Cameroon Tribune
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Fleuve Sanaga.
Quatre nouvelles lignes de chemin de fer Ă  construire

Grégoire DJARMAILA
Rédaction - Dossier

Le Cameroun entend lever 8 464 milliards de FCFA pour réaliser plus de 1700 km de linéaire en vue de valoriser ses nouveaux projets industriels et miniers en vue de son émergence.

Mbalam-Kribi, EdĂ©a-Kribi, Douala-Limbe et NgaoundĂ©rĂ©-Douala. Ce sont les nouveaux tronçons ferroviaires que le Cameroun entend, Ă  court terme, rĂ©aliser pour densifier son rĂ©seau actuel de chemin de fer. Au total, ce sont 1 719,6 km de linĂ©aire Ă  construire pour un coĂ»t d’environ 8 464 milliards de FCFA. L’ambition du Cameroun Ă  travers la phase 1 de ce nouveau plan directeur ferroviaire est de rentabiliser ses projets industriels et miniers en cours de rĂ©alisation et Ă  travers lesquels il compte accĂ©lĂ©rer sa croissance Ă©conomique afin de pouvoir accĂ©der au statut de pays Ă©mergent Ă  l'horizon 2035. La rentabilitĂ© Ă©conomique de ces nouvelles lignes ferroviaires consiste Ă  relier les principaux ports aux zones miniĂšres du pays pour faire Ă©merger l’industrie camerounaise. Le gouvernement envisage ainsi de tirer meilleur profit des projets en cours d’extraction du fer de Mbalam Ă  l’Est, de la bauxite de Minim-Martap et les dĂ©pĂŽts de minerais de Ngaoundal dans l’Adamaoua ou d’alumine d’EdĂ©a. Le tracĂ© Mbalam (Est)-Kribi permet de transporter le fer qui sera extrait de Mbalam pour le nouveau port en eau profonde de Kribi. En ce qui concerne le tronçon EdĂ©a-Kribi, il s’agira d’écouler le minerai d’alumine extrait Ă  partir d’Edea sur le marchĂ© international via le port en eau profonde de Kribi. Quant au linĂ©aire Douala-Limbe, le Cameroun entend Ă©largir l’accĂšs du pays Ă  la mer entre la mĂ©tropole Ă©conomique et la ville balnĂ©aire qui abrite les installations de la SociĂ©tĂ© nationale de raffinage (Sonara) et attend la construction d'un yard pĂ©trolier. S’agissant de la ligne Ngaoundere-Douala, principale voie de communication entre le Nord et le Sud du Cameroun, elle est appelĂ©e Ă  se moderniser pour ĂȘtre arrimĂ©e aux stands internationaux de l’heure. Il s’agit Ă  travers ce programme de doter les nouvelles voies ferroviaires du pays avec un rail de 50 kg et un Ă©cartement de 1,435 mm. Selon les experts du Minepat, ces caractĂ©ristiques faciliteront l'acquisition des Ă©quipements mobiles (locomotives, wagons) et un systĂšme de signalisation adaptĂ© au rĂ©seau de fibre optique (tĂ©lĂ©signalisation). Dans ce nouveau plan directeur ferroviaire, la minutie a Ă©tĂ© le principe. Le gouvernement a optĂ© pour une voie double. Les trains voyageurs vont circuler Ă  une vitesse comprise entre 170 et 150 km/h alors que les trains marchandises auront une vitesse maximale de 90 km/h.
Les Ă©tudes de faisabilitĂ© sont bouclĂ©es et les nouveaux chantiers ferroviaires n’attendent que les financements pour le dĂ©marrage des travaux. Dans le business plan, plusieurs schĂ©mas sont prĂ©vus. Le gouvernement entend explorer les pistes du partenariat public-privĂ©, relancer l’emprunt obligataire et surtout expĂ©rimenter le Build Operate Transfer (BOT). Dans ce dernier cas de figure, il s’agira, comme dans un contrat de concession, de confier au privĂ©, la rĂ©alisation et l’exploitation des installations pour une durĂ©e donnĂ©e.
Sur le plan social, ces nouveaux projets ferroviaires prioritaires vont gĂ©nĂ©rer 348 300 emplois dont 31 900 directs et 316 400 indirects. Ces emplois concernent tous les secteurs de l’économie, de l’encadrement technique aux agents d’exĂ©cution.
Les offres attendues jeudi pour l’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

Le processus de recrutement des entreprises devant rĂ©aliser les diffĂ©rentes composantes de l’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal amont se poursuit. Les offres des 12 entreprises prĂ©-qualifiĂ©es en octobre 2015 sont attendues le 29 avril. Selon les informations reçues au siĂšge du projet Nachtigal Ă  YaoundĂ©, l’analyse des offres en vue de la sĂ©lection des diffĂ©rents constructeurs pourra commencer. Il est question Ă  l’issue de cette opĂ©ration de dĂ©signer les structures qui se chargeront de mener les travaux prĂ©vus dans les diffĂ©rents lots du projet. Le premier concerne les terrassements gĂ©nĂ©raux, le gĂ©nie civil et les Ă©quipements des ouvrages amont et du canal d’amenĂ©e. Le deuxiĂšme lot porte sur les ouvrages aval, les conduites forcĂ©es et Ă©quipements hydro-mĂ©caniques des adductions aval. Le troisiĂšme lot est consacrĂ© aux Ă©quipements de la centrale, tandis que le quatriĂšme lot, lui, est dĂ©diĂ© aux lignes Ă©lectriques d’évacuation.
En novembre 2015, lors de la signature du contrat d’achat d’électricitĂ© entre l’Etat, les partenaires et Eneo, le dĂ©but des travaux avait Ă©tĂ© annoncĂ© pour le troisiĂšme trimestre 2016, c’est-Ă -dire entre juillet et septembre prochains. Environ 1 500 emplois devraient ĂȘtre mobilisĂ©s au pic du chantier. Un appel Ă  manifestation d’intĂ©rĂȘt a Ă©tĂ© lancĂ© pour la construction et l’équipement de la CitĂ© d’exploitation situĂ© Ă  Batchenga dans le dĂ©partement de la LĂ©kiĂ©, rĂ©gion du Centre, Ă  65 Km de YaoundĂ©. La date-limite pour la recevabilitĂ© des offres est fixĂ©e au 30 juin prochain. Le projet d’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Nachtigal amont, d’une capacitĂ© de 420 mĂ©gawatts fait partie du programme de valorisation du potentiel hydro-Ă©lectrique du bassin de la Sanaga. L’ouvrage devrait, selon certaines estimations, couvrir jusqu’à 30% de la demande en Ă©lectricitĂ© sur le RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS). La mise en service des premiers groupes du barrage est prĂ©vue en 2020 et la rĂ©ception provisoire de l’ensemble des ouvrages projetĂ©e pour le premier semestre 2021. L’énergie sera acheminĂ©e Ă  YaoundĂ© via une ligne de 225 kV d’un peu plus de 50 km construite par le Consortium jusqu’au nouveau poste de Nyom II qui sera construit par l’Etat.
Bangourain va abriter le lancement officiel de la 44Ăš FĂȘte de l’UnitĂ©

