Cameroon Tribune
1.62K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
Douala V assainit ses nuits

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société

Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mƓurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă  en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que l’action qu’il a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps qu’il faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs d’habitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs d’un mois en effet, l’administration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă  des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine d’interpellations ont eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă  ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage s’est plaint. L’activitĂ© qui s’était rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec l’amĂ©nagement d’établissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme n’importe quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă  leur activitĂ©.
« Ce qu’il s’est passĂ© c’est qu’un individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. C’est lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer l’activitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que c’est ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă  Douala. »
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous n’avions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, c’est normal qu’on assainisse Ă  nouveau », explique l’un d’eux, en face du lieu-dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence d’un autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă  un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. D’autant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : c’est Ă  eux d’assurer la police des mƓurs.
Des casses au marché Mvog-Mbi

Carine TSIELE
National - Société

Mercredi, les agents de la Communauté urbaine ont démoli les commerces et les habitations situés aux abords de la route.

Mercredi noir pour les riverains de Mvog-Mbi, YaoundĂ©. Mercredi, l’habituelle ambiance commerciale a Ă©tĂ© remplacĂ©e par les cris et les pleurs des populations et des commerçants. C’est que dans le cadre de l’assainissement urbain, instituĂ© par le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine, ses agents, encadrĂ©s d’élĂ©ments de la police et de ceux de la gendarmerie ont procĂ©dĂ© Ă  la destruction systĂ©matique de tous les comptoirs, habitations et autres rajouts en planches situĂ©s aux abords de la route jusqu’au lieu dit Cami Toyota et de la route secondaire de Mvog-Atangana Mballa. Ceci, sous le regard impuissant des commerçants et autres badauds. Le lieu Ă©tait alors semblable Ă  un vaste champ de bataille, on y retrouvait des dĂ©bris de parpaings, des bouts de fers Ă  bĂ©ton et mĂȘme des lĂ©gumes et vĂȘtements enfouis sous les dĂ©combres. « C’est notre village, nous sommes nĂ©s ici, nos enfants aussi. Nous avons tous nos souvenirs ici, ça nous fait mal de voir tout en train d’ĂȘtre balayĂ© d’un seul coup. Nous vivons dĂ©sormais chez mes beaux-parents en attendant qu’on nous dĂ©dommage », se plaint Marylise Mballa, rĂ©sidente.
En dĂ©cembre dernier, les agents de la CUY sont venus nous donner comme consignes de quitter le lieu. Ils avaient alors donnĂ© un dĂ©lai de 20 jours pour dĂ©loger. Ma famille et moi l’avons fait, rappelle Arnold N. Mais ce n’est pas le cas pour tous alors que nous quittions les lieux. Une famille rĂ©sidant au lieu dit Mvog-Atangana Mballa, au niveau du sens interdit, s’attĂšle encore Ă  enlever le portail et quelques lampadaires surplombant la clĂŽture de leur domicile. « Jusqu’à la derniĂšre minute, nous avons cru que les agents de la CUY ne reviendraient plus, mais nous sommes surpris de les voir aujourd’hui. Nous allons sauver ce qui peut encore l’ĂȘtre », espĂšre le chef de famille. Comme lui, plusieurs familles ont dĂ» dĂ©truire prĂ©cipitamment une partie de leurs constructions pour Ă©viter la furie destructrice des engins de la CUY.
Comment le placement fonctionne

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Des sociĂ©tĂ©s indĂ©pendantes insĂšrent environ 100 chercheurs d’emplois par an au sein d’entreprises.
L’enseigne, discrĂšte et logĂ©e en contrebas d’un Ă©tablissement public Ă  YaoundĂ©, est un carrefour entre les offres et les demandes d’emploi. A l’entrĂ©e de cette sociĂ©tĂ© de placement de travailleurs, un babillard listant les offres d’emploi Ă  saisir. A l’intĂ©rieur, le personnel est aux petits soins pour les visiteurs. L’un des chercheurs d’emploi joue carte sur table : « Combien ce poste peut-il rapporter financiĂšrement ? », interroge-t-il. 15 ans dĂ©jĂ  que les responsables de la sociĂ©tĂ© Cible RH Emploi ont l’habitude de ces prĂ©occupations. L’entreprise fait dans les recrutements, placements, mises Ă  disposition et la formation du personnel au Cameroun. Selon Eleonore Tientcheu Tientcheu, directeur rĂ©gional Centre-Sud-Est, les insertions se font dans la quasi totalitĂ© des secteurs : Ă©lectricitĂ©, agroalimentaire, communication, BTP etc. et intĂšgre chaque annĂ©e 100 travailleurs environ pour des emplois permanents et 700 pour des emplois temporaires ou mises Ă  disposition.
Pour ĂȘtre mis en relation avec des entreprises, le chercheur d’emploi soumet un dossier de candidature. Les offres sont triĂ©es et les candidats retenus sont convoquĂ©s pour entretien. Le personnel peut se faire recruter de façon ponctuelle ou ĂȘtre mis Ă  la disposition de l’entreprise. Deux options de rĂ©munĂ©ration se prĂ©sentent. « Soit l’entreprise pour laquelle il postule se charge de le rĂ©munĂ©rer, soit l’entreprise le recrute et nous nous occupons de ce travailleur sur tous les plans (administratif et salarial) », explique la responsable. Lorsque l’entreprise se propose de rĂ©munĂ©rer elle-mĂȘme le personnel, elle a droit Ă  des frais de gestion. « Nous signons un contrat et nous nous entendons sur ce qui doit ĂȘtre payĂ©. Ces frais dĂ©pendent de la rĂ©munĂ©ration de l’employĂ©. La quote-part que nous allons recevoir pour un employĂ© qui va toucher 100 000 F n’est pas la mĂȘme que celle de celui qui en touchera 500 000 », explique-t-elle.
AprĂšs leur sĂ©jour en entreprise, la responsable de l’agence affirme recevoir des retours positifs venant des travailleurs insĂ©rĂ©s. Actuellement, Cible RH Emploi fournit principalement des ressources humaines aux multinationales et entreprises Ă©trangĂšres. « Plusieurs PME locales sont rĂ©ticentes et se disent qu’elles peuvent faire elles-mĂȘmes ce travail de recrutement. Mais au final, beaucoup d’employĂ©s se plaignent de maltraitances salariales », dĂ©plore-t-elle. Avant d’ajouter : « En ayant recours Ă  une entreprise tierce et impartiale, employeur et employĂ© ont la possibilitĂ© d’ĂȘtre un peu plus exigeants».
Placement des travailleurs: une cinquantaine de structures dans l’illĂ©galitĂ©

