Cameroon Tribune
1.62K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
Ecole primaire: le projet « livre unique fait débat

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Le gouvernement et la Banque mondiale veulent instaurer un livre par matiĂšre. Les Ă©diteurs s’en inquiĂštent.

Le projet agite la communautĂ© des Ă©diteurs camerounais depuis quelques semaines. Il n’est pourtant pas nouveau. Il commence mĂȘme Ă  dater, Ă  dire vrai. « Cela fait au moins vingt ans que le gouvernement du Cameroun conduit une rĂ©flexion sur ce projet, avec l’aide de la Banque mondiale. Plusieurs inspecteurs de pĂ©dagogie, dont ma modeste personne, ont dans ce cadre participĂ© Ă  des sĂ©minaires-ateliers dans diffĂ©rents pays oĂč cette politique est dĂ©jĂ  mise en Ɠuvre, dans le but de nous en imprĂ©gner : Mali, SĂ©nĂ©gal, RDC, notamment. Il s’agit Ă  chaque fois d’évaluer ce qu’une telle politique peut apporter au pays, aux Ă©lĂšves et aux parents », explique un inspecteur national de pĂ©dagogie en service au ministĂšre de l’Education de base, sous anonymat.

La rĂ©flexion part d’un constat de la Banque mondiale : les livres inscrits au programme sont trop nombreux par matiĂšre. EditĂ©s Ă  l’étranger pour la plupart, ils coĂ»tent chers et sont mal distribuĂ©s sur le territoire national. « Dans les pays que nous avons visitĂ©s, la Banque mondiale et les gouvernements concernĂ©s ont rĂ©ussi Ă  ramener chaque livre scolaire du primaire Ă  500 F ou moins. Ainsi, il est Ă©tabli dans certains de ces pays qu’un parent n’a que 3000 F Ă  dĂ©penser par an pour l’achat des livres d’un enfant. Du coup, le nombre d’élĂšves possĂ©dant tous leurs manuels scolaires est trĂšs Ă©levĂ© », assure notre source. Dans nos contrĂ©es, les parents privilĂ©gient les ouvrages des matiĂšres principales –mathĂ©matiques, lecture- au regard des tarifs pratiquĂ©s sur les marchĂ©s. Les ouvrages d’histoire, gĂ©ographie, sciences, Tic, grammaire, conjugaison, anglais restent ainsi accessoires.

EdifiĂ© sur les mĂ©canismes permettant de baisser considĂ©rablement les coĂ»ts du livre scolaire, le gouvernement camerounais doit prendre sa dĂ©cision. Ce qui du reste n’est pas aisĂ©, au regard des nombreux enjeux pesant dans la balance : la survie des maisons d’éditions locales, les partenariats avec des maisons d’éditions Ă©trangĂšres, le pouvoir d’achat des familles, l’acquisition des connaissances par les Ă©lĂšves.
Ls dossiers du nouveau directeur de l'HĂŽpital Laquintinie

Rita DIBA
Régions - Littoral

Louis Richard Njock a été installé lundi dans ses fonctions par le ministre de la Santé publique.

« Pr Njock Louis Richard, je vous dĂ©clare officiellement installĂ© dans vos fonctions de directeur de l’hĂŽpital Laquintinie de Douala et je vous souhaite plein succĂšs pour ces nouvelles et sensibles fonctions». A partir de ces paroles solennelles d’AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, prononcĂ©es hier 18 avril 2016, le Pr Louis Richard Njock s’est attaquĂ© aux chantiers qui l’attendent Ă  la tĂȘte de l’hĂŽpital Laquintinie. Le premier, mettre en Ɠuvre les directives du ministre de la SantĂ© publique du 31 mars dernier, relatives Ă  l’accueil, l’orientation et la prise en charge des patients, Ă  l’effet de corriger les dĂ©rives observĂ©es dans les formations hospitaliĂšres.

Il s’agira aussi pour le spĂ©cialiste ORL, nommĂ© par dĂ©cret du Premier ministre le 12 avril 2016, de rĂ©concilier le plus grand hĂŽpital de Douala avec la grande masse de la population de la ville. Surtout que cette nomination intervient au lendemain des « tristes Ă©vĂšnements du 12 mars qui ont créé un vĂ©ritable choc dans le corps social, dĂ©frayant la chronique bien au-delĂ  de nos frontiĂšres et fait couler beaucoup d’encre », a rappelĂ© Fritz NtonĂš NtonĂš, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, par ailleurs, prĂ©sident du comitĂ© de gestion de Laquintinie. Il a effectivement reconnu que le Pr Louis Richard Njock prend les rĂȘnes d’une vieille dame de plus de 80 ans, au moment oĂč sa cote d’amour, tout comme celle des formations hospitaliĂšres publiques en gĂ©nĂ©ral, est au plus bas dans l’opinion publique du fait de l’actualitĂ© ou des incidents rĂ©cents.

DĂ©jĂ , le Pr en mĂ©decine, enseignant titulaire Ă  la FacultĂ© de MĂ©decine et de Sciences biomĂ©dicales de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, devra rapidement procĂ©der Ă  un audit de la structure dont il a dĂ©sormais la charge, selon les instructions du MinsantĂ© donnĂ©es Ă  tous les directeurs des formations sanitaires, qui lui a rappelĂ© : « il vous reste quinze jours ». A son prĂ©dĂ©cesseur Jean II Dissongo, qui aura passĂ© quatre annĂ©es au poste de directeur de Laquintinie, AndrĂ© Mama Fouda a dit : « vous avez fait un travail remarquable, initiĂ© divers chantiers pour l’hĂŽpital. Vous restez en rĂ©serve de la RĂ©publique. »

Pour en revenir au nouveau responsable, il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă  ses collaborateurs de faire preuve d’un sens du sacrifice, d’ĂȘtre prĂ©sents Ă  leur poste de travail pour soutenir leur directeur. Occasion aussi pour le MinsantĂ© d’annoncer le programme de rĂ©novation de Laquintinie, ouvert depuis 1931, qui a besoin d’un grand relooking. En conclusion, il a rappelĂ© : le malade doit rester au centre des prĂ©occupations du corps mĂ©dical.
Le barrage de Lom Pangar déjà en service

Olivier LAMISSA KAIKAI
Rédaction - Dossier

La premiĂšre rĂ©gulation du fleuve Sanaga a eu lieu lors de l’étiage 2016, aprĂšs la mise en eau partielle. Et l'usine de pied de 30 mĂ©gawatts devant desservir l'Est est lancĂ©e.

