Forwarded from Cameroon Tribune
@CameroonTribune, la ChaĂźne nationale bilingue.
«Les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail»
George MBELLA
National - Politique
Dr. Kenfack Douajni Gaston, directeur de la Législation, ministÚre de la Justice.
Monsieur le directeur, la Commission des Lois constitutionnelles de lâAssemblĂ©e nationale a achevĂ© samedi lâexamen du projet de loi portant Code pĂ©nal. Quelles ont Ă©tĂ© les prĂ©occupations des dĂ©putĂ©s?
Il faut noter que dans son propos liminaire, le ministre dâEtat, ministre de la Justice a fixĂ© les uns et les autres sur les objectifs de ce projet de loi. Il a ensuite clairement rĂ©pondu aux questions que les dĂ©putĂ©s ont posĂ©es. Les travaux se sont dĂ©roulĂ©s dans une ambiance trĂšs conviviale. Au dĂ©but, plusieurs dĂ©putĂ©s ont plutĂŽt posĂ© des questions sur des dispositions qui nâont pas fait lâobjet de propositions de rĂ©amĂ©nagement.
Mais lorsque le Garde de Sceaux a circonscrit le dĂ©bat, lâessentiel de celui-ci a portĂ© sur les dispositions nouvelles ou rĂ©amĂ©nagĂ©es qui ont Ă©tĂ© incluses dans le projet proposĂ© par le gouvernement. Chaque fois que le Garde des Sceaux a apportĂ© des clarifications, les dĂ©putĂ©s, satisfaits, lâont remerciĂ© pour ces explications.
Certains courants dâopinion particuliĂšrement la corporation des avocats, ont Ă©mis certaines prĂ©occupations sur ce nouveau texte notamment le fait quâils nâont pas Ă©tĂ©s associĂ©s Ă la prĂ©paration dâun document aussi important. Quâen dites-vous ?
Je rĂ©cuse ces affirmations. Et Ă lâappui de mon propos, outre les documents que vous pouvez consulter et qui montrent quâil y a eu une validation externe de ce travail Ă laquelle le barreau a Ă©tĂ© associĂ©, il faut se reporter Ă lâinterview que lâhonorable Emmanuel Mbiam qui est en mĂȘme temps avocats au barreau du Cameroun, a accordĂ©e Ă votre journal vendredi dernier. Je rĂ©affirme ici que les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail depuis le dĂ©but.
Ce début dont vous parlez remonte à quand exactement, Monsieur le directeur ?
Cela remonte Ă un certain nombre dâannĂ©es. Il faut prĂ©ciser que quand cette rĂ©flexion a commencĂ©, le ministre dâEtat nâĂ©tait pas encore Garde des Sceaux. Il a juste assurĂ© la continuitĂ© du service public. Son prĂ©dĂ©cesseur a concrĂ©tisĂ© lâouverture dâun chantier dont le Garde des Sceaux actuel a continuĂ© le processus, jusquâaujourdâhui oĂč nous nous retrouvons devant lâAssemblĂ©e. Et de ce point de vue, lâhistoire du barreau camerounais ne peut pas commencer par lâarrivĂ©e dâun nouveau BĂątonnier, qui doit plutĂŽt poursuivre la collaboration entamĂ©e par ses prĂ©dĂ©cesseurs.
Cela Ă©tant, lorsque le travail technique interne sâest achevĂ© au niveau de la Chancellerie, il a fait lâobjet dâune validation externe les 1er et 2 dĂ©cembre 2011. En effet, la Chancellerie a rĂ©uni Ă lâHĂŽtel Mont FĂ©bĂ©, les parties prenantes intĂ©ressĂ©es et en deux jours, autour de quatre ateliers, ce travail a Ă©tĂ© revu. Ce que je vous dis est tout Ă fait vĂ©rifiable parce que les tĂ©moins qui sont des chefs traditionnels, des professeurs dâuniversitĂ©s, des avocats et membres des autres corps de mĂ©tier qui avaient Ă©tĂ© conviĂ©s puis participĂ©s Ă cette validation, sont toujours vivants.
George MBELLA
National - Politique
Dr. Kenfack Douajni Gaston, directeur de la Législation, ministÚre de la Justice.
Monsieur le directeur, la Commission des Lois constitutionnelles de lâAssemblĂ©e nationale a achevĂ© samedi lâexamen du projet de loi portant Code pĂ©nal. Quelles ont Ă©tĂ© les prĂ©occupations des dĂ©putĂ©s?
Il faut noter que dans son propos liminaire, le ministre dâEtat, ministre de la Justice a fixĂ© les uns et les autres sur les objectifs de ce projet de loi. Il a ensuite clairement rĂ©pondu aux questions que les dĂ©putĂ©s ont posĂ©es. Les travaux se sont dĂ©roulĂ©s dans une ambiance trĂšs conviviale. Au dĂ©but, plusieurs dĂ©putĂ©s ont plutĂŽt posĂ© des questions sur des dispositions qui nâont pas fait lâobjet de propositions de rĂ©amĂ©nagement.
Mais lorsque le Garde de Sceaux a circonscrit le dĂ©bat, lâessentiel de celui-ci a portĂ© sur les dispositions nouvelles ou rĂ©amĂ©nagĂ©es qui ont Ă©tĂ© incluses dans le projet proposĂ© par le gouvernement. Chaque fois que le Garde des Sceaux a apportĂ© des clarifications, les dĂ©putĂ©s, satisfaits, lâont remerciĂ© pour ces explications.
Certains courants dâopinion particuliĂšrement la corporation des avocats, ont Ă©mis certaines prĂ©occupations sur ce nouveau texte notamment le fait quâils nâont pas Ă©tĂ©s associĂ©s Ă la prĂ©paration dâun document aussi important. Quâen dites-vous ?
Je rĂ©cuse ces affirmations. Et Ă lâappui de mon propos, outre les documents que vous pouvez consulter et qui montrent quâil y a eu une validation externe de ce travail Ă laquelle le barreau a Ă©tĂ© associĂ©, il faut se reporter Ă lâinterview que lâhonorable Emmanuel Mbiam qui est en mĂȘme temps avocats au barreau du Cameroun, a accordĂ©e Ă votre journal vendredi dernier. Je rĂ©affirme ici que les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail depuis le dĂ©but.
Ce début dont vous parlez remonte à quand exactement, Monsieur le directeur ?
Cela remonte Ă un certain nombre dâannĂ©es. Il faut prĂ©ciser que quand cette rĂ©flexion a commencĂ©, le ministre dâEtat nâĂ©tait pas encore Garde des Sceaux. Il a juste assurĂ© la continuitĂ© du service public. Son prĂ©dĂ©cesseur a concrĂ©tisĂ© lâouverture dâun chantier dont le Garde des Sceaux actuel a continuĂ© le processus, jusquâaujourdâhui oĂč nous nous retrouvons devant lâAssemblĂ©e. Et de ce point de vue, lâhistoire du barreau camerounais ne peut pas commencer par lâarrivĂ©e dâun nouveau BĂątonnier, qui doit plutĂŽt poursuivre la collaboration entamĂ©e par ses prĂ©dĂ©cesseurs.
Cela Ă©tant, lorsque le travail technique interne sâest achevĂ© au niveau de la Chancellerie, il a fait lâobjet dâune validation externe les 1er et 2 dĂ©cembre 2011. En effet, la Chancellerie a rĂ©uni Ă lâHĂŽtel Mont FĂ©bĂ©, les parties prenantes intĂ©ressĂ©es et en deux jours, autour de quatre ateliers, ce travail a Ă©tĂ© revu. Ce que je vous dis est tout Ă fait vĂ©rifiable parce que les tĂ©moins qui sont des chefs traditionnels, des professeurs dâuniversitĂ©s, des avocats et membres des autres corps de mĂ©tier qui avaient Ă©tĂ© conviĂ©s puis participĂ©s Ă cette validation, sont toujours vivants.
www.cameroon-tribune.cm
«Les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă lâĂ©laboration de ce travail»
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
Monsieur le ministre, aprĂšs ces assises de Douala, lâAfrique Centrale va-t-elle enfin parler dâune mĂȘme voix ?
LâAfrique Centrale parle dĂ©jĂ dâune mĂȘme voix, en ce sens que tous les pays sont dâaccord pour que la sous-rĂ©gion, dans le cadre de ces APE avec lâUnion EuropĂ©enne, signe un document commun. Câest ce qui justifie lâexistence du ComitĂ© ministĂ©riel qui vient de se rĂ©unir Ă Douala pour la quatorziĂšme fois. Il Ă©tait question de voir comment faire avancer les nĂ©gociations qui ont tendance Ă piĂ©tiner entre lâUnion EuropĂ©enne et lâAfrique Centrale. Le Cameroun, en tant que leader de la sous-rĂ©gion, avait pris sur lui de signer un accord dâĂ©tape avec lâUnion EuropĂ©enne qui rentre en application le 4 aoĂ»t prochain. Cette application risque de mettre Ă mal le dispositif douanier sous-rĂ©gional. Raison pour laquelle les Etats dâAfrique Centrale, rĂ©ticents Ă signer un accord, ont acceptĂ© dâadhĂ©rer Ă un processus devant aboutir Ă un accord global qui puisse permettre de sauvegarder le dispositif douanier sous-rĂ©gional.
A lâissue de la rĂ©union de Douala, un consensus sâest fait Ă lâidĂ©e de prĂ©parer un projet dâaccord qui partirait de lâaccord signĂ© par le Cameroun en y intĂ©grant toutes les amĂ©liorations. Ce projet dâaccord devra ĂȘtre validĂ© par les ministres vers la fin de ce mois de juin Ă Libreville puis, soumis Ă S.E. Ali Bongo Ondimba du Gabon, dĂ©signĂ© par ses pairs comme parrain des nĂ©gociations. Selon la volontĂ© exprimĂ©e par ce dernier, câest ce projet dâaccord quâil soumettra Ă certains hauts responsables europĂ©ens comme la proposition de lâAfrique Centrale Ă lâUnion EuropĂ©enne, en espĂ©rant que les nĂ©gociations vont reprendre rapidement et pourront aboutir dâici le 4 aoĂ»t 2016, date de lâentrĂ©e en vigueur de lâaccord signĂ© avec le Cameroun, sauf si les nĂ©gociations en disposaient autrement.
Quâest ce qui a motivĂ© le choix du Cameroun de ratifier cet Accord ?
