Cameroon Tribune
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Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
«Les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă  l’élaboration de ce travail»

George MBELLA
National - Politique

Dr. Kenfack Douajni Gaston, directeur de la Législation, ministÚre de la Justice.
Monsieur le directeur, la Commission des Lois constitutionnelles de l’AssemblĂ©e nationale a achevĂ© samedi l’examen du projet de loi portant Code pĂ©nal. Quelles ont Ă©tĂ© les prĂ©occupations des dĂ©putĂ©s?
Il faut noter que dans son propos liminaire, le ministre d’Etat, ministre de la Justice a fixĂ© les uns et les autres sur les objectifs de ce projet de loi. Il a ensuite clairement rĂ©pondu aux questions que les dĂ©putĂ©s ont posĂ©es. Les travaux se sont dĂ©roulĂ©s dans une ambiance trĂšs conviviale. Au dĂ©but, plusieurs dĂ©putĂ©s ont plutĂŽt posĂ© des questions sur des dispositions qui n’ont pas fait l’objet de propositions de rĂ©amĂ©nagement.
Mais lorsque le Garde de Sceaux a circonscrit le dĂ©bat, l’essentiel de celui-ci a portĂ© sur les dispositions nouvelles ou rĂ©amĂ©nagĂ©es qui ont Ă©tĂ© incluses dans le projet proposĂ© par le gouvernement. Chaque fois que le Garde des Sceaux a apportĂ© des clarifications, les dĂ©putĂ©s, satisfaits, l’ont remerciĂ© pour ces explications.
Certains courants d’opinion particuliĂšrement la corporation des avocats, ont Ă©mis certaines prĂ©occupations sur ce nouveau texte notamment le fait qu’ils n’ont pas Ă©tĂ©s associĂ©s Ă  la prĂ©paration d’un document aussi important. Qu’en dites-vous ?
Je rĂ©cuse ces affirmations. Et Ă  l’appui de mon propos, outre les documents que vous pouvez consulter et qui montrent qu’il y a eu une validation externe de ce travail Ă  laquelle le barreau a Ă©tĂ© associĂ©, il faut se reporter Ă  l’interview que l’honorable Emmanuel Mbiam qui est en mĂȘme temps avocats au barreau du Cameroun, a accordĂ©e Ă  votre journal vendredi dernier. Je rĂ©affirme ici que les avocats ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă  l’élaboration de ce travail depuis le dĂ©but.
Ce début dont vous parlez remonte à quand exactement, Monsieur le directeur ?
Cela remonte Ă  un certain nombre d’annĂ©es. Il faut prĂ©ciser que quand cette rĂ©flexion a commencĂ©, le ministre d’Etat n’était pas encore Garde des Sceaux. Il a juste assurĂ© la continuitĂ© du service public. Son prĂ©dĂ©cesseur a concrĂ©tisĂ© l’ouverture d’un chantier dont le Garde des Sceaux actuel a continuĂ© le processus, jusqu’aujourd’hui oĂč nous nous retrouvons devant l’AssemblĂ©e. Et de ce point de vue, l’histoire du barreau camerounais ne peut pas commencer par l’arrivĂ©e d’un nouveau BĂątonnier, qui doit plutĂŽt poursuivre la collaboration entamĂ©e par ses prĂ©dĂ©cesseurs.
Cela Ă©tant, lorsque le travail technique interne s’est achevĂ© au niveau de la Chancellerie, il a fait l’objet d’une validation externe les 1er et 2 dĂ©cembre 2011. En effet, la Chancellerie a rĂ©uni Ă  l’HĂŽtel Mont FĂ©bĂ©, les parties prenantes intĂ©ressĂ©es et en deux jours, autour de quatre ateliers, ce travail a Ă©tĂ© revu. Ce que je vous dis est tout Ă  fait vĂ©rifiable parce que les tĂ©moins qui sont des chefs traditionnels, des professeurs d’universitĂ©s, des avocats et membres des autres corps de mĂ©tier qui avaient Ă©tĂ© conviĂ©s puis participĂ©s Ă  cette validation, sont toujours vivants.
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve d’un choix clairement assumĂ© »

Félicité BAHANE N.
National - Politique

Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).

