĂątes alimentaires qui a percutĂ© un car de transport de la compagnie « Menoua Voyages » venant en sens inverse. « Le chauffeur du gros porteur a mal nĂ©gociĂ© un double virage et vu qu’il Ă©tait bien chargĂ©, le camion a basculĂ© sur le cĂŽtĂ©, et s’est mis Ă  glisser sur la chaussĂ©e », explique le sous-prĂ©fet.
EmportĂ© par son Ă©lan, le camion va alors percuter le car Coaster susmentionnĂ©. « Le choc Ă©tait violent », ajoute Jean Magloire Biyiha, qui prĂ©cise que toutes les victimes recensĂ©es Ă©taient Ă  bord du car – dont le chauffeur par exemple est dĂ©cĂ©dĂ© aussi. Ces victimes ont Ă©tĂ© conduites Ă  l’hĂŽpital St-Jean de Malte de Njombe. CĂŽtĂ© camion, le chauffeur et son Ă©ventuel « motor boy » sont portĂ©s disparus. La cargaison de pĂątes alimentaires, elle, a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©e « dimanche soir » par des responsables de l’entreprise qui en est productrice, toujours selon le sous-prĂ©fet de Mombo.
Yaoundé: un militaire accusé du meurtre de sa fiancée

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

De source policiĂšre, le drame s’est produit mercredi dernier Ă  Nkometou, localitĂ© situĂ©e Ă  quelques encablures de la capitale.
C’est en pleine rĂ©animation au Centre des urgences de YaoundĂ© (CURY) que Popina Lemana, ĂągĂ© de 19 ans, a rendu l’ñme. Suite Ă  une agression. De source introduite, la jeune femme s’était dĂ©jĂ  vidĂ©e de son sang avant d’arriver Ă  l’hĂŽpital. Elle avait plusieurs blessures Ă  la tĂȘte, le long du corps et au niveau des membres. Son corps a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© Ă  la morgue de l’hĂŽpital central de YaoundĂ©. Pendant ce temps, sa mĂšre Alphonsine Lemana Mbassi, ayant reçu aussi des coups de poignard et de machette, et sous soins intensifs pendant quelques jours, est dĂ©sormais hors de danger.
Selon l’oncle de Popina Lemana dĂ©cĂ©dĂ©e, c’est le futur beau-fils de la famille, un jeune militaire, qui est l’auteur de ces crimes. « ArmĂ© d’un couteau, il s’est rendu chez ma petite sƓur trĂšs tard dans la soirĂ©e dans le but de rĂ©soudre ses problĂšmes avec ma niĂšce Popina Lemana qui ne voulait plus de lui. Elle avait auparavant expliquĂ© que ce monsieur la demandant en mariage est trĂšs violent au point oĂč elle subissait des tortures et bastonnades rĂ©guliĂšrement. Mais tout le monde Ă©tait surpris de le voir dĂ©barquer mercredi soir. Ma niĂšce a rĂ©itĂ©rĂ© qu’elle ne veut plus continuer avec cette relation. C’est ainsi que l’homme s’en prend Ă  tout le monde et poignarde ma niĂšce. Comme si cela ne suffisait pas, il retourne chez lui pour prendre la machette puisqu’il habite non loin de la maison familiale de ma sƓur. Revenu, il a dĂ©coupĂ© Popina et sa mĂšre avant de blesser une autre sƓur qui a essayĂ© d’intervenir », a expliquĂ© Justin Ombolo. Ce sont des voisins et d’autres membres de la famille ayant vĂ©cu la scĂšne qui ont alertĂ© la police et conduit les victimes au CURY. Le prĂ©sumĂ© assassin a Ă©tĂ© interpellĂ© un jour aprĂšs son forfait et mis Ă  la disposition du tribunal militaire oĂč une enquĂȘte est ouverte.
APE: l’Afrique centrale en concertation