Le Cameroun a pris la dĂ©cision de parapher et de signer un accord intĂ©rimaire avec lâUnion EuropĂ©enne (UE) pour Ă©viter toute perturbation de ses exportations vers l'UE aprĂšs le 31 dĂ©cembre 2007. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă cet effet, dĂšs le 1er janvier 2008, dâun accĂšs libre et sans prĂ©cĂ©dent au marchĂ© de l'UE pour ses produits d'exportation tels que la banane, l'aluminium, les produits transformĂ©s du cacao, les contreplaquĂ©s, et d'autres produits agricoles frais ou transformĂ©s. En concluant un Accord bilatĂ©ral avec lâUnion EuropĂ©enne, le Cameroun a voulu «prĂ©server» ses intĂ©rĂȘts commerciaux, sans toutefois ignorer les chocs nĂ©gatifs exogĂšnes susceptibles de dĂ©grader la compĂ©titivitĂ© de ses produits, dont il doit se prĂ©munir et apporter des rĂ©ponses appropriĂ©es. Donc, la ratification par le Cameroun de lâAccord dâEtape relĂšve dâune approche stratĂ©gique globale, qui vise la conquĂȘte des nouvelles parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale et surtout, la prĂ©servation de lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de ses produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en, en attendant la conclusion dâun APE rĂ©gional complet et Ă©quilibrĂ©.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
Monsieur le ministre, aprĂšs ces assises de Douala, lâAfrique Centrale va-t-elle enfin parler dâune mĂȘme voix ?
LâAfrique Centrale parle dĂ©jĂ dâune mĂȘme voix, en ce sens que tous les pays sont dâaccord pour que la sous-rĂ©gion, dans le cadre de ces APE avec lâUnion EuropĂ©enne, signe un document commun. Câest ce qui justifie lâexistence du ComitĂ© ministĂ©riel qui vient de se rĂ©unir Ă Douala pour la quatorziĂšme fois. Il Ă©tait question de voir comment faire avancer les nĂ©gociations qui ont tendance Ă piĂ©tiner entre lâUnion EuropĂ©enne et lâAfrique Centrale. Le Cameroun, en tant que leader de la sous-rĂ©gion, avait pris sur lui de signer un accord dâĂ©tape avec lâUnion EuropĂ©enne qui rentre en application le 4 aoĂ»t prochain. Cette application risque de mettre Ă mal le dispositif douanier sous-rĂ©gional. Raison pour laquelle les Etats dâAfrique Centrale, rĂ©ticents Ă signer un accord, ont acceptĂ© dâadhĂ©rer Ă un processus devant aboutir Ă un accord global qui puisse permettre de sauvegarder le dispositif douanier sous-rĂ©gional.
A lâissue de la rĂ©union de Douala, un consensus sâest fait Ă lâidĂ©e de prĂ©parer un projet dâaccord qui partirait de lâaccord signĂ© par le Cameroun en y intĂ©grant toutes les amĂ©liorations. Ce projet dâaccord devra ĂȘtre validĂ© par les ministres vers la fin de ce mois de juin Ă Libreville puis, soumis Ă S.E. Ali Bongo Ondimba du Gabon, dĂ©signĂ© par ses pairs comme parrain des nĂ©gociations. Selon la volontĂ© exprimĂ©e par ce dernier, câest ce projet dâaccord quâil soumettra Ă certains hauts responsables europĂ©ens comme la proposition de lâAfrique Centrale Ă lâUnion EuropĂ©enne, en espĂ©rant que les nĂ©gociations vont reprendre rapidement et pourront aboutir dâici le 4 aoĂ»t 2016, date de lâentrĂ©e en vigueur de lâaccord signĂ© avec le Cameroun, sauf si les nĂ©gociations en disposaient autrement.
Quâest ce qui a motivĂ© le choix du Cameroun de ratifier cet Accord ?
Le Cameroun a pris la dĂ©cision de parapher et de signer un accord intĂ©rimaire avec lâUnion EuropĂ©enne (UE) pour Ă©viter toute perturbation de ses exportations vers l'UE aprĂšs le 31 dĂ©cembre 2007. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă cet effet, dĂšs le 1er janvier 2008, dâun accĂšs libre et sans prĂ©cĂ©dent au marchĂ© de l'UE pour ses produits d'exportation tels que la banane, l'aluminium, les produits transformĂ©s du cacao, les contreplaquĂ©s, et d'autres produits agricoles frais ou transformĂ©s. En concluant un Accord bilatĂ©ral avec lâUnion EuropĂ©enne, le Cameroun a voulu «prĂ©server» ses intĂ©rĂȘts commerciaux, sans toutefois ignorer les chocs nĂ©gatifs exogĂšnes susceptibles de dĂ©grader la compĂ©titivitĂ© de ses produits, dont il doit se prĂ©munir et apporter des rĂ©ponses appropriĂ©es. Donc, la ratification par le Cameroun de lâAccord dâEtape relĂšve dâune approche stratĂ©gique globale, qui vise la conquĂȘte des nouvelles parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale et surtout, la prĂ©servation de lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de ses produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en, en attendant la conclusion dâun APE rĂ©gional complet et Ă©quilibrĂ©.
www.cameroon-tribune.cm
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
Le deuxiĂšme groupe de produits comprend des machines et autres biens dâĂ©quipement (35%), des demi-produits (39%) et autres matiĂšres premiĂšres destinĂ©es Ă soutenir lâindustrie locale. Je relĂšve ici que la libĂ©ralisation de ce groupe participe du soutien Ă lâinvestissement en permettant aux entreprises de mettre Ă niveau leurs Ă©quipements et dâĂȘtre compĂ©titives. On trouve ici comme produits, des machines et Ă©quipements mĂ©caniques (vĂ©hicules neufs, Ă©quipements agricoles), des machines et Ă©quipements Ă©lectriques, des pneumatiques neufs, etc. Les produits composant ce groupe seront libĂ©ralisĂ©s en 7 ans Ă partir de la deuxiĂšme annĂ©e de LibĂ©ralisation (An2).
Le troisiĂšme groupe de produits comprend des produits Ă tarifs Ă©levĂ©s. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des demi-produits (12%), des produits finis non produits localement et oĂč une offre potentielle existe. Ce groupe comprend Ă©galement des matiĂšres premiĂšres et autres biens dâĂ©quipement (34%) qui contribuent fortement aux recettes douaniĂšres. La libĂ©ralisation tardive de ce groupe vise Ă favoriser lâĂ©mergence dâun tissu industriel dans les secteurs concernĂ©s. On y retrouve entre autre les matĂ©riaux de construction, le Clinker, le blĂ© dur, les matiĂšres en caoutchouc, les produits dĂ©rivĂ©s du bois, les articles de mĂ©nage, etc. La libĂ©ralisation de ce dernier groupe de produits se fera en 10 ans Ă partir de la cinquiĂšme annĂ©e de libĂ©ralisation (An5).
Il est important de relever quâil existe un autre groupe, celui des produits exclus de la libĂ©ralisation. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des produits finis et qui sont fabriquĂ©s localement, des produits contribuant fortement aux recettes douaniĂšres, et des dĂ©chets. Ces produits ont Ă©tĂ© exclus afin de protĂ©ger la production locale, prĂ©server lâemploi et les recettes douaniĂšres, mais aussi pour des raisons de sĂ©curitĂ©, de santĂ© publique et dâenvironnement. On y retrouve des produits alimentaires (poissons, huiles, viande et abats comestibles, lait et des produits dĂ©rivĂ©s, des boissons gazeuses et alcoolisĂ©es), des produits agricoles (tomates, pommes de terre, oignons, choux, etc.), de la friperie, des vĂȘtements et autres produits du textile, des articles en bois, du papier et produits dĂ©rivĂ©s, des produits usagĂ©s, etc.
Est-ce que cela signifie que les opĂ©rateurs Ă©conomiques ou producteurs locaux nâont pas raison dâĂȘtre inquiets comme câest le cas en ce moment ?
Le Cameroun a exclu de la libĂ©ralisation un certain nombre de produits agricoles et non agricoles transformĂ©s, principalement pour assurer la protection de ses marchĂ©s agricoles ou industriels considĂ©rĂ©s comme sensibles, mais Ă©galement pour prĂ©server ses recettes fiscales. Les biens de consommation courante et plus particuliĂšrement les produits alimentaires et boissons ont Ă©tĂ© quasi-exclus de la libĂ©ralisation. 41% de lâensemble des produits exclus de cette libĂ©ralisation appartiennent Ă ce groupe de produits. Il est Ă©galement important de relever que dans le but de promouvoir la diversification de notre Ă©conomie, certains produits qui prĂ©sentent un potentiel de dĂ©veloppement considĂ©rable, ont Ă©galement Ă©tĂ© exclus de la libĂ©ralisation. Câest le cas notamment des produits bruts animaux et vĂ©gĂ©taux.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
Le deuxiĂšme groupe de produits comprend des machines et autres biens dâĂ©quipement (35%), des demi-produits (39%) et autres matiĂšres premiĂšres destinĂ©es Ă soutenir lâindustrie locale. Je relĂšve ici que la libĂ©ralisation de ce groupe participe du soutien Ă lâinvestissement en permettant aux entreprises de mettre Ă niveau leurs Ă©quipements et dâĂȘtre compĂ©titives. On trouve ici comme produits, des machines et Ă©quipements mĂ©caniques (vĂ©hicules neufs, Ă©quipements agricoles), des machines et Ă©quipements Ă©lectriques, des pneumatiques neufs, etc. Les produits composant ce groupe seront libĂ©ralisĂ©s en 7 ans Ă partir de la deuxiĂšme annĂ©e de LibĂ©ralisation (An2).
Le troisiĂšme groupe de produits comprend des produits Ă tarifs Ă©levĂ©s. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des demi-produits (12%), des produits finis non produits localement et oĂč une offre potentielle existe. Ce groupe comprend Ă©galement des matiĂšres premiĂšres et autres biens dâĂ©quipement (34%) qui contribuent fortement aux recettes douaniĂšres. La libĂ©ralisation tardive de ce groupe vise Ă favoriser lâĂ©mergence dâun tissu industriel dans les secteurs concernĂ©s. On y retrouve entre autre les matĂ©riaux de construction, le Clinker, le blĂ© dur, les matiĂšres en caoutchouc, les produits dĂ©rivĂ©s du bois, les articles de mĂ©nage, etc. La libĂ©ralisation de ce dernier groupe de produits se fera en 10 ans Ă partir de la cinquiĂšme annĂ©e de libĂ©ralisation (An5).
