Ecole primaire: le projet « livre unique fait débat
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Le gouvernement et la Banque mondiale veulent instaurer un livre par matiĂšre. Les Ă©diteurs sâen inquiĂštent.
Le projet agite la communautĂ© des Ă©diteurs camerounais depuis quelques semaines. Il nâest pourtant pas nouveau. Il commence mĂȘme Ă dater, Ă dire vrai. « Cela fait au moins vingt ans que le gouvernement du Cameroun conduit une rĂ©flexion sur ce projet, avec lâaide de la Banque mondiale. Plusieurs inspecteurs de pĂ©dagogie, dont ma modeste personne, ont dans ce cadre participĂ© Ă des sĂ©minaires-ateliers dans diffĂ©rents pays oĂč cette politique est dĂ©jĂ mise en Ćuvre, dans le but de nous en imprĂ©gner : Mali, SĂ©nĂ©gal, RDC, notamment. Il sâagit Ă chaque fois dâĂ©valuer ce quâune telle politique peut apporter au pays, aux Ă©lĂšves et aux parents », explique un inspecteur national de pĂ©dagogie en service au ministĂšre de lâEducation de base, sous anonymat.
La rĂ©flexion part dâun constat de la Banque mondiale : les livres inscrits au programme sont trop nombreux par matiĂšre. EditĂ©s Ă lâĂ©tranger pour la plupart, ils coĂ»tent chers et sont mal distribuĂ©s sur le territoire national. « Dans les pays que nous avons visitĂ©s, la Banque mondiale et les gouvernements concernĂ©s ont rĂ©ussi Ă ramener chaque livre scolaire du primaire Ă 500 F ou moins. Ainsi, il est Ă©tabli dans certains de ces pays quâun parent nâa que 3000 F Ă dĂ©penser par an pour lâachat des livres dâun enfant. Du coup, le nombre dâĂ©lĂšves possĂ©dant tous leurs manuels scolaires est trĂšs Ă©levĂ© », assure notre source. Dans nos contrĂ©es, les parents privilĂ©gient les ouvrages des matiĂšres principales âmathĂ©matiques, lecture- au regard des tarifs pratiquĂ©s sur les marchĂ©s. Les ouvrages dâhistoire, gĂ©ographie, sciences, Tic, grammaire, conjugaison, anglais restent ainsi accessoires.
EdifiĂ© sur les mĂ©canismes permettant de baisser considĂ©rablement les coĂ»ts du livre scolaire, le gouvernement camerounais doit prendre sa dĂ©cision. Ce qui du reste nâest pas aisĂ©, au regard des nombreux enjeux pesant dans la balance : la survie des maisons dâĂ©ditions locales, les partenariats avec des maisons dâĂ©ditions Ă©trangĂšres, le pouvoir dâachat des familles, lâacquisition des connaissances par les Ă©lĂšves.
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société
Le gouvernement et la Banque mondiale veulent instaurer un livre par matiĂšre. Les Ă©diteurs sâen inquiĂštent.
Le projet agite la communautĂ© des Ă©diteurs camerounais depuis quelques semaines. Il nâest pourtant pas nouveau. Il commence mĂȘme Ă dater, Ă dire vrai. « Cela fait au moins vingt ans que le gouvernement du Cameroun conduit une rĂ©flexion sur ce projet, avec lâaide de la Banque mondiale. Plusieurs inspecteurs de pĂ©dagogie, dont ma modeste personne, ont dans ce cadre participĂ© Ă des sĂ©minaires-ateliers dans diffĂ©rents pays oĂč cette politique est dĂ©jĂ mise en Ćuvre, dans le but de nous en imprĂ©gner : Mali, SĂ©nĂ©gal, RDC, notamment. Il sâagit Ă chaque fois dâĂ©valuer ce quâune telle politique peut apporter au pays, aux Ă©lĂšves et aux parents », explique un inspecteur national de pĂ©dagogie en service au ministĂšre de lâEducation de base, sous anonymat.
La rĂ©flexion part dâun constat de la Banque mondiale : les livres inscrits au programme sont trop nombreux par matiĂšre. EditĂ©s Ă lâĂ©tranger pour la plupart, ils coĂ»tent chers et sont mal distribuĂ©s sur le territoire national. « Dans les pays que nous avons visitĂ©s, la Banque mondiale et les gouvernements concernĂ©s ont rĂ©ussi Ă ramener chaque livre scolaire du primaire Ă 500 F ou moins. Ainsi, il est Ă©tabli dans certains de ces pays quâun parent nâa que 3000 F Ă dĂ©penser par an pour lâachat des livres dâun enfant. Du coup, le nombre dâĂ©lĂšves possĂ©dant tous leurs manuels scolaires est trĂšs Ă©levĂ© », assure notre source. Dans nos contrĂ©es, les parents privilĂ©gient les ouvrages des matiĂšres principales âmathĂ©matiques, lecture- au regard des tarifs pratiquĂ©s sur les marchĂ©s. Les ouvrages dâhistoire, gĂ©ographie, sciences, Tic, grammaire, conjugaison, anglais restent ainsi accessoires.
EdifiĂ© sur les mĂ©canismes permettant de baisser considĂ©rablement les coĂ»ts du livre scolaire, le gouvernement camerounais doit prendre sa dĂ©cision. Ce qui du reste nâest pas aisĂ©, au regard des nombreux enjeux pesant dans la balance : la survie des maisons dâĂ©ditions locales, les partenariats avec des maisons dâĂ©ditions Ă©trangĂšres, le pouvoir dâachat des familles, lâacquisition des connaissances par les Ă©lĂšves.
www.cameroon-tribune.cm
Ecole primaire: le projet « livre unique fait débat
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Ls dossiers du nouveau directeur de l'HĂŽpital Laquintinie
Rita DIBA
Régions - Littoral
Louis Richard Njock a été installé lundi dans ses fonctions par le ministre de la Santé publique.
« Pr Njock Louis Richard, je vous dĂ©clare officiellement installĂ© dans vos fonctions de directeur de lâhĂŽpital Laquintinie de Douala et je vous souhaite plein succĂšs pour ces nouvelles et sensibles fonctions». A partir de ces paroles solennelles dâAndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, prononcĂ©es hier 18 avril 2016, le Pr Louis Richard Njock sâest attaquĂ© aux chantiers qui lâattendent Ă la tĂȘte de lâhĂŽpital Laquintinie. Le premier, mettre en Ćuvre les directives du ministre de la SantĂ© publique du 31 mars dernier, relatives Ă lâaccueil, lâorientation et la prise en charge des patients, Ă lâeffet de corriger les dĂ©rives observĂ©es dans les formations hospitaliĂšres.
Il sâagira aussi pour le spĂ©cialiste ORL, nommĂ© par dĂ©cret du Premier ministre le 12 avril 2016, de rĂ©concilier le plus grand hĂŽpital de Douala avec la grande masse de la population de la ville. Surtout que cette nomination intervient au lendemain des « tristes Ă©vĂšnements du 12 mars qui ont créé un vĂ©ritable choc dans le corps social, dĂ©frayant la chronique bien au-delĂ de nos frontiĂšres et fait couler beaucoup dâencre », a rappelĂ© Fritz NtonĂš NtonĂš, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, par ailleurs, prĂ©sident du comitĂ© de gestion de Laquintinie. Il a effectivement reconnu que le Pr Louis Richard Njock prend les rĂȘnes dâune vieille dame de plus de 80 ans, au moment oĂč sa cote dâamour, tout comme celle des formations hospitaliĂšres publiques en gĂ©nĂ©ral, est au plus bas dans lâopinion publique du fait de lâactualitĂ© ou des incidents rĂ©cents.
DĂ©jĂ , le Pr en mĂ©decine, enseignant titulaire Ă la FacultĂ© de MĂ©decine et de Sciences biomĂ©dicales de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, devra rapidement procĂ©der Ă un audit de la structure dont il a dĂ©sormais la charge, selon les instructions du MinsantĂ© donnĂ©es Ă tous les directeurs des formations sanitaires, qui lui a rappelĂ© : « il vous reste quinze jours ». A son prĂ©dĂ©cesseur Jean II Dissongo, qui aura passĂ© quatre annĂ©es au poste de directeur de Laquintinie, AndrĂ© Mama Fouda a dit : « vous avez fait un travail remarquable, initiĂ© divers chantiers pour lâhĂŽpital. Vous restez en rĂ©serve de la RĂ©publique. »
Pour en revenir au nouveau responsable, il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă ses collaborateurs de faire preuve dâun sens du sacrifice, dâĂȘtre prĂ©sents Ă leur poste de travail pour soutenir leur directeur. Occasion aussi pour le MinsantĂ© dâannoncer le programme de rĂ©novation de Laquintinie, ouvert depuis 1931, qui a besoin dâun grand relooking. En conclusion, il a rappelĂ© : le malade doit rester au centre des prĂ©occupations du corps mĂ©dical.
Rita DIBA
Régions - Littoral
Louis Richard Njock a été installé lundi dans ses fonctions par le ministre de la Santé publique.
« Pr Njock Louis Richard, je vous dĂ©clare officiellement installĂ© dans vos fonctions de directeur de lâhĂŽpital Laquintinie de Douala et je vous souhaite plein succĂšs pour ces nouvelles et sensibles fonctions». A partir de ces paroles solennelles dâAndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, prononcĂ©es hier 18 avril 2016, le Pr Louis Richard Njock sâest attaquĂ© aux chantiers qui lâattendent Ă la tĂȘte de lâhĂŽpital Laquintinie. Le premier, mettre en Ćuvre les directives du ministre de la SantĂ© publique du 31 mars dernier, relatives Ă lâaccueil, lâorientation et la prise en charge des patients, Ă lâeffet de corriger les dĂ©rives observĂ©es dans les formations hospitaliĂšres.
Il sâagira aussi pour le spĂ©cialiste ORL, nommĂ© par dĂ©cret du Premier ministre le 12 avril 2016, de rĂ©concilier le plus grand hĂŽpital de Douala avec la grande masse de la population de la ville. Surtout que cette nomination intervient au lendemain des « tristes Ă©vĂšnements du 12 mars qui ont créé un vĂ©ritable choc dans le corps social, dĂ©frayant la chronique bien au-delĂ de nos frontiĂšres et fait couler beaucoup dâencre », a rappelĂ© Fritz NtonĂš NtonĂš, dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, par ailleurs, prĂ©sident du comitĂ© de gestion de Laquintinie. Il a effectivement reconnu que le Pr Louis Richard Njock prend les rĂȘnes dâune vieille dame de plus de 80 ans, au moment oĂč sa cote dâamour, tout comme celle des formations hospitaliĂšres publiques en gĂ©nĂ©ral, est au plus bas dans lâopinion publique du fait de lâactualitĂ© ou des incidents rĂ©cents.
DĂ©jĂ , le Pr en mĂ©decine, enseignant titulaire Ă la FacultĂ© de MĂ©decine et de Sciences biomĂ©dicales de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, devra rapidement procĂ©der Ă un audit de la structure dont il a dĂ©sormais la charge, selon les instructions du MinsantĂ© donnĂ©es Ă tous les directeurs des formations sanitaires, qui lui a rappelĂ© : « il vous reste quinze jours ». A son prĂ©dĂ©cesseur Jean II Dissongo, qui aura passĂ© quatre annĂ©es au poste de directeur de Laquintinie, AndrĂ© Mama Fouda a dit : « vous avez fait un travail remarquable, initiĂ© divers chantiers pour lâhĂŽpital. Vous restez en rĂ©serve de la RĂ©publique. »
Pour en revenir au nouveau responsable, il a Ă©tĂ© demandĂ© Ă ses collaborateurs de faire preuve dâun sens du sacrifice, dâĂȘtre prĂ©sents Ă leur poste de travail pour soutenir leur directeur. Occasion aussi pour le MinsantĂ© dâannoncer le programme de rĂ©novation de Laquintinie, ouvert depuis 1931, qui a besoin dâun grand relooking. En conclusion, il a rappelĂ© : le malade doit rester au centre des prĂ©occupations du corps mĂ©dical.