La rĂ©volution Ă©nergĂ©tique nationale est en marche Ă  partir de la rĂ©gion de l’Est. La mise en eau partielle du barrage de retenue de Lom Pangar, d’une capacitĂ© de trois milliards de mĂštres cubes d’eau, intervenue le 25 septembre 2015, a entraĂźnĂ© son exploitation lors de l'Ă©tiage de janvier Ă  mars 2016. Aux dires des experts, la premiĂšre rĂ©gulation des eaux de la Sanaga a Ă©tĂ© une rĂ©ussite sur toute la ligne. A l’heure actuelle, les travaux de ce barrage sont rĂ©alisĂ©s Ă  94%, selon le chef d’amĂ©nagement, Anthon Mitev que nous avons rencontrĂ© sur le site au dĂ©but du mois d’avril. Lom Pangar est Ă  120 kilomĂštres de Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion de l’Est. Les ouvriers mettent les bouchĂ©es doubles pour boucler les travaux de finition dans les prochains jours. A cette allure, le chronogramme de la mise en eau dĂ©finitive prĂ©vue en septembre 2016 sera tenu.
Est-il besoin de rappeler que le barrage de Lom Pangar occupe une place stratĂ©gique dans la relance de l’économie. Son importance et son poids dans l’économie nationale, actuellement plombĂ©e par un dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique criant, ne sont plus Ă  dĂ©montrer. « Lom-Pangar va transformer la carte Ă©nergĂ©tique du Cameroun, c’est un barrage intĂ©grateur pour le Cameroun, voire pour l’Afrique », avait prĂ©cisĂ© Mahtar Diop, haut responsable de la Banque Mondiale, lors de sa visite sur le site en 2014. Les pouvoirs publics parlent d’ailleurs d’un projet structurant. Selon les projections nationales, Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine d’autres barrages sur le bassin versant de la Sanaga : Nachtigal, Song-MbenguĂ©, Song-Ndong, de Kikot, Grand-Eweng, Petit-Eweng
 « Des Ă©tudes sur les puissances respectives de ces barrages sont ficelĂ©es », soutient-on du cĂŽtĂ© de EDC, maĂźtre d’ouvrage de Lom Pangar.
Ce barrage en finition, d’une capacitĂ© de six milliards de mĂštres cubes d’eau, entend apporter plus de 3 000 MW de puissance hydro-Ă©lectrique garantie. Selon les experts, il va permettre aussi de glaner des points dans l’augmentation du taux de croissance. A terme, il s’agira de mettre en valeur le potentiel du fleuve Sanaga estimĂ© Ă  6 000 mĂ©gawatts. Quand on sait que le fleuve Sanaga, Ă  lui seul, dispose de 70% du potentiel Ă©nergĂ©tique du pays et que le Cameroun a le troisiĂšme grand potentiel hydro-Ă©lectrique en Afrique, aprĂšs la RD Congo et l’Ethiopie, cette rĂ©alisation est une fondation pour le dĂ©collage Ă©conomique. L'on sait que la production actuelle Ă©nergĂ©tique du pays, qu’elle soit thermique ou hydro-Ă©lectrique, est de 1 327 MW. Alors que la demande est de prĂšs de 3 000 MW. Laquelle demande croit de 8% par an et avec un taux d’accĂšs Ă  l’électrification de moins de 20% en zone rurale. Ce taux d’accĂšs est lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© en milieu urbain et dans les grandes mĂ©tropoles.
Les abonnĂ©s du RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS) vont dĂ©sormais moins souffrir des dĂ©lestages pendant l’étiage. La Sanaga qui perdait habituellement 1,6 milliard de mĂštres cubes d’eau en cette pĂ©riode, avec comme pour consĂ©quence une baisse de production de l’ordre de 80 MW, va bĂ©nĂ©ficier de trois milliards de mĂštres cubes d’eau stockĂ©s. Voire plus. Avec Lom Pangar, les turbines des usines de Song-Loulou et EdĂ©a qui ne fonctionnaient qu’à 30% de leur capacitĂ© devraient tourner Ă  plein rĂ©gime. Pour ThĂ©odore Nsangou, directeur gĂ©nĂ©ral de EDC, la rĂ©ussite de la mise en eau partielle est un bon indicateur pour la poursuite en toute sĂ©rĂ©nitĂ© de la construction de l’usine de pied et de la ligne de transport de la haute tension, de Lom-Pangar Ă  Bertoua, dont les travaux sont dĂ©jĂ  lancĂ©s. Avec des postes de transformateurs Ă  Bertoua, Batouri, Abong-Mbang et autres. A terme, 150 localitĂ©s seront Ă©lectrifiĂ©es Ă  l’Est.
La derniÚre ligne droite de la Pénétrante Est de Douala

Jean Baptiste KETCHATENG
Rédaction - Dossier

Mai prochain devrait voir la route ouverte en grande partie Ă  la circulation.