Il est important de relever quâil existe un autre groupe, celui des produits exclus de la libĂ©ralisation. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des produits finis et qui sont fabriquĂ©s localement, des produits contribuant fortement aux recettes douaniĂšres, et des dĂ©chets. Ces produits ont Ă©tĂ© exclus afin de protĂ©ger la production locale, prĂ©server lâemploi et les recettes douaniĂšres, mais aussi pour des raisons de sĂ©curitĂ©, de santĂ© publique et dâenvironnement. On y retrouve des produits alimentaires (poissons, huiles, viande et abats comestibles, lait et des produits dĂ©rivĂ©s, des boissons gazeuses et alcoolisĂ©es), des produits agricoles (tomates, pommes de terre, oignons, choux, etc.), de la friperie, des vĂȘtements et autres produits du textile, des articles en bois, du papier et produits dĂ©rivĂ©s, des produits usagĂ©s, etc.
Est-ce que cela signifie que les opĂ©rateurs Ă©conomiques ou producteurs locaux nâont pas raison dâĂȘtre inquiets comme câest le cas en ce moment ?
Le Cameroun a exclu de la libĂ©ralisation un certain nombre de produits agricoles et non agricoles transformĂ©s, principalement pour assurer la protection de ses marchĂ©s agricoles ou industriels considĂ©rĂ©s comme sensibles, mais Ă©galement pour prĂ©server ses recettes fiscales. Les biens de consommation courante et plus particuliĂšrement les produits alimentaires et boissons ont Ă©tĂ© quasi-exclus de la libĂ©ralisation. 41% de lâensemble des produits exclus de cette libĂ©ralisation appartiennent Ă ce groupe de produits. Il est Ă©galement important de relever que dans le but de promouvoir la diversification de notre Ă©conomie, certains produits qui prĂ©sentent un potentiel de dĂ©veloppement considĂ©rable, ont Ă©galement Ă©tĂ© exclus de la libĂ©ralisation. Câest le cas notamment des produits bruts animaux et vĂ©gĂ©taux.
www.cameroon-tribune.cm
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
Il y a cette question de lâadaptation et la modernisation de lâĂ©conomie camerounaise Ă la mondialisation. Quâest ce qui est fait dans ce sens ?
Dans ce registre, nous avons arrĂȘtĂ© trois principaux axes dâactions: le renforcement des capacitĂ©s de lâoffre, le dĂ©veloppement des capacitĂ©s dâexportation, et les rĂ©formes institutionnelles et fiscales incitatives. Un Bureau de Mise Ă Niveau des Entreprises (BMN), dĂ©jĂ opĂ©rationnel, prĂ©pare les entreprises camerounaises, sur la base dâune adhĂ©sion volontaire, Ă amĂ©liorer la qualitĂ© et la normalisation, et Ă accroĂźtre lâoffre de leurs produits Ă travers la modernisation de lâoutil de production mais aussi lâoptimisation du leadership et du management. LâUnion EuropĂ©enne appuie cette dĂ©marche Ă travers le Programme dâAmĂ©lioration de la CompĂ©titivitĂ© de lâEconomie (PACOM). A ce jour, plusieurs entreprises ont Ă©tĂ© mises Ă niveau et bon nombre encore le seront dans les prochaines semaines. Bien plus, de nombreux organismes dâappui sont mis en place par lâEtat, Ă lâinstar de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (BSTP), lâAgence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME), lâAgence de Promotion des Investissements (API) et des Programmes tels que le Programme dâAppui au Plan de Modernisation des Douanes (PAPMOD) dont lâobjectif vise Ă renforcer les capacitĂ©s de la douane en termes de recettes douaniĂšres et de facilitation des opĂ©rations de dĂ©douanement et de transit, le Projet dâAppui au DĂ©veloppement du Secteur PrivĂ© (PASDP), etc. Tous ces organismes contribuent Ă renforcer et Ă moderniser le tissu Ă©conomique et productif du Cameroun conformĂ©ment Ă leurs missions respectives.
Vous semblez minimiser les risques liés à cet accord Monsieur le Ministre ?
Non. Il ne sâagit point de minimiser, encore moins dâignorer les risques liĂ©s Ă cet accord. Le Gouvernement en est conscient et il a dâailleurs, sur ses ressources propres, financĂ© lâĂ©tude sur le calcul de « lâimpact fiscal net », câest-Ă -dire de lâĂ©valuation des pertes engendrĂ©es par la mise en Ćuvre de lâAPE. Toutefois, en toute responsabilitĂ©, le Gouvernement ne peut se limiter Ă se plaindre des effets pervers de lâAPE. Son rĂŽle est aussi de chercher les voies et moyens pour attĂ©nuer ces effets pervers tout en maximisant les effets positifs. Il sâagit donc aujourdâhui pour le Cameroun, de saisir les opportunitĂ©s qui lui sont offertes pour en tirer pleinement profit.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
Il y a cette question de lâadaptation et la modernisation de lâĂ©conomie camerounaise Ă la mondialisation. Quâest ce qui est fait dans ce sens ?
Dans ce registre, nous avons arrĂȘtĂ© trois principaux axes dâactions: le renforcement des capacitĂ©s de lâoffre, le dĂ©veloppement des capacitĂ©s dâexportation, et les rĂ©formes institutionnelles et fiscales incitatives. Un Bureau de Mise Ă Niveau des Entreprises (BMN), dĂ©jĂ opĂ©rationnel, prĂ©pare les entreprises camerounaises, sur la base dâune adhĂ©sion volontaire, Ă amĂ©liorer la qualitĂ© et la normalisation, et Ă accroĂźtre lâoffre de leurs produits Ă travers la modernisation de lâoutil de production mais aussi lâoptimisation du leadership et du management. LâUnion EuropĂ©enne appuie cette dĂ©marche Ă travers le Programme dâAmĂ©lioration de la CompĂ©titivitĂ© de lâEconomie (PACOM). A ce jour, plusieurs entreprises ont Ă©tĂ© mises Ă niveau et bon nombre encore le seront dans les prochaines semaines. Bien plus, de nombreux organismes dâappui sont mis en place par lâEtat, Ă lâinstar de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (BSTP), lâAgence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME), lâAgence de Promotion des Investissements (API) et des Programmes tels que le Programme dâAppui au Plan de Modernisation des Douanes (PAPMOD) dont lâobjectif vise Ă renforcer les capacitĂ©s de la douane en termes de recettes douaniĂšres et de facilitation des opĂ©rations de dĂ©douanement et de transit, le Projet dâAppui au DĂ©veloppement du Secteur PrivĂ© (PASDP), etc. Tous ces organismes contribuent Ă renforcer et Ă moderniser le tissu Ă©conomique et productif du Cameroun conformĂ©ment Ă leurs missions respectives.
Vous semblez minimiser les risques liés à cet accord Monsieur le Ministre ?
Non. Il ne sâagit point de minimiser, encore moins dâignorer les risques liĂ©s Ă cet accord. Le Gouvernement en est conscient et il a dâailleurs, sur ses ressources propres, financĂ© lâĂ©tude sur le calcul de « lâimpact fiscal net », câest-Ă -dire de lâĂ©valuation des pertes engendrĂ©es par la mise en Ćuvre de lâAPE. Toutefois, en toute responsabilitĂ©, le Gouvernement ne peut se limiter Ă se plaindre des effets pervers de lâAPE. Son rĂŽle est aussi de chercher les voies et moyens pour attĂ©nuer ces effets pervers tout en maximisant les effets positifs. Il sâagit donc aujourdâhui pour le Cameroun, de saisir les opportunitĂ©s qui lui sont offertes pour en tirer pleinement profit.
www.cameroon-tribune.cm
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
La ratification des APE par le Cameroun relĂšve indĂ©niablement dâun choix clairement assumĂ©. Comme je lâai dit, câest un choix stratĂ©gique visant la conquĂȘte des parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale. Il sâagit surtout de tirer profit de la diversification de notre Ă©conomie pour la moderniser et exploiter au maximum lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de nos produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en. En prenant un tel pari, le Cameroun sâengage Ă sortir de lâĂ©conomie de rente au moyen de lâaccĂ©lĂ©ration des rĂ©formes structurelles, institutionnelles et rĂ©glementaires susceptibles dâattirer les investisseurs porteurs dâidĂ©es et de capitaux, Ă venir sâinstaller dans le pays, Ă crĂ©er des entreprises, Ă prospĂ©rer et Ă crĂ©er des emplois. En effet, sans ĂȘtre un chantre du libĂ©ralisme tous azimuts prĂŽnĂ© çà et lĂ , le Cameroun doit faire sienne cette position rĂ©cemment dĂ©clarĂ©e lors des rĂ©centes rencontres Ă©conomiques de YaoundĂ© le 17 et 18 mai 2016 par lâancien PrĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne, M. Barroso, lorsquâil disait quâaucun pays ne sâest dĂ©veloppĂ© en sâenfermant derriĂšre les barriĂšres douaniĂšres. Et quâĂ contrario, lâenvol Ă©conomique des pays occidentaux et surtout de certains « dragons » de lâAsie comme le CorĂ©e qui Ă©tait, il y a quelques dĂ©cennies encore, au mĂȘme niveau de dĂ©veloppement que nos pays, est dĂ» essentiellement Ă leur ouverture et leur intĂ©gration progressive dans les Ă©changes commerciaux mondiaux.
Propos recueillis par Félicité BAHANE N.
Félicité BAHANE N.
National - Politique
Louis Paul Motaze, ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).
...
La ratification des APE par le Cameroun relĂšve indĂ©niablement dâun choix clairement assumĂ©. Comme je lâai dit, câest un choix stratĂ©gique visant la conquĂȘte des parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale. Il sâagit surtout de tirer profit de la diversification de notre Ă©conomie pour la moderniser et exploiter au maximum lâaccĂšs prĂ©fĂ©rentiel de nos produits dâexportation sur le marchĂ© europĂ©en. En prenant un tel pari, le Cameroun sâengage Ă sortir de lâĂ©conomie de rente au moyen de lâaccĂ©lĂ©ration des rĂ©formes structurelles, institutionnelles et rĂ©glementaires susceptibles dâattirer les investisseurs porteurs dâidĂ©es et de capitaux, Ă venir sâinstaller dans le pays, Ă crĂ©er des entreprises, Ă prospĂ©rer et Ă crĂ©er des emplois. En effet, sans ĂȘtre un chantre du libĂ©ralisme tous azimuts prĂŽnĂ© çà et lĂ , le Cameroun doit faire sienne cette position rĂ©cemment dĂ©clarĂ©e lors des rĂ©centes rencontres Ă©conomiques de YaoundĂ© le 17 et 18 mai 2016 par lâancien PrĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne, M. Barroso, lorsquâil disait quâaucun pays ne sâest dĂ©veloppĂ© en sâenfermant derriĂšre les barriĂšres douaniĂšres. Et quâĂ contrario, lâenvol Ă©conomique des pays occidentaux et surtout de certains « dragons » de lâAsie comme le CorĂ©e qui Ă©tait, il y a quelques dĂ©cennies encore, au mĂȘme niveau de dĂ©veloppement que nos pays, est dĂ» essentiellement Ă leur ouverture et leur intĂ©gration progressive dans les Ă©changes commerciaux mondiaux.
