Cameroon Tribune
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Lundi sera fĂ©riĂ©, pour cause, fĂȘte du Travail

Elise ZIEMINE
National - Société

C’est, en effet, ce que prĂ©voit la loi de 1973, fixant le rĂ©gime des fĂȘtes lĂ©gales au Cameroun, lorsque l’une d’elles tombe un dimanche.

Ce n’est que mardi prochain que les travailleurs camerounais vont renouer avec leurs lieux de service, sauf cas d’urgence extrĂȘme. Cette prolongation du week-end est la rĂ©sultante de la loi N° 73/5 du 7 dĂ©cembre 1973, promulguĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique et fixant le rĂ©gime des fĂȘtes lĂ©gales au Cameroun. D’aprĂšs son article 2, sont considĂ©rĂ©es comme fĂȘtes lĂ©gales civiles et cĂ©lĂ©brĂ©es comme telles sur l’ensemble du territoire national, le Jour de l’an (1er janvier), la fĂȘte de la jeunesse (11 fĂ©vrier), la fĂȘte du travail (1er mai) et la fĂȘte nationale (20 mai). Mention spĂ©ciale : « Lorsqu’une fĂȘte lĂ©gale civile est cĂ©lĂ©brĂ©e un dimanche ou un jour fĂ©riĂ©, le jour consĂ©cutif est assimilĂ© Ă  cette fĂȘte, du point de vue des conditions de travail et de rĂ©munĂ©ration », prĂ©cise le texte.
Cette annĂ©e 2016 justement, le 1er mai tombe un dimanche. Et la loi de 1973 devrait, en effet, se voir appliquer, pour cette 130e Ă©dition de la fĂȘte internationale du travail. Si l’on s’en tient au texte, il n’est pas nĂ©cessaire d’attendre un arrĂȘtĂ© du chef de l’Etat pour profiter du fĂ©riĂ©. C’est lorsqu’une fĂȘte lĂ©gale religieuse est cĂ©lĂ©brĂ©e un dimanche ou un jour fĂ©riĂ©, que le quitus du prĂ©sident de la RĂ©publique est attendu. Notamment s’il s’agit de l’Ascension, de l’Assomption, de la NoĂ«l, de la fĂȘte du Ramadan ou de celle du mouton
Donc, pour ceux qui se demandaient encore si lundi sera fĂ©riĂ© ou pas, ou s’ils devaient moins lever le coude le 1er mai, pour ĂȘtre en forme lundi, la question ne se pose plus. Lundi est effectivement fĂ©riĂ© au Cameroun au grand bonheur de l’ensemble des travailleurs du territoire national.
Dimanche, fĂȘte du travail!

Carine TSIELE
National - Société

À 48 h de la cĂ©lĂ©bration, les ateliers de couture et de sĂ©rigraphie ne dĂ©semplissent pas.

A quelques heures de la FĂȘte du travail, les prĂ©paratifs gagnent en intensitĂ©. Hier Ă  9 h, au marchĂ© Mokolo par exemple, le crissement des machines Ă  coudre Ă©tait plus bruyant que d'habitude. C’est que lors de ladite fĂȘte, le point d’orgue est la grande parade au Boulevard du 20 mai. Et Ă  l’occasion, les dĂ©filants se font distinguer Ă  travers pagnes, polos et Tee-shirts logos de leurs entreprises. Ainsi, chacun veut ĂȘtre parĂ© pour la fĂȘte. Dans les ateliers, c’est le branle-bas. Ça dĂ©file. Des clients s’y rendent soit pour vĂ©rifier si leur tenue est dĂ©jĂ  confectionnĂ©e ou alors pour nĂ©gocier une couture tardive. « J’ai apportĂ© mon tissu lundi, et je devais le rĂ©cupĂ©rer hier, mais il n’avait pas terminĂ©. J’ai pris une permission ce matin, car je prĂ©fĂšre rester sur place jusqu’à ce qu’il termine. Sinon, je ne vais pas participer au dĂ©filĂ© dimanche», explique Delphine F. Dans cet atelier, l’équipe s’attĂšle Ă  la tĂąche dĂšs 7h du matin et arrĂȘte vers les douze coups de minuit.
C’est la mĂȘme ambiance dans les ateliers de sĂ©rigraphie oĂč les tee-shirts, banderoles et casquettes sont en train d’ĂȘtre floquĂ©s. ValĂ©rie, tient un atelier de sĂ©rigraphie au lieu dit Coron Ă  YaoundĂ©. Depuis quelques jours, elle est surchargĂ©e par de nombreuses commandes qu’elle doit livrer au plus vite. AssistĂ©e par ses quatre employĂ©s, ils produisent environ 150 Tee-shirts par jour, depuis le 15 avril dernier. Ici, c’est un travail Ă  la chaĂźne. Entre la conception du logo (pour les entreprises qui n’en possĂšdent pas), le flocage jusqu’à l’empaquetage et la livraison, chaque employĂ© joue un rĂŽle dĂ©terminant.
Dans les administrations publiques et privĂ©es, les syndicats, c’est Ă©galement le branle-bas. Au-delĂ  des confĂ©rences-dĂ©bats organisĂ©es autour du thĂšme central de l’évĂ©nement, des campagnes gratuites de dĂ©pistage de diffĂ©rentes maladies sont en cours. De mĂȘme que des tournois sportifs et autres sĂ©ances d’investissement humain.
Demain, la clĂŽture des Jeux universitaires

Steve LIBAM
National - Sport

Tous les laurĂ©ats en tennis de table et en athlĂ©tisme sont connus Ă  l’issue des compĂ©titions dans ces disciplines jeudi.