Armand ESSOGO
National - Economie

Les conclusions de la 38e session du ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations de l’APE sont attendues mardi Ă  Douala.
HĂŽtel Sawa, lundi, les experts du ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations de l’Accord de partenariat Ă©conomique (APE) finalisent le rapport qui sera soumis Ă  la plĂ©niĂšre de mardi. Un round important se joue dans la codification des Ă©changes entre l’Union europĂ©enne (UE) et la configuration Afrique centrale. Les travaux ont Ă©tĂ© lancĂ©s mercredi dernier par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Jean Tchoffo. Les conclusions sont trĂšs attendues par le monde des affaires de la sous-rĂ©gion. Dans l’ensemble, il est question de la prĂ©paration de la reprise des nĂ©gociations techniques conjointes entre l’Afrique centrale et l’Union europĂ©enne. Le Commissaire au dĂ©partement du marchĂ© commun de la CEMAC, par ailleurs, prĂ©sident du ComitĂ© ministĂ©riel des nĂ©gociations des APE, Pascal Youbi-Lagha, est dans la capitale Ă©conomique pour la circonstance.
Depuis mercredi dernier Ă  Douala, on parle de l’accĂšs aux marchĂ©s des marchandises et des questions douaniĂšres, des services et investissements, des mesures d’accompagnements de l’APE, de l’élaboration des textes juridiques de l’accord, de l’état de la coopĂ©ration avec l’UE, mais surtout de l’accord d’étape du Cameroun et de ses implications. Des informations Ă©manant du groupe de contact entre experts de l’Afrique centrale et ceux de l’Union europĂ©enne font nĂ©anmoins Ă©tat de ce que la prioritĂ© pour l’UE est la mise en Ɠuvre de l’Accord d’étape du Cameroun. De ce point de vue, la rencontre avec la sous-rĂ©gion devient accessoire. Il semble mĂȘme que pour la partie europĂ©enne, la solution la plus appropriĂ©e pour accĂ©lĂ©rer les nĂ©gociations APE en Afrique centrale, serait que les Etats de la sous-rĂ©gion dĂ©cident d’adhĂ©rer Ă  l’accord d’étape du Cameroun. Des indiscrĂ©tions font cependant Ă©tat de ce que les experts de la sous-rĂ©gion ne sont pas pressĂ©s d’adhĂ©rer Ă  un accord bilatĂ©ral qu’ils n’ont pas eu l’opportunitĂ© de nĂ©gocier et dans lequel leurs prĂ©occupations spĂ©cifiques ne sont pas prises en compte. Ils appuient cette posture sur leur souverainetĂ©. Ce cĂŽtĂ© sensible des nĂ©gociations explique peut-ĂȘtre le mutisme observĂ© hier par divers participants.
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APE: l’Afrique centrale en concertation

Armand ESSOGO
National - Economie

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Mais, on se souvient qu’à l’ouverture des travaux, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du MINEPAT a montrĂ© des signes allant dans le sens d’amener les autres Etats de la CEMAC Ă  adhĂ©rer Ă  l’accord d’étape du Cameroun. La prĂ©paration technique du dossier va en tout cas dans ce sens, selon l’officiel camerounais. Il convient de rappeler que pour ce qui est de la situation des APE dans les autres rĂ©gions ACP, les nĂ©gociations des APE se dĂ©roulent entre l’Union europĂ©enne et sept configurations du groupe ACP. On constate aussi que l’état d’avancement ainsi que le contenu des accords ou projets d’accord varient selon les rĂ©gions. A ce jour, six des sept configurations ont conclu un APE rĂ©gional provisoire ou dĂ©finitif avec la partie europĂ©enne. On sait, par exemple, que la rĂ©gion CaraĂŻbes (15 pays) a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă  signer, en octobre 2008, un accord couvrant aussi bien le commerce des services, le commerce des marchandises, l’investissement que la concurrence. De l’avis des experts, la premiĂšre phase de mise en Ɠuvre ne s’est pas passĂ©e sans heurts et s’est achevĂ©e par des rĂ©sultats mitigĂ©s. Les deux parties doivent se mettre d’accord pour mettre en place un systĂšme commun de surveillance de l’APE et renĂ©gocier certains points laissĂ©s en suspens pour en faire un accord. Pour ce qui est de la configuration Afrique centrale (huit pays), objet de la concertation de Douala, elle n’a pas encore paraphĂ© ou signĂ© un APE rĂ©gional avec l’UE. Cependant, le Cameroun travaille avec le reste de la rĂ©gion pour la conclusion d’un accord rĂ©gional comprenant le commerce des marchandises, le commerce des services, les questions liĂ©es au commerce et les mesures d’accompagnement. Les rĂ©flexions menĂ©es par le ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations montrent que la mise en Ɠuvre Ă©ventuelle de l’APE d’étape du Cameroun, Ă  l’échĂ©ance d’aoĂ»t 2016, aurait des risques sur l’Union douaniĂšre de la CEMAC. En clair, seule la conclusion d’un APE rĂ©gional avant cette Ă©chĂ©ance prĂ©servera les acquis de l’intĂ©gration rĂ©gionale. Les spĂ©cialistes arguent ainsi que hormis la rĂ©gion des Caraibes, aucune autre rĂ©gion n’a, Ă  ce jour, opĂ©rĂ© une libĂ©ralisation en vertu d’un APE rĂ©gional. Et malgrĂ© les avancĂ©es des APE dans les rĂ©gions, le groupe ACP demande plus de souplesse de la part de la Commission europĂ©enne. Les conclusions de Douala permettront de voir si les Etats de la sous-rĂ©gion regardent dĂ©jĂ  dans la mĂȘme direction.
Transport aérien: les MA 60 à Bafoussam le 15 avril

