Cameroon Tribune
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Université de Maroua: les soutenances se préparent

Patrice MBOSSA
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord

La Faculté des sciences économiques et de gestion a mis ses chercheurs dans le bain lundi et mardi.
Un jeune loup aux dents longues. VoilĂ  un qualificatif qui pourrait bien coller Ă  la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion (FSEG) de l’universitĂ© de Maroua. Cet Ă©tablissement compte environ 600 Ă©tudiants dont 50 doctorants et post-doctorants. C’est en effet cette facultĂ© qui a permis Ă  l’universitĂ© de Maroua d’occuper le cinquiĂšme rang sur l’ensemble des universitĂ©s qui avaient pris part au dernier concours d’agrĂ©gation CAMES tenu en novembre dernier Ă  LomĂ© au Togo.
On se rappelle bien que cette facultĂ© avait rĂ©alisĂ© un score honorable Ă  travers l’admission de deux candidats sur trois prĂ©sentĂ©s. Pour les responsables de cette facultĂ©, point n’est question de dormir sur les lauriers, il faut tendre vers les cimes de la science ; c’est ce qui explique l’ouverture, les 18 et 19 avril dernier, d’une sĂ©rie de sĂ©minaires de prĂ©paration en vue de fournir aux chercheurs, les meilleurs outils mĂ©thodologiques les conduisant Ă  rĂ©aliser des thĂšses de doctorat.
Pour le Pr BenoĂźt Loura, vice-recteur chargĂ© des enseignements, de la programmation et du dĂ©veloppement technologique et des TIC qui reprĂ©sentait le recteur empĂȘchĂ©, Ă  travers cette plateforme d’échanges entre les dĂ©butants au mĂ©tier et les enseignants de rang magistral, il est question pour l’universitĂ© de Maroua, Ă  travers la FacultĂ© des sciences Ă©conomiques et de gestion d’ « assumer la noble mission fondamentale qui est la formation des professionnels compĂ©tents pour accompagner la conception et la mise en Ɠuvre des politiques de dĂ©veloppement dans notre pays ».
Selon les affirmations du Pr Yves AndrĂ© Abessolo, doyen de la FSEG, dans cet Ă©tablissement, 80% d’enseignants sont sans thĂšse. D’oĂč son appel Ă  l’endroit de ses pairs : « Nous avons Ă  cet effet le devoir moral et citoyen d’assurer leur encadrement Ă  travers ce type de concertation pour leur fournir les meilleurs outils mĂ©thodologiques les conduisant Ă  rĂ©aliser des thĂšses de doctorat de qualitĂ© dans les meilleurs dĂ©lais », a-t-il martelĂ© Ă  l’ouverture de ces travaux.
NĂ©crologie: Doualla Massango en route pour l’éternitĂ©

Azize MBOHOU
National - Politique

La mise en biĂšre du gĂ©nĂ©ral de brigade dĂ©cĂ©dĂ© le 15 mars dernier a eu lieu jeudi Ă  l’hĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© en prĂ©sence du ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence, chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo.
14h. Deux Ă©lĂšves officiers d’active, dont l’un portant le kĂ©pi flanquĂ© de deux Ă©toiles et l’autre l’effigie du gĂ©nĂ©ral de brigade Zacharie Doualla Massango, font leur entrĂ©e dans la salle des cĂ©rĂ©monies de la morgue de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Comme une onde de choc, les mines se renfrognent. Les Ă©motions se dĂ©chaĂźnent. C’est dans un bain de pleurs et gĂ©missements que le cercueil drapĂ© du « Vert-Rouge-Jaune » est posĂ©. Six autres Ă©lĂšves officiers d’active sont Ă  la manƓuvre pour installer la dĂ©pouille du gĂ©nĂ©ral Doualla Massango devant des membres du gouvernement, officiers gĂ©nĂ©raux, officiers et une nombreuse famille. Joseph Beti Assomo, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense est au premier rang des personnalitĂ©s venues vivre ces premiers moments douloureux. Il sera d’ailleurs le premier Ă  s’incliner devant la dĂ©pouille.
La levĂ©e de corps donne Ă©galement lieu Ă  des louanges et Ă©vocations. Le pasteur de l’Eglise Ă©vangĂ©lique du Cameroun, paroisse de « Briqueterie 1 » Ă  Messa, parle des mystĂšres de la vie, de la mort comme preuve de la puissance divine. Il invite la famille et les connaissances Ă  implorer la grĂące du Seigneur pour le dĂ©funt, haut cadre de la gendarmerie. En effet, nĂ© le 21 mai 1939 Ă  Douala, Zacharie Doualla Massango entre Ă  l’Ecole militaire interarmĂ©es du Cameroun (EMIAC) il y a 56 ans. Il fait ses humanitĂ©s Ă  l’école de gendarmerie, l’Etat-major et l’Ecole de guerre Ă  Melun en France pour les stratĂ©gies militaires. Il sera nommĂ© gĂ©nĂ©ral de brigade par dĂ©cret prĂ©sidentiel le 25 septembre 2001 et commandant de la deuxiĂšme RĂ©gion de gendarmerie couvrant le Littoral, le Sud-Ouest, l’Ouest et le Nord-Ouest. RĂ©putĂ© charismatique et personne de pouvoir, Doualla Massango commande justement la direction des personnels, puis sept des dix lĂ©gions de gendarmerie que compte le Cameroun. Il a Ă©galement commandĂ© la direction centrale de la coordination et a servi comme accesseur supplĂ©ant auprĂšs des tribunaux militaires de YaoundĂ©, Douala, Garoua, Bafoussam et Buea. Le gĂ©nĂ©ral de brigade Doualla Massongo Ă©tait mariĂ© et pĂšre de sept enfants. Il sera inhumĂ© demain Ă  Douala. Mais avant, la grande famille des forces armĂ©es lui rendra les ultimes honneurs ce matin Ă  la Cour d’honneur de la Brigade du Quartier gĂ©nĂ©ral.
Ngoulemakong: les producteurs d’amidon aux petits soins

