Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du lundi, 13 juin 2016.
Un autre immeuble s’effondre Ă  YaoundĂ©

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Politique

A l’origine, le non respect de normes et l’utilisation d’un matĂ©riau inappropriĂ© dans une zone marĂ©cageuse au lieu-dit Nouvelle route Omnisports.
Des amas de blocs de ciment, des poteaux cassĂ©s sur lesquels on peut voir des fers Ă  bĂ©ton ressortis, des tĂŽles froissĂ©s, un Ă©chafaudage rĂ©duit en morceaux de bois avec Ă  la clĂ© trois voitures endommagĂ©es dans la garderie voisine. C’est ce qui reste de l’immeuble R+3 en construction au lieu-dit Nouvelle route omnisports Ă  YaoundĂ© ce vendredi 10 juin 2016. « MaĂźtre » comme l’appellent ses voisins, s’attelle aux retraits de quelques-uns de ces dĂ©bris ayant endommagĂ© la toiture de ses appartements de fortune. Sur les lieux, chacun y va de son explication. « C’était prĂ©visible. Cet immeuble ressemblait Ă  une maison sur pilotis et les poteaux qui la soutenaient Ă©taient trop minuscules, faits des parpaings de 25 et le fer Ă  bĂ©ton de 14 utilisĂ© ne rĂ©pondaient pas aux normes », explique Marcel Nono, maçon. « Il n’est pas allĂ© en profondeur au niveau de la fondation, puisque c’est une zone marĂ©cageuse. Il fallait confier de tels travaux aux experts. Et comme si cela ne suffisait pas, les pouvoirs publics, notamment la mairie n’a pas fait son travail. Comment comprendre qu’on puisse attribuer un permis de bĂątir Ă  un individu sans se rassurer de ce qui se passe sur le terrain ? », s’insurge Fabien Nkoulou, un autre. Pour Fabrice N., gardien de vĂ©hicules dans la garderie se trouvant Ă  proximitĂ©, la fondation Ă©tait mal travaillĂ©e avec pour consĂ©quences la fissuration des murs. « C’était un motel en construction et le propriĂ©taire vit Ă  Douala », prĂ©cise-t-il.
D’aprĂšs plusieurs tĂ©moins rencontrĂ©s sur les lieux de l’incident qui n’a causĂ© aucune perte en vie humaine, le dĂ©sastre survenu vers 2 heures du matin. « Nous avons suivi un grand bruit et nous avions cru que c’était un accident de la circulation. C’est lorsque nous avons Ă©tĂ© envahis par une poussiĂšre de ciment qu’on s’est rendu compte que c’était l’immeuble du voisin. Nous Ă©tions obligĂ©s de sortir par un petit trou au niveau de la toiture », explique une dame encore sous le choc. « Vers 1h45, je suis passĂ© devant cet Ă©difice plusieurs fois avant son effondrement. Lorsque je regagne mon atelier de couture vers 2h06, il y a eu un lĂ©ger vent qui a soufflĂ© et puis s’en est suivi l’effondrement », relate IsmaĂ«l, propriĂ©taire d’un atelier de couture.
Dans le quartier, les riverains n’en reviennent pas. « C’est un miracle et nous ne pouvons que remercier Dieu. Pour une fois, un immeuble s’écroule sans qu’on ne dĂ©plore ne serait-ce qu’un mort », se rĂ©jouissent les uns et les autres. Un bilan que confirme l’adjudant-chef Owodene Noa de la Brigade de gendarmerie de Nkolmesseng : « Nous n’avons enregistrĂ© aucun dĂ©cĂšs et nous avons ouvert une enquĂȘte prĂ©liminaire qui nous permettra d’élucider les causes. Ceci sera aprĂšs un entretien avec les vĂ©ritables propriĂ©taires. »
Un troisiĂšme C2D en vue

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Samedi dernier, RĂ©my Rioux, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD, a visitĂ© certains projets rĂ©alisĂ©s avec le concours de son institution dans la LĂ©kiĂ©.