Félicité BAHANE N.
National - Economie

AprĂšs avoir repris du service entre Douala et YaoundĂ©, les MA 60 sont annoncĂ©s Ă  l’Ouest. Entre temps, Fly Caminter effectue des manƓuvres de dĂ©collage.
« C’est prioritairement pour assurer les vols domestiques que le gouvernement a acquis les aĂ©ronefs MA 60 et s’est engagĂ© Ă  rĂ©habiliter les diffĂ©rents aĂ©roports du pays ». Des propos du ministre des Transports, prononcĂ©s en janvier dernier, Ă  la veille des vols inauguraux de ces engins neufs, rĂ©trocĂ©dĂ©s Ă  la compagnie aĂ©rienne nationale Camair-Co. Depuis lors, on n’a pas beaucoup vu les MA 60 dans le ciel camerounais. Dans une interview accordĂ©e Ă  CT, Jean-Paul Nana Sandjo, directeur gĂ©nĂ©ral de la Camair-Co posait un problĂšme d’insuffisance d’équipage. NĂ©anmoins, « juste aprĂšs les vols inauguraux, ces avions ont Ă©tĂ© affectĂ©s sur la ligne Douala-YaoundĂ© pour deux vols quotidiens. Entre-temps, il y a eu la fermeture de l’aĂ©roport international de Douala, qui a fait en sorte que nous interrompions ce service-lĂ  et achevions la formation de nos Ă©quipages MA 60 ». Joint Ă  nouveau au tĂ©lĂ©phone hier, le DG indique qu’avec la rĂ©ouverture de l’aĂ©roport, les deux aĂ©ronefs ont Ă©tĂ© remis en service entre Douala et YaoundĂ© et effectuent de nouveau deux rotations tous les jours. Ces engins disposent dĂ©sormais de quatre Ă©quipages qualifiĂ©s et exploitables. « C’est pourquoi nous lançons Bafoussam le 15 avril, puis NgaoundĂ©rĂ© le 22 avril et enfin Malabo et d’autres villes de la sous-rĂ©gion Ă  partir du 30 avril avec les MA 60 », annonce Jean-Paul Nana Sandjo, conscient qu’une concurrence est en vue sur les lignes intĂ©rieures du pays.
En effet, la derniĂšre-nĂ©e du Groupe français Regourd Aviation Ă©tait annoncĂ©e sur la desserte domestique Ă  partir de dimanche, 27 mars dernier. Mais, Fly CamInter n’a toujours pas dĂ©collĂ©. Le chef d’escale de l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen assure qu’elle Ă©tait pourtant programmĂ©e ce jour-lĂ . « Mais contre toute attente, les responsables ont annulĂ© le vol qui a Ă©tĂ© reportĂ© Ă  une date ultĂ©rieure », explique notre source. Sur le site Internet de cette compagnie aĂ©rienne dĂ©tenue Ă  51% par un privĂ© camerounais, il est inscrit que « Fly CamInter a obtenu son certificat de transporteur aĂ©rien de l’autoritĂ© aĂ©ronautique du Cameroun en aoĂ»t 2014. Et sa flotte est actuellement composĂ©e d’un Dornier 228-212, d’un ERJ 145 et d’un ATR 72 ». Sur le dĂ©part manquĂ© de dimanche dernier, l’équipe encadrĂ©e par Alain Gallimard, directeur gĂ©nĂ©ral, explique qu’« il y a encore un problĂšme administratif Ă  rĂ©gler. Nous serons opĂ©rationnels dans les dix jours et des communications mĂ©diatiques seront prĂ©vues Ă  cet effet », prĂ©cise une voie au standard de la « ligne info ».
Jusqu’ici spĂ©cialisĂ©e dans les vols privĂ©s, Fly CamInter se propose, pour un dĂ©part, de desservir les villes de YaoundĂ©, Douala, Garoua et Maroua, avant d’étendre ses ailes vers d’autres localitĂ©s, en fonction de la densitĂ© de la demande et de la disponibilitĂ© des aĂ©roports. MĂȘme ambition du cĂŽtĂ© de Camair-Co qui a dĂ©jĂ  des vues sur Bamenda et Bertoua. On attend.
Match décisif