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Une liste de 34 entreprises de travail temporaire et 10 offices privĂ©s de placement ne dĂ©tenant pas d’agrĂ©ments valides et suspendues vient d’ĂȘtre publiĂ©e par le ministre de l’Emploi.
Dans un communiquĂ© publiĂ© le 23 mai dernier, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), Zacharie Perevet invite les chefs d’entreprises utilisatrices de la main d’Ɠuvre temporaire Ă  cesser toute relation professionnelle avec certaines entreprises de travail temporaire et offices privĂ©s de placement. Deux motifs principaux sont Ă©voquĂ©s. Les agrĂ©ments dĂ©tenus par les promoteurs des structures ciblĂ©es (34 entreprises de travail temporaire et 10 offices de placement privĂ©s) ne sont plus valides. De plus, parmi ces Ă©tablissements, 17 structures sont purement et simplement suspendues, certaines depuis 2011 d’ailleurs.
Offices privés de placement
AprĂšs agrĂ©ment du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), ils sont habilitĂ©s Ă  mettre Ă  disposition des travailleurs permanents, comme le Fonds national de l’emploi (FNE). Les chercheurs d’emplois peuvent donc s’enregistrer dans ces offices qui se chargent de les placer « gratuitement ». C’est dire que la personne placĂ©e ne dĂ©bourse aucun franc. Il revient plutĂŽt Ă  la structure employeuse de rĂ©munĂ©rer l’office de placement. HĂ©las, dans la pratique, les syndicats regrettent des abus de tous genres : « certains offices exigent du chercheur d’emploi un pourcentage sur son salaire avant de consentir au placement. Ce qui est illĂ©gal », regrette une source au MINEFOP.
Entreprises de travail temporaire
Elles doivent au prĂ©alable obtenir l’agrĂ©ment du MINEFOP. Leur activitĂ© consiste Ă  recruter des personnels qu’elles mettent Ă  disposition de structures demandeuses de main d’Ɠuvre, pour un dĂ©lai dĂ©fini au dĂ©part. Il n’est pas question de placement, mais de simple mise Ă  disposition. D’oĂč la notion de travail temporaire. Dans la pratique, la structure demandeuse de main d’Ɠuvre signe un contrat avec l’entreprise de travail temporaire qui rĂ©cupĂšre son personnel Ă  la fin du contrat. Le salaire du travailleur est assurĂ© par son employeur temporaire, qui verse Ă©galement une paie Ă  l’entreprise qui lui a fourni la main d’Ɠuvre. Ici Ă©galement, des abus existent, allant jusqu’à la traite humaine.
En dĂ©pit du travail d’assainissement menĂ© par le MINEFOP, beaucoup de clandestins infiltrent le systĂšme et sont gĂ©nĂ©ralement Ă  la base des abus dĂ©criĂ©s. NĂ©anmoins, le ministĂšre constate que diverses sociĂ©tĂ©s emploient des travailleurs mis Ă  disposition par des entreprises non-agréées. L’agrĂ©ment en question passe par la fourniture d’un certain nombre de documents administratifs et juridiques et un mandat de 50 000 F pour les offices de placement et 150 000 F pour les entreprises de travail temporaire, valable deux ans.
DĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures: le guide de l’usager disponible

Josy MAUGER
National - Economie

Le document permettant aux opĂ©rateurs Ă©conomiques d’accĂ©der aux informations liĂ©es Ă  l’import et Ă  l’export vise Ă  la rĂ©duction du temps et des coĂ»ts.

