Cameroon Tribune
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Conflits armés, enfants en danger!

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Politique

Certains sont tués ou blessés dans des attaques, tandis que d'autres sont enlevés et exploités par la secte islamiste Boko Haram, notamment.
C’est par un matin pendant la pĂ©riode des rĂ©coltes qu’Habiba SalĂ©, ressortissante de Hidoua, petite localitĂ© de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, a Ă©tĂ© enlevĂ©e, il y a une vingtaine de mois, par la secte islamiste. Avec elle, d’autres personnes dont de nombreux enfants. Une fois dans la forĂȘt de Sambissa au NigĂ©ria oĂč les membres de la secte avaient repliĂ©, face Ă  une offensive de l’armĂ©e rĂ©guliĂšre, l’otage a relevĂ© la prĂ©sence d’un grand nombre d’enfants dans les effectifs de personnes maintenues en captivitĂ© dans des conditions prĂ©caires.
C’est clair, les enfants camerounais, nigĂ©rians et d’autres nationalitĂ©s paient un lourd tribut dans les exactions perpĂ©trĂ©es par Boko Haram dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord et les environs. Certains ont Ă©tĂ© tuĂ©s ou blessĂ©s dans les attaques de villages. D’autres ont Ă©tĂ© enlevĂ©s, puis utilisĂ©s comme kamikazes ou chairs Ă  canon. D’autres encore sont victimes d’abus sexuels et de traitements dĂ©gradants de toutes sortes. Un grand nombre se retrouvent dĂ©placĂ©s, orphelins ou sĂ©parĂ©s de leurs familles. TĂ©moins d’évĂ©nements effrayants dans lesquels leurs parents et proches ont pĂ©ri, d’aucuns sont traumatisĂ©s Ă  vie. « Ces attaques et ces violations laissent non seulement des marques indĂ©lĂ©biles chez ces enfants, mais affectent aussi leur sentiment gĂ©nĂ©ral de sĂ»retĂ© et de sĂ©curitĂ© », assure un cadre de la branche camerounaise de l’ONG Plan international.
De nombreux enfants, victimes du conflit orchestrĂ© par la secte islamiste, vivent dans des conditions terribles dans des centres de dĂ©placement, sous les arbres et dans des tentes de fortune et bĂ©nĂ©ficient d'un accĂšs limitĂ© aux vivres, aux services d'eau et d'assainissement ainsi qu'Ă  la protection et Ă  l'Ă©ducation. Ils dĂ©pendent des rations de nourriture distribuĂ©es par le gouvernement et ses partenaires au dĂ©veloppement, ainsi que de ce qu'ils mendient dans les communautĂ©s qui les accueillent. Selon le Fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF), des niveaux Ă©levĂ©s de malnutrition menacent de milliers d'enfants dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord et celle de l’Est, oĂč les victimes des rebelles centrafricains ont affluĂ© ces derniĂšres annĂ©es.
Au-delĂ  des questions de sĂ©curitĂ©, nutrition, santĂ© et scolaritĂ© Ă  rĂ©gler, la prise en charge psychologique est particuliĂšrement importante pour ces petites victimes dont les vies quotidiennes ont Ă©tĂ© totalement perturbĂ©es. Ils se retrouvent, en effet, dans des lieux inconnus avec des gens inconnus alors que leur structure de protection habituelle (la famille Ă©largie, les voisins, les enseignants, les leaders religieux, les chefs et leaders locaux) s'est effondrĂ©e. Ces diffĂ©rentes situations sont Ă  nouveau sous les feux de la rampe Ă  l’heure oĂč le Cameroun cĂ©lĂšbre la JournĂ©e mondiale de l’enfant africain.
Forwarded from Cameroon Tribune
Le Monde entier est à votre portée !
Ebolowa: la grippe aviaire fait de la résistance

