Cameroon Tribune
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Couples: le drame de l’infertilitĂ©

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Selon les spécialistes, le problÚme est en nette progression au sein de notre société qui y porte des regards divergents.
C’est un couple de 60 ans qui captive l’attention des participants Ă  la convention annuelle dans cette Ă©glise de la place. Larmes aux yeux, bouches pleines de cris de joie. Le TrĂšs Haut a donnĂ© un enfant, une petite fille, Ă  sieur et dame Odenna A. dans leur vieillesse. L’histoire du couple a dĂ©passĂ© le cadre de l’église pour se rĂ©pandre, comme une traĂźnĂ©e de poudre, dans leur rĂ©gion et au-delĂ  des frontiĂšres nationales, via la magie du web. Du coup, les couples ou les femmes espĂ©rant un enfant depuis des annĂ©es affluent dans les cultes de cette chapelle, dans l’attente d’un miracle.
C’est qu’en matiĂšre de conception d’enfant, il y a « vouloir » et « pouvoir ». Et entre les deux, il existe une Ă©norme diffĂ©rence dont sont particuliĂšrement conscients les couples qui tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment d’avoir un bĂ©bĂ© sans y parvenir. 30% d’hommes et de femmes sont concernĂ©s au Cameroun, selon des donnĂ©es statistiques disponibles au ministĂšre de la SantĂ© publique. D’aprĂšs une gynĂ©cologue-obstĂ©tricienne en service Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, l’on peut parler d’infertilitĂ© aprĂšs deux ans d’activitĂ©s sexuelles suivies dans le couple. « Le constat d’infertilitĂ© qui amĂšne Ă  consulter est suivi d’une sĂ©rie de tests et d’une prise en charge mĂ©dicalisĂ©e : traitements mĂ©dicaux, chirurgicaux, techniques d’assistance Ă  la procrĂ©ation. Lorsqu’aucune anomalie n’est constatĂ©e chez l’homme et la femme, une attention pourrait ĂȘtre portĂ©e sur le mode de vie et les conditions psychologiques avant d’envisager un parcours mĂ©dical », explique la spĂ©cialiste.
Mais souvent, familles et amis n’attendent guĂšre jusque-lĂ , mettant le couple sous une pression sans nom. Aux abois, celui-ci se lance alors dans une quĂȘte effrĂ©nĂ©e de l’enfant. Si le recours aux priĂšres est rĂ©gulier, toutes les mĂ©thodes utilisĂ©es ne sont pas toujours scientifiques ou catholiques. Marabouts, guĂ©risseurs traditionnels, bains et mets spĂ©ciaux, sacrifices aux ancĂȘtres, privations alimentaires
 Et lĂ , les rĂ©sultats ne sont pas toujours probants. Du coup, peu de couples rĂ©sistent Ă  ce qu’ils vivent douloureusement comme un Ă©chec. N’arrivant pas Ă  surmonter cette Ă©preuve, beaucoup se sĂ©parent. « De nombreux psychanalystes se demandent mĂȘme si ces pressions et les souffrances qu’elles entraĂźnent ne peuvent pas ĂȘtre Ă  elles seules, dans certains cas, Ă  l'origine du problĂšme. C’est pourquoi il faut rĂ©ussir Ă  prendre en compte la dimension psychologique du problĂšme de la stĂ©rilitĂ© que la mĂ©decine, devenue trĂšs technique, met peut-ĂȘtre, parfois trop de cĂŽtĂ© sans pour autant remettre en question les progrĂšs scientifiques exceptionnels qui permettent Ă  des couples d'avoir un enfant », explique un autre mĂ©decin.
De nombreuses causes sont Ă©voquĂ©es pour expliquer l’infertilitĂ© : les ravages des maladies sexuellement transmissibles, les infections liĂ©es aux avortements clandestins, l’incompatibilitĂ© entre les partenaires
 Mais aussi l’ñge de plus en plus avancĂ© auquel les couples dĂ©cident d'avoir leur premier bĂ©bĂ©. Seulement, de nombreux cas d’infertilitĂ© restent inexpliquĂ©s. Et lĂ , beaucoup ont trouvĂ© la solution chez le CrĂ©ateur.
Bafoussam: le Stade omnisports est prĂȘt

Eric Vincent FOMO
National - Sport

La cĂ©rĂ©monie de baptĂȘme et de rĂ©ception, doublĂ©e de son homologation, est prĂ©vue samedi.
AprĂšs quatre ans de dur labeur (les travaux ont dĂ©marrĂ© en 2012), le stade omnisports de Kouekong Ă  Bafoussam est prĂȘt Ă  accueillir la Coupe d’Afrique des nations (fĂ©minine de 2016 ou masculine de 2019). L’infrastructure sera, en effet, baptisĂ©e et rĂ©ceptionnĂ©e ce samedi 30 avril 2016 par le ministre des Sports et de l’Education physique, M. Bidoung Mkpatt. Une cĂ©rĂ©monie qui verra la participation de tout le gratin sportif national et un Ă©missaire de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), le Malien Souleymane Magassouba, puisque l’infrastructure doit ĂȘtre homologuĂ©e dans la foulĂ©e. Deux matches de gala sont prĂ©vus au cours de la cĂ©rĂ©monie de samedi pour dĂ©finitivement apprĂ©cier la pelouse en gazon naturel (bermuda gras) posĂ©e au stade omnisports de Kouekong.
Le premier opposera les Lionnes U17 Ă  une sĂ©lection fĂ©minine de la rĂ©gion de l’Ouest tandis que le second verra s’affronter le Racing de Bafoussam Ă  l’équipe nationale masculine U20. Entre les deux rencontres, une course de relais est Ă©galement prĂ©vue. L’entrĂ©e sera gratuite afin de permettre au maximum de citadins de Bafoussam de vivre cet Ă©vĂ©nement dans la joie. Hier,le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Midjiyawa Bakary, a prĂ©sidĂ© une rĂ©union prĂ©paratoire et a effectuĂ© une descente sur le terrain. Le chef supĂ©rieur « Fussep », Sa MajestĂ© Njitack Ngompe Pele, est Ă©galement allĂ© purifier et sĂ©curiser le stade en le confiant aux ancĂȘtres. Il Ă©tait accompagnĂ© des notables et de sa garde rapprochĂ©e. Les travaux de construction sont tous achevĂ©s. La piste d’athlĂ©tisme et l’aire de jeu ont Ă©tĂ© tracĂ©es. Les angles de projecteurs d’éclairage ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©s Ă©galement. Il ne reste plus que l’alimentation du stade en Ă©nergie Ă©lectrique Ă  travers une ligne dĂ©diĂ©e Eneo. Et l’adduction eau potable qui est d’ailleurs trĂšs proche (mois d’un kilomĂštre) aujourd’hui du stade. AprĂšs cette phase, le cap sera mis sur l’amĂ©nagement extĂ©rieur du stade (construction de parkings, de stades annexes, des voies d’accĂšs), etc.
Nécrologie: Peter Agbor Tabi est mort