Comme il fallait s’y attendre, les Ă©preuves d’athlĂ©tisme se sont achevĂ©es hier en apothĂ©ose, avec les finales des courses de relais 4x400m masculin et fĂ©minin. Chez les dames, le record des Jeux battu une premiĂšre fois lors des sĂ©ries par l’équipe de l’universitĂ© de YaoundĂ© II (en 4mn 3s 3’), est une nouvelle fois tombĂ©. Il est dĂ©sormais la propriĂ©tĂ© de l’INJS, en 3mn 55 s 9’. Le quatuor emmenĂ© par Eleme Asse et StĂ©phanie Nguelifack qui s’octroie au passage sa quatriĂšme mĂ©daille d’or de la compĂ©tition aprĂšs celles sur 800, 1500 et 5000m, a dominĂ© les universitĂ©s de YaoundĂ© II et de NgaoundĂ©rĂ©. Chez les messieurs, l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© remporte la mĂ©daille d’or en 3mn 19s 4’, Ă  un centiĂšme du record universitaire sur la distance dĂ©jĂ  pulvĂ©risĂ© Ă  deux reprises la veille lors des sĂ©ries. L’Adamaoua devance l’INJS et l’universitĂ© de Maroua. Au total, huit records universitaires ont Ă©tĂ© battus en athlĂ©tisme lors de cette Ă©dition. C’est le cas chez les dames au triple saut (Olivia Nga Ndongo), au saut en hauteur (Olivia Nga Ndongo et Marrissouk A Goniki), au lancer du poids (Anwi Midred Buru), au 5000 m (StĂ©phanie Nguelifack) et au relais 4x400 m. Chez les messieurs Pierre Temezeu sur 5000 m, Pierre Tchogah sur 10000 m et le relais 4x400 m de l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© sont les nouveaux dĂ©tenteurs des meilleures performances.
« Depuis quatre annĂ©es, nous n’avons pas eu de records battus Ă  ces Jeux. Mais lors de cette Ă©dition Ă  Soa, plusieurs performances de rĂ©fĂ©rence ont Ă©tĂ© battues, dont certaines vieilles de sept ou huit ans, voire plus. MĂȘme si les performances ne sont pas exponentielles. Ça prouve qu’il y a un travail qui est fait sur le plan technique », se satisfait Michel Nkolo, le directeur technique national d’athlĂ©tisme. Au tennis de table, les finales ont Ă©tĂ© dominĂ©es par l’IUG, qui s’accapare de cinq mĂ©dailles en or dans la discipline. Les sports collectifs livreront leur verdict aujourd’hui et demain. Au moment oĂč nous mettions sous presse hier, les finales de handisport se dĂ©roulaient au gymnase de l’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa. La cĂ©rĂ©monie de clĂŽture de cette Ă©dition aura lieu demain au stade de l’IntĂ©gration de Soa, en prĂ©sence du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Jacques Fame Ndongo.
Mgr Emmanuel Abbo prend possession de sa cathĂšdre

Brice MBEZE
Régions - Adamaoua

Le nouvel Ă©vĂȘque, benjamin de l’épiscopat camerounais, sera installĂ© samedi par le Nonce Apostolique au Cameroun et en GuinĂ©e Ă©quatoriale.
Un jour nouveau se lĂšve sur le diocĂšse de NgaoundĂ©rĂ©. NommĂ© le 15 mars dernier par le pape François, Mgr Emmanuel Abbo, sera installĂ© dans sa cathĂšdre samedi. Vacant depuis le dĂ©cĂšs de Mgr Joseph Djida, le 06 janvier 2015, le siĂšge Ă©piscopal, sera occupĂ© par ce jeune prĂ©lat, ĂągĂ© de 47 ans. La messe solennelle d’ordination Ă©piscopale et de la prise de possession canonique du diocĂšse aura lieu Ă  la place des FĂȘtes de NgaoundĂ©rĂ©.
Elle sera prĂ©sidĂ©e par Mgr Piero Pioppo (consĂ©crateur principal), Nonce apostolique au Cameroun et en GuinĂ©e Ă©quatoriale, assistĂ© de deux Ă©vĂȘques co-consĂ©crateurs Ă  savoir Mgr Antoine Ntalou, archevĂȘque de Garoua et Mgr BarthĂ©lĂ©my Yaouda Hourgo, Ă©vĂȘque de Yagoua. NĂ© le 17 juillet 1969 Ă  Karna, localitĂ© situĂ©e dans l’arrondissement de MbĂ©, dĂ©partement de la Vina, rĂ©gion de l’Adamaoua, de l’union de Jean Baptiste DorekakĂ© et de feue Djoumba Catherine, deuxiĂšme fils d’une famille de trois enfants, Mgr Emmanuel Abbo est le troisiĂšme Ă©vĂȘque du diocĂšse de NgaoundĂ©rĂ©. Le premier pasteur Ă  avoir assumĂ© la charge Ă©piscopale fut Mgr Jean Pasquier, nommĂ© en 1982. AprĂšs son dĂ©cĂšs en 2000, Mgr Joseph Djida en avait pris les rĂȘnes en 2001.
OrdonnĂ© diacre le 19 juin 1999 Ă  Maroua des mains de Mgr Felix Del Blanco, alors Nonce apostolique au Cameroun, il est fait prĂȘtre le 24 juin 2000 Ă  NgaoundĂ©rĂ© en la cathĂ©drale Notre Dame des ApĂŽtres par Mgr Jean Pasquier alors Ă©vĂȘque de NgaoundĂ©rĂ©. Il a choisi pour devise Ă©piscopale un extrait des psaumes 103:8 ou 145:8 « Misericors et Miserator Dominus est », qui se traduit : « Le Seigneur est MisĂ©ricordieux et Compatissant » Jc 5, 11). Absent de la ville depuis deux semaines, il entre Ă  NgaoundĂ©rĂ© aujourd’hui de retour de Rome oĂč il a Ă©tĂ© reçu par le pape François qui lui a dĂ©clinĂ© sa « feuille de route. »
Jean Tabi en tĂȘte dans le PalmarĂšs des lycĂ©es et collĂšges 2015