Aimé-Francis AMOUGOU
Régions - Sud

Pas moins de cinq autres fermes ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es touchĂ©es ces derniers jours par l’infection Ă  l’influenza aviaire hautement pathogĂšne.
La descente des Ă©lĂ©ments de l’équipe de veille mise sur pied par la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animale (MinĂ©pia) du Sud, Ă  Monelam, n’est pas fortuite. En effet, aprĂšs de nombreuses interventions au marchĂ© des poulets et autres fermes oĂč l’infection Ă  l’influenza aviaire hautement pathogĂšne (grippe aviaire), s’est dĂ©clarĂ©e, Monelam, village situĂ© Ă  la sortie Ouest de la capitale rĂ©gionale du Sud, a constituĂ©, le 10 juin dernier, le nouveau point de convergence de ces techniciens du MinĂ©pia.
Pas moins de 300 canards, poulets, dindes, oies et pintades sont menacĂ©s sur les lieux. AprĂšs une alerte annonçant des morts suspectes de sujets dans cette ferme. Les rĂ©sultats des prĂ©lĂšvements opĂ©rĂ©s sont encore attendus. Mais, selon certaines sources proches des milieux, les premiers indices ne sauraient tromper. Il faut plutĂŽt ĂȘtre proactif, a recommandĂ© Dr Georges Marc Arthur Mveng Sanding, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MinĂ©pia pour le Sud.
Pour Dr Marc Cyrille Eloundou, en service Ă  la direction des services vĂ©tĂ©rinaires, venu de YaoundĂ© en appui Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du MinĂ©pia, cette cohabitation de la volaille telle que rencontrĂ© dans la ferme de Monelam, n’est pas du tout recommandĂ©e. Cela constitue, pour lui, un facteur favorisant de la propagation du virus et autres maladies, qui peuvent dĂ©cimer les sujets en trĂšs peu de temps. Pour Ă©viter la propagation de la maladie, il recommande le renforcement des mesures de biosĂ©curitĂ©s et sanitaires au niveau des fermes et autres points sensibles.
Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional Minepia, tout en rassurant les Ă©leveurs et les consommateurs, a dit que toutes les mesures nĂ©cessaires sont prises par le gouvernement, et des Ă©quipes de veille sont mises sur pied dans tous les quatre dĂ©partements du Sud. Objectif affichĂ© : empĂȘcher la propagation du virus de la grippe aviaire qui semble faire de la rĂ©sistance.
PrĂ©paratifs CAN: les commissions rappelĂ©es Ă  l’ordre

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Les 14 Commissions techniques du comitĂ© d’organisation local ont jusqu’au 30 juin pour transmettre leur projets de budget .
Des doublons dans la prĂ©sentation de documents. Des propositions loin de la rĂ©alitĂ©. De nombreuses personnes pas vraiment engagĂ©es dans le travail
 Lors de la rĂ©union de coordination du ComitĂ© central d’organisation de la CAN 2016, et aprĂšs Ă©coute de la synthĂšse de Pierre Joseph Noungui, directeur du tournoi, pas de proposition de budget vĂ©ritable. Les 14 commissions techniques (200 membres) avaient 20 jours pour transmettre leurs plans d’action. PassĂ© ce dĂ©lai et aprĂšs confrontation, de nombreuses commissions sont loin de la rĂ©alitĂ©.
Le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (Fecafoot) a constatĂ© que « les commissions techniques n’avaient pas toutes les informations pour bien prĂ©parer leurs budgets. Les travaux se mĂȘlent. Des commissions se retrouvent Ă  faire les mĂȘmes choses ». Il a donc fallu son exposĂ© pour Ă©clairer. L’on apprendra que le Cameroun devra assurer la couverture de 14 domaines (visas entrĂ©e et sortie, douane, sĂ©curitĂ©, transferts bancaires et devises, infrastructures, accrĂ©ditations, logement, transport et parking, billetterie, finances, couverture mĂ©dicale et budget qui doit ĂȘtre validĂ© par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football). Il a Ă©galement prĂ©sentĂ© avec prĂ©cision les besoins de la CAF, des mĂ©dias, des Ă©quipes, des arbitres et officiels pour ce type de compĂ©tition. Entre hĂ©bergement, crĂ©ation de bureau, transport
 il faudra tout rĂ©gler.
Le ministre des Sports et de l’Education physique, prĂ©sident du ComitĂ© central d’organisation, Bidoung Mkpatt, est bien obligĂ© de le reconnaĂźtre : « Les travaux dĂ©posĂ©s sont pour la plupart en marge des exigences du cahier de charges de la CAF ». A cinq mois et trois jours du dĂ©but du championnat d’Afrique des nations de football fĂ©minin (19 novembre-3 dĂ©cembre), on veut repartir sur de nouvelles bases. Le 13 juillet prochain, une dĂ©lĂ©gation camerounaise est attendue au Caire avec le projet de budget de la compĂ©tition. Comment faire pour avoir un dossier en bĂ©ton d’ici cette date ? Pour le Minsep, c’est simple. Il faut adopter les bonnes attitudes. Parmi celles proposĂ©es, la Fecafoot doit avoir au moins deux reprĂ©sentants au secrĂ©tariat de la compĂ©tition. C’est d’ailleurs pourquoi le 30 juin, tous les budgets et les diffĂ©rentes activitĂ©s des commissions doivent ĂȘtre transmis au secrĂ©tariat technique.
Mais, d’autres points prĂ©occupent notamment cette absence d’appareil IRM dans les villes de BuĂ©a et LimbĂ©. En plus, il y a ce reprĂ©sentant de Camwater qui annonce la coupure dans la ville de YaoundĂ© (60 km de tuyaux Ă  implanter) pendant 22 mois, donc pendant la pĂ©riode de la compĂ©tition. Cette nouvelle-lĂ , n’enchante pas. En marge des rĂ©unions au Cameroun, des Ă©quipes effectuent rĂ©guliĂšrement des missions Ă  l’étranger (Gabon, France
) pour apprendre des autres. Jusqu’au 24 juin prochain, une mission du Minsep sera en France.
Quid du tirage au sort ? D’aprĂšs la CAF, la cĂ©rĂ©monie doit ĂȘtre tenue trois mois avant la compĂ©tition. Mais, « la FĂ©cafoot a saisi la CAF pour lui proposer le mois d’octobre pour tenir ladite cĂ©rĂ©monie au regard des Ă©chĂ©ances, Ă  venir notamment la prĂ©paration et la participation du Cameroun aux Jeux olympiques de Rio », prĂ©cise Pierre Joseph Noungui, directeur du tournoi. En attendant, il faut se rapprocher de la rĂ©alitĂ© de la CAF et tout synchroniser. Le temps est court.
Prison de New Bell: fin d’annĂ©e scolaire pour dĂ©tenus mineurs