Il aurait sans doute fallu plus que l’abondante pluie qui s’est abattue sur la localitĂ© de Nkometou samedi en dĂ©but d’aprĂšs-midi pour doucher l’enthousiasme du directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD) Ă  aller visiter certains projets rĂ©alisĂ©s sur le terrain. RĂ©my Rioux, qu’accompagnaient Jean-Pierre Marcelli directeur du dĂ©partement Afrique sub-saharienne Ă  l’AFD et le nouveau directeur de l’Agence pour le Cameroun, Christian Yoka est arrivĂ© dans cette localitĂ© de l’arrondissement d’Obala oĂč il a Ă©tĂ© accueilli par le maire Simon Pierre Ediba. Puis dans l’enceinte de l’église locale, il a Ă©coutĂ© les explications fournies par la jeune Jeanne d’Arc Onguene, promotrice d’un projet d’élevage de porcs, de volaille et qui doit s’étendre Ă  des cultures maraĂźchĂšres. Le projet d’exploitation agropastorale portĂ©e par l’hĂŽte du directeur gĂ©nĂ©ral de l’AFD a reçu une subvention d’1,5 million de F du Programme de rĂ©novation et de dĂ©veloppement de la formation professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pĂȘche (AFOP) qui bĂ©nĂ©ficie des financements de l’Agence. RĂ©my Rioux ne s’est pas contentĂ© des explications donnĂ©es aprĂšs les questions qu’il a posĂ©es, car il a tenu Ă  descendre dans la boue pour aller visiter la porcherie situĂ©e Ă  quelques encablures de lĂ .
C’est visiblement satisfait qu’il a quittĂ© les lieux pour mettre le cap sur la petite localitĂ© de Mengama, situĂ©e Ă  une quinzaine de km aprĂšs Obala oĂč le Groupement d’initiative commune (GIC) des producteurs de cacao et Ă©leveurs de la localitĂ© (GIC PROCAEM), composĂ© d’une quinzaine de membres, dont trois femmes, exploite 31 ha de cacaoyers en production sous l’encadrement d’un technicien dĂ©tachĂ© par le Programme d’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des exploitations familiales agropastorales (ACEFA), une autre structure bĂ©nĂ©ficiant de financements de l’Agence française de dĂ©veloppement. Ici, les paysans ont pu s’organiser pour la crĂ©ation d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus avec un appui financier s’élevant Ă  prĂšs de 2,3 millions de F. « Une belle histoire avec des hauts et des bas
 Vous avez pu construire quelque chose ensemble. Votre histoire continue et elle sera plus positive encore » a soulignĂ© de le DG de l’AFD aprĂšs avoir Ă©coutĂ© le rĂ©cit de l’évolution du projet. Autre site, autre projet visitĂ©: l’éclairage public de la ville d’Obala qui bĂ©nĂ©ficie par ailleurs d’une subvention du Programmenational de dĂ©veloppement participatif (PNDP), dont le coordonnateur, Marie Madeleine Nga Ă©tait de la dĂ©lĂ©gation. L’hĂŽte du Cameroun s’est dit satisfait de cette visite de terrain et a indiquĂ© la volontĂ© de l’organisme qu’il dirige depuis une dizaine de jours de venir en appui au secteur rural dans le cadre du 3 C2D qui, a-t-il rappelĂ©, sera signĂ© Ă  YaoundĂ© Ă  la fin de ce mois.
Nanga-Eboko: Hunter Mistakenly Shoots Colleague Dead

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

Ekouma Zephyrin told gendarmes he shot an animal late at night only to discover that it was a fellow hunter.