RĂ©duction de coĂ»t, gain de temps, sĂ©curisation des transactions, transparence, traçabilitĂ© des opĂ©rations et disponibilitĂ© des informations en temps rĂ©el, sont autant d’avantages dont vont dĂ©sormais bĂ©nĂ©ficier les opĂ©rateurs Ă©conomiques et autres usagers opĂ©rant dans le domaine du commerce extĂ©rieur. GrĂące au guide des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es du commerce extĂ©rieur dĂ©jĂ  disponible en ligne et en version papier. Le ministre du Commerce (MINCOMMERCE), Luc Magloire Mbarga Atangana a prĂ©sidĂ© hier Ă  YaoundĂ©, la cĂ©rĂ©monie officielle de lancement de ce document de prĂšs de 200 pages. Il va contribuer Ă  simplifier les dĂ©marches, pour l’opĂ©rateur. Le guide de l’usager est un moyen de fluidifier les opĂ©rations avec pour objectif final, la facilitation des Ă©changes. Autre avantage de l’instrument, l’amĂ©lioration du climat des affaires au Cameroun. L’élaboration de ce guide Ă©tant d’ailleurs l’une des recommandations issues de la 7e session du Cameroun Business forum (CBF) tenue en mars dernier dans la ville de Douala.
Pour le directeur gĂ©nĂ©ral du Guichet unique des opĂ©rations du commerce (GUCE), Isidore Biyiha, la mise en ligne des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es est une solution innovante concernant une dizaine de dĂ©partements ministĂ©riels. Un systĂšme qui va irrĂ©mĂ©diablement changer le systĂšme et le fonctionnement des opĂ©rations de commerce extĂ©rieur. Concernant le guide, l’usager va y trouver des informations sur les procĂ©dures exigibles, les textes juridiques liĂ©s aux opĂ©rations, les documents Ă  fournir pour une quelconque transaction, les coĂ»ts, les dĂ©lais, les formulaires, le dĂ©roulement, les pratiques de chaque procĂ©dure ainsi que les diffĂ©rents intervenants. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques apprĂ©cient dĂ©jĂ  la disponibilitĂ© de ce guide. Pour El Hadj Oumarou, coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT), ce document va changer beaucoup de choses. « Tout d’abord, il va rĂ©duire drastiquement les dĂ©lais. Avant, tout Ă©tait manuel on se retrouvait avec un tas de paperasses. En plus, on marchait d’un point Ă  l’autre pour trouver les intervenants. Avec ce document, on peut rester au bureau et se connecter sans soucis », se rĂ©jouit l’opĂ©rateur Ă©conomique. Il parle Ă©galement des coĂ»ts qui seront rĂ©duits au niveau des opĂ©rations et les contacts physiques qui seront bien limitĂ©s.
Enseignement supĂ©rieur: les chefs d’établissements en quĂȘte de performance

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Ils l’ont prĂ©cisĂ© mercredi Ă  YaoundĂ© dans le cadre de leur confĂ©rence.
C’est sous le signe de la performance du systĂšme d’enseignement supĂ©rieur que s’est tenue mercredi Ă  YaoundĂ©, la premiĂšre confĂ©rence des chefs d’établissements (doyens des facultĂ©s des universitĂ©s d’Etat et des directeurs des Ă©coles sous tutelle desdites universitĂ©s). Pour l’amĂ©liorer et en faire un instrument efficace au service du dĂ©veloppement du pays, accessible Ă  tous et ouverte sur l’extĂ©rieur, cette performance est articulĂ©e sur trois axes : assurance-qualitĂ©, professionnalisation et employabilitĂ©. « La performance est au cƓur de notre stratĂ©gie en matiĂšre de formation et d’éducation, l’enjeu ici Ă©tant d’en faire un systĂšme capable de qualifier un nombre toujours plus croissant de jeunes, Ă  des niveaux toujours plus Ă©levĂ©s », a prĂ©cisĂ© le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur (MINESUP), le Pr Jacques Fame Ndongo, chancelier des Ordres acadĂ©miques. Au menu de ces assises, les thĂšmes tels que : la mise en Ɠuvre du systĂšme LMD enjeux et difficultĂ©s, la gestion des scolaritĂ©s et l’enseignement Ă  distance ou en ligne ont Ă©tĂ© soumis Ă  la rĂ©flexion des responsables d’établissements.
Pour ce qui Ă©tait de l’évaluation du systĂšme LMD, le Pr Marcel Fouda Ndjodo, inspecteur gĂ©nĂ©ral acadĂ©mique au MINESUP, a expliquĂ© que « la difficultĂ© rencontrĂ©e est relative Ă  la dimension pĂ©dagogique de cette rĂ©forme. Elle demande que l’universitĂ© s’ouvre au monde socio-professionnel, mais aussi que ce monde socio-professionnel s’ouvre Ă  l’universitĂ© qui lui a dĂ©jĂ  tendu la main ». Pour mĂ©moire, la confĂ©rence des chefs d’établissements est une instance consultative créée par dĂ©cret prĂ©sidentiel en 1993. Elle a pour mission d’examiner les problĂšmes liĂ©s au dĂ©veloppement des Ă©tablissements sur le plan structurel, acadĂ©mique et technique dans le cadre de la politique de la planification de l’enseignement supĂ©rieur et de la coopĂ©ration des universitĂ©s.
Inscriptions sur les listes électorales: la 30 000e femme célébrée à Kyé-Ossi