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Ls dossiers du nouveau directeur de l'HĂŽpital Laquintinie
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Le barrage de Lom Pangar déjà en service
Olivier LAMISSA KAIKAI
Rédaction - Dossier
La premiĂšre rĂ©gulation du fleuve Sanaga a eu lieu lors de lâĂ©tiage 2016, aprĂšs la mise en eau partielle. Et l'usine de pied de 30 mĂ©gawatts devant desservir l'Est est lancĂ©e.
La rĂ©volution Ă©nergĂ©tique nationale est en marche Ă partir de la rĂ©gion de lâEst. La mise en eau partielle du barrage de retenue de Lom Pangar, dâune capacitĂ© de trois milliards de mĂštres cubes dâeau, intervenue le 25 septembre 2015, a entraĂźnĂ© son exploitation lors de l'Ă©tiage de janvier Ă mars 2016. Aux dires des experts, la premiĂšre rĂ©gulation des eaux de la Sanaga a Ă©tĂ© une rĂ©ussite sur toute la ligne. A lâheure actuelle, les travaux de ce barrage sont rĂ©alisĂ©s Ă 94%, selon le chef dâamĂ©nagement, Anthon Mitev que nous avons rencontrĂ© sur le site au dĂ©but du mois dâavril. Lom Pangar est Ă 120 kilomĂštres de Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion de lâEst. Les ouvriers mettent les bouchĂ©es doubles pour boucler les travaux de finition dans les prochains jours. A cette allure, le chronogramme de la mise en eau dĂ©finitive prĂ©vue en septembre 2016 sera tenu.
Est-il besoin de rappeler que le barrage de Lom Pangar occupe une place stratĂ©gique dans la relance de lâĂ©conomie. Son importance et son poids dans lâĂ©conomie nationale, actuellement plombĂ©e par un dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique criant, ne sont plus Ă dĂ©montrer. « Lom-Pangar va transformer la carte Ă©nergĂ©tique du Cameroun, câest un barrage intĂ©grateur pour le Cameroun, voire pour lâAfrique », avait prĂ©cisĂ© Mahtar Diop, haut responsable de la Banque Mondiale, lors de sa visite sur le site en 2014. Les pouvoirs publics parlent dâailleurs dâun projet structurant. Selon les projections nationales, Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine dâautres barrages sur le bassin versant de la Sanaga : Nachtigal, Song-MbenguĂ©, Song-Ndong, de Kikot, Grand-Eweng, Petit-Eweng⊠« Des Ă©tudes sur les puissances respectives de ces barrages sont ficelĂ©es », soutient-on du cĂŽtĂ© de EDC, maĂźtre dâouvrage de Lom Pangar.
Ce barrage en finition, dâune capacitĂ© de six milliards de mĂštres cubes dâeau, entend apporter plus de 3 000 MW de puissance hydro-Ă©lectrique garantie. Selon les experts, il va permettre aussi de glaner des points dans lâaugmentation du taux de croissance. A terme, il sâagira de mettre en valeur le potentiel du fleuve Sanaga estimĂ© Ă 6 000 mĂ©gawatts. Quand on sait que le fleuve Sanaga, Ă lui seul, dispose de 70% du potentiel Ă©nergĂ©tique du pays et que le Cameroun a le troisiĂšme grand potentiel hydro-Ă©lectrique en Afrique, aprĂšs la RD Congo et lâEthiopie, cette rĂ©alisation est une fondation pour le dĂ©collage Ă©conomique. L'on sait que la production actuelle Ă©nergĂ©tique du pays, quâelle soit thermique ou hydro-Ă©lectrique, est de 1 327 MW. Alors que la demande est de prĂšs de 3 000 MW. Laquelle demande croit de 8% par an et avec un taux dâaccĂšs Ă lâĂ©lectrification de moins de 20% en zone rurale. Ce taux dâaccĂšs est lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© en milieu urbain et dans les grandes mĂ©tropoles.
Les abonnĂ©s du RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS) vont dĂ©sormais moins souffrir des dĂ©lestages pendant lâĂ©tiage. La Sanaga qui perdait habituellement 1,6 milliard de mĂštres cubes dâeau en cette pĂ©riode, avec comme pour consĂ©quence une baisse de production de lâordre de 80 MW, va bĂ©nĂ©ficier de trois milliards de mĂštres cubes dâeau stockĂ©s. Voire plus. Avec Lom Pangar, les turbines des usines de Song-Loulou et EdĂ©a qui ne fonctionnaient quâĂ 30% de leur capacitĂ© devraient tourner Ă plein rĂ©gime. Pour ThĂ©odore Nsangou, directeur gĂ©nĂ©ral de EDC, la rĂ©ussite de la mise en eau partielle est un bon indicateur pour la poursuite en toute sĂ©rĂ©nitĂ© de la construction de lâusine de pied et de la ligne de transport de la haute tension, de Lom-Pangar Ă Bertoua, dont les travaux sont dĂ©jĂ lancĂ©s. Avec des postes de transformateurs Ă Bertoua, Batouri, Abong-Mbang et autres. A terme, 150 localitĂ©s seront Ă©lectrifiĂ©es Ă lâEst.
Olivier LAMISSA KAIKAI
Rédaction - Dossier
La premiĂšre rĂ©gulation du fleuve Sanaga a eu lieu lors de lâĂ©tiage 2016, aprĂšs la mise en eau partielle. Et l'usine de pied de 30 mĂ©gawatts devant desservir l'Est est lancĂ©e.
La rĂ©volution Ă©nergĂ©tique nationale est en marche Ă partir de la rĂ©gion de lâEst. La mise en eau partielle du barrage de retenue de Lom Pangar, dâune capacitĂ© de trois milliards de mĂštres cubes dâeau, intervenue le 25 septembre 2015, a entraĂźnĂ© son exploitation lors de l'Ă©tiage de janvier Ă mars 2016. Aux dires des experts, la premiĂšre rĂ©gulation des eaux de la Sanaga a Ă©tĂ© une rĂ©ussite sur toute la ligne. A lâheure actuelle, les travaux de ce barrage sont rĂ©alisĂ©s Ă 94%, selon le chef dâamĂ©nagement, Anthon Mitev que nous avons rencontrĂ© sur le site au dĂ©but du mois dâavril. Lom Pangar est Ă 120 kilomĂštres de Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion de lâEst. Les ouvriers mettent les bouchĂ©es doubles pour boucler les travaux de finition dans les prochains jours. A cette allure, le chronogramme de la mise en eau dĂ©finitive prĂ©vue en septembre 2016 sera tenu.
Est-il besoin de rappeler que le barrage de Lom Pangar occupe une place stratĂ©gique dans la relance de lâĂ©conomie. Son importance et son poids dans lâĂ©conomie nationale, actuellement plombĂ©e par un dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique criant, ne sont plus Ă dĂ©montrer. « Lom-Pangar va transformer la carte Ă©nergĂ©tique du Cameroun, câest un barrage intĂ©grateur pour le Cameroun, voire pour lâAfrique », avait prĂ©cisĂ© Mahtar Diop, haut responsable de la Banque Mondiale, lors de sa visite sur le site en 2014. Les pouvoirs publics parlent dâailleurs dâun projet structurant. Selon les projections nationales, Lom-Pangar va permettre de construire une demi-douzaine dâautres barrages sur le bassin versant de la Sanaga : Nachtigal, Song-MbenguĂ©, Song-Ndong, de Kikot, Grand-Eweng, Petit-Eweng⊠« Des Ă©tudes sur les puissances respectives de ces barrages sont ficelĂ©es », soutient-on du cĂŽtĂ© de EDC, maĂźtre dâouvrage de Lom Pangar.
Ce barrage en finition, dâune capacitĂ© de six milliards de mĂštres cubes dâeau, entend apporter plus de 3 000 MW de puissance hydro-Ă©lectrique garantie. Selon les experts, il va permettre aussi de glaner des points dans lâaugmentation du taux de croissance. A terme, il sâagira de mettre en valeur le potentiel du fleuve Sanaga estimĂ© Ă 6 000 mĂ©gawatts. Quand on sait que le fleuve Sanaga, Ă lui seul, dispose de 70% du potentiel Ă©nergĂ©tique du pays et que le Cameroun a le troisiĂšme grand potentiel hydro-Ă©lectrique en Afrique, aprĂšs la RD Congo et lâEthiopie, cette rĂ©alisation est une fondation pour le dĂ©collage Ă©conomique. L'on sait que la production actuelle Ă©nergĂ©tique du pays, quâelle soit thermique ou hydro-Ă©lectrique, est de 1 327 MW. Alors que la demande est de prĂšs de 3 000 MW. Laquelle demande croit de 8% par an et avec un taux dâaccĂšs Ă lâĂ©lectrification de moins de 20% en zone rurale. Ce taux dâaccĂšs est lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© en milieu urbain et dans les grandes mĂ©tropoles.
Les abonnĂ©s du RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS) vont dĂ©sormais moins souffrir des dĂ©lestages pendant lâĂ©tiage. La Sanaga qui perdait habituellement 1,6 milliard de mĂštres cubes dâeau en cette pĂ©riode, avec comme pour consĂ©quence une baisse de production de lâordre de 80 MW, va bĂ©nĂ©ficier de trois milliards de mĂštres cubes dâeau stockĂ©s. Voire plus. Avec Lom Pangar, les turbines des usines de Song-Loulou et EdĂ©a qui ne fonctionnaient quâĂ 30% de leur capacitĂ© devraient tourner Ă plein rĂ©gime. Pour ThĂ©odore Nsangou, directeur gĂ©nĂ©ral de EDC, la rĂ©ussite de la mise en eau partielle est un bon indicateur pour la poursuite en toute sĂ©rĂ©nitĂ© de la construction de lâusine de pied et de la ligne de transport de la haute tension, de Lom-Pangar Ă Bertoua, dont les travaux sont dĂ©jĂ lancĂ©s. Avec des postes de transformateurs Ă Bertoua, Batouri, Abong-Mbang et autres. A terme, 150 localitĂ©s seront Ă©lectrifiĂ©es Ă lâEst.
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Le barrage de Lom Pangar déjà en service
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
La derniÚre ligne droite de la Pénétrante Est de Douala
Jean Baptiste KETCHATENG
Rédaction - Dossier
Mai prochain devrait voir la route ouverte en grande partie Ă la circulation.
Si ça ne dĂ©pendait que de certains usagers de cette voie rapide qui sâouvre chaque jour davantage Ă la circulation, on aurait « dĂ©jĂ inaugurĂ© Nelson Mandela », comme dit le vieux FĂ©lix Nganfang, moto-taximan. Le boulevard Ă lâest de Douala, qui permet de rentrer et de sortir de la ville des affaires en direction des rĂ©gions du Centre et au-delĂ , a dĂ©jĂ fiĂšre allure. Comme le carrefour Mandela, bel ouvrage Ă lâimage de lâicĂŽne sud-africaine. Câest un Ă©changeur qui changera totalement la vie des automobilistes dans cette partie du rĂ©seau routier urbain naguĂšre théùtre de cauchemardesques embouteillages. En mai, si tout se passe bien, il sera achevĂ© et permettra Ă la route dâĂȘtre globalement ouverte.