Benjamin MVOMO ESSOUMA
Régions - Sud

Ils bĂ©nĂ©ficient d’un appui financier de plus de 400 millions de F pour le fonctionnement de leur unitĂ© de transformation sur financement de la Banque mondiale.
« Le Cameroun est un pays qui se prĂ©sente plutĂŽt bien, au plan Ă©conomique, et attestĂ© par le niveau de revenus par habitant ». C’est l’apprĂ©ciation faite par Seydou Bouba, administrateur supplĂ©ant des pays francophones d’Afrique au conseil d’administration de la Banque mondiale. C’était le 7 avril dernier, alors qu’il venait de terminer, dans le cadre d’une supervision des projets financĂ©s par son institution dans la rĂ©gion du Sud, une visite Ă  Ngoulemakong. Il a Ă©tĂ© question au cours de cette descente de terrain, de visiter deux rĂ©alisations, notamment celle de la mise en Ɠuvre d’une unitĂ© de production d’amidon alimentaire, financĂ© par le Projet d’investissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) et qui coĂ»tera plus de 441 millions de F. Dans la foulĂ©e, le responsable de la Banque mondiale a visitĂ© quelques rĂ©alisations du Programme national de dĂ©veloppement participatif (PNDP), donc le marchĂ© de 30 boutiques, un hangar et un bloc de quatre latrines. Des infrastructures qui permettent aujourd’hui Ă  une centaine de commerçants de mener leurs activitĂ©s commerciales dans des conditions meilleures. A ce jour, ce marchĂ© peut gĂ©nĂ©rer Ă  la commune entre 3 Ă  5 millions de F de recettes propres annuelles.
PrĂ©sidentielle Ă©quato-guinĂ©enne: l’heure du choix

Simon Pierre ETOUNDI
Afrique - Politique

La campagne Ă©lectorale s’achĂšve ce vendredi Ă  minuit pour le scrutin de dimanche prochain.
Le long marathon de trois semaines pour convaincre les Ă©lecteurs va prendre fin ce soir sur les coups de minuit. Les candidats pour le scrutin de dimanche prochain n’auront plus la possibilitĂ© de faire leur campagne. Ils ont eu droit Ă  une vingtaine de jours pour sillonner la GuinĂ©e Ă©quatoriale afin de dĂ©livrer leur message. En attendant minuit ce vendredi, les sept candidats en lice ont encore le loisir de s’adresser aux Ă©lecteurs pour tenter de convaincre les indĂ©cis. Tous les candidats ont prĂ©vu des activitĂ©s sur le terrain qui vont se concentrer essentiellement Ă  Bata et Malabo. Les deux principales villes du pays qui sont aussi les plus peuplĂ©es, vont ĂȘtre particuliĂšrement sollicitĂ©es. C’est Ă  Bata que le prĂ©sident sortant, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo va ainsi boucler sa campagne par un grand meeting.
ce rendez-vous sera le second entre les populations de Bata et le candidat du parti dĂ©mocratique de GuinĂ©e Ă©quatoriale (PDGE). En effet, il y a quelques jours, le candidat Obiang Nguema Mbasogo s’était dĂ©jĂ  adressĂ© aux Ă©lecteurs de Bata. C’est la preuve, s’il en est, que la ville de Bata pese lourd sur l’échiquier politique local. Du reste, pendant cette campagne, le prĂ©sident sortant Obiang Nguema Mbasogo a Ă©tĂ© le plus prĂ©sent sur le terrain et il devrait une fois de plus ravir la vedette Ă  ses adversaires dont Bonaventura Monsuy Asumu, du Parti de la coalition sociale dĂ©mocrate (PCSD) qui a Ă©galement prĂ©vu de boucler sa campagne Ă  Bata. Idem pour les indĂ©pendants Agustin Masoko Abegue et Benedicto Obiang Mangue.
Dimanche prochain, d’aprĂšs les chiffres du ministĂšre de l’IntĂ©rieur et des CollectivitĂ©s locales qui supervise le ComitĂ© Ă©lectoral national, plus de 332 000 Ă©lecteurs sont attendus dans les 1357 bureaux de votes rĂ©partis sur le territoire national. 40 bureaux de vote sont ouverts Ă  l’étranger oĂč les Equato-guinĂ©ens pourront Ă©galement voter. Par ailleurs, des mesures de sĂ©curitĂ© spĂ©ciales ont Ă©tĂ© prises par les autoritĂ©s pour que les opĂ©rations Ă©lectorales se dĂ©roulent dans le calme et la tranquillitĂ©. Dimanche prochain, de huit heures du matin Ă  18, chaque Ă©lecteur rĂ©guliĂšrement inscrit pourra voter pour le candidat de son choix.
Le tournant de Paris