Gibrile KENFACK TSABDO
National - Politique

Le gouverneur de l’Ouest en a fait l’annonce au cours de la premiĂšre rĂ©union prĂ©paratoire ce mardi Ă  Bafoussam.

L’arrondissement de Bangourain dans le dĂ©partement du Noun sera sous les feux des projecteurs le 11 mai prochain. Il lui revient, en effet, d’abriter le lancement officiel des activitĂ©s marquant la 44e Ă©dition de la fĂȘte nationale du 20 mai 2016. CĂ©rĂ©monie qui sera personnellement prĂ©sidĂ©e par le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou. Compte tenu de cet Ă©vĂšnement « important », le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest, Augustine Awa Fonka, a invitĂ© toutes les forces vives de la rĂ©gion de l’Ouest Ă  se mobiliser pour rehausser son Ă©clat. Au cours de la premiĂšre rĂ©union prĂ©paratoire tenue le 26 avril dernier dans la salle de confĂ©rences des services du gouverneur, il est ressorti que les activitĂ©s auront pour cadre la place des fĂȘtes de Bafoussam.
L’évaluation de la 43e Ă©dition a Ă©tĂ© passĂ©e en revue. En attendant le thĂšme gĂ©nĂ©ral qui sera connu trĂšs prochainement, le sous-thĂšme retenu cette annĂ©e, est « Le rĂŽle des chefferies traditionnelles dans le processus de promotion, de prĂ©servation et de consolidation de l’unitĂ© et de l’intĂ©gration nationales ». Au rang des innovations, des carrĂ©s spĂ©ciaux seront dĂ©diĂ©s aux secteurs Ă©conomiques comme l’agriculture et l’élevage. Onze commissions ont Ă©tĂ© mises sur pied, avec pour instructions de veiller Ă  la rĂ©ussite de l’évĂšnement, surtout en termes de mobilisation. «C’est un grand Ă©vĂšnement qui concerne tout le monde. C’est le jour oĂč les Camerounais se retrouvent ensemble pour regarder vers l’avenir », a martelĂ© Augustine Awa Fonka.
Quatre records battus en athlétisme

Steve LIBAM
National - Sport

Ils ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s au triple saut et lancer du poids dames, ainsi qu’aux relais 4x400m masculin et fĂ©minin.

Les finales des relais 4x400m masculin et fĂ©minin qui ont lieu jeudi au stade de l’IntĂ©gration de Soa s’annoncent relevĂ©es. Car mercredi, les qualifications ont Ă©tĂ© « exceptionnelles ». Rien que chez les messieurs, le record de 3mn 22s 7’ Ă©tabli par l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© lors des Jeux de Soa en 2004, a Ă©tĂ© battu Ă  deux reprises. D’abord lors de la premiĂšre sĂ©rie, il est encore l’Ɠuvre du quatuor de l’Adamaoua, en 3mn 20s 8’. Celui-ci n’a tenu que quelques minutes, balayĂ© lors de la deuxiĂšme sĂ©rie par le relais de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, en 3mn 19s 3’. « C’est incroyable. Le record existe depuis 12 ans et il tombe Ă  deux reprises en une journĂ©e », s’exclame un membre de la Commission technique d’athlĂ©tisme. Auparavant, du cĂŽtĂ© des dames, le relais 4x400m de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa, en 4mn 3s 3’ avait dĂ©jĂ  rĂ©ussi Ă  faire tomber la performance Ă©tablie en 2004 par le relais de l’universitĂ© de Douala (4mn 7s 1’). Les deux finales vaudront le dĂ©tour aujourd’hui. Une façon de terminer les Ă©preuves d’athlĂ©tisme en apothĂ©ose.
Au lancer du poids, Milred Anwi Buru (universitĂ© de Bamenda) a effectuĂ© un jet de 13,78m, beaucoup plus que les 12,90m de Nathalie Tchoyi Ă©tabli en 2001, lors des Jeux de NgaoundĂ©rĂ©. Cependant, la vĂ©ritable star de la quatriĂšme journĂ©e de la compĂ©tition en athlĂ©tisme Ă©tait Olivia Nga Ndongo. L’athlĂšte de l’INJS a effectuĂ© un bond de 12,35m au triple saut. C’est plus que les 12,24m de Sandrine Mbumi en 2010, toujours Ă  Soa. Les spĂ©cialistes voient en l’athlĂšte, un nouveau porte flambeau de la discipline dans les prochaines annĂ©es, aprĂšs Françoise Mbango, mĂ©daillĂ©e d’or aux Jeux olympiques et Sandrine Mbumi, championne d’Afrique. GrĂące Ă  ces performances, l’INJS, Ă©galement laurĂ©ate de la mĂ©daille d’or au 10.000m et au saut en hauteur messieurs grĂące Ă  Pierre Tchogah et Marcel Mayack II, conforte sa domination en athlĂ©tisme, ainsi que sa premiĂšre place au classement des institutions. Au moment oĂč nous mettions sous presse hier, les finales de judo se poursuivaient au gymnase de Soa. Les premiĂšres mĂ©dailles d’or dans la discipline ont Ă©tĂ© glanĂ©es mardi dernier par l’universitĂ© de Dschang et l’universitĂ© de Douala. Par ailleurs, le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo, s’est rendu hier sur le site des Jeux. Occasion pour lui d’apprĂ©cier la dimension Ă©conomique de la compĂ©tition. Il Ă©tait accompagnĂ© du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa.
Cameroon Tribune du vendredi, 29 avril 2016.
Les habits neufs de la SOPECAM

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Des dĂ©crets du prĂ©sident de la RĂ©publique signĂ©s hier portent transformation de l’entreprise et approbation de ses statuts.