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

60 d’entre eux ont reçu leurs bulletins mardi dernier.
60 apprenants mineurs, pensionnaires de la prison de New Bell, ont reçu leurs bulletins de fin d’annĂ©e ce 14 juin 2016. La cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence de l’inspecteur gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Aboubakar Njikam. Durant neuf mois, ces Ă©lĂšves du primaire et du secondaire ont Ă©tĂ© suivis rĂ©guliĂšrement par des encadreurs. Le premier de la cuvĂ©e 2015-2016, Yves Mandeng, a obtenu une moyenne de 12/20.
Dans don discours aux mineurs, l’IG a d’abord remerciĂ© la prĂ©sidente de l’association CharitĂ© sociale humanitaire (Chasoh), Magne Tagne Tapia, qui Ɠuvre depuis une dĂ©cennie pour la rĂ©insertion de ces jeunes dĂ©tenus, Ă  l’intĂ©rieur comme Ă  l’extĂ©rieur du pĂ©nitencier, mais aussi pour leur encadrement psycho-social.
En d’autres termes, le combat menĂ© ici est celui de rester en phase avec les programmes scolaires, malgrĂ© leur dĂ©tention. Aux prisonniers, il a demandĂ© d’ĂȘtre assidus car la prison n’est pas la fin de la vie. La cĂ©rĂ©monie a Ă©galement eu un cĂŽtĂ© culturel. Les jeunes dĂ©tenus ont dĂ©montrĂ© Ă  travers des danses et autres interprĂ©tations qu’ils ont un certain talent malgrĂ© leur statut actuel. Ce que n’ont pas manquĂ© de relever les nombreuses autoritĂ©s civiles et militaires prĂ©sentes.
La manifestation, qui Ă©tait Ă©galement organisĂ©e en l’honneur de la journĂ©e de l’Enfant africain, qui se cĂ©lĂšbre le 16 juin prochain, s’est achevĂ©e par la remise des cadeaux et une visite des cellules.
Forwarded from Cameroon Tribune
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Ouest: Dschang réforme son Ecole doctorale