Jean Marie NZEKOUE
Afrique - Sport

L’affiche de cet aprĂšs-midi qui oppose Ă  Durban l’Afrique du Sud au Cameroun dans le cadre du match-retour du dernier tour des Ă©liminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 est trĂšs attendue. Aussi bien par les supporters des deux Ă©quipes que par tous ceux qui attendent le rĂ©sultat final pour avoir une idĂ©e plus claire sur la position des uns et des autres dans un groupe plus serrĂ© que prĂ©vu. L’importance de l’enjeu dĂ©pend de la situation de chacun des protagonistes avant le coup d’envoi. D’un cĂŽtĂ©, le Cameroun qui reste leader du groupe M aprĂšs le dĂ©cevant match nul du 26 mars avec un total de 7 points engrangĂ©s. De l’autre, l’Afrique du Sud qui se dĂ©mĂšne toujours dans les profondeurs du classement avec seulement deux points au marquoir malgrĂ© une prestation qui ne manque pas du relief. Seulement voilĂ  : bien qu’avantageuse, la position des Lions indomptables est loin d’ĂȘtre confortable puisqu’ils sont talonnĂ©s de prĂšs par la surprenante Ă©quipe de Mauritanie.
Autre paramĂštre Ă  prendre en compte : le match de cet aprĂšs-midi qui boucle la quatriĂšme journĂ©e de la phase qualificative va donner plus de visibilitĂ© Ă  certaines tendances qui se dessinent dans un tournoi qui se dispute sous la forme d’un championnat. Si mathĂ©matiquement, aucune Ă©quipe n’est encore qualifiĂ©e pour la phase finale de la CAN 2017, en revanche, plusieurs sĂ©lections nationales n’ayant remportĂ© aucune victoire auparavant pourraient rester sur le carreau en cas de nouvelle dĂ©faite. Ce n’est pas le cas pour le Cameroun qui reste encore premier du groupe. Mais, il s’agit d’un leadership fragile qu’il faut consolider au plus vite car la concurrence se fait de plus en plus rude avec la montĂ©e en puissance d’une Mauritanie que personne n’avait vu venir Ă  ce niveau de la compĂ©tition. Battus difficilement par le Cameroun le 14 juin 2015 Ă  YaoundĂ©, les « Mourabitounes » se sont relancĂ©s de façon spectaculaire au terme du match-aller de la troisiĂšme journĂ©e, en battant la Gambie. Avec dĂ©sormais six points, la Mauritanie conforte sa deuxiĂšme place du groupe et n’est plus qu’à une longueur du Cameroun qui fait du sur-place. En cas de nouvelle victoire, la Mauritanie pourrait ravir la tĂȘte du classement, mĂȘme si le Cameroun parvenait Ă  arracher un match nul.
De son cĂŽtĂ©, l’Afrique du Sud qui aura Ă  cƓur de « laver » son honneur devant son public. Dans la configuration actuelle, l’équipe de la nation arc-en-ciel semble disposer des arguments techniques et tactiques pour se surpasser. Avec ce qu’ils ont montrĂ© samedi Ă  Limbe, beaucoup d’observateurs s’étonnent que les poulains d’EphraĂŻm Mashaba n’aient enregistrĂ© jusqu’ici de victoire et occupent le dernier rang avec la Gambie. Dans un tel contexte, la rencontre de Durban pourrait-elle ĂȘtre celle du rachat ? On ne perd rien Ă  attendre. Toujours est-il que l’occasion serait trop belle pour se relancer en rĂ©coltant trois prĂ©cieux points qui pourraient tout changer. Hugo Broos et les siens sont-ils au moins conscients du danger ? On peut le supposer sur la base des dĂ©clarations faites aprĂšs le match-aller. MalgrĂ© un engagement certain, la prestation mitigĂ©e du « onze » entrant amĂšne Ă  s’interroger sur la capacitĂ© du coach Ă  dĂ©nicher des doublures performantes Ă  tous les postes en cas d’indisponibilitĂ© des titulaires. Les nombreuses lacunes qui sont apparues, tant au niveau de l’attaque, du milieu de terrain, de la dĂ©fense qu’à celui du gardien de but pourraient amener le technicien belge Ă  procĂ©der Ă  quelques rĂ©glages nĂ©cessaires pour donner plus d’équilibre et de performance aux diffĂ©rents compartiments, rendant ainsi plus perfectible la cohĂ©sion d’ensemble. AprĂšs le faux pas de samedi Ă  Limbe, une victoire des Lions en Afrique du Sud est d’autant plus impĂ©rative que le classement devient trĂšs serrĂ© dans un groupe qualificatif oĂč rien n’est encore dĂ©finitivement acquis.
Le Snjc interpelle les entreprises retardataires sur les Elections des délégués du personnel

Rita DIBA
Régions - Littoral

« Le 7 avril prochain, les entreprises qui n’ont pas organisĂ© les Ă©lections de dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel sont appelĂ©es au rattrapage par le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale.
Notre syndicat, qui est l’avant-garde de la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts des travailleurs des mĂ©dias, va Ă©ventuellement prendre les dispositions pour que la loi s’applique Ă  tout le monde. La meilleure possibilitĂ© qui se prĂ©sente Ă  nous est de porter plainte aux entreprises qui n’auront pas organisĂ© ces Ă©lections. » Denis Nkwebo, prĂ©sident du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), a tenu hier 28 mars 2016 Ă  mettre en garde les organes de presse qui ne se conformeront pas.
C’était lors d’un point de presse donnĂ© Ă  Douala, au cours duquel le Snjc a tenu Ă  fĂ©liciter les structures ayant respectĂ© la date du 1er mars, entre autres Sopecam, Crtv, Le Jour, Mutations, Le Messager, Canal 2, Radio Balafon, Abk Tv
Une rencontre au cours de laquelle le Syndicat a Ă©galement, Ă  travers la dĂ©claration N°002/BEN/PN/SNJC/2016, donnĂ© sa position quant aux sanctions rĂ©cemment infligĂ©es par le Conseil national de la communication (Cnc) Ă  plusieurs mĂ©dias et journalistes.
La bouteille orange est rare