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le secrétaire général adjoint de la présidence de la République est décédé mardi à Paris des suites de maladie.
On le savait malade depuis quelque temps. Le Pr. Peter Agbor Tabi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence est dĂ©cĂ©dĂ© mardi Ă  Paris des suites de maladie Ă  l’ñge de 65 ans. NĂ© Ă  MamfĂ© dans le dĂ©partement de la Manyu, rĂ©gion du Sud-ouest, Peter Agbor Tabi a fait ses Ă©tudes primaires dans son dĂ©partement d’origine avant de rejoindre le lycĂ©e bilingue de Buea. C’est en 1971 qu’il s’inscrit en Lettres bilingues Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ©. Il passera en outre une annĂ©e de stage linguistique Ă  l’universitĂ© de Dijon en France oĂč il obtient le certificat d’études françaises en 1972. En 1975, il est diplĂŽmĂ© de lettres bilingues (français-anglais) et il s’envole vers les Etats-Unis d’AmĂ©rique oĂč il s’inscrit Ă  l’Institut des Relations internationales de l’universitĂ© de Caroline du Sud. Il y obtient successivement un Master’s degree et un Ph.D en relations internationales en 1978 et 1982.
Lorsqu’il revient au Cameroun, il enseigne Ă  l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC) dont il devient le directeur adjoint en 1984. Quatre ans plus tard, il est promu Ă  la tĂȘte de cette institution. En 1991, le Pr. Agbor Tabi est nommĂ© chancelier de l’universitĂ© de YaoundĂ©. Il sera d’ailleurs le dernier Ă  occuper cette fonction jusqu’en 1993 lorsqu’intervient la rĂ©forme de l’enseignement supĂ©rieur qui voit la naissance d’autres universitĂ©s au Cameroun. Il est nommĂ© recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© I. Il est ensuite promu ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, poste qu’il occupera du 21 juillet 1994 au 7 septembre 1997. Le 30 juin 2009, il est nommĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Poste qu’il a occupĂ© jusqu’à son dĂ©cĂšs survenu hier. Membre du ComitĂ© central du RDPC, il Ă©tait par ailleurs prĂ©sident du conseil d’administration de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa.
Gestion des déchets: il y a du bon business dans les ordures

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

Soucieux de minimiser les quantitĂ©s produites, le ministĂšre en charge de l’Environnement ouvre aujourd’hui la rĂ©flexion sur les moyens de renforcer la valorisation industrielle.
Les premiĂšres assises nationales des dĂ©chets qui s’ouvrent ce matin au palais des CongrĂšs de YaoundĂ© sous l’égide du ministĂšre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du DĂ©veloppement durable (MINEPDED) n’ont pas Ă©tĂ© motivĂ©es par l’existence d’un problĂšme particulier dans la gestion des dĂ©chets au Cameroun. Selon Valentin Wagnoun, inspecteur des services N°1 dans ce dĂ©partement ministĂ©riel, il s’agit plutĂŽt de mettre en place un systĂšme efficient de gestion des dĂ©chets au Cameroun. «Il ne faut pas attendre d’atteindre la cote d’alerte pour entreprendre une action. Il faut anticiper », confie-t-il.
Bien qu’il n’existe pas de statistiques prĂ©cises sur les quantitĂ©s de dĂ©chets produits au niveau national, les volumes sont assez importants. Notamment dans les grandes villes oĂč la gestion constitue une prĂ©occupation pour les communautĂ©s urbaines. « A Nkolfoulou, le site d’entreposage des dĂ©chets approche dĂ©jĂ  la saturation. Il va falloir, si ce site ne peut plus contenir tous les dĂ©chets de la ville de YaoundĂ©, trouver d’autres endroits », souligne l’inspecteur. Et c’est tout l’intĂ©rĂȘt des assisses de YaoundĂ©: rĂ©flĂ©chir Ă  des moyens de minimiser la production des dĂ©chets. D’oĂč le thĂšme choisi : « Gestion des dĂ©chets : vers une Ă©conomie circulaire ». Le concept d’économie circulaire renvoie Ă  un systĂšme au sein duquel les dĂ©chets des uns deviennent de la matiĂšre premiĂšre pour d’autres. Un mĂ©canisme qui a l’avantage de diminuer les ordures reversĂ©s dans l’environnement et qui reprĂ©sentent une menace pour la stabilitĂ© de l’écosystĂšme.
La nouvelle politique de gestion des dĂ©chets qui va ĂȘtre mise en place Ă  l’issue des concertations entre experts Ă  YaoundĂ© dĂšs ce jour sera adossĂ©e sur la crĂ©ation d’une bourse nationale des dĂ©chets. Il s’agit d’une plateforme Ă©lectronique qui mettra en relation l’offre et la demande des dĂ©chets susceptibles d’ĂȘtre valorisĂ©s par la rĂ©utilisation, le recyclage ou la valorisation Ă©nergĂ©tique. Des exemples existent dĂ©jĂ  avec les dĂ©chets produits par les entreprises brassicoles. A YaoundĂ©, au lieu dit « ancien abattoir », prĂšs des installations d’une sociĂ©tĂ© brassicole, le commerce de la drĂȘche (rĂ©sidus issus de la fabrication de la biĂšre) utilisĂ©e comme aliment dans l’élevage des porcs, des poules, des poissons, etc. est devenu une activitĂ© Ă©conomique Ă  part entiĂšre qui vit de la demande de plus en plus croissante des Ă©leveurs. Quelques entreprises mieux structurĂ©es opĂšrent aussi dans la valorisation des dĂ©chets. Il s’agit donc d’intĂ©resser un plus grand nombre de personnes dans un secteur offrant des potentialitĂ©s de crĂ©ation de richesses et d’emplois. Les 300 participants attendus Ă  YaoundĂ© vont dresser un diagnostic de ce qui se fait actuellement, Ă©changer les expĂ©riences sur les meilleures pratiques et dĂ©finir ensemble les actions prioritaires Ă  mener pour insuffler la nouvelle dynamique voulue dans ce secteur
Etat civil:ces actes que l’on nĂ©glige