Par parties de plus en plus longues, la route a amĂ©liorĂ© son tracĂ© et ses Ă©quipements. Les balustrades vertes qui embellissent lâentrĂ©e du boulevard au pied de Bonanjo cĂŽtoient des lampadaires flambant neufs. Des dalles pour bacs Ă ordures jalonnent le parcours, lĂ oĂč cela se peut. Sur lâĂ©changeur, des moulures de bambous typiques du littoral camerounais ornent les contreforts de lâĂ©difice. Par leur noirceur, les derniĂšres couches de bitume tranchent nettement avec les revĂȘtements qui les prĂ©cĂšdent. De longues bandes couleurs de jais encore vierges de toute utilisation. SĂ©parations Ă la taille du besoin, des murets de bĂ©ton rĂ©duisent au maximum les zigzags des motos-taxis qui se faufilaient jusquâalors entre les automobiles et les espaces du chantier obligatoirement fermĂ©s. On nâen a pas besoin dâailleurs, tant la route a avancĂ© : 88 % de la tĂąche rĂ©alisĂ©s selon la derniĂšre Ă©valuation en fĂ©vrier.
Et en fait, ça roule pour les utilisateurs. Aux heures creuses, Ă partir du carrefour MarchĂ© des Fleurs de Bonapriso, le bitume presque uniformĂ©ment rĂ©formĂ© permet aux automobilistes de tester les capacitĂ©s de leurs machines Ă foncer un peu comme sur une autoroute. Ce devra ĂȘtre ainsi sur cet Ă©difice plat, oĂč sept voitures peuvent rouler cĂŽte Ă cĂŽte, jusquâĂ la limite entre le Wouri et la Sanaga-Maritime, au pont sur la Dibamba, en passant par Ndogpassi. Sur le dernier morceau, il est Ă©galement prĂ©vu dâamĂ©liorer lâexistant comme au dĂ©part. Au grand bonheur des habitants de la citĂ© des Billes, de Village, Mboko, Non-Glacé⊠et mĂȘme au-delĂ vers Dakar.
Populaire et capitale pour la fluiditĂ© des Ă©changes pour Douala et jusquâaux marchĂ©s dans lâhinterland de la Cemac, la pĂ©nĂ©trante orientale de la ville nâen est pas moins dĂ©jĂ sujette aux agressions habituelles contre ce type dâĂ©quipement : caniveaux remplis de dĂ©chets de toute nature, commerces qui dĂ©bordent pratiquement sur la chaussĂ©e, garages et dĂ©pannages sauvagesâŠ
Jean Baptiste KETCHATENG
Rédaction - Dossier
Mai prochain devrait voir la route ouverte en grande partie Ă la circulation.
Si ça ne dĂ©pendait que de certains usagers de cette voie rapide qui sâouvre chaque jour davantage Ă la circulation, on aurait « dĂ©jĂ inaugurĂ© Nelson Mandela », comme dit le vieux FĂ©lix Nganfang, moto-taximan. Le boulevard Ă lâest de Douala, qui permet de rentrer et de sortir de la ville des affaires en direction des rĂ©gions du Centre et au-delĂ , a dĂ©jĂ fiĂšre allure. Comme le carrefour Mandela, bel ouvrage Ă lâimage de lâicĂŽne sud-africaine. Câest un Ă©changeur qui changera totalement la vie des automobilistes dans cette partie du rĂ©seau routier urbain naguĂšre théùtre de cauchemardesques embouteillages. En mai, si tout se passe bien, il sera achevĂ© et permettra Ă la route dâĂȘtre globalement ouverte.
Par parties de plus en plus longues, la route a amĂ©liorĂ© son tracĂ© et ses Ă©quipements. Les balustrades vertes qui embellissent lâentrĂ©e du boulevard au pied de Bonanjo cĂŽtoient des lampadaires flambant neufs. Des dalles pour bacs Ă ordures jalonnent le parcours, lĂ oĂč cela se peut. Sur lâĂ©changeur, des moulures de bambous typiques du littoral camerounais ornent les contreforts de lâĂ©difice. Par leur noirceur, les derniĂšres couches de bitume tranchent nettement avec les revĂȘtements qui les prĂ©cĂšdent. De longues bandes couleurs de jais encore vierges de toute utilisation. SĂ©parations Ă la taille du besoin, des murets de bĂ©ton rĂ©duisent au maximum les zigzags des motos-taxis qui se faufilaient jusquâalors entre les automobiles et les espaces du chantier obligatoirement fermĂ©s. On nâen a pas besoin dâailleurs, tant la route a avancĂ© : 88 % de la tĂąche rĂ©alisĂ©s selon la derniĂšre Ă©valuation en fĂ©vrier.
Et en fait, ça roule pour les utilisateurs. Aux heures creuses, Ă partir du carrefour MarchĂ© des Fleurs de Bonapriso, le bitume presque uniformĂ©ment rĂ©formĂ© permet aux automobilistes de tester les capacitĂ©s de leurs machines Ă foncer un peu comme sur une autoroute. Ce devra ĂȘtre ainsi sur cet Ă©difice plat, oĂč sept voitures peuvent rouler cĂŽte Ă cĂŽte, jusquâĂ la limite entre le Wouri et la Sanaga-Maritime, au pont sur la Dibamba, en passant par Ndogpassi. Sur le dernier morceau, il est Ă©galement prĂ©vu dâamĂ©liorer lâexistant comme au dĂ©part. Au grand bonheur des habitants de la citĂ© des Billes, de Village, Mboko, Non-Glacé⊠et mĂȘme au-delĂ vers Dakar.
Populaire et capitale pour la fluiditĂ© des Ă©changes pour Douala et jusquâaux marchĂ©s dans lâhinterland de la Cemac, la pĂ©nĂ©trante orientale de la ville nâen est pas moins dĂ©jĂ sujette aux agressions habituelles contre ce type dâĂ©quipement : caniveaux remplis de dĂ©chets de toute nature, commerces qui dĂ©bordent pratiquement sur la chaussĂ©e, garages et dĂ©pannages sauvagesâŠ
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La derniÚre ligne droite de la Pénétrante Est de Douala
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
De grands chantiers en phase terminale
MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier
Le dĂ©veloppement dâun pays se ressent Ă la quantitĂ© et Ă la qualitĂ© de ses infrastructures. Le Cameroun, qui se veut Ă©mergent Ă lâhorizon 2035, attend beaucoup de ses grands chantiers structurants. Pas seulement. Pour lâannĂ©e en cours, le prĂ©sident de la RĂ©publique a rappelĂ© les prioritĂ©s
dans son message de nouvel an Ă la nation : « En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la crĂ©ation des conditions dâune vĂ©ritable industrialisation. LâĂ©mergence ne se conçoit pas sans une industrie viable ». Lâon pourrait dire autant que lâindustrialisation est tributaire du rĂ©seau dâinfrastructures. Sur ce plan, le chef de lâEtat a rappelĂ© des dĂ©fis immĂ©diats Ă relever dans la perspective de grands Ă©vĂ©nements sportifs que le Cameroun est appelĂ© Ă relever, Ă savoir lâorganisation de la Coupe dâAfrique des nations (CAN) fĂ©minine de football cette annĂ©e et masculine en 2019.
Il faudrait rappeler que pour ce dernier dossier, le Cameroun doit se conformer Ă un cahier de charges strict Ă©mis par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (Caf), le maĂźtre dâĆuvre de ces compĂ©titions.
Dans le prĂ©sent dossier, les reporters de Cameroon Tribune ont chaussĂ© des bottes et vissĂ© des casques Ă leurs crĂąnes pour visiter des chantiers, relevant de secteurs divers, en phase terminale. Ces rĂ©alisations tonnent comme un Ă©cho aux propos du prĂ©sident Paul Biya, dans le message Ă©voquĂ© plus haut. Le chef de lâEtat dĂ©clarait, face Ă ces dĂ©fis et Ă lâimpĂ©ratif de la croissance pour les besoins de lâĂ©mergence de notre pays :« Il nous faut des infrastructures adĂ©quates. Jâai demandĂ© au gouvernement de sây employer activement ».
Au plan des infrastructures sportives, les lignes bougent enfin. AprĂšs toutes les rĂ©criminations soulevĂ©es Ă propos du retard pris dans lâamĂ©nagement de stades, des sanctions prononcĂ©es Ă lâencontre dâentreprises dĂ©faillantes sur ces chantiers, des rĂ©sultats probants se font voir. Il en est ainsi du stade Omnisports de LimbĂ© qui a abritĂ© au mois de mars dernier la rencontre internationale Cameroun â Afrique du Sud comptant pour les Ă©liminatoires de la Can 2017. Il ne serait peut-ĂȘtre pas superflu dâĂ©voquer les Ă©loges faits, Ă lâoccasion, sur la qualitĂ© de la surface de jeu, des vestiaires et des tribunes de ce nouveau stade.
A Bafoussam oĂč se trouve un autre stade en construction, dans la perspective de ces Ă©vĂ©nements, notre reporter a constatĂ© que les ouvriers mettaient la derniĂšre main Ă lâouvrage pour une livraison de ce nouveau temple de football Ă la fin de ce mois dâavril. Le nouveau-nĂ© annoncĂ© fera oublier les douleurs de lâenfantement, tant ce chantier, ouvert en 2012, nâaura pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille.
Autre ville, autre secteur, autre chantier. Dans le domaine des transports voici Kribi et son port en eau profonde sur la cĂŽte-Est de lâOcĂ©an Atlantique, oĂč les premiers bateaux commerciaux sont annoncĂ©s pour ce second trimestre 2016. Le fleuve Sanaga qui se jette dans cet ocĂ©an, sâest revĂȘtu dâhabits neufs qui lui ont permis de traverser allĂšgrement la rĂ©cente saison sĂšche. Dans la confluence des fleuves Lom et Pangar qui alimentent son cours, en effet, le barrage-rĂ©servoir du mĂȘme nom a donnĂ© son tempo. La mise en eau partielle du barrage a contribuĂ© efficacement Ă rĂ©guler le dĂ©bit du fleuve pour un meilleur fonctionnement des deux barrages de production hydro-Ă©lectrique en aval, Song-Loulou et EdĂ©a.
MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier
Le dĂ©veloppement dâun pays se ressent Ă la quantitĂ© et Ă la qualitĂ© de ses infrastructures. Le Cameroun, qui se veut Ă©mergent Ă lâhorizon 2035, attend beaucoup de ses grands chantiers structurants. Pas seulement. Pour lâannĂ©e en cours, le prĂ©sident de la RĂ©publique a rappelĂ© les prioritĂ©s
dans son message de nouvel an Ă la nation : « En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la crĂ©ation des conditions dâune vĂ©ritable industrialisation. LâĂ©mergence ne se conçoit pas sans une industrie viable ». Lâon pourrait dire autant que lâindustrialisation est tributaire du rĂ©seau dâinfrastructures. Sur ce plan, le chef de lâEtat a rappelĂ© des dĂ©fis immĂ©diats Ă relever dans la perspective de grands Ă©vĂ©nements sportifs que le Cameroun est appelĂ© Ă relever, Ă savoir lâorganisation de la Coupe dâAfrique des nations (CAN) fĂ©minine de football cette annĂ©e et masculine en 2019.
Il faudrait rappeler que pour ce dernier dossier, le Cameroun doit se conformer Ă un cahier de charges strict Ă©mis par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (Caf), le maĂźtre dâĆuvre de ces compĂ©titions.