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Confessionnels, prĂ©cisĂ©ment catholiques, et laĂŻcs occupent les douze premiĂšres places du classement de l’Office du BaccalaurĂ©at du Cameroun.

On prend les mĂȘmes, on observe quelques « curiositĂ©s », en effectuant au passage un jeu de chaises musicales, et on recommence. En effet, comme aux sessions prĂ©cĂ©dentes des examens officiels, les douze premiĂšres places sont occupĂ©es par les Ă©tablissements de l’enseignement privĂ©. Les Ă©coles de cet ordre ont mis le cƓur Ă  l’ouvrage tant et si bien qu’il faut attendre le 13e rang, pour voir Ă©merger le premier Ă©tablissement public : le lycĂ©e de BĂ©panda (80,58%). Les lycĂ©es ont avancĂ© de six places Ă  cette session. Mais aprĂšs l’apparition du premier, il faut encore compter sept collĂšges avant d’apercevoir le second : le lycĂ©e bilingue de Bafoussam, classĂ© 21e.
Et comme d’habitude, les catholiques s’offrent la part du lion avec le collĂšge Jean Tabi (99,64 % de taux de rĂ©ussite), le collĂšge Liberman (99,46%), le collĂšge François-Xavier Vogt (97,94%), le Petit SĂ©minaire St Joseph d’Efok (94,44%), respectivement premier, deuxiĂšme, troisiĂšme, quatriĂšme. CinquiĂšme avec 92% et non classĂ© Ă  la session 2014, le collĂšge polyvalent Assomption de Bafoussam effectue une entrĂ©e fulgurante dans ce classement. Puis viennent dans l’ordre, le collĂšge La ConquĂȘte, le collĂšge Saint BenoĂźt, le collĂšge Henri Dumont, le collĂšge JĂ©sus Marie de Simbock, le collĂšge Fleming, le collĂšge de la Retraite et le SĂ©minaire Sainte ThĂ©rĂšse de MvolyĂ©. Quelques phĂ©nomĂšnes retiennent l’attention dans cette cohorte en se classant mieux : le Petit SĂ©minaire St Joseph d’Efok Ă©tait 10e Ă  la prĂ©cĂ©dente Ă©dition ; le collĂšge Fleming 16e et le SĂ©minaire Sainte ThĂ©rĂšse de MvolyĂ©, 47e.
A l’observation, les premiĂšres analyses du palmarĂšs de l’Office du Bac confirment la suprĂ©matie du privĂ© catholique. Le cortĂšge des leaders est constituĂ© de 22 Ă©tablissements qui sont prĂ©sents parmi les 50 meilleurs sur le plan national, depuis au moins trois sessions successives. Il comprend de grands Ă©tablissements de renom Ă  l’instar des collĂšges Jean Tabi, Libermann, Vogt et aussi des lycĂ©es : BĂ©panda, bilingue de Bafoussam, Bamenda et Mbouda. A leurs cĂŽtĂ©s s’alignent des curiositĂ©s comme les collĂšges Henri Dumont, Adonai, Barry de Batouri et Saint Joseph de Bandjoun.
De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, l’on relĂšve une augmentation non nĂ©gligeable au niveau des performances. Les cinquante meilleurs Ă©tablissements ont, quant Ă  eux, pu obtenir des taux de rĂ©ussite variant de 65,45% Ă  99,64%. Pour les responsables de l’Office du Bac, la forte Ă©mulation que suscite le classement des Ă©tablissements amĂšne les uns et les autres Ă  dĂ©ployer des stratĂ©gies pour s’amĂ©liorer.
Le stress préoccupe les travailleurs

