Cameroon Tribune
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L’adieu à Patrick Ekeng !

Steve LIBAM
National - Société

L’ex-Lion indomptable, dĂ©cĂ©dĂ© au cours d’un match du championnat roumain, a Ă©tĂ© inhumĂ© samedi Ă  YaoundĂ© en prĂ©sence de Bidoung Mkpatt, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat.

« Un Lion ne meurt jamais. Il dort ». La formule a beau avoir Ă©tĂ© affichĂ©e sur des banderoles aux obsĂšques de Patrick Ekeng Ekeng hier au domicile familial au quartier Ngousso, ses proches auraient bien voulu qu’il se rĂ©veille. Qu’il sorte du profond sommeil dans lequel il est plongĂ© depuis ce 6 mai fatidique, lorsqu’il s’est Ă©croulĂ© en plein match du championnat roumain avec son club, le Dinamo de Bucarest. Qu’il se lĂšve et revienne distiller sa bonne humeur et ses blagues habituelles Ă  sa sƓur Catherine Diane. Qu’il se rĂ©veille pour discuter de la derniĂšre actualitĂ© de football avec Florette E, son autre sƓur, communier comme de coutume avec ses nombreux amis ou donner de ses nouvelles Ă  sa maman CĂ©line E. Ă  travers ses frĂ©quents appels tĂ©lĂ©phoniques. Mais le nom de « Patou », comme ses proches l’appelaient affectueusement, ne s’affichera plus sur aucun tĂ©lĂ©phone. C’est la triste rĂ©alitĂ©.
La consternation dans laquelle sa disparation a plongĂ© le monde du sport a fait Ă©cho au plus haut lieu. Le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, a reprĂ©sentĂ© personnellement le chef de l’Etat aux obsĂšques. A l’occasion, le MINSEP a remis le message de condolĂ©ances du prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  la veuve, Nathalie Ekeng, pour cette disparition qui est une grande perte pour la famille sportive camerounaise. DĂ©jĂ  nombreux lors de la veillĂ©e organisĂ©e la veille au palais polyvalent des Sports de YaoundĂ© en l’honneur de l’ex Lion indomptable, le public a une fois de plus effectuĂ© le dĂ©placement de Ngousso en nombre pour accompagner le joueur Ă  sa derniĂšre demeure. Amis, membres de la famille, voisins, la famille sportive et du football camerounais, membres du ComitĂ© exĂ©cutif de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT), officiels ou simples curieux, se sont rĂ©vĂ©lĂ©s Ă  l’étroit dans la cour du domicile familial et de la concession encore en construction de dĂ©funt. En cette journĂ©e d’enterrement qui coĂŻncidait avec la cĂ©lĂ©bration de la PentecĂŽte, les cĂ©lĂ©brants de l’office inter-religieux ont voulu y voir un message. Celui de l’espĂ©rance. Pour les pasteurs, prĂȘtres et imams qui se sont succĂ©dĂ© devant le public, la vie n’est pas dĂ©truite mais transformĂ©e pour ceux qui croient en Dieu. Aussi, la sĂ©paration avec les ĂȘtres chers n’est pas un adieu, mais un au revoir. Car, c’est dans la parole du Seigneur entre autres, que la famille Ekeng, trĂšs pieuse, veut trouver le rĂ©confort et la force pour surmonter cette Ă©norme perte de leur fils, frĂšre, pĂšre, Ă©poux, etc. Difficile cependant de ne pas verser de larmes devant le corps inanimĂ© de ce jeune joueur de 26 ans, encore dans la force de l’ñge et « qui reprĂ©sentait une solution d’avenir pour les Lions indomptables », selon Luc Koah, vice-prĂ©sident de la FECAFOOT, au moment oĂč il a Ă©tĂ© enterrĂ© dans la plus stricte intimitĂ© familiale.
DĂ©veloppement urbain: l’évolution planifiĂ©e des villes codifiĂ©e

Siméon AVA (DD/Mincom-Océna)
Régions - Sud

A la faveur d’un atelier MINDUH-PNDP Ă  Kribi, les documents de planification urbaine et les plans communaux de dĂ©veloppement ont Ă©tĂ© harmonisĂ©s.

C’est visiblement rĂ©confortĂ©e d’avoir dĂ©sormais une vision clairement planifiĂ©e de sa ville que le Maire d’Akom II, Elise Mballa Meka est sortie de l’atelier de Kribi, le 22 Avril 2016. Les experts du ministĂšre du DĂ©veloppement urbain et de l’Habitat (MINDUH), du Programme national de dĂ©veloppement participatif (PNDP), des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et des administrations ayant en charge le dĂ©veloppement de nos villes venaient d’adopter un Document de stratĂ©gies, qui met en musique tous les instruments de planification du dĂ©veloppement urbain au Cameroun.
Jusqu’ici, les Documents de planification urbaine (DPU), Ă©laborĂ©s par le MINDUH, et les Plans communaux de dĂ©veloppement (PCD), conçus par le PNDP, embrouillaient pour leur mise en Ɠuvre, autant les communes, les populations bĂ©nĂ©ficiaires que les pourvoyeurs de financements que l’Etat. ConsĂ©quence, un demi-siĂšcle aprĂšs les indĂ©pendances, nos villes connaissent une expansion anarchique, avec un trĂšs faible accĂšs aux services sociaux de base, l’absence d’une boussole pour conduire leur dĂ©veloppement et une aggravation du dĂ©sordre urbain entraĂźnant l’insĂ©curitĂ© et la pauvretĂ© rampante.
L’atelier de Kribi, qui s’est dĂ©roulĂ© du 20 au 22 avril dernier, a fĂ©dĂ©rĂ© les acteurs et les outils de planification urbaine, qui ont adoptĂ© une plate-forme de travail qui dĂ©gage la traçabilitĂ© et la cohĂ©rence des actions Ă  mener sur le terrain. Selon le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du MINDUH, Ahmadou Sardaouna, qui prĂ©sidait les travaux, cette vision commune et concertĂ©e permet de garantir le dĂ©veloppement harmonieux et durable de nos citĂ©s en quĂȘte de plus de modernitĂ©.
David Mayebi, un homme de combat