Dans le prĂ©sent dossier, les reporters de Cameroon Tribune ont chaussĂ© des bottes et vissĂ© des casques Ă leurs crĂąnes pour visiter des chantiers, relevant de secteurs divers, en phase terminale. Ces rĂ©alisations tonnent comme un Ă©cho aux propos du prĂ©sident Paul Biya, dans le message Ă©voquĂ© plus haut. Le chef de lâEtat dĂ©clarait, face Ă ces dĂ©fis et Ă lâimpĂ©ratif de la croissance pour les besoins de lâĂ©mergence de notre pays :« Il nous faut des infrastructures adĂ©quates. Jâai demandĂ© au gouvernement de sây employer activement ».
Au plan des infrastructures sportives, les lignes bougent enfin. AprĂšs toutes les rĂ©criminations soulevĂ©es Ă propos du retard pris dans lâamĂ©nagement de stades, des sanctions prononcĂ©es Ă lâencontre dâentreprises dĂ©faillantes sur ces chantiers, des rĂ©sultats probants se font voir. Il en est ainsi du stade Omnisports de LimbĂ© qui a abritĂ© au mois de mars dernier la rencontre internationale Cameroun â Afrique du Sud comptant pour les Ă©liminatoires de la Can 2017. Il ne serait peut-ĂȘtre pas superflu dâĂ©voquer les Ă©loges faits, Ă lâoccasion, sur la qualitĂ© de la surface de jeu, des vestiaires et des tribunes de ce nouveau stade.
A Bafoussam oĂč se trouve un autre stade en construction, dans la perspective de ces Ă©vĂ©nements, notre reporter a constatĂ© que les ouvriers mettaient la derniĂšre main Ă lâouvrage pour une livraison de ce nouveau temple de football Ă la fin de ce mois dâavril. Le nouveau-nĂ© annoncĂ© fera oublier les douleurs de lâenfantement, tant ce chantier, ouvert en 2012, nâaura pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille.
Autre ville, autre secteur, autre chantier. Dans le domaine des transports voici Kribi et son port en eau profonde sur la cĂŽte-Est de lâOcĂ©an Atlantique, oĂč les premiers bateaux commerciaux sont annoncĂ©s pour ce second trimestre 2016. Le fleuve Sanaga qui se jette dans cet ocĂ©an, sâest revĂȘtu dâhabits neufs qui lui ont permis de traverser allĂšgrement la rĂ©cente saison sĂšche. Dans la confluence des fleuves Lom et Pangar qui alimentent son cours, en effet, le barrage-rĂ©servoir du mĂȘme nom a donnĂ© son tempo. La mise en eau partielle du barrage a contribuĂ© efficacement Ă rĂ©guler le dĂ©bit du fleuve pour un meilleur fonctionnement des deux barrages de production hydro-Ă©lectrique en aval, Song-Loulou et EdĂ©a.
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De grands chantiers en phase terminale
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Le peuple Bazou cĂ©lĂšbre le « Nzouh Biâgoup »
Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest
Le ministre des Arts et de la Culture a pris part samedi à la clÎture de ce festival culturel qui a rassemblé tous les fils du village.
67 ans que le peuple attendait le Nzouh Biâgoup. 67 ans de traversĂ©e du dĂ©sert qui nâauront pas permis au peuple Bazou de cĂ©lĂ©brer sa diversitĂ© culturelle. Depuis samedi, câest dĂ©sormais chose faite. En effet, le ministre des Arts et de la Culture a pris part ce jour Ă la clĂŽture du festival culturel Nzouh Biâgoup. Du 7 au 16 avril, les fils et filles Bazou se sont rĂ©unis autour de leur roi, SM Vincent Tchoua Kemajou pour cĂ©lĂ©brer leurs dĂ©funts rois.
Un ensemble de manifestations culturelles, traditionnelles et sportives ont ponctuĂ© ce rituel. LâapothĂ©ose ce samedi a connu une grande effervescence dans le village avec lâanoblissement par le roi de certains fils, dont Marcie Niat, lâĂ©pouse du prĂ©sident du SĂ©nat, la danse des sociĂ©tĂ©s secrĂštes, le dĂ©filĂ© de nombreuses dĂ©lĂ©gations de fils Bazou venues dâhorizons divers, et la remise des trophĂ©es aux champions des diffĂ©rents concours organisĂ©s.
Selon le roi, avec Ă ses cĂŽtĂ©s SM le sultan roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, Ă travers ce festival, le peuple Bazou a sonnĂ© la cloche et rompu le silence en renouant avec ses traditions vieilles de plus de sept siĂšcles. « Nous avons dâimmenses valeurs Ă dĂ©poussiĂ©rer et Ă faire connaĂźtre ». Le monarque rappelle que Bazou a Ă©tĂ© un carrefour historique dans les Ă©changes entre les rĂ©gions de lâOuest et du Littoral. Les premiĂšres lignes de la Constitution du Cameroun ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es Ă Bazou.
Lâancien roi, Daniel Kemajou a accueilli plusieurs fois lâancien chef dâEtat, Ahmadou Ahidjo Ă Bazou. Mais ces festivitĂ©s du Nzouh Biâgoup 2016 ne pouvaient commencer sans quâon rĂ©examine les faits historiques qui ont marquĂ© la vie du royaume et de son peuple. Câest ce qui justifie la journĂ©e de deuil, du pardon et de la rĂ©conciliation qui a eu lieu le 7 avril dernier et qui a permis de lever les obstacles pour que Bazou aille vers un avenir radieux.
Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi avec auprĂšs de lui le MINHDU Jean Claude Mbwentchou, fils Bazou et le gouverneur Augustine Awa Fonka, a apprĂ©ciĂ©. Le MINAC a fĂ©licitĂ© les fils et filles Bazou du fait quâils « mettent en partage, gĂ©nĂ©reusement, le riche hĂ©ritage quâils tiennent de leurs ancĂȘtres, non seulement pour les contemporains que nous sommes, mais aussi pour vos descendants, dont lâavenir, sâĂ©crit aussi avec nos langues nationales ». Narcisse Mouelle Kombi a prescrit trois recommandations au peuple Bazou.
Il ne doit jamais renier les valeurs positives de sa tradition puisque celles-ci le relient Ă son histoire, son terroir et sa mĂ©moire collective. Il ne doit jamais dissocier ethnie et terroir et enfin, le peuple Bazou ne doit pas se replier sur lâidentitĂ© communautaire car « lâĂšre des cultures closes est close et lâĂšre des cultures ouvertes est ouverte ».
Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest
Le ministre des Arts et de la Culture a pris part samedi à la clÎture de ce festival culturel qui a rassemblé tous les fils du village.
67 ans que le peuple attendait le Nzouh Biâgoup. 67 ans de traversĂ©e du dĂ©sert qui nâauront pas permis au peuple Bazou de cĂ©lĂ©brer sa diversitĂ© culturelle. Depuis samedi, câest dĂ©sormais chose faite. En effet, le ministre des Arts et de la Culture a pris part ce jour Ă la clĂŽture du festival culturel Nzouh Biâgoup. Du 7 au 16 avril, les fils et filles Bazou se sont rĂ©unis autour de leur roi, SM Vincent Tchoua Kemajou pour cĂ©lĂ©brer leurs dĂ©funts rois.
Un ensemble de manifestations culturelles, traditionnelles et sportives ont ponctuĂ© ce rituel. LâapothĂ©ose ce samedi a connu une grande effervescence dans le village avec lâanoblissement par le roi de certains fils, dont Marcie Niat, lâĂ©pouse du prĂ©sident du SĂ©nat, la danse des sociĂ©tĂ©s secrĂštes, le dĂ©filĂ© de nombreuses dĂ©lĂ©gations de fils Bazou venues dâhorizons divers, et la remise des trophĂ©es aux champions des diffĂ©rents concours organisĂ©s.
Selon le roi, avec Ă ses cĂŽtĂ©s SM le sultan roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, Ă travers ce festival, le peuple Bazou a sonnĂ© la cloche et rompu le silence en renouant avec ses traditions vieilles de plus de sept siĂšcles. « Nous avons dâimmenses valeurs Ă dĂ©poussiĂ©rer et Ă faire connaĂźtre ». Le monarque rappelle que Bazou a Ă©tĂ© un carrefour historique dans les Ă©changes entre les rĂ©gions de lâOuest et du Littoral. Les premiĂšres lignes de la Constitution du Cameroun ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es Ă Bazou.
Lâancien roi, Daniel Kemajou a accueilli plusieurs fois lâancien chef dâEtat, Ahmadou Ahidjo Ă Bazou. Mais ces festivitĂ©s du Nzouh Biâgoup 2016 ne pouvaient commencer sans quâon rĂ©examine les faits historiques qui ont marquĂ© la vie du royaume et de son peuple. Câest ce qui justifie la journĂ©e de deuil, du pardon et de la rĂ©conciliation qui a eu lieu le 7 avril dernier et qui a permis de lever les obstacles pour que Bazou aille vers un avenir radieux.
Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi avec auprĂšs de lui le MINHDU Jean Claude Mbwentchou, fils Bazou et le gouverneur Augustine Awa Fonka, a apprĂ©ciĂ©. Le MINAC a fĂ©licitĂ© les fils et filles Bazou du fait quâils « mettent en partage, gĂ©nĂ©reusement, le riche hĂ©ritage quâils tiennent de leurs ancĂȘtres, non seulement pour les contemporains que nous sommes, mais aussi pour vos descendants, dont lâavenir, sâĂ©crit aussi avec nos langues nationales ». Narcisse Mouelle Kombi a prescrit trois recommandations au peuple Bazou.
Il ne doit jamais renier les valeurs positives de sa tradition puisque celles-ci le relient Ă son histoire, son terroir et sa mĂ©moire collective. Il ne doit jamais dissocier ethnie et terroir et enfin, le peuple Bazou ne doit pas se replier sur lâidentitĂ© communautaire car « lâĂšre des cultures closes est close et lâĂšre des cultures ouvertes est ouverte ».
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Le peuple Bazou cĂ©lĂšbre le « Nzouh Biâgoup »
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Equateur: le bilan du tremblement de terre sâalourdit
Paul EBOA
International - Société
Le nombre de morts enregistrĂ©, Ă la suite du tremblement de terre survenu samedi dernier, sâĂ©lĂšve Ă 272.
Le dernier bilan du sĂ©isme de magnitude 7,8 fait Ă©tat dâau moins 272 morts et 2000 blessĂ©s. Les Ă©quipes de secours continuent encore de chercher des survivants sous les dĂ©combres. DĂ©jĂ fortement prĂ©occupant, ce bilan macabre pourrait encore sâalourdir compte tenu de lâampleur des dĂ©gĂąts de lâavis des autoritĂ©s Ă©quatoriennes. Sans aucun doute, il sâagit du plus tragique tremblement de terre rĂ©pertoriĂ© en Equateur depuis quarante ans. PrĂšs de 200 rĂ©pliques ont, en effet, Ă©tĂ© inventoriĂ©es aprĂšs la secousse initiale dâune minute environ. De mĂȘme, ce sĂ©isme sâest produit Ă 20 kilomĂštres de profondeur selon lâInstitut de gĂ©ophysique de Paris, Ă telle enseigne que la secousse a Ă©tĂ© ressentie au sud de la Colombie et au PĂ©rou apparemment sans faire de victimes.