Si ça ne dĂ©pendait que de certains usagers de cette voie rapide qui s’ouvre chaque jour davantage Ă  la circulation, on aurait « dĂ©jĂ  inaugurĂ© Nelson Mandela », comme dit le vieux FĂ©lix Nganfang, moto-taximan. Le boulevard Ă  l’est de Douala, qui permet de rentrer et de sortir de la ville des affaires en direction des rĂ©gions du Centre et au-delĂ , a dĂ©jĂ  fiĂšre allure. Comme le carrefour Mandela, bel ouvrage Ă  l’image de l’icĂŽne sud-africaine. C’est un Ă©changeur qui changera totalement la vie des automobilistes dans cette partie du rĂ©seau routier urbain naguĂšre théùtre de cauchemardesques embouteillages. En mai, si tout se passe bien, il sera achevĂ© et permettra Ă  la route d’ĂȘtre globalement ouverte.
Par parties de plus en plus longues, la route a amĂ©liorĂ© son tracĂ© et ses Ă©quipements. Les balustrades vertes qui embellissent l’entrĂ©e du boulevard au pied de Bonanjo cĂŽtoient des lampadaires flambant neufs. Des dalles pour bacs Ă  ordures jalonnent le parcours, lĂ  oĂč cela se peut. Sur l’échangeur, des moulures de bambous typiques du littoral camerounais ornent les contreforts de l’édifice. Par leur noirceur, les derniĂšres couches de bitume tranchent nettement avec les revĂȘtements qui les prĂ©cĂšdent. De longues bandes couleurs de jais encore vierges de toute utilisation. SĂ©parations Ă  la taille du besoin, des murets de bĂ©ton rĂ©duisent au maximum les zigzags des motos-taxis qui se faufilaient jusqu’alors entre les automobiles et les espaces du chantier obligatoirement fermĂ©s. On n’en a pas besoin d’ailleurs, tant la route a avancĂ© : 88 % de la tĂąche rĂ©alisĂ©s selon la derniĂšre Ă©valuation en fĂ©vrier.
Et en fait, ça roule pour les utilisateurs. Aux heures creuses, Ă  partir du carrefour MarchĂ© des Fleurs de Bonapriso, le bitume presque uniformĂ©ment rĂ©formĂ© permet aux automobilistes de tester les capacitĂ©s de leurs machines Ă  foncer un peu comme sur une autoroute. Ce devra ĂȘtre ainsi sur cet Ă©difice plat, oĂč sept voitures peuvent rouler cĂŽte Ă  cĂŽte, jusqu’à la limite entre le Wouri et la Sanaga-Maritime, au pont sur la Dibamba, en passant par Ndogpassi. Sur le dernier morceau, il est Ă©galement prĂ©vu d’amĂ©liorer l’existant comme au dĂ©part. Au grand bonheur des habitants de la citĂ© des Billes, de Village, Mboko, Non-Glacé  et mĂȘme au-delĂ  vers Dakar.
Populaire et capitale pour la fluiditĂ© des Ă©changes pour Douala et jusqu’aux marchĂ©s dans l’hinterland de la Cemac, la pĂ©nĂ©trante orientale de la ville n’en est pas moins dĂ©jĂ  sujette aux agressions habituelles contre ce type d’équipement : caniveaux remplis de dĂ©chets de toute nature, commerces qui dĂ©bordent pratiquement sur la chaussĂ©e, garages et dĂ©pannages sauvages

De grands chantiers en phase terminale

MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier

Le dĂ©veloppement d’un pays se ressent Ă  la quantitĂ© et Ă  la qualitĂ© de ses infrastructures. Le Cameroun, qui se veut Ă©mergent Ă  l’horizon 2035, attend beaucoup de ses grands chantiers structurants. Pas seulement. Pour l’annĂ©e en cours, le prĂ©sident de la RĂ©publique a rappelĂ© les prioritĂ©s
dans son message de nouvel an Ă  la nation : « En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la crĂ©ation des conditions d’une vĂ©ritable industrialisation. L’émergence ne se conçoit pas sans une industrie viable ». L’on pourrait dire autant que l’industrialisation est tributaire du rĂ©seau d’infrastructures. Sur ce plan, le chef de l’Etat a rappelĂ© des dĂ©fis immĂ©diats Ă  relever dans la perspective de grands Ă©vĂ©nements sportifs que le Cameroun est appelĂ© Ă  relever, Ă  savoir l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) fĂ©minine de football cette annĂ©e et masculine en 2019.
Il faudrait rappeler que pour ce dernier dossier, le Cameroun doit se conformer Ă  un cahier de charges strict Ă©mis par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (Caf), le maĂźtre d’Ɠuvre de ces compĂ©titions.
Dans le prĂ©sent dossier, les reporters de Cameroon Tribune ont chaussĂ© des bottes et vissĂ© des casques Ă  leurs crĂąnes pour visiter des chantiers, relevant de secteurs divers, en phase terminale. Ces rĂ©alisations tonnent comme un Ă©cho aux propos du prĂ©sident Paul Biya, dans le message Ă©voquĂ© plus haut. Le chef de l’Etat dĂ©clarait, face Ă  ces dĂ©fis et Ă  l’impĂ©ratif de la croissance pour les besoins de l’émergence de notre pays :« Il nous faut des infrastructures adĂ©quates. J’ai demandĂ© au gouvernement de s’y employer activement ».
Au plan des infrastructures sportives, les lignes bougent enfin. AprĂšs toutes les rĂ©criminations soulevĂ©es Ă  propos du retard pris dans l’amĂ©nagement de stades, des sanctions prononcĂ©es Ă  l’encontre d’entreprises dĂ©faillantes sur ces chantiers, des rĂ©sultats probants se font voir. Il en est ainsi du stade Omnisports de LimbĂ© qui a abritĂ© au mois de mars dernier la rencontre internationale Cameroun – Afrique du Sud comptant pour les Ă©liminatoires de la Can 2017. Il ne serait peut-ĂȘtre pas superflu d’évoquer les Ă©loges faits, Ă  l’occasion, sur la qualitĂ© de la surface de jeu, des vestiaires et des tribunes de ce nouveau stade.
A Bafoussam oĂč se trouve un autre stade en construction, dans la perspective de ces Ă©vĂ©nements, notre reporter a constatĂ© que les ouvriers mettaient la derniĂšre main Ă  l’ouvrage pour une livraison de ce nouveau temple de football Ă  la fin de ce mois d’avril. Le nouveau-nĂ© annoncĂ© fera oublier les douleurs de l’enfantement, tant ce chantier, ouvert en 2012, n’aura pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille.
Autre ville, autre secteur, autre chantier. Dans le domaine des transports voici Kribi et son port en eau profonde sur la cĂŽte-Est de l’OcĂ©an Atlantique, oĂč les premiers bateaux commerciaux sont annoncĂ©s pour ce second trimestre 2016. Le fleuve Sanaga qui se jette dans cet ocĂ©an, s’est revĂȘtu d’habits neufs qui lui ont permis de traverser allĂšgrement la rĂ©cente saison sĂšche. Dans la confluence des fleuves Lom et Pangar qui alimentent son cours, en effet, le barrage-rĂ©servoir du mĂȘme nom a donnĂ© son tempo. La mise en eau partielle du barrage a contribuĂ© efficacement Ă  rĂ©guler le dĂ©bit du fleuve pour un meilleur fonctionnement des deux barrages de production hydro-Ă©lectrique en aval, Song-Loulou et EdĂ©a.
Le peuple Bazou cĂ©lĂšbre le « Nzouh Bi’goup »

Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest

Le ministre des Arts et de la Culture a pris part samedi à la clÎture de ce festival culturel qui a rassemblé tous les fils du village.

67 ans que le peuple attendait le Nzouh Bi’goup. 67 ans de traversĂ©e du dĂ©sert qui n’auront pas permis au peuple Bazou de cĂ©lĂ©brer sa diversitĂ© culturelle. Depuis samedi, c’est dĂ©sormais chose faite. En effet, le ministre des Arts et de la Culture a pris part ce jour Ă  la clĂŽture du festival culturel Nzouh Bi’goup. Du 7 au 16 avril, les fils et filles Bazou se sont rĂ©unis autour de leur roi, SM Vincent Tchoua Kemajou pour cĂ©lĂ©brer leurs dĂ©funts rois.
Un ensemble de manifestations culturelles, traditionnelles et sportives ont ponctuĂ© ce rituel. L’apothĂ©ose ce samedi a connu une grande effervescence dans le village avec l’anoblissement par le roi de certains fils, dont Marcie Niat, l’épouse du prĂ©sident du SĂ©nat, la danse des sociĂ©tĂ©s secrĂštes, le dĂ©filĂ© de nombreuses dĂ©lĂ©gations de fils Bazou venues d’horizons divers, et la remise des trophĂ©es aux champions des diffĂ©rents concours organisĂ©s.
Selon le roi, avec Ă  ses cĂŽtĂ©s SM le sultan roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, Ă  travers ce festival, le peuple Bazou a sonnĂ© la cloche et rompu le silence en renouant avec ses traditions vieilles de plus de sept siĂšcles. « Nous avons d’immenses valeurs Ă  dĂ©poussiĂ©rer et Ă  faire connaĂźtre ». Le monarque rappelle que Bazou a Ă©tĂ© un carrefour historique dans les Ă©changes entre les rĂ©gions de l’Ouest et du Littoral. Les premiĂšres lignes de la Constitution du Cameroun ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es Ă  Bazou.
L’ancien roi, Daniel Kemajou a accueilli plusieurs fois l’ancien chef d’Etat, Ahmadou Ahidjo Ă  Bazou. Mais ces festivitĂ©s du Nzouh Bi’goup 2016 ne pouvaient commencer sans qu’on rĂ©examine les faits historiques qui ont marquĂ© la vie du royaume et de son peuple. C’est ce qui justifie la journĂ©e de deuil, du pardon et de la rĂ©conciliation qui a eu lieu le 7 avril dernier et qui a permis de lever les obstacles pour que Bazou aille vers un avenir radieux.
Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi avec auprĂšs de lui le MINHDU Jean Claude Mbwentchou, fils Bazou et le gouverneur Augustine Awa Fonka, a apprĂ©ciĂ©. Le MINAC a fĂ©licitĂ© les fils et filles Bazou du fait qu’ils « mettent en partage, gĂ©nĂ©reusement, le riche hĂ©ritage qu’ils tiennent de leurs ancĂȘtres, non seulement pour les contemporains que nous sommes, mais aussi pour vos descendants, dont l’avenir, s’écrit aussi avec nos langues nationales ». Narcisse Mouelle Kombi a prescrit trois recommandations au peuple Bazou.
Il ne doit jamais renier les valeurs positives de sa tradition puisque celles-ci le relient Ă  son histoire, son terroir et sa mĂ©moire collective. Il ne doit jamais dissocier ethnie et terroir et enfin, le peuple Bazou ne doit pas se replier sur l’identitĂ© communautaire car « l’ùre des cultures closes est close et l’ùre des cultures ouvertes est ouverte ».
Equateur: le bilan du tremblement de terre s’alourdit

Paul EBOA
International - Société

Le nombre de morts enregistrĂ©, Ă  la suite du tremblement de terre survenu samedi dernier, s’élĂšve Ă  272.