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le MINATD procĂšde Ă  l’ouverture d’une rencontre de sensibilisation des chefs tratidionnels dans ce sens mercredi matin Ă  YaoundĂ©.
Combien sont-ils aujourd’hui, les enfants qui n’ont pas d’actes de naissance du fait de la « nĂ©gligence » des parents ? Combien sont-elles les familles qui « omettent » de faire Ă©tablir un acte de dĂ©cĂšs Ă  la suite de la disparition d’un proche ? Combien sont-ils aujourd’hui, les actes d’état civil acquis frauduleusement soit pour complĂ©ter un acte administratif ou pour toute autre raison ? Difficile d’y rĂ©pondre avec exactitude. Mais si l’on en juge par la rĂ©gularitĂ© des campagnes organisĂ©es depuis plusieurs semaines, on peut comprendre l’importance du phĂ©nomĂšne. Il y a quelques semaines, cette sensibilisation a touchĂ© les parlementaires. Maintenant, ce sont les chefs traditionnels, autre maillon dans la chaĂźne d’établissement de ces piĂšces, qui sont concernĂ©s. Dans le cas spĂ©cifique des naissances, et compte tenu des difficultĂ©s souvent rencontrĂ©es par les parents, notamment dans les zones rurales, la loi N°2011/011 du 6 mai 2011 modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de l’ordonnance N°81-02 du 29 juin 1981 portant organisation de l’état civil et diverses dispositions relatives Ă  l’état des personnes physiques en son article 30, alinĂ©a 1, un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 30 jours a Ă©tĂ© accordĂ© pour la dĂ©claration de la naissance auprĂšs de l’officier d’état civil, aprĂšs l’accouchement.
Ce dĂ©lai est de 30 jours lorsque la naissance a lieu dans un Ă©tablissement hospitalier, ceci par le soin du responsable du centre hospitalier ou toute personne qui a assistĂ© la mĂšre Ă  l’accouchement. Si ces dĂ©lais ne sont pas respectĂ©s, les « parents disposent d’un dĂ©lai supplĂ©mentaire de soixante jours pour faire la dĂ©claration auprĂšs de l’officier d’état civil du lieu de naissance ». Dans le cas contraire, une rĂ©quisition du procureur de la RĂ©publique sera nĂ©cessaire. Une procĂ©dure souvent difficile pour de nombreux parents qui cherchent dĂšs lors Ă  se tourner vers des solutions « plus faciles » et, par consĂ©quent, plus dangereuses. Pourtant, pour faciliter l’établissement des actes d’état civil, les pouvoirs publics n’ont eu de cesse de multiplier des centres en la matiĂšre. Ainsi, Ă  cĂŽtĂ© des 374 communes et communautĂ©s urbaines qui existent et qui sont dotĂ©s de centres d’état civil principaux, il existe des milliers de centres secondaires d’état civil qui sont créés par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, sur proposition motivĂ©e des prĂ©fets territorialement compĂ©tents. Chacun de ces centres secondaires est rattachĂ© au centre d’état civil principal de la commune oĂč il est implantĂ©. Pour rĂ©gler les problĂšmes liĂ©s Ă  l’état civil, la loi de 2011 a créé le Bureau national de l’état civil (BUNEC).
Sécurité au travail: des trousses de secours pour les entreprises

Rita DIBA
Régions - Littoral

Le projet a été lancé mardi à Douala par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.
Chantal Taznau, promoteur immobilier, faisait partie des employeurs invitĂ©s ce mardi 26 avril 2016, Ă  l’hĂŽtel Sawa Ă  Douala, au lancement du projet d’équipement des entreprises en trousse-secours. En mĂȘme temps que le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona, qui prĂ©sidait l’évĂšnement, Chantal Taznau a dĂ©couvert, avec d’autres patrons, les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  la constitution de la trousse de secours. Trousse qui varie selon le type d’activitĂ©. Occasion pour l’entrepreneure de dire tout le bien qu’elle pense de l’initiative : « C’est un trĂšs bon projet. Et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devraient possĂ©der une trousse. Jusqu’à l’échoppe du quartier. Il faudrait aller vers des unitĂ©s plus petites pour essayer de leur expliquer le bien-fondĂ© de la trousse de secours ». Elle assure possĂ©der cet Ă©quipement nĂ©cessaire Ă  la sĂ©curitĂ© des travailleurs sur ses chantiers, oĂč les risques liĂ©s aux accidents de travail sont Ă©normes.
Sa structure ne fait donc pas partie des sociĂ©tĂ©s dont parle le MINTSS, qui « ont du mal Ă  se mettre dans le respect strict des lois ». Un cadre rĂ©glementaire rappelĂ© par SĂ©raphine Ekoa, experte, qui a exposĂ© sur la sĂ©curitĂ© au travail et les risques professionnels au Cameroun. Ainsi, l’employeur a l’obligation de prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des travailleurs dans l’entreprise. ProblĂšme : selon les chiffres de Mme Ekoa, 80% des travailleurs Ă©voluent dans l’informel, ce qui explique que les statistiques sur les accidents de travail « sont largement sous-estimĂ©s ».
GrĂ©goire Owona est revenu sur l’importance de l’initiative engagĂ©e par le groupe Itec International, fĂ©licitant le directeur gĂ©nĂ©ral Joe Kamwa : « ce produit rĂ©pond Ă  un besoin rĂ©el dans nos entreprises, dans notre sociĂ©tĂ©. Le gouvernement est donc partant pour ce type de projet ». En droite ligne avec le thĂšme de cette 130e Ă©dition de la fĂȘte du 1er mai : « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ».
Et prĂ©sent justement Ă  Douala pour une visite de travail dans le cadre de la cĂ©lĂ©bration du 1er mai, le ministre GrĂ©goire Owona a profitĂ© de l’occasion pour dire un mot sur ce qu’il appelle « la nouvelle inspection du travail ». Un projet en dĂ©veloppement depuis deux ans, qui veut que les inspecteurs du travail n’attendent plus les plaintes dans leurs bureaux, mais qu’ils aillent Ă  la rencontre des entreprises. Une activitĂ© de prĂ©vention qui devrait contribuer Ă  la diminution des conflits et des accidents de travail.
Cameroon Tribune du jeudi, 28 avril 2016.
Ce que veulent les travailleurs

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

MalgrĂ© un contexte de croissance globale, tout le monde n’a pas accĂšs Ă  un travail lui permettant de mener une vie digne et rĂ©pondant Ă  ses besoins essentiels ainsi qu’à ceux de sa famille.
D’oĂč le thĂšme de la 130e Ă©dition de la FĂȘte internationale du travail cĂ©lĂ©brĂ©e le 1er mai prochain: « ResponsabilitĂ© sociale des entreprises et des syndicats pour le travail dĂ©cent ». La notion de travail dĂ©cent rĂ©sume les aspirations de tout travailleur : la possibilitĂ© d'exercer un travail productif et convenablement rĂ©munĂ©rĂ©, assorti de conditions de sĂ©curitĂ© sur le lieu de travail et d'une protection sociale pour sa famille. Le travail dĂ©cent donne aux individus la possibilitĂ© de s'Ă©panouir et de s'insĂ©rer dans la sociĂ©tĂ©, ainsi que la libertĂ© d'exprimer leurs prĂ©occupations, de se syndiquer et de prendre part aux dĂ©cisions qui auront des consĂ©quences sur leur existence. Il suppose une Ă©galitĂ© de chances et de traitement pour les femmes et les hommes.