Monsieur le ministre, aprĂšs ces assises de Douala, l’Afrique Centrale va-t-elle enfin parler d’une mĂȘme voix ?
L’Afrique Centrale parle dĂ©jĂ  d’une mĂȘme voix, en ce sens que tous les pays sont d’accord pour que la sous-rĂ©gion, dans le cadre de ces APE avec l’Union EuropĂ©enne, signe un document commun. C’est ce qui justifie l’existence du ComitĂ© ministĂ©riel qui vient de se rĂ©unir Ă  Douala pour la quatorziĂšme fois. Il Ă©tait question de voir comment faire avancer les nĂ©gociations qui ont tendance Ă  piĂ©tiner entre l’Union EuropĂ©enne et l’Afrique Centrale. Le Cameroun, en tant que leader de la sous-rĂ©gion, avait pris sur lui de signer un accord d’étape avec l’Union EuropĂ©enne qui rentre en application le 4 aoĂ»t prochain. Cette application risque de mettre Ă  mal le dispositif douanier sous-rĂ©gional. Raison pour laquelle les Etats d’Afrique Centrale, rĂ©ticents Ă  signer un accord, ont acceptĂ© d’adhĂ©rer Ă  un processus devant aboutir Ă  un accord global qui puisse permettre de sauvegarder le dispositif douanier sous-rĂ©gional.
A l’issue de la rĂ©union de Douala, un consensus s’est fait Ă  l’idĂ©e de prĂ©parer un projet d’accord qui partirait de l’accord signĂ© par le Cameroun en y intĂ©grant toutes les amĂ©liorations. Ce projet d’accord devra ĂȘtre validĂ© par les ministres vers la fin de ce mois de juin Ă  Libreville puis, soumis Ă  S.E. Ali Bongo Ondimba du Gabon, dĂ©signĂ© par ses pairs comme parrain des nĂ©gociations. Selon la volontĂ© exprimĂ©e par ce dernier, c’est ce projet d’accord qu’il soumettra Ă  certains hauts responsables europĂ©ens comme la proposition de l’Afrique Centrale Ă  l’Union EuropĂ©enne, en espĂ©rant que les nĂ©gociations vont reprendre rapidement et pourront aboutir d’ici le 4 aoĂ»t 2016, date de l’entrĂ©e en vigueur de l’accord signĂ© avec le Cameroun, sauf si les nĂ©gociations en disposaient autrement.
Qu’est ce qui a motivĂ© le choix du Cameroun de ratifier cet Accord ?
Le Cameroun a pris la dĂ©cision de parapher et de signer un accord intĂ©rimaire avec l’Union EuropĂ©enne (UE) pour Ă©viter toute perturbation de ses exportations vers l'UE aprĂšs le 31 dĂ©cembre 2007. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  cet effet, dĂšs le 1er janvier 2008, d’un accĂšs libre et sans prĂ©cĂ©dent au marchĂ© de l'UE pour ses produits d'exportation tels que la banane, l'aluminium, les produits transformĂ©s du cacao, les contreplaquĂ©s, et d'autres produits agricoles frais ou transformĂ©s. En concluant un Accord bilatĂ©ral avec l’Union EuropĂ©enne, le Cameroun a voulu «prĂ©server» ses intĂ©rĂȘts commerciaux, sans toutefois ignorer les chocs nĂ©gatifs exogĂšnes susceptibles de dĂ©grader la compĂ©titivitĂ© de ses produits, dont il doit se prĂ©munir et apporter des rĂ©ponses appropriĂ©es. Donc, la ratification par le Cameroun de l’Accord d’Etape relĂšve d’une approche stratĂ©gique globale, qui vise la conquĂȘte des nouvelles parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale et surtout, la prĂ©servation de l’accĂšs prĂ©fĂ©rentiel de ses produits d’exportation sur le marchĂ© europĂ©en, en attendant la conclusion d’un APE rĂ©gional complet et Ă©quilibrĂ©.
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve d’un choix clairement assumĂ© »

Félicité BAHANE N.
National - Politique

Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).