Propos recueillis par Félicité BAHANE N.
www.cameroon-tribune.cm
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve dâun choix clairement assumĂ© »
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
L'identification tĂ©lĂ©phonique sâaccĂ©lĂšre
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Une descente de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du MINPOSTEL du Centre auprĂšs des opĂ©rateurs a permis dâĂ©valuer lâavancement du processus qui sâachĂšve le 30 juin prochain.
Plus que dix jours et la boucle devrait ĂȘtre bouclĂ©e pour lâidentification des abonnĂ©s de tĂ©lĂ©phonie mobile. Entre temps, les opĂ©rateurs dĂ©ploient leurs dispositifs pour glaner le maximum dâutilisateurs. Environ 350 personnes ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es dans les agences MTN Ă YaoundĂ©, les mĂ©ga-centres dâidentification ou encore dans les points de vente-partenaires. Dans ces points dâidentification, le processus est sensĂ© se dĂ©rouler entre 60 et 90 secondes par abonnĂ©. Au sortir, des bonus de communication sont attribuĂ©s aux clients identifiĂ©s. A Orange, les responsables se sont lancĂ©s dans la sensibilisation par sms et octroient du crĂ©dit de communication aux identifiĂ©s.
De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le processus sâaccĂ©lĂšre chez les quatre opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. A Nexttel, le processus dâidentification a atteint les 80%, selon le directeur adjoint de la succursale du Centre, Abakar Abadam. « Nous envoyons des sms aux abonnĂ©s pour leur indiquer les points dâidentification les plus proches de leur lieu dâhabitation. Nous avons Ă©galement mis Ă leur disposition un numĂ©ro qui permet de vĂ©rifier lâĂ©tat de leur identification », explique le directeur avant dâajouter : « On note toutefois la rĂ©ticence de certains usagers dĂ©jĂ identifiĂ©s mais qui doivent recommencer le processus compte tenu de la nouvelle procĂ©dure dâidentification.» Camtel, lui, a revisitĂ© son systĂšme dâidentification en se dotant dâune nouvelle application permettant une plus grande rapiditĂ©. LâopĂ©rateur est presque au terme du processus.
Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) a pu mesurer lâavancĂ©e du processus dâidentification lors dâune descente vendredi Ă YaoundĂ©. « Le bilan est largement positif. Nous encourageons les opĂ©rateurs Ă augmenter le nombre de personnes en charge de rĂ©aliser cette opĂ©ration pour atteindre les 100% parce que rendus au 30 juin, toutes les puces qui ne seront pas identifiĂ©es seront dĂ©sactivĂ©es ».
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Une descente de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du MINPOSTEL du Centre auprĂšs des opĂ©rateurs a permis dâĂ©valuer lâavancement du processus qui sâachĂšve le 30 juin prochain.
Plus que dix jours et la boucle devrait ĂȘtre bouclĂ©e pour lâidentification des abonnĂ©s de tĂ©lĂ©phonie mobile. Entre temps, les opĂ©rateurs dĂ©ploient leurs dispositifs pour glaner le maximum dâutilisateurs. Environ 350 personnes ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es dans les agences MTN Ă YaoundĂ©, les mĂ©ga-centres dâidentification ou encore dans les points de vente-partenaires. Dans ces points dâidentification, le processus est sensĂ© se dĂ©rouler entre 60 et 90 secondes par abonnĂ©. Au sortir, des bonus de communication sont attribuĂ©s aux clients identifiĂ©s. A Orange, les responsables se sont lancĂ©s dans la sensibilisation par sms et octroient du crĂ©dit de communication aux identifiĂ©s.
De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le processus sâaccĂ©lĂšre chez les quatre opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. A Nexttel, le processus dâidentification a atteint les 80%, selon le directeur adjoint de la succursale du Centre, Abakar Abadam. « Nous envoyons des sms aux abonnĂ©s pour leur indiquer les points dâidentification les plus proches de leur lieu dâhabitation. Nous avons Ă©galement mis Ă leur disposition un numĂ©ro qui permet de vĂ©rifier lâĂ©tat de leur identification », explique le directeur avant dâajouter : « On note toutefois la rĂ©ticence de certains usagers dĂ©jĂ identifiĂ©s mais qui doivent recommencer le processus compte tenu de la nouvelle procĂ©dure dâidentification.» Camtel, lui, a revisitĂ© son systĂšme dâidentification en se dotant dâune nouvelle application permettant une plus grande rapiditĂ©. LâopĂ©rateur est presque au terme du processus.
Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) a pu mesurer lâavancĂ©e du processus dâidentification lors dâune descente vendredi Ă YaoundĂ©. « Le bilan est largement positif. Nous encourageons les opĂ©rateurs Ă augmenter le nombre de personnes en charge de rĂ©aliser cette opĂ©ration pour atteindre les 100% parce que rendus au 30 juin, toutes les puces qui ne seront pas identifiĂ©es seront dĂ©sactivĂ©es ».
www.cameroon-tribune.cm
L'identification tĂ©lĂ©phonique sâaccĂ©lĂšre
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
Du chocolat en fabrication Ă Ebolowa
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Un projet de jumelage dâĂ©tablissements prĂ©sentĂ© vendredi au MINADER pour la formation de producteurs locaux.
Le lycĂ©e agricole Nantes Terre Atlantique en France et le CollĂšge rĂ©gional dâagriculture (CRA) dâEbolowa nourrissent depuis deux ans un projet de formation des producteurs locaux aux techniques de transformation des fĂšves en chocolat, beurre et poudre de cacao. Les deux Ă©tablissements planchent sur un projet de jumelage permettant de conclure leur partenariat. Le ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi a reçu les deux chefs dâĂ©tablissement vendredi Ă YaoundĂ© en vue de finaliser cet accord. Actuellement, les Ă©tablissements planchent sur la conception d'un d'atelier de transformation de la fĂšve de cacao en chocolat, transposable dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun et basĂ© sur le commerce Ă©quitable. Ils ont ainsi prĂ©sentĂ© au ministre leurs attentes en termes de financements afin que le projet se dĂ©veloppe davantage. « Nous avons trouvĂ© un fabriquant de machines camerounais pour ne pas simplement importer des machines, y compris pour ne pas ĂȘtre bloquĂ©s sur la maintenance de ces machines, en rĂ©utilisant des locaux prĂ©existants pour lâoptimisation des ressources financiĂšres », a indiquĂ© Stephen Bonnessoeur, directeur du lycĂ©e agricole français.
Le partenariat devrait permettre aux producteurs de cacao dâEbolowa dâĂ©couler leurs rĂ©coltes auprĂšs des grossistes et de tirer une plus-value plus importante de la production cacaoyĂšre. Selon Antoine Mbida, directeur du CRA : « Le collĂšge rĂ©gional dâagriculture dâEbolowa a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant une entitĂ© de formation qui pourrait intervenir dans le cadre de ce partenariat. En 2015, le projet a Ă©tĂ© lancĂ© et nous sommes en train de mettre en Ćuvre le jumelage de ce partenariat. » Une dĂ©lĂ©gation de dix-sept personnes, dont deux Ă©tudiants, a sĂ©journĂ© en avril dernier Ă Ebolowa pour prĂ©senter le projet et effectuer une dĂ©monstration de fabrication de chocolat. Cette initiative vise, in fine, la crĂ©ation de petits ateliers duplicables dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun, afin de crĂ©er des emplois. Le dĂ©veloppement de l'Ă©cotourisme est Ă©galement envisagĂ©.
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Un projet de jumelage dâĂ©tablissements prĂ©sentĂ© vendredi au MINADER pour la formation de producteurs locaux.
Le lycĂ©e agricole Nantes Terre Atlantique en France et le CollĂšge rĂ©gional dâagriculture (CRA) dâEbolowa nourrissent depuis deux ans un projet de formation des producteurs locaux aux techniques de transformation des fĂšves en chocolat, beurre et poudre de cacao. Les deux Ă©tablissements planchent sur un projet de jumelage permettant de conclure leur partenariat. Le ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi a reçu les deux chefs dâĂ©tablissement vendredi Ă YaoundĂ© en vue de finaliser cet accord. Actuellement, les Ă©tablissements planchent sur la conception d'un d'atelier de transformation de la fĂšve de cacao en chocolat, transposable dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun et basĂ© sur le commerce Ă©quitable. Ils ont ainsi prĂ©sentĂ© au ministre leurs attentes en termes de financements afin que le projet se dĂ©veloppe davantage. « Nous avons trouvĂ© un fabriquant de machines camerounais pour ne pas simplement importer des machines, y compris pour ne pas ĂȘtre bloquĂ©s sur la maintenance de ces machines, en rĂ©utilisant des locaux prĂ©existants pour lâoptimisation des ressources financiĂšres », a indiquĂ© Stephen Bonnessoeur, directeur du lycĂ©e agricole français.
Le partenariat devrait permettre aux producteurs de cacao dâEbolowa dâĂ©couler leurs rĂ©coltes auprĂšs des grossistes et de tirer une plus-value plus importante de la production cacaoyĂšre. Selon Antoine Mbida, directeur du CRA : « Le collĂšge rĂ©gional dâagriculture dâEbolowa a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant une entitĂ© de formation qui pourrait intervenir dans le cadre de ce partenariat. En 2015, le projet a Ă©tĂ© lancĂ© et nous sommes en train de mettre en Ćuvre le jumelage de ce partenariat. » Une dĂ©lĂ©gation de dix-sept personnes, dont deux Ă©tudiants, a sĂ©journĂ© en avril dernier Ă Ebolowa pour prĂ©senter le projet et effectuer une dĂ©monstration de fabrication de chocolat. Cette initiative vise, in fine, la crĂ©ation de petits ateliers duplicables dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun, afin de crĂ©er des emplois. Le dĂ©veloppement de l'Ă©cotourisme est Ă©galement envisagĂ©.
www.cameroon-tribune.cm
Du chocolat en fabrication Ă Ebolowa
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
Les champions d'Afrique de sambo honorés
AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport
Le MINSEP a reçu vendredi dernier les 22 athlÚtes couronnés lors de la compétition au Niger.