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Une table-ronde organisée jeudi à Yaoundé en prélude à la célébration du 1er mai a rassemblé différents acteurs.
L’affection Ă©tait au centre d’une rĂ©flexion jeudi dans les locaux de la Caisse nationale de prĂ©voyance sociale (CNPS) Ă  YaoundĂ©. C’était Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration conjointe de la 20e JournĂ©e de la prĂ©vention des risques professionnels et de la 14e JournĂ©e mondiale de la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail sur le thĂšme : « Le stress au travail : un dĂ©fi collectif ». Pour en dĂ©battre, des experts de la sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail des administrations privĂ©es et publiques ont Ă©tĂ© invitĂ©s. D’aprĂšs Vera LĂčcia Paquete-PerdigĂ ao, directrice du Bureau international du Travail (BIT), une Ă©tude menĂ©e sur le stress liĂ© au travail a dĂ©montrĂ© que ce dernier a des impacts sur le temps de productivitĂ© ainsi que sur les employĂ©s, rĂ©guliĂšrement malades. « Ce qui fait qu’il y a une perte en termes de rendement, tant au niveau des entreprises privĂ©es qu’à la fonction publique. Car le stress liĂ© au travail affecte les travailleurs dans toutes les professions aussi bien dans les pays dĂ©veloppĂ©s que dans ceux en dĂ©veloppement. Il peut gravement nuire non seulement Ă  la santĂ© des travailleurs, mais aussi et trop souvent, au bien-ĂȘtre de leurs familles », a-t-elle assurĂ©.
La mondialisation et les changements technologiques ont transformĂ© les modes de travail et de l’emploi de sorte qu’ils contribuent parfois au stress liĂ© au travail. Ainsi, le fort taux de chĂŽmage, en l’absence de mesures adĂ©quates de protection sociale peut avoir des consĂ©quences sur la santĂ© mentale des travailleurs. Les entreprises ne sont hĂ©las pas Ă©pargnĂ©es des consĂ©quences du stress sur leur performance avec l’absentĂ©isme, la rotation du personnel et les relations de travail difficile. Pour donc inverser la tendance, il est clair selon la directrice du BIT que la protection de la santĂ© mentale des travailleurs doit se concentrer sur des stratĂ©gies de prĂ©vention, notamment l’évaluation et la gestion des risques psycho-sociaux. Le directeur gĂ©nĂ©ral de la CNPS, NoĂ«l Alain Olivier Mekoulou Mvondo Akame, a expliquĂ© que : « Le stress liĂ© au travail est important dans notre pays bien que son ampleur ne soit pas chiffrĂ©e. Selon les enquĂȘtes menĂ©es dans un certain nombre d’entreprises, il ressort que le stress est rĂ©el, mais il est inĂ©vitable. Il faut simplement le maĂźtriser et Ă©viter qu’il atteigne des proportions ».
Le colloque international de mai sur l'Economie numérique se précise

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Du 9 au 13 mai prochain, YaoundĂ© accueille un colloque international sur le thĂšme : « L’apport du Cloud et du Big Data dans l’économie numĂ©rique ». OrganisĂ©e par Nana Payong, promoteur des UniversitĂ©s d’Afrique et de la diaspora (UAD), la rencontre de YaoundĂ© rĂ©unira une dizaine d’experts internationaux et des reprĂ©sentants de quatre structures Ă©tablies comme Google. Ce colloque va permettre aux entreprises camerounaises de saisir une opportunitĂ© inĂ©dite de rencontrer des experts de rĂ©fĂ©rence pour consolider les acquis de leurs cadres, renforcer leurs compĂ©tences et Ă©valuer leur niveau. Sur les dĂ©tails de ce colloque, CT a interviwĂ© l’organisateur.
Un cadre juridique ouvert Ă  l'investissement

WAFFO MONGO
National - Politique

La loi du 14 dĂ©cembre 2011 rĂ©git le secteur de l’électricitĂ© en vue de sa modernisation et de son dĂ©veloppement.
Cette loi s’applique aux activitĂ©s de production Ă  partir de toute source primaire ou secondaire d’énergie, de transport, de distribution, de fourniture, d’importation, d’exportation et de vente de l’électricitĂ©, rĂ©alisĂ©es par toute personne physique ou morale sur le territoire camerounais. Dans le jargon appropriĂ©, l’électricitĂ© est considĂ©rĂ©e comme « un bien meuble par nature, consomptible et fongible ». D’oĂč le stockage de l’eau en vue de la production d’électricitĂ©, la production, le transport, la distribution, l’importation de l’électricitĂ© en vue de la vente de l’énergie au public qui constitue le service public de l’électricitĂ©.
A cĂŽtĂ© de la loi de 2011, il y a celle N°2013/004 du 18 avril 2013 qui fixe les incitations Ă  l’investissement privĂ© en RĂ©publique du Cameroun. Une loi qui prĂ©voit en effet de nombreuses facilitĂ©s discales et douaniĂšres dans le domaine Ă©nergĂ©tique
Au regard des dĂ©fis Ă  relever pour ĂȘtre performant, il est indispensable entre autres exigences en cours, d’établir les bases d’une saine concurrence dans le secteur de l’électricitĂ© en vue d’en accroĂźtre l’efficacitĂ© Ă©conomique ; de fixer les modalitĂ©s de contrĂŽle de l’exĂ©cution des obligations spĂ©cifiques mises Ă  la charge des opĂ©rateurs des activitĂ©s non concurrentielles ; de prĂ©ciser les rĂšgles de protection de l’environnement, dans le secteur de l’électricitĂ© ; d’ĂȘtre trĂšs regardant sur les rĂšgles de protection des intĂ©rĂȘts des consommateurs sur le plan des tarifs, des conditions de fourniture de l’électricitĂ© et de sĂ©curitĂ© des services. Et enfin, il faut garantir la continuitĂ© et la qualitĂ© des prestations.
Et fort de toutes ses potentialités naturelles et de son gisement de compétences humaines, le Cameroun, dans ce domaine là précisément demeure un immense champ en friche.
Demain, Makay