Le dernier bilan du sĂ©isme de magnitude 7,8 fait Ă©tat d’au moins 272 morts et 2000 blessĂ©s. Les Ă©quipes de secours continuent encore de chercher des survivants sous les dĂ©combres. DĂ©jĂ  fortement prĂ©occupant, ce bilan macabre pourrait encore s’alourdir compte tenu de l’ampleur des dĂ©gĂąts de l’avis des autoritĂ©s Ă©quatoriennes. Sans aucun doute, il s’agit du plus tragique tremblement de terre rĂ©pertoriĂ© en Equateur depuis quarante ans. PrĂšs de 200 rĂ©pliques ont, en effet, Ă©tĂ© inventoriĂ©es aprĂšs la secousse initiale d’une minute environ. De mĂȘme, ce sĂ©isme s’est produit Ă  20 kilomĂštres de profondeur selon l’Institut de gĂ©ophysique de Paris, Ă  telle enseigne que la secousse a Ă©tĂ© ressentie au sud de la Colombie et au PĂ©rou apparemment sans faire de victimes.
La ville portuaire de Guayaquil et celles de Portoviejo et de Manta ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©es par le sĂ©isme ainsi que la province de Manab dans le sud-ouest du pays. 14000 Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ©, 241 professionnels de santĂ© et deux hĂŽpitaux mobiles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s sur les lieux du sinistre. C’est donc Ă  juste titre que le prĂ©sident de la RĂ©publique de l’Equateur, Rafael Correa, a dĂ©crĂ©tĂ© l’état d’exception sur l’ensemble du territoire national et dĂ©bloquĂ© une aide budgĂ©taire d’urgence d’environ 600 millions de dollars. Pour sa part, l’Union europĂ©enne a activĂ© son mĂ©canisme de protection civile et les Etats ont offert leur soutien.
MĂȘme s’ils ne sont pas fondamentalement liĂ©s, il est tout de mĂȘme curieux de constater que le sĂ©isme Ă©quatorien survient aprĂšs celui enregistrĂ© au sud-ouest du Japon jeudi dernier et avant celui des Ăźles Tonga avant-hier. Le dĂ©nominateur commun de ces tremblements de terre, bien que parfois distants de 15000 kilomĂštres, est qu’ils se situent dans la zone dĂ©nommĂ©e « Ceinture de feu du pacifique ». Les chercheurs sont formels : 80 % des volcans Ă©mergĂ©s de la planĂšte sont logĂ©s dans les zones de subduction tout autour de l’OcĂ©an pacifique. Cette zone agitĂ©e est soumise Ă  une trĂšs forte activitĂ© sismique et volcanique parfois susceptible de dĂ©clencher des mouvements aussi violents que le tsunami. Le dernier grand sĂ©isme de magnitude 8,8 enregistrĂ© dans cette vaste rĂ©gion est celui de 1906. Ce tremblement de terre avait dĂ©clenchĂ© un tsunami et causĂ© plus d’un millier de morts.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Bafoussam a son stade omnisports

Eric Vincent FOMO
Rédaction - Dossier

L’infrastructure qui sort de terre à Kouekong confirme la promesse du chef de l’Etat.
Le stade omnisports de Kouekong (arrondissement de Bafoussam I), dont le chantier a dĂ©marrĂ© en 2012, est aujourd’hui en phase terminale. Selon des informations puisĂ©es auprĂšs de la China Machinery Engineering corporation (CMEC), l’entreprise en charge des travaux de construction, le chantier sera livrĂ© Ă  la fin de ce mois. Confirmant ainsi l’engagement pris par le chef de l’Etat de doter le pays d’infrastructures sportives de qualitĂ©.
Un rapide tour sur le site permet de constater la vĂ©racitĂ© de ces faits. L’infrastructure a fiĂšre allure. Tous les siĂšges sont dĂ©jĂ  posĂ©s (plus de 20 000) et flambent aux couleurs du drapeau national. La tribune prĂ©sidentielle, qui va accueillir les autoritĂ©s, brille aussi. Les 120 siĂšges peints en rouge sont couverts par un toit de couleur grise qui protĂšge les spectateurs contre le soleil et la pluie. Les siĂšges sont pliables, donc, confortables. Quatre pylĂŽnes, avec chacun 69 projecteurs, sont visibles depuis la chaussĂ©e qui traverse l’infrastructure pour aller Ă  Foumban dans le dĂ©partement du Noun. L’écran d’affichage, visible depuis la route, est Ă©galement en Ă©tat. La pelouse en gazon naturel (bermuda gras) a dĂ©jĂ  atteint sa croissance maximum. Le groupe Ă©lectrogĂšne d’alimentation du stade et les transformateurs sont dĂ©jĂ  installĂ©s et fonctionnent normalement.
Les seuls travaux Ă  effectuer ici demeurent le traçage de la piste d’athlĂ©tisme et de l’aire de jeu actuellement en cours ainsi que le rĂ©glage des angles de projecteurs d’éclairage. De mĂȘme, il faut rĂ©gler la question de l’alimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă  travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. L’adduction en eau reste aussi une prĂ©occupation majeure. Outre ces travaux internes, il y a ceux externes, tout autour du stade. En effet, la deuxiĂšme phase des travaux (amĂ©nagement extĂ©rieur), consiste en la construction de 997 parkings, l’amĂ©nagement des espaces verts et la construction de la barriĂšre autour du stade. Cette phase sera rĂ©alisĂ©e, en principe, aprĂšs la livraison du stade. Mais Ă  terme, selon les exigences de la FIFA, pour un stade de 20 000 places, 3 300 parkings doivent ĂȘtre construits sur le site. Soit 2 303 parkings Ă  construire par l’Etat du Cameroun.
Il est aussi prĂ©vu la construction de stades annexes et de deux voies d’accĂšs au stade. Ces deux voies seront construites en double sens avec terre plein central et des Ăźlots directionnels amĂ©nagĂ©s autour du stade. Si tous ces travaux sont rĂ©alisĂ©s d’ici 2019, Bafoussam affichera un tout autre visage. En rappel, le chantier de construction du stade omnisports de Kouekong a dĂ©marrĂ© en 2012 pour un coĂ»t total de 20 milliards de Fcfa. Le stade pourra accueillir la CAN fĂ©minine de 2016. Il est construit selon les normes internationales en vigueur.
Forwarded from Cameroon Tribune
Cameroon Tribune, le Quoditien national bilingue depuis 41 ans.
@CameroonTribune, la ChaĂźne nationale bilingue.
https://telegram.me/CameroonTribune
Forwarded from Cameroon Tribune
â€ïžđŸ˜‡
If you could share our channel with others that will be awesome.
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
â€ïžđŸ˜‡
Forwarded from Cameroon Tribune
Si vous aimez ❀❀❀ notre chaĂźne, donnez nous 5 Ă©toiles :
⭐⭐⭐⭐⭐
https://telegram.me/tchannelsbot?start=cameroontribune
Forwarded from Cameroon Tribune
We kindly ask all members who didn't rate us yet to take 10 seconds of their time and show their appreciation by giving us a 5 star rating ⭐⭐⭐⭐⭐.
Just click this link: https://telegram.me/tchannelsbot?start=cameroontribune & then 'start' and your rating.
Cameroon Tribune du mercredi, 20 avril 2016.
Paul Biya reçoit Samantha Power