12 fois, lâhymne national du Cameroun a retenti. 12 fois, des sambistes camerounais ont reçu un laurier en or aux 11es championnats dâAfrique de sambo Ă Niamey au Niger (26-29 mai dernier). Vendredi dernier, le ministre des Sports et de lâEducation physique (MINSEP) a honorĂ© les hĂ©ros de Niamey. Entre fĂ©licitations, remise des primes et prospection, chacun a trouvĂ© le mot pour magnifier cette participation camerounaise. LâĂ©quipe a terminĂ© championne dâAfrique (22 mĂ©dailles, 12 en or, six en argent et quatre en bronze), dĂ©trĂŽnant de fait le Maroc, tenant du titre en 2014. Les honneurs Ă©taient aussi pour Marcel Kamtcheu, finaliste en sambo combat (+100 kg). Il tient sur des bĂ©quilles. Le sambiste sort dâune opĂ©ration suite Ă une fracture du tibia lors de la finale. A tous, Bidoung Mkpwatt dit : « Vous ĂȘtes les symboles vivants de combativitĂ©, les symboles forts de bravoure (âŠ) des exemples de courage ». Ces honneurs sont « un symbole fort » pour François Mbassi, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de nanbudo, hĂŽte du sambo au Cameroun.
Flash-back sur la prĂ©paration et la participation camerounaise. A YaoundĂ©, ils ont travaillĂ© la stratĂ©gie avec les coaches des clubs. Puis, il y a eu ce stage de deux mois sous le soleil Ă YaoundĂ©. Il fallait se mettre dans les conditions du pays-hĂŽte (chaleur extrĂȘme). Et ça a payĂ©. Luc Daniel Mbollo, mĂ©daillĂ© dâor en sambo combat (62 kg), se souvient de son tournoi : « Ma finale sâest passĂ©e en demi-finale oĂč jâai rencontrĂ© le Marocain, champion en titre. Les arbitres Ă©taient des Marocains et malgrĂ© la volontĂ© de me nuire, jâai pu le battre grĂące Ă la motivation de mes coĂ©quipiers. Je me suis senti comme au pays, en club, Ă lâInjs».
AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport
Le MINSEP a reçu vendredi dernier les 22 athlÚtes couronnés lors de la compétition au Niger.
12 fois, lâhymne national du Cameroun a retenti. 12 fois, des sambistes camerounais ont reçu un laurier en or aux 11es championnats dâAfrique de sambo Ă Niamey au Niger (26-29 mai dernier). Vendredi dernier, le ministre des Sports et de lâEducation physique (MINSEP) a honorĂ© les hĂ©ros de Niamey. Entre fĂ©licitations, remise des primes et prospection, chacun a trouvĂ© le mot pour magnifier cette participation camerounaise. LâĂ©quipe a terminĂ© championne dâAfrique (22 mĂ©dailles, 12 en or, six en argent et quatre en bronze), dĂ©trĂŽnant de fait le Maroc, tenant du titre en 2014. Les honneurs Ă©taient aussi pour Marcel Kamtcheu, finaliste en sambo combat (+100 kg). Il tient sur des bĂ©quilles. Le sambiste sort dâune opĂ©ration suite Ă une fracture du tibia lors de la finale. A tous, Bidoung Mkpwatt dit : « Vous ĂȘtes les symboles vivants de combativitĂ©, les symboles forts de bravoure (âŠ) des exemples de courage ». Ces honneurs sont « un symbole fort » pour François Mbassi, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de nanbudo, hĂŽte du sambo au Cameroun.
Flash-back sur la prĂ©paration et la participation camerounaise. A YaoundĂ©, ils ont travaillĂ© la stratĂ©gie avec les coaches des clubs. Puis, il y a eu ce stage de deux mois sous le soleil Ă YaoundĂ©. Il fallait se mettre dans les conditions du pays-hĂŽte (chaleur extrĂȘme). Et ça a payĂ©. Luc Daniel Mbollo, mĂ©daillĂ© dâor en sambo combat (62 kg), se souvient de son tournoi : « Ma finale sâest passĂ©e en demi-finale oĂč jâai rencontrĂ© le Marocain, champion en titre. Les arbitres Ă©taient des Marocains et malgrĂ© la volontĂ© de me nuire, jâai pu le battre grĂące Ă la motivation de mes coĂ©quipiers. Je me suis senti comme au pays, en club, Ă lâInjs».
www.cameroon-tribune.cm
Les champions d'Afrique de sambo honorés
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
Forwarded from Cameroon Tribune
@CameroonTribune, la ChaĂźne nationale bilingue.
Forwarded from Cameroon Tribune
Hello everyoneâ
Please share the channel's link with your friends
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
We'll keep up the good workđ
Stay coolâ
Please share the channel's link with your friends
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
We'll keep up the good workđ
Stay coolâ
Forwarded from Cameroon Tribune
â€ïžđ
If you could share our channel with others that will be awesome.
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
â€ïžđ
If you could share our channel with others that will be awesome.
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
â€ïžđ
Questions autour de Camair-Co
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
Monsieur le ministre, les parlementaires actuellement en session ont exprimé récemment leur préoccupation par rapport à la santé de CAMAIR-Co. Quelle est la situation de cette entreprise à ce jour ?
Je suis infiniment reconnaissant Ă nos parlementaires actuellement en session pour les prĂ©occupations quâils expriment concernant la situation de CAMAIR-CO. Comme vous le savez, Ă lâinstar des Lions indomptables et de lâArmĂ©e camerounaise, CAMAIR-Co constitue une vĂ©ritable cause nationale qui ne peut laisser indiffĂ©rent le peuple camerounais Ă lâintĂ©rieur du territoire national et au sein de la diaspora. Comme tout le monde le sait, notre compagnie aĂ©rienne nationale CAMAIR-Co est confrontĂ©e Ă des difficultĂ©s incontestables. Les charges sont largement supĂ©rieures aux recettes dâexploitation et le dĂ©ficit dâexploitation est dâenviron 1,5 milliard par mois. La dette fournisseur qui est extrĂȘmement lourde est estimĂ©e Ă prĂšs de 35 milliards de F CFA, dont une grande partie composĂ©e de fournisseurs dits bloquants pour lesquels la dette est exigible Ă court terme et dont le non-paiement peut Ă tout moment arrĂȘter lâexploitation. Câest notamment le cas des loueurs dâavions, des fournisseurs de carburant, des services dâassistance au sol, des services de navigation aĂ©rienne. A cette situation peu reluisante, il faut ajouter une flotte de cinq avions notoirement insuffisante aux plans quantitatif et qualitatif composĂ©e : dâun Boeing 777 le Dja, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co ; de 2 Boeing 737-700, louĂ©s ; de 2 MA 60, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co.
Quantitativement, cinq avions ne peuvent que trĂšs difficilement desservir le rĂ©seau de la compagnie au plan intercontinental, rĂ©gional et domestique. Qualitativement, les avions disponibles sont soit inadaptĂ©s Ă la concurrence (Dja), soit sujets Ă des saisies qui dĂ©sorganisent lâexploitation et provoquent une perte de confiance de la part des passagers. Jâajoute enfin que dans les dessertes domestiques, les Boeing, mĂȘme pleins Ă toutes les rotations, ont un coĂ»t dâexploitation trĂšs Ă©levĂ© qui plombe lâexploitation. La situation que je viens de dĂ©crire explique la plupart des dĂ©convenues dont se plaignent rĂ©guliĂšrement les passagers : dĂ©sorganisation de lâexploitation qui entraĂźne les annulations de vols, la qualitĂ© approximative du service, la saisie des avions, les retards dans les paiements des salaires, etcâŠ
Pour autant, si la santĂ© de CAMAIR-Co est fort prĂ©occupante, notre compagnie nationale est loin dâĂȘtre condamnĂ©e Ă mourir. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Monsieur Paul Biya et le gouvernement ont pris lâoption rĂ©solue de tout mettre en Ćuvre pour redresser durablement CAMAIR-Co et lui permettre de reprendre son envol dĂ©finitif. ConcrĂštement, les actions ci- aprĂšs ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© menĂ©es : la certification dĂšs 2015 des deux MA60, qui sont restĂ©s immobilisĂ©s au sol depuis prĂšs dâun an ; la mise en exploitation de ces deux aĂ©ronefs depuis le 23 janvier 2016 pour le moment entre Douala et YaoundĂ© ; la signature, depuis dĂ©cembre 2015 dâun contrat dâassistance et dâaudit avec BOEING ;
la certification IOSA (conformitĂ© aux normes de sĂ©curitĂ©) dĂ©cernĂ©e Ă CAMAIR-Co en mars 2016 ; lâentrĂ©e de CAMAIR-Co comme membre de lâIATA (association des compagnies aĂ©riennes). Ces deux derniĂšres Ă©tapes prĂ©disposent CAMAIR-Co Ă accĂ©der au MITA (multinationale line Trafic Agreement) et au Clearing House, chambre de compensions qui permettra que les billets des passagers de CAMAIR-Co deviennent interchangeables avec ceux des autres compagnies dans le monde.
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
Monsieur le ministre, les parlementaires actuellement en session ont exprimé récemment leur préoccupation par rapport à la santé de CAMAIR-Co. Quelle est la situation de cette entreprise à ce jour ?
Je suis infiniment reconnaissant Ă nos parlementaires actuellement en session pour les prĂ©occupations quâils expriment concernant la situation de CAMAIR-CO. Comme vous le savez, Ă lâinstar des Lions indomptables et de lâArmĂ©e camerounaise, CAMAIR-Co constitue une vĂ©ritable cause nationale qui ne peut laisser indiffĂ©rent le peuple camerounais Ă lâintĂ©rieur du territoire national et au sein de la diaspora. Comme tout le monde le sait, notre compagnie aĂ©rienne nationale CAMAIR-Co est confrontĂ©e Ă des difficultĂ©s incontestables. Les charges sont largement supĂ©rieures aux recettes dâexploitation et le dĂ©ficit dâexploitation est dâenviron 1,5 milliard par mois. La dette fournisseur qui est extrĂȘmement lourde est estimĂ©e Ă prĂšs de 35 milliards de F CFA, dont une grande partie composĂ©e de fournisseurs dits bloquants pour lesquels la dette est exigible Ă court terme et dont le non-paiement peut Ă tout moment arrĂȘter lâexploitation. Câest notamment le cas des loueurs dâavions, des fournisseurs de carburant, des services dâassistance au sol, des services de navigation aĂ©rienne. A cette situation peu reluisante, il faut ajouter une flotte de cinq avions notoirement insuffisante aux plans quantitatif et qualitatif composĂ©e : dâun Boeing 777 le Dja, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co ; de 2 Boeing 737-700, louĂ©s ; de 2 MA 60, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co.