Jean Francis BELIBI
Nationa - Politique

Ce que l’Accord signĂ© vendredi devrait changer dans la lutte contre les changements climatiques.
AprĂšs le 12 dĂ©cembre 2015, voici le 22 avril 2016, JournĂ©e de la Terre-MĂšre, ou JournĂ©e de la terre nourriciĂšre, expression qui est communĂ©ment utilisĂ©e pour dĂ©signer notre planĂšte dans de nombreux pays ou rĂ©gions, ce qui reflĂšte l’inter-dĂ©pendance entre les ĂȘtres humains, les autres espĂšces vivantes et cette planĂšte que nous partageons tous. Ce 22 avril 2016 a Ă©tĂ© choisi par les Nations unies pour la cĂ©rĂ©monie de signature de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Cet Accord a Ă©tĂ© adoptĂ© par l’ensemble des 195 parties Ă  la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques lors de la COP21 Ă  Paris en France le 12 dĂ©cembre 2015. Dans cet Accord, tous les Etats s’engagent Ă  Ɠuvrer pour limiter la hausse globale des tempĂ©ratures sous la barre des 2°C, voire moins. Volumineux document d’une quarantaine de pages et de 29 articles, il vise par ailleurs Ă  renforcer la riposte mondiale Ă  la menace des changements climatiques, dans le contexte de dĂ©veloppement durable et la lutte contre la pauvretĂ©.
Comme de nombreux pays du monde parties Ă  l’Accord, le Cameroun procĂšdera donc ce jour Ă  New York Ă  sa signature. Il convient de rappeler que lors des travaux de Paris qui ont abouti Ă  l’adoption de cet Accord le 12 dĂ©cembre dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait pris une part active Ă  ces travaux. Paul Biya avait fait entendre la voix du Cameroun Ă  ces importantes assises mondiales. Le prĂ©sident de la RĂ©publique avait notamment plaidĂ© pour la sauvegarde de l’humanitĂ©, la sauvegarde du Lac Tchad et la protection de la forĂȘt tropicale. Face Ă  ses pairs venus du monde entier, et au regard de la menace qui pĂšse sur l’humanitĂ©, le chef de l’Etat s’était voulu ferme sur la suite du processus : « Nous n’avons pas le droit d’échouer 
 La tĂąche n’est pas insurmontable », avait-il indiquĂ©. On peut aisĂ©ment comprendre la dĂ©cision prise de faire signer cet Accord dĂšs ce jour par le Cameroun, comme l’a annoncĂ© dans un communiquĂ©, le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh. Pour montrer sa dĂ©termination Ă  voir aboutir cet Accord, le prĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©cidĂ© de soumettre ce texte Ă  la ratification du parlement au cours de sa prochaine session, en juin prochain, car l’Accord de Paris entrera en vigueur aprĂšs que 55 pays comptant pour au moins 55% des Ă©missions mondiales auront dĂ©posĂ© leurs instruments de ratification. L’on annonce dĂ©jĂ  que plus de 170 pays vont se retrouver ce jour au siĂšge des Nations unies pour la signature de l’Accord. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU est le dĂ©positaire de ce document. La signature de l’Accord va s’étendre jusqu’au 21 avril 2017.
L’ENSET primĂ©e

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

Le prix « International Quality Crown » a été décerné à cet établissement le 20 mars 2016 à GenÚve en Suisse.
Dans une ambiance familiale mercredi 20 avril 2016, le directeur de l’Ecole normale supĂ©rieure de l’enseignement technique (ENSET) de Douala, le professeur Claude Bekolo, a prĂ©sentĂ© Ă  la communautĂ© universitaire un trophĂ©e que vient de remporter cette institution de formation supĂ©rieure.
Le prix « International Quality Crown » a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© Ă  cet Ă©tablissement le 20 mars 2016 Ă  GenĂšve en Suisse par la Business Initiative Directions, qui est une organisation indĂ©pendante de notation dans le secteur des savoirs et cultures. Ainsi, l’ENSET s’est distinguĂ©e comme organisme d’éducation performant. Lequel remplit Ă  la fois ses missions originelles et excelle dans l’élaboration et l’application de rĂšgles de management adaptĂ©es Ă  son environnement et Ă  ses besoins, a expliquĂ© M. Bekolo.
Si les Ă©tudiants ont profitĂ© de cette occasion pour louer la synergie entre apprenants, encadreurs et administration, ils ont aussi joint leurs voix Ă  celle du directeur pour demander davantage de moyens humains et matĂ©riels aux pouvoirs publics. En cours de rĂ©habilitation et d’extension (la cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e dans un amphithéùtre rĂ©cemment construit), l’ENSET a Ă©galement lancĂ© sa propre Ă©valuation de la qualitĂ© de ses procĂ©dures et services. « Nous voulons que la qualitĂ© demeure dans les gĂšnes de l’établissement », a soulignĂ© le Pr Bekolo en saluant l’Ɠuvre de ses sept prĂ©dĂ©cesseurs (dont quelques-uns Ă©taient prĂ©sents), fondateurs du succĂšs d’aujourd’hui.
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Cameroon Tribune du lundi, 25 avril 2016.
Paul Biya dĂ©bloque 1,9 milliard pour les populations dĂ©placĂ©es de l’ExtrĂȘme Nord