Membre de l’Organisation internationale du Travail (OIT), le Cameroun entend promouvoir ce concept susceptible d’entraĂźner l’amĂ©lioration des conditions de vie des travailleurs. Ses indicateurs sont d’ailleurs bien connus : salaires, temps de travail et heures supplĂ©mentaires, santĂ© et sĂ©curitĂ© sociale, harcĂšlement et discrimination, libertĂ© d’association, cadre de travail. Et mĂȘme si lesdits indicateurs ne sont pas tous au vert, les Camerounais, dans leur grande majoritĂ©, aiment travailler. MalgrĂ© les souffrances physiques, Ă©motionnelles ou psychologiques que peuvent entraĂźner les conditions d’exercice de certains mĂ©tiers. « L’irrationalitĂ© et l’injustice du systĂšme capitaliste actuel favorisent l’extension de la prĂ©caritĂ© chez les travailleurs. Il faut repartir autrement les richesses dans le monde », assure un membre de l’Union gĂ©nĂ©rale des travailleurs du Cameroun (Ugtc). Dans un contexte marquĂ© par l’engagement du gouvernement Ă  faire du Cameroun un pays Ă©mergent en 2035, la stabilitĂ© du climat social, condition de production optimale des travailleurs, s’impose.
En cette veille de commĂ©moration du 1er mai, CT a voulu recueillir les expĂ©riences de travail en donnant la parole Ă  ses lecteurs. Pour qu'ils expriment leurs attentes. DiffĂ©rentes personnes Ă  travers le pays ont acceptĂ© de s’ouvrir et proposer leur maniĂšre de voir. Des dolĂ©ances Ă  ne pas nĂ©gliger sont sorties de cet exercice.
Des trésors dans les rails

Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique

Les entreprises spĂ©cialisĂ©es dans les Ă©tudes, la construction et l’exploitation des infrastructures ferroviaires ont un boulevard d’opportunitĂ©s Ă  saisir au Cameroun. Car elles arrivent au moment oĂč presque tout est Ă  construire. En effet, bien qu’opĂ©rationnel depuis avril 1911, le chemin de fer a, Ă  peine, tissĂ© sa toile dans le pays. Il est Ă  voie Ă©troite (1 000 mm d’écartement) et s’étend seulement entre Douala-Kumba (ligne ouest, environ 100 km) et Douala-NgaoundĂ©rĂ© (Transcam I et II, 885 km). Sa densitĂ©, sur un territoire de 475 440 kmÂČ, est de seulement 2,32 km pour 1 000 kmÂČ, soit 1/25 de celle de l’Europe, qui est de 60 km. Aujourd’hui, les investissements sur le rĂ©seau ferroviaire se limitent Ă  la rĂ©habilitation de certains tronçons, empĂȘchant ainsi au chemin de fer de jouer pleinement son rĂŽle. Selon les experts, mĂȘme si tout le rĂ©seau actuel devait ĂȘtre rĂ©novĂ©, sa vitesse et sa capacitĂ© de transport seraient limitĂ©es Ă  cause de l’étroitesse des rails. Ce rĂ©seau serait, en outre, incapable de satisfaire la demande croissante de transport des marchandises et des personnes, dans une Ă©conomie en croissance lancĂ©e vers l’émergence. Dans ces conditions, les activitĂ©s logistiques et industrielles inter-rĂ©gionales peinent Ă  dĂ©coller et l’économie ne se dĂ©veloppe guĂšre comme il se devrait, en raison du mauvais Ă©tat des moyens de transport de masse des produits pondĂ©reux. D’oĂč la pertinence du Plan-directeur ferroviaire national dont le Cameroun s’est dotĂ© en 2012. Ce plan est avant tout un outil de planification qui sert de boussole aux investissements dans ce secteur stratĂ©gique. Dans un pays riche en ressources naturelles, l’enjeu est de construire un rĂ©seau ferroviaire allant du Nord au Sud et de l’Est Ă  l’Ouest, afin d’amĂ©liorer l’accessibilitĂ© du chemin de fer en bĂątissant un rĂ©seau inter-rĂ©gional destinĂ© Ă  effacer les dĂ©sĂ©quilibres entre les rĂ©gions et promouvoir le dĂ©veloppement des zones moins avancĂ©es. Bien plus, sur le plan international, il est question de se connecter aux pays voisins, dans l’optique de s’assurer un avantage concurrentiel en tant que plaque tournante de l’Afrique centrale en matiĂšre de transport et de logistique. Dans cette perspective, le dĂ©veloppement de nouvelles voies modernes est envisagĂ© conformĂ©ment au plan-directeur, dans le cadre de partenariats entre le public et des investisseurs privĂ©s, pour les itinĂ©raires prioritaires reliant les ports et les zones de production industrielles et miniĂšres. Trois sĂ©quences de dĂ©ploiement ont Ă©tĂ© retenues : Ă  court, moyen et long termes. Puis, la classification des lignes dans chaque sĂ©quence est fonction des rĂ©sultats de l’analyse de la demande. C’est ainsi qu’on retrouve dans le court terme, des lignes telles que EdĂ©a-Lolabe (port en eau profonde de Kribi) ; Mbalam-Lolabe, Douala-Limbe ; NgaoundĂ©rĂ©-Douala. A moyen terme, est envisagĂ©e la construction des lignes Douala-Wum ; Mbanga-Kumba ; NgaoundĂ©rĂ©-KoussĂ©ri, Bertoua-Gamboula, etc. Enfin, Ă  long terme, les lignes Guider-Dourbeye ; Bafoussam-Ekok ; Obala-Bandjoun ; Tiko-Mundemba ; Foumban-Nkambe, etc. Faisant le point, le directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©tudes techniques au ministĂšre des Travaux publics, Guy Daniel Abouna Zoa, affirme que de nombreuses Ă©tudes sont en cours dans la perspective d’étendre le rĂ©seau d’infrastructures ferroviaires en double voies et Ă©cartement standard (1,435 mĂštre). Il y a donc en cours, les Ă©tudes de faisabilitĂ© du tronçon de chemin de fer EdĂ©a-Kribi (environ 136 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-LimbĂ© (environ 70 km) pour un dĂ©lai de 12 mois ; Douala-YaoundĂ©-Bertoua-NgaoundĂ©rĂ© (environ 900 km) pour un dĂ©lai de 24 mois ; et le montage institutionnel relatif au tronçon NgaoundĂ©rĂ©-N’Djamena (environ 700 km). Pour tous ces tronçons, le financement, la construction et l’exploitation sont envisagĂ©s suivant les procĂ©dures du partenariat public-privĂ© (PPP).
Peter Agbor Tabi, la famille porte le deuil