Tragedy struck on June 10, 2016 at about 3 am in Mebolé Village, about 25 km from Nanga-Eboko, the headquarters of Upper Sanaga Division in the Centre Region. The town is located 160 km from Yaounde. A local hunter, Ekouma Zephyrin, 41, shot dead Essimi Paul Clément, 46, another hunter from the same village.
Senior Warrant Officer Djietcheu Raphael, Head of the Nanga-Eboko Gendarmerie Post, told Cameroon Tribune on phone on June 10, 2016 that Ekouma, who had gone on a hunting expedition alone at night, claimed he saw what he thought were the eyes of a wild animal. After firing on the target, he approached it only to discover to his horror that it was after all a human being - Essimi Paul Clément, a fellow hunter. Meanwhile, Ekouma had earlier bade farewell to Essimi Paul at about 5 pm in the village on June 9, 2016, before taking off for the forest.
Djietcheu Raphael said the victim died where he was shot. Following the accident, Ekouma Zephyrin, reported himself to gendarmes in Nanga-Eboko. Accompanied by his men and a nurse from the Nanga-Eboko District Hospital, Senior Warrant Officer Djietcheu and the team trekked to the site, located beyond River Sanaga. He told Cameroon Tribune that they found the body lying on the ground and facing upwards, with the impact of the bullets clearly visible on the side of the head.
The gendarmerie officer added that by the body of Essimi Paul Clément was his hunting rifle, sack and torch. Where the body lay appeared well arranged as if the victim was resting before he was shot, the officer suggested. Meanwhile, the corpse was moved to the Nanga-Eboko District Hospital Mortuary while investigations continue. In the meantime, Ekouma Zephyrin is in gendarmerie custody.
Forwarded from Cameroon Tribune
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A Matter Of Culpable Negligence

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

The ugly spate of collapsing buildings in the country is attributable to the refusal of many stakeholders to play by the rules.
Incidents of building collapse in the country are still far from coming to an end. Only on Friday, June 10, 2016, at 2 am in the Rue Foe, Omnisports area of Yaounde, another building crumbled. This time, it was a three-storey structure under construction. Neighbours said it developed visible cracks some time ago, but the owner of the property would not be persuaded to stop work.
Instead, he reportedly urged technicians to continue, assuring them that there was indeed nothing to worry about, until the building came tumbling down like a pack of cards. Fortunately, it did not fall to the side of an inhabited residential building and only smashed three vehicles in a nearby overnight car park. The Rue Foe building collapse is only one of the several that come to light in Cameroon; with many others going unreported.
Among the reasons for such incidents are the sheer incompetence, negligence and refusal by building technicians, property developers and local municipal and city council officials to play by the rules. The building that collapsed last Friday in Yaounde was erected in a swampy area, and no one knows if adequate backfilling was done. This might have resulted in the cracks that appeared on the building before, but no one felt concerned enough to end the construction.
In other instances, would-be home owners begin work without building permits. Even when “Stop work” notices are boldly written on such illegal structures, they still go ahead with construction. On the other hand, some building contractors and fraudulent technicians use sub-standard material to “save cost” and pocket the money. The end product of such shoddy jobs is obvious – structural failure.
In some cases, property developers follow due process in securing building permits, but end up doing something else on the site. However, deviating from thoroughgoing building procedures from conception to construction only ends up being costly – in terms of time, material, money and even human life when there is structural failure. In a country where many people are wont to avoid doing things the right way by bribing their way through, it cannot be expected to be different in building construction.
Special Criminal Court: Ex-Consul Official Accused Of Embezzling 703 Million FCFA

Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société

Genest née Mbala Ndono Lucie was Accountant in the Cameroonian Consulate in Marseille, France, from July 1999 to August 2009.
The trial is drawing to a close at the Yaounde-based Special Criminal Court, SCC, of Genest née Mbala Ndono Lucie, a former accountant in the Cameroonian Consulate in Marseille, France. She is accused variously of embezzling over 703.7 Million FCFA during her tenure in the diplomatic mission through undue expenses in Cameroon and France.
Hearing in the matter, which began on December 30, 2015, came up on Friday, June 10, 2016, with Mr. Justice Michel Jean Claude Onana as leader of the trial team. He was assisted by Mrs. Justice Jessie Zibi Nsoué and Mrs. Justice Zakiyatou Alioum; with Mr. Justice Edjisna Didier as Advocate General. Counsel for Mrs. Genest, who has never turned up for the trial because she remained in France after her replacement, is Barrister Atangana Ayissi; while Barrister Charles Tchakounté Patie is the leading counsel for the State as civil claimant.
When hearing resumed on Friday, Mr. Justice Edjisna Didier in his submission, revisited the alleged undue expenses carried out by the accused. He said a joint audit mission to Marseille from April 15-30, 2008, comprising representatives from the Ministry of Finance, Supreme State Audit Office, Ministry of External Relations and the General Delegation of External Research, made the discovery. Edjisna Didier then called for the accused to be declared guilty of the charges after tendering a voluminous copy of the said audit report.
The audit team was led by Cornelius Chi Asafor from the Supreme State Audit Office. According to members, the money was embezzled through bank card withdrawals in Yaounde and Douala, double subscriptions to news publications and “fake money” (that is intended for use by the Consul, but never spent for the purpose). After first presenting a total of 345.8 Million FCFA allegedly embezzled by the former accountant, Cornelius Chi Asafor later added 357.9 Million FCFA, explaining that more facts had come to light. In all, Genest nĂ©e Mbala Ndono Lucie stands accused of embezzling over 703.7 Million FCFA in State funds during her 10-year tenure in the Cameroon Consulate in Marseille, France. The matter was later adjourned to June 24, 2016, for ruling.
Road Safety: Original Vehicle Papers Still A Major Problem

Kimeng Hilton NDUKONG, On Assignment in Akak
National - Société

Many motorists were booked over the weekend on the Yaounde-Bafia highway for having only attestations or photocopies of their vehicle particulars.
Apart from the failure by many motorists to respect road signs, another major reason for the booking of drivers during road safety campaigns organised by the National Gendarmerie is lack of originals of vehicle particulars. In their place, motorists often present attestations of submission of applications or photocopies of original documents.
In response, the Ministry of Transport in 2015 ordered that motorists should not replace original vehicle particulars with photocopies or attestations of submission of applications. Thus, the absence of original papers is considered by highway traffic officers as not having them at all. In this light, gendarmes who were on road safety campaign on Saturday June 11, 2016, on the Yaounde-Bafia highway, immediately booked such defaulting motorists.
According to Captain Nkenglefac Charles Forsah, head of the gendarmerie road safety team at Akak, 15 km from Yaounde, motorists are becoming increasingly aware of the need to respect the directives of the Ministry of Transport by paying attention to road signs and other road users. “However, over-speeding is still a major problem; being the main cause of most road accidents. This is why Jean Baptiste Bokam, the Secretary of State for Defence in charge of the National Gendarmerie, has ordered that over-speeding offences should not be pardoned,” Captain Forsah explained.
He added that all those booked for over-speeding were made to pay 25,000 FCFA as fine on the spot without mercy. If they could not, their statements were taken and the matter forwarded to the local State Counsel for action, he noted. In response to the claims by many erring motorists that there were so many bottlenecks in issuing vehicle documents they applied for, a transport official who did not want to be named refuted the allegation. Instead, he said there were delays in issuing papers only for those who did not leave their phone numbers with transport officers. He added that there were piles of uncollected vehicle registration (“carte grise”) documents and driving licences in transport offices in Yaounde dating back to 2013.
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Cameroon Tribune du mardi, 14 juin 2016.
L'heure des comptes au Conseil national de la Jeunesse