Quantitativement, cinq avions ne peuvent que trĂšs difficilement desservir le rĂ©seau de la compagnie au plan intercontinental, rĂ©gional et domestique. Qualitativement, les avions disponibles sont soit inadaptĂ©s Ă la concurrence (Dja), soit sujets Ă des saisies qui dĂ©sorganisent lâexploitation et provoquent une perte de confiance de la part des passagers. Jâajoute enfin que dans les dessertes domestiques, les Boeing, mĂȘme pleins Ă toutes les rotations, ont un coĂ»t dâexploitation trĂšs Ă©levĂ© qui plombe lâexploitation. La situation que je viens de dĂ©crire explique la plupart des dĂ©convenues dont se plaignent rĂ©guliĂšrement les passagers : dĂ©sorganisation de lâexploitation qui entraĂźne les annulations de vols, la qualitĂ© approximative du service, la saisie des avions, les retards dans les paiements des salaires, etcâŠ
Pour autant, si la santĂ© de CAMAIR-Co est fort prĂ©occupante, notre compagnie nationale est loin dâĂȘtre condamnĂ©e Ă mourir. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Monsieur Paul Biya et le gouvernement ont pris lâoption rĂ©solue de tout mettre en Ćuvre pour redresser durablement CAMAIR-Co et lui permettre de reprendre son envol dĂ©finitif. ConcrĂštement, les actions ci- aprĂšs ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© menĂ©es : la certification dĂšs 2015 des deux MA60, qui sont restĂ©s immobilisĂ©s au sol depuis prĂšs dâun an ; la mise en exploitation de ces deux aĂ©ronefs depuis le 23 janvier 2016 pour le moment entre Douala et YaoundĂ© ; la signature, depuis dĂ©cembre 2015 dâun contrat dâassistance et dâaudit avec BOEING ;
la certification IOSA (conformitĂ© aux normes de sĂ©curitĂ©) dĂ©cernĂ©e Ă CAMAIR-Co en mars 2016 ; lâentrĂ©e de CAMAIR-Co comme membre de lâIATA (association des compagnies aĂ©riennes). Ces deux derniĂšres Ă©tapes prĂ©disposent CAMAIR-Co Ă accĂ©der au MITA (multinationale line Trafic Agreement) et au Clearing House, chambre de compensions qui permettra que les billets des passagers de CAMAIR-Co deviennent interchangeables avec ceux des autres compagnies dans le monde.
www.cameroon-tribune.cm
Questions autour de Camair-Co
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
Questions autour de Camair-Co
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
...
En somme, sous la forte impulsion du chef de lâEtat, le gouvernement est en train de prendre des mesures Ă©nergiques pour redresser CAMAIR-Co. Toutefois, nos compatriotes doivent faire preuve de patience et surtout de confiance dans la dĂ©termination quâaffiche le prĂ©sident de la RĂ©publique. Les Camerounais doivent, par ailleurs, savoir que partout dans le monde, le secteur de lâaviation civile est par essence difficile et sujet Ă de nombreuses incertitudes.
A la requĂȘte du gouvernement, CAMAIR-Co a fait lâobjet dâun audit de Boeing dans lâoptique dâune restructuration de la compagnie. Quelles en sont les conclusions ?
En effet, dans le souci de poser le bon diagnostic par rapport Ă lâĂ©tat de lâexploitation de CAMAIR-Co et de prendre le moment venu des mesures judicieuses, le gouvernement a pris lâoption de signer un contrat dâassistance et dâaudit avec un cabinet Ă la rĂ©putation mondialement Ă©tablie et reconnue en la matiĂšre. Boeing Consulting a ainsi Ă©tĂ© choisi et le contrat Ă , Ă©tĂ© signĂ© le 16 dĂ©cembre 2015. Le 14 mars 2015, BOEING a dĂ©posĂ© un prĂ©-rapport qui a Ă©tĂ© approuvĂ© par le gouvernement, lequel contenait notamment : une proposition de rĂ©seau devant permettre des taux de remplissage convenables des avions comprenant 27 destinations dont neuf domestiques, 13 rĂ©gionales et cinq intercontinentales ; une proposition de flotte Ă acquĂ©rir sur cinq ans devant comporter Ă lâĂ©chĂ©ance 14 avions. Le 14 juin 2016, BOEING a remis au gouvernement son rapport dĂ©finitif. Pour des raisons Ă©videntes, la primeur des conclusions dudit rapport est rĂ©servĂ©e Ă Monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique qui dĂ©cidera en dernier ressort sâil Ă©tait dĂ©finitivement approuvĂ©.
A quelques mois de la Coupe dâAfrique des Nations, version fĂ©minine, peut-on sâattendre Ă une amĂ©lioration substantielle de la situation de CAMAIR-Co ?
La mise en Ćuvre du business-plan ou du plan de relance Ă©laborĂ© et proposĂ© par BOEING nĂ©cessitera des moyens importants et nĂ©cessairement du temps. Câest pourquoi, il faut considĂ©rer que dans la perspective de la CAN fĂ©minine prĂ©vue en novembre 2016, lâexploitation de CAMAIR-Co pourrait connaĂźtre une amĂ©lioration significative davantage du fait de lâentrĂ©e en service des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ©, et des autres dessertes domestiques qui pourraient ĂȘtre plus rationnellement desservies par les MA60 et dâautres avions.
LâintĂ©gration de deux aĂ©ronefs de type MA 60 nâa pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. Y a-t-il des mesures en vue pour remĂ©dier Ă la situation ?
Je dois Ă lâhonnĂȘtetĂ© dâavouer que lâintĂ©gration des deux MA60 nâa pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. Dâabord parce que ces aĂ©ronefs Ă eux seuls, qui ont vocation Ă desservir le rĂ©seau domestique, ne peuvent pas rĂ©sorber le dĂ©ficit de la flotte, qui est appelĂ©e Ă compter Ă terme, beaucoup dâautres aĂ©ronefs de divers calibresâŠ
Ensuite, il y a lieu de prĂ©ciser que lorsque les deux MA60 entrent en exploitation aprĂšs prĂšs dâun an dâimmobilisation au sol, les Ă©quipages qui avaient Ă©tĂ© formĂ©s sont devenus in opĂ©rationnels du fait de la mĂȘme immobilisation des aĂ©ronefs. Il a fallu renvoyer ces Ă©quipages en recyclage en Chine, dâoĂč ils ne sont revenus que quatre mois aprĂšs. Entre temps, pour opĂ©rer le premier, puis le deuxiĂšme avions sur le trajet Douala-YaoundĂ©-Douala, CAMAIR-Co a eu recours Ă des Ă©quipages Ă©trangers. A leur retour du recyclage en Chine, les Ă©quipages camerounais ont dĂ» se refaire certifier et lĂącher officiellement par lâAutoritĂ© aĂ©ronautique.
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
...
En somme, sous la forte impulsion du chef de lâEtat, le gouvernement est en train de prendre des mesures Ă©nergiques pour redresser CAMAIR-Co. Toutefois, nos compatriotes doivent faire preuve de patience et surtout de confiance dans la dĂ©termination quâaffiche le prĂ©sident de la RĂ©publique. Les Camerounais doivent, par ailleurs, savoir que partout dans le monde, le secteur de lâaviation civile est par essence difficile et sujet Ă de nombreuses incertitudes.
A la requĂȘte du gouvernement, CAMAIR-Co a fait lâobjet dâun audit de Boeing dans lâoptique dâune restructuration de la compagnie. Quelles en sont les conclusions ?
En effet, dans le souci de poser le bon diagnostic par rapport Ă lâĂ©tat de lâexploitation de CAMAIR-Co et de prendre le moment venu des mesures judicieuses, le gouvernement a pris lâoption de signer un contrat dâassistance et dâaudit avec un cabinet Ă la rĂ©putation mondialement Ă©tablie et reconnue en la matiĂšre. Boeing Consulting a ainsi Ă©tĂ© choisi et le contrat Ă , Ă©tĂ© signĂ© le 16 dĂ©cembre 2015. Le 14 mars 2015, BOEING a dĂ©posĂ© un prĂ©-rapport qui a Ă©tĂ© approuvĂ© par le gouvernement, lequel contenait notamment : une proposition de rĂ©seau devant permettre des taux de remplissage convenables des avions comprenant 27 destinations dont neuf domestiques, 13 rĂ©gionales et cinq intercontinentales ; une proposition de flotte Ă acquĂ©rir sur cinq ans devant comporter Ă lâĂ©chĂ©ance 14 avions. Le 14 juin 2016, BOEING a remis au gouvernement son rapport dĂ©finitif. Pour des raisons Ă©videntes, la primeur des conclusions dudit rapport est rĂ©servĂ©e Ă Monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique qui dĂ©cidera en dernier ressort sâil Ă©tait dĂ©finitivement approuvĂ©.
A quelques mois de la Coupe dâAfrique des Nations, version fĂ©minine, peut-on sâattendre Ă une amĂ©lioration substantielle de la situation de CAMAIR-Co ?
La mise en Ćuvre du business-plan ou du plan de relance Ă©laborĂ© et proposĂ© par BOEING nĂ©cessitera des moyens importants et nĂ©cessairement du temps. Câest pourquoi, il faut considĂ©rer que dans la perspective de la CAN fĂ©minine prĂ©vue en novembre 2016, lâexploitation de CAMAIR-Co pourrait connaĂźtre une amĂ©lioration significative davantage du fait de lâentrĂ©e en service des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ©, et des autres dessertes domestiques qui pourraient ĂȘtre plus rationnellement desservies par les MA60 et dâautres avions.
LâintĂ©gration de deux aĂ©ronefs de type MA 60 nâa pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. Y a-t-il des mesures en vue pour remĂ©dier Ă la situation ?
Je dois Ă lâhonnĂȘtetĂ© dâavouer que lâintĂ©gration des deux MA60 nâa pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. Dâabord parce que ces aĂ©ronefs Ă eux seuls, qui ont vocation Ă desservir le rĂ©seau domestique, ne peuvent pas rĂ©sorber le dĂ©ficit de la flotte, qui est appelĂ©e Ă compter Ă terme, beaucoup dâautres aĂ©ronefs de divers calibresâŠ
Ensuite, il y a lieu de prĂ©ciser que lorsque les deux MA60 entrent en exploitation aprĂšs prĂšs dâun an dâimmobilisation au sol, les Ă©quipages qui avaient Ă©tĂ© formĂ©s sont devenus in opĂ©rationnels du fait de la mĂȘme immobilisation des aĂ©ronefs. Il a fallu renvoyer ces Ă©quipages en recyclage en Chine, dâoĂč ils ne sont revenus que quatre mois aprĂšs. Entre temps, pour opĂ©rer le premier, puis le deuxiĂšme avions sur le trajet Douala-YaoundĂ©-Douala, CAMAIR-Co a eu recours Ă des Ă©quipages Ă©trangers. A leur retour du recyclage en Chine, les Ă©quipages camerounais ont dĂ» se refaire certifier et lĂącher officiellement par lâAutoritĂ© aĂ©ronautique.
www.cameroon-tribune.cm
Questions autour de Camair-Co
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
Questions autour de Camair-Co
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
...