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au domicile du dĂ©funt Ă  YaoundĂ©, dignitĂ© et Ă©motion caractĂ©risent les proches de l’ancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique.
Quartier Biteng Ă  YaoundĂ©, Ă  la limite entre la capitale avec la petite localitĂ© de Nkoabang mercredi en fin de matinĂ©e. Une bĂątisse se dresse dans une clĂŽture. Quelques personnes sortent de temps en temps de cette rĂ©sidence. Ici, habitait encore Peter Agbor Tabi. MalgrĂ© le silence qui caractĂ©rise les lieux, prĂšs de 500 mĂštres Ă  la ronde, l’on sait que l’ancien « maĂźtre des lieux » n’est plus. A l’intĂ©rieur de la rĂ©sidence, l’un des fils de l’ancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, dĂ©cĂ©dĂ© avant-hier Ă  Paris des suites de maladie, accueille les visiteurs. En toute simplicitĂ© et avec courtoisie. Sur le reste, difficile de lui arracher le moindre mot. « Mon pĂšre Ă©tait trĂšs bien organisĂ©. Je vous conseille de vous adresser Ă  son frĂšre le recteur de l’universitĂ© de Maroua (Pr. Ako Edward Oben, Ndlr). C’est lui qui s’exprime au nom de la famille », laisse-t-il tomber en prenant le soin d’indiquer que le porte-parole de la famille est occupĂ© dans le cadre des jeux universitaires qui se dĂ©roulent au Campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. Et c’est avec beaucoup de dignitĂ© qu’il prend congĂ© de vous pour s’occuper de nouveaux arrivants, non sans indiquer qu’il prĂ©fĂšre que les tĂ©moignages sur son pĂšre soient apportĂ©s par les autres « un homme qui a beaucoup aidĂ© des gens dans son entourage », indique-t-il nĂ©anmoins.
DĂ©cĂ©dĂ© Ă  Paris avant-hier, comme l’indique le communiquĂ© rendu public Ă  cet effet par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, la dĂ©pouille de celui qui a Ă©tĂ© le dernier chancelier de l’universitĂ© de YaoundĂ©, avant la rĂ©forme qui a vu la naissance d’autres institutions universitaires en 1993 se trouve encore dans la capitale française. En attendant le programme des obsĂšques.
Les médecins prescrivent des mesures anti-stress au Travail

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société

La sĂ©curitĂ© et la santĂ© des travailleurs sont au cƓur d’actions de sensibilisation cette semaine.
Aujourd’hui 28 avril 2016, le monde se penche sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail Ă  l’occasion de la journĂ©e consacrĂ©e Ă  ces deux prĂ©occupations. Pour cette quatorziĂšme Ă©dition, la communautĂ© internationale a choisi de rĂ©flĂ©chir sur le dĂ©fi collectif que reprĂ©sente le stress au travail. Mardi Ă  Douala, des mĂ©decins de la SociĂ©tĂ© camerounaise de sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail (SCSST) ont entamĂ© une sĂ©rie de manifestations dans le but de faire avancer cette cause. Au terme d’une confĂ©rence de presse convoquĂ©e par la SCSST mardi, l’on a notamment appris que le stress prend actuellement au Cameroun une certaine place dans l’augmentation de la prĂ©valence des maladies psychiatriques et cardiovasculaires. Le stress affecte mĂȘme les chĂŽmeurs, ont prĂ©cisĂ© les confĂ©renciers. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© de fournir au travailleur des moyens de relaxation, d’organiser des sĂ©ances collectives de pratique du sport et surtout de crĂ©er mutuellement une ambiance convenable dans les lieux de travail en recherchant le compromis.
Ces propositions, estime le Dr Joseph Dieuboue, prĂ©sident de la SCSST, devraient permettre d’amĂ©liorer les statistiques d’ici la prochaine Ă©dition en comparaison avec l’actuelle journĂ©e. Laquelle se trouve dans les parages d’une autre journĂ©e internationale, la vingtiĂšme que l’Afrique (Ă  travers les institutions francophones de prĂ©voyance sociale) dĂ©die Ă  la prĂ©vention ce 30 avril 2016. Une occasion de faire un Ă©tat des avancĂ©es et difficultĂ©s en la matiĂšre, avant d’envisager les orientations qui pourraient amĂ©liorer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs. Pour mobiliser autour du sujet, samedi 30 avril, les mĂ©decins du travail ont conviĂ© tout le public de Douala Ă  une marche sportive qui suivra la sensibilisation dans les entreprises notamment. Mais au-delĂ , la SCSST a attirĂ© l’attention sur les exigences qui se posent en la matiĂšre : de nouveaux mĂ©decins experts ; des lois mises Ă  jour ; des contrĂŽles effectifs et efficaces et l’universalisation de la sĂ©curitĂ© sociale.
Consommation: gare aux produits « soigne-tout »

Elise ZIEMINE
National - Société

Proposés à des prix dérisoires, ils sont lourds de conséquences sur la santé des utilisateurs.
Trois jours passĂ©s entre la chambre et les toilettes. Mireille Ondoa a failli trĂ©passer il y a quelque jours Ă  YaoundĂ© Ă  cause d’un de ces produits multiples actions. Victime de constipations occasionnelles, la dame a Ă©tĂ© bluffĂ©e par une poudre dont on disait qu’elle nettoie le ventre, les reins et purifie l’organisme. Le vendeur lui ayant affirmĂ© qu’une seule poire allait dĂ©finitivement rĂ©soudre le problĂšme, la patiente s’est jetĂ©e Ă  l’eau sans avoir demandĂ© le dosage. Une fois entre les quatre murs et la poudre diluĂ©e, elle a propulsĂ© le mĂ©lange dans le ventre. Mais ce qui Ă©tait prĂ©vu pour mettre un terme Ă  la constipation a plutĂŽt provoquĂ© une colique terrible. « Ma fille a failli mourir. Lorsqu’elle m’a appelĂ©, elle n’arrivait mĂȘme plus Ă  marcher. C’est avec l’aide des voisins que je l’ai amenĂ©e Ă  l’HĂŽpital central. Les gens qui fabriquent ces mĂ©dicaments et les vendent Ă  vil prix dans les agences de voyage ne sont pas sĂ©rieux », regrette sa mĂšre. Mireille n’a pas Ă©tĂ© la seule dans cette situation. « J’ai achetĂ© un de ces produits qui devait non seulement blanchir les dents, mettre un terme au saignement des gencives et lutter contre toute sorte de douleur. Mais aprĂšs le premier brossage, j’ai eu mal aux gencives pendant toute la journĂ©e. Il n’y avait mĂȘme pas moyen de manger», affirme Mohamed Nsangou. Et un autre usager d’ajouter : « Pour moi c’était un produit qui devait lutter contre les odeurs corporelles, la transpiration, les dĂ©mangeaisons, le « Came No Go » et qui devait lisser la peau. Mais aprĂšs plusieurs bains, mes boutons se sont aggravĂ©s, multipliĂ©s mĂȘme. Je ne comprenais plus ce qui se passait.»
Le problĂšme, c’est qu’à cĂŽtĂ© de la mĂ©dicine moderne ou de la pharmacopĂ©e traditionnelle « responsable », une catĂ©gorie de « chercheurs » met sur le marchĂ© des produits prĂ©tendant soigner les maladies vĂ©nĂ©riennes, les hĂ©morroĂŻdes, la filariose, les vers intestinaux, le rhumatisme, faiblesses sexuelles