Elise ZIEMINE
National - Société

Le rapport du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral rejetĂ© lors l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©ral vendredi. Sur fond de suspicion.
Alors que le rapport moral du prĂ©sident du Conseil national de la Jeunesse du Cameroun (CNJC) a Ă©tĂ© adoptĂ©, tout comme ceux du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et des commissaires au compte, celui du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral est restĂ© en travers de la gorge des dĂ©lĂ©guĂ©s statutaires de l’instance vendredi soir Ă  YaoundĂ©. Pour comprendre cette affaire qui se murmurait jusqu’ici dans les couloirs, CT a approchĂ© ceux qui ont participĂ© de bout en bout Ă  ces assises au palais des CongrĂšs. Ainsi, de sources bien introduites au ministĂšre de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec), tutelle de l’organisation, il se trouve que depuis l’élection en 2014 de l’équipe actuelle du CNJC, une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ordinaire n’a jamais Ă©tĂ© organisĂ©e. Une fois le nouveau ministre en place, il a prescrit la tenue de ces assises pour Ă©valuer le chemin parcouru et trouver des solutions pour une sortie dĂ©finitive de la crise qui perdure au sein du Conseil. C’est donc au terme des travaux tenus tenue du 9 au 10 juin dernier, que les failles vont ĂȘtre dĂ©tectĂ©es dans le rapport du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral de l’instance.
Notre source indique, que les jeunes ont estimĂ© qu’il Ă©tait plein d’incongruitĂ©s et ne prĂ©sentait que les dĂ©penses, sans avoir fait l’état des ressources disponibles. En plus, le trĂ©sorier n’avait aucune piĂšce justificative de ses dĂ©penses. Plus grave, ce rapport n’avait rien avoir avec ceux des commissaires au compte. Aussi un comitĂ© a-t-il Ă©tĂ© mis en place pour aider le trĂ©sorier Ă  refaire un rapport financier. En attendant que ledit comitĂ© rende sa copie, l’on relĂšve que ce n’est pas la premiĂšre fois que la gestion des fonds au CNJC fait des remous. Pour comprendre pourquoi, CT a appris que les ressources de l’institution sont de divers ordres. Les inscriptions et cotisations des membres qui sont les associations et organisations de jeunesse, l’appui des bailleurs de fonds, des partenaires au dĂ©veloppement et bien Ă©videment, les subventions de l’Etat Ă  travers les ministĂšres de l’Economie et de la Jeunesse, entre autres. Elles seraient de l’ordre de 30 millions de F par an venant du Minjec. Les dissensions actuelles concernent les exercices 2014 et 2015. Soit 60 millions de F. Selon notre source, l’équipe dirigeante du CNJC ne devrait pas utiliser cet argent comme bon lui semble. « En signant une dĂ©cision de dĂ©caissement, le ministre de la Jeunesse y joint toujours, et ceci chaque annĂ©e, un mĂ©moire de dĂ©penses. S’il leur donne 10 000 F par exemple, il leur dit que 3000 F vont servir Ă  ceci et 2500 Ă  cela etc. Les jeunes devraient normalement respecter les instructions de la tutelle », prĂ©cise-t-elle.
Les fonds ainsi mis Ă  leur disposition Ă©tant de source publique, les jeunes doivent justifier leurs dĂ©penses depuis 2014, avant la fin de leur mandat dans six mois. Dans le cas contraire, ils devront en rĂ©pondre devant les tribunaux. Au Minjec, des responsables affirment qu’ils ont pris acte du rejet du rapport du trĂ©sorier gĂ©nĂ©ral, mais n’ont pas encore les preuves palpables d’un Ă©ventuel dĂ©tournement. C’est donc une affaire Ă  suivre.
SiĂšge du Conseil National de la Jeunesse.
Un nouveau Code pĂ©nal Ă  l’étude

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le document Ă  l’étude au parlement va permettre Ă  l’arsenal juridique de s’arrimer aux changements que le Cameroun a connus dans ce secteur.


372 articles qui tiennent en 115 pages. Ainsi se prĂ©sente le projet de loi portant Code pĂ©nal dont l’examen a commencĂ© hier au niveau de la Commission des Lois constitutionnelles de l’AssemblĂ©e nationale. PrĂšs de cinquante aprĂšs, le Cameroun a dĂ©cidĂ© de revoir son arsenal rĂ©pressif des comportements contraires Ă  l’ordre public d’une part pour procĂ©der Ă  l’unification du droit pĂ©nal anglophone (hĂ©ritĂ© des rĂ©gions occidentales du Cameroun) et francophone (hĂ©ritĂ© des rĂ©gions orientales) et l’arrimer aux engagements internationaux qu’il a l’obligation de respecter d’autre part.
Une candidature camerounaise au poste de DG de l'ASECNA