MONDA BAKOA
Rédaction - Dossier

Le premier barrage hydro-Ă©lectrique Ă  construire sur le Nyong devrait produire, si tout se passe bien, 400 Mw d’électricitĂ© Ă  partir de 2020.
Les peuples de la forĂȘt l’appellent « fleuve noir », en raison de la couleur de ses eaux calmes, mais aussi putrides du fait de toute la biomasse forestiĂšre qu’il charrie. Jusque-lĂ  vierge de toute infrastructure hydro-Ă©lectrique, le Nyong est dĂ©sormais dans la ligne de mire pour le renforcement de la production Ă©nergĂ©tique du Cameroun. Le site de Makay, dans le Nyong-Ekelle, a Ă©tĂ©, en effet, choisi pour abriter un complexe de production hydro-Ă©lectrique sur ce fleuve long de 620 km, dont les eaux coulent dans les robinets Ă  YaoundĂ© Ă  partir de l’usine de captage et de traitement d’Akomnyada, et qui est « navigable de Mbalmayo Ă  Abong-Mbang », comme on le lit dans des livres de gĂ©ographie.
Ce projet est l’objet d’un accord-cadre signĂ© l’annĂ©e derniĂšre, entre le gouvernement camerounais et le groupe marocain Platinum Power. AprĂšs un protocole d’accord paraphĂ© en 2014 par les deux parties. CoĂ»t du projet : un milliard de dollars US, soit 591 milliards de F. La production attendue Ă  l’issue de la mise en place du complexe est de 400 MW.
Le complexe Ă  mettre en place s’étalera sur deux sous-sites : le site de Makay et celui de Milly, appelĂ©s respectivement dans le cadre du projet, Makay1 et Makay 2. L’un aura une capacitĂ© prĂ©visionnelle comprise entre 210 et 250 MW et l’autre, une capacitĂ© prĂ©visionnelle de 150 MW.
D’aprĂšs le chronogramme du projet, la premiĂšre pierre du complexe devrait ĂȘtre posĂ©e en fĂ©vrier 2017. La mise en exploitation de l’infrastructure est projetĂ©e pour fin 2020.
La Sanaga, un potentiel de plus 3 000 mégawatts

Jean Francis BELIBI
Rédaction - Dossier

La construction de ces infrastructures devrait permettre au Cameroun d’ĂȘtre largement au-dessus de ses besoins.

On ne le dira jamais assez. Le Cameroun reprĂ©sente le 3e potentiel Ă©nergĂ©tique en Afrique au Sud du Sahara aprĂšs la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo et l’Ethiopie. A cĂŽtĂ© des infrastructures existantes ou en voie d’ĂȘtre créées, d’autres potentialitĂ©s se prĂ©sentent aux investisseurs qui souhaitent se lancer dans la production de l’électricitĂ© Ă  partir du fleuve Sanaga.
Song Mbengue, un potentiel de 950 MW
La route qui relie la capitale Ă©conomique Douala Ă  Song Mbengue est en bon Ă©tat. Song Mbengue devrait abriter, si les financements sont trouvĂ©s, un barrage hydro-Ă©lectrique. Le projet devra comprendre un amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique et une ligne Ă©lectrique. Il entrave le fleuve Sanaga Ă  15 km en amont de l’actuel barrage hydro-Ă©lectrique de Song Loulou. Le barrage de Song MbenguĂ© forme un rĂ©servoir (appelĂ© rĂ©servoir supĂ©rieur), Ă  partir duquel le fleuve Sanaga est dĂ©tournĂ© le long d’un canal jusqu’au rĂ©servoir dit infĂ©rieur. La centrale hydro-Ă©lectrique utilise la chute entre le rĂ©servoir infĂ©rieur et le rĂ©servoir de Song Loulou (81 mĂštres). Le projet ici devrait porter sur la construction d’une centrale hydro-Ă©lectrique de l’ordre de 950 mĂ©gawatts (MW) d’une ligne de transport d’énergie vers Kribi. Il s’inscrit dans le cadre du projet de dĂ©veloppement de la filiĂšre bauxite-aluminium.
Song Dong, prĂšs de 300 MW d’énergie Ă  fournir
Il s’agit d’un projet qui va bĂ©nĂ©ficier du barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, car Song Dong se situe en aval de Lom Pangar qui aura une capacitĂ© de retenue d’eau de 6 000 m3 d’eau. D’aprĂšs les estimations d’Electricity Development Corporation (EDC), ce projet devrait coĂ»ter un peu plus de 180 milliards de F. Les Ă©tudes techniques ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© engagĂ©es ici. Il ne reste plus qu’aux Ă©ventuels investisseurs qu’à se manifester.
Kikot, des prévisions de 630MW
Il s’agit, selon les estimations du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT) d’un projet de construction d’un barrage hydro-Ă©lectrique sur le fleuve Sanaga d’une puissance de 630 MW avec une ligne d’évacuation de 400 KV. Kikot devrait accroĂźtre le taux de desserte en Ă©nergie Ă©lectrique et favoriser par la mĂȘme occasion le coĂ»t de l’énergie au niveau des mĂ©nages. Le coĂ»t du projet est de 640 milliards de F.
Le projet de Grand Eweng, 1 200 MW de prévision
Le projet de Grand Eweng est situĂ© dans la rĂ©gion du Littoral, Ă  une dizaine de kilomĂštres de Sakbayeme sur la Sanaga. On parle ici d’un projet exceptionnel en ce sens qu’il permettra de produire 1200 MĂ©gawatts (MW) d’énergie, avec une garantie annuelle de 900 MW, favorisant ainsi l’accroissement de la production nationale d’aluminium tant souhaitĂ© et annoncĂ©.
Petit Eweng, une production annoncée de 230 MW
Contrairement au prĂ©cĂ©dent, la production ici est de 230 MW d’énergie Ă©lectrique. Il s’agit Ă©galement d’un projet qui prendra sa source dans la Sanaga.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Le Conseil de sécurité divisé sur l'Intervention au Burundi