C’est en effet le cas d’un de ces remĂšdes ayant la cote ces derniers mois dans la ville de YaoundĂ©. Vendu Ă  50 F, il est proposĂ© aux usagers dans tous les espaces publics. Avec des allures d’un dĂ©tergent, le produit porte la mention « Savon en poudre, anti moustique et antiseptique. » N’allez surtout pas croire qu’il n’est fait que pour tordre le cou aux moustiques. Non. Il lutte Ă©galement contre le mal de dents, les pellicules, les cicatrices, les dĂ©mangeaisons des orteils, la constipation, le mal de dos et bien d’autres. Sur le sachet en plastique, le nom du fabricant n’est pas mentionnĂ©, mais le mode d’utilisation est indiquĂ©. AprĂšs avoir expliquĂ© comment la poudre nettoie les habits « plus que le pressing » ou chasse les pellicules Ă  la vitesse de l’éclair, plus loin on y lit : « Blessure : former la patte avec de l’eau, appliquez. GuĂ©rison rapide sans cicatrice » L’on savait gĂ©nĂ©ralement qu’un mĂ©dicament Ă©tait destinĂ© Ă  un mal, mais celui-ci, s’il faut l’appeler ainsi, est destinĂ© Ă  10 problĂšmes. En plus, il est capable de soigner l’homme et de tuer les moustiques en mĂȘme temps. Conceptions ingĂ©nieuses ou dangers publics, c’est Ă  chacun de voir. Mais tous ceux qui ont essayĂ©, conseillent d’aller Ă  l’hĂŽpital au moindre mal.
Barrage hydro-électrique de Nachtigal: les financements sont-ils menacés ?

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

ElectricitĂ© de France, l’un des partenaires du projet, a rĂ©cemment annoncĂ© une rĂ©duction de ses investissements du fait d’une conjoncture dĂ©favorable.
Face Ă  la baisse des prix de gros de l’électricitĂ© en France qui ont atteint des niveaux historiquement bas depuis le dĂ©but de cette annĂ©e, le conseil d’administration d’EDF (ElectricitĂ© de France) rĂ©uni le 22 avril dernier a annoncĂ© une sĂ©rie de mesures stratĂ©giques. C’est ainsi que, pour renforcer sa situation financiĂšre, EDF prĂ©voit d’augmenter son capital Ă  hauteur de quatre milliards d’euros, soit environ 2 620 milliards de F, dont le tiers proviendra de l’Etat français, dĂ©tenteur de 85% des actions du groupe. Le premier point du plan d’actions annoncĂ© par EDF c’est l’ « optimisation et sĂ©lectivitĂ© des investissements en cohĂ©rence avec la stratĂ©gie CAP 2030 ». LĂ , le groupe prĂ©voit de rĂ©duire les investissements de prĂšs de deux milliards d’euros (environ 1 310 milliards de F) entre 2015 et 2018.
ProblĂšme, EDF est actuellement engagĂ©e dans le financement du projet d’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont au Cameroun. Le groupe devrait apporter 40% des 655,9 milliards de F CFA nĂ©cessaires. Ce projet pourrait-il souffrir de la situation financiĂšre actuelle d’EDF ? ContactĂ© Ă  ce sujet, Olivier Flambard, chef de projet Nachtigal, rĂ©pond : « Le plan d’action annoncĂ© vendredi par EDF vise prĂ©cisĂ©ment Ă  sĂ©curiser la trajectoire financiĂšre d’EDF et Ă  lui permettre de poursuivre son dĂ©veloppement dans le cadre de sa stratĂ©gie CAP 2030, dont une des ambitions fortes consiste Ă  dĂ©velopper le Groupe EDF Ă  l’international, notamment dans les zones en croissance comme en Afrique et Ă  investir dans des projets compĂ©titifs et bas carbone ». A en croire le chef de projet, le barrage de Nachtigal ne devrait donc pas souffrir des rĂ©ajustements annoncĂ©s. « A cet Ă©gard, le projet Nachtigal-amont au Cameroun a pour EDF toute sa pertinence et son importance, et EDF continue de travailler avec ses partenaires, le gouvernement du Cameroun et la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (SFI), en vue de la dĂ©cision finale d’investissement », ajoute notre source.
L’accord de dĂ©veloppement en commun du projet d’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal-amont sur le fleuve Sanaga dans la rĂ©gion du Centre a Ă©tĂ© signĂ© Ă  YaoundĂ© le 8 novembre 2013 entre le gouvernement camerounais et trois partenaires financiers: la SFI, membre du groupe de la Banque mondiale, Rio Tinto Alcan (RTA) et EDF reprĂ©sentĂ©e par Michel Roussin. Un an aprĂšs, en octobre 2014, l’annonce par RTA de son retrait de l’actionnariat du groupe Alucam avait dĂ©jĂ  fait planer des incertitudes sur la poursuite de son engagement dans le projet Nachtigal. Actuellement, sur le site Internet du projet Nachtigal, le groupe minier n’est pas citĂ© parmi les dĂ©veloppeurs du projet.
Fleuve Sanaga.
Quatre nouvelles lignes de chemin de fer Ă  construire

Grégoire DJARMAILA
Rédaction - Dossier

Le Cameroun entend lever 8 464 milliards de FCFA pour réaliser plus de 1700 km de linéaire en vue de valoriser ses nouveaux projets industriels et miniers en vue de son émergence.

Mbalam-Kribi, EdĂ©a-Kribi, Douala-Limbe et NgaoundĂ©rĂ©-Douala. Ce sont les nouveaux tronçons ferroviaires que le Cameroun entend, Ă  court terme, rĂ©aliser pour densifier son rĂ©seau actuel de chemin de fer. Au total, ce sont 1 719,6 km de linĂ©aire Ă  construire pour un coĂ»t d’environ 8 464 milliards de FCFA. L’ambition du Cameroun Ă  travers la phase 1 de ce nouveau plan directeur ferroviaire est de rentabiliser ses projets industriels et miniers en cours de rĂ©alisation et Ă  travers lesquels il compte accĂ©lĂ©rer sa croissance Ă©conomique afin de pouvoir accĂ©der au statut de pays Ă©mergent Ă  l'horizon 2035. La rentabilitĂ© Ă©conomique de ces nouvelles lignes ferroviaires consiste Ă  relier les principaux ports aux zones miniĂšres du pays pour faire Ă©merger l’industrie camerounaise. Le gouvernement envisage ainsi de tirer meilleur profit des projets en cours d’extraction du fer de Mbalam Ă  l’Est, de la bauxite de Minim-Martap et les dĂ©pĂŽts de minerais de Ngaoundal dans l’Adamaoua ou d’alumine d’EdĂ©a. Le tracĂ© Mbalam (Est)-Kribi permet de transporter le fer qui sera extrait de Mbalam pour le nouveau port en eau profonde de Kribi. En ce qui concerne le tronçon EdĂ©a-Kribi, il s’agira d’écouler le minerai d’alumine extrait Ă  partir d’Edea sur le marchĂ© international via le port en eau profonde de Kribi. Quant au linĂ©aire Douala-Limbe, le Cameroun entend Ă©largir l’accĂšs du pays Ă  la mer entre la mĂ©tropole Ă©conomique et la ville balnĂ©aire qui abrite les installations de la SociĂ©tĂ© nationale de raffinage (Sonara) et attend la construction d'un yard pĂ©trolier. S’agissant de la ligne Ngaoundere-Douala, principale voie de communication entre le Nord et le Sud du Cameroun, elle est appelĂ©e Ă  se moderniser pour ĂȘtre arrimĂ©e aux stands internationaux de l’heure. Il s’agit Ă  travers ce programme de doter les nouvelles voies ferroviaires du pays avec un rail de 50 kg et un Ă©cartement de 1,435 mm. Selon les experts du Minepat, ces caractĂ©ristiques faciliteront l'acquisition des Ă©quipements mobiles (locomotives, wagons) et un systĂšme de signalisation adaptĂ© au rĂ©seau de fibre optique (tĂ©lĂ©signalisation). Dans ce nouveau plan directeur ferroviaire, la minutie a Ă©tĂ© le principe. Le gouvernement a optĂ© pour une voie double. Les trains voyageurs vont circuler Ă  une vitesse comprise entre 170 et 150 km/h alors que les trains marchandises auront une vitesse maximale de 90 km/h.
Les Ă©tudes de faisabilitĂ© sont bouclĂ©es et les nouveaux chantiers ferroviaires n’attendent que les financements pour le dĂ©marrage des travaux. Dans le business plan, plusieurs schĂ©mas sont prĂ©vus. Le gouvernement entend explorer les pistes du partenariat public-privĂ©, relancer l’emprunt obligataire et surtout expĂ©rimenter le Build Operate Transfer (BOT). Dans ce dernier cas de figure, il s’agira, comme dans un contrat de concession, de confier au privĂ©, la rĂ©alisation et l’exploitation des installations pour une durĂ©e donnĂ©e.
Sur le plan social, ces nouveaux projets ferroviaires prioritaires vont gĂ©nĂ©rer 348 300 emplois dont 31 900 directs et 316 400 indirects. Ces emplois concernent tous les secteurs de l’économie, de l’encadrement technique aux agents d’exĂ©cution.
Les offres attendues jeudi pour l’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