La ville portuaire de Guayaquil et celles de Portoviejo et de Manta ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©es par le sĂ©isme ainsi que la province de Manab dans le sud-ouest du pays. 14000 Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ©, 241 professionnels de santĂ© et deux hĂŽpitaux mobiles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s sur les lieux du sinistre. Câest donc Ă juste titre que le prĂ©sident de la RĂ©publique de lâEquateur, Rafael Correa, a dĂ©crĂ©tĂ© lâĂ©tat dâexception sur lâensemble du territoire national et dĂ©bloquĂ© une aide budgĂ©taire dâurgence dâenviron 600 millions de dollars. Pour sa part, lâUnion europĂ©enne a activĂ© son mĂ©canisme de protection civile et les Etats ont offert leur soutien.
MĂȘme sâils ne sont pas fondamentalement liĂ©s, il est tout de mĂȘme curieux de constater que le sĂ©isme Ă©quatorien survient aprĂšs celui enregistrĂ© au sud-ouest du Japon jeudi dernier et avant celui des Ăźles Tonga avant-hier. Le dĂ©nominateur commun de ces tremblements de terre, bien que parfois distants de 15000 kilomĂštres, est quâils se situent dans la zone dĂ©nommĂ©e « Ceinture de feu du pacifique ». Les chercheurs sont formels : 80 % des volcans Ă©mergĂ©s de la planĂšte sont logĂ©s dans les zones de subduction tout autour de lâOcĂ©an pacifique. Cette zone agitĂ©e est soumise Ă une trĂšs forte activitĂ© sismique et volcanique parfois susceptible de dĂ©clencher des mouvements aussi violents que le tsunami. Le dernier grand sĂ©isme de magnitude 8,8 enregistrĂ© dans cette vaste rĂ©gion est celui de 1906. Ce tremblement de terre avait dĂ©clenchĂ© un tsunami et causĂ© plus dâun millier de morts.
Paul EBOA
International - Société
Le nombre de morts enregistrĂ©, Ă la suite du tremblement de terre survenu samedi dernier, sâĂ©lĂšve Ă 272.
Le dernier bilan du sĂ©isme de magnitude 7,8 fait Ă©tat dâau moins 272 morts et 2000 blessĂ©s. Les Ă©quipes de secours continuent encore de chercher des survivants sous les dĂ©combres. DĂ©jĂ fortement prĂ©occupant, ce bilan macabre pourrait encore sâalourdir compte tenu de lâampleur des dĂ©gĂąts de lâavis des autoritĂ©s Ă©quatoriennes. Sans aucun doute, il sâagit du plus tragique tremblement de terre rĂ©pertoriĂ© en Equateur depuis quarante ans. PrĂšs de 200 rĂ©pliques ont, en effet, Ă©tĂ© inventoriĂ©es aprĂšs la secousse initiale dâune minute environ. De mĂȘme, ce sĂ©isme sâest produit Ă 20 kilomĂštres de profondeur selon lâInstitut de gĂ©ophysique de Paris, Ă telle enseigne que la secousse a Ă©tĂ© ressentie au sud de la Colombie et au PĂ©rou apparemment sans faire de victimes.
La ville portuaire de Guayaquil et celles de Portoviejo et de Manta ont Ă©tĂ© les plus touchĂ©es par le sĂ©isme ainsi que la province de Manab dans le sud-ouest du pays. 14000 Ă©lĂ©ments des forces de sĂ©curitĂ©, 241 professionnels de santĂ© et deux hĂŽpitaux mobiles ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s sur les lieux du sinistre. Câest donc Ă juste titre que le prĂ©sident de la RĂ©publique de lâEquateur, Rafael Correa, a dĂ©crĂ©tĂ© lâĂ©tat dâexception sur lâensemble du territoire national et dĂ©bloquĂ© une aide budgĂ©taire dâurgence dâenviron 600 millions de dollars. Pour sa part, lâUnion europĂ©enne a activĂ© son mĂ©canisme de protection civile et les Etats ont offert leur soutien.
MĂȘme sâils ne sont pas fondamentalement liĂ©s, il est tout de mĂȘme curieux de constater que le sĂ©isme Ă©quatorien survient aprĂšs celui enregistrĂ© au sud-ouest du Japon jeudi dernier et avant celui des Ăźles Tonga avant-hier. Le dĂ©nominateur commun de ces tremblements de terre, bien que parfois distants de 15000 kilomĂštres, est quâils se situent dans la zone dĂ©nommĂ©e « Ceinture de feu du pacifique ». Les chercheurs sont formels : 80 % des volcans Ă©mergĂ©s de la planĂšte sont logĂ©s dans les zones de subduction tout autour de lâOcĂ©an pacifique. Cette zone agitĂ©e est soumise Ă une trĂšs forte activitĂ© sismique et volcanique parfois susceptible de dĂ©clencher des mouvements aussi violents que le tsunami. Le dernier grand sĂ©isme de magnitude 8,8 enregistrĂ© dans cette vaste rĂ©gion est celui de 1906. Ce tremblement de terre avait dĂ©clenchĂ© un tsunami et causĂ© plus dâun millier de morts.
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Equateur: le bilan du tremblement de terre sâalourdit
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Bafoussam a son stade omnisports
Eric Vincent FOMO
Rédaction - Dossier
Lâinfrastructure qui sort de terre Ă Kouekong confirme la promesse du chef de lâEtat.
Le stade omnisports de Kouekong (arrondissement de Bafoussam I), dont le chantier a dĂ©marrĂ© en 2012, est aujourdâhui en phase terminale. Selon des informations puisĂ©es auprĂšs de la China Machinery Engineering corporation (CMEC), lâentreprise en charge des travaux de construction, le chantier sera livrĂ© Ă la fin de ce mois. Confirmant ainsi lâengagement pris par le chef de lâEtat de doter le pays dâinfrastructures sportives de qualitĂ©.
Un rapide tour sur le site permet de constater la vĂ©racitĂ© de ces faits. Lâinfrastructure a fiĂšre allure. Tous les siĂšges sont dĂ©jĂ posĂ©s (plus de 20 000) et flambent aux couleurs du drapeau national. La tribune prĂ©sidentielle, qui va accueillir les autoritĂ©s, brille aussi. Les 120 siĂšges peints en rouge sont couverts par un toit de couleur grise qui protĂšge les spectateurs contre le soleil et la pluie. Les siĂšges sont pliables, donc, confortables. Quatre pylĂŽnes, avec chacun 69 projecteurs, sont visibles depuis la chaussĂ©e qui traverse lâinfrastructure pour aller Ă Foumban dans le dĂ©partement du Noun. LâĂ©cran dâaffichage, visible depuis la route, est Ă©galement en Ă©tat. La pelouse en gazon naturel (bermuda gras) a dĂ©jĂ atteint sa croissance maximum. Le groupe Ă©lectrogĂšne dâalimentation du stade et les transformateurs sont dĂ©jĂ installĂ©s et fonctionnent normalement.
Les seuls travaux Ă effectuer ici demeurent le traçage de la piste dâathlĂ©tisme et de lâaire de jeu actuellement en cours ainsi que le rĂ©glage des angles de projecteurs dâĂ©clairage. De mĂȘme, il faut rĂ©gler la question de lâalimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Lâadduction en eau reste aussi une prĂ©occupation majeure. Outre ces travaux internes, il y a ceux externes, tout autour du stade. En effet, la deuxiĂšme phase des travaux (amĂ©nagement extĂ©rieur), consiste en la construction de 997 parkings, lâamĂ©nagement des espaces verts et la construction de la barriĂšre autour du stade. Cette phase sera rĂ©alisĂ©e, en principe, aprĂšs la livraison du stade. Mais Ă terme, selon les exigences de la FIFA, pour un stade de 20 000 places, 3 300 parkings doivent ĂȘtre construits sur le site. Soit 2 303 parkings Ă construire par lâEtat du Cameroun.
Il est aussi prĂ©vu la construction de stades annexes et de deux voies dâaccĂšs au stade. Ces deux voies seront construites en double sens avec terre plein central et des Ăźlots directionnels amĂ©nagĂ©s autour du stade. Si tous ces travaux sont rĂ©alisĂ©s dâici 2019, Bafoussam affichera un tout autre visage. En rappel, le chantier de construction du stade omnisports de Kouekong a dĂ©marrĂ© en 2012 pour un coĂ»t total de 20 milliards de Fcfa. Le stade pourra accueillir la CAN fĂ©minine de 2016. Il est construit selon les normes internationales en vigueur.
Eric Vincent FOMO
Rédaction - Dossier
Lâinfrastructure qui sort de terre Ă Kouekong confirme la promesse du chef de lâEtat.
Le stade omnisports de Kouekong (arrondissement de Bafoussam I), dont le chantier a dĂ©marrĂ© en 2012, est aujourdâhui en phase terminale. Selon des informations puisĂ©es auprĂšs de la China Machinery Engineering corporation (CMEC), lâentreprise en charge des travaux de construction, le chantier sera livrĂ© Ă la fin de ce mois. Confirmant ainsi lâengagement pris par le chef de lâEtat de doter le pays dâinfrastructures sportives de qualitĂ©.
Un rapide tour sur le site permet de constater la vĂ©racitĂ© de ces faits. Lâinfrastructure a fiĂšre allure. Tous les siĂšges sont dĂ©jĂ posĂ©s (plus de 20 000) et flambent aux couleurs du drapeau national. La tribune prĂ©sidentielle, qui va accueillir les autoritĂ©s, brille aussi. Les 120 siĂšges peints en rouge sont couverts par un toit de couleur grise qui protĂšge les spectateurs contre le soleil et la pluie. Les siĂšges sont pliables, donc, confortables. Quatre pylĂŽnes, avec chacun 69 projecteurs, sont visibles depuis la chaussĂ©e qui traverse lâinfrastructure pour aller Ă Foumban dans le dĂ©partement du Noun. LâĂ©cran dâaffichage, visible depuis la route, est Ă©galement en Ă©tat. La pelouse en gazon naturel (bermuda gras) a dĂ©jĂ atteint sa croissance maximum. Le groupe Ă©lectrogĂšne dâalimentation du stade et les transformateurs sont dĂ©jĂ installĂ©s et fonctionnent normalement.
Les seuls travaux Ă effectuer ici demeurent le traçage de la piste dâathlĂ©tisme et de lâaire de jeu actuellement en cours ainsi que le rĂ©glage des angles de projecteurs dâĂ©clairage. De mĂȘme, il faut rĂ©gler la question de lâalimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Lâadduction en eau reste aussi une prĂ©occupation majeure. Outre ces travaux internes, il y a ceux externes, tout autour du stade. En effet, la deuxiĂšme phase des travaux (amĂ©nagement extĂ©rieur), consiste en la construction de 997 parkings, lâamĂ©nagement des espaces verts et la construction de la barriĂšre autour du stade. Cette phase sera rĂ©alisĂ©e, en principe, aprĂšs la livraison du stade. Mais Ă terme, selon les exigences de la FIFA, pour un stade de 20 000 places, 3 300 parkings doivent ĂȘtre construits sur le site. Soit 2 303 parkings Ă construire par lâEtat du Cameroun.
Il est aussi prĂ©vu la construction de stades annexes et de deux voies dâaccĂšs au stade. Ces deux voies seront construites en double sens avec terre plein central et des Ăźlots directionnels amĂ©nagĂ©s autour du stade. Si tous ces travaux sont rĂ©alisĂ©s dâici 2019, Bafoussam affichera un tout autre visage. En rappel, le chantier de construction du stade omnisports de Kouekong a dĂ©marrĂ© en 2012 pour un coĂ»t total de 20 milliards de Fcfa. Le stade pourra accueillir la CAN fĂ©minine de 2016. Il est construit selon les normes internationales en vigueur.