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Le deuxiĂšme groupe de produits comprend des machines et autres biens d’équipement (35%), des demi-produits (39%) et autres matiĂšres premiĂšres destinĂ©es Ă  soutenir l’industrie locale. Je relĂšve ici que la libĂ©ralisation de ce groupe participe du soutien Ă  l’investissement en permettant aux entreprises de mettre Ă  niveau leurs Ă©quipements et d’ĂȘtre compĂ©titives. On trouve ici comme produits, des machines et Ă©quipements mĂ©caniques (vĂ©hicules neufs, Ă©quipements agricoles), des machines et Ă©quipements Ă©lectriques, des pneumatiques neufs, etc. Les produits composant ce groupe seront libĂ©ralisĂ©s en 7 ans Ă  partir de la deuxiĂšme annĂ©e de LibĂ©ralisation (An2).
Le troisiĂšme groupe de produits comprend des produits Ă  tarifs Ă©levĂ©s. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des demi-produits (12%), des produits finis non produits localement et oĂč une offre potentielle existe. Ce groupe comprend Ă©galement des matiĂšres premiĂšres et autres biens d’équipement (34%) qui contribuent fortement aux recettes douaniĂšres. La libĂ©ralisation tardive de ce groupe vise Ă  favoriser l’émergence d’un tissu industriel dans les secteurs concernĂ©s. On y retrouve entre autre les matĂ©riaux de construction, le Clinker, le blĂ© dur, les matiĂšres en caoutchouc, les produits dĂ©rivĂ©s du bois, les articles de mĂ©nage, etc. La libĂ©ralisation de ce dernier groupe de produits se fera en 10 ans Ă  partir de la cinquiĂšme annĂ©e de libĂ©ralisation (An5).
Il est important de relever qu’il existe un autre groupe, celui des produits exclus de la libĂ©ralisation. Ce sont en gĂ©nĂ©ral des produits finis et qui sont fabriquĂ©s localement, des produits contribuant fortement aux recettes douaniĂšres, et des dĂ©chets. Ces produits ont Ă©tĂ© exclus afin de protĂ©ger la production locale, prĂ©server l’emploi et les recettes douaniĂšres, mais aussi pour des raisons de sĂ©curitĂ©, de santĂ© publique et d’environnement. On y retrouve des produits alimentaires (poissons, huiles, viande et abats comestibles, lait et des produits dĂ©rivĂ©s, des boissons gazeuses et alcoolisĂ©es), des produits agricoles (tomates, pommes de terre, oignons, choux, etc.), de la friperie, des vĂȘtements et autres produits du textile, des articles en bois, du papier et produits dĂ©rivĂ©s, des produits usagĂ©s, etc.
Est-ce que cela signifie que les opĂ©rateurs Ă©conomiques ou producteurs locaux n’ont pas raison d’ĂȘtre inquiets comme c’est le cas en ce moment ?
Le Cameroun a exclu de la libĂ©ralisation un certain nombre de produits agricoles et non agricoles transformĂ©s, principalement pour assurer la protection de ses marchĂ©s agricoles ou industriels considĂ©rĂ©s comme sensibles, mais Ă©galement pour prĂ©server ses recettes fiscales. Les biens de consommation courante et plus particuliĂšrement les produits alimentaires et boissons ont Ă©tĂ© quasi-exclus de la libĂ©ralisation. 41% de l’ensemble des produits exclus de cette libĂ©ralisation appartiennent Ă  ce groupe de produits. Il est Ă©galement important de relever que dans le but de promouvoir la diversification de notre Ă©conomie, certains produits qui prĂ©sentent un potentiel de dĂ©veloppement considĂ©rable, ont Ă©galement Ă©tĂ© exclus de la libĂ©ralisation. C’est le cas notamment des produits bruts animaux et vĂ©gĂ©taux.
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve d’un choix clairement assumĂ© »

Félicité BAHANE N.
National - Politique

Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).