Le processus de recrutement des entreprises devant rĂ©aliser les diffĂ©rentes composantes de l’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal amont se poursuit. Les offres des 12 entreprises prĂ©-qualifiĂ©es en octobre 2015 sont attendues le 29 avril. Selon les informations reçues au siĂšge du projet Nachtigal Ă  YaoundĂ©, l’analyse des offres en vue de la sĂ©lection des diffĂ©rents constructeurs pourra commencer. Il est question Ă  l’issue de cette opĂ©ration de dĂ©signer les structures qui se chargeront de mener les travaux prĂ©vus dans les diffĂ©rents lots du projet. Le premier concerne les terrassements gĂ©nĂ©raux, le gĂ©nie civil et les Ă©quipements des ouvrages amont et du canal d’amenĂ©e. Le deuxiĂšme lot porte sur les ouvrages aval, les conduites forcĂ©es et Ă©quipements hydro-mĂ©caniques des adductions aval. Le troisiĂšme lot est consacrĂ© aux Ă©quipements de la centrale, tandis que le quatriĂšme lot, lui, est dĂ©diĂ© aux lignes Ă©lectriques d’évacuation.
En novembre 2015, lors de la signature du contrat d’achat d’électricitĂ© entre l’Etat, les partenaires et Eneo, le dĂ©but des travaux avait Ă©tĂ© annoncĂ© pour le troisiĂšme trimestre 2016, c’est-Ă -dire entre juillet et septembre prochains. Environ 1 500 emplois devraient ĂȘtre mobilisĂ©s au pic du chantier. Un appel Ă  manifestation d’intĂ©rĂȘt a Ă©tĂ© lancĂ© pour la construction et l’équipement de la CitĂ© d’exploitation situĂ© Ă  Batchenga dans le dĂ©partement de la LĂ©kiĂ©, rĂ©gion du Centre, Ă  65 Km de YaoundĂ©. La date-limite pour la recevabilitĂ© des offres est fixĂ©e au 30 juin prochain. Le projet d’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal amont, d’une capacitĂ© de 420 mĂ©gawatts fait partie du programme de valorisation du potentiel hydro-Ă©lectrique du bassin de la Sanaga. L’ouvrage devrait, selon certaines estimations, couvrir jusqu’à 30% de la demande en Ă©lectricitĂ© sur le RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS). La mise en service des premiers groupes du barrage est prĂ©vue en 2020 et la rĂ©ception provisoire de l’ensemble des ouvrages projetĂ©e pour le premier semestre 2021. L’énergie sera acheminĂ©e Ă  YaoundĂ© via une ligne de 225 kV d’un peu plus de 50 km construite par le Consortium jusqu’au nouveau poste de Nyom II qui sera construit par l’Etat.
Bangourain va abriter le lancement officiel de la 44Ăš FĂȘte de l’UnitĂ©

Gibrile KENFACK TSABDO
National - Politique

Le gouverneur de l’Ouest en a fait l’annonce au cours de la premiĂšre rĂ©union prĂ©paratoire ce mardi Ă  Bafoussam.

L’arrondissement de Bangourain dans le dĂ©partement du Noun sera sous les feux des projecteurs le 11 mai prochain. Il lui revient, en effet, d’abriter le lancement officiel des activitĂ©s marquant la 44e Ă©dition de la fĂȘte nationale du 20 mai 2016. CĂ©rĂ©monie qui sera personnellement prĂ©sidĂ©e par le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou. Compte tenu de cet Ă©vĂšnement « important », le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, a invitĂ© toutes les forces vives de la rĂ©gion de l’Ouest Ă  se mobiliser pour rehausser son Ă©clat. Au cours de la premiĂšre rĂ©union prĂ©paratoire tenue le 26 avril dernier dans la salle de confĂ©rences des services du gouverneur, il est ressorti que les activitĂ©s auront pour cadre la place des fĂȘtes de Bafoussam.
L’évaluation de la 43e Ă©dition a Ă©tĂ© passĂ©e en revue. En attendant le thĂšme gĂ©nĂ©ral qui sera connu trĂšs prochainement, le sous-thĂšme retenu cette annĂ©e, est « Le rĂŽle des chefferies traditionnelles dans le processus de promotion, de prĂ©servation et de consolidation de l’unitĂ© et de l’intĂ©gration nationales ». Au rang des innovations, des carrĂ©s spĂ©ciaux seront dĂ©diĂ©s aux secteurs Ă©conomiques comme l’agriculture et l’élevage. Onze commissions ont Ă©tĂ© mises sur pied, avec pour instructions de veiller Ă  la rĂ©ussite de l’évĂšnement, surtout en termes de mobilisation. «C’est un grand Ă©vĂšnement qui concerne tout le monde. C’est le jour oĂč les Camerounais se retrouvent ensemble pour regarder vers l’avenir », a martelĂ© Augustine Awa Fonka.
Quatre records battus en athlétisme

Steve LIBAM
National - Sport

Ils ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s au triple saut et lancer du poids dames, ainsi qu’aux relais 4x400m masculin et fĂ©minin.