Sainclair MEZING
National - Politique

Nadine AimĂ©e Yebdjouo a reçu le prĂ©cieux sĂ©same mardi dernier au cours d’une cĂ©rĂ©monie officielle.
Nadine AimĂ©e Yebdjouo Ă©tait la vedette d’une cĂ©rĂ©monie trĂšs courue organisĂ©e mardi dernier par Elections Cameroon (ELECAM) Ă  la place des fĂȘtes de KyĂ©-Ossi dans la rĂ©gion du Sud. 30 000e femme Ă  s’ĂȘtre inscrite sur les listes Ă©lectorales dans le cadre d’une campagne visant spĂ©cifiquement les femmes, organisĂ©e du 8 mars au 8 avril dernier, a reçu sa carte d’électeur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral adjoint d’ELECAM. Erik EssoussĂš a saluĂ© l’acte patriotique de la rĂ©cipiendaire qui compte parmi 369 femmes dĂ©jĂ  inscrites dans la localitĂ©. «Avec votre carte d’électeur, vous avez dĂ©sormais le pouvoir de dĂ©cider de qui doit diriger votre commune, doit parler en votre nom au parlement», a-t-il lancĂ©. En rĂ©action, la bĂ©nĂ©ficiaire n’a pas cachĂ© sa joie par cette cĂ©rĂ©monie Ă  elle consacrĂ©e. «Je ne m’y attendais pas et c’est un sentiment de satisfaction de recevoir sa carte d’électeur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral d’ELECAM. Je ne peux qu’encourager les autres femmes Ă  aller s’inscrire massivement».
En ciblant ainsi la gent fĂ©minine, la direction gĂ©nĂ©rale des Elections dit vouloir mettre la femme au centre des inscriptions sur les listes Ă©lectorales. «Nous voulons mettre un accent sur la femme parce que son rĂŽle dans la sociĂ©tĂ© est multiforme. Elle a beaucoup de vertus que nous voulons qu’elle mette au service du dĂ©veloppement. Et nous le faisons Ă  travers les inscriptions sur les listes Ă©lectorales pour que la femme puisse jouer son rĂŽle. Nous avons Ă©galement demandĂ© aux femmes de s’inscrire davantage parce qu’elles doivent Ă  la fois voter et ĂȘtre aussi Ă©lues. Elles doivent donc continuer Ă  jouer ce rĂŽle pour que leur reprĂ©sentativitĂ© soit toujours plus grande», a dĂ©clarĂ© Erik EssoussĂš. Au cours de ladite cĂ©rĂ©monie, un prix spĂ©cial a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  Diane KabeyenĂ©, une autre femme de KyĂ©-Ossi, qui s’est illustrĂ©e dans la mobilisation des femmes Ă  s’inscrire sur les listes Ă©lectorales.
Avec un vivier de plus de 10 000 Ă©lecteurs potentiels, cette ville frontaliĂšre constitue une cible de choix pour l’organe en charge des Ă©lections. Raison pour laquelle le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint d’ELECAM en a profitĂ© pour encourager les retardataires Ă  se rapprocher de ses structures pour se faire enrĂŽler et a tenu Ă  rassurer l’assistance quant Ă  l’esprit de transparence et d’objectivitĂ© qui a toujours caractĂ©risĂ© l’organe en charge des Ă©lections.
Renseignement: une arme décisive

Rousseau-Joël FOUTE

Le renseignement est sans doute aussi ancien que l’art de la guerre. De nos jours, comme du temps de CĂ©sar et de NapolĂ©on, le renseignement occupe une place centrale dans la conception et la conduite des opĂ©rations militaires. Selon le gĂ©nĂ©ral français FrĂ©dĂ©ric Hingray, « l’enjeu aujourd’hui comme hier est inchangĂ© : il s’agit toujours de savoir pour comprendre les situations, l’environnement, et agir Ă  bon escient, souvent dans l’urgence, afin de prĂ©venir les menaces, les dĂ©samorcer, les contrer, les neutraliser. Bref, il s’agit toujours de dominer l’adversaire (supĂ©rioritĂ© opĂ©rationnelle), un adversaire qui a beaucoup changĂ© de nature ». Au point oĂč, Ă  l’heure actuelle, on parle de guerre asymĂ©trique. En d’autres termes, il y a en face des armĂ©es classiques des Etats, des ennemis qui ne sont pas forcĂ©ment des troupes organisĂ©es et identifiables en uniforme. On a plus Ă  faire Ă  des groupes armĂ©s hĂ©tĂ©rogĂšnes, Ă  l’exemple des rĂ©seaux et groupes extrĂ©mistes ou djihadistes immergĂ©s le plus souvent dans la population, comme Boko Haram. Dans ce contexte, pour vaincre ces groupes terroristes, la bonne collecte et le traitement judicieux des renseignements militaires est dĂ©terminant. Surtout quand on sait que Boko Haram, affaibli, a mutĂ© dans son mode opĂ©ratoire et a choisi de mener, quand c’est possible, des attaques de type kamikaze. Pour toutes ces raisons, la confĂ©rence des chefs de renseignement militaire des pays-membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et du BĂ©nin, ouverte avant-hier Ă  l’Ecole internationale supĂ©rieure de guerre Ă  Simbock, revĂȘt une importance stratĂ©gique. La rencontre se tient au lendemain de sĂ©rieux revers infligĂ©s Ă  l’ennemi commun, Boko Haram. On se souvient, en effet, que ces derniĂšres semaines, les renseignements (humains et techniques) ont permis notamment aux forces spĂ©ciales de l’ArmĂ©e camerounaise de dĂ©manteler en territoire nigĂ©rian des bastions de ce groupe terroriste. Ces forces spĂ©ciales, agissant sous la banniĂšre du secteur 1 de la Force multilatĂ©rale mixte, Ă©taient appuyĂ©es par les opĂ©rations Alpha et Emergence 4 et intervenaient Ă©galement en synergie avec les forces armĂ©es nigĂ©rianes. C’est ainsi qu’aprĂšs les opĂ©rations victorieuses rĂ©cemment menĂ©es dans les zones de Ngoshe et Kumshe en territoire nigĂ©rian, les forces spĂ©ciales de l’ArmĂ©e camerounaise, suivant le mĂȘme dispositif, ont dĂ©truit du 10 au 11 mai 2016 trois camps de Boko Haram situĂ©s au Nigeria dans la forĂȘt de Madawaya, Ă  sept kilomĂštres de la frontiĂšre camerounaise. GrĂące Ă  ces expĂ©ditions victorieuses, ces derniers temps, les attentats-suicide dans les pays de la ligne de front sont devenus rares. Preuve que si le renseignement est davantage collectĂ© sur les poches de rĂ©sistance de Boko Haram ou sur les nouveaux projets de la secte, les armĂ©es de la coalition anticiperont et interviendront avec toujours plus d’efficacitĂ© pour dĂ©manteler mĂȘme des cellules dormantes. Car il faut bien garder Ă  l’esprit le fait que la menace Boko Haram est loin d’avoir disparu.
Forwarded from Cameroon Tribune
Publicité
Cameroon Tribune du vendredi, 27 mai 2016.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Cameroon Tribune du lundi, 30 mai 2016.
President Biya Currently In Europe