Steve LIBAM
National - Sport

Le dĂ©funt membre du ComitĂ© exĂ©cutif de la FECAFOOT Ă©tait l’un des prĂ©curseurs de l’action syndicale dans le football au Cameroun et en Afrique.
Joueur, entraĂźneur, dirigeant de club ou administrateur de football ? Difficile de dĂ©terminer la casquette qui convenait le mieux Ă  David Mayebi. Avec son physique de dĂ©mĂ©nageur, l’ancien joueur d’Union de Douala Ă©tait un homme de combat qui n’avait pas peur d’aller « au choc ». Aussi, l’ancien Lion indomptable n’a jamais eu peur de jouer des coudes pour se faire de la place. Comme lorsqu’il a fallu lutter pour que l’Association des footballeurs camerounais (AFC), devenue le Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC), dont il prĂ©sidait aux destinĂ©es avant sa disparition, revienne dans les bonnes grĂąces de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT). Un temps Ă©cartĂ© de la fĂ©dĂ©ration, l’ancien vice-prĂ©sident de l’instance avait Ă©galement rĂ©ussi le tour de force de revenir et d’intĂ©grer le ComitĂ© exĂ©cutif en 2015.
Joueur, David Mayebi a successivement Ă©voluĂ© Ă  Eclair, UnitĂ© et Union de Douala et chez les Lions indomptables. Une fois les crampons raccrochĂ©s, il devient entraĂźneur. A Union et Diamant de YaoundĂ©, il rĂ©vĂšle des joueurs comme Thomas Libiih et Benjamin Massing entre autres, avant d’ĂȘtre prĂ©sident d’Union. En tant que syndicaliste, l’amĂ©lioration des conditions des joueurs a toujours Ă©tĂ© au centre de son action. Avec le SYNAFOC, il menait notamment une croisade contre les « trafics » des footballeurs Ă  l’étranger et le paiement rĂ©gulier des salaires dans le championnat professionnel local. Dans un contexte de paupĂ©risation des joueurs, il avait fini par adresser un « carton jaune » aux dirigeants de club. « Les footballeurs exercent un mĂ©tier. Et comme tous les travailleurs, ils ont droit Ă  un salaire et Ă  la couverture sociale qui va avec », avait-il coutume de dire.
Victime d’un malaise le 3 mai dernier Ă  Bertoua, lors de la pose de la premiĂšre pierre des travaux de construction du stade municipal de la ville, David Mayebi a Ă©tĂ© transportĂ© Ă  l’hĂŽpital de la CNPS Ă  YaoundĂ©. Le prĂ©sident du SYNAFOC quitte la scĂšne alors que les formalitĂ©s de son Ă©vacuation sanitaire vers la France Ă©taient bouclĂ©es. L’avion mĂ©dicalisĂ© affrĂ©tĂ© par la FĂ©dĂ©ration internationale des associations de footballeurs professionnels (FIFPro), dont il Ă©tait membre du ComitĂ© exĂ©cutif, Ă©tait Ă  l’aĂ©roport de YaoundĂ© le dimanche 15 mai dernier. « Il allait un peu mieux et se tenait mĂȘme dĂ©jĂ  debout », confie Jacques Marcel Itiga, responsable de la communication du SYNAFOC. Mais le mĂȘme jour, la vie a adressĂ© un carton rouge Ă  l’un des prĂ©curseurs de l’action syndicale dans le football en Afrique. David Mayebi a lĂąchĂ© prise. DĂ©finitivement. AgĂ© de 62 ans, il laisse une veuve et six enfants.
Affaires: pourquoi miser sur le Cameroun

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Dans son ouvrage « Investir au Cameroun », MoĂŻse Ntowe Ngounou, analyste, dissĂšque l’environnement Ă©conomique au pays et ses possibilitĂ©s d’affaires.
Ce n’est pas le genre d’ouvrage qui se lit d’une traite, mais qui se consulte avant de prendre une dĂ©cision stratĂ©gique. « Investir au Cameroun », 275 pages, montre oĂč placer ses pions sur l’échiquier Ă©conomique camerounais. Son auteur, MoĂŻse Ntowe Ngounou, analyste et politiste Ă©conomique, renseigne l’opĂ©rateur Ă©conomique local et Ă©tranger sur la situation socio-Ă©conomique du Cameroun. Le lecteur y apprend que le Cameroun affiche un taux d’investissement de 20% alors que les experts recommandent un taux de 25% pour atteindre l’émergence en 2035 et ouvrir la voie Ă  un investissement privĂ© massif. D’ailleurs, en ce moment, les PME reprĂ©sentent 97% du secteur formel et contribuent Ă  hauteur de 72% au PIB. De ce qui se lit, le Cameroun est attractif Ă  plus d’un titre. Le pays est une plaque tournante en Afrique centrale et dispose d’un cadre de concertation public-privĂ© : le Cameroon Business Forum (CBF), de Centres de formalitĂ©s de crĂ©ation des entreprises (CFCE) permettant la crĂ©ation d’une entreprise en 72h. Aussi, pour simplifier les obligations fiscales, le gouvernement a-t-il mis en place des Centres de gestion agréés chargĂ©s d’apporter une assistance technique, managĂ©riale et fiscale aux entreprises. Un projet de dĂ©matĂ©rialisation du commerce extĂ©rieur est en cours et permettra de ramener les dĂ©lais de transit au port de Douala Ă  13 jours, de grands projets en cours de rĂ©alisation comme le barrage hydro-Ă©lectrique de Lom Pangar, le barrage de Mekin, la centrale thermique Ă  gaz de Kribi. L’usine Ă  gaz de Logbaba, dĂ©jĂ  fonctionnelle, devrait s’enrichir de quatre centrales thermiques supplĂ©mentaires en cours de construction pour rĂ©sorber le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique.
Opportunités
Pour tout investisseur Ă  la recherche de crĂ©neaux porteurs au Cameroun, MoĂŻse Ntowe Ngounou fait la ronde des projets structurants en quĂȘte d’investissements. Au premier rang, le port en eaux profondes de Limbe, le projet de la zone franche industrielle Ă  Kribi, le dragage du chenal du port de Douala, le projet d’interconnexion Ă©lectrique pour le dĂ©veloppement d’infrastructures de transport et de distribution de l’énergie Ă©lectrique dans l’Adamaoua et au Nord, entre autres. L’électrification rurale par mini-centrales hydro-Ă©lectriques dans certaines localitĂ©s du Cameroun est ciblĂ©e. Sans oublier les potentialitĂ©s agricoles, miniĂšres et industrielles du pays mises en exergue dans le livre en guise de filons. L’auteur, par ailleurs expert fiscal et financier, dĂ©taille les avantages fiscaux et douaniers offerts par le CodĂ© des investissements, puis analyse la loi fixant les incitations Ă  l’investissement privĂ©. Il fait Ă©galement le round up des structures mises en place pour accompagner les initiatives privĂ©es (Agence de promotion des PME, guichets uniques
). De par ses aspects didactiques, l’ouvrage est, en fait, un guide dans les dĂ©marches administratives, juridiques et fiscales visant la crĂ©ation rapide et la gestion des entreprises.
MĂ©dias d’Afrique: l’Egypte pour une nouvelle image