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

A mi-parcours de l’annĂ©e acadĂ©mique 2015-2016, 624 mĂ©moires et thĂšses ont Ă©tĂ© soutenus Ă  l’universitĂ© de Dschang (UDS). Soit 36 thĂšses de doctorat PhD, 471 mĂ©moires de Master et 117 mĂ©moires d’ingĂ©nieurs. Des chiffres qui sont en nette progression par rapport aux 568 mĂ©moires et thĂšses de l’annĂ©e acadĂ©mique 2014-2015. Ces performances, indique le chef du service de l’Information et des confĂ©rences, Dr Alexandre Djimeli, s’inscrivent dans un processus de redynamisation de la recherche impulsĂ© par le nouveau recteur, le Pr Roger Tsafack Nanfosso.
A travers le label « UniversitĂ© de Dschang : campus d’attractivitĂ© », le Top management veut donner un coup d’accĂ©lĂ©rateur Ă  la vitalitĂ© de l’Ecole doctorale (ED), créée le 2 septembre 2010 par le Pr Anaclet Fomethe, et rĂ©organisĂ©e le 11 avril dernier par son successeur. Dans cette dynamique, le conseil rectoral a confiĂ© Ă  une Ă©quipe de chercheurs dirigĂ©e par le Pr Martin Tchamba, secondĂ© par le Pr Joseph Keutcheu, la tĂąche de conduire un audit pour amĂ©liorer les performances de l’ensemble des laboratoires de l’universitĂ©.
Le 27 mai dernier, le Pr Tchamba a annoncĂ© la fin de l’étude et la disponibilitĂ© des rĂ©sultats. Qui marque la fin du processus de rĂ©forme de premiĂšre gĂ©nĂ©ration de l’ED. Durant un mois et demi, 44 laboratoires de l’UDS (facultĂ©s des Sciences, des Sciences juridiques et politiques, d’Agronomie et des sciences agricoles, des Lettres et sciences humaines, des Sciences Ă©conomiques et de gestion, l’Institut universitaire Fotso-Victor) ont Ă©tĂ© passĂ©s au crible. En perspective, l’évaluation, indique le Pr Keutcheu, a permis de crĂ©er des conditions d’attractivitĂ© Ă  mĂȘme de donner une plus grande visibilitĂ© Ă  l’Ecole doctorale.
En l’occurrence, l’accĂ©lĂ©ration du processus de soutenance de mĂ©moires et thĂšses et de publication des travaux. L’amĂ©lioration de l’étoffement du corps professoral, gage de la crĂ©dibilitĂ© des thĂšses soutenues. La modernisation de l’ED pour accompagner le dĂ©veloppement de l’enseignement supĂ©rieur et contribuer au dĂ©veloppement du Cameroun. La normalisation du parcours de l’étudiant en thĂšse Ă  36 mois
Toutes choses qui contribuent Ă  accroĂźtre les capacitĂ©s d’encadrement de l’ED et Ă  lever un certain nombre de goulots d’étranglement qui freinaient les jeunes chercheurs dans l’atteinte de leurs objectifs de recherche.
Centrafrique: 17 personnes enlevĂ©es Ă  l’Est

Sainclair MEZING
Afrique - Politique

Le kidnapping a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  la rĂ©bellion ougandaise de l’ArmĂ©e de rĂ©sistance du Seigneur (LRA) trĂšs active dans cette partie du pays.
Un calme prĂ©caire rĂ©gnait hier en dĂ©but d’aprĂšs-midi Ă  Kadjema, 48h aprĂšs le rapt survenu dans ce village situĂ© Ă  45 kilomĂštres d’Obo, chef-lieu de la prĂ©fecture du Haut-Mbonou Ă  l’Est de la Centrafrique. Au moins 17 personnes ont Ă©tĂ© enlevĂ©es lundi dernier par l'ArmĂ©e de rĂ©sistance du Seigneur (LRA pour Lord's Resistance Army, en anglais). Selon des sources, la rĂ©bellion ougandaise aurait Ă©galement pillĂ© tout le village avant de battre en retraite.
Dans la foulĂ©e de cette attaque, des Ă©chauffourĂ©es ont Ă©clatĂ© entre populations et militaires ougandais postĂ©s Ă  Obo dans le cadre de la lutte contre la LRA. Les habitants de la prĂ©fecture du Haut-Mbonou accusant ces derniers d’ĂȘtre Ă  la fois inactifs et complaisants vis-Ă -vis des exactions des combattants de la nĂ©buleuse de Joseph Kony. D’aprĂšs Radio NdĂ©kĂ© Luka, une radio privĂ©e centrafricaine, les civils, excĂ©dĂ©s, ont «exigĂ© le dĂ©part des soldats ougandais». L’un des protestataires aurait Ă©tĂ© touchĂ© par balle. Pour se mettre Ă  l’abri, de nombreux habitants de Kadjema ont dĂ» dĂ©serter leur village pour se rĂ©fugier dans les localitĂ©s environnantes.
Royaume Uni –Union europĂ©enne: les partisans du Brexit ont la cote

Simon Pierre ETOUNDI
International - Politique

Le référendum du 23 juin va trancher pour une sortie ou non du Royaume-Uni de l'Union européenne.