Patrice MBOSSA
National - Politique

Cet appui a Ă©tĂ© remis au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique par le ministre de l’Agriculture, Henri Eyebe Ayissi qui a recommandĂ© un acheminement urgent aux bĂ©nĂ©ficiaires.
Du fait des atrocitĂ©s de la secte terroriste Boko Haram, des milliers de personnes souffrent dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. Nombreux sont ceux qui ont Ă©tĂ© obligĂ©s de tout abandonner pour chercher asile dans des milieux plus sĂ©curisĂ©s ; constituant ainsi une charge aussi bien pour les autoritĂ©s administratives que pour leurs hĂŽtes. Dans son Ă©lan de magnanimitĂ©, le prĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©cidĂ© de mettre Ă  leur disposition un don spĂ©cial pour leur permettre de retrouver le sourire. La quatriĂšme phase de distribution de cette offre du prĂ©sident Paul Biya a Ă©tĂ© lancĂ©e Ă  Maroua le 22 avril 2016 par Henri Eyebe Ayissi, ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER). Il s’agit d’un important don que l’on peut subdiviser en quatre composantes : les denrĂ©es alimentaires et autres produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, les aliments pour le bĂ©tail, les produits vĂ©tĂ©rinaires et enfin les matĂ©riels et Ă©quipements agricoles. Pour une valeur d’environ 1,9 milliard F.
Les trois dĂ©partements les plus touchĂ©s par les menaces terroristes de Boko Haram sont les bĂ©nĂ©ficiaires de ce don spĂ©cial du chef de l’Etat : il s’agit du Logone-et-Chari, du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga. De mĂȘme, la clĂ© de rĂ©partition de ces appuis est connue, Ă  savoir, 50% pour le Logone et Chari, 30% pour le Mayo-Tsanaga et 20% pour le Mayo-Sava. Ce sont les prĂ©fets de ces dĂ©partements qui ont respectivement rĂ©ceptionnĂ© ces dons qui ont Ă©tĂ© immĂ©diatement convoyĂ©s dans les chefs-lieux des dĂ©partements.
Mais avant le lancement de la distribution de cette 4e sĂ©quence de distribution, le MINADER a prĂ©sidĂ© une rĂ©union d’évaluation de la troisiĂšme sĂ©quence et a compris que tout s’est dĂ©roulĂ© sans difficultĂ©s majeures, et que l’acheminement de ces dons du chef-lieu du dĂ©partement vers la pĂ©riphĂ©rie constitue la principale prĂ©occupation. Sa majestĂ© Seyni Boukar, lamido de Kolofata, porte-parole des bĂ©nĂ©ficiaires, a saisi cette occasion pour remercier le prĂ©sident de la RĂ©publique pour son geste de solidaritĂ© envers les victimes de la secte terroriste Boko Haram. Dans la mĂȘme veine, il a priĂ© le chef de l’Etat de ne pas les abandonner en si bon chemin. Sur ce dernier point, le MINADER l’a rassurĂ© de la constante sollicitude du prĂ©sident de la RĂ©publique. DĂ©jĂ  la veille, c’est-Ă -dire le 21 avril, Henri Eyebe Ayissi est allĂ© remettre les dons du chef de l’Etat aux rĂ©fugiĂ©s nigĂ©rians du camp de Minawao ; des dons constituĂ©s de 100 sacs de 50 kg de riz, 100 sacs de 50 kg de niĂ©bĂ©, 100 sacs de 50 kg de mil et des broyeuses.
Eyebe Ayissi remettant les dons dans l'ExtrĂȘme-Nord.
Une signatures et des attentes contre les changements climatiques

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au nom du président de la République, le ministre des Relations extérieures a paraphé le document vendredi dernier à New York aux cÎtés de 174 autres parties.
« Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signĂ© un accord international en une seule journĂ©e », a dĂ©clarĂ© vendredi dernier au siĂšge de l’Organisation des Nations unies (ONU) le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de cette institution. Ban Ki-moon a saluĂ© un « moment d’histoire ». Ainsi, l’Accord de Paris sur le climat a Ă©tĂ© signĂ© vendredi dernier par 175 Parties. Parmi les signatures enregistrĂ©es, celle du Cameroun. Notre pays Ă©tait reprĂ©sentĂ© Ă  cette cĂ©rĂ©monie par le ministre des Relations extĂ©rieures. Au nom du chef de l’Etat, Lejeune Mbella Mbella a donc paraphĂ© ce document d’une quarantaine de pages et comportant 29 articles qui a Ă©tĂ© conclu Ă  Paris en France le 12 dĂ©cembre 2015 Ă  l’issue de la 21e session de la ConfĂ©rence des Parties Ă  la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui a eu lieu dans la capitale française du 29 novembre au 11 dĂ©cembre 2015. Le Cameroun avait pris une part active Ă  ces travaux avec la prĂ©sence d’une forte dĂ©lĂ©gation conduite personnellement par le prĂ©sident Paul Biya.
On se rappelle alors que face Ă  ses pairs du monde entier, le chef de l’Etat camerounais avait dĂ©clarĂ© l’urgence d’enrayer les effets destructeurs des changements climatiques. Paul Biya avait alors rappelĂ© la responsabilitĂ© des dirigeants du monde face Ă  ce dĂ©fi : « Nous en avons la responsabilitĂ©. Nous en avons le devoir. Et ici, nous en avons l’opportunitĂ© », appelant les uns et les autres Ă  se laisser guider par une exigence de solidaritĂ© humaine et une juste apprĂ©ciation de l’urgence de la solution. La suite des faits semblent ainsi donner raison au prĂ©sident de la RĂ©publique. La plupart de ceux considĂ©rĂ©s comme les plus gros pollueurs de la planĂšte ont apposĂ© leur signature vendredi dernier au bas de ce document au palais de l’ONU Ă  New York.
Autre plaidoyer du chef de l’Etat Ă  ces assises de la capitale française, c’est la situation du Lac Tchad qui a dĂ©jĂ  perdu 90% de sa surface initiale. « Sauvons le Lac Tchad », avait-il alors lancĂ©, appelant les uns et les autres Ă  faire preuve de beaucoup de dĂ©termination et de courage politique « Oui ayons de l’audace et de la sagesse », avait dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique.
La signature n’est qu’une premiĂšre Ă©tape, l’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55 % des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre l’auront ratifiĂ©. Dans un communiquĂ© publiĂ©, jeudi dernier par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, le prĂ©sident Paul Biya a annoncĂ© que le parlement camerounais allait ratifier l’accord au cours de sa session ordinaire du mois de juin prochain. Vendredi dernier, 15 Etats avaient dĂ©jĂ  ratifiĂ© le document.
L'accord prévoit de contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C ».
World Bank Managing Director In Cameroon