Grégoire DJARMAILA
Afrique - Société

Une quarantaine de journalistes venant d’une vingtaine de pays africains sont rĂ©unis au Caire pour rĂ©flĂ©chir sur l’amĂ©lioration de l’image de l’Afrique dans les mĂ©dias.
« Les pieds en Afrique, la tĂȘte dans la MĂ©diterranĂ©e ». Quatre ans aprĂšs le soulĂšvement populaire qui a conduit Ă  un changement Ă  la tĂȘte de l’Etat, les Egyptiens s’attĂšlent Ă  dĂ©construire cette image que les autres Africains leur collent. Les mĂ©dias constituent un maillon stratĂ©gique pour ce retour que les nouveaux dirigeants Ă©gyptiens amorcent vers les racines africaines de l’Egypte. A l’initiative de l’Agence Ă©gyptienne de partenariat pour le DĂ©veloppement (AEPD), une quarantaine de responsables des mĂ©dias venus d’une vingtaine de pays africains sĂ©journent au Caire pour jeter les bases d’une nouvelle vision des mĂ©dias africains. L’objectif est d’amĂ©liorer l’image de l’Afrique Ă©cornĂ©e dans les mĂ©dias internationaux. L’Egypte voudrait faire ce plaidoyer pour conjurer cette image qui prĂ©sente l’Afrique comme un continent des cataclysmes, des famines, du Sida, de la misĂšre, des guerres
. Cette vision pathologique collĂ©e Ă  l’Afrique par les mĂ©dias du Nord doit ĂȘtre aujourd’hui dĂ©construite. Elle se propose de renverser radicalement le regard portĂ© sur le continent africain surtout que comme le souligne le Dr. Hazem Fahmy, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’AEPD, « la vision pathologique finit par affecter nos populations qui se retranchent dans une logique misĂ©rabiliste ». Pour le Dr May Batran, dĂ©putĂ©e au parlement Ă©gyptien qui a dĂ©roulĂ© une communication sur « les guerres de la quatriĂšme gĂ©nĂ©ration », les mĂ©dias africains doivent protĂ©ger leurs Etats contre les « bombes psychologiques » qui menacent la stabilitĂ© de nos pays. « Il faut Ă©crire pour valoriser et non pour dĂ©truire », prĂ©conise-t-elle. Le cheikh Ahmed Mohamed el-Tayeb, grand imam de la mosquĂ©e Al-Azhar (prestigieuse institution de l'islam sunnite) prĂȘche le mĂȘme discours aux participants venus Ă  sa rencontre. « Les mĂ©dias sont la conscience des peuples », rappelle-t-il en dĂ©clinant sa prĂ©fĂ©rence pour « un dĂ©veloppement adossĂ© sur les valeurs de solidaritĂ© et d’humanitĂ© qui constituent l’identitĂ© de l’Afrique ». Sans verser dans une certaine « survictimisation », le ministre Ă©gyptien de la Culture exhorte au retour de la « fiertĂ© d’ĂȘtre africain » et appellent les journalistes Ă  une sorte d’africanitĂ© dans leur posture professionnelle. « Vous devez ĂȘtre aux premiĂšres lignes du combat commun qu’il faut mener contre cette attitude condescendante », conclut le Dr Mohamed Saber Arab. Pour changer cette vision, les participants recommandent une dotation des mĂ©dias africains par ressources matĂ©rielles et financiĂšres consĂ©quentes, l’accĂšs des journalistes aux sources d’information et une meilleure considĂ©ration du journaliste africain par les politiques africains.
Autour des thĂšmes tels que « les mĂ©dias et le combat contre le terrorisme », « la coopĂ©ration mĂ©diatique intra-africaine », « les mĂ©dias alternatifs », « l’Afrique et les mĂ©dias internationaux », les participants partagent des expĂ©riences vĂ©cues dans leurs pays respectifs afin d’adopter un nouveau paradigme mĂ©diatique pour changer l’image de l’Afrique. Les journalistes qui prennent part Ă  ce stage sont francophones, arabophones et anglophones. PonctuĂ© par des visites de terrain sur des sites historiques et des rencontres avec des officiels Ă©gyptiens tant politiques, militaires que religieux, ce sĂ©jour Ă©gyptien offre aux journalistes africains l’opportunitĂ© de voguer sur une felouque sur le Nil au cƓur de cette ville mythique dont la population Ă©quivaut Ă  celle de tout le Cameroun.
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Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Cameroon Tribune du mercredi, 18 mai 2016.
Tapis rouge aux investisseurs à Youndé

ESSAMA ESSOMBA
National - Politique

En ouvrant les travaux mardi au palais des CongrĂšs, le prĂ©sident Paul Biya a dĂ©montrĂ© que le Cameroun offre des opportunitĂ©s variĂ©es d’investissement.

Que faut-il pour que les investisseurs nationaux et Ă©trangers saisissent ici et maintenant, ainsi qu’à l’avenir, les opportunitĂ©s qu’offre le Cameroun, terre d’attractivitĂ©s, pour investir et rester durablement dans notre pays ? Cette problĂ©matique globale est revenue en filigrane des rĂ©flexions et des pistes de solutions esquissĂ©es mardi en mi-journĂ©e Ă  l’ouverture de la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie solennelle d’ouverture prĂ©sidĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, s’est dĂ©roulĂ©e dans la grande salle du palais des CongrĂšs oĂč ont pris place tous les corps constituĂ©s de l’Etat, les membres du corps diplomatique, des invitĂ©s spĂ©ciaux, des opĂ©rateurs Ă©conomiques, des nombreuses personnalitĂ©s conviĂ©es Ă  cette occasion et des membres du CERAC.
AprĂšs l’hymne national et le passage sur Ă©cran d’un spot prĂ©sentant quelques-uns des atouts du Cameroun, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la communautĂ© urbaine de YaoundĂ©, Gilbert Tsimi Evouna, a souhaitĂ© la bienvenue Ă  tous les participants. Vous ĂȘtes chez vous Ă  YaoundĂ©, la ville aux sept collines, ville verte, ville accueillante, leur a-t-il dit. Profitez-en, a-t-il ajoutĂ© en substance, pour dĂ©guster l’art culinaire camerounais notamment au « Bois Ste Anastasie ». Pour d’autres plaisirs, avec prudence et sagesse.
Des conclusions utiles pour toute l’Afrique
Dans son discours d’ouverture, le prĂ©sident Paul Biya a, avant tout, exprimĂ© sa gratitude Ă  l’ensemble des personnalitĂ©s qui ont acceptĂ© l’invitation du Cameroun Ă  participer Ă  la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. Il y voit leur intĂ©rĂȘt non seulement pour le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun mais aussi pour l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises. Il a indiquĂ© les deux principales articulations de la confĂ©rence, dans un premier temps (hier) l’examen de la situation Ă©conomique, la prĂ©sentation et l’analyse des atouts du Cameroun lors des tables rondes, dans un second temps (aujourd’hui) la rencontre entre investisseurs et opĂ©rateurs Ă©conomiques nationaux. Pour le chef de l’Etat, les conclusions de la prĂ©sente confĂ©rence devraient servir Ă  l’Afrique toute entiĂšre. VoilĂ  pourquoi il a relevĂ© quelques faits significatifs d’une histoire du dĂ©veloppement de notre continent analysĂ©e tantĂŽt avec un pessimisme outrancier dans les premiĂšres annĂ©es de l’indĂ©pendance, 1960 (l’Afrique noire est mal partie de RenĂ© Dumont) Ă  l’optimisme endormeur prĂ©sentant bĂ©atement l’Afrique, sans nuance aucune, comme le continent de tous les succĂšs Ă  venir. FidĂšle Ă  lui-mĂȘme, le prĂ©sident Paul Biya se dit « prudent ». Et d’exprimer, une fois de plus sur ce sujet, ses convictions. La croissance n’est pas une fin en soi, dit-il. Il faut aller au-delĂ  de sa mesure numĂ©rique. Il faut mettre l’homme au centre des initiatives Ă  caractĂšre Ă©conomique. Ceci est valable pour notre planĂšte Terre. Dans un monde dont l’interdĂ©pendance est toujours accrue, le dĂ©fi global consiste Ă  crĂ©er des espaces Ă©conomiques partagĂ©es. C’est, prĂ©cise-t-il, ce que le Cameroun recherche : promouvoir ici un partenariat gagnant-gagnant. D’oĂč l’appel aux investisseurs vers notre pays aux multiples atouts et aux nombreuses opportunitĂ©s.
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Cameroon Tribune du mardi, 24 mai 2016.
Les premiers résultats de la Conférence économique internationale

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

AmĂ©nagement Ă©lectrique de Njock, construction de postes de pĂ©age, deuxiĂšme phase de l’autoroute YaoundĂ©-Douala, quelques projets qui ont suscitĂ© l’intĂ©rĂȘt auprĂšs des investisseurs.
SiĂšge de l’Agence de promotion des investissements (API) ce lundi 23 mai, au lieu-dit Nouvelle route Bastos Ă  YaoundĂ©. Il est 11h30 mn. Dans son bureau, le directeur gĂ©nĂ©ral, Marthe Angeline Minja en sĂ©ance de travail avec Jean-Claude Ebe-Evina, responsable du cabinet Bureau Gestion planchent sur les actes de la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©, tenue du 17 au 18 mai dernier. Le document doit ĂȘtre transmis Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique. C’est ici qu’est logĂ© le secrĂ©tariat technique de la confĂ©rence Ă©conomique assurĂ© par l’API, avec l’appui des cabinets Bureau Gestion et One2Five.
AprĂšs la confĂ©rence achevĂ©e depuis cinq jours, l’API continue de recevoir des investisseurs. Outre des Russes attendus hier aprĂšs-midi, l’Agence a travaillĂ© le week-end dernier avec des hommes d’affaires gabonais. Ces derniers voudraient investir dans la construction de postes de pĂ©age et des mini-centrales Ă©lectriques. « Ils souhaitent que le gouvernement les rassurent de ce que leur production sera rachetĂ©e par Eneo », souligne Marthe Angeline Minja.
Selon les informations fournies par le secrĂ©tariat technique, d’autres partenariats ont Ă©tĂ© signĂ©s en dehors de celui de CAMTEL avec l’amĂ©ricain William F Clark and Co. Un groupe canadien a signĂ© avec l’Agence d’électrification rurale (AER), un mĂ©morandum d’entente pour appuyer les actions du gouvernement dans ce secteur. Le DG de l’API a elle-mĂȘme signĂ© un partenariat avec Mohammed El Kettani, le prĂ©sident de Attijariwafa Bank. Il s’agit de voir dans quelles mesures le groupe bancaire pourrait financer des projets prĂ©sentĂ©s par l’Agence. « On accompagnera les investisseurs dans les discussions avec cette banque », prĂ©cise Mme Minja. Ces partenariats ne sont qu’une Ă©tape dans le processus devant aboutir Ă  la matĂ©rialisation des diffĂ©rents engagements. Les discussions se poursuivent dans ce sens.
Outre les 15 projets exposĂ©s dans les ateliers thĂ©matiques, une dizaine d’autres a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e aux investisseurs. Selon Jean-Claude Ebe-Evina, des investisseurs ont manifestĂ© leur intention pour deux projets prĂ©sentĂ©s dans l’atelier sur l’énergie, notamment l’amĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Njock sur le Nyong. Idem dans le secteur de l’agriculture. Dans le domaine des transports, BTP et amĂ©nagement du territoire, l’un des projets qui a suscitĂ© de l’intĂ©rĂȘt pour les investisseurs, c’est la deuxiĂšme phase de l’autoroute YaoundĂ©-Douala et Kribi-EdĂ©a. Sauf que, pour ce projet, comme pour les autres relevant de ce secteur, ils doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s sous le mode PPP (partenariat public-privĂ©). Et pour cela, les investisseurs devront attendre de soumissionner aux avis Ă  manifestation d’intĂ©rĂȘt qui seront lancĂ©s par les administrations concernĂ©es. Leur rĂ©alisation devrait commencer d’ici la fin de cette annĂ©e.
Les enjeux du Sommet d’Istanbul sur l'action humanitaire

Jean Francis BELIBI
International - Politique

Avec prÚs de 500 000 personnes en situation de détresse. Le Cameroun est plus que jamais attentif aux solutions attendues.
Mieux coordonner l’aide humanitaire face aux multiples crises mais aussi et surtout de remettre l’humanitĂ© au centre. Ce sont les principales prĂ©occupations au centre du premier Sommet mondial sur l’action humanitaire qui s’est ouvert hier Ă  Istanbul en Turquie, Ă  l’initiative du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies. Occasion Ă©galement pour la CommunautĂ© internationale de rĂ©flĂ©chir Ă  une meilleure appropriation des enjeux et des capacitĂ©s humanitaires par les populations frappĂ©es de catastrophes naturelles ou de conflits. Ceci afin de permettre Ă  ceux qui sont au cƓur des problĂ©matiques humanitaires d’ĂȘtre davantage acteurs et non seulement rĂ©cipiendaires de l’aide internationale. Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement prennent part aux travaux qui s’achĂšvent ce jour. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, est reprĂ©sentĂ© Ă  cette rencontre par le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ© Emmanuel Sadi.
Il faut dire que la prĂ©sence de notre pays Ă  ces travaux n’est pas fortuite, comme on l’indique Ă  la direction de la Protection civile du MINATD. Le Cameroun est l’objet en ce moment, le terrain d’accueil de nombreuses personnes en situation de dĂ©tresse humanitaire du fait de l’insĂ©curitĂ© chez certains de ses voisins. Il y a d’abord la guerre contre la secte islamiste Boko Haram qui sĂ©vit au Nigeria et qui cause de nombreux dĂ©placements de populations sur notre territoire. Il y a ensuite les bandes armĂ©es qui sĂ©vissent en RĂ©publique centrafricaine. Ces situations entraĂźnent donc de nombreux dĂ©placements de populations. Les derniers chiffres rendus publics en la matiĂšre par le bureau du haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR) au Cameroun font Ă©tat de la prĂ©sence de prĂšs de 275 000 Centrafricains, et prĂšs de 73 000 NigĂ©rians. Quant aux dĂ©placĂ©s internes, les chiffres ici Ă©galement vont toujours croissants. On recense prĂšs de 170 000 personnes dans cette situation dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, mĂȘme si une baisse de ceux-ci en raison des Ă©checs cuisants enregistrĂ©s par la secte islamiste du fait des forces camerounaises et des troupes des pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad. Mais l’aspect humanitaire reste prĂ©occupant. Dans un communiquĂ© rendu public, il y a quelques semaines, le reprĂ©sentant-rĂ©sident du HCR au Cameroun, Khassim Diagne estimait Ă  environ 45,5 milliards de F les besoins de ces personnes en situation de dĂ©tresse. Quand on ajoute les autres consĂ©quences, notamment l’insĂ©curitĂ©, on peut comprendre les attentes de notre pays vis-Ă -vis de la CommunautĂ© internationale dans une action oĂč de nombreuses actions, au plan local sont dĂ©jĂ  menĂ©es.
Match France-Cameroun, retrouvailles imminentes

Josiane R. MATIA
National - Sport

Les deux Ă©quipes s’affrontent, Ă  guichets fermĂ©s, pour la troisiĂšme fois seulement le 30 mai prochain.
Encore une semaine et les supporters des Lions indomptables assisteront Ă  une affiche allĂ©chante entre leur Ă©quipe et la France. Le 30 mai prochain Ă  21h (20h au Cameroun), au stade La Beaujoire de Nantes, Cameroun et France s’affronteront en effet dans le cadre d’une rencontre amicale. Un match de prestige donc pour le Cameroun qui n’avait plus rencontrĂ© d’équipe de cette envergure depuis une Ă©ternitĂ©, en amical du moins. Pour les Bleus, il s’agit de prĂ©parer l’Euro qu’ils accueillent dĂšs le 10 juin prochain. Et c’est certainement l’effervescence autour de cette compĂ©tition qui justifie que la rencontre se jouera Ă  guichets fermĂ©s. Selon la FĂ©dĂ©ration française de football, les 37 000 billets de La Beaujoire ont dĂ©jĂ  trouvĂ© preneurs.
Ce ne sera pourtant que la troisiĂšme fois que les deux Ă©quipes se rencontrent. Lors de leur premiĂšre confrontation, le 4 octobre 2000, en amical, Français et Camerounais s’étaient sĂ©parĂ©s sur un score de paritĂ© (1-1) au stade de France, avec Ă  la clĂ© une superbe bicyclette de Patrick Mboma restĂ©e dans les mĂ©moires. Lors de la finale de la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, le 29 juin 2003 au stade de France toujours, sur laquelle planait le dĂ©cĂšs de Marc-Vivien FoĂ© en plein match quelques jours plus tĂŽt, la France Ă©tait difficilement venue Ă  bout des Lions (1-0). Depuis, beaucoup d’eau a coulĂ© sous les ponts pour les deux Ă©quipes. Il a fallu reconstruire aprĂšs des passages Ă  vide de chaque cĂŽtĂ©. Le groupe de Didier Deschamps, classĂ© 21e, s’en sort certainement mieux, face Ă  des Lions indomptables, 63e mondial, en quĂȘte de repĂšres.
Mais comme l’a rappelĂ© Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national du Cameroun, le rĂ©sultat du 30 mai n’est pas une question de vie ou de mort mĂȘme s’il n’est pas question « d’y faire de la figuration ». France-Cameroun reste une rencontre amicale avant tout, prĂ©paratoire Ă  la 5e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe d’Afrique des nations, le 3 juin, contre la Mauritanie. Depuis dimanche, les 23 joueurs convoquĂ©s arrivent Ă  Nantes oĂč a lieu le regroupement. La premiĂšre sĂ©ance d’entraĂźnement a eu lieu hier avec une quinzaine de joueurs sur le terrain annexe du stade Moulin Boisseau. Une confĂ©rence de presse est programmĂ©e cet aprĂšs-midi. Au moment oĂč nous mettions sous presse, Idriss Carlos Kameni Ă©tait attendu dans la taniĂšre. Le gardien de but de Malaga a Ă©tĂ© appelĂ© pour supplĂ©er AndrĂ© Onana, dont la mise Ă  l’écart du groupe n’a pas Ă©tĂ© expliquĂ©e.
Les Bleus ont, pour leur part, achevĂ© samedi dernier un stage d’une dizaine de jours Ă  Biarritz avant de rejoindre Clairefontaine, leur centre d’entraĂźnement. Si le groupe n’était pas complet en raison de certaines compĂ©titions europĂ©ennes en cours, ce sera le cas dĂšs cette fin de semaine.
La grippe fait rage à Yaoundé

Monica NKODO
National - Société

Dans plusieurs familles et hÎpitaux, elle affecte enfants, adultes et personnes ùgées.

Ses toussotements sont incessants. Dans la salle d’attente de cette clinique de YaoundĂ©, les patients commencent Ă  ĂȘtre un peu agacĂ©s. C’est que Francky E, huit ans, a la grippe et ne peut s’empĂȘcher de tousser. Une toux grasse
 « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? C’est bien pour cela que nous sommes venus voir le docteur ! », dit sa mĂšre Ă  deux messieurs, visiblement gĂȘnĂ©s par les quintes bruyantes du petit. Le nez qui coule, la gorge enrouĂ©e, les yeux piquants et les courbatures Ă  n’en plus finir. De nombreuses personnes en consultation dans ce centre de santĂ© prĂ©sentent les mĂȘmes symptĂŽmes. D’aprĂšs le mĂ©decin, « c’est assez frĂ©quent depuis deux semaines. Nous recevons des habitants de la ville atteints de grippe. Pour certains, la fiĂšvre se fait mĂȘme si intense que nous les gardons en observation pendant quelques jours ».
Un tour dans les pharmacies permet Ă©galement de constater que les produits traitant cette maladie sont trĂšs demandĂ©s en cette pĂ©riode. Dans une de ces officines au marchĂ© central, ValĂ©rien Nouka regarde son ordonnance avec attention. « Je cherche un antitussif et de l’huile gomĂ©nolĂ©e pour soulager ma fille. Elle ne dort pas la nuit Ă  cause de ses narines bouchĂ©es », avoue-t-il. Sa fille est restĂ©e un peu trop longtemps exposĂ©e au froid, Ă  regarder les feux d’artifice lancĂ©s Ă  l’occasion de la FĂȘte nationale de l’UnitĂ©. D’aprĂšs le pharmacien, ce monsieur n’est pas le premier Ă  s’en aller avec des mĂ©dicaments antigrippaux ce matin du samedi 21 mai. Le climat instable - un coup froid, un coup chaud - serait l’une des principales raisons de cette multitude d’états grippaux Ă  YaoundĂ©, selon un mĂ©decin.
Dans les familles, les cas de contagion sont lĂ©gion. Danielle Kamnang tient sa grippe de son mari, qui lui-mĂȘme l’a attrapĂ©e au contact de leurs enfants malades. « J’étais en voyage, et quand je suis revenue il y a une semaine Ă  la maison, j’ai reçu l’hĂ©ritage », s’amuse-t-elle. Dans son quartier, Ă  Emombo, oĂč tout le monde n’a pas les moyens de se procurer des mĂ©dicaments en pharmacie, diverses prĂ©cautions sont Ă  l’ordre du jour. « Je me mets au chaud et je suis privĂ©e de glace, ma gourmandise prĂ©fĂ©rĂ©e. Et comme mĂ©dicaments, d’habitude, je ne prends rien. Ma grippe finit toujours par passer toute seule », rĂ©vĂšle une dame. « Je prends du gingembre dans de l’eau bouillante citronnĂ©e. Je le fais Ă  chaque fois que je suis grippĂ© », explique un call-boxeur. Juste Ă  cĂŽtĂ©, c’est le vendeur de bonbons et de mouchoirs (communĂ©ment appelĂ©s « lotus ») qui se rĂ©jouit. En attendant de pouvoir se faire vacciner contre ce virus de la grippe, il est conseillĂ© d’éviter au maximum les contacts avec des personnes malades. Le lavage des mains, reste l’un des moyens les plus efficaces contre la contagion.
Comment relever l’offre locale de maïs

Eric Vincent FOMO
National - Economie

A l’Ouest, pour rĂ©pondre Ă  la demande des partenaires du PIDMA Ă©valuĂ©e Ă  prĂšs de 35 000 tonnes de maĂŻs, des Ă©quipes du projet sensibilisent sur les moyens d’amĂ©liorer les rendements.

ConsidĂ©rĂ©e comme l’un des greniers agricoles du pays, la rĂ©gion de l’Ouest peut pour autant amĂ©liorer certaines de ses performances notamment en ce qui concerne la spĂ©culation maĂŻs. En 2014, les importations de maĂŻs sur le marchĂ© national s’élevaient Ă  prĂšs de 600 000 tonnes. Ce chiffre alarmant a de quoi inquiĂ©ter. Cependant, il peut ĂȘtre rĂ©sorbĂ© par une augmentation de la production dans la zone agro-Ă©cologique que constitue la rĂ©gion de l’Ouest. Cette augmentation aurait pour effet de faire rentrer de l’argent dans les poches des producteurs et boosterait ainsi l’économie nationale. Le Projet d’investissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) l’a si bien compris. La semaine derniĂšre, l’unitĂ© rĂ©gionale du PIDMA Ouest/Nord-Ouest a sillonnĂ© quatre grands bassins de production de maĂŻs que sont les dĂ©partements des Bamboutos, du Noun, de la Menoua et du NdĂ©.
L’objectif visĂ© Ă  travers les rĂ©unions d’information et de sensibilisation tenues avec les coopĂ©ratives est de faire passer les producteurs d’une agriculture de subsistance et de faible productivitĂ© Ă  une agriculture commerciale durable. ConcrĂštement, il s’agit de faire grimper la production de maĂŻs de 1,5 tonne Ă  l’hectare Ă  4 tonnes minimum et amĂ©liorer la quantitĂ© du maĂŻs vendu Ă  hauteur de 15%. Selon le coordonnateur de l’unitĂ© rĂ©gionale Ouest/Nord-Ouest, FrĂ©dĂ©ric Yongue Simou, « Le dĂ©clencheur du Projet, c’est la coopĂ©rative. C’est une structure qui a une durĂ©e de vie assez longue et qui fait appel Ă  plus de responsabilitĂ© ».
Face Ă  la demande des agribusiness partenaires du Projet (sociĂ©tĂ© Nkam, SOCOCHAIR, SPC et SOCAVB), qui s’élĂšve Ă  34 500 tonnes, les organisations de producteurs de maĂŻs ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© de se constituer en coopĂ©ratives ainsi que sur les conditions Ă  remplir pour ĂȘtre partenaires du PIDMA. L’autre volet du Projet, ce sont les apports : 10% par la coopĂ©rative, 40% par une banque commerciale sous forme de crĂ©dit Ă  la coopĂ©rative et 50% par le PIDMA. Des facilitĂ©s sont Ă©galement octroyĂ©es pour amĂ©liorer les rendements des producteurs. A l’instar du dĂ©senclavement de 1500 km de route et la construction des magasins de stockage. Le PIDMA a Ă©tĂ© lancĂ© officiellement le 28 juin 2015, pour une durĂ©e de cinq ans (2015-2019).
Le Centre d’encadrement des Chefs d’entreprises en place

Josy MAUGER
National - Economie

Gestion des finances, planification des activités sont entre autresenseignements que propose ce programme dontle lancement officiel a eu lieu jeudi à Yaoundé.
Une entreprise en proie Ă  de nombreuses difficultĂ©s tant sur le plan des finances que de la gestion du personnel. Le chef d’entreprise, promoteur d’un groupe scolaire, entreprend une formation du programme Empretec sur le renforcement des capacitĂ©s. AprĂšs quelque temps, le profil du chef d’entreprise bascule de maniĂšre positive. L’établissement qu’il gĂšre est remis sur les rails. Les enseignants sont payĂ©s Ă  temps, le nombre d’élĂšves double avec Ă  la clĂ© de bons rĂ©sultats aux examens. C’est le tĂ©moignage deKamga Jacqueline, jeudi dernier Ă  YaoundĂ©, lors de la cĂ©rĂ©monie officielle du lancement du Centre Empretec Cameroun et du projet E-registration. CooprĂ©sidĂ©e par le ministre des Petites et moyennes entreprises de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Laurent Serge EtoundiNgoa et du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la ConfĂ©rence des Nations unies sur le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), MukhistaKituyi.
Pour le MINPMEESA, le secteur privĂ© Ă©tant au centre de la politique Ă©conomique, il est question d’accorder beaucoup d’importance Ă  la professionnalisation des entrepreneurs camerounais. L’autre prioritĂ© demeure la diversification de mĂ©tiers pour une meilleure adĂ©quation avec le potentiel camerounais.Et le programme Empretec dirigĂ© par la CNUCED et logĂ© dĂ©sormais au Centre international de l’artisanat de YaoundĂ© vient comme une bouĂ©e de sauvetage pour les entrepreneurs dĂ©sirant accroĂźtre leur rendement. Avec le commerce comme activitĂ© dominante, fortement pratiquĂ©e par les Camerounais, il compte plus de 40% du tissu entrepreneurial du Cameroun. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques devraient saisir cette opportunitĂ© proposĂ©e par la CNUCED pour la relance de leurs activitĂ©s commerciales. En termes de bilan, le programme qui existe depuis 2015 a enregistrĂ© 160 entrepreneurs locaux et formĂ©s 135 tandis que 122 ont Ă©tĂ© certifiĂ©s Empretec. Six sessions de formation sont prĂ©vues pour 2016 dans les rĂ©gions de l’Ouest, de l’Est, du Sud et du Nord-Ouest.
Le Carrousel: une belle partition en guise d’intro

Jeanine FANKAM
National - Politique

La musique de la gendarmerie nationale a assuré avec cet air patriotique.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique vient de prendre place Ă  la tribune d’honneur, vendredi dernier au Boulevard du 20 mai. La gendarmerie nationale entre en scĂšne avec un grand air, au sens figurĂ© et au sens propre. Des voix et des instruments de son dĂ©tachement de musique sort le Carrousel. Une musique des grandes fĂȘtes. Le 20 mai au Cameroun, n’en est pas moins. L’orchestre chante « Cameroun uni pour la paix ».
Comme son titre l’indique, le chant promeut la paix, cĂ©lĂšbre l’unitĂ©, appelle Ă  une nouvelle dynamique « pour Ă©viter tout risque d’ébranler les fondements de notre nation ». « Cameroun uni pour la paix » rend aussi hommage aux soldats tombĂ©s et les autres victimes de Boko Haram. La majestueuse tenue de ce dĂ©tachement (du bleu parĂ© d’or) en rajoute Ă  la solennitĂ© de l’exĂ©cution musicale. Le mouvement d’ensemble, rigoureux dans son accomplissement, donne Ă  voir et Ă  rĂ©flĂ©chir. En chantant le Carrousel, les gendarmes forment des figures dont la croix et le carrĂ©. La croix symbolise le « Stop », « l’interdit ». Dans l’esprit du carrousel psalmodiĂ©, c’est certainement un « stop » Ă  la guerre, aux flĂ©aux sociaux, Ă  l’inertie.
Autre figure formĂ©e : le carrĂ©. Avec ses quatre cĂŽtĂ©s Ă©gaux et quatre angles droits, cette figure arithmĂ©tique renvoie, Ă  coup sĂ»r, Ă  l’égalitĂ© des peuples et l’unitĂ© du Cameroun dans sa diversitĂ©. DiversitĂ©, mais Ă©galitĂ© linguistique, ethnique, cultuelle et culturelle.
La foule reste mĂ©dusĂ©e par les sons, les Ă©lĂ©ments font leur show devant le prĂ©sident de la RĂ©publique, sans fausse note ! Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi Njock, directeur central de la coordination au SED, avec un visage rayonnant, ne les quitte pas du regard depuis la tribune. On le comprend ! Un peu plus de quatre minutes d’exĂ©cution, mais quatre minutes bien pleines !
Performance des entreprises, la SNH toujours maillot jaune

Josy MAUGER
National - Economie

Le classement 2016 des 500 premiĂšres entreprises Ă©tabli par le magazine Jeune Afrique a consacrĂ© cette sociĂ©tĂ© d’hydrocarbures.
Pour le magasine Jeune Afrique, la SociĂ©tĂ© nationale des hydrocarbures (SNH), premiĂšre entreprise nationale, arrive en 64e position au plan africain, soit sept places de gagnĂ© par rapport au classement prĂ©cĂ©dent. La SNH, avec un chiffre d’affaires de 2,332 milliards de dollars d’aprĂšs le magazine (environ 1200 milliards de F) devance au plan local la SociĂ©tĂ© nationale de raffinage (SONARA), classĂ©e 102e. Contrairement Ă  sa devanciĂšre, la SONARA perd 12 places comparativement Ă  2015. Le trio national de tĂȘte comprend en outre la SociĂ©tĂ© anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), 215e africaine. Seulement onze entreprises camerounaises sont classĂ©es dans ce top 500 africain.
Cette annĂ©e, le classement africain est toujours dominĂ© par la SONATRACH, principale sociĂ©tĂ© d’hydrocarbures en AlgĂ©rie. L’entreprise est suivie par sa consƓur angolaise, la SONANGOL. Globalement, l’on note une certaine stabilitĂ© dans le haut du classement. Les sept premiĂšres entreprises en 2015, conservent leurs places dans ce hit-parade. Les entreprises sud-africaines sont les plus prĂ©sentes, avec 17 pensionnaires sur les 20 premiers. Au plan sous-rĂ©gional par contre, les entreprises camerounaises sont dominantes. Ici, la SNH se classe en tĂȘte des entreprises. Par ailleurs, trois entreprises camerounaises figurent dans le quatuor de tĂȘte et sept dans le top 10. Cependant, au plan de la rentabilitĂ©, Perenco Rio del Rey, 20e continental, est l’entreprise camerounaise la plus rentable. C’est d’ailleurs la seule entreprise nationale Ă  ĂȘtre classĂ©e dans le top 100 africain dans ce domaine. Ce classement des entreprises s’inscrit dans un contexte Ă©conomique difficile en Afrique. D’aprĂšs Jeune Afrique, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, le chiffre d’affaires des 500 plus grandes entreprises africaines a reculĂ©. La chute passe mĂȘme de 1,8% en 2015 Ă  7,8% en 2016. La principale cause de cette dĂ©gringolade, d’aprĂšs jeune Afrique, est l’évolution dĂ©favorable des taux de change pour les entreprises africaines. La baisse des cours du pĂ©trole et des minerais a aussi durement affectĂ© les acteurs de ces diffĂ©rents secteurs.