Ce qu’il faut retenir :
La premiĂšre chose Ă  retenir des textes prĂ©sidentiels signĂ©s hier c’est que la SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) se met dĂ©sormais en conformitĂ© avec la loi N°99/016 du 22 dĂ©cembre 1999 portant statut gĂ©nĂ©ral des Ă©tablissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic. L’entreprise s’est conformĂ©e Ă  cette loi qui rĂ©git les entreprises publiques au Cameroun. Il existe Ă  ce niveau, trois types de sociĂ©tĂ©s, Ă  savoir des sociĂ©tĂ©s anonymes, des Ă©tablissements publics administratifs et les sociĂ©tĂ©s Ă  capitaux publics. Pour ce qui la concerne, la SOPECAM devient une sociĂ©tĂ© Ă  capital public ayant pour actionnaire unique, l’Etat. L’entreprise est dotĂ©e de la personnalitĂ© juridique et de l’autonomie financiĂšre. Au plan pratique, l’entreprise bĂ©nĂ©ficie d’une plus large autonomie de gestion vis-Ă -vis de l’Etat. Il n’existe plus de contrĂŽle financier ni d’agence comptable, mais des commissaires aux comptes
Quels sont dĂ©sormais les organes de l’entreprise ?
La SociĂ©tĂ© de presse et d’éditions du Cameroun compte dĂ©sormais les organes suivants : une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, un conseil d’administration et une direction gĂ©nĂ©rale. Les statuts de l’entreprise ramĂšnent Ă  une dizaine, le nombre de membres du conseil d’administration, dĂ©signĂ© pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. S’agissant de la direction gĂ©nĂ©rale, elle est tenue par un directeur gĂ©nĂ©ral, assistĂ© d’un adjoint, tous nommĂ©s pour un mandat de trois ans renouvelable deux fois.
Quel sera le rĂŽle des organes dirigeants ?
Le conseil d’administration et la direction gĂ©nĂ©rale peuvent prendre des dĂ©cisions au plan managĂ©rial sous rĂ©serve des modalitĂ©s de contrĂŽle que la tutelle technique ou financiĂšre exerce sur les entreprises publiques. Il s’agit de plus de flexibilitĂ© qui ne veut pas dire indĂ©pendance.
Quid de la tutelle de la SOPECAM ?
Elle ne change pas. Comme le relĂšve l’article 3 du dĂ©cret portant transformation de l’entreprise, elle reste placĂ©e sous la tutelle technique du ministĂšre chargĂ© de la communication et sous la tutelle financiĂšre du ministĂšre chargĂ© des finances.
A propos des objectifs de l’entreprise
Les missions assignĂ©es Ă  la SOPECAM ne changent pas fondamentalement par rapport Ă  ce qui Ă©tait prĂ©vu dans le dĂ©cret N°85/1716 du 12 dĂ©cembre 1985 portant rĂ©organisation de la SOPECAM. MĂȘme si actuellement l’objet n’est plus restrictif comme c’était le cas lorsque l’entreprise Ă©tait sous un contrĂŽle fort de l’Etat, comme on peut le voir Ă  l’article 2 du dĂ©cret portant transformation de la SOPECAM qui indique entre autres le « dĂ©veloppement de toutes activitĂ©s connexes ou complĂ©mentaires Ă  son objet social ». Maintenant l’entreprise a un dispositif qui est plus gĂ©nĂ©ral et lui permet de se mouvoir avec plus de flexibilitĂ©. Ce qui devrait lui permettre de dĂ©velopper plus de ressources. La SociĂ©tĂ© de Presse et d’éditions du Cameroun reste nĂ©anmoins une entreprise publique appartenant toujours Ă  l’Etat du Cameroun.
SynthĂšse de Jean Francis BELIBI
Lundi sera fĂ©riĂ©, pour cause, fĂȘte du Travail

Elise ZIEMINE
National - Société

C’est, en effet, ce que prĂ©voit la loi de 1973, fixant le rĂ©gime des fĂȘtes lĂ©gales au Cameroun, lorsque l’une d’elles tombe un dimanche.

Ce n’est que mardi prochain que les travailleurs camerounais vont renouer avec leurs lieux de service, sauf cas d’urgence extrĂȘme. Cette prolongation du week-end est la rĂ©sultante de la loi N° 73/5 du 7 dĂ©cembre 1973, promulguĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique et fixant le rĂ©gime des fĂȘtes lĂ©gales au Cameroun. D’aprĂšs son article 2, sont considĂ©rĂ©es comme fĂȘtes lĂ©gales civiles et cĂ©lĂ©brĂ©es comme telles sur l’ensemble du territoire national, le Jour de l’an (1er janvier), la fĂȘte de la jeunesse (11 fĂ©vrier), la fĂȘte du travail (1er mai) et la fĂȘte nationale (20 mai). Mention spĂ©ciale : « Lorsqu’une fĂȘte lĂ©gale civile est cĂ©lĂ©brĂ©e un dimanche ou un jour fĂ©riĂ©, le jour consĂ©cutif est assimilĂ© Ă  cette fĂȘte, du point de vue des conditions de travail et de rĂ©munĂ©ration », prĂ©cise le texte.
Cette annĂ©e 2016 justement, le 1er mai tombe un dimanche. Et la loi de 1973 devrait, en effet, se voir appliquer, pour cette 130e Ă©dition de la fĂȘte internationale du travail. Si l’on s’en tient au texte, il n’est pas nĂ©cessaire d’attendre un arrĂȘtĂ© du chef de l’Etat pour profiter du fĂ©riĂ©. C’est lorsqu’une fĂȘte lĂ©gale religieuse est cĂ©lĂ©brĂ©e un dimanche ou un jour fĂ©riĂ©, que le quitus du prĂ©sident de la RĂ©publique est attendu. Notamment s’il s’agit de l’Ascension, de l’Assomption, de la NoĂ«l, de la fĂȘte du Ramadan ou de celle du mouton
Donc, pour ceux qui se demandaient encore si lundi sera fĂ©riĂ© ou pas, ou s’ils devaient moins lever le coude le 1er mai, pour ĂȘtre en forme lundi, la question ne se pose plus. Lundi est effectivement fĂ©riĂ© au Cameroun au grand bonheur de l’ensemble des travailleurs du territoire national.
Dimanche, fĂȘte du travail!