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Economie

La pénurie semble générale dans le réseau du distributeur SCTM, qui aurait des difficultés financiÚres.
AttachĂ©e au porte-bagages de la motocyclette, la bouteille orangĂ©e a dĂ©jĂ  traversĂ© plusieurs quartiers au point de changer d’arrondissement. Le propriĂ©taire, assis sur la partie du siĂšge rĂ©servĂ©e au passager, raconte tranquillement sa peine : « Je suis parti de Deido vers BĂ©panda-MissokĂš Ă  la recherche d’un point de vente depuis hier (samedi, 26 mars 2016, ndlr)
 J’ai traversĂ© toute la zone de BĂ©panda, en vain. Je suis allĂ© jusqu’à Logpom oĂč on m’a indiquĂ© qu’une station-service pouvait encore disposer de rĂ©serves SCTM ». Toujours rien.
En ce dimanche de PĂąques, l’homme souffre de ne pouvoir faciliter les tĂąches mĂ©nagĂšres Ă  sa compagne faute de trouver un commerce qui lui vendrait une bouteille de 12 kilogrammes de gaz domestique. Il n’est pourtant pas seul Ă  se plaindre. VoilĂ  bientĂŽt huit semaines que certaines consommatrices notamment, ont « senti la pĂ©nurie », comme dit Madeleine Domche, fiĂšre d’avoir prĂ©vu le manque. « Quand j’ai voulu renouveler ma provision et qu’il n’y avait plus de gaz dans les boutiques au quartier, j’ai pris des dispositions », raconte cette mĂ©nagĂšre voisine de l’homme cherchant le butane Ă  moto et qui espĂšre trouver la prĂ©cieuse denrĂ©e Ă  une derniĂšre adresse, aprĂšs Ndokoti, vers Dakar, lui a-t-on dit.
Entre-temps, la carence s’est aggravĂ©e et cela ne semble pas servir de parcourir des dizaines de kilomĂštres pour acheter telle ou telle quantitĂ© de gaz vendu par SCTM. « La vĂ©ritĂ© est qu’il n’y a pas d’approvisionnement pour ceux qui ont ces bouteilles. Ça fait plus d’un mois que nous avons vendu la derniĂšre bouteille », assure un vendeur dans un commerce du petit marchĂ© de Logpom. Bien plus, explique-t-il, des livreurs lui ont dit que l’affaire concerne des relations entre grands opĂ©rateurs. Tout devrait revenir Ă  la normale, annonce-t-il. Justement, en octobre 2015, lors des traditionnelles rĂ©unions de concertations entre le ministre du Commerce et le groupement des professionnels du pĂ©trole (GPP), les difficultĂ©s financiĂšres de la SCTM ont clairement Ă©tĂ© posĂ©es, comme cause des pĂ©nuries incessantes de la marque. La sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant surendettĂ©e au niveau de la production. Raison pour laquelle elle peine Ă  assurer la logistique, notamment la distribution et le recouvrement des emballages.
Etablissement d’actes d’état civil: les parlementaires Ă  la bonne Ă©cole

Jeanine FANKAM
National - Politique

Un atelier de sensibilisation s’ouvre Ă  leur intention mardi Ă  l’hĂ©micycle de Ngoa-EkellĂ©.
Mardi se tient Ă  l’hĂ©micycle de l’AssemblĂ©e nationale, un atelier visant l’implication des parlementaires dans la campagne de sensibilisation des populations sur la nĂ©cessitĂ© de se faire Ă©tablir des actes d’état civil. Outre les parlementaires, les personnalitĂ©s politiques en contact direct avec les populations sont concernĂ©es, car elles constituent des relais efficaces dans le cadre de leurs descentes sur le terrain et la proximitĂ© avec la cible.
Il a Ă©tĂ© constatĂ© qu’en dĂ©pit des rĂ©formes adoptĂ©es en matiĂšre d’état civil au Cameroun (le rallongement de dĂ©lai de dĂ©claration n’étant pas le moindre), le dĂ©ficit demeure dans l’établissement de ces actes. Une bonne frange de la population, du Nord au Sud, de l’Est Ă  l’Ouest, ignore l’importance de ces documents et donc, ne les Ă©tablit pas. Dieu sait leur importance dans le cours de la vie. Comment suivre une scolarisation normale sans acte de naissance ? Comment un ayant-droit peut-il prĂ©tendre Ă  un hĂ©ritage sans produire l’acte de dĂ©cĂšs de son parent ? Comment prouver son lien avec un Ă©poux sans acte de mariage ? Le dĂ©ficit de production s’est aggravĂ© dans certaines rĂ©gions du Cameroun avec la crise centrafricaine et les exactions menĂ©es par Boko Haram. Certains centres de production ont Ă©tĂ© vandalisĂ©s, d’autres submergĂ©s. Dans la quĂȘte de survie, des bons rĂ©flexes ont Ă©tĂ© abandonnĂ©s. Il est question de revenir aux bonnes pratiques en impliquant les hommes politiques et les Ă©lus du peuple. D’autant plus que les actes d’état civil constituent la principale source d’information permettant Ă  la puissance publique d’obtenir de maniĂšre fiable et continue des donnĂ©es sur les populations.
L’atelier de sensibilisation des parlementaires qui se tient ce jour se dĂ©cline en plusieurs thĂšmes de communication : l’importance de ces documents, le cadre juridique et la procĂ©dure d’établissement des actes d’état civil, l’intĂ©rĂȘt de la sensibilisation des populations. L’atelier est organisĂ© conjointement par l’AssemblĂ©e nationale et l’Ecole citoyenne et politique de YaoundĂ©.
Université panafricaine: la premiÚre promotion bientÎt sur le terrain