Paul EBOA
Afrique - Politique

Les Etats membres peinent Ă  harmoniser leurs positions au sujet du dĂ©ploiement d’une force de police.
RĂ©unis mercredi Ă  l’initiative de la France pour discuter des recommandations du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-Moon, les cinq Etats-membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© n’ont pas pu aplanir leurs divergences relatives au dĂ©ploiement d’une force de police dans ce pays malgrĂ© la recrudescence de la violence. Ces dĂ©saccords sont si profonds entre les Etats-membres que le Conseil n’a pu prendre une dĂ©cision dĂ©finitive. Les Etats-Unis d’AmĂ©rique approuvent l’option de 3000 policiers au Burundi, Ă©mise par Ban Ki-Moon. Tandis que La Russie et la Chine cautionnent plutĂŽt l’idĂ©e du gouvernement burundais de dĂ©pĂȘcher sur les lieux au maximum quelques dizaines d’observateurs.
Pourtant, selon la position de l’envoyĂ© spĂ©cial des Nations unies au Burundi, Jamel Benomar, relayĂ©e par les mĂ©dias ayant suivi cette sĂ©ance du Conseil de sĂ©curitĂ©, « il n’y a plus de temps Ă  perdre ». Il ajoute que la crise pourrait atteindre un autre tournant. Les assassinats ciblĂ©s font, en effet, redouter une intensification du conflit qui a dĂ©jĂ  provoquĂ© la mort d’au moins 600 personnes parmi lesquelles des hauts gradĂ©s de l’armĂ©e rĂ©cemment assassinĂ©s , les 46 morts du premier trimestre 2016 Ă©voquĂ©s par le ministre de la SĂ©curitĂ© publique , Alain Guillaume Buyoni, les 54 policiers et militaires massacrĂ©s lors de la tentative de coup d’Etat du 13 mai 2015, les centaines de dĂ©cĂšs survenus lors des attaques coordonnĂ©es du 11 dĂ©cembre 2015 contre des camps militaires de mĂȘme que les assassinats inventoriĂ©s dans les quartiers . Ce dĂ©sordre a Ă©galement poussĂ© 260.000 Burundais Ă  s’exiler.
Le gouvernement burundais accueille l’option d’envoi d’une force de 3000 policiers sur son territoire avec la mĂȘme rĂ©ticence qu’il avait accueilli l’idĂ©e de l’Union africaine(UA) d’y dĂ©pĂȘcher une force d’interposition de 5000 soldats. L’organisation panafricaine croyait tellement en la justesse de son option qu’elle a menacĂ© de la faire appliquer contre la volontĂ© du prĂ©sident burundais, Pierre Nkurunziza . L’UA a finalement choisi de privilĂ©gier le dialogue. MalgrĂ© plusieurs mĂ©diations, l’organisation panafricaine a dĂ» se rendre compte que ce dialogue n’avance pas. L’ONU qui a multipliĂ© des conciliations a pu dresser le mĂȘme constat. Il faut cependant rompre le cycle de violences avec le concours des Burundais eux-mĂȘmes.
Les médecins du Travail prescrivent des mesures anti-stress

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

La sĂ©curitĂ© et la santĂ© des travailleurs sont au cƓur d’actions de sensibilisation cette semaine.

Le 28 avril 2016, le monde se penche sur la sĂ©curitĂ© et la santĂ© au travail Ă  l’occasion de la journĂ©e consacrĂ©e Ă  ces deux prĂ©occupations. Pour cette quatorziĂšme Ă©dition, la communautĂ© internationale a choisi de rĂ©flĂ©chir sur le dĂ©fi collectif que reprĂ©sente le stress au travail. Mardi Ă  Douala, des mĂ©decins de la SociĂ©tĂ© camerounaise de sĂ©curitĂ© et santĂ© au travail (SCSST) ont entamĂ© une sĂ©rie de manifestations dans le but de faire avancer cette cause. Au terme d’une confĂ©rence de presse convoquĂ©e par la SCSST mardi, l’on a notamment appris que le stress prend actuellement au Cameroun une certaine place dans l’augmentation de la prĂ©valence des maladies psychiatriques et cardiovasculaires. Le stress affecte mĂȘme les chĂŽmeurs, ont prĂ©cisĂ© les confĂ©renciers. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© de fournir au travailleur des moyens de relaxation, d’organiser des sĂ©ances collectives de pratique du sport et surtout de crĂ©er mutuellement une ambiance convenable dans les lieux de travail en recherchant le compromis.
Ces propositions, estime le Dr Joseph Dieuboue, prĂ©sident de la SCSST, devraient permettre d’amĂ©liorer les statistiques d’ici la prochaine Ă©dition en comparaison avec l’actuelle journĂ©e. Laquelle se trouve dans les parages d’une autre journĂ©e internationale, la vingtiĂšme que l’Afrique (Ă  travers les institutions francophones de prĂ©voyance sociale) dĂ©die Ă  la prĂ©vention ce 30 avril 2016. Une occasion de faire un Ă©tat des avancĂ©es et difficultĂ©s en la matiĂšre, avant d’envisager les orientations qui pourraient amĂ©liorer la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs. Pour mobiliser autour du sujet, samedi 30 avril, les mĂ©decins du travail ont conviĂ© tout le public de Douala Ă  une marche sportive qui suivra la sensibilisation dans les entreprises notamment. Mais au-delĂ , la SCSST a attirĂ© l’attention sur les exigences qui se posent en la matiĂšre : de nouveaux mĂ©decins experts ; des lois mises Ă  jour ; des contrĂŽles effectifs et efficaces et l’universalisation de la sĂ©curitĂ© sociale.
La Ligue de football: toujours sous perfusion