Monda Bakoa
National - Economie

Sri Mulyani Indrawati arrived in Yaounde yesterday April 24, 2016, for a working visit.
Cameroon is once again, host to an august guest. Sri Mulyani Indrawati, Managing Director and Chief Operating Officer World Bank Group, arrived in Cameroon yesterday April 24, 2016, through the Yaounde Nsimalen International Airport. On hand to welcome her at the airport was Cameroon’s Minister of the Economy, Planning and Regional Development, MINEPAT, Louis Paul Motaze, accompanied by Elisabeth Huybens, the Operations manager of the World Bank in Cameroon and other close collaborators of MINEPAT boss.
The Wold Bank works in a group with the International Finance Corporation and the Multilateral Investment Guarantee Agency, MIGA to invite more private investors to carry out economic activities that can lead to job creation, the World Bank Managing Director said. She stressed that the World Bank does not relent in assisting in circumstances where government is facing constraining under-resources. Infrastructure, Information and Communication Technologies, agriculture and the mining sector are potentially viable sectors the World Bank thinks if well harnessed will jumpstart economic growth and subsequently the living conditions of Cameroonians. Health and education are going to be important for inclusive growth, she pointed out.
Top on her agenda is the meeting with some State functionaries, sector representatives, and civil society, with discussions to focus on how the World Bank can best assist Cameroon to emerge in the wake of development challenges. She will also meet with beneficiaries of World Bank-sponsored projects that improve the livelihoods of Cameroonians in urban and rural areas. During her stay, Sri Mulyani Indrawati will also meet with private sector representatives in the fields of agriculture and energy. This will enable her to share and learn about the opportunities and challenges of the sector.
Sri Mulyani Indrawati’s visit comes to strengthen partnership between the World Bank and Cameroon. Priority areas during discussions with government officials include promoting inclusive growth, addressing regional poverty disparities, implementing structural reforms to speed up growth and the improvement of the business climate so as to promote job creation.
Cameroon is party to the World Bank since 1963. The World Bank portfolio in Cameroon now consists of 20 active projects. The transactions are evaluated at over 1.338 million US Dollars. They are funded under the International Development Association, IDA of the World Bank Group.
14 contrats sur l'Entretien routier résiliés en trois mois

Félicité BAHANE N.
National - Economie

L’assainissement lancĂ© en janvier 2016 par le ministre des Travaux publics se poursuit, avec des sanctions Ă  la clĂ©.
Les derniers contrats de rĂ©siliations datent de dix jours. Dans un communiquĂ© rĂ©cemment rendu public, le ministre de Travaux publics (MINTP) indique que « suite au constat de dĂ©faillance observĂ© sur certains tronçons du rĂ©seau routier national, il a Ă©tĂ© procĂ©dĂ© le 15 avril 2016, Ă  la rĂ©siliation de certains contrats passĂ©s avec certaines entreprises opĂ©rant dans le secteur de l’entretien routier ». Le communiquĂ© signĂ© du ministre Emmanuel Nganou Djoumessi liste sept marchĂ©s, passĂ©s entre 2012 et 2014 avec quatre entreprises. Les travaux Ă  effectuer portaient sur le cantonnage, le revĂȘtement de chaussĂ©es et l’exĂ©cution de la route principale en terre dans diverses parties du pays. HĂ©las, dans la plupart des cas, les cocontractants ne se sont jamais dĂ©ployĂ©s sur le terrain.
Il faut dire que les sept derniĂšres rĂ©siliations font suite Ă  sept autres, intervenues au mois de fĂ©vrier dernier. Ce, au lendemain d’une sĂ©rie de concertations tenues du 18 au 22 janvier 2016 entre le MINTP et les responsables d’une trentaine d’entreprises en charge de chantiers d’entretien routier sur l’étendue du territoire national. Emmanuel Nganou Djoumessi avait expliquĂ© Ă  l’ouverture de ces concertations que plusieurs routes Ă  entretenir sont « pris en otage » par des entreprises qui n’ont manifestement pas les moyens de leur politique. Car, au 31 dĂ©cembre 2015, son dĂ©partement ministĂ©riel avait dĂ©nombrĂ© 406 contrats d’entretien routier actifs sur l’ensemble du territoire camerounais dont 300 ont une exĂ©cution acceptable et prĂšs de 100 autres n’ayant vĂ©ritablement plus de raison d’ĂȘtre.
AprĂšs des premiers contrats, le MINTP avait clairement indiquĂ© que ses services continuent d’examiner les marchĂ©s d’entretien routier et que d’autres sanctions devraient suivre. Nous y voilĂ  ! En moins de trois mois, l’on comptabilise dĂ©sormais 14 contrats rĂ©siliĂ©s et dont les marchĂ©s vont ĂȘtre relancĂ©s. Dans la pratique, en cas de rĂ©siliation ou de clĂŽture, le MINTP doit procĂ©der au remplacement « rapide » des cocontractants. C’est pourquoi le code des marchĂ©s publics lui autorise dans ces cas, Ă  attribuer ces marchĂ©s au grĂ©-Ă -grĂ©, Ă©tant entendu que le besoin est urgent et que les populations riveraines et l’économie en souffrent. L’on peut donc comprendre pourquoi les nouvelles rĂ©siliations interviennent Ă  la veille du lancement du programme d’entretien routier 2016, oĂč une trentaine de marchĂ©s sont attribuĂ©s afin de remettre Ă  niveau un peu plus de 17 000 km de route.
Papa Wemba est mort