Josy MAUGER
Afrique - Politique

Le prochain prĂ©sident du ComitĂ© des ministres de l’Agence pour la sĂ©curitĂ© de la navigation aĂ©rienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) sera le ministre camerounais des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o. Il prendra la relĂšve au cours d’une rĂ©union traditionnelle prĂ©vue au mois de juillet prochain pour un mandat d’un an. C’est entre autres ce qui explique l’audience qu’il a accordĂ©e hier au prĂ©sident du Conseil d’administration (PCA) de l’ASECNA, Jean-François Thibault. Le PCA accompagnĂ© de son conseiller Alain Veillard a indiquĂ© que les discussions avec Edgard Alain Mebe Ngo’o ont tournĂ© autour des questions liĂ©es Ă  la comptabilitĂ©, au budget et Ă  l’organisation du personnel de l’Agence.
Autre sujet « trĂšs important » qui a meublĂ© les discussions entre les deux personnalitĂ©s : l’organisation des Ă©lections du prochain directeur gĂ©nĂ©ral de l’Asecna et du prochain PCA de l’agence qui auront lieu en novembre prochain. L’actuel PCA en fin de mandat a indiquĂ© qu’il Ă©tait question que cette Ă©lection se passe dans de meilleures conditions possibles, « en respectant soigneusement les textes ». Pour sa part, Edgard Alain Mebe Ngo’o a rappelĂ© que le Cameroun prĂ©parait « avec grand soin », une rencontre statutaire du 25 au 30 juin prochain. Dans le mĂȘme temps, il fera savoir que le pays se prĂ©pare aussi Ă  dĂ©fendre sa candidature au poste du directeur gĂ©nĂ©ral de L’ASECNA. Concernant le choix du candidat, Edgar Alain Mebe Ngo’o a avancĂ© un nom. Pierre Salomon Mbella Mbella. DĂ©jĂ  connu d’aprĂšs lui et dĂ©signĂ© officiellement par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Avec 34 ans d’expĂ©rience dans la sĂ©curitĂ© aĂ©rienne, le candidat se trouve ĂȘtre un professionnel de l’aĂ©ronautique.
Forwarded from Cameroon Tribune
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Alexandre Song dans le flou

Josiane R. MATIA
National - Sport

Peu utilisé à West Ham, le milieu de terrain est rentré au FC Barcelone en attendant mieux.

Alexandre Song ne fait plus partie de l’effectif de West Ham depuis quelques semaines. Le club anglais a, en effet, libĂ©rĂ© le Camerounais aprĂšs deux annĂ©es de prĂȘt. Du coup, le milieu de terrain retourne au FC Barcelone, Ă  qui il est liĂ© jusqu’en 2017. Seulement, depuis son arrivĂ©e en Espagne en 2012, l’ancien joueur d’Arsenal n’a jamais rĂ©ussi Ă  se faire une place. Surtout que la concurrence est plutĂŽt rude dans ce secteur, avec les arrivĂ©es d’Ivan Rakitic et Alex Vidal. Et les chances pour que le Barça le garde cette saison sont infimes, pour ne pas dire inexistantes. En clair, le joueur va devoir se trouver un nouveau club cette saison s’il veut se refaire une santĂ©. Des clubs turcs seraient intĂ©ressĂ©s mais jusqu’ici, personne n’a vraiment formulĂ© de proposition.
Une situation qui, on l’espĂšre pour le joueur, ne durera pas longtemps alors qu’il pensait certainement avoir trouvĂ© un point de chute Ă  West Ham. Il faut dire que l’aventure avait bien commencĂ© de ce cĂŽtĂ©-lĂ  en 2014. PrĂȘtĂ© pour un an, Alexandre Song rĂ©alise une bonne saison en disputant 28 matchs dont 25 comme titulaire. Tout le monde est emballĂ© puisque les Hammers le sollicitent pour une nouvelle annĂ©e au FC Barcelone. Cette fois, ils ont une option d’achat s’ils sont satisfaits. Mais durant l’intersaison, le joueur se blesse et est indisponible pendant plusieurs mois. Ce qui n’enchante pas le club qui met le joueur sur le banc Ă  son retour de blessure. Avant de s’en sĂ©parer rĂ©cemment.
Cameroon Tribune du mercredi, 15 juin 2016.
Forwarded from Telegram News
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Menace sur le coton