Les finales des relais 4x400m masculin et fĂ©minin qui ont lieu jeudi au stade de l’IntĂ©gration de Soa s’annoncent relevĂ©es. Car mercredi, les qualifications ont Ă©tĂ© « exceptionnelles ». Rien que chez les messieurs, le record de 3mn 22s 7’ Ă©tabli par l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© lors des Jeux de Soa en 2004, a Ă©tĂ© battu Ă  deux reprises. D’abord lors de la premiĂšre sĂ©rie, il est encore l’Ɠuvre du quatuor de l’Adamaoua, en 3mn 20s 8’. Celui-ci n’a tenu que quelques minutes, balayĂ© lors de la deuxiĂšme sĂ©rie par le relais de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, en 3mn 19s 3’. « C’est incroyable. Le record existe depuis 12 ans et il tombe Ă  deux reprises en une journĂ©e », s’exclame un membre de la Commission technique d’athlĂ©tisme. Auparavant, du cĂŽtĂ© des dames, le relais 4x400m de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, en 4mn 3s 3’ avait dĂ©jĂ  rĂ©ussi Ă  faire tomber la performance Ă©tablie en 2004 par le relais de l’universitĂ© de Douala (4mn 7s 1’). Les deux finales vaudront le dĂ©tour aujourd’hui. Une façon de terminer les Ă©preuves d’athlĂ©tisme en apothĂ©ose.
Au lancer du poids, Milred Anwi Buru (universitĂ© de Bamenda) a effectuĂ© un jet de 13,78m, beaucoup plus que les 12,90m de Nathalie Tchoyi Ă©tabli en 2001, lors des Jeux de NgaoundĂ©rĂ©. Cependant, la vĂ©ritable star de la quatriĂšme journĂ©e de la compĂ©tition en athlĂ©tisme Ă©tait Olivia Nga Ndongo. L’athlĂšte de l’INJS a effectuĂ© un bond de 12,35m au triple saut. C’est plus que les 12,24m de Sandrine Mbumi en 2010, toujours Ă  Soa. Les spĂ©cialistes voient en l’athlĂšte, un nouveau porte flambeau de la discipline dans les prochaines annĂ©es, aprĂšs Françoise Mbango, mĂ©daillĂ©e d’or aux Jeux olympiques et Sandrine Mbumi, championne d’Afrique. GrĂące Ă  ces performances, l’INJS, Ă©galement laurĂ©ate de la mĂ©daille d’or au 10.000m et au saut en hauteur messieurs grĂące Ă  Pierre Tchogah et Marcel Mayack II, conforte sa domination en athlĂ©tisme, ainsi que sa premiĂšre place au classement des institutions. Au moment oĂč nous mettions sous presse hier, les finales de judo se poursuivaient au gymnase de Soa. Les premiĂšres mĂ©dailles d’or dans la discipline ont Ă©tĂ© glanĂ©es mardi dernier par l’universitĂ© de Dschang et l’universitĂ© de Douala. Par ailleurs, le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo, s’est rendu hier sur le site des Jeux. Occasion pour lui d’apprĂ©cier la dimension Ă©conomique de la compĂ©tition. Il Ă©tait accompagnĂ© du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa.
Cameroon Tribune du vendredi, 29 avril 2016.
Les habits neufs de la SOPECAM

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Des dĂ©crets du prĂ©sident de la RĂ©publique signĂ©s hier portent transformation de l’entreprise et approbation de ses statuts.

Ce qu’il faut retenir :
La premiĂšre chose Ă  retenir des textes prĂ©sidentiels signĂ©s hier c’est que la SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) se met dĂ©sormais en conformitĂ© avec la loi N°99/016 du 22 dĂ©cembre 1999 portant statut gĂ©nĂ©ral des Ă©tablissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic. L’entreprise s’est conformĂ©e Ă  cette loi qui rĂ©git les entreprises publiques au Cameroun. Il existe Ă  ce niveau, trois types de sociĂ©tĂ©s, Ă  savoir des sociĂ©tĂ©s anonymes, des Ă©tablissements publics administratifs et les sociĂ©tĂ©s Ă  capitaux publics. Pour ce qui la concerne, la SOPECAM devient une sociĂ©tĂ© Ă  capital public ayant pour actionnaire unique, l’Etat. L’entreprise est dotĂ©e de la personnalitĂ© juridique et de l’autonomie financiĂšre. Au plan pratique, l’entreprise bĂ©nĂ©ficie d’une plus large autonomie de gestion vis-Ă -vis de l’Etat. Il n’existe plus de contrĂŽle financier ni d’agence comptable, mais des commissaires aux comptes
Quels sont dĂ©sormais les organes de l’entreprise ?
La SociĂ©tĂ© de presse et d’éditions du Cameroun compte dĂ©sormais les organes suivants : une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, un conseil d’administration et une direction gĂ©nĂ©rale. Les statuts de l’entreprise ramĂšnent Ă  une dizaine, le nombre de membres du conseil d’administration, dĂ©signĂ© pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. S’agissant de la direction gĂ©nĂ©rale, elle est tenue par un directeur gĂ©nĂ©ral, assistĂ© d’un adjoint, tous nommĂ©s pour un mandat de trois ans renouvelable deux fois.
Quel sera le rĂŽle des organes dirigeants ?
Le conseil d’administration et la direction gĂ©nĂ©rale peuvent prendre des dĂ©cisions au plan managĂ©rial sous rĂ©serve des modalitĂ©s de contrĂŽle que la tutelle technique ou financiĂšre exerce sur les entreprises publiques. Il s’agit de plus de flexibilitĂ© qui ne veut pas dire indĂ©pendance.
Quid de la tutelle de la SOPECAM ?
Elle ne change pas. Comme le relĂšve l’article 3 du dĂ©cret portant transformation de l’entreprise, elle reste placĂ©e sous la tutelle technique du ministĂšre chargĂ© de la communication et sous la tutelle financiĂšre du ministĂšre chargĂ© des finances.
A propos des objectifs de l’entreprise
Les missions assignĂ©es Ă  la SOPECAM ne changent pas fondamentalement par rapport Ă  ce qui Ă©tait prĂ©vu dans le dĂ©cret N°85/1716 du 12 dĂ©cembre 1985 portant rĂ©organisation de la SOPECAM. MĂȘme si actuellement l’objet n’est plus restrictif comme c’était le cas lorsque l’entreprise Ă©tait sous un contrĂŽle fort de l’Etat, comme on peut le voir Ă  l’article 2 du dĂ©cret portant transformation de la SOPECAM qui indique entre autres le « dĂ©veloppement de toutes activitĂ©s connexes ou complĂ©mentaires Ă  son objet social ». Maintenant l’entreprise a un dispositif qui est plus gĂ©nĂ©ral et lui permet de se mouvoir avec plus de flexibilitĂ©. Ce qui devrait lui permettre de dĂ©velopper plus de ressources. La SociĂ©tĂ© de Presse et d’éditions du Cameroun reste nĂ©anmoins une entreprise publique appartenant toujours Ă  l’Etat du Cameroun.
SynthĂšse de Jean Francis BELIBI