Carine TSIELE
National - Société

À 48 h de la cĂ©lĂ©bration, les ateliers de couture et de sĂ©rigraphie ne dĂ©semplissent pas.

A quelques heures de la FĂȘte du travail, les prĂ©paratifs gagnent en intensitĂ©. Hier Ă  9 h, au marchĂ© Mokolo par exemple, le crissement des machines Ă  coudre Ă©tait plus bruyant que d'habitude. C’est que lors de ladite fĂȘte, le point d’orgue est la grande parade au Boulevard du 20 mai. Et Ă  l’occasion, les dĂ©filants se font distinguer Ă  travers pagnes, polos et Tee-shirts logos de leurs entreprises. Ainsi, chacun veut ĂȘtre parĂ© pour la fĂȘte. Dans les ateliers, c’est le branle-bas. Ça dĂ©file. Des clients s’y rendent soit pour vĂ©rifier si leur tenue est dĂ©jĂ  confectionnĂ©e ou alors pour nĂ©gocier une couture tardive. « J’ai apportĂ© mon tissu lundi, et je devais le rĂ©cupĂ©rer hier, mais il n’avait pas terminĂ©. J’ai pris une permission ce matin, car je prĂ©fĂšre rester sur place jusqu’à ce qu’il termine. Sinon, je ne vais pas participer au dĂ©filĂ© dimanche», explique Delphine F. Dans cet atelier, l’équipe s’attĂšle Ă  la tĂąche dĂšs 7h du matin et arrĂȘte vers les douze coups de minuit.
C’est la mĂȘme ambiance dans les ateliers de sĂ©rigraphie oĂč les tee-shirts, banderoles et casquettes sont en train d’ĂȘtre floquĂ©s. ValĂ©rie, tient un atelier de sĂ©rigraphie au lieu dit Coron Ă  YaoundĂ©. Depuis quelques jours, elle est surchargĂ©e par de nombreuses commandes qu’elle doit livrer au plus vite. AssistĂ©e par ses quatre employĂ©s, ils produisent environ 150 Tee-shirts par jour, depuis le 15 avril dernier. Ici, c’est un travail Ă  la chaĂźne. Entre la conception du logo (pour les entreprises qui n’en possĂšdent pas), le flocage jusqu’à l’empaquetage et la livraison, chaque employĂ© joue un rĂŽle dĂ©terminant.
Dans les administrations publiques et privĂ©es, les syndicats, c’est Ă©galement le branle-bas. Au-delĂ  des confĂ©rences-dĂ©bats organisĂ©es autour du thĂšme central de l’évĂ©nement, des campagnes gratuites de dĂ©pistage de diffĂ©rentes maladies sont en cours. De mĂȘme que des tournois sportifs et autres sĂ©ances d’investissement humain.
Demain, la clĂŽture des Jeux universitaires

Steve LIBAM
National - Sport

Tous les laurĂ©ats en tennis de table et en athlĂ©tisme sont connus Ă  l’issue des compĂ©titions dans ces disciplines jeudi.

Comme il fallait s’y attendre, les Ă©preuves d’athlĂ©tisme se sont achevĂ©es hier en apothĂ©ose, avec les finales des courses de relais 4x400m masculin et fĂ©minin. Chez les dames, le record des Jeux battu une premiĂšre fois lors des sĂ©ries par l’équipe de l’universitĂ© de YaoundĂ© II (en 4mn 3s 3’), est une nouvelle fois tombĂ©. Il est dĂ©sormais la propriĂ©tĂ© de l’INJS, en 3mn 55 s 9’. Le quatuor emmenĂ© par Eleme Asse et StĂ©phanie Nguelifack qui s’octroie au passage sa quatriĂšme mĂ©daille d’or de la compĂ©tition aprĂšs celles sur 800, 1500 et 5000m, a dominĂ© les universitĂ©s de YaoundĂ© II et de NgaoundĂ©rĂ©. Chez les messieurs, l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© remporte la mĂ©daille d’or en 3mn 19s 4’, Ă  un centiĂšme du record universitaire sur la distance dĂ©jĂ  pulvĂ©risĂ© Ă  deux reprises la veille lors des sĂ©ries. L’Adamaoua devance l’INJS et l’universitĂ© de Maroua. Au total, huit records universitaires ont Ă©tĂ© battus en athlĂ©tisme lors de cette Ă©dition. C’est le cas chez les dames au triple saut (Olivia Nga Ndongo), au saut en hauteur (Olivia Nga Ndongo et Marrissouk A Goniki), au lancer du poids (Anwi Midred Buru), au 5000 m (StĂ©phanie Nguelifack) et au relais 4x400 m. Chez les messieurs Pierre Temezeu sur 5000 m, Pierre Tchogah sur 10000 m et le relais 4x400 m de l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© sont les nouveaux dĂ©tenteurs des meilleures performances.
« Depuis quatre annĂ©es, nous n’avons pas eu de records battus Ă  ces Jeux. Mais lors de cette Ă©dition Ă  Soa, plusieurs performances de rĂ©fĂ©rence ont Ă©tĂ© battues, dont certaines vieilles de sept ou huit ans, voire plus. MĂȘme si les performances ne sont pas exponentielles. Ça prouve qu’il y a un travail qui est fait sur le plan technique », se satisfait Michel Nkolo, le directeur technique national d’athlĂ©tisme. Au tennis de table, les finales ont Ă©tĂ© dominĂ©es par l’IUG, qui s’accapare de cinq mĂ©dailles en or dans la discipline. Les sports collectifs livreront leur verdict aujourd’hui et demain. Au moment oĂč nous mettions sous presse hier, les finales de handisport se dĂ©roulaient au gymnase de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. La cĂ©rĂ©monie de clĂŽture de cette Ă©dition aura lieu demain au stade de l’IntĂ©gration de Soa, en prĂ©sence du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo.
Mgr Emmanuel Abbo prend possession de sa cathĂšdre