L’écart en faveur du Brexit, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union europĂ©enne, se creuse dans les sondages Ă  une dizaine de jours du rĂ©fĂ©rendum du 23 juin. Les derniĂšres enquĂȘtes d’opinion publiĂ©es indiquent presque tous que le camp du Brexit surfe au-dessus des 50% des intentions de vote. Ces informations suscitent de plus en plus l’inquiĂ©tude des partisans du maintien qui multiplient les efforts pour inverser la tendance. Et le gouvernement n’hĂ©site pas Ă  franchir le chiffon rouge d’une dĂ©stabilisation de l’économie britannique en cas de sortie de l’Union europĂ©enne. Pour George Osborne, le ministre de l’Economie, le Brexit va obliger le gouvernement Ă  combler un trou de prĂšs de 40 milliards d’euros dans les finances publiques. Le systĂšme de santĂ©, l’éducation et la dĂ©fense devraient particuliĂšrement souffrir. Par ailleurs, une augmentation des impĂŽts et des taxes sur l’essence et l’alcool serait inĂ©vitable.

Les partisans d’une sortie de l’Union europĂ©enne fustigent de leur cĂŽtĂ© le gouvernement de faire des prĂ©dictions apocalyptiques. Avec six Ă  sept points de retard dans les intentions de vote, le camp du maintien jette ses derniĂšres forces dans la bataille et n’hĂ©site sur aucun moyen pour rassurer les Ă©lecteurs. Le gouvernement envisagerait ainsi de rĂ©examiner l’accord sur la libre-circulation des travailleurs obtenu aux forceps lors de nĂ©gociations Ă  Bruxelles en dĂ©but d’annĂ©e. Du reste, c’est la question de l’immigration qui a Ă©chaudĂ© les Britanniques avec en toile de fond la perspective d’un afflux massif d’étrangers sur le territoire. Pour les partisans du Brexit, il est question de se libĂ©rer de la dictature de Bruxelles. Pour eux, l'Europe communautaire est « de plus en plus cupide, dĂ©pensiĂšre et harcelante ».
Travaux publics: le corridor Bamenda-Enugu prĂȘt

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

La route reliant le Cameroun au Nigéria était au menu des échanges entre le MINTP et la BAD mardi à Yaoundé.
Plus besoin de faire deux Ă  trois jours de route pour rejoindre Ekok, partant de Bamenda, dans le Nord-Ouest. Trois heures suffisent maintenant que le corridor qui lie Bamenda, au Cameroun et Enugu au NigĂ©ria a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Les travaux du tronçon, long de 443 km, se sont subdivisĂ©s en 203 km sur le territoire camerounais (Bamenda-Ekok) et 240 km en terres nigĂ©rianes. Le but, densifier les Ă©changes commerciaux entre les deux pays. Dans la mĂȘme veine, les travaux visaient Ă  bitumer 150 km de route entre Kumba et Mamfe, cĂŽtĂ© camerounais. Ce sont ces nouvelles que le ministre des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, et le reprĂ©sentant-rĂ©sident de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), Racine Kane ont Ă©changĂ© mardi au cours d’une audience.
Le reprĂ©sentant-rĂ©sident de la BAD, a indiquĂ© que les entreprises travaillent Ă  un rythme relativement satisfaisant, mĂȘme si des imperfections ont Ă©tĂ© observĂ©es sur les cinq premiers kilomĂštres de la route. « Ce sont des imperfections mineures. L’entreprise est tenue de redresser cela et nous pensons que cela va ĂȘtre fait dans de brefs dĂ©lais », a indiquĂ© Racine Kane. PrĂšs de 10 milliards de F ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mobilisĂ©s sur les 17,4 milliards de F attendus. Les trois dĂ©crets d’indemnisation sont signĂ©s et les populations victimes des expropriations dans le dĂ©partement du Kupe Manengumba ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©dommagĂ©es. Dans le dĂ©partement de la Meme, le Mintp a ordonnĂ© le virement des frais d’expropriation.
La route Kumba-Mamfe relie le Sud-Ouest au Nord-Ouest et a l’avantage de relier Douala par le corridor Bamenda-Enugu. En ce qui concerne son lot 1 (Bamenda-Batibo-Numba), les travaux de la route principale ont Ă©tĂ© provisoirement rĂ©ceptionnĂ©s. Pareil pour le lot 2 (Bachuo Akagbe-Mamfe-Ekok) dont les travaux de la route principale, les travaux connexes et la construction de la station de pesage ont Ă©tĂ© provisoirement rĂ©ceptionnĂ©s. Des ressources financiĂšres restent encore Ă  pourvoir pour le paiement des travaux additionnels.
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Cameroon Tribune du vendredi, 17 juin 2016.
Code pénal: les enjeux de la révision