Monica NKODO
Afrique - Culture

Le musicien congolais est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’ñge de 67 ans dimanche dernier en CĂŽte d’Ivoire, victime d’un malaise.
La fĂȘte bat son plein. Il est environ 5h30 ce matin du dimanche 24 avril Ă  Anoumabo, quartier festif d’Abidjan, fief du Festival des musiques urbaines (FEMUA). Le moment fatidique arrive. Papa Wemba, sans doute la star la plus attendue de cette 9e Ă©dition, s’effondre sur scĂšne, victime d’un malaise. L’image est triste, pathĂ©tique et dĂ©file en boucle sur la toile. Il est conduit dans l’hĂŽpital le plus proche. La lĂ©gende de la rumba dĂ©cĂšde peu de temps aprĂšs. Ses fans prient que l’info tourne en intox, comme il y a trois ans, lorsqu’une forte rumeur sur sa mort s’était propagĂ©e telle une traĂźnĂ©e de poudre, avant de s’évaporer. Sauf que cette fois, on est dans le dur. Papa Wemba, 67 ans, est bel et bien parti, dĂ©finitivement.
Avec sa disparition, bien plus qu’une page se tourne. C’est une Ă©poque, celle de la rĂ©volution de la rumba qui s’éteint. Papa Wemba, nĂ© Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba en 1949 au Congo-Belge, est le porteur de ce mouvement. Pionnier, il grandit au milieu des annĂ©es 50 dans un environnement musical bercĂ© par les mĂ©lodies des autres Franco, Kabasele dit Grand Kalle, Wendo Kolosoy, Fela Kuti, James Brown, mais surtout Tabou Ley Rochero. Ce dernier, son mentor, il le cĂŽtoie, apprend Ă  ses cĂŽtĂ©s. « Maman, quand je serai grand, je serai comme Tabou Ley », disait-il. Bien plus qu’une lubie de gamin, Papa Wemba fait de cette aspiration une rĂ©alitĂ©. A 19 ans, contre l’avis de papa, mais soutenu par maman, il lĂąche ses Ă©tudes... Son premier groupe, le ZaĂŻko Langa Langa, dont il est le co-fondateur avec des artistes comme Jossart Nyoka Longo, voit le jour en 1969. DĂ©jĂ , une rĂ©volution est en marche. Leurs titres donnent une autre dimension Ă  la musique africaine. « Sentiment Awa », « Muvaro », « Exil », « Mukaji », « Proverbes 22 :11 », « Yo Nalinga », « MĂ©tĂ© La VĂ©ritĂ© »  Longue est la liste qui contient les succĂšs d’anthologie du ZaĂŻko Langa Langa.
Les annĂ©es 70 dĂ©barquent. C’est la dĂ©cennie de Viva La Musica. Son mythique label, qui l’accompagnera jusqu’à la fin de sa carriĂšre, naĂźt en 1977. Il verra Ă©clore de nombreux talents comme Koffi Olomide ou King Kester. Dans les Eighties, Papa Wemba veut ratisser large. S’il s’engage dans une tournĂ©e internationale qui le mĂšnera par le Japon, les Etats-Unis et une bonne partie de l’Europe en 1988, Peter Gabriel lui ouvre les portes du monde. Par un contrat signĂ© avec le label Real World du musicien et producteur anglais, Papa Wemba entre dans sa pĂ©riode World Music. Comme hĂ©ritage, des tubes : « Maria Valencia », « Yolele », « Sofele », etc.
AprĂšs sa conquĂȘte du monde, il revient aux sources, avec « La nouvelle Ă©criture », publiĂ©e en 1997. Il est connu pour sa rumba et comme parrain de la SAPE (SociĂ©tĂ© des ambianceurs et personnes Ă©lĂ©gantes), mais Papa Wemba c’est aussi du ndombolo, du soukous. Carrefour de plusieurs genres musicaux, sa rumba n’est pas figĂ©e. Il l’adapte, la nourrit d’essences nouvelles. Elle se parfume des airs du BrĂ©sil, groove sur des notes de rap ou trĂ©pigne des sonoritĂ©s brĂ»lantes du rock. Chanteur apolitique, Papa Wemba n’était pourtant pas Ă  court d’arguments quand il fallait dĂ©fendre la rumba. C’est dans cette idĂ©ologie qu’il sort en 2014, « MaĂźtre d’école, Rumba na rumba », son dernier album de 25 titres. L’artiste se relevait alors d’un impitoyable tollĂ© mĂ©diatique et judiciaire : il a Ă©tĂ© accusĂ© de trafic d’ĂȘtres humains, car soupçonnĂ© d’avoir fait rentrer en Europe des Congolais qu’il aurait fait passer pour musiciens, de maniĂšre clandestine. Gloire et tracas liĂ©s au succĂšs ; en plus de 50 ans de carriĂšre, Papa Wemba aura tout connu. Aurait-on pu rĂȘver meilleure fin pour un artiste de sa trempe ? Il est parti sur la scĂšne, sa maison, lĂ  oĂč un jour, tout a commencĂ©.
Papa WEMBA.
Aux Jeux universitaires 2016, l’INJS et l’IUG donnent le ton