Brice MBEZE
Régions - Adamaoua

Le nouvel Ă©vĂȘque, benjamin de l’épiscopat camerounais, sera installĂ© samedi par le Nonce Apostolique au Cameroun et en GuinĂ©e Ă©quatoriale.
Un jour nouveau se lĂšve sur le diocĂšse de NgaoundĂ©rĂ©. NommĂ© le 15 mars dernier par le pape François, Mgr Emmanuel Abbo, sera installĂ© dans sa cathĂšdre samedi. Vacant depuis le dĂ©cĂšs de Mgr Joseph Djida, le 06 janvier 2015, le siĂšge Ă©piscopal, sera occupĂ© par ce jeune prĂ©lat, ĂągĂ© de 47 ans. La messe solennelle d’ordination Ă©piscopale et de la prise de possession canonique du diocĂšse aura lieu Ă  la place des FĂȘtes de NgaoundĂ©rĂ©.
Elle sera prĂ©sidĂ©e par Mgr Piero Pioppo (consĂ©crateur principal), Nonce apostolique au Cameroun et en GuinĂ©e Ă©quatoriale, assistĂ© de deux Ă©vĂȘques co-consĂ©crateurs Ă  savoir Mgr Antoine Ntalou, archevĂȘque de Garoua et Mgr BarthĂ©lĂ©my Yaouda Hourgo, Ă©vĂȘque de Yagoua. NĂ© le 17 juillet 1969 Ă  Karna, localitĂ© situĂ©e dans l’arrondissement de MbĂ©, dĂ©partement de la Vina, rĂ©gion de l’Adamaoua, de l’union de Jean Baptiste DorekakĂ© et de feue Djoumba Catherine, deuxiĂšme fils d’une famille de trois enfants, Mgr Emmanuel Abbo est le troisiĂšme Ă©vĂȘque du diocĂšse de NgaoundĂ©rĂ©. Le premier pasteur Ă  avoir assumĂ© la charge Ă©piscopale fut Mgr Jean Pasquier, nommĂ© en 1982. AprĂšs son dĂ©cĂšs en 2000, Mgr Joseph Djida en avait pris les rĂȘnes en 2001.
OrdonnĂ© diacre le 19 juin 1999 Ă  Maroua des mains de Mgr Felix Del Blanco, alors Nonce apostolique au Cameroun, il est fait prĂȘtre le 24 juin 2000 Ă  NgaoundĂ©rĂ© en la cathĂ©drale Notre Dame des ApĂŽtres par Mgr Jean Pasquier alors Ă©vĂȘque de NgaoundĂ©rĂ©. Il a choisi pour devise Ă©piscopale un extrait des psaumes 103:8 ou 145:8 « Misericors et Miserator Dominus est », qui se traduit : « Le Seigneur est MisĂ©ricordieux et Compatissant » Jc 5, 11). Absent de la ville depuis deux semaines, il entre Ă  NgaoundĂ©rĂ© aujourd’hui de retour de Rome oĂč il a Ă©tĂ© reçu par le pape François qui lui a dĂ©clinĂ© sa « feuille de route. »
Jean Tabi en tĂȘte dans le PalmarĂšs des lycĂ©es et collĂšges 2015

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Confessionnels, prĂ©cisĂ©ment catholiques, et laĂŻcs occupent les douze premiĂšres places du classement de l’Office du BaccalaurĂ©at du Cameroun.

On prend les mĂȘmes, on observe quelques « curiositĂ©s », en effectuant au passage un jeu de chaises musicales, et on recommence. En effet, comme aux sessions prĂ©cĂ©dentes des examens officiels, les douze premiĂšres places sont occupĂ©es par les Ă©tablissements de l’enseignement privĂ©. Les Ă©coles de cet ordre ont mis le cƓur Ă  l’ouvrage tant et si bien qu’il faut attendre le 13e rang, pour voir Ă©merger le premier Ă©tablissement public : le lycĂ©e de BĂ©panda (80,58%). Les lycĂ©es ont avancĂ© de six places Ă  cette session. Mais aprĂšs l’apparition du premier, il faut encore compter sept collĂšges avant d’apercevoir le second : le lycĂ©e bilingue de Bafoussam, classĂ© 21e.
Et comme d’habitude, les catholiques s’offrent la part du lion avec le collĂšge Jean Tabi (99,64 % de taux de rĂ©ussite), le collĂšge Liberman (99,46%), le collĂšge François-Xavier Vogt (97,94%), le Petit SĂ©minaire St Joseph d’Efok (94,44%), respectivement premier, deuxiĂšme, troisiĂšme, quatriĂšme. CinquiĂšme avec 92% et non classĂ© Ă  la session 2014, le collĂšge polyvalent Assomption de Bafoussam effectue une entrĂ©e fulgurante dans ce classement. Puis viennent dans l’ordre, le collĂšge La ConquĂȘte, le collĂšge Saint BenoĂźt, le collĂšge Henri Dumont, le collĂšge JĂ©sus Marie de Simbock, le collĂšge Fleming, le collĂšge de la Retraite et le SĂ©minaire Sainte ThĂ©rĂšse de MvolyĂ©. Quelques phĂ©nomĂšnes retiennent l’attention dans cette cohorte en se classant mieux : le Petit SĂ©minaire St Joseph d’Efok Ă©tait 10e Ă  la prĂ©cĂ©dente Ă©dition ; le collĂšge Fleming 16e et le SĂ©minaire Sainte ThĂ©rĂšse de MvolyĂ©, 47e.
A l’observation, les premiĂšres analyses du palmarĂšs de l’Office du Bac confirment la suprĂ©matie du privĂ© catholique. Le cortĂšge des leaders est constituĂ© de 22 Ă©tablissements qui sont prĂ©sents parmi les 50 meilleurs sur le plan national, depuis au moins trois sessions successives. Il comprend de grands Ă©tablissements de renom Ă  l’instar des collĂšges Jean Tabi, Libermann, Vogt et aussi des lycĂ©es : BĂ©panda, bilingue de Bafoussam, Bamenda et Mbouda. A leurs cĂŽtĂ©s s’alignent des curiositĂ©s comme les collĂšges Henri Dumont, Adonai, Barry de Batouri et Saint Joseph de Bandjoun.
De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, l’on relĂšve une augmentation non nĂ©gligeable au niveau des performances. Les cinquante meilleurs Ă©tablissements ont, quant Ă  eux, pu obtenir des taux de rĂ©ussite variant de 65,45% Ă  99,64%. Pour les responsables de l’Office du Bac, la forte Ă©mulation que suscite le classement des Ă©tablissements amĂšne les uns et les autres Ă  dĂ©ployer des stratĂ©gies pour s’amĂ©liorer.
Le stress préoccupe les travailleurs