Eric ELOUGA
Rédaction - Dossier

DiffĂ©rents facteurs ont entraĂźnĂ© d’importantes pertes financiĂšres qui inquiĂštent ce secteur nĂ©vralgique de l’agro-industrie.
C’est actuellement le grand Ă©cart, Ă  la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du Coton (Sodecoton). Entre les chiffres de la production du coton-graine,
qui pour l’annĂ©e 2015 affichent un plutĂŽt un bon crĂ» avec 295.400 tonnes produites reprĂ©sentant une croissance de 38% en trois ans, et les comptes de la sociĂ©tĂ© qui accusent d’importantes pertes pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, bien des questions entourent la situation, mais surtout l’avenir de ce gĂ©ant agro-industriel, principal pivot Ă©conomique de toute la zone septentrionale.
A l’origine des difficultĂ©s financiĂšres de la Sodecoton, un effondrement des cours du coton sur le marchĂ© mondial. Il y a trois ans encore, les meilleures qualitĂ©s de fibres cotonniĂšres se plaçaient Ă  prĂšs de 1200 F/kg Ă  l’international, explique une source proche de l’entreprise. Mais avec la chute du cours du pĂ©trole, la Chine, principal vendeur de produits textiles dans le monde, s’est tournĂ© vers les fibres synthĂ©tiques Ă  partir d’or noir, faisant ainsi chuter les prix qui sont actuellement Ă  823 F/kg. Dans ces conditions, les prix d’achat du coton-graine aux producteurs camerounais Ă  265 F/kg, l’un des plus Ă©levĂ©s du continent, ne permettent plus Ă  notre or blanc une pleine compĂ©titivitĂ©. Ils ont, toutefois, Ă©tĂ© maintenus par le gouvernement, pour assurer un maintien du niveau de vie des paysans du grand nord.
Du fait de l’insĂ©curitĂ© causĂ©e par Boko Haram dans l’ExtrĂȘme-Nord, beaucoup des bassins de production de cette rĂ©gion n’ont pas eu le niveau escomptĂ© lors des deux derniĂšres campagnes. Mais ce dĂ©ficit est moins dommageable que les pertes enregistrĂ©es sur le coton produit. En effet, les arrivĂ©es prĂ©maturĂ©es des pluies ont dĂ©tĂ©riorĂ© une quantitĂ© considĂ©rable du coton-graine, avant mĂȘme qu’il n’arrive en usine. Notre source indique Ă  ce sujet que les procĂ©dures de passation des marchĂ©s avaient contraint la Sodecoton Ă  acquĂ©rir des camions inadaptĂ©s aux conditions de route de la rĂ©gion, au motif qu’ils Ă©taient les moins disant. Ces moyens roulants tombĂ©s en panne, l’enlĂšvement et le transport du coton depuis les zones de production jusqu’aux usines d’égrenage, est devenu problĂ©matique. Lors de la campagne 2014, on Ă©voque le chiffre de 30.000 t ainsi perdues, qui reprĂ©sentent autant de coton que la sociĂ©tĂ© ne peut dĂšs lors plus revendre, alors mĂȘme que ces balles de coton sont payĂ©es aux producteurs dĂšs la pesĂ©e.
Avec le dĂ©ficit en Ă©nergie Ă©lectrique et la vĂ©tustĂ© de certains Ă©quipements, les neuf usines d’égrenage prĂ©vues pour triturer le coton-graine pour en faire de la fibre, sont aujourd’hui incapables de traiter les quantitĂ©s produites. En visite Ă  la Sodecoton, un ancien ministre de l’Agriculture suggĂ©rait dĂ©jĂ  d’explorer la voie d’une plus grande transformation locale du coton camerounais pour alimenter la filiĂšre textile nationale. Jusqu’ici, seule la CICAM, qui reçoit prĂšs de 5% de la production cotonniĂšre nationale, utilise cette matiĂšre premiĂšre sur place. Il est dĂšs lors impĂ©ratif de rĂ©habiliter les structures existantes mais aussi de construire de nouvelles usines d’égrenage, d’autant plus que l’entreprise envisage de porter sa production Ă  600.000 tonnes d’ici 2020.
A Yaoundé, le cinéma revivra