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Il y a cette question de l’adaptation et la modernisation de l’économie camerounaise Ă  la mondialisation. Qu’est ce qui est fait dans ce sens ?
Dans ce registre, nous avons arrĂȘtĂ© trois principaux axes d’actions: le renforcement des capacitĂ©s de l’offre, le dĂ©veloppement des capacitĂ©s d’exportation, et les rĂ©formes institutionnelles et fiscales incitatives. Un Bureau de Mise Ă  Niveau des Entreprises (BMN), dĂ©jĂ  opĂ©rationnel, prĂ©pare les entreprises camerounaises, sur la base d’une adhĂ©sion volontaire, Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© et la normalisation, et Ă  accroĂźtre l’offre de leurs produits Ă  travers la modernisation de l’outil de production mais aussi l’optimisation du leadership et du management. L’Union EuropĂ©enne appuie cette dĂ©marche Ă  travers le Programme d’AmĂ©lioration de la CompĂ©titivitĂ© de l’Economie (PACOM). A ce jour, plusieurs entreprises ont Ă©tĂ© mises Ă  niveau et bon nombre encore le seront dans les prochaines semaines. Bien plus, de nombreux organismes d’appui sont mis en place par l’Etat, Ă  l’instar de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (BSTP), l’Agence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME), l’Agence de Promotion des Investissements (API) et des Programmes tels que le Programme d’Appui au Plan de Modernisation des Douanes (PAPMOD) dont l’objectif vise Ă  renforcer les capacitĂ©s de la douane en termes de recettes douaniĂšres et de facilitation des opĂ©rations de dĂ©douanement et de transit, le Projet d’Appui au DĂ©veloppement du Secteur PrivĂ© (PASDP), etc. Tous ces organismes contribuent Ă  renforcer et Ă  moderniser le tissu Ă©conomique et productif du Cameroun conformĂ©ment Ă  leurs missions respectives.
Vous semblez minimiser les risques liés à cet accord Monsieur le Ministre ?
Non. Il ne s’agit point de minimiser, encore moins d’ignorer les risques liĂ©s Ă  cet accord. Le Gouvernement en est conscient et il a d’ailleurs, sur ses ressources propres, financĂ© l’étude sur le calcul de « l’impact fiscal net », c’est-Ă -dire de l’évaluation des pertes engendrĂ©es par la mise en Ɠuvre de l’APE. Toutefois, en toute responsabilitĂ©, le Gouvernement ne peut se limiter Ă  se plaindre des effets pervers de l’APE. Son rĂŽle est aussi de chercher les voies et moyens pour attĂ©nuer ces effets pervers tout en maximisant les effets positifs. Il s’agit donc aujourd’hui pour le Cameroun, de saisir les opportunitĂ©s qui lui sont offertes pour en tirer pleinement profit.
« La ratification des APE par le Cameroun relĂšve d’un choix clairement assumĂ© »

Félicité BAHANE N.
National - Politique

Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT).

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La ratification des APE par le Cameroun relĂšve indĂ©niablement d’un choix clairement assumĂ©. Comme je l’ai dit, c’est un choix stratĂ©gique visant la conquĂȘte des parts de marchĂ© sur la scĂšne internationale. Il s’agit surtout de tirer profit de la diversification de notre Ă©conomie pour la moderniser et exploiter au maximum l’accĂšs prĂ©fĂ©rentiel de nos produits d’exportation sur le marchĂ© europĂ©en. En prenant un tel pari, le Cameroun s’engage Ă  sortir de l’économie de rente au moyen de l’accĂ©lĂ©ration des rĂ©formes structurelles, institutionnelles et rĂ©glementaires susceptibles d’attirer les investisseurs porteurs d’idĂ©es et de capitaux, Ă  venir s’installer dans le pays, Ă  crĂ©er des entreprises, Ă  prospĂ©rer et Ă  crĂ©er des emplois. En effet, sans ĂȘtre un chantre du libĂ©ralisme tous azimuts prĂŽnĂ© çà et lĂ , le Cameroun doit faire sienne cette position rĂ©cemment dĂ©clarĂ©e lors des rĂ©centes rencontres Ă©conomiques de YaoundĂ© le 17 et 18 mai 2016 par l’ancien PrĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne, M. Barroso, lorsqu’il disait qu’aucun pays ne s’est dĂ©veloppĂ© en s’enfermant derriĂšre les barriĂšres douaniĂšres. Et qu’à contrario, l’envol Ă©conomique des pays occidentaux et surtout de certains « dragons » de l’Asie comme le CorĂ©e qui Ă©tait, il y a quelques dĂ©cennies encore, au mĂȘme niveau de dĂ©veloppement que nos pays, est dĂ» essentiellement Ă  leur ouverture et leur intĂ©gration progressive dans les Ă©changes commerciaux mondiaux.
Propos recueillis par Félicité BAHANE N.
L'identification tĂ©lĂ©phonique s’accĂ©lĂšre