Josiane R. MATIA
Rédaction - Dossier

15 milliards de F. VoilĂ  un chiffre qui pourrait effrayer. Surtout quand on sait que le prĂ©sident du ComitĂ© provisoire de gestion de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC), Pierre Semengue, annonçait il n’y a pas longtemps que c’est la somme nĂ©cessaire pour faire fonctionner normalement le championnat national de football. Chaque annĂ©e, s’il vous plaĂźt. Or, jusqu’à prĂ©sent, la structure doit faire avec dix fois moins, soit 910 millions venant de l’Etat et 410 millions de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT). Cela fait clairement trop de chiffres Ă  assimiler. Mais voilĂ , les soucis financiers que la Ligue connaĂźt depuis sa crĂ©ation, il y a prĂšs de cinq ans, ont depuis longtemps Ă©clipsĂ© l’aspect sportif.
Et alors que le championnat de Ligue 1 et 2 est presque Ă  mi-parcours, la question du financement de la LFPC se pose avec acuitĂ©. Celle-ci n’a reçu qu’une partie des subventions prĂ©vues pour la saison et visiblement, il faut dĂ©jĂ  renflouer les caisses. De la quote-part de l’Etat, il lui reste encore 290 millions F alors que la FĂ©dĂ©ration a versĂ© 100 millions F. Car la Ligue reste dĂ©pendante des subventions et n’est donc pas maĂźtresse de son destin. Le sujet Ă©tait ainsi au centre d’un Ă©change en dĂ©but de semaine derniĂšre Ă  la Primature en raison de l’urgence de la situation. Mais si une solution est trouvĂ©e dans l’immĂ©diat, elle serait forcement ponctuelle, provesoire.
Car la LFPC Ă©tait censĂ©e ĂȘtre entiĂšrement autonome aprĂšs trois ans de fonctionnement, c’est-Ă -dire s’auto-financer entiĂšrement. Mais, l’Etat se retrouve obligĂ© de continuer Ă  subventionner le championnat professionnel alors qu’il aurait dĂ» arrĂȘter depuis deux ans. Le seul partenaire fiable que la Ligue s’était trouvĂ© par le biais de la FĂ©dĂ©ration, une sociĂ©tĂ© de tĂ©lĂ©phonie de la place, a fini par plier bagages, au vu de l’amateurisme ambiant. Il faut croire que les choses n’ont pas beaucoup Ă©voluĂ© puisque les sponsors et autres mĂ©cĂšnes se font toujours rares. Chaque annĂ©e, on annonce de probables partenaires qui reculent au dernier moment.
La LFPC fait des efforts, on ne peut le nier, si on s’en tient, par exemple, Ă  ces sĂ©minaires oĂč Pierre Semengue est allĂ© vers les entreprises pour leur montrer les avantages qu’elles peuvent tirer en parrainant les clubs et la Ligue. Mais on peut, peut-ĂȘtre, s’interroger sur les moyens qu’elle utilise pour arriver Ă  ses fins puisque les rĂ©sultats ne suivent toujours pas. Ailleurs, les droits TV du championnat permettent aux Ligues de fonctionner. Au Cameroun, ce n’est pas demain que la Ligue 1 ressemblera Ă  la Premier League dont les droits TV se vendent Ă  travers le monde Ă  prix d’or. Il faut dire aussi que le fonctionnement des clubs n’encourage pas non plus les investisseurs. Les Ă©quipes restent, en effet, toujours tributaires des subventions de la Ligue et, hormis un ou deux exemples, n’ont pas rĂ©ussi Ă  trouver des partenariats. Leur organisation, toujours centrĂ©e autour de la personne du prĂ©sident, n’aide pas non plus alors que sur le papier, toutes ont mutĂ© en sociĂ©tĂ©s anonymes capables d’attirer des actionnaires. Tant que les joueurs, qui font vivre ce football, accuseront toujours des mois d’arriĂ©rĂ©s de salaires ou toucheront des misĂšres comme primes, on sera encore loin du compte. En clair, le chemin semble encore long et parsemĂ© d’embĂ»ches avant une vĂ©ritable autonomie de la Ligue qui jusque-lĂ , se bat pour survivre.
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Cameroon Tribune du mardi, 3 mai 2016.
Abuja Awaits Presidential Couple Today