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au campus de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, une salle flambant neuve inaugurĂ©e mardi, au nom du chef de l’Etat, par le Premier ministre, Philemon Yang.
Une scĂšne de film qui reprĂ©sente un terroriste activement recherchĂ© par des Ă©lĂ©ments d’une importante agence de renseignement. L’homme se prĂ©pare Ă  commettre un attentat avec une ceinture d’explosifs qu’il porte autour de ses reins. RepĂ©rĂ©, il s’engage Ă  une course-poursuite folle avec l’un des membres des services de renseignement. MalgrĂ© l’utilisation de multiples stratagĂšmes, le terroriste est heureusement arrĂȘtĂ© par son poursuivant. Sans avoir rĂ©ussi Ă  faire exploser son engin meurtrier. La projection de cette sĂ©quence de film a marquĂ© mardi l’inauguration officielle de la salle de cinĂ©ma et de spectacles CanalOlympia situĂ©e Ă  quelques encablures du complexe sportif Mateco de l’universitĂ© de YaoundĂ© I. Parmi les 300 spectateurs qui ont pris place dans cette salle ultramoderne, le Premier ministre Philemon Yang en sa qualitĂ© de reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat, de nombreux membres du gouvernement et du corps diplomatique et surtout Vincent BollorĂ©, prĂ©sident du conseil de surveillance de Vivendi, initiateur du projet, et des membres du directoire de ce groupe français.
Avant la projection de cette courte sĂ©quence, il y aura eu la phase des allocutions. Trois au total. D’abord les souhaits de bienvenue du recteur de l’institution, Pr. Maurice AurĂ©lien Sosso qui a saluĂ© un fructueux partenariat entre l’universitĂ© de YaoundĂ© I et le groupe BollorĂ© aprĂšs le don des bus Ă  Ă©nergie photovoltaĂŻque. Le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur (MINESUP) a saluĂ© un don qui revĂȘt une double dimension pour le gouvernement. D’abord « une dimension ludique liĂ©e Ă  la gestion du temps libre de l’étudiant inhĂ©rente au systĂšme LMD ». Pour lui, l’étudiant accroĂźt ses connaissances gĂ©nĂ©rales, renouvelle ses savoirs et consolide son Ă©quilibre physique, psychologique et grĂące aux loisirs sains et formateurs. « La deuxiĂšme dimension que le gouvernement accorde Ă  la salle de cinĂ©ma et de spectacles CanalOlympia offerte gracieusement Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I est l’accompagnement de cette institution universitaire dans les volets « transferts des technologies culturelles », « professionnalisation des enseignements facultaires en gĂ©nĂ©ral et des cours thĂ©oriques ou pratiques dispensĂ©s au sein de la filiĂšre Arts du spectacle et cinĂ©matographie de la facultĂ© des Arts, lettres et sciences humaines ». Avant le MINESUP, Vincent BollorĂ© a pris la parole pour rappeler l’intĂ©rĂȘt manifestĂ© par le prĂ©sident Paul Biya pour le progrĂšs social et culturel des jeunes. Il a invitĂ© les Ă©tudiants Ă  profiter de ces installations pour laisser Ă©clore leurs talents, ce qui se fera avec l’appui de son groupe. Vincent BollorĂ© a ensuite annoncĂ© l’ouverture d’une seconde salle dans les prochains mois Ă  Douala et une 3e qui ouvrira Ă©galement Ă  YaoundĂ©. « Au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique, je dĂ©clare inaugurĂ©e la salle de cinĂ©ma CanalOlympia Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I » pouvait dĂšs lors dire le chef du gouvernement.