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Une descente de la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du MINPOSTEL du Centre auprĂšs des opĂ©rateurs a permis d’évaluer l’avancement du processus qui s’achĂšve le 30 juin prochain.

Plus que dix jours et la boucle devrait ĂȘtre bouclĂ©e pour l’identification des abonnĂ©s de tĂ©lĂ©phonie mobile. Entre temps, les opĂ©rateurs dĂ©ploient leurs dispositifs pour glaner le maximum d’utilisateurs. Environ 350 personnes ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es dans les agences MTN Ă  YaoundĂ©, les mĂ©ga-centres d’identification ou encore dans les points de vente-partenaires. Dans ces points d’identification, le processus est sensĂ© se dĂ©rouler entre 60 et 90 secondes par abonnĂ©. Au sortir, des bonus de communication sont attribuĂ©s aux clients identifiĂ©s. A Orange, les responsables se sont lancĂ©s dans la sensibilisation par sms et octroient du crĂ©dit de communication aux identifiĂ©s.
De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le processus s’accĂ©lĂšre chez les quatre opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. A Nexttel, le processus d’identification a atteint les 80%, selon le directeur adjoint de la succursale du Centre, Abakar Abadam. « Nous envoyons des sms aux abonnĂ©s pour leur indiquer les points d’identification les plus proches de leur lieu d’habitation. Nous avons Ă©galement mis Ă  leur disposition un numĂ©ro qui permet de vĂ©rifier l’état de leur identification », explique le directeur avant d’ajouter : « On note toutefois la rĂ©ticence de certains usagers dĂ©jĂ  identifiĂ©s mais qui doivent recommencer le processus compte tenu de la nouvelle procĂ©dure d’identification.» Camtel, lui, a revisitĂ© son systĂšme d’identification en se dotant d’une nouvelle application permettant une plus grande rapiditĂ©. L’opĂ©rateur est presque au terme du processus.
Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) a pu mesurer l’avancĂ©e du processus d’identification lors d’une descente vendredi Ă  YaoundĂ©. « Le bilan est largement positif. Nous encourageons les opĂ©rateurs Ă  augmenter le nombre de personnes en charge de rĂ©aliser cette opĂ©ration pour atteindre les 100% parce que rendus au 30 juin, toutes les puces qui ne seront pas identifiĂ©es seront dĂ©sactivĂ©es ».
Du chocolat en fabrication Ă  Ebolowa

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Un projet de jumelage d’établissements prĂ©sentĂ© vendredi au MINADER pour la formation de producteurs locaux.