Steve LIBAM
National - Sport

Les deux institutions sont les gagnants des premiĂšres finales d’athlĂ©tisme discutĂ©es hier sur le campus de Soa.

A l’image du duel entre Marie GisĂšle Eleme Asse (INJS) et Germaine Abessolo Bivina lors de la finale du 100m dames, les athlĂštes sont trĂšs vite entrĂ©s dans le vif du sujet aprĂšs la cĂ©rĂ©monie d’ouverture. L’affrontement entre les deux rivales de longue date a mĂȘme engendrĂ© la premiĂšre polĂ©mique de cette 19e Ă©dition des Jeux universitaires. SituĂ©es aux couloirs 4 et 5, les bras des deux athlĂštes se sont frottĂ©s dans le sprint final. La commission technique a dĂ» siĂ©ger pour homologuer la victoire de Germaine Abessolo Bivina en 11s 8, juste devant son adversaire qui finit en 11s 9. Si ce premier clichĂ© illustre le niveau de la compĂ©tition, il a mis en exergue quelques limites organisationnelles. En effet hier, les officiels n’avaient pas de fanion pour signaler une Ă©ventuelle faute lors de cette finale. De mĂȘme, comme l’a relevĂ© Michel Nkolo, le directeur technique national d’athlĂ©tisme, certains couloirs ne sont pas rĂ©glementaires. Au 100m messieurs, William Feumbah (IUG) a conservĂ© le titre acquis en 2015, en devançant Christian Seppe (universitĂ© de YaoundĂ© II). Les premiers mĂ©daillĂ©s sont Ă©galement connus pour ce qui est du 5000m messieurs remportĂ©s par Pierre Temezeu (universitĂ© de Dschang) ; du 1500m dames (StĂ©phanie Nguelefack, INJS) ; du 1500m messieurs (Marcus Endele, INJS) ; du lancer du disque (Romuald Ndjodo, IUG) ; du lancer de disque dames ( Anwi Milred Buru, universitĂ© de BuĂ©a).
AprĂšs 2004 et 2010, l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa accueille pour la troisiĂšme fois les Jeux universitaires. Depuis le week-end dernier, le campus de l’établissement-hĂŽte accueille environ 4000 athlĂštes et encadreurs, reprĂ©sentant dix-neuf Ă©tablissements universitaires. La cĂ©rĂ©monie d’ouverture s’est dĂ©roulĂ©e, samedi dernier, en prĂ©sence de plusieurs membres du gouvernement. Entre autres, les ministres en charge de l’Enseignement supĂ©rieur, des Sports et de l’Education physique, des Postes et TĂ©lĂ©communications, de l’Education de base, des Petites et Moyennes entreprises. Le thĂšme de cette Ă©dition est « performance et solidaritĂ© ». La course Ă  la succession de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, dĂ©tentrice du trophĂ©e gĂ©nĂ©ral des jeux, est donc ouverte.
Mais pour y arriver, les athlĂštes devront faire preuve d’éthique. « Nous serons intransigeants sur le respect des rĂšglements », a du reste prĂ©venu le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo. Pour recevoir les compĂ©titions, le campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa a fait peau neuve. « Nous avons procĂ©dĂ© aux rĂ©habilitations des aires de jeux dĂ©jĂ  existantes : les terrains de basket-ball, de volley-ball, de handball, la piste d’athlĂ©tisme, le terrain de football qui est situĂ© Ă  l’intĂ©rieur du campus. Nous avons créé deux courts de tennis parce que la FENASU en exige quatre. Nous avons pensĂ© qu’il n’est pas utile de crĂ©er de nouvelles aires de jeu lĂ  oĂč ce n’est pas nĂ©cessaire », explique le Pr Ibrahima Adamou, recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. Par ailleurs, les autoritĂ©s de Soa ont Ă©galement mis le terrain municipal de la ville Ă  la disposition de l’universitĂ©.
Plus de 4 500 admis au Concours de la Police