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Paul Biya reçoit Samantha Power
Monda Bakoa
National - Politique
Une forte dĂ©lĂ©gation accompagnait, mardi au palais de lâUnitĂ©, l'ambassadrice des Etats-Unis Ă lâOnu, Elle comprenait des responsables du dĂ©partement dâEtat amĂ©ricain et lâambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza. Lâentretien entre le prĂ©sident et son hĂŽte a durĂ© prĂšs de deux heures dâhorloge.
Face Ă la presse, lâinvitĂ©e du chef de lâEtat a Ă©voquĂ© lâexistence de liens solides entre le Cameroun et les Etats-Unis. Les voies et moyens permettant de les renforcer ont Ă©tĂ© explorĂ©s. Au plan sĂ©curitaire notamment oĂč Washington est dĂ©jĂ engagĂ© aux cĂŽtĂ©s de notre pays contre Boko Haram, Samantha Power a Ă©voquĂ© la vision de son pays dans la conduite de cette guerre pour que la Cameroun bĂ©nĂ©ficie durablement du soutien des Etats-Unis. A son avis, lâintervention militaire Ă elle seule ne pourrait pas permettre de venir dĂ©finitivement Ă bout de Boko Haram. Il faudrait travailler en Ă©quipe dans la sous-rĂ©gion pour vaincre lâinsĂ©curitĂ©. Etant entendu quâun pays tout seul ne pourrait y parvenir. DâoĂč la nĂ©cessitĂ© dâune mutualisation des efforts. Cette vision rencontre celle du chef de lâEtat. Celui-ci dĂ©clarait en effet, le 8 janvier 2015, face au corps diplomatique accrĂ©ditĂ© Ă YaoundĂ© : « A menace globale, riposte globale. Telle devrait ĂȘtre la rĂ©ponse de la communautĂ© internationale et notamment de lâUnion africaine et de nos organisations rĂ©gionales. »
Lâambassadrice des Etats-Unis Ă lâOnu insiste par ailleurs pour que les diffĂ©rents partenaires Ă©voluant sur le terrain de lutte contre lâinsĂ©curitĂ© respectent les droits de lâhomme. Son pays tient aussi Ă ce que les populations vivant dans les zones affectĂ©es ne se sentent pas dĂ©laissĂ©es par le gouvernement. Les personnes dĂ©placĂ©es Ă cause des exactions des terroristes devront, dans cette optique, bĂ©nĂ©ficier de toutes les attentions des autoritĂ©s locales.
Harmonie
Il est nĂ©cessaire que la sociĂ©tĂ© civile soit partie prenante dans cette lutte contre le terrorisme, selon lâhĂŽte du chef de lâEtat. Se fĂ©licitant de ce que la sociĂ©tĂ© civile est active au Cameroun, Ă travers un nombre dâimportant dâOng, dâassociations et de syndicats, elle encourage un dialogue permanent avec les politiques et le gouvernement, comme voie incontournable pour quâil y ait une harmonie dans le pays. Elle a Ă©galement Ă©changĂ© avec son hĂŽte sur la promotion dâune culture de libertĂ©s : libertĂ© de presse et libertĂ© dâexpression, pour les « voix des Camerounais soient entendues ». Samantha Power dĂ©clare que le chef de lâEtat sâest montrĂ© ouvert par rapport Ă toutes ces propositions.
Les changements climatiques ont Ă©tĂ© Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©s pendant lâaudience. Lâambassadrice des Etats-Unis Ă lâOnu constate que le chef de lâEtat est prĂ©occupĂ© par ces cours dâeau quâil voit tarir, le Lac Tchad qui ne cesse de se dessĂ©cher, le dĂ©sert qui avance et par tous les autres effets des changements climatiques sur lâĂ©cologie et lâĂ©conomie de la sous-rĂ©gion. Elle annonce la signature dâun accord, jeudi Ă New-York au siĂšge des Nations unies, sur la question, le Cameroun y ayant dĂ©lĂ©guĂ© son ministĂšre des Relations extĂ©rieures. Avec lâespoir quâaprĂšs les engagements pris par les Etats, lâan dernier Ă Paris, lors du sommet sur le climat, cet accord soit mis rapidement en Ćuvre.
Le chef de lâEta a Ă©levĂ© son hĂŽte Ă la dignitĂ© de Grand officier de lâordre de la Valeur. Lâaudience sâest achevĂ©e par un Ă©change de cadeaux. Samantha Power a Ă©tĂ© accueillie Ă son arrivĂ©e sur le perron du palais, sur tapis rouge, par le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou.
Monda Bakoa
National - Politique
Une forte dĂ©lĂ©gation accompagnait, mardi au palais de lâUnitĂ©, l'ambassadrice des Etats-Unis Ă lâOnu, Elle comprenait des responsables du dĂ©partement dâEtat amĂ©ricain et lâambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza. Lâentretien entre le prĂ©sident et son hĂŽte a durĂ© prĂšs de deux heures dâhorloge.
Face Ă la presse, lâinvitĂ©e du chef de lâEtat a Ă©voquĂ© lâexistence de liens solides entre le Cameroun et les Etats-Unis. Les voies et moyens permettant de les renforcer ont Ă©tĂ© explorĂ©s. Au plan sĂ©curitaire notamment oĂč Washington est dĂ©jĂ engagĂ© aux cĂŽtĂ©s de notre pays contre Boko Haram, Samantha Power a Ă©voquĂ© la vision de son pays dans la conduite de cette guerre pour que la Cameroun bĂ©nĂ©ficie durablement du soutien des Etats-Unis. A son avis, lâintervention militaire Ă elle seule ne pourrait pas permettre de venir dĂ©finitivement Ă bout de Boko Haram. Il faudrait travailler en Ă©quipe dans la sous-rĂ©gion pour vaincre lâinsĂ©curitĂ©. Etant entendu quâun pays tout seul ne pourrait y parvenir. DâoĂč la nĂ©cessitĂ© dâune mutualisation des efforts. Cette vision rencontre celle du chef de lâEtat. Celui-ci dĂ©clarait en effet, le 8 janvier 2015, face au corps diplomatique accrĂ©ditĂ© Ă YaoundĂ© : « A menace globale, riposte globale. Telle devrait ĂȘtre la rĂ©ponse de la communautĂ© internationale et notamment de lâUnion africaine et de nos organisations rĂ©gionales. »
Lâambassadrice des Etats-Unis Ă lâOnu insiste par ailleurs pour que les diffĂ©rents partenaires Ă©voluant sur le terrain de lutte contre lâinsĂ©curitĂ© respectent les droits de lâhomme. Son pays tient aussi Ă ce que les populations vivant dans les zones affectĂ©es ne se sentent pas dĂ©laissĂ©es par le gouvernement. Les personnes dĂ©placĂ©es Ă cause des exactions des terroristes devront, dans cette optique, bĂ©nĂ©ficier de toutes les attentions des autoritĂ©s locales.
Harmonie
Il est nĂ©cessaire que la sociĂ©tĂ© civile soit partie prenante dans cette lutte contre le terrorisme, selon lâhĂŽte du chef de lâEtat. Se fĂ©licitant de ce que la sociĂ©tĂ© civile est active au Cameroun, Ă travers un nombre dâimportant dâOng, dâassociations et de syndicats, elle encourage un dialogue permanent avec les politiques et le gouvernement, comme voie incontournable pour quâil y ait une harmonie dans le pays. Elle a Ă©galement Ă©changĂ© avec son hĂŽte sur la promotion dâune culture de libertĂ©s : libertĂ© de presse et libertĂ© dâexpression, pour les « voix des Camerounais soient entendues ». Samantha Power dĂ©clare que le chef de lâEtat sâest montrĂ© ouvert par rapport Ă toutes ces propositions.
Les changements climatiques ont Ă©tĂ© Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©s pendant lâaudience. Lâambassadrice des Etats-Unis Ă lâOnu constate que le chef de lâEtat est prĂ©occupĂ© par ces cours dâeau quâil voit tarir, le Lac Tchad qui ne cesse de se dessĂ©cher, le dĂ©sert qui avance et par tous les autres effets des changements climatiques sur lâĂ©cologie et lâĂ©conomie de la sous-rĂ©gion. Elle annonce la signature dâun accord, jeudi Ă New-York au siĂšge des Nations unies, sur la question, le Cameroun y ayant dĂ©lĂ©guĂ© son ministĂšre des Relations extĂ©rieures. Avec lâespoir quâaprĂšs les engagements pris par les Etats, lâan dernier Ă Paris, lors du sommet sur le climat, cet accord soit mis rapidement en Ćuvre.
Le chef de lâEta a Ă©levĂ© son hĂŽte Ă la dignitĂ© de Grand officier de lâordre de la Valeur. Lâaudience sâest achevĂ©e par un Ă©change de cadeaux. Samantha Power a Ă©tĂ© accueillie Ă son arrivĂ©e sur le perron du palais, sur tapis rouge, par le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou.
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Paul Biya reçoit Samantha Power
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Les infrastructures font défaut pour les Sports aux examens
Assiatou NGAPOUT M.
National - Société
Dans de nombreux centres dâexamen, le matĂ©riel est dĂ©suet et expose ainsi les candidats Ă de nombreuses blessures et autres contusions.
Au stade du lycĂ©e de la CitĂ© verte Ă YaoundĂ© ce mardi matin, tous les regards sont portĂ©s sur les candidats qui affrontent les Ă©preuves physiques et sportives du probatoire pour le compte des examens officiels de lâenseignement secondaire de lâannĂ©e 2016. Sur ce site sinueux, attaquĂ© par lâĂ©rosion et envahi par des rochers Ă certains endroits, les Ă©quipements sont disposĂ©s selon les disciplines. Lâaire de lancer de poids est dessinĂ©e apparemment avec de la peinture blanche. Des matelas ayant perdu de leur souplesse sont entreposĂ©s de lâautre cĂŽtĂ© pour lâĂ©preuve de gymnastique. Un peu plus loin, deux candidats tiennent Ă une distance bien dĂ©terminĂ©e deux barres sur les quelles est attachĂ© un fil de couleur noire. Juste Ă cĂŽtĂ©, deux mousses sont juxtaposĂ©es au sol pour le saut en hauteur. Pour cette derniĂšre discipline, les candidats essayent tant bien que mal de ne pas rater la mousse Ă lâatterrissage, mais câest peine perdue. Beaucoup se retrouvent au sol et bonjour les Ă©gratignures et contusions.
Idem pour lâĂ©preuve de gymnastique oĂč les candidats manquent difficilement de mordre la poussiĂšre. « On a dĂ» bloquer la circulation au niveau de la route qui mĂšne vers la pharmacie de la CitĂ© verte pour ce qui est de la course de vitesse. Car ce stade ne mesure que 70 mĂštres. Les filles doivent courir sur une distance de 80 mĂštres et les garçons sur 100 mĂštres. On ne peut pas faire autrement, vu quâon nâutilise que le matĂ©riel de lâĂ©tablissement et si ce dernier est dĂ©pourvu dâĂ©quipements, les candidats sont obligĂ©s de compĂ©tir Ă mĂȘme le sol », confie Salvador Iyambe Sakwe, coordonateur des Ă©preuves physiques et sportives du probatoire au lycĂ©e de la CitĂ© verte.