Nkendem FORBINAKE
National - Politique

The Head of State left the national capital last Friday morning for a brief private stay in the old continent
The clement weather of Friday morning with temperatures hovering around 25°Celsius was good enough for a presidential outing; as at early as 7AM there were indications that the President of the Republic was out for something as Presidential Guards began to take up positions at strategic points on the 20-kilometer stretch of road between the Presidential palace and the Nsimalen International Airport. Before the presidential motorcade took off from State House, the road had been cleared by security officials even if at some crossing points, the police made it easy for early morning city dwellers to go about their chores by crossing from one part of the city to the other even in the cut or reduced traffic circulation. The President of the Republic arrived at the Presidential lounge of the Yaounde-Nsimalen International Airport at exactly 11 am where on the welcome line were the President of the Senate, Niat Njifenji; the Prime Minister, Philemon Yang, the Minister, Secretary-General at the Presidency of the Republic, Ferdinand Ngoh Ngoh; a Vice Speaker of the National Assembly, ThĂ©ophile Baoro;, the Secretary General of the Central Committee of the Cameroon Peoples Democratic Movement, Jean Nkuete; the Deputy Director of the Civil Cabinet at the Presidency Joseph LE; the Delegate General for National Security Martin Mbarga Nguele; the Director General for External Research, Maxime LĂ©oplod Eko Eko; the Governor of the Centre Region, Joseph Otto Wilson; the Senior Divisional Officers of the Mfoundi and Mefou-and-Afamba , Jean Claude Tsila and Emmanuel Mariel Djikdent respectively and the Government Delegate to the Yaounde City Council, Gilbert Tsimi Evouna . The President of the Republic stopped briefly at the lounge before heading for the aircraft. The same team greeting him on arrival also saw him off after his brief stay in the lounge where he, unusually did not receive any official although he was heard giving some specific instructions to the Prime Minister. His plane took off at about 11.20AM for his “brief private stay” as a State House CommuniquĂ© issued later stated
Obsùques officielles en l’honneur du Pr. Peter Agbor Tabi

Malobe Eugénie
National - Politique

Le communiqué de presse du Cabinet civil.

Le chef de l’Etat a dĂ©cidĂ© de l’organisation des obsĂšques officielles en l’honneur du Pr. Peter Agbor Tabi, ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, ancien chancelier de l’universitĂ© de YaoundĂ©, ancien recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, ancien ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, membre titulaire du ComitĂ© central du RDPC, dĂ©cĂ©dĂ© Ă  Paris le 26 avril 2016.
Ces obsÚques officielles se dérouleront à Ndekwai par Mamfé, département de la Manyu, région du Sud-Ouest, le samedi 4 juin 2016.
Le président de la République y sera représenté personnellement par M. Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre, secrétaire général de la présidence de la République.


Yaoundé, le 27 mai 2016

Le directeur du Cabinet civil
(Ă©) Martin BELINGA EBOUTOU


Programme

Lundi 30 mai 2016
19 h 40 – ArrivĂ©e de la dĂ©pouille Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen en provenance de Paris par vol Air France.
21 h 00 – Transfert Ă  la morgue de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©.

Jeudi 2 juin 2016
11 h 00 – LevĂ©e de corps Ă  la morgue de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© ;
Transfert de la dĂ©pouille Ă  l’amphi 700 de l’universitĂ© de YaoundĂ© I ;
12 h 30 – Hommages acadĂ©miques Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I ;
15 h 00 – Transfert de la dĂ©pouille Ă  la rĂ©sidence du dĂ©funt au quartier Biteng.
18 h 00 – DĂ©but de la veillĂ©e Ă  Biteng.
Minuit – DĂ©part du cortĂšge funĂšbre pour MamfĂ©, dĂ©partement de la Manyu, rĂ©gion du Sud-Ouest.

Vendredi 3 Juin 2016
10 h 00 – ArrivĂ©e du cortĂšge funĂšbre Ă  MamfĂ©
Installation de la dépouille à la résidence du défunt
18 h 00 – DĂ©but de la veillĂ©e jusqu’à l’aube, animĂ©e par des chorales.
Samedi 4 juin 2016
7 h 00 – Mise en place des populations Ă  la place de fĂȘtes de MamfĂ©, lieu de la cĂ©rĂ©monie ;
8 h 00 – 9 h 30 – ArrivĂ©e et installation des personnalitĂ©s Ă  la place des fĂȘtes ;
9 h 40 – ArrivĂ©e de Monsieur le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat ;
Accueil par les autorités administratives et le représentant de la famille du défunt,
Honneurs militaires.
Installation.
10 h 00 – DĂ©but des cĂ©rĂ©monies ;
Culte ƓcumĂ©nique ;
Témoignages.
Transfert de la dépouille vers le caveau familial à Ndekwai
Inhumation dans la stricte intimité.
Vers 13 h 00 – Fin des cĂ©rĂ©monies.
Le Cardiopad primé en Tanzanie