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Les résultats définitifs publiés depuis vendredi dernier affichent néant dans certaines filiÚres.
C’est une file composĂ©e de candidats, proches et curieux qui accueille l’équipe de CT ce dimanche matin Ă  l’entrĂ©e de l’Ecole nationale supĂ©rieure de police de YaoundĂ©. Ils sont venus nombreux s’enquĂ©rir des rĂ©sultats dĂ©finitifs des concours spĂ©ciaux et directs en vue du recrutement de 4 700 personnels Ă  la Police, lancĂ©s en mars et avril 2015. A l’esplanade mĂȘme de ladite Ă©cole, c’est chacun qui a le regard fixĂ© sur le mur affichant les noms dĂ©finitifs des Ă©lĂšves-commissaires, Ă©lĂšves-officiers, Ă©lĂšves-inspecteurs et Ă©lĂšves-gardiens de la paix. Y compris les listes additives.
Alors que certaines listes prĂ©sentent une plĂ©thore de noms, d’autres affichent nĂ©ant ou n’atteignent pas le quota prĂ©vu. Pendant que certains candidats filment les rĂ©sultats avec leurs tĂ©lĂ©phones portables, d’autres exultent de joie et envoient des messages Ă  leurs proches via leurs appareils mobiles. D’autres par contre la mine dĂ©faite, n’arrivent pas Ă  dĂ©tacher leur regard des listes dont les rĂ©sultats sont classĂ©s par ordre de mĂ©rite. C’est le cas de cette jeune dame ayant requis l’anonymat. « J’étais admissible en novembre dernier au concours des Ă©lĂšves-inspecteurs de police. J’étais trĂšs confiante aux Ă©preuves orales et mĂȘme plus pour ce qui est du rĂ©sultat. Malheureusement, le reste n’a pas suivi, d’oĂč ma dĂ©ception », confie-t-elle.
Cependant, l’on note des rĂ©sultats satisfaisants chez les gĂ©nĂ©ralistes qui atteignent le quota prĂ©vu. En revanche la tendance est moins reluisante chez les spĂ©cialistes. A titre d’exemple, chez les ingĂ©nieurs en conception de gĂ©nie informatique option gĂ©nie-logiciel ou rĂ©seaux, pour le grade d’élĂšves-commissaires, seulement un candidat est admis. Idem pour les ingĂ©nieurs de conception de gĂ©nie civil option bĂątiment et travaux publics, nĂ©ant pour la filiĂšre ingĂ©nieur de conception des tĂ©lĂ©communications. On recense ainsi plus de 4 500 candidats admis. La formation dĂ©bute le 25 mai prochain Ă  l’ l’Ecole nationale supĂ©rieure de police de YaoundĂ© pour les Ă©lĂšves-commissaires, et les Ă©lĂšves-officiers. Le 25 mai au Centre d’instruction et d’application de la police de Muntengene pour les Ă©lĂšves-inspecteurs et le 30 mai, dans le mĂȘme centre, pour les Ă©lĂšves-gardiens de la paix. Ce sera pour une pĂ©riode de trois mois.
Idriss Deby réélu dÚs le premier tour

Sainclair MEZING
Afrique - Politique

Les résultats provisoires le créditent de 61,56% des suffrages au premier tour de la présidentielle du 10 avril dernier.
Idriss Deby Itno devra encore prĂ©sider aux destinĂ©es du Tchad au cours des cinq prochaines annĂ©es. ArrivĂ© en tĂȘte au premier tour de l’élection prĂ©sidentielle du 10 avril dernier avec un score de 61,56 %, selon des rĂ©sultats provisoires communiquĂ©s jeudi dernier par la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (CENI), le prĂ©sident tchadien se voit reconduit pour la cinquiĂšme fois Ă  cette fonction. Il est suivi par Saleh Kebzabo qui a recueilli 12,80% des voix, Medar Laokein Kourayo, maire de la capitale Ă©conomique de Moundou, qui s’en tire avec 10,69% des voix.
Natif de Fada dans le nord du pays, le prĂ©sident a rĂ©alisĂ© de bons scores dans les douze rĂ©gions de cette partie du Tchad en obtenant plus de 90% des voix. Dans la capitale, il a Ă©tĂ© votĂ© Ă  50,23%. Medar Laokein Kourayo qui est prĂ©sentĂ© comme Ă©tant la grande rĂ©vĂ©lation de cette Ă©lection, a rĂ©alisĂ© une percĂ©e remarquable dans le sud oĂč il obtient 71, 91% des voix dans le Logone occidental et 53,13 % des voix dans le Logone oriental. Ces rĂ©sultats provisoires doivent ĂȘtre validĂ©s dans un dĂ©lai de 15 jours par le Conseil constitutionnel. D’aprĂšs la CENI, le taux de participation Ă  ce scrutin qui a vu compĂ©tir treize candidats est de 76,11%. Pour Mahamat Hissein, porte-parole du prĂ©sident Deby, «cette victoire est le fruit d’une stratĂ©gie ».
Du cĂŽtĂ© de l’opposition, l’on dĂ©crie le manque de transparence et rejette ces rĂ©sultats provisoires. Tout comme certains observateurs Ă©trangers n’ont pas manquĂ© de dĂ©noncer des irrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es dans certains bureaux de vote. A l’instar des rĂ©sultats de la rĂ©gion du OuaddaĂŻ oĂč plusieurs candidats de l’opposition disent que ceux-ci ne «ne reflĂštent pas la rĂ©alité». Pour prĂ©venir d’éventuelles manifestations de l’opposition, les autoritĂ©s ont invitĂ© les perdants Ă  faire recours auprĂšs des instances compĂ©tentes. «Si la contestation par voie lĂ©gale des rĂ©sultats provisoires d’une Ă©lection est un droit, il n’en demeure pas moins, en revanche, que toute tentative d’atteinte Ă  l’ordre public se heurtera Ă  la rigueur froide de la loi», a prĂ©venu Albert Pahimi PadackĂ©, le Premier ministre tchadien.
Idriss Deby Itno en campagne électorale.