Ambiance similaire au lycĂ©e de Tsinga, avec les mĂȘmes types dâinfrastructures vieillottes. Bien que le terrain soit couvert de boue, par endroits, le chef de service des sports scolaires dudit lycĂ©e, Carole Ambatta, se rĂ©jouit : « On a eu de la chance : il nâa pas plu aujourdâhui, ça allait ĂȘtre pire. Câest vrai que lâespace nâest pas rĂ©glementaire, mais nous traçons des aires qui rĂ©pondent Ă la norme afin de faire composer les candidats. On dĂ©nombre souvent plus de cas de blessures dans les Ă©preuves de la course de vitesse et du saut en hauteur. Ceci Ă cause du matĂ©riel archaĂŻque. La mousse utilisĂ©e nâest pas adĂ©quate. Au lieu dâune mousse dâun mĂštre dâĂ©paisseur, on utilise actuellement celle de 60 centimĂštres. On est obligĂ© de faire avec. Les cas de blessures sont aussitĂŽt emmenĂ©s Ă lâinfirmerie. »
Assiatou NGAPOUT M.
National - Société
Dans de nombreux centres dâexamen, le matĂ©riel est dĂ©suet et expose ainsi les candidats Ă de nombreuses blessures et autres contusions.
Au stade du lycĂ©e de la CitĂ© verte Ă YaoundĂ© ce mardi matin, tous les regards sont portĂ©s sur les candidats qui affrontent les Ă©preuves physiques et sportives du probatoire pour le compte des examens officiels de lâenseignement secondaire de lâannĂ©e 2016. Sur ce site sinueux, attaquĂ© par lâĂ©rosion et envahi par des rochers Ă certains endroits, les Ă©quipements sont disposĂ©s selon les disciplines. Lâaire de lancer de poids est dessinĂ©e apparemment avec de la peinture blanche. Des matelas ayant perdu de leur souplesse sont entreposĂ©s de lâautre cĂŽtĂ© pour lâĂ©preuve de gymnastique. Un peu plus loin, deux candidats tiennent Ă une distance bien dĂ©terminĂ©e deux barres sur les quelles est attachĂ© un fil de couleur noire. Juste Ă cĂŽtĂ©, deux mousses sont juxtaposĂ©es au sol pour le saut en hauteur. Pour cette derniĂšre discipline, les candidats essayent tant bien que mal de ne pas rater la mousse Ă lâatterrissage, mais câest peine perdue. Beaucoup se retrouvent au sol et bonjour les Ă©gratignures et contusions.
Idem pour lâĂ©preuve de gymnastique oĂč les candidats manquent difficilement de mordre la poussiĂšre. « On a dĂ» bloquer la circulation au niveau de la route qui mĂšne vers la pharmacie de la CitĂ© verte pour ce qui est de la course de vitesse. Car ce stade ne mesure que 70 mĂštres. Les filles doivent courir sur une distance de 80 mĂštres et les garçons sur 100 mĂštres. On ne peut pas faire autrement, vu quâon nâutilise que le matĂ©riel de lâĂ©tablissement et si ce dernier est dĂ©pourvu dâĂ©quipements, les candidats sont obligĂ©s de compĂ©tir Ă mĂȘme le sol », confie Salvador Iyambe Sakwe, coordonateur des Ă©preuves physiques et sportives du probatoire au lycĂ©e de la CitĂ© verte.
Ambiance similaire au lycĂ©e de Tsinga, avec les mĂȘmes types dâinfrastructures vieillottes. Bien que le terrain soit couvert de boue, par endroits, le chef de service des sports scolaires dudit lycĂ©e, Carole Ambatta, se rĂ©jouit : « On a eu de la chance : il nâa pas plu aujourdâhui, ça allait ĂȘtre pire. Câest vrai que lâespace nâest pas rĂ©glementaire, mais nous traçons des aires qui rĂ©pondent Ă la norme afin de faire composer les candidats. On dĂ©nombre souvent plus de cas de blessures dans les Ă©preuves de la course de vitesse et du saut en hauteur. Ceci Ă cause du matĂ©riel archaĂŻque. La mousse utilisĂ©e nâest pas adĂ©quate. Au lieu dâune mousse dâun mĂštre dâĂ©paisseur, on utilise actuellement celle de 60 centimĂštres. On est obligĂ© de faire avec. Les cas de blessures sont aussitĂŽt emmenĂ©s Ă lâinfirmerie. »
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Les infrastructures font défaut pour les Sports aux examens
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
La construction dâun pont en vue entre le Cameroun et le Nigera
Josy MAUGER
National - Economie
Réalisé sur le Mayo-Tiel dans le Nord, le projet va promouvoir les relations bilatérales. Une premiÚre rencontre des experts des deux pays se tient depuis mardi à Yaoundé.
Densifier lâintĂ©gration entre le Cameroun et le NigĂ©ria en gĂ©nĂ©ral et en particulier au niveau des localitĂ©s de Demsa au Cameroun et Belel au NigĂ©ria. Tel est le principal objectif du projet de construction dâun pont frontal sur le Mayo-Tiel dans le Nord-Cameroun, ainsi que des ouvrages connexes entre ces deux localitĂ©s. La premiĂšre rĂ©union des experts des deux pays qui se tient depuis hier Ă YaoundĂ© a pour but de conduire le processus de mise en Ćuvre dudit projet. Selon le directeur gĂ©nĂ©ral de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire du ministĂšre en charge de lâEconomie, Janvier Oum Elouma, conduisant ces travaux, le projet de construction dâun pont sur le Mayo-Tiel est la matĂ©rialisation de la dĂ©cision prise par les deux chefs dâEtat camerounais et nigĂ©rian au cours de la visite officielle du prĂ©sident Muhammadu Buhari au Cameroun en juillet 2015. Les deux chefs dâEtat avaient alors dĂ©cidĂ© dâaccĂ©lĂ©rer les Ă©tudes de faisabilitĂ© en vue de la construction dâun pont sur le Mayo-Tiel, dâune part, et de la route Gambarou-Ngala-Kousseri, dâautre part dans lâoptique dâune meilleure fluiditĂ© du trafic entre les deux pays.
Pour sa part, Habib Habu, chef de dĂ©lĂ©gation des experts nigĂ©rians, a indiquĂ© que ce projet Ă©tait une opportunitĂ© significative. Selon lui, les deux pays ont initiĂ© ce projet afin dâĂ©largir dâautres pistes de collaboration, promouvoir la paix, la coexistence pacifique et offrir une voie pour de meilleures relations sociopolitiques et Ă©conomiques. Il sera donc question, lors de cette rencontre, que les experts examinent et valident le projet de mĂ©morandum dâentente devant encadrer les modalitĂ©s de collaboration entre les deux pays.
Josy MAUGER
National - Economie
Réalisé sur le Mayo-Tiel dans le Nord, le projet va promouvoir les relations bilatérales. Une premiÚre rencontre des experts des deux pays se tient depuis mardi à Yaoundé.
Densifier lâintĂ©gration entre le Cameroun et le NigĂ©ria en gĂ©nĂ©ral et en particulier au niveau des localitĂ©s de Demsa au Cameroun et Belel au NigĂ©ria. Tel est le principal objectif du projet de construction dâun pont frontal sur le Mayo-Tiel dans le Nord-Cameroun, ainsi que des ouvrages connexes entre ces deux localitĂ©s. La premiĂšre rĂ©union des experts des deux pays qui se tient depuis hier Ă YaoundĂ© a pour but de conduire le processus de mise en Ćuvre dudit projet. Selon le directeur gĂ©nĂ©ral de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire du ministĂšre en charge de lâEconomie, Janvier Oum Elouma, conduisant ces travaux, le projet de construction dâun pont sur le Mayo-Tiel est la matĂ©rialisation de la dĂ©cision prise par les deux chefs dâEtat camerounais et nigĂ©rian au cours de la visite officielle du prĂ©sident Muhammadu Buhari au Cameroun en juillet 2015. Les deux chefs dâEtat avaient alors dĂ©cidĂ© dâaccĂ©lĂ©rer les Ă©tudes de faisabilitĂ© en vue de la construction dâun pont sur le Mayo-Tiel, dâune part, et de la route Gambarou-Ngala-Kousseri, dâautre part dans lâoptique dâune meilleure fluiditĂ© du trafic entre les deux pays.
Pour sa part, Habib Habu, chef de dĂ©lĂ©gation des experts nigĂ©rians, a indiquĂ© que ce projet Ă©tait une opportunitĂ© significative. Selon lui, les deux pays ont initiĂ© ce projet afin dâĂ©largir dâautres pistes de collaboration, promouvoir la paix, la coexistence pacifique et offrir une voie pour de meilleures relations sociopolitiques et Ă©conomiques. Il sera donc question, lors de cette rencontre, que les experts examinent et valident le projet de mĂ©morandum dâentente devant encadrer les modalitĂ©s de collaboration entre les deux pays.
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La construction dâun pont en vue entre le Cameroun et le Nigera
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Plus besoin de changer de numĂ©ro pour migrer dâun opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonque Ă lâautre
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Signature mardi Ă YaoundĂ© du contrat de mise en Ćuvre de la portabilitĂ© au Cameroun entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs du secteur.
Ce nâest pas de gaitĂ© de cĆur que tous les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile ont signĂ© le contrat dâhier avec Huawei technologies. Laquelle porte sur la mise en Ćuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. La portabilitĂ© Ă©tant la possibilitĂ© pour un abonnĂ© dâutiliser le mĂȘme numĂ©ro dâabonnement, indĂ©pendamment de lâopĂ©rateur ou de lâexploitant du rĂ©seau auquel il est abonnĂ©, et mĂȘme dans le cas oĂč il change dâopĂ©rateur ou dâexploitant. Selon François Kamgam, conseiller technique N°3 Ă lâAgence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART), « la portabilitĂ© va offrir de nombreux avantages aux abonnĂ©s, en ce sens quâil augmente la marge et le degrĂ© de libertĂ©. Aujourdâhui, vous avez la libertĂ© de vous abonner chez un opĂ©rateur mais une fois chez lui, il nâest pas facile de partir parce que vous vous demandez comment vous aller informer tous vos correspondants du changement de numĂ©ro. A lâinstant oĂč la portabilitĂ© sera implantĂ©e, lâabonnĂ© nâaura plus ce souci-lĂ . Il pourra partir dâun opĂ©rateur Ă un autre en gardant le mĂȘme numĂ©ro », assure le conseiller technique, par ailleurs prĂ©sident de la commission de mise en Ćuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. Cette source indique que mĂȘme sur le plan Ă©conomique, les avantages sont multiples. Le marchĂ© ainsi signĂ© hier entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs a un dĂ©lai de livraison de sept mois. Si tout est fait dans les temps, la portabilitĂ© sera effective dâici novembre 2016.
Si Ă MTN et Ă Viettel (Nexttel), lâon a optĂ© pour saluer cette initiative de lâART, prĂ©cisant que la portabilitĂ© sera garant dâune concurrence saine et dynamique entre opĂ©rateurs, cĂŽtĂ© Orange, lâon nâa pas fait dans la langue de bois « Il sâagit effectivement dâun instrument Ă saluer mais dont la mise en Ćuvre ne sera pas simple. Surtout que la base de donnĂ©es Ă construire va quand mĂȘme coĂ»ter 1,5 milliard de F aux opĂ©rateurs », souligne Elisabeth Medou Badang, directeur gĂ©nĂ©ral dâOrange Cameroun.
DĂšs aujourdâhui, pendant que Huawei sera en train dâinstaller la base de donnĂ©es centralisĂ©e pour la portabilitĂ©, lâART sera engagĂ©e Ă informer et sensibiliser les consommateurs sur le changement Ă venir. De mĂȘme, il y a des clauses sur la qualitĂ© de service et les pĂ©nalitĂ©s en cas de manquements Ă rĂ©diger. Car, avec la signature dâhier, les opĂ©rateurs sâengagent Ă rĂ©pondre des dysfonctionnements dans le cadre de la portabilitĂ© et lâART devra appliquer les sanctions.
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Signature mardi Ă YaoundĂ© du contrat de mise en Ćuvre de la portabilitĂ© au Cameroun entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs du secteur.