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Arthur Zang a remportĂ© l’Africa prize for engeneering innovation au terme d’une compĂ©tition de la Royal Academy of engeneering du Royaume-Uni, vendredi dernier.
25 000 livres sterling, soit 23 millions de F et une mĂ©daille en or. C’est la quintessence du prix qui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© Ă  Arthur Zang, vendredi dernier en Tanzanie, Ă  l’issue de l’Africa prize for engeneering innovation de la Royal Academy of engeneering du Royaume-Uni. Le jury aussi bien que l’audience ont Ă©tĂ© sĂ©duits par l’originalitĂ© du Cardiopad, son impact social, la fiabilitĂ© du buisness-plan et l’évolution de l’entreprise Himoremedical. C’est justement ces paramĂštres qui ont constituĂ© les critĂšres d’évaluation lors de la phase finale du concours tenu la semaine derniĂšre en Tanzanie.
Cette annĂ©e, 900 candidats d’environ 42 pays d’Afrique ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s. Les trois premiers mois ont permis au jury de sĂ©lectionner les 100 premiers candidats. Trois mois aprĂšs, 10 demi-finalistes ont Ă©tĂ© retenus. « A ce niveau, la compĂ©tition portait sur les projets entrepreneurial. Nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un accompagnement sur l’élaboration et la rĂ©daction d’un business-plan », a expliquĂ© Arthur Zang. La compĂ©tition a Ă©tĂ© rude, mais le Cardiopad l’a remportĂ© devant, un projet d’électrification rurale, un autre consacrĂ© au suivi des femmes enceintes et un autre relatif Ă  la rĂ©duction des consommations Ă©lectriques des mĂ©nages.
Le Cameroun est, une fois de plus, portĂ© sur les cimes de l’univers scientifique Ă  travers cette Ă©niĂšme rĂ©compense internationale engrangĂ©e par Arthur Zang. RencontrĂ© samedi dernier par CT, le promoteur du Cardiopad voit en cette rĂ©compense une maniĂšre de soumettre son invention au standard international et partant, mettre la clientĂšle africaine en confiance. «TrĂšs souvent, les produits conçus par les Africains sont boudĂ©s au dĂ©triment des produits europĂ©ens. Il me fallait prouver au monde entier que les ingĂ©nieurs camerounais en particulier et africain en gĂ©nĂ©ral ont autant de talent que ceux de l’occident », explique-t-il.
« A ce jour nous avons vendu 53 spĂ©cimens, dont 25 au Gabon et 15 au NĂ©pal. Le reste s’est vendu en Asie particuliĂšrement en Inde. Le SĂ©nĂ©gal et le Burkina sont aussi en lice », commente Arthur Zang sur la commercialisation de l’appareil. Mais le Cameroun n’a pas encore acquis l’appareil. « Il faut que la commission d’homologation siĂšge au prĂ©alable », ajoute-t-il. Les 100 millions issus de la vente ont Ă©tĂ© investis dans l’achat de matĂ©riel destinĂ© Ă  un nouveau projet. « Nous comptons mettre sur pied une usine de montage de carte magnĂ©tique Ă  Nsam-Efoulan, dans environ deux mois. Le local est disponible et nous allons recruter environ 150 personnels », ajoute-t-il.
Du poulet toujours en vente dans les Marchés de Yaoundé

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

MalgrĂ© l’interdiction du ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales couvrant le dĂ©partement du Mfoundi, le commerce de la volaille se poursuit.
DĂ©clarĂ© zone infectĂ©e Ă  l’influenza aviaire hautement pathogĂšne (Grippe aviaire), le dĂ©partement du Mfoundi, rĂ©gion du Centre, est sous l’interdiction de la vente de la volaille jusqu’à nouvel ordre. C’est ce qui ressort d’un arrĂȘtĂ© du ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales publiĂ© jeudi dernier. AussitĂŽt l’annonce faite, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre du Commerce du Centre, Alain Romuald Ombede Nama, est descendu vendredi dernier dans les marchĂ©s de volaille : Mvog-Ada, Mfoundi et Mokolo. Question de sensibiliser les vendeurs des poulets sur cette mesure. « Le ministĂšre du Commerce s’occupe du volet commercial qui consiste Ă  la transaction entre le vendeur et l’acheteur. Pour cela, nous ne voulons plus voir de poulets dans les marchĂ©s. Ceux qui ne respecteront pas cette mesure verront leurs poulets saisis » a confiĂ© Alain Romuald Ombede Nama.
AprĂšs cette dĂ©claration, le prĂ©sident du collectif des vendeurs de poulets, Guy Merlin Heugang, assurait que cette mesure devait ĂȘtre respectĂ©e et appliquĂ©e dĂšs le lendemain samedi. Ce qui n’est pas visiblement le cas. Au marchĂ© Mvog-Ada, comme Ă  celui du Mfoundi ou de Mokolo, le commerce se poursuit allĂšgrement. Les vendeurs ambulants continuent Ă©galement de proposer leurs marchandises dans les rues de la ville. Dans les marchĂ©s, certes les gros camions en provenance des zones de production de l’Ouest ont disparu, mais les cargaisons de poulets sont toujours prĂ©sentes. EmmenĂ©es par les petits Ă©leveurs de la ville et de sa pĂ©riphĂ©rie ou des opportunistes qui les font rentrer Ă  bord de motos et autres vĂ©hicules personnels. Pris au dĂ©pourvu vendredi par la mesure d’interdiction du MINEPIA, les gros Ă©leveurs venus de l’Ouest ont eu du mal Ă  Ă©couler leurs bĂȘtes. « On Ă©tait obligĂ© de liquider les poulets entre 500 et 1 000 F. On suppliait mĂȘme les gens d’acheter », avoue un commerçant.
La nouvelle de la grippe aviaire et de la chute des prix des poulets s’étant propagĂ©e dans la ville, les consommateurs ont affluĂ© dans les marchĂ©s samedi pour se constituer des stocks. D’oĂč l’inflation. « Il n’y a que quelques courageux qui sortent avec leurs poulets et ça s’arrache comme des petits pains. Nous vendons au prix normal : 2 000, 2 300, 2 500, 2 800, 3 000, 5 000 F selon la qualitĂ© et le poids », explique un vendeur. « J’ai suivi la nouvelle Ă  la radio. Vu que l’infection ne s’est pas encore propagĂ©e ici, j’ai dĂ©cidĂ© d’en acheter plusieurs avant qu’il n’y ait rupture. Je suis propriĂ©taire d’un grand restaurant et ma spĂ©cialitĂ©, c’est les grillades de poulets », confie une dame qui en a achetĂ© pour 100 000 F.
Des commerçants avouent ne pas avoir d’autre choix que de braver la mesure d’interdiction. « C’est une question de vie ou de mort. Je dois beaucoup d’argent aux grossistes. En effet, je leur ai pris des poulets Ă  crĂ©dit. C’est pourquoi, je suis obligĂ©e de les revendre, pour leur rembourser, malgrĂ© l’interdiction », assure Aline Kamga, vendeuse.
Jeudi, la rentrée de juin du Parlement

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Les deux chambres ont Ă©tĂ© convoquĂ©es dans le cadre de la deuxiĂšme session ordinaire de l’annĂ©e lĂ©gislative 2016.