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Le document Ă  l’étude au parlement va permettre Ă  l’arsenal juridique de s’arrimer Ă  l’évolution du pays.
372 articles qui tiennent en 115 pages. Ainsi se prĂ©sente le projet de loi portant Code pĂ©nal dont l’examen a commencĂ© hier au niveau de la Commission des Lois constitutionnelles de l’AssemblĂ©e nationale. Un peu plus de cinquante aprĂšs, le Cameroun a dĂ©cidĂ© de revoir son arsenal rĂ©pressif des comportements contraires Ă  l’ordre public d’une part, pour procĂ©der Ă  l’unification du droit pĂ©nal anglophone et francophone et l’arrimer aux engagements internationaux qu’il a l’obligation de respecter d’autre part. La loi portant rĂ©vision intervient dans un contexte oĂč le Cameroun est en train de modifier son dispositif lĂ©gislatif. Un processus engagĂ© depuis 2006 avec la promulgation des lois sur l’organisation judiciaire, celle sur la Cour suprĂȘme, la loi portant nouveau Code de procĂ©dure pĂ©nale, celle concernant la Cour suprĂȘme
 Une volontĂ© de modernisation des outils juridiques qui semblent donc franchir un nouveau cap avec le projet de loi portant Code pĂ©nal.
Ce volumineux document veut intĂ©grer de nouveaux aspects dans son contenu parce qu’il intĂšgre des dispositions pĂ©nales d’un ensemble de lois spĂ©ciales et prend en compte certains instruments internationaux qui ont Ă©tĂ© ratifiĂ©s par le Cameroun. Il conserve la prĂ©sentation, la structuration et la numĂ©rotation qu’on lui connaissait au dĂ©part. Il continue de se prĂ©senter en deux livres. Le livre I est relatif Ă  la loi pĂ©nale et se met en conformitĂ© avec le nouveau Code de procĂ©dures pĂ©nal. En outre, il introduit la notion de responsabilitĂ© pĂ©nale des personnes morales et l’adoption des peines alternatives Ă  celle d’emprisonnement ou d’amende. Le livre II traite des crimes, des dĂ©lits, des contraventions et de certaines lois spĂ©ciales.
Mais depuis l’arrivĂ©e de ce texte au parlement, le dĂ©bat s’est ouvert au sein de l’opinion. Il porte moins sur l’opportunitĂ© de la rĂ©vision du Code pĂ©nal que de son processus d’élaboration. « Le principe de la rĂ©vision est le bienvenu parce que le texte utilisĂ© actuellement est vieux et il fallait l’arrimer Ă  l’évolution de notre pays sur tous les plans », indique Me Faustin Ntede, avocat au barreau du Cameroun. « Beaucoup d’interrogations subsistent nĂ©anmoins quant au contenu et Ă  la volontĂ© de ceux qui ont introduit cette rĂ©vision », tient-il Ă  ajouter. Ces observations interviennent au moment oĂč le barreau s’est rĂ©uni en session extraordinaire Ă  son siĂšge Ă  YaoundĂ© pour donner son avis sur le texte. La Commission des Lois constitutionnelles dĂ©bute l’examen ce jour.
Bafoussam: les habits neufs de l’aĂ©roport