Yvette MBASSI BIKELE
National - Société

Le Pr Joseph Ntuda Ebode a expliquĂ© les enjeux de la sortie des laurĂ©ats de l’Institut gouvernance humanitĂ© et sciences sociales.
Les premiers Ă©tudiants de l’UniversitĂ© panafricaine, Institut gouvernance humanitĂ© et science sociale (PAUGHS), recevront leurs diplĂŽmes le 30 mars prochain Ă  YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie se tiendra au palais des congrĂšs de YaoundĂ© en prĂ©sence de plusieurs encadreurs de cet institut et de son recteur par intĂ©rim, le Pr. Bealey Kassa. C’est ce qui ressort du point de presse qu’a donnĂ© le Pr Joseph Ntuda Ebode, directeur par intĂ©rim dans cette universitĂ©, mercredi dernier Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
L’institution universitaire initiĂ©e par les chefs d’Etat du continent a pour but de valoriser l’esprit panafricain et faire en sorte que l’Afrique se sente fiĂšre de ses propres valeurs. Pour le Pr Joseph Ntuda Ebode, la cĂ©rĂ©monie de sortie des tout premiers laurĂ©ats du PAUGHS est une occasion Ă  la fois particuliĂšre et routiniĂšre. « Dans toutes les universitĂ©s qui ont une tradition de remise des diplĂŽmes, l’annĂ©e se termine par cette cĂ©rĂ©monie. Donc en soi, ce n’est pas une nouveautĂ© », a-t-il soutenu.
L’UniversitĂ© panafricaine dispose de branches dans toutes les rĂ©gions du continent. NigĂ©ria pour l’Afrique de l’Ouest, le Kenya pour l’Est, l’AlgĂ©rie pour le Nord, l’Afrique du Sud pour l’Afrique australe et le Cameroun pour le Centre. « La cĂ©rĂ©monie de YaoundĂ© vient aprĂšs celles de Nairobi au Kenya et d’Ibadan au NigĂ©ria. Elle prĂ©cĂšde ainsi celles qui vont se dĂ©rouler en AlgĂ©rie et plus tard en Afrique du Sud », a ajoutĂ© le Pr Ntuda Ebode. Au-delĂ  de l’institut dont les premiers Ă©tudiants seront demain sur le terrain, le Cameroun a aussi l’honneur d’abriter le siĂšge du rectorat continental. L’offre de formation de l’institution s’étend sur deux filiĂšres : le master en gouvernance et intĂ©gration rĂ©gionale dont le doctorat doit commencer en avril prochain Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, hĂŽte de l’institut. Et aussi, le master en traduction et le master en interprĂ©tation des confĂ©rences hĂ©bergĂ©s par l’UniversitĂ© de Buea.
Pour le dĂ©lĂ©guĂ© des Ă©tudiants Bernard Sakah, leurs trois annĂ©es de formation leur ont permis de s’outiller sur les questions de gouvernance. « C’est pourquoi nous pensons que nous sommes la gĂ©nĂ©ration qui va consolider le pont que nos chefs d’Etat, initiateurs de cet institution, ont construit pour l’unitĂ© et l’intĂ©gration inter rĂ©gionale du continent africain », a-t-il affirmĂ©.
Livres: l’amour, cĂŽtĂ© sombre