Jeudi, 2 juin prochain aura lieu la rentrĂ©e parlementaire pour le compte de la deuxiĂšme session ordinaire de l’annĂ©e lĂ©gislative 2016. Deux arrĂȘtĂ©s signĂ©s vendredi dernier des prĂ©sidents des bureaux du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji et de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YeguiĂ© Djibril convoquent, en effet, les membres des deux chambres pour leur permettre de se retrouver dans le cadre des travaux qui, comme le prĂ©voit la Constitution, vont durer 30 jours. Ainsi donc, dĂšs jeudi prochain, ce seront les retrouvailles entre dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs dans le cadre de ces travaux dont le calendrier reste le mĂȘme : l’examen des projets de loi soumis par le gouvernement, l’examen des propositions de loi Ă©manant des membres des deux chambres, l’initiative des lois appartenant concurremment Ă  l’exĂ©cutif et au lĂ©gislatif, le contrĂŽle de l’action gouvernementale, l’examen d’autres sujets ayant trait Ă  la vie des Camerounais et Ă  l’évolution du pays.
Si le calendrier des travaux n’est pas encore connu, l’on sait dĂ©jĂ  que dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs vont devoir, comme l’a annoncĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  travers un communiquĂ© signĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, le 21 avril 2016, ratifier l’Accord de Paris sur le climat qui a Ă©tĂ© signĂ© le 22 avril dernier au siĂšge des Nations unies Ă  New York par plus de 175 parties dont le Cameroun. Les parlementaires camerounais s’étaient d’ailleurs montrĂ©s enthousiastes Ă  l’idĂ©e d’apporter leur onction Ă  cet accord sur le climat dĂšs sa signature par notre pays, aprĂšs que le Cameroun a pris part aux travaux de la COP 21 qui se sont tenus dans la capitale française en fin d’annĂ©e derniĂšre. En plus de cet Accord sur le climat qui va donc ĂȘtre ratifiĂ©, les dĂ©putĂ©s et les sĂ©nateurs attendent de recevoir d’autres textes du gouvernement, Ă  dĂ©faut de propositions de loi. Comme le prĂ©voient, par ailleurs, les rĂšglements intĂ©rieurs du SĂ©nat et de l’AssemblĂ©e nationale, l’on attend d’assister aux sĂ©ances des questions orales au gouvernement sur certains sujets de la vie nationale. Il faut dire en la matiĂšre que ce ne seront pas des sujets qui vont manquer Ă  nos Ă©lus.
L’école des Postes, championne au Tournoi de l’AmitiĂ©

Steve LIBAM
National - Sport

Elle a dominĂ© l’école des Travaux publics aux tirs aux buts lors de la finale disputĂ©e jeudi dernier Ă  YaoundĂ©.
L’Ecole nationale supĂ©rieure des Postes et TĂ©lĂ©communications (ENSPT) est le premier vainqueur du « mini-tournoi de l’amitiĂ© des grandes Ă©coles », organisĂ© par les associations des Ă©tudiants de six Ă©tablissements universitaires. En finale, la semaine derniĂšre au stade de la Garde prĂ©sidentielle Ă  Obili, l’Ecole des postes a dominĂ© l’Ecole nationale supĂ©rieure des travaux publics (ENSTP). A Ă©galitĂ©, un but partout au terme du temps rĂ©glementaire, les deux Ă©quipes ont Ă©tĂ© dĂ©partagĂ©es lors de la sĂ©ance des tirs au but (6-5 pour l’ENSPT).
Au moment oĂč s’achĂšve cette compĂ©tition qui avait pour but de crĂ©er une atmosphĂšre de solidaritĂ© entre les Ă©tudiants des grandes Ă©coles Ă  travers la pratique du sport, les organisateurs espĂšrent plus de participants pour la prochaine Ă©dition. Au total, six grandes Ă©coles ont participĂ© cette annĂ©e: l’Ecole supĂ©rieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC), l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), l’ENSTP et l’Institut sous-rĂ©gional de la statistique et sciences appliquĂ©es (ISSEA). La compĂ©tition a fini plus tard que prĂ©vu, notamment Ă  cause des Jeux universitaires 2016. Mais qu’importe, les JU ont en quelque sorte jouĂ© les prolongations, avec la prĂ©sence des Fan’s clubs des deux Ă©tablissements qui ont animĂ© la finale.
La touche du CERAC dans la Promotion de l’agriculture

Elise ZIEMINE
Régions - Littoral

Samedi, l’association caritative créée par la premiĂšre dame, Chantal Biya, a offert aux jeunes et femmes du Mongo, du matĂ©riel agricole aprĂšs les avoir formĂ©s.