Eric Vincent FOMO
National - Economie

L’infrastructure brille de nouveau aprĂšs les travaux de rĂ©novation effectuĂ©s en mars dernier.
Depuis quelques semaines, les visiteurs qui empruntent l’axe menant Ă  l’aĂ©roport de Bafoussam sont agrĂ©ablement surpris. En effet, arrivĂ©es Ă  destination, ces personnes dĂ©couvrent, non sans sourire, le nouveau visage qu’affiche l’infrastructure. Des travaux de rĂ©novation de cette plateforme ont Ă©tĂ© effectuĂ©s en mars dernier. Ces travaux ont consistĂ© entre autres au nettoyage des abords de la piste d’atterrissage pour permettre une bonne visibilitĂ©. De mĂȘme, l’aĂ©rogare a Ă©tĂ© entiĂšrement rĂ©amĂ©nagĂ©e et les bureaux rĂ©novĂ©s.
Des toilettes ont aussi Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es aux standards internationaux. Outre ces travaux, on note l’acquisition en 2015 d’un matĂ©riel roulant flambant neuf pour la lutte contre-incendie. Il s’agit de deux camions et d’un Flyco (petite pick-up Ă©quipĂ©e d’un dispositif de premiers secours). Selon Emile LĂ©opold Kenmogne, commandant de l’aĂ©roport, « ces mesures prises par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique sur instructions du ministre des Transports, ont pour finalitĂ© l’exploitation en toute sĂ©curitĂ© et sĂ»retĂ© des aĂ©roports du Cameroun. » Notre interlocuteur en veut pour preuve le vol d’essai d’un MA60 de la Camair-Co le 9 juin dernier.
Ce qui est de bon augure dans la perspective des CAN fĂ©minine 2016 et masculine 2019 que le Cameroun va abriter sur son sol. Sur le plan technique, certains Ă©quipements d’aide Ă  la navigation aĂ©rienne ont Ă©tĂ© rĂ©novĂ©s. Le radio-phare omni-directionnel (VOR-DME) est fonctionnel. Au niveau de la tour de contrĂŽle, de nouveaux Ă©metteurs-rĂ©cepteurs (VHF) ont Ă©tĂ© acquis. Il en est de mĂȘme pour certains Ă©quipements de sĂ»retĂ©, de contrĂŽle et de filtrage des bagages, de contrĂŽle des passagers, des dĂ©tecteurs de mĂ©taux. Les ressources humaines ne sont pas en reste.
« Nous disposons d’un personnel qualifiĂ©, que ce soit les agents du sealing, les agents de bureau de piste et de la tour de contrĂŽle, chargĂ©s d’assurer de maniĂšre quotidienne les communications avec les aĂ©ronefs », poursuit Emile LĂ©opold Kenmogne. 20 personnes constituent l’effectif fourni par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique. La sĂ©curitĂ© des installations de la plateforme est assurĂ©e par une Ă©quipe de gendarmes, tandis que des policiers ont la charge de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure de l’aĂ©rogare.
Les Douanes ont rĂ©cemment installĂ© un poste fixe pour le contrĂŽle des marchandises. Les travaux de construction de la clĂŽture de sĂ©curitĂ© sont en cours et se font en collaboration avec le MINHDU. Une voie de contournement est prĂ©vue pour Ă©viter toute prĂ©sence humaine au sein de l’aĂ©roport. « L’aĂ©roport de Bafoussam est fin prĂȘt pour accueillir les avions de Camair-Co tout comme ceux des autres compagnies », conclut le commandant.
Aéroport de Bafoussam @CameroonTribune
Fusillade Ă  la brigade de Mboppi

Alliance NYOBIA
National - Sport

Un dĂ©tenu s’empare d’une arme aprĂšs avoir simulĂ© un malaise mercredi soir, puis se rĂ©fugie au plafond.
Des relents de poudre dĂšs l’entrĂ©e et des odeurs de gaz lacrymogĂšne plus fortes Ă  l’intĂ©rieur de la brigade de gendarmerie du camp Mboppi. De ce qui reste de la brigade, devrait-on dire, tant le bĂątiment a subi des dommages : plafond dĂ©chiquetĂ©, sol jonchĂ© de dĂ©bris de bois et de gravats, murs criblĂ©s d’impacts de balles, etc. Un dĂ©cor qui s’est « construit » dans la nuit de mercredi Ă  jeudi au cours d’une fusillade de plusieurs heures, entre un gardĂ© Ă  vue rĂ©fugiĂ© au plafond, muni d’un fusil Colt M-16 et de son chargeur, et les gendarmes.
Le colonel Thomas Roger Abessolo Amougou, commandant de la LĂ©gion de gendarmerie du Littoral, revient sur ces heures chaudes au cours desquelles bien des riverains du camp se sont posĂ© des questions. Selon le Co-lĂ©gion donc, le gardĂ© Ă  vue, dont l’identitĂ© n’a pas Ă©tĂ© obtenue, avait Ă©tĂ© interpellĂ© mercredi soir aprĂšs le bris d’une vitre de voiture. Dans la nuit, il a simulĂ© un malaise. Le sous-officier de permanence l’a sorti de cellule, puis a entrepris d’appeler son chef direct afin de rendre compte de la situation. Le dĂ©tenu a profitĂ© d’un instant d’inattention pour s’emparer du fusil et des munitions susmentionnĂ©s. Il tient en respect la gendarme, mais ne peut pas sortir de la brigade, encore moins du camp, il y a un corps de garde. Il se rĂ©fugie donc au plafond.
« InformĂ©, j’ai donnĂ© des instructions au commandant de groupement », explique le colonel Abessolo Amougou. Un dispositif est donc dĂ©ployĂ©. Les autres dĂ©tenus sont sortis de cellule, et vers 23h dĂ©bute le siĂšge. D’abord des nĂ©gociations. « Mais, le dialogue n’est pas passĂ©. » Les gendarmes balancent alors des grenades lacrymogĂšnes. L’individu ne se rend toujours pas. Alors, des coups de semonce sont tirĂ©s. « Il a ripostĂ© vigoureusement », relĂšve le Co-lĂ©gion. « Je suis arrivĂ© Ă  minuit et entre ce moment et 6h du matin il a tirĂ© 25 coups de feu contre les gendarmes », ajoute-t-il.
Les Ă©lĂ©ments impliquĂ©s dans l’opĂ©ration vont alors recevoir le renfort du Gpign (Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale) alors que le jour se lĂšve ce 16 juin. A un moment, indique notre source, l’homme donne l’impression de vouloir dialoguer. « Mais aprĂšs, il a, Ă  nouveau, rompu les nĂ©gociations ». Alors l’assaut final a Ă©tĂ© donnĂ©, et l’individu « neutralisĂ© » vers 8h30 mn. D’aprĂšs une information obtenue par CT, « il avait entre 20 et 25 ans ».
Forwarded from Cameroon Tribune
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Mvog Atangana Mballa: attention, travaux