Dans le mĂȘme intervalle, les travaux de certification des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ© ont Ă©tĂ© lancĂ©s. A lâheure actuelle, Bafoussam est prĂȘt et nâattend que le vol inaugural, tandis que NgaoundĂ©rĂ© doit encore faire lâobjet de quelques formalitĂ©s. Câest le lieu dâappeler lâattention sur deux aspects importants : dâune part, CAMAIR-Co souffre dâun problĂšme crucial dâĂ©quipage qui nĂ©cessitera que le gouvernement reprenne en main la formation des pilotes de ligne. Ce problĂšme nâest pas lâapanage du Cameroun. Il se pose avec acuitĂ© Ă travers le monde. Dâautre part, pour des raisons de sĂ©curitĂ©, le domaine de lâaviation civile est rigoureusement rĂšglementĂ© par lâAutoritĂ© aĂ©ronautique et lâOrganisation de lâAviation Civile Internationale (OACI). Dans les tout prochains jours, les MA60 continueront leur montĂ©e en puissance, mais le dĂ©ficit de la flotte ne se rĂ©sorbera vĂ©ritablement quâau fur et Ă mesure de lâacquisition des avions prĂ©vus.
Quâest devenu le Boeing 767, le Dja ?
Le BOEING 767-300 ER le DJA, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co, sâest rendu au courant du mois de dĂ©cembre 2015 Ă Addis-Abeba en Ethiopie pour les besoins dâune visite de routine (Check-up) qui intervient tous les 18 mois. Malheureusement, au terme de cette visite dâinspection technique effectuĂ©e par notre partenaire Ethiopian, ont permis de dĂ©tecter des problĂšmes techniques qui ont nĂ©cessitĂ© la fabrication de plusieurs piĂšces non-disponibles dans les magasins de BOEING aux Etats-Unis. La fabrication des piĂšces et leur acheminement Ă Addis-Abeba a nĂ©cessitĂ© un dĂ©lai supplĂ©mentaire de cinq mois. A lâheure actuelle, dâaprĂšs les informations de CAMAIR-Co, les travaux de pose de nouvelles piĂšces sont pratiquement achevĂ©s et lâavion pourra regagner le Cameroun dans les tout prochains jours.
AprĂšs la rĂ©habilitation de lâaĂ©roport de Bafoussam, quid des autres infrastructures semblables en vue dâune meilleure desserte du pays ?
AprĂšs Bafoussam qui est dĂ©jĂ rĂ©habilitĂ© et certifiĂ©, NgaoundĂ©rĂ© suivra comme je lâai mentionnĂ© plus haut. Les autres aĂ©roports du rĂ©seau domestique seront progressivement rĂ©habilitĂ©s en fonction des orientations, dĂ©cisions du gouvernement et des objectifs commerciaux de Camair-Co. Dans un premier temps, il va probablement sâagir de Bamenda, Bertoua, Koutaba et trĂšs certainement Kribi. Lâobjectif Ă©tant de pouvoir desservir Ă terme 9 Ă 10 destinations dans le rĂ©seau domestique.
Dâaucuns estiment le ciel camerounais trop ouvert. Partagez-vous cette perception ?
Personnellement, je ne pense pas que lâon puisse affirmer que le ciel camerounais soit trop ouvert. Câest vrai que dans le transport aĂ©rien international, la tendance actuelle privilĂ©gie lâoption du "Open Sky", câest-Ă -dire la politique du "Ciel Ouvert". Le Cameroun Ă©tant Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro qui prĂ©voit une libĂ©ralisation graduelle et progressive des services de transport aĂ©rien rĂ©gulier et non rĂ©gulier intra-africain, les compagnies aĂ©riennes des pays Parties de ladite DĂ©cision opĂšrent au Cameroun sous le rĂ©gime de la 5Ăšme LibertĂ© qui prĂ©voit le droit dâembarquer (sur le territoire dâun autre Etat) des passagers et des marchandises Ă destination du territoire de lâEtat dont lâaĂ©ronef possĂšde la nationalitĂ©.
En revanche, les compagnies aĂ©riennes provenant du rĂ©seau intercontinental ou qui ne sont pas Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro desservent la destination Cameroun en vertu des Accords AĂ©riens bilatĂ©raux. Dans lâun et lâautre cas, je ne pense pas, quâĂ lâheure actuelle, lâon puisse parler de saturation du ciel camerounais. Par ailleurs, la frĂ©quentation des plateformes aĂ©roportuaires nationales par les compagnies Ă©trangĂšres, gĂ©nĂšre dâimportantes recettes qui contribuent Ă promouvoir le secteur de lâaviation civile au Cameroun.
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
...
Dans le mĂȘme intervalle, les travaux de certification des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ© ont Ă©tĂ© lancĂ©s. A lâheure actuelle, Bafoussam est prĂȘt et nâattend que le vol inaugural, tandis que NgaoundĂ©rĂ© doit encore faire lâobjet de quelques formalitĂ©s. Câest le lieu dâappeler lâattention sur deux aspects importants : dâune part, CAMAIR-Co souffre dâun problĂšme crucial dâĂ©quipage qui nĂ©cessitera que le gouvernement reprenne en main la formation des pilotes de ligne. Ce problĂšme nâest pas lâapanage du Cameroun. Il se pose avec acuitĂ© Ă travers le monde. Dâautre part, pour des raisons de sĂ©curitĂ©, le domaine de lâaviation civile est rigoureusement rĂšglementĂ© par lâAutoritĂ© aĂ©ronautique et lâOrganisation de lâAviation Civile Internationale (OACI). Dans les tout prochains jours, les MA60 continueront leur montĂ©e en puissance, mais le dĂ©ficit de la flotte ne se rĂ©sorbera vĂ©ritablement quâau fur et Ă mesure de lâacquisition des avions prĂ©vus.
Quâest devenu le Boeing 767, le Dja ?
Le BOEING 767-300 ER le DJA, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co, sâest rendu au courant du mois de dĂ©cembre 2015 Ă Addis-Abeba en Ethiopie pour les besoins dâune visite de routine (Check-up) qui intervient tous les 18 mois. Malheureusement, au terme de cette visite dâinspection technique effectuĂ©e par notre partenaire Ethiopian, ont permis de dĂ©tecter des problĂšmes techniques qui ont nĂ©cessitĂ© la fabrication de plusieurs piĂšces non-disponibles dans les magasins de BOEING aux Etats-Unis. La fabrication des piĂšces et leur acheminement Ă Addis-Abeba a nĂ©cessitĂ© un dĂ©lai supplĂ©mentaire de cinq mois. A lâheure actuelle, dâaprĂšs les informations de CAMAIR-Co, les travaux de pose de nouvelles piĂšces sont pratiquement achevĂ©s et lâavion pourra regagner le Cameroun dans les tout prochains jours.
AprĂšs la rĂ©habilitation de lâaĂ©roport de Bafoussam, quid des autres infrastructures semblables en vue dâune meilleure desserte du pays ?
AprĂšs Bafoussam qui est dĂ©jĂ rĂ©habilitĂ© et certifiĂ©, NgaoundĂ©rĂ© suivra comme je lâai mentionnĂ© plus haut. Les autres aĂ©roports du rĂ©seau domestique seront progressivement rĂ©habilitĂ©s en fonction des orientations, dĂ©cisions du gouvernement et des objectifs commerciaux de Camair-Co. Dans un premier temps, il va probablement sâagir de Bamenda, Bertoua, Koutaba et trĂšs certainement Kribi. Lâobjectif Ă©tant de pouvoir desservir Ă terme 9 Ă 10 destinations dans le rĂ©seau domestique.
Dâaucuns estiment le ciel camerounais trop ouvert. Partagez-vous cette perception ?
Personnellement, je ne pense pas que lâon puisse affirmer que le ciel camerounais soit trop ouvert. Câest vrai que dans le transport aĂ©rien international, la tendance actuelle privilĂ©gie lâoption du "Open Sky", câest-Ă -dire la politique du "Ciel Ouvert". Le Cameroun Ă©tant Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro qui prĂ©voit une libĂ©ralisation graduelle et progressive des services de transport aĂ©rien rĂ©gulier et non rĂ©gulier intra-africain, les compagnies aĂ©riennes des pays Parties de ladite DĂ©cision opĂšrent au Cameroun sous le rĂ©gime de la 5Ăšme LibertĂ© qui prĂ©voit le droit dâembarquer (sur le territoire dâun autre Etat) des passagers et des marchandises Ă destination du territoire de lâEtat dont lâaĂ©ronef possĂšde la nationalitĂ©.
En revanche, les compagnies aĂ©riennes provenant du rĂ©seau intercontinental ou qui ne sont pas Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro desservent la destination Cameroun en vertu des Accords AĂ©riens bilatĂ©raux. Dans lâun et lâautre cas, je ne pense pas, quâĂ lâheure actuelle, lâon puisse parler de saturation du ciel camerounais. Par ailleurs, la frĂ©quentation des plateformes aĂ©roportuaires nationales par les compagnies Ă©trangĂšres, gĂ©nĂšre dâimportantes recettes qui contribuent Ă promouvoir le secteur de lâaviation civile au Cameroun.
www.cameroon-tribune.cm
Questions autour de Camair-Co
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
Questions autour de Camair-Co
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
...
Au demeurant, la compagnie nationale Camair-Co Ă©tant lâinstrument dĂ©signĂ© de la mise en Ćuvre de ces diffĂ©rents accords, le gouvernement veille en permanence Ă ce que les intĂ©rĂȘts du Cameroun soient prĂ©servĂ©s.
Quels sont les chantiers prioritaires pour votre département ministériel ?
Mon dĂ©partement ministĂ©riel a reçu du chef de lâEtat la mission dâĂ©laborer et de mettre en Ćuvre la politique du gouvernement en matiĂšre dâorganisation des transports et de sĂ©curitĂ© dans tous les modes de transport avec un accĂšs particulier pour la sĂ©curitĂ© routiĂšre. Les transports constituent, de ce fait, un domaine stratĂ©gique qui conditionne la promotion du dĂ©veloppement et de lâĂ©mergence de notre pays.