Double soutien pour les jeunes et les femmes rurales du dĂ©partement du Moungo dans le Littoral. Le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), association caritative créée par l’épouse du chef de l’Etat, Chantal Biya, a donnĂ© Ă  ces populations vivant essentiellement de l’agriculture, des moyens pour amĂ©liorer leur quotidien. Ceci, en leur apprenant durant un sĂ©minaire organisĂ© du 24 au 26 mai dernier, Ă  fabriquer le compost, Ă  utiliser les engrais et pesticides et Ă  transformer le manioc. La raison, c’est que le secteur agricole contribue Ă  20% au PIB camerounais. Il est pourvoyeur d’emplois et de moyens de subsistance pour certaines couches sociales. Mais la mĂ©connaissance des techniques de transformation des rĂ©coltes impactent sur les rendements escomptĂ©s.
C’est conscient de ces insuffisances que le CERAC s’est mobilisĂ© dans le Moungo avec l’appui de ses partenaires. A la place des fĂȘtes de Nkongsamba, samedi dernier, Linda Yang, Coordinatrice gĂ©nĂ©rale de l’association, et reprĂ©sentante personnelle de la premiĂšre dame du Cameroun a indiquĂ© que « le Cameroun qui aspire Ă  son Ă©mergence en 2035, sous la trĂšs haute et clairvoyante impulsion du chef de l'Etat, Son Excellence Paul Biya, a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour y parvenir. Les femmes rurales et les jeunes du Moungo peuvent et doivent y contribuer», a relevĂ© Linda Yang. Et d’aprĂšs les Ă©chos reçus du sĂ©minaire, a-t-elle ajoutĂ©, les objectifs ont Ă©tĂ© atteints. « Cette touche spĂ©ciale du CERAC vise Ă  donner une plus-value aux productions des femmes rurales et des jeunes du Moungo », a conclu la reprĂ©sentante de l’épouse du chef de l’Etat.
Son propos a laissĂ© place Ă  la remise officielle de centaines de houes, machettes, limes, porte-touts, brouettes, arrosoirs, pulvĂ©risateurs, lunettes de protection, cache-nez, atomiseurs, paires de bottes, pioches, plantoirs, pelles-bĂȘches
Il y avait aussi des moulins Ă  Ă©craser, pressoirs Ă  huile, grands tamis
 Des semences de maĂŻs, d’oseille, de haricot, des boutures de manioc, des plants de cacaoyers, des sacs de compost, des fongicides, insecticides Ă©taient Ă©galement de la partie. Des produits d’élevage et alimentaires n’ont pas Ă©tĂ© oubliĂ©s. Des Ă©quipements de couture aussi. Pour cette pluie de dons, c’est tout le dĂ©partement qui a remerciĂ© Mme Chantal Biya. Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Nkongsamba, le reprĂ©sentant des bĂ©nĂ©ficiaires mais aussi le maire de la ville. « Nous sommes contents et disons mille fois merci Ă  Son Excellence Mme Chantal Biya, qui a bien voulu nous gratifier de sa magnanimitĂ© habituelle », a indiquĂ© El Hadj Oumarou. Cette remise de dons, qui intervient aprĂšs celles de Dibombari, Mbouroukou, Boapaki, se dĂ©roulait en prĂ©sence du gouverneur du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua.
Trois morts, asphyxiés dans un puits

Pierre CHEMETE
Régions - Est

Nguelemendouka (Haut-Nyong) - Louis Zeh, 19 ans, Olivier Etobok, 38 ans et Benjamin Nkoumkoum, 34 ans. Tous dĂ©brouillards, Ă  NguĂ©lĂ©mendouka, dans le Haut-Nyong, ont connu un destin tragique le 27 mai dernier. Ils sont morts asphyxiĂ©s dans un puits d’une profondeur d’environ 25 mĂštres. Zeh et Etobok sont les premiĂšres victimes. Ils sont sortis vendredi vers 8 h, munis de leur moto-pompe, dans l’espoir d’amĂ©nager un vieux puits, situĂ© Ă  une soixantaine de kilomĂštres du centre urbain. Tout a pourtant bien commencĂ© pour eux. Mais seulement quelques minutes aprĂšs le dĂ©marrage de la machine, celle-ci leur joue un sale tour. "Le gaz lĂąchĂ© par la machine est trop fort, au point de faire succomber les deux complices", expliquent les riverains, qui constatent peu aprĂšs 8h, leur disparition. Ils sont dans les trĂ©fonds du puits. PiquĂ© par un courage dĂ©bordant, Nkoumkoum Benjamin tente de leur porter secours. Il fait aussitĂŽt une plongĂ©e dans la fosse, dans le but de recueillir les deux corps de ses frĂšres. Mais hĂ©las, le gaz de la motopompe ne lui facilitera pas non plus la tĂąche. Il se retrouve Ă  son tour prisonnier du puits.
Fort heureusement, les cris de dĂ©tresse des riverains vont au-delĂ  de Nguelemendouka. Les autoritĂ©s locales sont informĂ©es. « Le prĂ©fet du Haut-Nyong m’a appelĂ© vendredi vers 18h, m’informant de ce triste drame. J’ai immĂ©diatement mis en route mes Ă©lĂ©ments, qui ont organisĂ© l’opĂ©ration d’extraction», relate l’adjudant-chef major Mpabo Donatien, commandant de l’unitĂ© des sapeurs-pompiers de Bertoua. Cinq Ă©lĂ©ments de cette unitĂ© sont ainsi dĂ©ployĂ©s, avec Ă  leur tĂȘte l’adjudant-chef Essomba Jean Pierre. La gendarmerie Ă©tait Ă©galement de cette expĂ©dition. C’est d’ailleurs le commandant de la lĂ©gion de gendarmerie de l’Est, le colonel Enow Joseph Eyong, qui a conduit personnellement ses Ă©lĂ©ments sur le théùtre du sinistre. AprĂšs avoir bravĂ© les difficultĂ©s de la route, tout ce beau monde arrive sur place, samedi, vers 3h du matin. LĂ , l’équation d’extraction est appliquĂ©e. Les trois corps inertes sortiront des eaux aprĂšs prĂšs d’une heure de manoeuvre engagĂ©e par les sapeurs-pompiers. La gendarmerie a remis les corps aux familles pour inhumation.