Monda Bakoa
National - Politique

Une forte dĂ©lĂ©gation accompagnait, mardi au palais de l’UnitĂ©, l'ambassadrice des Etats-Unis Ă  l’Onu, Elle comprenait des responsables du dĂ©partement d’Etat amĂ©ricain et l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza. L’entretien entre le prĂ©sident et son hĂŽte a durĂ© prĂšs de deux heures d’horloge.
Face Ă  la presse, l’invitĂ©e du chef de l’Etat a Ă©voquĂ© l’existence de liens solides entre le Cameroun et les Etats-Unis. Les voies et moyens permettant de les renforcer ont Ă©tĂ© explorĂ©s. Au plan sĂ©curitaire notamment oĂč Washington est dĂ©jĂ  engagĂ© aux cĂŽtĂ©s de notre pays contre Boko Haram, Samantha Power a Ă©voquĂ© la vision de son pays dans la conduite de cette guerre pour que la Cameroun bĂ©nĂ©ficie durablement du soutien des Etats-Unis. A son avis, l’intervention militaire Ă  elle seule ne pourrait pas permettre de venir dĂ©finitivement Ă  bout de Boko Haram. Il faudrait travailler en Ă©quipe dans la sous-rĂ©gion pour vaincre l’insĂ©curitĂ©. Etant entendu qu’un pays tout seul ne pourrait y parvenir. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’une mutualisation des efforts. Cette vision rencontre celle du chef de l’Etat. Celui-ci dĂ©clarait en effet, le 8 janvier 2015, face au corps diplomatique accrĂ©ditĂ© Ă  YaoundĂ© : « A menace globale, riposte globale. Telle devrait ĂȘtre la rĂ©ponse de la communautĂ© internationale et notamment de l’Union africaine et de nos organisations rĂ©gionales. »
L’ambassadrice des Etats-Unis Ă  l’Onu insiste par ailleurs pour que les diffĂ©rents partenaires Ă©voluant sur le terrain de lutte contre l’insĂ©curitĂ© respectent les droits de l’homme. Son pays tient aussi Ă  ce que les populations vivant dans les zones affectĂ©es ne se sentent pas dĂ©laissĂ©es par le gouvernement. Les personnes dĂ©placĂ©es Ă  cause des exactions des terroristes devront, dans cette optique, bĂ©nĂ©ficier de toutes les attentions des autoritĂ©s locales.
Harmonie
Il est nĂ©cessaire que la sociĂ©tĂ© civile soit partie prenante dans cette lutte contre le terrorisme, selon l’hĂŽte du chef de l’Etat. Se fĂ©licitant de ce que la sociĂ©tĂ© civile est active au Cameroun, Ă  travers un nombre d’important d’Ong, d’associations et de syndicats, elle encourage un dialogue permanent avec les politiques et le gouvernement, comme voie incontournable pour qu’il y ait une harmonie dans le pays. Elle a Ă©galement Ă©changĂ© avec son hĂŽte sur la promotion d’une culture de libertĂ©s : libertĂ© de presse et libertĂ© d’expression, pour les « voix des Camerounais soient entendues ». Samantha Power dĂ©clare que le chef de l’Etat s’est montrĂ© ouvert par rapport Ă  toutes ces propositions.
Les changements climatiques ont Ă©tĂ© Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©s pendant l’audience. L’ambassadrice des Etats-Unis Ă  l’Onu constate que le chef de l’Etat est prĂ©occupĂ© par ces cours d’eau qu’il voit tarir, le Lac Tchad qui ne cesse de se dessĂ©cher, le dĂ©sert qui avance et par tous les autres effets des changements climatiques sur l’écologie et l’économie de la sous-rĂ©gion. Elle annonce la signature d’un accord, jeudi Ă  New-York au siĂšge des Nations unies, sur la question, le Cameroun y ayant dĂ©lĂ©guĂ© son ministĂšre des Relations extĂ©rieures. Avec l’espoir qu’aprĂšs les engagements pris par les Etats, l’an dernier Ă  Paris, lors du sommet sur le climat, cet accord soit mis rapidement en Ɠuvre.
Le chef de l’Eta a Ă©levĂ© son hĂŽte Ă  la dignitĂ© de Grand officier de l’ordre de la Valeur. L’audience s’est achevĂ©e par un Ă©change de cadeaux. Samantha Power a Ă©tĂ© accueillie Ă  son arrivĂ©e sur le perron du palais, sur tapis rouge, par le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou.
Pau Biya reçoit Samantha POWER.
Les infrastructures font défaut pour les Sports aux examens