En plus du secteur aĂ©rien qui retient en ce moment une grande attention, le gouvernement sâattĂšle dans le mĂȘme temps Ă rĂ©soudre les lancinants problĂšmes du transport urbain de masse » et de la lutte contre lâinsĂ©curitĂ© routiĂšre..
Il faut tout aussi bien suivre Ă©troitement la bonne exĂ©cution de la concession ferroviaire accordĂ©e au Groupe BollorĂ© par le gouvernement Ă travers CAMRAIL. Dans le mĂȘme temps, il faut avoir un regard particuliĂšrement vigilant sur le sous-secteur maritime et portuaire, oĂč sâeffectuent plus de 95% des Ă©changes commerciaux entre le Cameroun et lâĂ©tranger. Il est question de veiller en permanence sur tous les problĂšmes qui conditionnent la fluiditĂ©, lâattractivitĂ© et la compĂ©titivitĂ© de nos plates formes portuaires, et en particulier la veille permanente sur la dĂ©congestion du port de Douala. Naturellement, toutes ces mesures devront sâappliquer rigoureusement lorsque le port en eau profonde de Kribi sera opĂ©rationnel.
En conclusion, il faut retenir que tous les modes de transport constituent une seule et mĂȘme chaĂźne logistique dont chacun des maillons reprĂ©sente un Ă©lĂ©ment essentiel qui fait lâobjet dâun suivi et dâune attention soutenue de la part du gouvernement.
Entretien mené par MAKON ma PONDI
MAKON ma PONDI
National - Economie
Edgard Alain Mebe Ngoâo, ministre des Transports: « La compagnie est loin dâĂȘtre condamnĂ©e »
...
Au demeurant, la compagnie nationale Camair-Co Ă©tant lâinstrument dĂ©signĂ© de la mise en Ćuvre de ces diffĂ©rents accords, le gouvernement veille en permanence Ă ce que les intĂ©rĂȘts du Cameroun soient prĂ©servĂ©s.
Quels sont les chantiers prioritaires pour votre département ministériel ?
Mon dĂ©partement ministĂ©riel a reçu du chef de lâEtat la mission dâĂ©laborer et de mettre en Ćuvre la politique du gouvernement en matiĂšre dâorganisation des transports et de sĂ©curitĂ© dans tous les modes de transport avec un accĂšs particulier pour la sĂ©curitĂ© routiĂšre. Les transports constituent, de ce fait, un domaine stratĂ©gique qui conditionne la promotion du dĂ©veloppement et de lâĂ©mergence de notre pays.
En plus du secteur aĂ©rien qui retient en ce moment une grande attention, le gouvernement sâattĂšle dans le mĂȘme temps Ă rĂ©soudre les lancinants problĂšmes du transport urbain de masse » et de la lutte contre lâinsĂ©curitĂ© routiĂšre..
Il faut tout aussi bien suivre Ă©troitement la bonne exĂ©cution de la concession ferroviaire accordĂ©e au Groupe BollorĂ© par le gouvernement Ă travers CAMRAIL. Dans le mĂȘme temps, il faut avoir un regard particuliĂšrement vigilant sur le sous-secteur maritime et portuaire, oĂč sâeffectuent plus de 95% des Ă©changes commerciaux entre le Cameroun et lâĂ©tranger. Il est question de veiller en permanence sur tous les problĂšmes qui conditionnent la fluiditĂ©, lâattractivitĂ© et la compĂ©titivitĂ© de nos plates formes portuaires, et en particulier la veille permanente sur la dĂ©congestion du port de Douala. Naturellement, toutes ces mesures devront sâappliquer rigoureusement lorsque le port en eau profonde de Kribi sera opĂ©rationnel.
En conclusion, il faut retenir que tous les modes de transport constituent une seule et mĂȘme chaĂźne logistique dont chacun des maillons reprĂ©sente un Ă©lĂ©ment essentiel qui fait lâobjet dâun suivi et dâune attention soutenue de la part du gouvernement.
Entretien mené par MAKON ma PONDI
www.cameroon-tribune.cm
Questions autour de Camair-Co
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system
Mohamadou Bayero prend les rĂȘnes de la Sodecoton
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Il a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral au cours dâune session extraordinaire du conseil dâadministration de lâentreprise lundi Ă YaoundĂ©.
Une nouvelle page sâouvre Ă la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du coton du Cameroun (Sodecoton). Lundi, Mohamadou Bayero a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral Ă lâissue dâune session extraordinaire du conseil dâadministration de la structure par le ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi. Il remplace ainsi Abdou Namba, qui a assurĂ© les mĂȘmes fonctions pendant trois ans. Les challenges de cet ancien de la maison Sodecoton sont nombreux. En effet, le nouveau Dg hĂ©rite dâune entreprise en crise. La sociĂ©tĂ© accuse dâimportantes pertes financiĂšres, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive. A lâorigine, lâeffondrement des cours du coton sur le marchĂ© mondial, les arrivĂ©es prĂ©maturĂ©es des pluies qui ont dĂ©tĂ©riorĂ© une quantitĂ© considĂ©rable du coton-graine, les difficultĂ©s de transport du coton des zones de production aux usines dâĂ©grenage, le dĂ©ficit en Ă©nergie Ă©lectrique, la vĂ©tustĂ© de certains Ă©quipements, la baisse du niveau de production dans certains bassins, consĂ©cutive Ă lâinsĂ©curitĂ© causĂ©e par Boko Haram dans lâExtrĂȘme-Nord...
La situation tend Ă perdurer et selon le MINADER, « il faut savoir sâadapter aux Ă©volutions de la conjoncture en opĂ©rant les changements nĂ©cessaires, en temps opportun, de façon Ă en optimiser lâimpact positif recherchĂ©. Cette dĂ©cision fait partie dâun train de mesures qui vont accompagner la relance des activitĂ©s et lâadaptation de la Sodecoton aux exigences actuelles. » DĂšs lors, le gouvernement attend du nouveau Dg quâil assume les responsabilitĂ©s de cet organe selon les directives du conseil dâadministration. Ainsi, Mohamadou Bayero devra Ă©tablir un climat de confiance et de collaboration avec les diffĂ©rents partenaires de la Sodecoton que sont les banques, les organisations de paysans, les fournisseurs. Il faudra ensuite procĂ©der, dans les meilleurs dĂ©lais, Ă un audit interne pour faire lâĂ©tat des lieux de la sociĂ©tĂ© dans une optique de redressement et de relance des activitĂ©s.
Le nouveau Dg devra remobiliser et responsabiliser lâensemble du personnel de la sociĂ©tĂ© et veiller Ă lâeffectivitĂ© des mĂ©canismes de contrĂŽle permanent. Enfin, il devra prendre toute mesure dâurgence nĂ©cessaire pour la bonne exĂ©cution des principales activitĂ©s de la sociĂ©tĂ©. Le nouveau promu a pris conscience des attentes placĂ©es en lui et a tenue à « rendre grĂące Ă Dieu et je remercie le chef de lâEtat dâavoir posĂ© son choix en ma modeste personne pour diriger cette importante sociĂ©tĂ©, fleuron de lâagro-industrie de notre pays ». Et de poursuivre : « Je mâengage Ă assumer ces lourdes responsabilitĂ©s avec beaucoup de loyautĂ©, dâardeur, en collaboration avec toute lâĂ©quipe et les autoritĂ©s administratives. »
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Il a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral au cours dâune session extraordinaire du conseil dâadministration de lâentreprise lundi Ă YaoundĂ©.
Une nouvelle page sâouvre Ă la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du coton du Cameroun (Sodecoton). Lundi, Mohamadou Bayero a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral Ă lâissue dâune session extraordinaire du conseil dâadministration de la structure par le ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi. Il remplace ainsi Abdou Namba, qui a assurĂ© les mĂȘmes fonctions pendant trois ans. Les challenges de cet ancien de la maison Sodecoton sont nombreux. En effet, le nouveau Dg hĂ©rite dâune entreprise en crise. La sociĂ©tĂ© accuse dâimportantes pertes financiĂšres, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive. A lâorigine, lâeffondrement des cours du coton sur le marchĂ© mondial, les arrivĂ©es prĂ©maturĂ©es des pluies qui ont dĂ©tĂ©riorĂ© une quantitĂ© considĂ©rable du coton-graine, les difficultĂ©s de transport du coton des zones de production aux usines dâĂ©grenage, le dĂ©ficit en Ă©nergie Ă©lectrique, la vĂ©tustĂ© de certains Ă©quipements, la baisse du niveau de production dans certains bassins, consĂ©cutive Ă lâinsĂ©curitĂ© causĂ©e par Boko Haram dans lâExtrĂȘme-Nord...
La situation tend Ă perdurer et selon le MINADER, « il faut savoir sâadapter aux Ă©volutions de la conjoncture en opĂ©rant les changements nĂ©cessaires, en temps opportun, de façon Ă en optimiser lâimpact positif recherchĂ©. Cette dĂ©cision fait partie dâun train de mesures qui vont accompagner la relance des activitĂ©s et lâadaptation de la Sodecoton aux exigences actuelles. » DĂšs lors, le gouvernement attend du nouveau Dg quâil assume les responsabilitĂ©s de cet organe selon les directives du conseil dâadministration. Ainsi, Mohamadou Bayero devra Ă©tablir un climat de confiance et de collaboration avec les diffĂ©rents partenaires de la Sodecoton que sont les banques, les organisations de paysans, les fournisseurs. Il faudra ensuite procĂ©der, dans les meilleurs dĂ©lais, Ă un audit interne pour faire lâĂ©tat des lieux de la sociĂ©tĂ© dans une optique de redressement et de relance des activitĂ©s.
Le nouveau Dg devra remobiliser et responsabiliser lâensemble du personnel de la sociĂ©tĂ© et veiller Ă lâeffectivitĂ© des mĂ©canismes de contrĂŽle permanent. Enfin, il devra prendre toute mesure dâurgence nĂ©cessaire pour la bonne exĂ©cution des principales activitĂ©s de la sociĂ©tĂ©. Le nouveau promu a pris conscience des attentes placĂ©es en lui et a tenue à « rendre grĂące Ă Dieu et je remercie le chef de lâEtat dâavoir posĂ© son choix en ma modeste personne pour diriger cette importante sociĂ©tĂ©, fleuron de lâagro-industrie de notre pays ». Et de poursuivre : « Je mâengage Ă assumer ces lourdes responsabilitĂ©s avec beaucoup de loyautĂ©, dâardeur, en collaboration avec toute lâĂ©quipe et les autoritĂ©s administratives. »
www.cameroon-tribune.cm
Mohamadou Bayero prend les rĂȘnes de la Sodecoton
Joomla! - the dynamic portal engine and content management system