Elise ZIEMINE
National - Culture

Dans son roman « Une autre couleur du bonheur », Paule Auriane Ntchouadep raconte les pĂ©ripĂ©ties d’une famille pas comme les autres.
Une histoire Ă  couper le souffle. AgĂ©e de 17 ans, Tania, hĂ©roĂŻne du roman « Une autre couleur du bonheur » de Paul Auriane Ntchouadep, peut affirmer avoir tout vu. EncadrĂ©e par son oncle dans la rĂ©gion de l’Adamaoua, la petite fille n’avait pour seul dĂ©sir que de retrouver ses parents et ses trois sƓurs, Ă  Douala, dans le Littoral. Mais une fois sur place, le rĂȘve est brisĂ©. Sa famille vit dans une vieille bĂątisse. La misĂšre empĂȘche l’éducation de ses sƓurs. C’est avec la vente des beignets que la mĂšre nourrit la famille. Le pĂšre, fauchĂ© et diminuĂ© par la maladie, ne brille que par les injures. Il traite ses filles de bĂątardes, de trainĂ©es sans cervelle ou de « mamba vert ». Tania est choquĂ©e par ce pĂšre qu’elle a tant aimĂ©.
En 289 pages rĂ©parties en 19 chapitres, le roman de Paul Auriane Ntchouadep, paru aux Ă©ditions ProximitĂ© est plein de rebondissements. Tout bascule en effet pour cette famille le jour oĂč Oncle Zowa, le petit frĂšre de leur pĂšre arrive. Des rĂ©vĂ©lations sont faites sur le vĂ©ritable gĂ©niteur de la famille. Des Ă©vĂ©nements aussi dĂ©stabilisants qu’étranges s’enchaĂźnent alors pour les membres de cette famille qui ont dĂ©jĂ  encaissĂ© plein de coups. Entre aveux tragiques, expulsion du domicile familial et accueil chez un voisin qui leur Ă©vite de dormir Ă  la belle Ă©toile, Tania se rĂ©volte.
Page aprĂšs page, l’ouvrage dĂ©taille la galĂšre de cette famille. Le sourire reviendra sur le visage de la petite Tania grĂące au plus puissant des sentiments : l’amour. Et si ce rĂ©confort qu’elle n’a jamais connu par les liens du sang se trouvait finalement auprĂšs d’un homme ? L’idylle entre l’hĂ©roĂŻne et son professeur de philosophie en classe de Terminale naĂźt bien vite, grandit, s’épanouit avant de se briser Ă  nouveau. Un malheur en appelant un autre, le deuil frappe sa famille. Sa sƓur Amavie meurt. La vie offre bien d’autres surprises dĂ©sagrĂ©ables Ă  Tania et Ă  ses sƓurs, qui s’installent au village et hĂ©bergent « ce mari et pĂšre » qui les avait jetĂ©es Ă  la rue. Tout n’est pas si noir. Au final, Tania revient Ă  Douala, poursuivre ses Ă©tudes Ă  l’universitĂ©, et reprend son histoire d’amour lĂ  oĂč elle s’était arrĂȘtĂ©e. C’est peut-ĂȘtre ce que l’auteur appelle, une autre couleur du bonheur.
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Cameroon Tribune du mercredi, 30 mars 2016.
APE régional: rendez-vous pris en juin

Rita DIBA
Afrique - Economie

AprĂšs Douala, la sĂ©rie de travaux d’experts va se poursuivre en avril Ă  Brazzaville puis en mai Ă  Sao TomĂ© avant le conclave des ministres le mois suivant pour fixer les termes de l’accord.
« Dans notre rĂ©gion (les six pays-membres de la CEMAC plus Sao TomĂ© et Principe et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, ndlr), seul le Cameroun dispose d’un accord d’étape ». Ces paroles de Pascal Youbi-Lagha, commissaire du dĂ©partement du MarchĂ© commun Ă  la Commission de la CEMAC, prĂ©sident du ComitĂ© rĂ©gional de coordination des nĂ©gociations APE, laissent Ă  penser que le Cameroun devra jouer un rĂŽle important dans les trois assises dĂ©cisives avant la rĂ©union des ministres de la rĂ©gion (encore appelĂ©e Configuration Afrique centrale) en juin prochain. RĂ©union qui devra en principe voir les termes de l’APE rĂ©gional complet fixĂ©s. Il faut donc rappeler que la 38e session du ComitĂ©, qui s’est ouverte le 23 mars, pour s’achever hier 29 mars 2016, n’est que la premiĂšre Ă©tape avant Brazzaville et Sao TomĂ©, sur la route de la finalisation des termes de l’accord.
Ainsi les experts de la rĂ©gion ont notamment travaillĂ© sur les instruments d’échange, sur la base des orientations du comitĂ© ministĂ©riel des nĂ©gociations APE, au terme des 13e assises de fĂ©vrier dernier Ă  Libreville au Gabon. Orientations qui Ă©taient liĂ©es au commerce des marchandises, au projet du texte de l’accord. Il avait donc Ă©tĂ© question de la mise en place d’une offre d’accĂšs au marchĂ© de l’Afrique centrale, Ă©tant donnĂ© que le degrĂ© d’ouverture du marchĂ© et les mesures d’accompagnement de la CEMAC n’avaient toujours pas trouvĂ© un accord. Il s’agissait aussi de l’actualisation de la base des donnĂ©es statistiques du commerce qui date de 2011 Ă  2013, etc.
Et il est donc question pour la Configuration, avec la sĂ©rie de rĂ©unions des experts et la rencontre des ministres, de parvenir Ă  un document final Ă  prĂ©senter Ă  la partie en face, avant l’entrĂ©e en vigueur le 4 aoĂ»t prochain de l’accord d’étape signĂ© entre le Cameroun et l’Union europĂ©enne. L’Union europĂ©enne qui semble vouloir considĂ©rer l’accord d’étape de l’Etat camerounais comme document de rĂ©fĂ©rence pour des Ă©changes avec la rĂ©gion, comme l’affirmait en juillet 2014 Karel De Gucht, alors commissaire au Commerce de l’UE, Ă  la suite de la ratification de ce partenariat : « L’accord de partenariat Ă©conomique avec le Cameroun ouvre une nouvelle Ăšre dans les relations entre l’UE et l’Afrique centrale (...) J’encourage trĂšs vivement les autres pays de la rĂ©gion Ă  rejoindre le Cameroun dans l’APE UE-Afrique centrale afin de construire un partenariat adaptĂ© aux objectifs de dĂ©veloppement de l’Afrique centrale».
DĂ©cĂšs de quintuplĂ©s Ă  l’HĂŽpital central de YaoundĂ©: le directeur ouvre une enquĂȘte administrative