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Dans de nombreux centres d’examen, le matĂ©riel est dĂ©suet et expose ainsi les candidats Ă  de nombreuses blessures et autres contusions.
Au stade du lycĂ©e de la CitĂ© verte Ă  YaoundĂ© ce mardi matin, tous les regards sont portĂ©s sur les candidats qui affrontent les Ă©preuves physiques et sportives du probatoire pour le compte des examens officiels de l’enseignement secondaire de l’annĂ©e 2016. Sur ce site sinueux, attaquĂ© par l’érosion et envahi par des rochers Ă  certains endroits, les Ă©quipements sont disposĂ©s selon les disciplines. L’aire de lancer de poids est dessinĂ©e apparemment avec de la peinture blanche. Des matelas ayant perdu de leur souplesse sont entreposĂ©s de l’autre cĂŽtĂ© pour l’épreuve de gymnastique. Un peu plus loin, deux candidats tiennent Ă  une distance bien dĂ©terminĂ©e deux barres sur les quelles est attachĂ© un fil de couleur noire. Juste Ă  cĂŽtĂ©, deux mousses sont juxtaposĂ©es au sol pour le saut en hauteur. Pour cette derniĂšre discipline, les candidats essayent tant bien que mal de ne pas rater la mousse Ă  l’atterrissage, mais c’est peine perdue. Beaucoup se retrouvent au sol et bonjour les Ă©gratignures et contusions.
Idem pour l’épreuve de gymnastique oĂč les candidats manquent difficilement de mordre la poussiĂšre. « On a dĂ» bloquer la circulation au niveau de la route qui mĂšne vers la pharmacie de la CitĂ© verte pour ce qui est de la course de vitesse. Car ce stade ne mesure que 70 mĂštres. Les filles doivent courir sur une distance de 80 mĂštres et les garçons sur 100 mĂštres. On ne peut pas faire autrement, vu qu’on n’utilise que le matĂ©riel de l’établissement et si ce dernier est dĂ©pourvu d’équipements, les candidats sont obligĂ©s de compĂ©tir Ă  mĂȘme le sol », confie Salvador Iyambe Sakwe, coordonateur des Ă©preuves physiques et sportives du probatoire au lycĂ©e de la CitĂ© verte.
Ambiance similaire au lycĂ©e de Tsinga, avec les mĂȘmes types d’infrastructures vieillottes. Bien que le terrain soit couvert de boue, par endroits, le chef de service des sports scolaires dudit lycĂ©e, Carole Ambatta, se rĂ©jouit : « On a eu de la chance : il n’a pas plu aujourd’hui, ça allait ĂȘtre pire. C’est vrai que l’espace n’est pas rĂ©glementaire, mais nous traçons des aires qui rĂ©pondent Ă  la norme afin de faire composer les candidats. On dĂ©nombre souvent plus de cas de blessures dans les Ă©preuves de la course de vitesse et du saut en hauteur. Ceci Ă  cause du matĂ©riel archaĂŻque. La mousse utilisĂ©e n’est pas adĂ©quate. Au lieu d’une mousse d’un mĂštre d’épaisseur, on utilise actuellement celle de 60 centimĂštres. On est obligĂ© de faire avec. Les cas de blessures sont aussitĂŽt emmenĂ©s Ă  l’infirmerie. »
La construction d’un pont en vue entre le Cameroun et le Nigera

Josy MAUGER
National - Economie

Réalisé sur le Mayo-Tiel dans le Nord, le projet va promouvoir les relations bilatérales. Une premiÚre rencontre des experts des deux pays se tient depuis mardi à Yaoundé.
Densifier l’intĂ©gration entre le Cameroun et le NigĂ©ria en gĂ©nĂ©ral et en particulier au niveau des localitĂ©s de Demsa au Cameroun et Belel au NigĂ©ria. Tel est le principal objectif du projet de construction d’un pont frontal sur le Mayo-Tiel dans le Nord-Cameroun, ainsi que des ouvrages connexes entre ces deux localitĂ©s. La premiĂšre rĂ©union des experts des deux pays qui se tient depuis hier Ă  YaoundĂ© a pour but de conduire le processus de mise en Ɠuvre dudit projet. Selon le directeur gĂ©nĂ©ral de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire du ministĂšre en charge de l’Economie, Janvier Oum Elouma, conduisant ces travaux, le projet de construction d’un pont sur le Mayo-Tiel est la matĂ©rialisation de la dĂ©cision prise par les deux chefs d’Etat camerounais et nigĂ©rian au cours de la visite officielle du prĂ©sident Muhammadu Buhari au Cameroun en juillet 2015. Les deux chefs d’Etat avaient alors dĂ©cidĂ© d’accĂ©lĂ©rer les Ă©tudes de faisabilitĂ© en vue de la construction d’un pont sur le Mayo-Tiel, d’une part, et de la route Gambarou-Ngala-Kousseri, d’autre part dans l’optique d’une meilleure fluiditĂ© du trafic entre les deux pays.
Pour sa part, Habib Habu, chef de dĂ©lĂ©gation des experts nigĂ©rians, a indiquĂ© que ce projet Ă©tait une opportunitĂ© significative. Selon lui, les deux pays ont initiĂ© ce projet afin d’élargir d’autres pistes de collaboration, promouvoir la paix, la coexistence pacifique et offrir une voie pour de meilleures relations sociopolitiques et Ă©conomiques. Il sera donc question, lors de cette rencontre, que les experts examinent et valident le projet de mĂ©morandum d’entente devant encadrer les modalitĂ©s de collaboration entre les deux pays.
Plus besoin de changer de numĂ©ro pour migrer d’un opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonque Ă  l’autre

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Signature mardi Ă  YaoundĂ© du contrat de mise en Ɠuvre de la portabilitĂ© au Cameroun entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs du secteur.