Carine TSIELE
National - Société

Depuis le passage des engins de la Communauté urbaine, habitants, commerçants et autres transporteurs se réorganisent.
Depuis le 25 mai dernier, les lieux-dits Mvog Atangana Mballa, descente Coron, marchĂ© Mvog-Mbi sont en chantier, dans le cadre de la rĂ©habilitation du rĂ©seau routier de la zone. C’est dans cette perspective qu’une opĂ©ration d’assainissement public a Ă©tĂ© au prĂ©alable engagĂ©e par les autoritĂ©s de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©. Une opĂ©ration qui a induit la destruction des maisons, commerces et murs d’enceinte empiĂ©tant sur l’espace public. De mĂȘme que la fermeture des axes desservant le marchĂ© Mvog-Mbi, le carrefour Mvog Atangana Mballa

PassĂ©es les premiĂšres Ă©motions, les occupants de la zone se rĂ©organisent. Il y a d’abord les transporteurs de la gare routiĂšre clandestine du carrefour Mvog Atangana-Mballa qui ont trouvĂ© un point de chute, en pleine chaussĂ©e, devant les locaux d’un concessionnaire-automobile basĂ© non loin de la SOPECAM. Avec eux, quelques vendeuses de vivres frais en provenance des villages environnants. « Nous n’avons pas pu passer toute la journĂ©e-lĂ  : les responsables de l’entreprise nous ont sommĂ©s de partir, qu’on ternissait l’image de leur sociĂ©tĂ© », avoue un des transporteurs. Ses congĂ©nĂšres et lui ont, par la suite, pris leurs quartiers dans une desserte du marchĂ© Mvog Mbi, entre les vendeuses de maĂŻs, tubercules et feuilles d’okok.
Ici au marchĂ©, un dĂ©sordre sans nom s’est installĂ©. MalgrĂ© le site rendu boueux en cette saison des pluies, certains commerçants n’hĂ©sitent pas Ă  installer leurs produits Ă  mĂȘme le sol. « Depuis que les voitures ne circulent plus ici, la chaussĂ©e est de nouveau occupĂ©e par les commerçants et pour passer ici, il faut vraiment ĂȘtre prudent car le moindre faux pas vous met dans des problĂšmes avec les commerçants », prĂ©vient un passant. « En procĂ©dant aux dĂ©guerpissements, la CommunautĂ© urbaine nous a interdit de vendre sur les routes Ă  cause du chantier. Nous jonglons seulement avec les engins qui travaillent encore de l’autre cĂŽtĂ©. Quand ils viendront ici, nous partirons », avoue un commerçant. De leur cĂŽtĂ©, les habitants touchĂ©s dans la zone « plĂątrent » leurs maisons comme ils le peuvent.
Au niveau de la circulation, des embouteillages monstres ont vu le jour sur le seul axe dĂ©sormais disponible. « Il faut dĂ©sormais sortir tĂŽt ou attendre de rentrer tard quand on doit emprunter l’axe Brasseries – Mvog-Mbi. Nous prenons notre mal en patience puisqu’à la fin nous aurons de bonnes routes et une zone mieux amĂ©nagĂ©e », dĂ©clare un riverain. Le chantier routier doit durer un an.