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Il s’agit d’identifier les infirmiĂšres accusĂ©es de malveillance Ă  l’égard de dame Nshi Honorine, mĂšre des quintuplĂ©s.
Depuis la survenue de l’incident, la semaine derniĂšre, sieur Alfred Nkimih, Ă©poux et pĂšre des enfants de Nshi Honorine, n’en dĂ©mord pas. Joint au tĂ©lĂ©phone, il accuse : « Ma femme a Ă©tĂ© moquĂ©e par des infirmiĂšres qui lui ont avancĂ© plein de mĂ©chantes paroles, alors mĂȘme qu’elle avait besoin de consolation. De plus, il y en a une qui a requis et obtenu 15 000 F de la sƓur de ma femme, pour des soins censĂ©s gratuits ». PassĂ© le dĂ©cĂšs de leurs enfants, les Nkimih se disent encore choquĂ©s par « ces comportements dĂ©placĂ©s » de deux infirmiĂšres particuliĂšrement.
C’est donc pour apaiser le couple et restaurer sa dignitĂ© qu’une rĂ©union s’est tenue lundi 28 mars dernier Ă  l’hĂŽpital central. Y prenaient part, le directeur de l’institution, Pr Joseph Pierre Fouda, et ses principaux collaborateurs, de mĂȘme qu’Alfred Nkimih. De source introduite, son Ă©pouse aurait choisi de ne pas participer Ă  cette rencontre pour des « raisons psychologiques ». Au terme de ces assises, il a Ă©tĂ© essentiellement retenu que les deux infirmiĂšres incriminĂ©es Ă©coperont de « sanctions exemplaires » une fois identifiĂ©es par les victimes, et les faits Ă©tablis. « Nous avons invitĂ© M. Nkimih Ă  ramener son Ă©pouse et sa belle-sƓur au sein de l’hĂŽpital pour ce processus d’identification. Nous les attendons et nos enquĂȘtes se poursuivent en interne », a expliquĂ© le Pr Fouda joint au tĂ©lĂ©phone, mardidans la matinĂ©e.
Bafoussam: un corps en état de décomposition dans un hÎtel

Gibrile KENFACK TSABDO
National - Société

Hugo Varil Fotso, 21 ans, a Ă©tĂ© dĂ©couvert raide mort sur son lit d’hĂŽtel lundi par le rĂ©ceptionniste.
Le corps sans vie d’Hugo Varil Fotso, 21 ans, a Ă©tĂ© retrouvĂ© en Ă©tat de dĂ©composition dans un hĂŽtel de la place. La dĂ©couverte a Ă©tĂ© faite autour de 11h par le rĂ©ceptionniste en poste, Fabrice Fonka. « C’est au cours du mĂ©nage que j’ai notĂ© une odeur peu ordinaire qui Ă©touffait », explique-t-il.
Hugo Varil est arrivĂ© Ă  l’hĂŽtel le vendredi 25 mars vers 20h11mn, en provenance de BangangtĂ©. « Il a pris une chambre pour trois jours. Le mĂȘme jour, il est sorti. TrĂšs tĂŽt le lendemain (samedi 26 mars ; ndlr), il est encore sorti. AprĂšs, on ne l’a plus vu », ajoute notre interlocuteur. Aucune trace de bagarre n’a Ă©tĂ© notĂ©e dans sa chambre. Dans ses effets personnels, il y avait sa CNI, son acte de naissance, son passeport ainsi que des fascicules. Il n’a laissĂ© aucun mot.
AlertĂ©, le commissaire Oumarou, chef de la division rĂ©gionale de la police judiciaire de l’Ouest, est descendu sur le terrain avec ses Ă©lĂ©ments, accompagnĂ© d’un mĂ©decin-lĂ©giste pour les constatations d’usage. Au cours de l’exploitation du tĂ©lĂ©phone du dĂ©funt, il est ressorti qu’il serait pensionnaire de la KSA (Kadji Sport Academy) Ă  Douala. Ses parents ont Ă©galement Ă©tĂ© contactĂ©s par les forces de l’ordre pour que le corps soit mis Ă  leur disposition. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte pour en savoir davantage sur les causes de cette mort.