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Une table-ronde organisée jeudi à Yaoundé en prélude à la célébration du 1er mai a rassemblé différents acteurs.
L’affection Ă©tait au centre d’une rĂ©flexion jeudi dans les locaux de la Caisse nationale de prĂ©voyance sociale (CNPS) Ă  YaoundĂ©. C’était Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration conjointe de la 20e JournĂ©e de la prĂ©vention des risques professionnels et de la 14e JournĂ©e mondiale de la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail sur le thĂšme : « Le stress au travail : un dĂ©fi collectif ». Pour en dĂ©battre, des experts de la sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail des administrations privĂ©es et publiques ont Ă©tĂ© invitĂ©s. D’aprĂšs Vera LĂčcia Paquete-PerdigĂ ao, directrice du Bureau international du Travail (BIT), une Ă©tude menĂ©e sur le stress liĂ© au travail a dĂ©montrĂ© que ce dernier a des impacts sur le temps de productivitĂ© ainsi que sur les employĂ©s, rĂ©guliĂšrement malades. « Ce qui fait qu’il y a une perte en termes de rendement, tant au niveau des entreprises privĂ©es qu’à la fonction publique. Car le stress liĂ© au travail affecte les travailleurs dans toutes les professions aussi bien dans les pays dĂ©veloppĂ©s que dans ceux en dĂ©veloppement. Il peut gravement nuire non seulement Ă  la santĂ© des travailleurs, mais aussi et trop souvent, au bien-ĂȘtre de leurs familles », a-t-elle assurĂ©.
La mondialisation et les changements technologiques ont transformĂ© les modes de travail et de l’emploi de sorte qu’ils contribuent parfois au stress liĂ© au travail. Ainsi, le fort taux de chĂŽmage, en l’absence de mesures adĂ©quates de protection sociale peut avoir des consĂ©quences sur la santĂ© mentale des travailleurs. Les entreprises ne sont hĂ©las pas Ă©pargnĂ©es des consĂ©quences du stress sur leur performance avec l’absentĂ©isme, la rotation du personnel et les relations de travail difficile. Pour donc inverser la tendance, il est clair selon la directrice du BIT que la protection de la santĂ© mentale des travailleurs doit se concentrer sur des stratĂ©gies de prĂ©vention, notamment l’évaluation et la gestion des risques psycho-sociaux. Le directeur gĂ©nĂ©ral de la CNPS, NoĂ«l Alain Olivier Mekoulou Mvondo Akame, a expliquĂ© que : « Le stress liĂ© au travail est important dans notre pays bien que son ampleur ne soit pas chiffrĂ©e. Selon les enquĂȘtes menĂ©es dans un certain nombre d’entreprises, il ressort que le stress est rĂ©el, mais il est inĂ©vitable. Il faut simplement le maĂźtriser et Ă©viter qu’il atteigne des proportions ».
Le colloque international de mai sur l'Economie numérique se précise

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Du 9 au 13 mai prochain, YaoundĂ© accueille un colloque international sur le thĂšme : « L’apport du Cloud et du Big Data dans l’économie numĂ©rique ». OrganisĂ©e par Nana Payong, promoteur des UniversitĂ©s d’Afrique et de la diaspora (UAD), la rencontre de YaoundĂ© rĂ©unira une dizaine d’experts internationaux et des reprĂ©sentants de quatre structures Ă©tablies comme Google. Ce colloque va permettre aux entreprises camerounaises de saisir une opportunitĂ© inĂ©dite de rencontrer des experts de rĂ©fĂ©rence pour consolider les acquis de leurs cadres, renforcer leurs compĂ©tences et Ă©valuer leur niveau. Sur les dĂ©tails de ce colloque, CT a interviwĂ© l’organisateur.
Un cadre juridique ouvert Ă  l'investissement

WAFFO MONGO
National - Politique

La loi du 14 dĂ©cembre 2011 rĂ©git le secteur de l’électricitĂ© en vue de sa modernisation et de son dĂ©veloppement.
Cette loi s’applique aux activitĂ©s de production Ă  partir de toute source primaire ou secondaire d’énergie, de transport, de distribution, de fourniture, d’importation, d’exportation et de vente de l’électricitĂ©, rĂ©alisĂ©es par toute personne physique ou morale sur le territoire camerounais. Dans le jargon appropriĂ©, l’électricitĂ© est considĂ©rĂ©e comme « un bien meuble par nature, consomptible et fongible ». D’oĂč le stockage de l’eau en vue de la production d’électricitĂ©, la production, le transport, la distribution, l’importation de l’électricitĂ© en vue de la vente de l’énergie au public qui constitue le service public de l’électricitĂ©.
A cĂŽtĂ© de la loi de 2011, il y a celle N°2013/004 du 18 avril 2013 qui fixe les incitations Ă  l’investissement privĂ© en RĂ©publique du Cameroun. Une loi qui prĂ©voit en effet de nombreuses facilitĂ©s discales et douaniĂšres dans le domaine Ă©nergĂ©tique
Au regard des dĂ©fis Ă  relever pour ĂȘtre performant, il est indispensable entre autres exigences en cours, d’établir les bases d’une saine concurrence dans le secteur de l’électricitĂ© en vue d’en accroĂźtre l’efficacitĂ© Ă©conomique ; de fixer les modalitĂ©s de contrĂŽle de l’exĂ©cution des obligations spĂ©cifiques mises Ă  la charge des opĂ©rateurs des activitĂ©s non concurrentielles ; de prĂ©ciser les rĂšgles de protection de l’environnement, dans le secteur de l’électricitĂ© ; d’ĂȘtre trĂšs regardant sur les rĂšgles de protection des intĂ©rĂȘts des consommateurs sur le plan des tarifs, des conditions de fourniture de l’électricitĂ© et de sĂ©curitĂ© des services. Et enfin, il faut garantir la continuitĂ© et la qualitĂ© des prestations.
Et fort de toutes ses potentialités naturelles et de son gisement de compétences humaines, le Cameroun, dans ce domaine là précisément demeure un immense champ en friche.
Demain, Makay

MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier

Le premier barrage hydro-Ă©lectrique Ă  construire sur le Nyong devrait produire, si tout se passe bien, 400 Mw d’électricitĂ© Ă  partir de 2020.
Les peuples de la forĂȘt l’appellent « fleuve noir », en raison de la couleur de ses eaux calmes, mais aussi putrides du fait de toute la biomasse forestiĂšre qu’il charrie. Jusque-lĂ  vierge de toute infrastructure hydro-Ă©lectrique, le Nyong est dĂ©sormais dans la ligne de mire pour le renforcement de la production Ă©nergĂ©tique du Cameroun. Le site de Makay, dans le Nyong-Ekelle, a Ă©tĂ©, en effet, choisi pour abriter un complexe de production hydro-Ă©lectrique sur ce fleuve long de 620 km, dont les eaux coulent dans les robinets Ă  YaoundĂ© Ă  partir de l’usine de captage et de traitement d’Akomnyada, et qui est « navigable de Mbalmayo Ă  Abong-Mbang », comme on le lit dans des livres de gĂ©ographie.
Ce projet est l’objet d’un accord-cadre signĂ© l’annĂ©e derniĂšre, entre le gouvernement camerounais et le groupe marocain Platinum Power. AprĂšs un protocole d’accord paraphĂ© en 2014 par les deux parties. CoĂ»t du projet : un milliard de dollars US, soit 591 milliards de F. La production attendue Ă  l’issue de la mise en place du complexe est de 400 MW.
Le complexe Ă  mettre en place s’étalera sur deux sous-sites : le site de Makay et celui de Milly, appelĂ©s respectivement dans le cadre du projet, Makay1 et Makay 2. L’un aura une capacitĂ© prĂ©visionnelle comprise entre 210 et 250 MW et l’autre, une capacitĂ© prĂ©visionnelle de 150 MW.
D’aprĂšs le chronogramme du projet, la premiĂšre pierre du complexe devrait ĂȘtre posĂ©e en fĂ©vrier 2017. La mise en exploitation de l’infrastructure est projetĂ©e pour fin 2020.
La Sanaga, un potentiel de plus 3 000 mégawatts

Jean Francis BELIBI
Rédaction - Dossier

La construction de ces infrastructures devrait permettre au Cameroun d’ĂȘtre largement au-dessus de ses besoins.

On ne le dira jamais assez. Le Cameroun reprĂ©sente le 3e potentiel Ă©nergĂ©tique en Afrique au Sud du Sahara aprĂšs la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo et l’Ethiopie. A cĂŽtĂ© des infrastructures existantes ou en voie d’ĂȘtre créées, d’autres potentialitĂ©s se prĂ©sentent aux investisseurs qui souhaitent se lancer dans la production de l’électricitĂ© Ă  partir du fleuve Sanaga.
Song Mbengue, un potentiel de 950 MW
La route qui relie la capitale Ă©conomique Douala Ă  Song Mbengue est en bon Ă©tat. Song Mbengue devrait abriter, si les financements sont trouvĂ©s, un barrage hydro-Ă©lectrique. Le projet devra comprendre un amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique et une ligne Ă©lectrique. Il entrave le fleuve Sanaga Ă  15 km en amont de l’actuel barrage hydro-Ă©lectrique de Song Loulou. Le barrage de Song MbenguĂ© forme un rĂ©servoir (appelĂ© rĂ©servoir supĂ©rieur), Ă  partir duquel le fleuve Sanaga est dĂ©tournĂ© le long d’un canal jusqu’au rĂ©servoir dit infĂ©rieur. La centrale hydro-Ă©lectrique utilise la chute entre le rĂ©servoir infĂ©rieur et le rĂ©servoir de Song Loulou (81 mĂštres). Le projet ici devrait porter sur la construction d’une centrale hydro-Ă©lectrique de l’ordre de 950 mĂ©gawatts (MW) d’une ligne de transport d’énergie vers Kribi. Il s’inscrit dans le cadre du projet de dĂ©veloppement de la filiĂšre bauxite-aluminium.
Song Dong, prĂšs de 300 MW d’énergie Ă  fournir
Il s’agit d’un projet qui va bĂ©nĂ©ficier du barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, car Song Dong se situe en aval de Lom Pangar qui aura une capacitĂ© de retenue d’eau de 6 000 m3 d’eau. D’aprĂšs les estimations d’Electricity Development Corporation (EDC), ce projet devrait coĂ»ter un peu plus de 180 milliards de F. Les Ă©tudes techniques ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© engagĂ©es ici. Il ne reste plus qu’aux Ă©ventuels investisseurs qu’à se manifester.
Kikot, des prévisions de 630MW
Il s’agit, selon les estimations du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT) d’un projet de construction d’un barrage hydro-Ă©lectrique sur le fleuve Sanaga d’une puissance de 630 MW avec une ligne d’évacuation de 400 KV. Kikot devrait accroĂźtre le taux de desserte en Ă©nergie Ă©lectrique et favoriser par la mĂȘme occasion le coĂ»t de l’énergie au niveau des mĂ©nages. Le coĂ»t du projet est de 640 milliards de F.
Le projet de Grand Eweng, 1 200 MW de prévision
Le projet de Grand Eweng est situĂ© dans la rĂ©gion du Littoral, Ă  une dizaine de kilomĂštres de Sakbayeme sur la Sanaga. On parle ici d’un projet exceptionnel en ce sens qu’il permettra de produire 1200 MĂ©gawatts (MW) d’énergie, avec une garantie annuelle de 900 MW, favorisant ainsi l’accroissement de la production nationale d’aluminium tant souhaitĂ© et annoncĂ©.
Petit Eweng, une production annoncée de 230 MW
Contrairement au prĂ©cĂ©dent, la production ici est de 230 MW d’énergie Ă©lectrique. Il s’agit Ă©galement d’un projet qui prendra sa source dans la Sanaga.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Le Conseil de sécurité divisé sur l'Intervention au Burundi

Paul EBOA
Afrique - Politique

Les Etats membres peinent Ă  harmoniser leurs positions au sujet du dĂ©ploiement d’une force de police.
RĂ©unis mercredi Ă  l’initiative de la France pour discuter des recommandations du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-Moon, les cinq Etats-membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© n’ont pas pu aplanir leurs divergences relatives au dĂ©ploiement d’une force de police dans ce pays malgrĂ© la recrudescence de la violence. Ces dĂ©saccords sont si profonds entre les Etats-membres que le Conseil n’a pu prendre une dĂ©cision dĂ©finitive. Les Etats-Unis d’AmĂ©rique approuvent l’option de 3000 policiers au Burundi, Ă©mise par Ban Ki-Moon. Tandis que La Russie et la Chine cautionnent plutĂŽt l’idĂ©e du gouvernement burundais de dĂ©pĂȘcher sur les lieux au maximum quelques dizaines d’observateurs.
Pourtant, selon la position de l’envoyĂ© spĂ©cial des Nations unies au Burundi, Jamel Benomar, relayĂ©e par les mĂ©dias ayant suivi cette sĂ©ance du Conseil de sĂ©curitĂ©, « il n’y a plus de temps Ă  perdre ». Il ajoute que la crise pourrait atteindre un autre tournant. Les assassinats ciblĂ©s font, en effet, redouter une intensification du conflit qui a dĂ©jĂ  provoquĂ© la mort d’au moins 600 personnes parmi lesquelles des hauts gradĂ©s de l’armĂ©e rĂ©cemment assassinĂ©s , les 46 morts du premier trimestre 2016 Ă©voquĂ©s par le ministre de la SĂ©curitĂ© publique , Alain Guillaume Buyoni, les 54 policiers et militaires massacrĂ©s lors de la tentative de coup d’Etat du 13 mai 2015, les centaines de dĂ©cĂšs survenus lors des attaques coordonnĂ©es du 11 dĂ©cembre 2015 contre des camps militaires de mĂȘme que les assassinats inventoriĂ©s dans les quartiers . Ce dĂ©sordre a Ă©galement poussĂ© 260.000 Burundais Ă  s’exiler.
Le gouvernement burundais accueille l’option d’envoi d’une force de 3000 policiers sur son territoire avec la mĂȘme rĂ©ticence qu’il avait accueilli l’idĂ©e de l’Union africaine(UA) d’y dĂ©pĂȘcher une force d’interposition de 5000 soldats. L’organisation panafricaine croyait tellement en la justesse de son option qu’elle a menacĂ© de la faire appliquer contre la volontĂ© du prĂ©sident burundais, Pierre Nkurunziza . L’UA a finalement choisi de privilĂ©gier le dialogue. MalgrĂ© plusieurs mĂ©diations, l’organisation panafricaine a dĂ» se rendre compte que ce dialogue n’avance pas. L’ONU qui a multipliĂ© des conciliations a pu dresser le mĂȘme constat. Il faut cependant rompre le cycle de violences avec le concours des Burundais eux-mĂȘmes.
Les médecins du Travail prescrivent des mesures anti-stress

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

La sĂ©curitĂ© et la santĂ© des travailleurs sont au cƓur d’actions de sensibilisation cette semaine.

Le 28 avril 2016, le monde se penche sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail Ă  l’occasion de la journĂ©e consacrĂ©e Ă  ces deux prĂ©occupations. Pour cette quatorziĂšme Ă©dition, la communautĂ© internationale a choisi de rĂ©flĂ©chir sur le dĂ©fi collectif que reprĂ©sente le stress au travail. Mardi Ă  Douala, des mĂ©decins de la SociĂ©tĂ© camerounaise de sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail (SCSST) ont entamĂ© une sĂ©rie de manifestations dans le but de faire avancer cette cause. Au terme d’une confĂ©rence de presse convoquĂ©e par la SCSST mardi, l’on a notamment appris que le stress prend actuellement au Cameroun une certaine place dans l’augmentation de la prĂ©valence des maladies psychiatriques et cardiovasculaires. Le stress affecte mĂȘme les chĂŽmeurs, ont prĂ©cisĂ© les confĂ©renciers. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© de fournir au travailleur des moyens de relaxation, d’organiser des sĂ©ances collectives de pratique du sport et surtout de crĂ©er mutuellement une ambiance convenable dans les lieux de travail en recherchant le compromis.
Ces propositions, estime le Dr Joseph Dieuboue, prĂ©sident de la SCSST, devraient permettre d’amĂ©liorer les statistiques d’ici la prochaine Ă©dition en comparaison avec l’actuelle journĂ©e. Laquelle se trouve dans les parages d’une autre journĂ©e internationale, la vingtiĂšme que l’Afrique (Ă  travers les institutions francophones de prĂ©voyance sociale) dĂ©die Ă  la prĂ©vention ce 30 avril 2016. Une occasion de faire un Ă©tat des avancĂ©es et difficultĂ©s en la matiĂšre, avant d’envisager les orientations qui pourraient amĂ©liorer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs. Pour mobiliser autour du sujet, samedi 30 avril, les mĂ©decins du travail ont conviĂ© tout le public de Douala Ă  une marche sportive qui suivra la sensibilisation dans les entreprises notamment. Mais au-delĂ , la SCSST a attirĂ© l’attention sur les exigences qui se posent en la matiĂšre : de nouveaux mĂ©decins experts ; des lois mises Ă  jour ; des contrĂŽles effectifs et efficaces et l’universalisation de la sĂ©curitĂ© sociale.