Ce n’est pas de gaitĂ© de cƓur que tous les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile ont signĂ© le contrat d’hier avec Huawei technologies. Laquelle porte sur la mise en Ɠuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. La portabilitĂ© Ă©tant la possibilitĂ© pour un abonnĂ© d’utiliser le mĂȘme numĂ©ro d’abonnement, indĂ©pendamment de l’opĂ©rateur ou de l’exploitant du rĂ©seau auquel il est abonnĂ©, et mĂȘme dans le cas oĂč il change d’opĂ©rateur ou d’exploitant. Selon François Kamgam, conseiller technique N°3 Ă  l’Agence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART), « la portabilitĂ© va offrir de nombreux avantages aux abonnĂ©s, en ce sens qu’il augmente la marge et le degrĂ© de libertĂ©. Aujourd’hui, vous avez la libertĂ© de vous abonner chez un opĂ©rateur mais une fois chez lui, il n’est pas facile de partir parce que vous vous demandez comment vous aller informer tous vos correspondants du changement de numĂ©ro. A l’instant oĂč la portabilitĂ© sera implantĂ©e, l’abonnĂ© n’aura plus ce souci-lĂ . Il pourra partir d’un opĂ©rateur Ă  un autre en gardant le mĂȘme numĂ©ro », assure le conseiller technique, par ailleurs prĂ©sident de la commission de mise en Ɠuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. Cette source indique que mĂȘme sur le plan Ă©conomique, les avantages sont multiples. Le marchĂ© ainsi signĂ© hier entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs a un dĂ©lai de livraison de sept mois. Si tout est fait dans les temps, la portabilitĂ© sera effective d’ici novembre 2016.
Si Ă  MTN et Ă  Viettel (Nexttel), l’on a optĂ© pour saluer cette initiative de l’ART, prĂ©cisant que la portabilitĂ© sera garant d’une concurrence saine et dynamique entre opĂ©rateurs, cĂŽtĂ© Orange, l’on n’a pas fait dans la langue de bois « Il s’agit effectivement d’un instrument Ă  saluer mais dont la mise en Ɠuvre ne sera pas simple. Surtout que la base de donnĂ©es Ă  construire va quand mĂȘme coĂ»ter 1,5 milliard de F aux opĂ©rateurs », souligne Elisabeth Medou Badang, directeur gĂ©nĂ©ral d’Orange Cameroun.
DĂšs aujourd’hui, pendant que Huawei sera en train d’installer la base de donnĂ©es centralisĂ©e pour la portabilitĂ©, l’ART sera engagĂ©e Ă  informer et sensibiliser les consommateurs sur le changement Ă  venir. De mĂȘme, il y a des clauses sur la qualitĂ© de service et les pĂ©nalitĂ©s en cas de manquements Ă  rĂ©diger. Car, avec la signature d’hier, les opĂ©rateurs s’engagent Ă  rĂ©pondre des dysfonctionnements dans le cadre de la portabilitĂ© et l’ART devra appliquer les sanctions.
Carte de presse: le dĂ©fi de l’assainissement

Yvette MBASSI-BIKELE
Rédaction - Dossier

Les « journalistes du Hilton », ces pseudos professionnels qui n’exercent nulle part et sont de tous les sĂ©minaires, n’ont qu’à bien se tenir. DĂšs la sortie des premiĂšres cartes de presse annoncĂ©e pour les prochains jours, il faudra dĂ©sormais montrer patte blanche pour couvrir un Ă©vĂ©nement officiel ou obtenir une interview d’une personnalitĂ©. C’est que le processus enclenchĂ© en novembre 2015 par la Commission de dĂ©livrance de la carte de presse, mĂȘme s’il tarde Ă  « accoucher » de ses premiers documents, a pour objectif principal d’assainir le milieu. Il s’agit concrĂštement de sĂ©parer le bon grain de l’ivraie, dans tous les corps de mĂ©tier de la presse. Imposteurs et autres usurpateurs qui prennent rĂ©guliĂšrement les personnalitĂ©s en otage lors de cĂ©rĂ©monies officielles, pour le « gombo », Ă©cornant au passage l’image de toute une profession devraient ĂȘtre mis hors d’état de nuire par la carte de presse.
Et alors mĂȘme que les attentes que nourrissent les professionnels relativement Ă  ce document sont grandes, le chemin semble long pour y arriver. C’est que deux prorogations aprĂšs la date-limite initiale de dĂ©pĂŽt des dossiers, fixĂ©e au 28 fĂ©vrier 2016, puis au 20 mars suivant, la Commission dĂ©diĂ©e n’est guĂšre plus avancĂ©e. Curieusement, les professionnels des mĂ©dias ne sont pas nombreux Ă  le solliciter. Et ce, malgrĂ© la descente sur le terrain du prĂ©sident de la Commission, SĂ©verin Tchounkeu, qui a rĂ©cemment fait le tour des entreprises de presse, sensibilisant les patrons et leurs employĂ©s Ă  adhĂ©rer au processus. C’est clair : celui-ci coince aux entournures. Et pour de nombreuses raisons.
Au premier rang de celles-ci, le peu de visibilitĂ© des gains que pourrait procurer ce qui se veut ĂȘtre un prĂ©cieux sĂ©same. Selon ses promoteurs, en l’absence de ce document, un acteur des mĂ©dias ne devrait pas avoir accĂšs aux sites des Ă©vĂ©nements officiels et Ă  l’information. « A la pratique, cela paraĂźt biscornu quand on sait qu’il y a des hommes et des femmes des mĂ©dias dont le nom Ă  lui seul constitue une carte de presse Ă  l’efficacitĂ© prouvĂ©e. Ils ouvrent Ă  eux-mĂȘmes et Ă  d’autres bien des portes, grĂące Ă  un carnet d’adresses fourni. Il y a aussi que des informations de premiĂšre main, parfois classĂ©es confidentielles, leur sont livrĂ©es Ă  domicile sans effort. Comment convaincre de telles personnes de se soumettre au processus ? » s’interroge un jeune journaliste frais Ă©moulu de l’Ecole SupĂ©rieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (Esstic).
Le processus est analysĂ© diffĂ©remment selon que l’on Ă©volue dans le secteur des mĂ©dias privĂ©s ou publics. « De nombreux acteurs du secteur privĂ© le perçoivent comme une stratĂ©gie pour les Ă©carter. La Commission sait bien que beaucoup parmi nous Ă©voluent sans contrat, ni immatriculation Ă  la Cnps. Elle aurait dĂ» en tenir compte en Ă©tablissant la liste des piĂšces nĂ©cessaires Ă  la constitution du dossier de demande de la carte de presse. Et puis, il y a aussi parmi nous des gens bien qualifiĂ©s et expĂ©rimentĂ©s qui ne sont pas passĂ©s par une Ă©cole de formation et ne disposent donc pas de diplĂŽme. Va-t-on les jeter pour un parchemin et sacrifier le savoir-faire ? », se demande un journaliste, cadre dans un hebdomadaire privĂ© paraissant Ă  YaoundĂ©. L’on avait pourtant cru que les avantages de cette piĂšce et les conditions d’obtention, de tout temps inscrits parmi les combats des mĂ©dias camerounais, Ă©taient suffisants pour convaincre.