LUKONG Pius NYUYLIME
National - Politique

All is set in the Nigerian capital, Abuja as President Biya and Wife Chantal Biya set out on a two-day State visit.
All eyes in the Nigerian capital, Abuja are turned towards the Nnamdi Azikiwe International Airport where President Paul Biya accompanied by his wife, Chantal Biya are expected to touch down for a two-day State visit to Nigeria. The visit which comes barely ten months after the Nigerian leader, Muhammadu Buhari visited Cameroon, is expected to further oil relations between the two brotherly and friendly nations.
All that it takes to welcome a Head of State of a nation has been put in place. As late as yesterday, Nigerian State protocol, security, press and population were busy making arrangements to give the Cameroonian first couple a befitting welcome. As it has always been the case, a meeting of the leaders of the two countries have often made history. This particular visit is expected to come out with far reaching decisions that will go a long way to cement relations between the two countries.
In effect, the ten months separating the working and friendly visit President Muhammadu Buhari of the Federal Republic of Nigeria paid to Cameroon have not erased the freshness of the memory the people of the two countries have on the significance and the impact the event has created on their relations. Driven by the common concerns over issues that cut across the geographical, political and economic boundaries, the visit of July, 2015 ushered in an added impetus in the conduct of real fight against insecurity and mutual determination towards achieving economic development. The Yaounde meeting between President Paul Biya and his guest equally revealed a shared awareness of the fact that security is a veritable springboard to the development of the two nations, the welfare of the population, the respect of human dignity and the fight against poverty.
Mutual development obligation
Cameroon and Nigeria appear to be the closest neighbours geographically by virtue of the fact that they share the longest boundary and so are quite aware of the need to keep the flame of economic cooperation continuously burning. President Paul Biya in his speech during the last visit, underscored inter alia the “new impetus in the economic relationship” between the two countries for “more solidarity and complementarily.” He particularly called for the promotion of maximum fluidity in trade and creation of more joint ventures between Cameroonian and Nigerian Business people. Nigeria, it should be recalled, constitutes a veritable market for Cameroon while Cameroon on her part possesses the necessary natural resources worth developing. These two potentials militate seriously in favour cooperation between the two countries. But this cooperation needs to be constantly oiled. This exactly is what the two leaders have been working to achieve even though the recent offshoot of insecurity exacerbated by the Islamic activists, Boko Haram, has served as a serious threat to this ambition.
The good thing, it should be underscored, is the determination of the two Presidents who have been working in conjunction with the Multinational Joint Task Force to completely put an end to the terrorist attacks. The two have in effect agreed to intensify the exchange of intelligence between their security services among others. Cameroon and Nigeria are aware of the fact that their challenges go beyond fighting insecurity, whether on land, air or sea. This explains the existence of the Joint Commission for Cooperation which covers all socio-economic and development sectors, namely, security, health, agriculture, education, trade, energy, infrastructure, environment, forests, water and consular affairs.
La Sopecam flirte avec les Normes

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

La SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun a entamĂ© vendredi le processus de certification de son imprimerie Ă  la norme ISO 9001.
Il y a quelque temps, la SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) s’est dotĂ©e d’une presse Heidelberg CD 102 quatre couleurs d’une capacitĂ© d’impression de 14 000 feuilles l’heure,
d’une chaĂźne de fabrication des calendriers, d’un massicot, d’une plieuse et d’une pelliculeuse automatiques. Son acquisition la plus importante n’est autre que la rotative de presse KBA COMET capable de produire 75 000 journaux l’heure avec une qualitĂ© d’impression prouvĂ©e. C’est que, la SOPECAM a pour ambition d’ĂȘtre le leader des arts graphiques au Cameroun et dans la sous-rĂ©gion. Mais avant, l’entreprise souhaite franchir l’étape de la certification. Vendredi dernier, le directeur gĂ©nĂ©ral de l’entreprise, Marie-Claire Nnana, a lancĂ© le processus de certification de l’imprimerie Ă  la norme ISO 9001 version 2015. Ladite norme devrait faire accĂ©der l’entreprise Ă  des clients d’envergure et creusera la distance avec ses concurrents directs. « AjoutĂ©e Ă  notre plateau technique ultra-moderne, elle constituera un atout supplĂ©mentaire pour la SOPECAM et un tremplin vers la rentabilisation optimale de nos Ă©quipements », a indiquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral.
En effet, la montĂ©e des exigences des clients, le dĂ©veloppement et la diffusion des nouvelles technologies, la libĂ©ralisation des Ă©changes, l’ouverture de la SOPECAM au marchĂ© international rendent indispensable le processus de certification enclenchĂ©. La conformitĂ© de l’imprimerie de la SOPECAM Ă  la norme ISO 9001 devrait garantir la qualitĂ© de ses produits ainsi qu’augmenter le capital-confiance de l’entreprise vis-Ă -vis de ses partenaires nationaux et Ă©trangers. Marie-Claire Nnana a fait remarquer que cette certification devra permettre la mise en Ɠuvre d’une politique qualitĂ© orientĂ©e vers les clients, en prĂ©sentant des avantages tant pour le management de l’entreprise, que pour l’ensemble du personnel. Au plan interne, elle favorisera, selon le DG, le dĂ©cloisonnement, la crĂ©ation des interfaces entre les diffĂ©rentes fonctions, la dĂ©finition des responsabilitĂ©s nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation des objectifs communs et aussi, la rĂ©duction des risques et des blocages souvent observĂ©s.
Il s’agira, pendant les 34 prochains mois, d’effectuer un diagnostic de l’entreprise, de former le personnel Ă  l’audit interne, de mesurer, contrĂŽler et suivre les paramĂštres de production, de mettre Ă  jour le systĂšme documentaire et d’en extraire un manuel de procĂ©dures dans le domaine de l’imprimerie, entre autres. Au finish, ce processus permettra Ă  la SOPECAM, selon le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence des Normes et de la QualitĂ© (ANOR), Charles Booto Ă  Ngon, maĂźtre d’Ɠuvre du projet, de prendre la place qui est la sienne au sein des imprimeurs d’Afrique centrale.
Marie-claire NANA, DG/SOPECAM, lors de la cérémonie de certification.