Ce nâest pas de gaitĂ© de cĆur que tous les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile ont signĂ© le contrat dâhier avec Huawei technologies. Laquelle porte sur la mise en Ćuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. La portabilitĂ© Ă©tant la possibilitĂ© pour un abonnĂ© dâutiliser le mĂȘme numĂ©ro dâabonnement, indĂ©pendamment de lâopĂ©rateur ou de lâexploitant du rĂ©seau auquel il est abonnĂ©, et mĂȘme dans le cas oĂč il change dâopĂ©rateur ou dâexploitant. Selon François Kamgam, conseiller technique N°3 Ă lâAgence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART), « la portabilitĂ© va offrir de nombreux avantages aux abonnĂ©s, en ce sens quâil augmente la marge et le degrĂ© de libertĂ©. Aujourdâhui, vous avez la libertĂ© de vous abonner chez un opĂ©rateur mais une fois chez lui, il nâest pas facile de partir parce que vous vous demandez comment vous aller informer tous vos correspondants du changement de numĂ©ro. A lâinstant oĂč la portabilitĂ© sera implantĂ©e, lâabonnĂ© nâaura plus ce souci-lĂ . Il pourra partir dâun opĂ©rateur Ă un autre en gardant le mĂȘme numĂ©ro », assure le conseiller technique, par ailleurs prĂ©sident de la commission de mise en Ćuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. Cette source indique que mĂȘme sur le plan Ă©conomique, les avantages sont multiples. Le marchĂ© ainsi signĂ© hier entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs a un dĂ©lai de livraison de sept mois. Si tout est fait dans les temps, la portabilitĂ© sera effective dâici novembre 2016.
Si Ă MTN et Ă Viettel (Nexttel), lâon a optĂ© pour saluer cette initiative de lâART, prĂ©cisant que la portabilitĂ© sera garant dâune concurrence saine et dynamique entre opĂ©rateurs, cĂŽtĂ© Orange, lâon nâa pas fait dans la langue de bois « Il sâagit effectivement dâun instrument Ă saluer mais dont la mise en Ćuvre ne sera pas simple. Surtout que la base de donnĂ©es Ă construire va quand mĂȘme coĂ»ter 1,5 milliard de F aux opĂ©rateurs », souligne Elisabeth Medou Badang, directeur gĂ©nĂ©ral dâOrange Cameroun.
DĂšs aujourdâhui, pendant que Huawei sera en train dâinstaller la base de donnĂ©es centralisĂ©e pour la portabilitĂ©, lâART sera engagĂ©e Ă informer et sensibiliser les consommateurs sur le changement Ă venir. De mĂȘme, il y a des clauses sur la qualitĂ© de service et les pĂ©nalitĂ©s en cas de manquements Ă rĂ©diger. Car, avec la signature dâhier, les opĂ©rateurs sâengagent Ă rĂ©pondre des dysfonctionnements dans le cadre de la portabilitĂ© et lâART devra appliquer les sanctions.
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Plus besoin de changer de numĂ©ro pour migrer dâun opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonque Ă lâautre
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Carte de presse: le dĂ©fi de lâassainissement
Yvette MBASSI-BIKELE
Rédaction - Dossier
Les « journalistes du Hilton », ces pseudos professionnels qui nâexercent nulle part et sont de tous les sĂ©minaires, nâont quâĂ bien se tenir. DĂšs la sortie des premiĂšres cartes de presse annoncĂ©e pour les prochains jours, il faudra dĂ©sormais montrer patte blanche pour couvrir un Ă©vĂ©nement officiel ou obtenir une interview dâune personnalitĂ©. Câest que le processus enclenchĂ© en novembre 2015 par la Commission de dĂ©livrance de la carte de presse, mĂȘme sâil tarde à « accoucher » de ses premiers documents, a pour objectif principal dâassainir le milieu. Il sâagit concrĂštement de sĂ©parer le bon grain de lâivraie, dans tous les corps de mĂ©tier de la presse. Imposteurs et autres usurpateurs qui prennent rĂ©guliĂšrement les personnalitĂ©s en otage lors de cĂ©rĂ©monies officielles, pour le « gombo », Ă©cornant au passage lâimage de toute une profession devraient ĂȘtre mis hors dâĂ©tat de nuire par la carte de presse.
Et alors mĂȘme que les attentes que nourrissent les professionnels relativement Ă ce document sont grandes, le chemin semble long pour y arriver. Câest que deux prorogations aprĂšs la date-limite initiale de dĂ©pĂŽt des dossiers, fixĂ©e au 28 fĂ©vrier 2016, puis au 20 mars suivant, la Commission dĂ©diĂ©e nâest guĂšre plus avancĂ©e. Curieusement, les professionnels des mĂ©dias ne sont pas nombreux Ă le solliciter. Et ce, malgrĂ© la descente sur le terrain du prĂ©sident de la Commission, SĂ©verin Tchounkeu, qui a rĂ©cemment fait le tour des entreprises de presse, sensibilisant les patrons et leurs employĂ©s Ă adhĂ©rer au processus. Câest clair : celui-ci coince aux entournures. Et pour de nombreuses raisons.
Au premier rang de celles-ci, le peu de visibilitĂ© des gains que pourrait procurer ce qui se veut ĂȘtre un prĂ©cieux sĂ©same. Selon ses promoteurs, en lâabsence de ce document, un acteur des mĂ©dias ne devrait pas avoir accĂšs aux sites des Ă©vĂ©nements officiels et Ă lâinformation. « A la pratique, cela paraĂźt biscornu quand on sait quâil y a des hommes et des femmes des mĂ©dias dont le nom Ă lui seul constitue une carte de presse Ă lâefficacitĂ© prouvĂ©e. Ils ouvrent Ă eux-mĂȘmes et Ă dâautres bien des portes, grĂące Ă un carnet dâadresses fourni. Il y a aussi que des informations de premiĂšre main, parfois classĂ©es confidentielles, leur sont livrĂ©es Ă domicile sans effort. Comment convaincre de telles personnes de se soumettre au processus ? » sâinterroge un jeune journaliste frais Ă©moulu de lâEcole SupĂ©rieure des Sciences et Techniques de lâInformation et de la Communication (Esstic).
Le processus est analysĂ© diffĂ©remment selon que lâon Ă©volue dans le secteur des mĂ©dias privĂ©s ou publics. « De nombreux acteurs du secteur privĂ© le perçoivent comme une stratĂ©gie pour les Ă©carter. La Commission sait bien que beaucoup parmi nous Ă©voluent sans contrat, ni immatriculation Ă la Cnps. Elle aurait dĂ» en tenir compte en Ă©tablissant la liste des piĂšces nĂ©cessaires Ă la constitution du dossier de demande de la carte de presse. Et puis, il y a aussi parmi nous des gens bien qualifiĂ©s et expĂ©rimentĂ©s qui ne sont pas passĂ©s par une Ă©cole de formation et ne disposent donc pas de diplĂŽme. Va-t-on les jeter pour un parchemin et sacrifier le savoir-faire ? », se demande un journaliste, cadre dans un hebdomadaire privĂ© paraissant Ă YaoundĂ©. Lâon avait pourtant cru que les avantages de cette piĂšce et les conditions dâobtention, de tout temps inscrits parmi les combats des mĂ©dias camerounais, Ă©taient suffisants pour convaincre.
Yvette MBASSI-BIKELE
Rédaction - Dossier
Les « journalistes du Hilton », ces pseudos professionnels qui nâexercent nulle part et sont de tous les sĂ©minaires, nâont quâĂ bien se tenir. DĂšs la sortie des premiĂšres cartes de presse annoncĂ©e pour les prochains jours, il faudra dĂ©sormais montrer patte blanche pour couvrir un Ă©vĂ©nement officiel ou obtenir une interview dâune personnalitĂ©. Câest que le processus enclenchĂ© en novembre 2015 par la Commission de dĂ©livrance de la carte de presse, mĂȘme sâil tarde à « accoucher » de ses premiers documents, a pour objectif principal dâassainir le milieu. Il sâagit concrĂštement de sĂ©parer le bon grain de lâivraie, dans tous les corps de mĂ©tier de la presse. Imposteurs et autres usurpateurs qui prennent rĂ©guliĂšrement les personnalitĂ©s en otage lors de cĂ©rĂ©monies officielles, pour le « gombo », Ă©cornant au passage lâimage de toute une profession devraient ĂȘtre mis hors dâĂ©tat de nuire par la carte de presse.
Et alors mĂȘme que les attentes que nourrissent les professionnels relativement Ă ce document sont grandes, le chemin semble long pour y arriver. Câest que deux prorogations aprĂšs la date-limite initiale de dĂ©pĂŽt des dossiers, fixĂ©e au 28 fĂ©vrier 2016, puis au 20 mars suivant, la Commission dĂ©diĂ©e nâest guĂšre plus avancĂ©e. Curieusement, les professionnels des mĂ©dias ne sont pas nombreux Ă le solliciter. Et ce, malgrĂ© la descente sur le terrain du prĂ©sident de la Commission, SĂ©verin Tchounkeu, qui a rĂ©cemment fait le tour des entreprises de presse, sensibilisant les patrons et leurs employĂ©s Ă adhĂ©rer au processus. Câest clair : celui-ci coince aux entournures. Et pour de nombreuses raisons.
Au premier rang de celles-ci, le peu de visibilitĂ© des gains que pourrait procurer ce qui se veut ĂȘtre un prĂ©cieux sĂ©same. Selon ses promoteurs, en lâabsence de ce document, un acteur des mĂ©dias ne devrait pas avoir accĂšs aux sites des Ă©vĂ©nements officiels et Ă lâinformation. « A la pratique, cela paraĂźt biscornu quand on sait quâil y a des hommes et des femmes des mĂ©dias dont le nom Ă lui seul constitue une carte de presse Ă lâefficacitĂ© prouvĂ©e. Ils ouvrent Ă eux-mĂȘmes et Ă dâautres bien des portes, grĂące Ă un carnet dâadresses fourni. Il y a aussi que des informations de premiĂšre main, parfois classĂ©es confidentielles, leur sont livrĂ©es Ă domicile sans effort. Comment convaincre de telles personnes de se soumettre au processus ? » sâinterroge un jeune journaliste frais Ă©moulu de lâEcole SupĂ©rieure des Sciences et Techniques de lâInformation et de la Communication (Esstic).
Le processus est analysĂ© diffĂ©remment selon que lâon Ă©volue dans le secteur des mĂ©dias privĂ©s ou publics. « De nombreux acteurs du secteur privĂ© le perçoivent comme une stratĂ©gie pour les Ă©carter. La Commission sait bien que beaucoup parmi nous Ă©voluent sans contrat, ni immatriculation Ă la Cnps. Elle aurait dĂ» en tenir compte en Ă©tablissant la liste des piĂšces nĂ©cessaires Ă la constitution du dossier de demande de la carte de presse. Et puis, il y a aussi parmi nous des gens bien qualifiĂ©s et expĂ©rimentĂ©s qui ne sont pas passĂ©s par une Ă©cole de formation et ne disposent donc pas de diplĂŽme. Va-t-on les jeter pour un parchemin et sacrifier le savoir-faire ? », se demande un journaliste, cadre dans un hebdomadaire privĂ© paraissant Ă YaoundĂ©. Lâon avait pourtant cru que les avantages de cette piĂšce et les conditions dâobtention, de tout temps inscrits parmi les combats des mĂ©dias camerounais, Ă©taient suffisants pour convaincre.
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Carte de presse: le dĂ©fi de lâassainissement
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue