Tapis rouge aux investisseurs à Youndé
ESSAMA ESSOMBA
National - Politique
En ouvrant les travaux mardi au palais des CongrĂšs, le prĂ©sident Paul Biya a dĂ©montrĂ© que le Cameroun offre des opportunitĂ©s variĂ©es dâinvestissement.
Que faut-il pour que les investisseurs nationaux et Ă©trangers saisissent ici et maintenant, ainsi quâĂ lâavenir, les opportunitĂ©s quâoffre le Cameroun, terre dâattractivitĂ©s, pour investir et rester durablement dans notre pays ? Cette problĂ©matique globale est revenue en filigrane des rĂ©flexions et des pistes de solutions esquissĂ©es mardi en mi-journĂ©e Ă lâouverture de la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie solennelle dâouverture prĂ©sidĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, sâest dĂ©roulĂ©e dans la grande salle du palais des CongrĂšs oĂč ont pris place tous les corps constituĂ©s de lâEtat, les membres du corps diplomatique, des invitĂ©s spĂ©ciaux, des opĂ©rateurs Ă©conomiques, des nombreuses personnalitĂ©s conviĂ©es Ă cette occasion et des membres du CERAC.
AprĂšs lâhymne national et le passage sur Ă©cran dâun spot prĂ©sentant quelques-uns des atouts du Cameroun, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la communautĂ© urbaine de YaoundĂ©, Gilbert Tsimi Evouna, a souhaitĂ© la bienvenue Ă tous les participants. Vous ĂȘtes chez vous Ă YaoundĂ©, la ville aux sept collines, ville verte, ville accueillante, leur a-t-il dit. Profitez-en, a-t-il ajoutĂ© en substance, pour dĂ©guster lâart culinaire camerounais notamment au « Bois Ste Anastasie ». Pour dâautres plaisirs, avec prudence et sagesse.
Des conclusions utiles pour toute lâAfrique
Dans son discours dâouverture, le prĂ©sident Paul Biya a, avant tout, exprimĂ© sa gratitude Ă lâensemble des personnalitĂ©s qui ont acceptĂ© lâinvitation du Cameroun Ă participer Ă la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. Il y voit leur intĂ©rĂȘt non seulement pour le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun mais aussi pour lâamĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises. Il a indiquĂ© les deux principales articulations de la confĂ©rence, dans un premier temps (hier) lâexamen de la situation Ă©conomique, la prĂ©sentation et lâanalyse des atouts du Cameroun lors des tables rondes, dans un second temps (aujourdâhui) la rencontre entre investisseurs et opĂ©rateurs Ă©conomiques nationaux. Pour le chef de lâEtat, les conclusions de la prĂ©sente confĂ©rence devraient servir Ă lâAfrique toute entiĂšre. VoilĂ pourquoi il a relevĂ© quelques faits significatifs dâune histoire du dĂ©veloppement de notre continent analysĂ©e tantĂŽt avec un pessimisme outrancier dans les premiĂšres annĂ©es de lâindĂ©pendance, 1960 (lâAfrique noire est mal partie de RenĂ© Dumont) Ă lâoptimisme endormeur prĂ©sentant bĂ©atement lâAfrique, sans nuance aucune, comme le continent de tous les succĂšs Ă venir. FidĂšle Ă lui-mĂȘme, le prĂ©sident Paul Biya se dit « prudent ». Et dâexprimer, une fois de plus sur ce sujet, ses convictions. La croissance nâest pas une fin en soi, dit-il. Il faut aller au-delĂ de sa mesure numĂ©rique. Il faut mettre lâhomme au centre des initiatives Ă caractĂšre Ă©conomique. Ceci est valable pour notre planĂšte Terre. Dans un monde dont lâinterdĂ©pendance est toujours accrue, le dĂ©fi global consiste Ă crĂ©er des espaces Ă©conomiques partagĂ©es. Câest, prĂ©cise-t-il, ce que le Cameroun recherche : promouvoir ici un partenariat gagnant-gagnant. DâoĂč lâappel aux investisseurs vers notre pays aux multiples atouts et aux nombreuses opportunitĂ©s.
ESSAMA ESSOMBA
National - Politique
En ouvrant les travaux mardi au palais des CongrĂšs, le prĂ©sident Paul Biya a dĂ©montrĂ© que le Cameroun offre des opportunitĂ©s variĂ©es dâinvestissement.
Que faut-il pour que les investisseurs nationaux et Ă©trangers saisissent ici et maintenant, ainsi quâĂ lâavenir, les opportunitĂ©s quâoffre le Cameroun, terre dâattractivitĂ©s, pour investir et rester durablement dans notre pays ? Cette problĂ©matique globale est revenue en filigrane des rĂ©flexions et des pistes de solutions esquissĂ©es mardi en mi-journĂ©e Ă lâouverture de la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. La cĂ©rĂ©monie solennelle dâouverture prĂ©sidĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, sâest dĂ©roulĂ©e dans la grande salle du palais des CongrĂšs oĂč ont pris place tous les corps constituĂ©s de lâEtat, les membres du corps diplomatique, des invitĂ©s spĂ©ciaux, des opĂ©rateurs Ă©conomiques, des nombreuses personnalitĂ©s conviĂ©es Ă cette occasion et des membres du CERAC.
AprĂšs lâhymne national et le passage sur Ă©cran dâun spot prĂ©sentant quelques-uns des atouts du Cameroun, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la communautĂ© urbaine de YaoundĂ©, Gilbert Tsimi Evouna, a souhaitĂ© la bienvenue Ă tous les participants. Vous ĂȘtes chez vous Ă YaoundĂ©, la ville aux sept collines, ville verte, ville accueillante, leur a-t-il dit. Profitez-en, a-t-il ajoutĂ© en substance, pour dĂ©guster lâart culinaire camerounais notamment au « Bois Ste Anastasie ». Pour dâautres plaisirs, avec prudence et sagesse.
Des conclusions utiles pour toute lâAfrique
Dans son discours dâouverture, le prĂ©sident Paul Biya a, avant tout, exprimĂ© sa gratitude Ă lâensemble des personnalitĂ©s qui ont acceptĂ© lâinvitation du Cameroun Ă participer Ă la confĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©. Il y voit leur intĂ©rĂȘt non seulement pour le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun mais aussi pour lâamĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises. Il a indiquĂ© les deux principales articulations de la confĂ©rence, dans un premier temps (hier) lâexamen de la situation Ă©conomique, la prĂ©sentation et lâanalyse des atouts du Cameroun lors des tables rondes, dans un second temps (aujourdâhui) la rencontre entre investisseurs et opĂ©rateurs Ă©conomiques nationaux. Pour le chef de lâEtat, les conclusions de la prĂ©sente confĂ©rence devraient servir Ă lâAfrique toute entiĂšre. VoilĂ pourquoi il a relevĂ© quelques faits significatifs dâune histoire du dĂ©veloppement de notre continent analysĂ©e tantĂŽt avec un pessimisme outrancier dans les premiĂšres annĂ©es de lâindĂ©pendance, 1960 (lâAfrique noire est mal partie de RenĂ© Dumont) Ă lâoptimisme endormeur prĂ©sentant bĂ©atement lâAfrique, sans nuance aucune, comme le continent de tous les succĂšs Ă venir. FidĂšle Ă lui-mĂȘme, le prĂ©sident Paul Biya se dit « prudent ». Et dâexprimer, une fois de plus sur ce sujet, ses convictions. La croissance nâest pas une fin en soi, dit-il. Il faut aller au-delĂ de sa mesure numĂ©rique. Il faut mettre lâhomme au centre des initiatives Ă caractĂšre Ă©conomique. Ceci est valable pour notre planĂšte Terre. Dans un monde dont lâinterdĂ©pendance est toujours accrue, le dĂ©fi global consiste Ă crĂ©er des espaces Ă©conomiques partagĂ©es. Câest, prĂ©cise-t-il, ce que le Cameroun recherche : promouvoir ici un partenariat gagnant-gagnant. DâoĂč lâappel aux investisseurs vers notre pays aux multiples atouts et aux nombreuses opportunitĂ©s.
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Tapis rouge aux investisseurs à Youndé
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Les premiers résultats de la Conférence économique internationale
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
AmĂ©nagement Ă©lectrique de Njock, construction de postes de pĂ©age, deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala, quelques projets qui ont suscitĂ© lâintĂ©rĂȘt auprĂšs des investisseurs.
SiĂšge de lâAgence de promotion des investissements (API) ce lundi 23 mai, au lieu-dit Nouvelle route Bastos Ă YaoundĂ©. Il est 11h30 mn. Dans son bureau, le directeur gĂ©nĂ©ral, Marthe Angeline Minja en sĂ©ance de travail avec Jean-Claude Ebe-Evina, responsable du cabinet Bureau Gestion planchent sur les actes de la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©, tenue du 17 au 18 mai dernier. Le document doit ĂȘtre transmis Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Câest ici quâest logĂ© le secrĂ©tariat technique de la confĂ©rence Ă©conomique assurĂ© par lâAPI, avec lâappui des cabinets Bureau Gestion et One2Five.
AprĂšs la confĂ©rence achevĂ©e depuis cinq jours, lâAPI continue de recevoir des investisseurs. Outre des Russes attendus hier aprĂšs-midi, lâAgence a travaillĂ© le week-end dernier avec des hommes dâaffaires gabonais. Ces derniers voudraient investir dans la construction de postes de pĂ©age et des mini-centrales Ă©lectriques. « Ils souhaitent que le gouvernement les rassurent de ce que leur production sera rachetĂ©e par Eneo », souligne Marthe Angeline Minja.
Selon les informations fournies par le secrĂ©tariat technique, dâautres partenariats ont Ă©tĂ© signĂ©s en dehors de celui de CAMTEL avec lâamĂ©ricain William F Clark and Co. Un groupe canadien a signĂ© avec lâAgence dâĂ©lectrification rurale (AER), un mĂ©morandum dâentente pour appuyer les actions du gouvernement dans ce secteur. Le DG de lâAPI a elle-mĂȘme signĂ© un partenariat avec Mohammed El Kettani, le prĂ©sident de Attijariwafa Bank. Il sâagit de voir dans quelles mesures le groupe bancaire pourrait financer des projets prĂ©sentĂ©s par lâAgence. « On accompagnera les investisseurs dans les discussions avec cette banque », prĂ©cise Mme Minja. Ces partenariats ne sont quâune Ă©tape dans le processus devant aboutir Ă la matĂ©rialisation des diffĂ©rents engagements. Les discussions se poursuivent dans ce sens.
Outre les 15 projets exposĂ©s dans les ateliers thĂ©matiques, une dizaine dâautres a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e aux investisseurs. Selon Jean-Claude Ebe-Evina, des investisseurs ont manifestĂ© leur intention pour deux projets prĂ©sentĂ©s dans lâatelier sur lâĂ©nergie, notamment lâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Njock sur le Nyong. Idem dans le secteur de lâagriculture. Dans le domaine des transports, BTP et amĂ©nagement du territoire, lâun des projets qui a suscitĂ© de lâintĂ©rĂȘt pour les investisseurs, câest la deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala et Kribi-EdĂ©a. Sauf que, pour ce projet, comme pour les autres relevant de ce secteur, ils doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s sous le mode PPP (partenariat public-privĂ©). Et pour cela, les investisseurs devront attendre de soumissionner aux avis Ă manifestation dâintĂ©rĂȘt qui seront lancĂ©s par les administrations concernĂ©es. Leur rĂ©alisation devrait commencer dâici la fin de cette annĂ©e.
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
AmĂ©nagement Ă©lectrique de Njock, construction de postes de pĂ©age, deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala, quelques projets qui ont suscitĂ© lâintĂ©rĂȘt auprĂšs des investisseurs.
SiĂšge de lâAgence de promotion des investissements (API) ce lundi 23 mai, au lieu-dit Nouvelle route Bastos Ă YaoundĂ©. Il est 11h30 mn. Dans son bureau, le directeur gĂ©nĂ©ral, Marthe Angeline Minja en sĂ©ance de travail avec Jean-Claude Ebe-Evina, responsable du cabinet Bureau Gestion planchent sur les actes de la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ©, tenue du 17 au 18 mai dernier. Le document doit ĂȘtre transmis Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Câest ici quâest logĂ© le secrĂ©tariat technique de la confĂ©rence Ă©conomique assurĂ© par lâAPI, avec lâappui des cabinets Bureau Gestion et One2Five.
AprĂšs la confĂ©rence achevĂ©e depuis cinq jours, lâAPI continue de recevoir des investisseurs. Outre des Russes attendus hier aprĂšs-midi, lâAgence a travaillĂ© le week-end dernier avec des hommes dâaffaires gabonais. Ces derniers voudraient investir dans la construction de postes de pĂ©age et des mini-centrales Ă©lectriques. « Ils souhaitent que le gouvernement les rassurent de ce que leur production sera rachetĂ©e par Eneo », souligne Marthe Angeline Minja.
Selon les informations fournies par le secrĂ©tariat technique, dâautres partenariats ont Ă©tĂ© signĂ©s en dehors de celui de CAMTEL avec lâamĂ©ricain William F Clark and Co. Un groupe canadien a signĂ© avec lâAgence dâĂ©lectrification rurale (AER), un mĂ©morandum dâentente pour appuyer les actions du gouvernement dans ce secteur. Le DG de lâAPI a elle-mĂȘme signĂ© un partenariat avec Mohammed El Kettani, le prĂ©sident de Attijariwafa Bank. Il sâagit de voir dans quelles mesures le groupe bancaire pourrait financer des projets prĂ©sentĂ©s par lâAgence. « On accompagnera les investisseurs dans les discussions avec cette banque », prĂ©cise Mme Minja. Ces partenariats ne sont quâune Ă©tape dans le processus devant aboutir Ă la matĂ©rialisation des diffĂ©rents engagements. Les discussions se poursuivent dans ce sens.
Outre les 15 projets exposĂ©s dans les ateliers thĂ©matiques, une dizaine dâautres a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e aux investisseurs. Selon Jean-Claude Ebe-Evina, des investisseurs ont manifestĂ© leur intention pour deux projets prĂ©sentĂ©s dans lâatelier sur lâĂ©nergie, notamment lâamĂ©nagement hydro-Ă©lectrique de Njock sur le Nyong. Idem dans le secteur de lâagriculture. Dans le domaine des transports, BTP et amĂ©nagement du territoire, lâun des projets qui a suscitĂ© de lâintĂ©rĂȘt pour les investisseurs, câest la deuxiĂšme phase de lâautoroute YaoundĂ©-Douala et Kribi-EdĂ©a. Sauf que, pour ce projet, comme pour les autres relevant de ce secteur, ils doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s sous le mode PPP (partenariat public-privĂ©). Et pour cela, les investisseurs devront attendre de soumissionner aux avis Ă manifestation dâintĂ©rĂȘt qui seront lancĂ©s par les administrations concernĂ©es. Leur rĂ©alisation devrait commencer dâici la fin de cette annĂ©e.
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Les premiers résultats de la Conférence économique internationale
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Les enjeux du Sommet dâIstanbul sur l'action humanitaire
Jean Francis BELIBI
International - Politique
Avec prÚs de 500 000 personnes en situation de détresse. Le Cameroun est plus que jamais attentif aux solutions attendues.
Mieux coordonner lâaide humanitaire face aux multiples crises mais aussi et surtout de remettre lâhumanitĂ© au centre. Ce sont les principales prĂ©occupations au centre du premier Sommet mondial sur lâaction humanitaire qui sâest ouvert hier Ă Istanbul en Turquie, Ă lâinitiative du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies. Occasion Ă©galement pour la CommunautĂ© internationale de rĂ©flĂ©chir Ă une meilleure appropriation des enjeux et des capacitĂ©s humanitaires par les populations frappĂ©es de catastrophes naturelles ou de conflits. Ceci afin de permettre Ă ceux qui sont au cĆur des problĂ©matiques humanitaires dâĂȘtre davantage acteurs et non seulement rĂ©cipiendaires de lâaide internationale. Une soixantaine de chefs dâEtat et de gouvernement prennent part aux travaux qui sâachĂšvent ce jour. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, est reprĂ©sentĂ© Ă cette rencontre par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ© Emmanuel Sadi.
Il faut dire que la prĂ©sence de notre pays Ă ces travaux nâest pas fortuite, comme on lâindique Ă la direction de la Protection civile du MINATD. Le Cameroun est lâobjet en ce moment, le terrain dâaccueil de nombreuses personnes en situation de dĂ©tresse humanitaire du fait de lâinsĂ©curitĂ© chez certains de ses voisins. Il y a dâabord la guerre contre la secte islamiste Boko Haram qui sĂ©vit au Nigeria et qui cause de nombreux dĂ©placements de populations sur notre territoire. Il y a ensuite les bandes armĂ©es qui sĂ©vissent en RĂ©publique centrafricaine. Ces situations entraĂźnent donc de nombreux dĂ©placements de populations. Les derniers chiffres rendus publics en la matiĂšre par le bureau du haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR) au Cameroun font Ă©tat de la prĂ©sence de prĂšs de 275 000 Centrafricains, et prĂšs de 73 000 NigĂ©rians. Quant aux dĂ©placĂ©s internes, les chiffres ici Ă©galement vont toujours croissants. On recense prĂšs de 170 000 personnes dans cette situation dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, mĂȘme si une baisse de ceux-ci en raison des Ă©checs cuisants enregistrĂ©s par la secte islamiste du fait des forces camerounaises et des troupes des pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad. Mais lâaspect humanitaire reste prĂ©occupant. Dans un communiquĂ© rendu public, il y a quelques semaines, le reprĂ©sentant-rĂ©sident du HCR au Cameroun, Khassim Diagne estimait Ă environ 45,5 milliards de F les besoins de ces personnes en situation de dĂ©tresse. Quand on ajoute les autres consĂ©quences, notamment lâinsĂ©curitĂ©, on peut comprendre les attentes de notre pays vis-Ă -vis de la CommunautĂ© internationale dans une action oĂč de nombreuses actions, au plan local sont dĂ©jĂ menĂ©es.
Jean Francis BELIBI
International - Politique
Avec prÚs de 500 000 personnes en situation de détresse. Le Cameroun est plus que jamais attentif aux solutions attendues.
Mieux coordonner lâaide humanitaire face aux multiples crises mais aussi et surtout de remettre lâhumanitĂ© au centre. Ce sont les principales prĂ©occupations au centre du premier Sommet mondial sur lâaction humanitaire qui sâest ouvert hier Ă Istanbul en Turquie, Ă lâinitiative du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies. Occasion Ă©galement pour la CommunautĂ© internationale de rĂ©flĂ©chir Ă une meilleure appropriation des enjeux et des capacitĂ©s humanitaires par les populations frappĂ©es de catastrophes naturelles ou de conflits. Ceci afin de permettre Ă ceux qui sont au cĆur des problĂ©matiques humanitaires dâĂȘtre davantage acteurs et non seulement rĂ©cipiendaires de lâaide internationale. Une soixantaine de chefs dâEtat et de gouvernement prennent part aux travaux qui sâachĂšvent ce jour. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, est reprĂ©sentĂ© Ă cette rencontre par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ© Emmanuel Sadi.
Il faut dire que la prĂ©sence de notre pays Ă ces travaux nâest pas fortuite, comme on lâindique Ă la direction de la Protection civile du MINATD. Le Cameroun est lâobjet en ce moment, le terrain dâaccueil de nombreuses personnes en situation de dĂ©tresse humanitaire du fait de lâinsĂ©curitĂ© chez certains de ses voisins. Il y a dâabord la guerre contre la secte islamiste Boko Haram qui sĂ©vit au Nigeria et qui cause de nombreux dĂ©placements de populations sur notre territoire. Il y a ensuite les bandes armĂ©es qui sĂ©vissent en RĂ©publique centrafricaine. Ces situations entraĂźnent donc de nombreux dĂ©placements de populations. Les derniers chiffres rendus publics en la matiĂšre par le bureau du haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR) au Cameroun font Ă©tat de la prĂ©sence de prĂšs de 275 000 Centrafricains, et prĂšs de 73 000 NigĂ©rians. Quant aux dĂ©placĂ©s internes, les chiffres ici Ă©galement vont toujours croissants. On recense prĂšs de 170 000 personnes dans cette situation dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, mĂȘme si une baisse de ceux-ci en raison des Ă©checs cuisants enregistrĂ©s par la secte islamiste du fait des forces camerounaises et des troupes des pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad. Mais lâaspect humanitaire reste prĂ©occupant. Dans un communiquĂ© rendu public, il y a quelques semaines, le reprĂ©sentant-rĂ©sident du HCR au Cameroun, Khassim Diagne estimait Ă environ 45,5 milliards de F les besoins de ces personnes en situation de dĂ©tresse. Quand on ajoute les autres consĂ©quences, notamment lâinsĂ©curitĂ©, on peut comprendre les attentes de notre pays vis-Ă -vis de la CommunautĂ© internationale dans une action oĂč de nombreuses actions, au plan local sont dĂ©jĂ menĂ©es.
www.cameroon-tribune.cm
Les enjeux du Sommet dâIstanbul sur l'action humanitaire
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Match France-Cameroun, retrouvailles imminentes
Josiane R. MATIA
National - Sport
Les deux Ă©quipes sâaffrontent, Ă guichets fermĂ©s, pour la troisiĂšme fois seulement le 30 mai prochain.
Encore une semaine et les supporters des Lions indomptables assisteront Ă une affiche allĂ©chante entre leur Ă©quipe et la France. Le 30 mai prochain Ă 21h (20h au Cameroun), au stade La Beaujoire de Nantes, Cameroun et France sâaffronteront en effet dans le cadre dâune rencontre amicale. Un match de prestige donc pour le Cameroun qui nâavait plus rencontrĂ© dâĂ©quipe de cette envergure depuis une Ă©ternitĂ©, en amical du moins. Pour les Bleus, il sâagit de prĂ©parer lâEuro quâils accueillent dĂšs le 10 juin prochain. Et câest certainement lâeffervescence autour de cette compĂ©tition qui justifie que la rencontre se jouera Ă guichets fermĂ©s. Selon la FĂ©dĂ©ration française de football, les 37 000 billets de La Beaujoire ont dĂ©jĂ trouvĂ© preneurs.
Ce ne sera pourtant que la troisiĂšme fois que les deux Ă©quipes se rencontrent. Lors de leur premiĂšre confrontation, le 4 octobre 2000, en amical, Français et Camerounais sâĂ©taient sĂ©parĂ©s sur un score de paritĂ© (1-1) au stade de France, avec Ă la clĂ© une superbe bicyclette de Patrick Mboma restĂ©e dans les mĂ©moires. Lors de la finale de la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, le 29 juin 2003 au stade de France toujours, sur laquelle planait le dĂ©cĂšs de Marc-Vivien FoĂ© en plein match quelques jours plus tĂŽt, la France Ă©tait difficilement venue Ă bout des Lions (1-0). Depuis, beaucoup dâeau a coulĂ© sous les ponts pour les deux Ă©quipes. Il a fallu reconstruire aprĂšs des passages Ă vide de chaque cĂŽtĂ©. Le groupe de Didier Deschamps, classĂ© 21e, sâen sort certainement mieux, face Ă des Lions indomptables, 63e mondial, en quĂȘte de repĂšres.
Mais comme lâa rappelĂ© Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national du Cameroun, le rĂ©sultat du 30 mai nâest pas une question de vie ou de mort mĂȘme sâil nâest pas question « dây faire de la figuration ». France-Cameroun reste une rencontre amicale avant tout, prĂ©paratoire Ă la 5e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe dâAfrique des nations, le 3 juin, contre la Mauritanie. Depuis dimanche, les 23 joueurs convoquĂ©s arrivent Ă Nantes oĂč a lieu le regroupement. La premiĂšre sĂ©ance dâentraĂźnement a eu lieu hier avec une quinzaine de joueurs sur le terrain annexe du stade Moulin Boisseau. Une confĂ©rence de presse est programmĂ©e cet aprĂšs-midi. Au moment oĂč nous mettions sous presse, Idriss Carlos Kameni Ă©tait attendu dans la taniĂšre. Le gardien de but de Malaga a Ă©tĂ© appelĂ© pour supplĂ©er AndrĂ© Onana, dont la mise Ă lâĂ©cart du groupe nâa pas Ă©tĂ© expliquĂ©e.
Les Bleus ont, pour leur part, achevĂ© samedi dernier un stage dâune dizaine de jours Ă Biarritz avant de rejoindre Clairefontaine, leur centre dâentraĂźnement. Si le groupe nâĂ©tait pas complet en raison de certaines compĂ©titions europĂ©ennes en cours, ce sera le cas dĂšs cette fin de semaine.
Josiane R. MATIA
National - Sport
Les deux Ă©quipes sâaffrontent, Ă guichets fermĂ©s, pour la troisiĂšme fois seulement le 30 mai prochain.
Encore une semaine et les supporters des Lions indomptables assisteront Ă une affiche allĂ©chante entre leur Ă©quipe et la France. Le 30 mai prochain Ă 21h (20h au Cameroun), au stade La Beaujoire de Nantes, Cameroun et France sâaffronteront en effet dans le cadre dâune rencontre amicale. Un match de prestige donc pour le Cameroun qui nâavait plus rencontrĂ© dâĂ©quipe de cette envergure depuis une Ă©ternitĂ©, en amical du moins. Pour les Bleus, il sâagit de prĂ©parer lâEuro quâils accueillent dĂšs le 10 juin prochain. Et câest certainement lâeffervescence autour de cette compĂ©tition qui justifie que la rencontre se jouera Ă guichets fermĂ©s. Selon la FĂ©dĂ©ration française de football, les 37 000 billets de La Beaujoire ont dĂ©jĂ trouvĂ© preneurs.
Ce ne sera pourtant que la troisiĂšme fois que les deux Ă©quipes se rencontrent. Lors de leur premiĂšre confrontation, le 4 octobre 2000, en amical, Français et Camerounais sâĂ©taient sĂ©parĂ©s sur un score de paritĂ© (1-1) au stade de France, avec Ă la clĂ© une superbe bicyclette de Patrick Mboma restĂ©e dans les mĂ©moires. Lors de la finale de la coupe des ConfĂ©dĂ©rations, le 29 juin 2003 au stade de France toujours, sur laquelle planait le dĂ©cĂšs de Marc-Vivien FoĂ© en plein match quelques jours plus tĂŽt, la France Ă©tait difficilement venue Ă bout des Lions (1-0). Depuis, beaucoup dâeau a coulĂ© sous les ponts pour les deux Ă©quipes. Il a fallu reconstruire aprĂšs des passages Ă vide de chaque cĂŽtĂ©. Le groupe de Didier Deschamps, classĂ© 21e, sâen sort certainement mieux, face Ă des Lions indomptables, 63e mondial, en quĂȘte de repĂšres.
Mais comme lâa rappelĂ© Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national du Cameroun, le rĂ©sultat du 30 mai nâest pas une question de vie ou de mort mĂȘme sâil nâest pas question « dây faire de la figuration ». France-Cameroun reste une rencontre amicale avant tout, prĂ©paratoire Ă la 5e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe dâAfrique des nations, le 3 juin, contre la Mauritanie. Depuis dimanche, les 23 joueurs convoquĂ©s arrivent Ă Nantes oĂč a lieu le regroupement. La premiĂšre sĂ©ance dâentraĂźnement a eu lieu hier avec une quinzaine de joueurs sur le terrain annexe du stade Moulin Boisseau. Une confĂ©rence de presse est programmĂ©e cet aprĂšs-midi. Au moment oĂč nous mettions sous presse, Idriss Carlos Kameni Ă©tait attendu dans la taniĂšre. Le gardien de but de Malaga a Ă©tĂ© appelĂ© pour supplĂ©er AndrĂ© Onana, dont la mise Ă lâĂ©cart du groupe nâa pas Ă©tĂ© expliquĂ©e.
Les Bleus ont, pour leur part, achevĂ© samedi dernier un stage dâune dizaine de jours Ă Biarritz avant de rejoindre Clairefontaine, leur centre dâentraĂźnement. Si le groupe nâĂ©tait pas complet en raison de certaines compĂ©titions europĂ©ennes en cours, ce sera le cas dĂšs cette fin de semaine.
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Match France-Cameroun, retrouvailles imminentes
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La grippe fait rage à Yaoundé
Monica NKODO
National - Société
Dans plusieurs familles et hÎpitaux, elle affecte enfants, adultes et personnes ùgées.
Ses toussotements sont incessants. Dans la salle dâattente de cette clinique de YaoundĂ©, les patients commencent Ă ĂȘtre un peu agacĂ©s. Câest que Francky E, huit ans, a la grippe et ne peut sâempĂȘcher de tousser. Une toux grasse⊠« Quâest-ce que vous voulez que je fasse ? Câest bien pour cela que nous sommes venus voir le docteur ! », dit sa mĂšre Ă deux messieurs, visiblement gĂȘnĂ©s par les quintes bruyantes du petit. Le nez qui coule, la gorge enrouĂ©e, les yeux piquants et les courbatures Ă nâen plus finir. De nombreuses personnes en consultation dans ce centre de santĂ© prĂ©sentent les mĂȘmes symptĂŽmes. DâaprĂšs le mĂ©decin, « câest assez frĂ©quent depuis deux semaines. Nous recevons des habitants de la ville atteints de grippe. Pour certains, la fiĂšvre se fait mĂȘme si intense que nous les gardons en observation pendant quelques jours ».
Un tour dans les pharmacies permet Ă©galement de constater que les produits traitant cette maladie sont trĂšs demandĂ©s en cette pĂ©riode. Dans une de ces officines au marchĂ© central, ValĂ©rien Nouka regarde son ordonnance avec attention. « Je cherche un antitussif et de lâhuile gomĂ©nolĂ©e pour soulager ma fille. Elle ne dort pas la nuit Ă cause de ses narines bouchĂ©es », avoue-t-il. Sa fille est restĂ©e un peu trop longtemps exposĂ©e au froid, Ă regarder les feux dâartifice lancĂ©s Ă lâoccasion de la FĂȘte nationale de lâUnitĂ©. DâaprĂšs le pharmacien, ce monsieur nâest pas le premier Ă sâen aller avec des mĂ©dicaments antigrippaux ce matin du samedi 21 mai. Le climat instable - un coup froid, un coup chaud - serait lâune des principales raisons de cette multitude dâĂ©tats grippaux Ă YaoundĂ©, selon un mĂ©decin.
Dans les familles, les cas de contagion sont lĂ©gion. Danielle Kamnang tient sa grippe de son mari, qui lui-mĂȘme lâa attrapĂ©e au contact de leurs enfants malades. « JâĂ©tais en voyage, et quand je suis revenue il y a une semaine Ă la maison, jâai reçu lâhĂ©ritage », sâamuse-t-elle. Dans son quartier, Ă Emombo, oĂč tout le monde nâa pas les moyens de se procurer des mĂ©dicaments en pharmacie, diverses prĂ©cautions sont Ă lâordre du jour. « Je me mets au chaud et je suis privĂ©e de glace, ma gourmandise prĂ©fĂ©rĂ©e. Et comme mĂ©dicaments, dâhabitude, je ne prends rien. Ma grippe finit toujours par passer toute seule », rĂ©vĂšle une dame. « Je prends du gingembre dans de lâeau bouillante citronnĂ©e. Je le fais Ă chaque fois que je suis grippĂ© », explique un call-boxeur. Juste Ă cĂŽtĂ©, câest le vendeur de bonbons et de mouchoirs (communĂ©ment appelĂ©s « lotus ») qui se rĂ©jouit. En attendant de pouvoir se faire vacciner contre ce virus de la grippe, il est conseillĂ© dâĂ©viter au maximum les contacts avec des personnes malades. Le lavage des mains, reste lâun des moyens les plus efficaces contre la contagion.
Monica NKODO
National - Société
Dans plusieurs familles et hÎpitaux, elle affecte enfants, adultes et personnes ùgées.
Ses toussotements sont incessants. Dans la salle dâattente de cette clinique de YaoundĂ©, les patients commencent Ă ĂȘtre un peu agacĂ©s. Câest que Francky E, huit ans, a la grippe et ne peut sâempĂȘcher de tousser. Une toux grasse⊠« Quâest-ce que vous voulez que je fasse ? Câest bien pour cela que nous sommes venus voir le docteur ! », dit sa mĂšre Ă deux messieurs, visiblement gĂȘnĂ©s par les quintes bruyantes du petit. Le nez qui coule, la gorge enrouĂ©e, les yeux piquants et les courbatures Ă nâen plus finir. De nombreuses personnes en consultation dans ce centre de santĂ© prĂ©sentent les mĂȘmes symptĂŽmes. DâaprĂšs le mĂ©decin, « câest assez frĂ©quent depuis deux semaines. Nous recevons des habitants de la ville atteints de grippe. Pour certains, la fiĂšvre se fait mĂȘme si intense que nous les gardons en observation pendant quelques jours ».
Un tour dans les pharmacies permet Ă©galement de constater que les produits traitant cette maladie sont trĂšs demandĂ©s en cette pĂ©riode. Dans une de ces officines au marchĂ© central, ValĂ©rien Nouka regarde son ordonnance avec attention. « Je cherche un antitussif et de lâhuile gomĂ©nolĂ©e pour soulager ma fille. Elle ne dort pas la nuit Ă cause de ses narines bouchĂ©es », avoue-t-il. Sa fille est restĂ©e un peu trop longtemps exposĂ©e au froid, Ă regarder les feux dâartifice lancĂ©s Ă lâoccasion de la FĂȘte nationale de lâUnitĂ©. DâaprĂšs le pharmacien, ce monsieur nâest pas le premier Ă sâen aller avec des mĂ©dicaments antigrippaux ce matin du samedi 21 mai. Le climat instable - un coup froid, un coup chaud - serait lâune des principales raisons de cette multitude dâĂ©tats grippaux Ă YaoundĂ©, selon un mĂ©decin.
Dans les familles, les cas de contagion sont lĂ©gion. Danielle Kamnang tient sa grippe de son mari, qui lui-mĂȘme lâa attrapĂ©e au contact de leurs enfants malades. « JâĂ©tais en voyage, et quand je suis revenue il y a une semaine Ă la maison, jâai reçu lâhĂ©ritage », sâamuse-t-elle. Dans son quartier, Ă Emombo, oĂč tout le monde nâa pas les moyens de se procurer des mĂ©dicaments en pharmacie, diverses prĂ©cautions sont Ă lâordre du jour. « Je me mets au chaud et je suis privĂ©e de glace, ma gourmandise prĂ©fĂ©rĂ©e. Et comme mĂ©dicaments, dâhabitude, je ne prends rien. Ma grippe finit toujours par passer toute seule », rĂ©vĂšle une dame. « Je prends du gingembre dans de lâeau bouillante citronnĂ©e. Je le fais Ă chaque fois que je suis grippĂ© », explique un call-boxeur. Juste Ă cĂŽtĂ©, câest le vendeur de bonbons et de mouchoirs (communĂ©ment appelĂ©s « lotus ») qui se rĂ©jouit. En attendant de pouvoir se faire vacciner contre ce virus de la grippe, il est conseillĂ© dâĂ©viter au maximum les contacts avec des personnes malades. Le lavage des mains, reste lâun des moyens les plus efficaces contre la contagion.
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La grippe fait rage à Yaoundé
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Comment relever lâoffre locale de maĂŻs
Eric Vincent FOMO
National - Economie
A lâOuest, pour rĂ©pondre Ă la demande des partenaires du PIDMA Ă©valuĂ©e Ă prĂšs de 35 000 tonnes de maĂŻs, des Ă©quipes du projet sensibilisent sur les moyens dâamĂ©liorer les rendements.
ConsidĂ©rĂ©e comme lâun des greniers agricoles du pays, la rĂ©gion de lâOuest peut pour autant amĂ©liorer certaines de ses performances notamment en ce qui concerne la spĂ©culation maĂŻs. En 2014, les importations de maĂŻs sur le marchĂ© national sâĂ©levaient Ă prĂšs de 600 000 tonnes. Ce chiffre alarmant a de quoi inquiĂ©ter. Cependant, il peut ĂȘtre rĂ©sorbĂ© par une augmentation de la production dans la zone agro-Ă©cologique que constitue la rĂ©gion de lâOuest. Cette augmentation aurait pour effet de faire rentrer de lâargent dans les poches des producteurs et boosterait ainsi lâĂ©conomie nationale. Le Projet dâinvestissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) lâa si bien compris. La semaine derniĂšre, lâunitĂ© rĂ©gionale du PIDMA Ouest/Nord-Ouest a sillonnĂ© quatre grands bassins de production de maĂŻs que sont les dĂ©partements des Bamboutos, du Noun, de la Menoua et du NdĂ©.
Lâobjectif visĂ© Ă travers les rĂ©unions dâinformation et de sensibilisation tenues avec les coopĂ©ratives est de faire passer les producteurs dâune agriculture de subsistance et de faible productivitĂ© Ă une agriculture commerciale durable. ConcrĂštement, il sâagit de faire grimper la production de maĂŻs de 1,5 tonne Ă lâhectare Ă 4 tonnes minimum et amĂ©liorer la quantitĂ© du maĂŻs vendu Ă hauteur de 15%. Selon le coordonnateur de lâunitĂ© rĂ©gionale Ouest/Nord-Ouest, FrĂ©dĂ©ric Yongue Simou, « Le dĂ©clencheur du Projet, câest la coopĂ©rative. Câest une structure qui a une durĂ©e de vie assez longue et qui fait appel Ă plus de responsabilitĂ© ».
Face Ă la demande des agribusiness partenaires du Projet (sociĂ©tĂ© Nkam, SOCOCHAIR, SPC et SOCAVB), qui sâĂ©lĂšve Ă 34 500 tonnes, les organisations de producteurs de maĂŻs ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© de se constituer en coopĂ©ratives ainsi que sur les conditions Ă remplir pour ĂȘtre partenaires du PIDMA. Lâautre volet du Projet, ce sont les apports : 10% par la coopĂ©rative, 40% par une banque commerciale sous forme de crĂ©dit Ă la coopĂ©rative et 50% par le PIDMA. Des facilitĂ©s sont Ă©galement octroyĂ©es pour amĂ©liorer les rendements des producteurs. A lâinstar du dĂ©senclavement de 1500 km de route et la construction des magasins de stockage. Le PIDMA a Ă©tĂ© lancĂ© officiellement le 28 juin 2015, pour une durĂ©e de cinq ans (2015-2019).
Eric Vincent FOMO
National - Economie
A lâOuest, pour rĂ©pondre Ă la demande des partenaires du PIDMA Ă©valuĂ©e Ă prĂšs de 35 000 tonnes de maĂŻs, des Ă©quipes du projet sensibilisent sur les moyens dâamĂ©liorer les rendements.
ConsidĂ©rĂ©e comme lâun des greniers agricoles du pays, la rĂ©gion de lâOuest peut pour autant amĂ©liorer certaines de ses performances notamment en ce qui concerne la spĂ©culation maĂŻs. En 2014, les importations de maĂŻs sur le marchĂ© national sâĂ©levaient Ă prĂšs de 600 000 tonnes. Ce chiffre alarmant a de quoi inquiĂ©ter. Cependant, il peut ĂȘtre rĂ©sorbĂ© par une augmentation de la production dans la zone agro-Ă©cologique que constitue la rĂ©gion de lâOuest. Cette augmentation aurait pour effet de faire rentrer de lâargent dans les poches des producteurs et boosterait ainsi lâĂ©conomie nationale. Le Projet dâinvestissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) lâa si bien compris. La semaine derniĂšre, lâunitĂ© rĂ©gionale du PIDMA Ouest/Nord-Ouest a sillonnĂ© quatre grands bassins de production de maĂŻs que sont les dĂ©partements des Bamboutos, du Noun, de la Menoua et du NdĂ©.
Lâobjectif visĂ© Ă travers les rĂ©unions dâinformation et de sensibilisation tenues avec les coopĂ©ratives est de faire passer les producteurs dâune agriculture de subsistance et de faible productivitĂ© Ă une agriculture commerciale durable. ConcrĂštement, il sâagit de faire grimper la production de maĂŻs de 1,5 tonne Ă lâhectare Ă 4 tonnes minimum et amĂ©liorer la quantitĂ© du maĂŻs vendu Ă hauteur de 15%. Selon le coordonnateur de lâunitĂ© rĂ©gionale Ouest/Nord-Ouest, FrĂ©dĂ©ric Yongue Simou, « Le dĂ©clencheur du Projet, câest la coopĂ©rative. Câest une structure qui a une durĂ©e de vie assez longue et qui fait appel Ă plus de responsabilitĂ© ».
Face Ă la demande des agribusiness partenaires du Projet (sociĂ©tĂ© Nkam, SOCOCHAIR, SPC et SOCAVB), qui sâĂ©lĂšve Ă 34 500 tonnes, les organisations de producteurs de maĂŻs ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur la nĂ©cessitĂ© de se constituer en coopĂ©ratives ainsi que sur les conditions Ă remplir pour ĂȘtre partenaires du PIDMA. Lâautre volet du Projet, ce sont les apports : 10% par la coopĂ©rative, 40% par une banque commerciale sous forme de crĂ©dit Ă la coopĂ©rative et 50% par le PIDMA. Des facilitĂ©s sont Ă©galement octroyĂ©es pour amĂ©liorer les rendements des producteurs. A lâinstar du dĂ©senclavement de 1500 km de route et la construction des magasins de stockage. Le PIDMA a Ă©tĂ© lancĂ© officiellement le 28 juin 2015, pour une durĂ©e de cinq ans (2015-2019).
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Comment relever lâoffre locale de maĂŻs
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Le Centre dâencadrement des Chefs dâentreprises en place
Josy MAUGER
National - Economie
Gestion des finances, planification des activités sont entre autresenseignements que propose ce programme dontle lancement officiel a eu lieu jeudi à Yaoundé.
Une entreprise en proie Ă de nombreuses difficultĂ©s tant sur le plan des finances que de la gestion du personnel. Le chef dâentreprise, promoteur dâun groupe scolaire, entreprend une formation du programme Empretec sur le renforcement des capacitĂ©s. AprĂšs quelque temps, le profil du chef dâentreprise bascule de maniĂšre positive. LâĂ©tablissement quâil gĂšre est remis sur les rails. Les enseignants sont payĂ©s Ă temps, le nombre dâĂ©lĂšves double avec Ă la clĂ© de bons rĂ©sultats aux examens. Câest le tĂ©moignage deKamga Jacqueline, jeudi dernier Ă YaoundĂ©, lors de la cĂ©rĂ©monie officielle du lancement du Centre Empretec Cameroun et du projet E-registration. CooprĂ©sidĂ©e par le ministre des Petites et moyennes entreprises de lâEconomie sociale et de lâArtisanat (Minpmeesa), Laurent Serge EtoundiNgoa et du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la ConfĂ©rence des Nations unies sur le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), MukhistaKituyi.
Pour le MINPMEESA, le secteur privĂ© Ă©tant au centre de la politique Ă©conomique, il est question dâaccorder beaucoup dâimportance Ă la professionnalisation des entrepreneurs camerounais. Lâautre prioritĂ© demeure la diversification de mĂ©tiers pour une meilleure adĂ©quation avec le potentiel camerounais.Et le programme Empretec dirigĂ© par la CNUCED et logĂ© dĂ©sormais au Centre international de lâartisanat de YaoundĂ© vient comme une bouĂ©e de sauvetage pour les entrepreneurs dĂ©sirant accroĂźtre leur rendement. Avec le commerce comme activitĂ© dominante, fortement pratiquĂ©e par les Camerounais, il compte plus de 40% du tissu entrepreneurial du Cameroun. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques devraient saisir cette opportunitĂ© proposĂ©e par la CNUCED pour la relance de leurs activitĂ©s commerciales. En termes de bilan, le programme qui existe depuis 2015 a enregistrĂ© 160 entrepreneurs locaux et formĂ©s 135 tandis que 122 ont Ă©tĂ© certifiĂ©s Empretec. Six sessions de formation sont prĂ©vues pour 2016 dans les rĂ©gions de lâOuest, de lâEst, du Sud et du Nord-Ouest.
Josy MAUGER
National - Economie
Gestion des finances, planification des activités sont entre autresenseignements que propose ce programme dontle lancement officiel a eu lieu jeudi à Yaoundé.
Une entreprise en proie Ă de nombreuses difficultĂ©s tant sur le plan des finances que de la gestion du personnel. Le chef dâentreprise, promoteur dâun groupe scolaire, entreprend une formation du programme Empretec sur le renforcement des capacitĂ©s. AprĂšs quelque temps, le profil du chef dâentreprise bascule de maniĂšre positive. LâĂ©tablissement quâil gĂšre est remis sur les rails. Les enseignants sont payĂ©s Ă temps, le nombre dâĂ©lĂšves double avec Ă la clĂ© de bons rĂ©sultats aux examens. Câest le tĂ©moignage deKamga Jacqueline, jeudi dernier Ă YaoundĂ©, lors de la cĂ©rĂ©monie officielle du lancement du Centre Empretec Cameroun et du projet E-registration. CooprĂ©sidĂ©e par le ministre des Petites et moyennes entreprises de lâEconomie sociale et de lâArtisanat (Minpmeesa), Laurent Serge EtoundiNgoa et du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la ConfĂ©rence des Nations unies sur le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), MukhistaKituyi.
Pour le MINPMEESA, le secteur privĂ© Ă©tant au centre de la politique Ă©conomique, il est question dâaccorder beaucoup dâimportance Ă la professionnalisation des entrepreneurs camerounais. Lâautre prioritĂ© demeure la diversification de mĂ©tiers pour une meilleure adĂ©quation avec le potentiel camerounais.Et le programme Empretec dirigĂ© par la CNUCED et logĂ© dĂ©sormais au Centre international de lâartisanat de YaoundĂ© vient comme une bouĂ©e de sauvetage pour les entrepreneurs dĂ©sirant accroĂźtre leur rendement. Avec le commerce comme activitĂ© dominante, fortement pratiquĂ©e par les Camerounais, il compte plus de 40% du tissu entrepreneurial du Cameroun. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques devraient saisir cette opportunitĂ© proposĂ©e par la CNUCED pour la relance de leurs activitĂ©s commerciales. En termes de bilan, le programme qui existe depuis 2015 a enregistrĂ© 160 entrepreneurs locaux et formĂ©s 135 tandis que 122 ont Ă©tĂ© certifiĂ©s Empretec. Six sessions de formation sont prĂ©vues pour 2016 dans les rĂ©gions de lâOuest, de lâEst, du Sud et du Nord-Ouest.
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Le Centre dâencadrement des Chefs dâentreprises en place
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Le Carrousel: une belle partition en guise dâintro
Jeanine FANKAM
National - Politique
La musique de la gendarmerie nationale a assuré avec cet air patriotique.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique vient de prendre place Ă la tribune dâhonneur, vendredi dernier au Boulevard du 20 mai. La gendarmerie nationale entre en scĂšne avec un grand air, au sens figurĂ© et au sens propre. Des voix et des instruments de son dĂ©tachement de musique sort le Carrousel. Une musique des grandes fĂȘtes. Le 20 mai au Cameroun, nâen est pas moins. Lâorchestre chante « Cameroun uni pour la paix ».
Comme son titre lâindique, le chant promeut la paix, cĂ©lĂšbre lâunitĂ©, appelle Ă une nouvelle dynamique « pour Ă©viter tout risque dâĂ©branler les fondements de notre nation ». « Cameroun uni pour la paix » rend aussi hommage aux soldats tombĂ©s et les autres victimes de Boko Haram. La majestueuse tenue de ce dĂ©tachement (du bleu parĂ© dâor) en rajoute Ă la solennitĂ© de lâexĂ©cution musicale. Le mouvement dâensemble, rigoureux dans son accomplissement, donne Ă voir et Ă rĂ©flĂ©chir. En chantant le Carrousel, les gendarmes forment des figures dont la croix et le carrĂ©. La croix symbolise le « Stop », « lâinterdit ». Dans lâesprit du carrousel psalmodiĂ©, câest certainement un « stop » Ă la guerre, aux flĂ©aux sociaux, Ă lâinertie.
Autre figure formĂ©e : le carrĂ©. Avec ses quatre cĂŽtĂ©s Ă©gaux et quatre angles droits, cette figure arithmĂ©tique renvoie, Ă coup sĂ»r, Ă lâĂ©galitĂ© des peuples et lâunitĂ© du Cameroun dans sa diversitĂ©. DiversitĂ©, mais Ă©galitĂ© linguistique, ethnique, cultuelle et culturelle.
La foule reste mĂ©dusĂ©e par les sons, les Ă©lĂ©ments font leur show devant le prĂ©sident de la RĂ©publique, sans fausse note ! Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi Njock, directeur central de la coordination au SED, avec un visage rayonnant, ne les quitte pas du regard depuis la tribune. On le comprend ! Un peu plus de quatre minutes dâexĂ©cution, mais quatre minutes bien pleines !
Jeanine FANKAM
National - Politique
La musique de la gendarmerie nationale a assuré avec cet air patriotique.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique vient de prendre place Ă la tribune dâhonneur, vendredi dernier au Boulevard du 20 mai. La gendarmerie nationale entre en scĂšne avec un grand air, au sens figurĂ© et au sens propre. Des voix et des instruments de son dĂ©tachement de musique sort le Carrousel. Une musique des grandes fĂȘtes. Le 20 mai au Cameroun, nâen est pas moins. Lâorchestre chante « Cameroun uni pour la paix ».
Comme son titre lâindique, le chant promeut la paix, cĂ©lĂšbre lâunitĂ©, appelle Ă une nouvelle dynamique « pour Ă©viter tout risque dâĂ©branler les fondements de notre nation ». « Cameroun uni pour la paix » rend aussi hommage aux soldats tombĂ©s et les autres victimes de Boko Haram. La majestueuse tenue de ce dĂ©tachement (du bleu parĂ© dâor) en rajoute Ă la solennitĂ© de lâexĂ©cution musicale. Le mouvement dâensemble, rigoureux dans son accomplissement, donne Ă voir et Ă rĂ©flĂ©chir. En chantant le Carrousel, les gendarmes forment des figures dont la croix et le carrĂ©. La croix symbolise le « Stop », « lâinterdit ». Dans lâesprit du carrousel psalmodiĂ©, câest certainement un « stop » Ă la guerre, aux flĂ©aux sociaux, Ă lâinertie.
Autre figure formĂ©e : le carrĂ©. Avec ses quatre cĂŽtĂ©s Ă©gaux et quatre angles droits, cette figure arithmĂ©tique renvoie, Ă coup sĂ»r, Ă lâĂ©galitĂ© des peuples et lâunitĂ© du Cameroun dans sa diversitĂ©. DiversitĂ©, mais Ă©galitĂ© linguistique, ethnique, cultuelle et culturelle.
La foule reste mĂ©dusĂ©e par les sons, les Ă©lĂ©ments font leur show devant le prĂ©sident de la RĂ©publique, sans fausse note ! Le gĂ©nĂ©ral de brigade Daniel Elokobi Njock, directeur central de la coordination au SED, avec un visage rayonnant, ne les quitte pas du regard depuis la tribune. On le comprend ! Un peu plus de quatre minutes dâexĂ©cution, mais quatre minutes bien pleines !
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Le Carrousel: une belle partition en guise dâintro
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Performance des entreprises, la SNH toujours maillot jaune
Josy MAUGER
National - Economie
Le classement 2016 des 500 premiĂšres entreprises Ă©tabli par le magazine Jeune Afrique a consacrĂ© cette sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures.
Pour le magasine Jeune Afrique, la SociĂ©tĂ© nationale des hydrocarbures (SNH), premiĂšre entreprise nationale, arrive en 64e position au plan africain, soit sept places de gagnĂ© par rapport au classement prĂ©cĂ©dent. La SNH, avec un chiffre dâaffaires de 2,332 milliards de dollars dâaprĂšs le magazine (environ 1200 milliards de F) devance au plan local la SociĂ©tĂ© nationale de raffinage (SONARA), classĂ©e 102e. Contrairement Ă sa devanciĂšre, la SONARA perd 12 places comparativement Ă 2015. Le trio national de tĂȘte comprend en outre la SociĂ©tĂ© anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), 215e africaine. Seulement onze entreprises camerounaises sont classĂ©es dans ce top 500 africain.
Cette annĂ©e, le classement africain est toujours dominĂ© par la SONATRACH, principale sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures en AlgĂ©rie. Lâentreprise est suivie par sa consĆur angolaise, la SONANGOL. Globalement, lâon note une certaine stabilitĂ© dans le haut du classement. Les sept premiĂšres entreprises en 2015, conservent leurs places dans ce hit-parade. Les entreprises sud-africaines sont les plus prĂ©sentes, avec 17 pensionnaires sur les 20 premiers. Au plan sous-rĂ©gional par contre, les entreprises camerounaises sont dominantes. Ici, la SNH se classe en tĂȘte des entreprises. Par ailleurs, trois entreprises camerounaises figurent dans le quatuor de tĂȘte et sept dans le top 10. Cependant, au plan de la rentabilitĂ©, Perenco Rio del Rey, 20e continental, est lâentreprise camerounaise la plus rentable. Câest dâailleurs la seule entreprise nationale Ă ĂȘtre classĂ©e dans le top 100 africain dans ce domaine. Ce classement des entreprises sâinscrit dans un contexte Ă©conomique difficile en Afrique. DâaprĂšs Jeune Afrique, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, le chiffre dâaffaires des 500 plus grandes entreprises africaines a reculĂ©. La chute passe mĂȘme de 1,8% en 2015 Ă 7,8% en 2016. La principale cause de cette dĂ©gringolade, dâaprĂšs jeune Afrique, est lâĂ©volution dĂ©favorable des taux de change pour les entreprises africaines. La baisse des cours du pĂ©trole et des minerais a aussi durement affectĂ© les acteurs de ces diffĂ©rents secteurs.
Josy MAUGER
National - Economie
Le classement 2016 des 500 premiĂšres entreprises Ă©tabli par le magazine Jeune Afrique a consacrĂ© cette sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures.
Pour le magasine Jeune Afrique, la SociĂ©tĂ© nationale des hydrocarbures (SNH), premiĂšre entreprise nationale, arrive en 64e position au plan africain, soit sept places de gagnĂ© par rapport au classement prĂ©cĂ©dent. La SNH, avec un chiffre dâaffaires de 2,332 milliards de dollars dâaprĂšs le magazine (environ 1200 milliards de F) devance au plan local la SociĂ©tĂ© nationale de raffinage (SONARA), classĂ©e 102e. Contrairement Ă sa devanciĂšre, la SONARA perd 12 places comparativement Ă 2015. Le trio national de tĂȘte comprend en outre la SociĂ©tĂ© anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), 215e africaine. Seulement onze entreprises camerounaises sont classĂ©es dans ce top 500 africain.
Cette annĂ©e, le classement africain est toujours dominĂ© par la SONATRACH, principale sociĂ©tĂ© dâhydrocarbures en AlgĂ©rie. Lâentreprise est suivie par sa consĆur angolaise, la SONANGOL. Globalement, lâon note une certaine stabilitĂ© dans le haut du classement. Les sept premiĂšres entreprises en 2015, conservent leurs places dans ce hit-parade. Les entreprises sud-africaines sont les plus prĂ©sentes, avec 17 pensionnaires sur les 20 premiers. Au plan sous-rĂ©gional par contre, les entreprises camerounaises sont dominantes. Ici, la SNH se classe en tĂȘte des entreprises. Par ailleurs, trois entreprises camerounaises figurent dans le quatuor de tĂȘte et sept dans le top 10. Cependant, au plan de la rentabilitĂ©, Perenco Rio del Rey, 20e continental, est lâentreprise camerounaise la plus rentable. Câest dâailleurs la seule entreprise nationale Ă ĂȘtre classĂ©e dans le top 100 africain dans ce domaine. Ce classement des entreprises sâinscrit dans un contexte Ă©conomique difficile en Afrique. DâaprĂšs Jeune Afrique, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, le chiffre dâaffaires des 500 plus grandes entreprises africaines a reculĂ©. La chute passe mĂȘme de 1,8% en 2015 Ă 7,8% en 2016. La principale cause de cette dĂ©gringolade, dâaprĂšs jeune Afrique, est lâĂ©volution dĂ©favorable des taux de change pour les entreprises africaines. La baisse des cours du pĂ©trole et des minerais a aussi durement affectĂ© les acteurs de ces diffĂ©rents secteurs.
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Performance des entreprises, la SNH toujours maillot jaune
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Cross MINDEF 2016: Patterson Dzoua et Micheline Nguegan vainqueurs
Steve LIBAM
National - Politique
Ils ont remportĂ© la course qui sâest dĂ©roulĂ©e Ă travers les artĂšres de la capitale YaoundĂ© jeudi dernier.
DĂšs les premiers kilomĂštres, le soldat de 2e classe Patterson Dzoua, en service Ă lâĂ©tat-major de lâarmĂ©e de lâair, avait dĂ©jĂ creusĂ© lâĂ©cart sur les autres concurrents. AprĂšs le dĂ©part donnĂ© aumesse des officiers peu avant 6h du matin, le jeudi 19 mai dernier, le coureur Ă©tait dĂ©jĂ en tĂȘte au moment dâamorcer la colline qui mĂšne Ă la Basilique mineure Marie-Reine des apĂŽtres de MvolyĂ©. Le reste du parcours (carrefour Vogt, Cradat, Cetic de Ngoa-EkellĂ©, carrefour EMIA, MINEE, lac municipal, ENAM) se fera sans encombre pour lui, jusquâĂ lâarrivĂ©e dans la cour dâhonneur de la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral en 32 mn 14s. « Je suis fier de cette victoire, qui est dans la continuitĂ© de celle de lâannĂ©e derniĂšre », confie le laurĂ©at. Dans la catĂ©gorie des coureurs de -35 ans, il devance le sergent FĂ©lix Tchikoua et le soldat de 1Ăšre classe Innocent Momo Songou.
Chez les athlĂštes de plus de 35 ans, le sergent-chef LyongaEssome, en service au 6e secteur militaire, dans la 2e rĂ©gion militaire interarmĂ©es, devance lâadjuvant Roland Nyame et lâadjudant-chef major Paul Kuete en 32 mn 21 s, au terme dâune course plus serrĂ©e. Du cĂŽtĂ© des dames, câest Micheline Nguegan qui est arrivĂ©e la premiĂšre au terme des huit kilomĂštres du parcours. Pour sa premiĂšre participation au Cross du ministĂšre de la DĂ©fense, lâĂ©lĂšve sous-officier au centre dâinstruction des sous-officiers des armĂ©es Ă Koutaba, devance le caporal Tawasna. En service Ă la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral, cette derniĂšre aurait aimĂ© lâemporter devant les siens. « JâĂ©tais assez déçue. Mais câest ainsi que la compĂ©tition lâa voulue. Je ferai mieux lors de la prochaine Ă©dition », assure-t-elle.
Steve LIBAM
National - Politique
Ils ont remportĂ© la course qui sâest dĂ©roulĂ©e Ă travers les artĂšres de la capitale YaoundĂ© jeudi dernier.
DĂšs les premiers kilomĂštres, le soldat de 2e classe Patterson Dzoua, en service Ă lâĂ©tat-major de lâarmĂ©e de lâair, avait dĂ©jĂ creusĂ© lâĂ©cart sur les autres concurrents. AprĂšs le dĂ©part donnĂ© aumesse des officiers peu avant 6h du matin, le jeudi 19 mai dernier, le coureur Ă©tait dĂ©jĂ en tĂȘte au moment dâamorcer la colline qui mĂšne Ă la Basilique mineure Marie-Reine des apĂŽtres de MvolyĂ©. Le reste du parcours (carrefour Vogt, Cradat, Cetic de Ngoa-EkellĂ©, carrefour EMIA, MINEE, lac municipal, ENAM) se fera sans encombre pour lui, jusquâĂ lâarrivĂ©e dans la cour dâhonneur de la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral en 32 mn 14s. « Je suis fier de cette victoire, qui est dans la continuitĂ© de celle de lâannĂ©e derniĂšre », confie le laurĂ©at. Dans la catĂ©gorie des coureurs de -35 ans, il devance le sergent FĂ©lix Tchikoua et le soldat de 1Ăšre classe Innocent Momo Songou.
Chez les athlĂštes de plus de 35 ans, le sergent-chef LyongaEssome, en service au 6e secteur militaire, dans la 2e rĂ©gion militaire interarmĂ©es, devance lâadjuvant Roland Nyame et lâadjudant-chef major Paul Kuete en 32 mn 21 s, au terme dâune course plus serrĂ©e. Du cĂŽtĂ© des dames, câest Micheline Nguegan qui est arrivĂ©e la premiĂšre au terme des huit kilomĂštres du parcours. Pour sa premiĂšre participation au Cross du ministĂšre de la DĂ©fense, lâĂ©lĂšve sous-officier au centre dâinstruction des sous-officiers des armĂ©es Ă Koutaba, devance le caporal Tawasna. En service Ă la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral, cette derniĂšre aurait aimĂ© lâemporter devant les siens. « JâĂ©tais assez déçue. Mais câest ainsi que la compĂ©tition lâa voulue. Je ferai mieux lors de la prochaine Ă©dition », assure-t-elle.
www.cameroon-tribune.cm
Cross MINDEF 2016: Patterson Dzoua et Micheline Nguegan vainqueurs
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
Monica NKODO
National - Société
AprĂšs plus de deux semaines dâinternement Ă l'hĂŽpital central de YaoundĂ©, lâicĂŽne de la chanson camerounaise est dĂ©cĂ©dĂ©e dans la nuit de mardi 24 mai dernier.
Matin pĂ©nible ce mercredi 25 mai, dans la modeste demeure dâAnne Marie NziĂ© au quartier CitĂ©-verte Ă YaoundĂ©. A son chevet depuis plus de deux semaines, les membres de la famille de la lĂ©gende de la musique camerounaise, disparue Ă 22h56 â selon ses proches â dans la nuit du 24 mai, sont extĂ©nuĂ©s. LessivĂ©s dâabord par la tristesse due Ă la perte de leur mĂšre, grand-mĂšre, arriĂšre grand-mĂšre, belle-mĂšre, sĆur, tante, bref leur « maman ». FatiguĂ©s aussi par les montagnes russes dâĂ©motions gravies depuis plus de deux semaines, entre espoir et dĂ©prime. Quâattendaient-ils ? Un probable rĂ©tablissement. « La maman avait recommencĂ© Ă parler, peu de temps aprĂšs son admission dans un Ă©tat critique au service de rĂ©animation et soins intensifs de lâhĂŽpital central. Quand je lui donnais son bain ou son repas, elle rĂ©agissait », rapporte sa belle-fille, Albertine Djeli.
Câest elle, qui avec Marlyse Dissabinga, la petite-sĆur, mais aussi cĂ©lĂšbre danseuse et accompagnatrice dâAnne Marie NziĂ©, veillaient jour et nuit Ă ses cĂŽtĂ©s. Toutes les deux sont inconsolables. Jean Zang, petit-fils de Marlyse et dâAnne Marie, se prĂ©sente comme le chef de famille. Il raconte au moins une dizaine de fois, un rĂ©cit triste et rĂ©pĂ©titif. « Maman avait eu un AVC. Nous lâavons conduite Ă lâhĂŽpital central le 8 mai dernier, oĂč elle Ă©tait suivie jusquâĂ son dĂ©cĂšs mardi. Nous sommes meurtris », dit-il. Famille, amis et fans arrivent Ă leur tour dans ce salon, oĂč les murs, sont de vĂ©ritables fresques de la vie et de lâimmense carriĂšre de ce monument de la chanson camerounaise.
Naissance dâune icĂŽne
NĂ©e vers 1931, Anne Marie Mvunga NziĂ©, tient son prĂ©nom de Anne Marie Lehmann, Ă©pouse dâun missionnaire amĂ©ricain, proche de la famille NziĂ© entre la fin des annĂ©es 1800 et le dĂ©but des annĂ©es 1900. Fille de Simon Pierre NziĂ© Nzhiougma, prĂ©dicateur de lâEglise presbytĂ©rienne camerounaise, Anne Marie N. chante pour la chorale. A 12 ans, elle exĂ©cute un cantique quâaucun choriste nâarrive Ă suivre. Comme la chaussure de verre de Cendrillon, seule la voix dâAnne Marie N. collait Ă ce couplet. Elle nâa que 12 printemps, et dĂ©jĂ elle fait des Ă©tincelles. Câest Ă lâEglise quâelle doit ses premiers pas dans la musique. Dans les annĂ©es 60 dâailleurs, elle est connue pour ses morceaux religieux enregistrĂ©s par AndrĂ© Pache et TimothĂ©e Awono Nomo au Centre des techniques audiovisuelles de lâEglise presbytĂ©rienne Ă YaoundĂ©. Des titres intĂ©grĂ©s dans des programmes de Radio Cameroun et des radios chrĂ©tiennes dâAddis-Abeba et Monrovia. Sa passion est nourrie par son grand-frĂšre MoĂŻse NziĂ©, plus connu sous le nom de Cromwell. Un amour effrĂ©nĂ© pour la musique, que son mari, Franck Denis Nziou (elle lâĂ©pouse en 1958), partage avec elle pendant des dĂ©cennies.
Monica NKODO
National - Société
AprĂšs plus de deux semaines dâinternement Ă l'hĂŽpital central de YaoundĂ©, lâicĂŽne de la chanson camerounaise est dĂ©cĂ©dĂ©e dans la nuit de mardi 24 mai dernier.
Matin pĂ©nible ce mercredi 25 mai, dans la modeste demeure dâAnne Marie NziĂ© au quartier CitĂ©-verte Ă YaoundĂ©. A son chevet depuis plus de deux semaines, les membres de la famille de la lĂ©gende de la musique camerounaise, disparue Ă 22h56 â selon ses proches â dans la nuit du 24 mai, sont extĂ©nuĂ©s. LessivĂ©s dâabord par la tristesse due Ă la perte de leur mĂšre, grand-mĂšre, arriĂšre grand-mĂšre, belle-mĂšre, sĆur, tante, bref leur « maman ». FatiguĂ©s aussi par les montagnes russes dâĂ©motions gravies depuis plus de deux semaines, entre espoir et dĂ©prime. Quâattendaient-ils ? Un probable rĂ©tablissement. « La maman avait recommencĂ© Ă parler, peu de temps aprĂšs son admission dans un Ă©tat critique au service de rĂ©animation et soins intensifs de lâhĂŽpital central. Quand je lui donnais son bain ou son repas, elle rĂ©agissait », rapporte sa belle-fille, Albertine Djeli.
Câest elle, qui avec Marlyse Dissabinga, la petite-sĆur, mais aussi cĂ©lĂšbre danseuse et accompagnatrice dâAnne Marie NziĂ©, veillaient jour et nuit Ă ses cĂŽtĂ©s. Toutes les deux sont inconsolables. Jean Zang, petit-fils de Marlyse et dâAnne Marie, se prĂ©sente comme le chef de famille. Il raconte au moins une dizaine de fois, un rĂ©cit triste et rĂ©pĂ©titif. « Maman avait eu un AVC. Nous lâavons conduite Ă lâhĂŽpital central le 8 mai dernier, oĂč elle Ă©tait suivie jusquâĂ son dĂ©cĂšs mardi. Nous sommes meurtris », dit-il. Famille, amis et fans arrivent Ă leur tour dans ce salon, oĂč les murs, sont de vĂ©ritables fresques de la vie et de lâimmense carriĂšre de ce monument de la chanson camerounaise.
Naissance dâune icĂŽne
NĂ©e vers 1931, Anne Marie Mvunga NziĂ©, tient son prĂ©nom de Anne Marie Lehmann, Ă©pouse dâun missionnaire amĂ©ricain, proche de la famille NziĂ© entre la fin des annĂ©es 1800 et le dĂ©but des annĂ©es 1900. Fille de Simon Pierre NziĂ© Nzhiougma, prĂ©dicateur de lâEglise presbytĂ©rienne camerounaise, Anne Marie N. chante pour la chorale. A 12 ans, elle exĂ©cute un cantique quâaucun choriste nâarrive Ă suivre. Comme la chaussure de verre de Cendrillon, seule la voix dâAnne Marie N. collait Ă ce couplet. Elle nâa que 12 printemps, et dĂ©jĂ elle fait des Ă©tincelles. Câest Ă lâEglise quâelle doit ses premiers pas dans la musique. Dans les annĂ©es 60 dâailleurs, elle est connue pour ses morceaux religieux enregistrĂ©s par AndrĂ© Pache et TimothĂ©e Awono Nomo au Centre des techniques audiovisuelles de lâEglise presbytĂ©rienne Ă YaoundĂ©. Des titres intĂ©grĂ©s dans des programmes de Radio Cameroun et des radios chrĂ©tiennes dâAddis-Abeba et Monrovia. Sa passion est nourrie par son grand-frĂšre MoĂŻse NziĂ©, plus connu sous le nom de Cromwell. Un amour effrĂ©nĂ© pour la musique, que son mari, Franck Denis Nziou (elle lâĂ©pouse en 1958), partage avec elle pendant des dĂ©cennies.
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
Monica NKODO
National - Société
...
Durant la dĂ©cennie 50-60, ils forment un duo, bref mais intense. Lui alto, parfois tĂ©nor, elle soprano, bien sĂ»r. Sa voix angĂ©lique sera sa marque, mĂȘme si Ă ses dĂ©buts, ce don du ciel Ă©tait lĂ pour accompagner sa guitare. En 1963, elle remporte mĂȘme un concours de guitaristes organisĂ© Ă YaoundĂ© par le musicien allemand Siegfried Behrend. Elle est rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public. Cet instrument, elle le gratte pour la premiĂšre fois sur un lit dâhĂŽpital, Ă Bibia, son village natal dans lâarrondissement de Lolodorf, dĂ©partement de lâOcĂ©an. Elle y Ă©tait admise suite Ă une plaie rebelle et tenace Ă la jambe gauche. Cette Ă©pine se cramponne Ă sa chair pendant plus de 10 ans, et dans ce mal pour un bien, Anne Marie NziĂ© forge son caractĂšre. Elle en aura besoin, elle, femme seule et bourrĂ©e de talent, dans un monde musical dominĂ© par des timbres masculins. Elle ne sâen sort pas trop mal. Elle est lâunique femme Ă avoir produit trois disques en compagnie de son ensemble. On est en 1955 et elle nâa que 24 ans. Elle est le visage fĂ©minin des belles heures de Africambiance, maison de production, qui verra passer notamment Manu Dibango, Francis Bebey, entre autres.
La gloire, encore et toujours
Sous la main talentueuse de Mbonoh Samba, homme de radio et de spectacle, Anne Marie NziĂ© enchaĂźne les tubes dans la dĂ©cennie 60 : « Bibele abe », « Mename », etc. Ses chansons vivent, respirent et parlent Ă tous. Elle chante lâamour et le mariage avec « Mabaze » ou « Reviens KMC ». Elle proclame son affection pour ses sĆurs dans « Sarah » et « Marguerite ». Elle condamne ces hommes qui trouvent tous les dĂ©fauts aux femmes dans « Bibele abe ». Elle cĂ©lĂšbre mĂȘme les autres flambeaux de la nation avec « Bessala le gorille », Ă©loge au boxeur camerounais, rĂ©cemment disparu lui aussi. Mais Anne Marie parle beaucoup de Dieu (elle est faite diaconesse de lâEPC paroisse de Nkomkana en 1984). A titre dâexemple, « LibertĂ© », publiĂ©e en 1984 par Ebobolo Fia, sâappelait en rĂ©alitĂ© « Dieu merci », quand Anne Marie N. lâa composĂ©e dans les annĂ©es 60.
La voix dâor camerounaise Ă©merge Ă une Ă©poque bercĂ©e par les autres Miriam Makeba, Edith Piaf, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin⊠Le monde la rĂ©clame. Une tournĂ©e internationale en 1968 la mĂšnera par la France, lâAlgĂ©rie, le Ghana, le Nigeria, le SĂ©nĂ©gal, et en 1987, elle fera mĂȘme un voyage remarquĂ© en CorĂ©e du Nord ! Mais câest ici, sur ses terres, que la chanteuse est adulĂ©e comme elle le mĂ©rite. Elle Ćuvre dans lâorchestre national aussi bien dans lâencadrement que dans les prestations scĂ©niques, ceci pendant une dizaine dâannĂ©es. Elle fait mĂȘme lâactrice dans le film « Les coopĂ©rants » de Arthur Si Bita. Câest logiquement, quâelle est appelĂ©e pour « Les fleurs musicales du Cameroun », un projet musical montĂ© en 1982. Il est si difficile de ressasser lâexistence prolifique et incomparable dâAnne Marie NziĂ©. Celle qui nous a quittĂ©s le mardi 24 mai dernier Ă©tait une femme pieuse, douĂ©e, passionnĂ©e, attachĂ©e aux valeurs familiales â elle a Ă©levĂ© nombre dâenfants comme les siens, mĂȘme si elle ne connaĂźtra jamais le plaisir de la maternitĂ©. Adieu la maman des artistes !
Monica NKODO
National - Société
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Durant la dĂ©cennie 50-60, ils forment un duo, bref mais intense. Lui alto, parfois tĂ©nor, elle soprano, bien sĂ»r. Sa voix angĂ©lique sera sa marque, mĂȘme si Ă ses dĂ©buts, ce don du ciel Ă©tait lĂ pour accompagner sa guitare. En 1963, elle remporte mĂȘme un concours de guitaristes organisĂ© Ă YaoundĂ© par le musicien allemand Siegfried Behrend. Elle est rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public. Cet instrument, elle le gratte pour la premiĂšre fois sur un lit dâhĂŽpital, Ă Bibia, son village natal dans lâarrondissement de Lolodorf, dĂ©partement de lâOcĂ©an. Elle y Ă©tait admise suite Ă une plaie rebelle et tenace Ă la jambe gauche. Cette Ă©pine se cramponne Ă sa chair pendant plus de 10 ans, et dans ce mal pour un bien, Anne Marie NziĂ© forge son caractĂšre. Elle en aura besoin, elle, femme seule et bourrĂ©e de talent, dans un monde musical dominĂ© par des timbres masculins. Elle ne sâen sort pas trop mal. Elle est lâunique femme Ă avoir produit trois disques en compagnie de son ensemble. On est en 1955 et elle nâa que 24 ans. Elle est le visage fĂ©minin des belles heures de Africambiance, maison de production, qui verra passer notamment Manu Dibango, Francis Bebey, entre autres.
La gloire, encore et toujours
Sous la main talentueuse de Mbonoh Samba, homme de radio et de spectacle, Anne Marie NziĂ© enchaĂźne les tubes dans la dĂ©cennie 60 : « Bibele abe », « Mename », etc. Ses chansons vivent, respirent et parlent Ă tous. Elle chante lâamour et le mariage avec « Mabaze » ou « Reviens KMC ». Elle proclame son affection pour ses sĆurs dans « Sarah » et « Marguerite ». Elle condamne ces hommes qui trouvent tous les dĂ©fauts aux femmes dans « Bibele abe ». Elle cĂ©lĂšbre mĂȘme les autres flambeaux de la nation avec « Bessala le gorille », Ă©loge au boxeur camerounais, rĂ©cemment disparu lui aussi. Mais Anne Marie parle beaucoup de Dieu (elle est faite diaconesse de lâEPC paroisse de Nkomkana en 1984). A titre dâexemple, « LibertĂ© », publiĂ©e en 1984 par Ebobolo Fia, sâappelait en rĂ©alitĂ© « Dieu merci », quand Anne Marie N. lâa composĂ©e dans les annĂ©es 60.
La voix dâor camerounaise Ă©merge Ă une Ă©poque bercĂ©e par les autres Miriam Makeba, Edith Piaf, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin⊠Le monde la rĂ©clame. Une tournĂ©e internationale en 1968 la mĂšnera par la France, lâAlgĂ©rie, le Ghana, le Nigeria, le SĂ©nĂ©gal, et en 1987, elle fera mĂȘme un voyage remarquĂ© en CorĂ©e du Nord ! Mais câest ici, sur ses terres, que la chanteuse est adulĂ©e comme elle le mĂ©rite. Elle Ćuvre dans lâorchestre national aussi bien dans lâencadrement que dans les prestations scĂ©niques, ceci pendant une dizaine dâannĂ©es. Elle fait mĂȘme lâactrice dans le film « Les coopĂ©rants » de Arthur Si Bita. Câest logiquement, quâelle est appelĂ©e pour « Les fleurs musicales du Cameroun », un projet musical montĂ© en 1982. Il est si difficile de ressasser lâexistence prolifique et incomparable dâAnne Marie NziĂ©. Celle qui nous a quittĂ©s le mardi 24 mai dernier Ă©tait une femme pieuse, douĂ©e, passionnĂ©e, attachĂ©e aux valeurs familiales â elle a Ă©levĂ© nombre dâenfants comme les siens, mĂȘme si elle ne connaĂźtra jamais le plaisir de la maternitĂ©. Adieu la maman des artistes !
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
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Un réseau de faussaires démantelé dans les intégrations dans la Fonction publique
Elise ZIEMINE
National - Société
Auteurs et personnels intĂ©grĂ©s irrĂ©guliĂšrement dĂ©masquĂ©s par le MINFOPRA, dans le cadre de lâassainissement du fichier solde et personnels de lâEtat.
Coup de filet au ministĂšre de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative (MINFOPRA). Le chef de dĂ©partement, Michel Ange Angouing, et ses Ă©quipes ont dĂ©busquĂ© un rĂ©seau de faussaires durant les opĂ©rations dâassainissement du fichier-solde et personnels de lâEtat. Le communiquĂ© du ministre signĂ© le 24 mai dernier et rendant publique lâinformation nâindique pas qui ils sont. Encore moins dans quelle administration ils travaillent. Mais des sources bien introduites indiquent quâil sâagit aussi bien des responsables du MINFOPRA que de ceux de plusieurs autres ministĂšres : Finances, SantĂ©, EducationâŠCes derniers auraient permis lâintĂ©gration irrĂ©guliĂšre de plusieurs personnes durant lâopĂ©ration de contractualisation des ex-temporaires en 2009. CâĂ©tait sĂ»rement sans compter avec lâactuelle opĂ©ration dâassainissement du fichier solde et personnel de lâEtat.
DâaprĂšs le texte du MINFOPRA, les auteurs ont Ă©tĂ© identifiĂ©s et font dĂ©jĂ face aux procĂ©dures disciplinaires, ceci sans prĂ©judice de poursuites judiciaires. Pour ce qui est des personnels irrĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, Michel Ange Angouing explique que « les mesures conservatoires suivantes ont Ă©tĂ© prises : la suspension de solde immĂ©diate pour ceux percevant un salaire, la dĂ©sactivation de tous les matricules concernĂ©s et la saisine des administrations utilisatrices pour libĂ©ration Ă©ventuelle de ceux de ces personnels, qui seraient en activitĂ© ».
Dans la mĂȘme veine, le ministre de la Fonction publique appelle les chercheurs dâemploi et leurs familles Ă plus de vigilance et de prudence. Rappelant quâen tant que prĂ©sident des ComitĂ©s techniques chargĂ©s des recrutements spĂ©ciaux des 25 000 et des ex-personnels temporaires de lâadministration, ces opĂ©rations sont bouclĂ©es et personne, quel que soit le motif, ne peut encore ĂȘtre recrutĂ© Ă la Fonction publique camerounaise dans ce cadre. « Aucun individu nâa Ă©tĂ© mandatĂ© pour procĂ©der Ă la collecte des dossiers de candidatures ou des requĂȘtes », martĂšle Michel Ange Angouing. En rappel, lâassainissement du fichier-solde de lâEtat est un processus visant la mise Ă jour de ce dernier, afin que nây figurent que les agents publics rĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, placĂ©s dans leurs situations administratives et salariales idoines. Il est question dâĂ©vacuer les agents dĂ©cĂ©dĂ©s, dĂ©missionnaires, en dĂ©tachement, en indisponibilitĂ© mais aussi les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration indus.
Elise ZIEMINE
National - Société
Auteurs et personnels intĂ©grĂ©s irrĂ©guliĂšrement dĂ©masquĂ©s par le MINFOPRA, dans le cadre de lâassainissement du fichier solde et personnels de lâEtat.
Coup de filet au ministĂšre de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative (MINFOPRA). Le chef de dĂ©partement, Michel Ange Angouing, et ses Ă©quipes ont dĂ©busquĂ© un rĂ©seau de faussaires durant les opĂ©rations dâassainissement du fichier-solde et personnels de lâEtat. Le communiquĂ© du ministre signĂ© le 24 mai dernier et rendant publique lâinformation nâindique pas qui ils sont. Encore moins dans quelle administration ils travaillent. Mais des sources bien introduites indiquent quâil sâagit aussi bien des responsables du MINFOPRA que de ceux de plusieurs autres ministĂšres : Finances, SantĂ©, EducationâŠCes derniers auraient permis lâintĂ©gration irrĂ©guliĂšre de plusieurs personnes durant lâopĂ©ration de contractualisation des ex-temporaires en 2009. CâĂ©tait sĂ»rement sans compter avec lâactuelle opĂ©ration dâassainissement du fichier solde et personnel de lâEtat.
DâaprĂšs le texte du MINFOPRA, les auteurs ont Ă©tĂ© identifiĂ©s et font dĂ©jĂ face aux procĂ©dures disciplinaires, ceci sans prĂ©judice de poursuites judiciaires. Pour ce qui est des personnels irrĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, Michel Ange Angouing explique que « les mesures conservatoires suivantes ont Ă©tĂ© prises : la suspension de solde immĂ©diate pour ceux percevant un salaire, la dĂ©sactivation de tous les matricules concernĂ©s et la saisine des administrations utilisatrices pour libĂ©ration Ă©ventuelle de ceux de ces personnels, qui seraient en activitĂ© ».
Dans la mĂȘme veine, le ministre de la Fonction publique appelle les chercheurs dâemploi et leurs familles Ă plus de vigilance et de prudence. Rappelant quâen tant que prĂ©sident des ComitĂ©s techniques chargĂ©s des recrutements spĂ©ciaux des 25 000 et des ex-personnels temporaires de lâadministration, ces opĂ©rations sont bouclĂ©es et personne, quel que soit le motif, ne peut encore ĂȘtre recrutĂ© Ă la Fonction publique camerounaise dans ce cadre. « Aucun individu nâa Ă©tĂ© mandatĂ© pour procĂ©der Ă la collecte des dossiers de candidatures ou des requĂȘtes », martĂšle Michel Ange Angouing. En rappel, lâassainissement du fichier-solde de lâEtat est un processus visant la mise Ă jour de ce dernier, afin que nây figurent que les agents publics rĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, placĂ©s dans leurs situations administratives et salariales idoines. Il est question dâĂ©vacuer les agents dĂ©cĂ©dĂ©s, dĂ©missionnaires, en dĂ©tachement, en indisponibilitĂ© mais aussi les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration indus.
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Un réseau de faussaires démantelé dans les intégrations dans la Fonction publique
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Opération "coup de poing" à Douala V contre l'incivisme et la prostitution
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mĆurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que lâaction quâil a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps quâil faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs dâhabitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs dâun mois, en effet, lâadministration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine dâinterpellations a eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage sâest plaint. LâactivitĂ© qui sâĂ©tait rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec lâamĂ©nagement dâĂ©tablissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme nâimporte quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă leur activitĂ©.
« Ce quâil sâest passĂ© câest quâun individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. Câest lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer lâactivitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que câest ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă Douala ».
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous nâavions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, câest normal quâon assainisse Ă nouveau », explique lâun dâeux, en face du lieu dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence dâun autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. Dâautant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : câest Ă eux dâassurer la police des mĆurs.
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mĆurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que lâaction quâil a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps quâil faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs dâhabitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs dâun mois, en effet, lâadministration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine dâinterpellations a eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage sâest plaint. LâactivitĂ© qui sâĂ©tait rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec lâamĂ©nagement dâĂ©tablissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme nâimporte quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă leur activitĂ©.
« Ce quâil sâest passĂ© câest quâun individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. Câest lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer lâactivitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que câest ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă Douala ».
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous nâavions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, câest normal quâon assainisse Ă nouveau », explique lâun dâeux, en face du lieu dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence dâun autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. Dâautant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : câest Ă eux dâassurer la police des mĆurs.
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Opération 'coup de poing' à Douala V contre l'incivisme et la prostitution6
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7000 souscripteurs enregistrés dans la Micro-finance agricole
MichĂšle FOGANG
National - Economie
Face Ă la presse mardi, Janvier Mongui Sossomba a fait le point sur la campagne nationale de mobilisation des ressources.
7000 souscripteurs pour un peu plus de deux milliards de F. La moisson a Ă©tĂ© plutĂŽt abondante pour la Chambre dâAgriculture, des PĂȘches, de lâElevage et des ForĂȘts (CAPEF) qui a rĂ©cemment parcouru les 10 rĂ©gions du pays pour une mobilisation de ressources destinĂ©es Ă un Ă©tablissement de micro-finance agricole. La structure vise le plus grand nombre de producteurs agropastoraux. DâoĂč lâopĂ©ration de charme menĂ©e par Janvier Mongui Sossomba, le prĂ©sident de la CAPEF, dans le but de sensibiliser de potentiels souscripteurs. Face Ă la presse hier, il nâa pas cachĂ© sa joie. « Le bilan de la campagne est plutĂŽt satisfaisant. Mieux, les rĂ©sultats engrangĂ©s vont au-delĂ des objectifs escomptĂ©s », a-t-il dĂ©clarĂ©. Au rang des souscripteurs, bayam sellam, journalistes, agriculteurs, fonctionnaires.
DâaprĂšs Janvier Mongui Sossomba, la suite du chronogramme prĂ©voit lâĂ©lection des reprĂ©sentants des diverses rĂ©gions. « YaoundĂ© ne pouvant abriter les 7000 souscripteurs, nous allons organiser des assemblĂ©es rĂ©gionales constitutives au niveau des dĂ©partements au cours desquelles seront Ă©lus les reprĂ©sentants », a-t-il expliquĂ©. Une date sera, par la suite, fixĂ©e pour lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale constitutive Ă YaoundĂ© oĂč les reprĂ©sentants des rĂ©gions Ă©liront les organes dĂ©libĂ©rants et exĂ©cutifs de lâĂ©tablissement de micro-finance agricole. Une fois Ă©lus, lesdits membres devront trouver le nom de baptĂȘme de la structure. « Ils dĂ©cideront Ă©galement du statut juridique, identifieront les services Ă offrir et dĂ©cideront entre autres de la durĂ©e des prĂȘts, du taux dâintĂ©rĂȘt et des modalitĂ©s de remboursement », a indiquĂ© Janvier Mongui Sossomba.
Les deux milliards de F nâĂ©tant encore que des intentions de souscription, les 7000 souscripteurs devront confirmer leur engagement devant le notaire, Ă lâoccasion de lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de YaoundĂ©. En tant quâactionnaires, ils seront Ă©difiĂ©s sur les modalitĂ©s de libĂ©ration de leurs fonds, « Ă©tant donnĂ© quâil est exigĂ© la libĂ©ration dâun quart du capital Ă lâouverture des parts », a prĂ©cisĂ© Janvier Mongui Sossomba. Il a, par ailleurs, rassurĂ© la presse, prĂ©occupĂ©e par la gestion des fonds et la relation avec la banque agricole. « Loin dâempiĂ©ter sur les missions de la banque, lâĂ©tablissement de micro-finance va plutĂŽt jouer un rĂŽle complĂ©mentaire en allant plus prĂšs des acteurs du monde agricole », a-t-il rassurĂ©. Câest ainsi que chaque chef-lieu de commune disposera dâune agence. Le siĂšge social sera, quant Ă lui, Ă©tabli Ă YaoundĂ©.
MichĂšle FOGANG
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Face Ă la presse mardi, Janvier Mongui Sossomba a fait le point sur la campagne nationale de mobilisation des ressources.
7000 souscripteurs pour un peu plus de deux milliards de F. La moisson a Ă©tĂ© plutĂŽt abondante pour la Chambre dâAgriculture, des PĂȘches, de lâElevage et des ForĂȘts (CAPEF) qui a rĂ©cemment parcouru les 10 rĂ©gions du pays pour une mobilisation de ressources destinĂ©es Ă un Ă©tablissement de micro-finance agricole. La structure vise le plus grand nombre de producteurs agropastoraux. DâoĂč lâopĂ©ration de charme menĂ©e par Janvier Mongui Sossomba, le prĂ©sident de la CAPEF, dans le but de sensibiliser de potentiels souscripteurs. Face Ă la presse hier, il nâa pas cachĂ© sa joie. « Le bilan de la campagne est plutĂŽt satisfaisant. Mieux, les rĂ©sultats engrangĂ©s vont au-delĂ des objectifs escomptĂ©s », a-t-il dĂ©clarĂ©. Au rang des souscripteurs, bayam sellam, journalistes, agriculteurs, fonctionnaires.
DâaprĂšs Janvier Mongui Sossomba, la suite du chronogramme prĂ©voit lâĂ©lection des reprĂ©sentants des diverses rĂ©gions. « YaoundĂ© ne pouvant abriter les 7000 souscripteurs, nous allons organiser des assemblĂ©es rĂ©gionales constitutives au niveau des dĂ©partements au cours desquelles seront Ă©lus les reprĂ©sentants », a-t-il expliquĂ©. Une date sera, par la suite, fixĂ©e pour lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale constitutive Ă YaoundĂ© oĂč les reprĂ©sentants des rĂ©gions Ă©liront les organes dĂ©libĂ©rants et exĂ©cutifs de lâĂ©tablissement de micro-finance agricole. Une fois Ă©lus, lesdits membres devront trouver le nom de baptĂȘme de la structure. « Ils dĂ©cideront Ă©galement du statut juridique, identifieront les services Ă offrir et dĂ©cideront entre autres de la durĂ©e des prĂȘts, du taux dâintĂ©rĂȘt et des modalitĂ©s de remboursement », a indiquĂ© Janvier Mongui Sossomba.
Les deux milliards de F nâĂ©tant encore que des intentions de souscription, les 7000 souscripteurs devront confirmer leur engagement devant le notaire, Ă lâoccasion de lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de YaoundĂ©. En tant quâactionnaires, ils seront Ă©difiĂ©s sur les modalitĂ©s de libĂ©ration de leurs fonds, « Ă©tant donnĂ© quâil est exigĂ© la libĂ©ration dâun quart du capital Ă lâouverture des parts », a prĂ©cisĂ© Janvier Mongui Sossomba. Il a, par ailleurs, rassurĂ© la presse, prĂ©occupĂ©e par la gestion des fonds et la relation avec la banque agricole. « Loin dâempiĂ©ter sur les missions de la banque, lâĂ©tablissement de micro-finance va plutĂŽt jouer un rĂŽle complĂ©mentaire en allant plus prĂšs des acteurs du monde agricole », a-t-il rassurĂ©. Câest ainsi que chaque chef-lieu de commune disposera dâune agence. Le siĂšge social sera, quant Ă lui, Ă©tabli Ă YaoundĂ©.
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7000 souscripteurs enregistrés dans la Micro-finance agricole
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