Le lycĂ©e agricole Nantes Terre Atlantique en France et le CollĂšge rĂ©gional d’agriculture (CRA) d’Ebolowa nourrissent depuis deux ans un projet de formation des producteurs locaux aux techniques de transformation des fĂšves en chocolat, beurre et poudre de cacao. Les deux Ă©tablissements planchent sur un projet de jumelage permettant de conclure leur partenariat. Le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi a reçu les deux chefs d’établissement vendredi Ă  YaoundĂ© en vue de finaliser cet accord. Actuellement, les Ă©tablissements planchent sur la conception d'un d'atelier de transformation de la fĂšve de cacao en chocolat, transposable dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun et basĂ© sur le commerce Ă©quitable. Ils ont ainsi prĂ©sentĂ© au ministre leurs attentes en termes de financements afin que le projet se dĂ©veloppe davantage. « Nous avons trouvĂ© un fabriquant de machines camerounais pour ne pas simplement importer des machines, y compris pour ne pas ĂȘtre bloquĂ©s sur la maintenance de ces machines, en rĂ©utilisant des locaux prĂ©existants pour l’optimisation des ressources financiĂšres », a indiquĂ© Stephen Bonnessoeur, directeur du lycĂ©e agricole français.
Le partenariat devrait permettre aux producteurs de cacao d’Ebolowa d’écouler leurs rĂ©coltes auprĂšs des grossistes et de tirer une plus-value plus importante de la production cacaoyĂšre. Selon Antoine Mbida, directeur du CRA : « Le collĂšge rĂ©gional d’agriculture d’Ebolowa a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant une entitĂ© de formation qui pourrait intervenir dans le cadre de ce partenariat. En 2015, le projet a Ă©tĂ© lancĂ© et nous sommes en train de mettre en Ɠuvre le jumelage de ce partenariat. » Une dĂ©lĂ©gation de dix-sept personnes, dont deux Ă©tudiants, a sĂ©journĂ© en avril dernier Ă  Ebolowa pour prĂ©senter le projet et effectuer une dĂ©monstration de fabrication de chocolat. Cette initiative vise, in fine, la crĂ©ation de petits ateliers duplicables dans toutes les coopĂ©ratives du Cameroun, afin de crĂ©er des emplois. Le dĂ©veloppement de l'Ă©cotourisme est Ă©galement envisagĂ©.
Les champions d'Afrique de sambo honorés

AngĂšle BEPEDE
Afrique - Sport

Le MINSEP a reçu vendredi dernier les 22 athlÚtes couronnés lors de la compétition au Niger.

12 fois, l’hymne national du Cameroun a retenti. 12 fois, des sambistes camerounais ont reçu un laurier en or aux 11es championnats d’Afrique de sambo Ă  Niamey au Niger (26-29 mai dernier). Vendredi dernier, le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP) a honorĂ© les hĂ©ros de Niamey. Entre fĂ©licitations, remise des primes et prospection, chacun a trouvĂ© le mot pour magnifier cette participation camerounaise. L’équipe a terminĂ© championne d’Afrique (22 mĂ©dailles, 12 en or, six en argent et quatre en bronze), dĂ©trĂŽnant de fait le Maroc, tenant du titre en 2014. Les honneurs Ă©taient aussi pour Marcel Kamtcheu, finaliste en sambo combat (+100 kg). Il tient sur des bĂ©quilles. Le sambiste sort d’une opĂ©ration suite Ă  une fracture du tibia lors de la finale. A tous, Bidoung Mkpwatt dit : « Vous ĂȘtes les symboles vivants de combativitĂ©, les symboles forts de bravoure (
) des exemples de courage ». Ces honneurs sont « un symbole fort » pour François Mbassi, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de nanbudo, hĂŽte du sambo au Cameroun.
Flash-back sur la prĂ©paration et la participation camerounaise. A YaoundĂ©, ils ont travaillĂ© la stratĂ©gie avec les coaches des clubs. Puis, il y a eu ce stage de deux mois sous le soleil Ă  YaoundĂ©. Il fallait se mettre dans les conditions du pays-hĂŽte (chaleur extrĂȘme). Et ça a payĂ©. Luc Daniel Mbollo, mĂ©daillĂ© d’or en sambo combat (62 kg), se souvient de son tournoi : « Ma finale s’est passĂ©e en demi-finale oĂč j’ai rencontrĂ© le Marocain, champion en titre. Les arbitres Ă©taient des Marocains et malgrĂ© la volontĂ© de me nuire, j’ai pu le battre grĂące Ă  la motivation de mes coĂ©quipiers. Je me suis senti comme au pays, en club, Ă  l’Injs».
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Cameroon Tribune du mardi, 21 juin 2016.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »


Monsieur le ministre, les parlementaires actuellement en session ont exprimé récemment leur préoccupation par rapport à la santé de CAMAIR-Co. Quelle est la situation de cette entreprise à ce jour ?
Je suis infiniment reconnaissant Ă  nos parlementaires actuellement en session pour les prĂ©occupations qu’ils expriment concernant la situation de CAMAIR-CO. Comme vous le savez, Ă  l’instar des Lions indomptables et de l’ArmĂ©e camerounaise, CAMAIR-Co constitue une vĂ©ritable cause nationale qui ne peut laisser indiffĂ©rent le peuple camerounais Ă  l’intĂ©rieur du territoire national et au sein de la diaspora. Comme tout le monde le sait, notre compagnie aĂ©rienne nationale CAMAIR-Co est confrontĂ©e Ă  des difficultĂ©s incontestables. Les charges sont largement supĂ©rieures aux recettes d’exploitation et le dĂ©ficit d’exploitation est d’environ 1,5 milliard par mois. La dette fournisseur qui est extrĂȘmement lourde est estimĂ©e Ă  prĂšs de 35 milliards de F CFA, dont une grande partie composĂ©e de fournisseurs dits bloquants pour lesquels la dette est exigible Ă  court terme et dont le non-paiement peut Ă  tout moment arrĂȘter l’exploitation. C’est notamment le cas des loueurs d’avions, des fournisseurs de carburant, des services d’assistance au sol, des services de navigation aĂ©rienne. A cette situation peu reluisante, il faut ajouter une flotte de cinq avions notoirement insuffisante aux plans quantitatif et qualitatif composĂ©e : d’un Boeing 777 le Dja, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co ; de 2 Boeing 737-700, louĂ©s ; de 2 MA 60, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co.
Quantitativement, cinq avions ne peuvent que trĂšs difficilement desservir le rĂ©seau de la compagnie au plan intercontinental, rĂ©gional et domestique. Qualitativement, les avions disponibles sont soit inadaptĂ©s Ă  la concurrence (Dja), soit sujets Ă  des saisies qui dĂ©sorganisent l’exploitation et provoquent une perte de confiance de la part des passagers. J’ajoute enfin que dans les dessertes domestiques, les Boeing, mĂȘme pleins Ă  toutes les rotations, ont un coĂ»t d’exploitation trĂšs Ă©levĂ© qui plombe l’exploitation. La situation que je viens de dĂ©crire explique la plupart des dĂ©convenues dont se plaignent rĂ©guliĂšrement les passagers : dĂ©sorganisation de l’exploitation qui entraĂźne les annulations de vols, la qualitĂ© approximative du service, la saisie des avions, les retards dans les paiements des salaires, etc

Pour autant, si la santĂ© de CAMAIR-Co est fort prĂ©occupante, notre compagnie nationale est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e Ă  mourir. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Monsieur Paul Biya et le gouvernement ont pris l’option rĂ©solue de tout mettre en Ɠuvre pour redresser durablement CAMAIR-Co et lui permettre de reprendre son envol dĂ©finitif. ConcrĂštement, les actions ci- aprĂšs ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© menĂ©es : la certification dĂšs 2015 des deux MA60, qui sont restĂ©s immobilisĂ©s au sol depuis prĂšs d’un an ; la mise en exploitation de ces deux aĂ©ronefs depuis le 23 janvier 2016 pour le moment entre Douala et YaoundĂ© ; la signature, depuis dĂ©cembre 2015 d’un contrat d’assistance et d’audit avec BOEING ;
la certification IOSA (conformitĂ© aux normes de sĂ©curitĂ©) dĂ©cernĂ©e Ă  CAMAIR-Co en mars 2016 ; l’entrĂ©e de CAMAIR-Co comme membre de l’IATA (association des compagnies aĂ©riennes). Ces deux derniĂšres Ă©tapes prĂ©disposent CAMAIR-Co Ă  accĂ©der au MITA (multinationale line Trafic Agreement) et au Clearing House, chambre de compensions qui permettra que les billets des passagers de CAMAIR-Co deviennent interchangeables avec ceux des autres compagnies dans le monde.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »

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En somme, sous la forte impulsion du chef de l’Etat, le gouvernement est en train de prendre des mesures Ă©nergiques pour redresser CAMAIR-Co. Toutefois, nos compatriotes doivent faire preuve de patience et surtout de confiance dans la dĂ©termination qu’affiche le prĂ©sident de la RĂ©publique. Les Camerounais doivent, par ailleurs, savoir que partout dans le monde, le secteur de l’aviation civile est par essence difficile et sujet Ă  de nombreuses incertitudes.
A la requĂȘte du gouvernement, CAMAIR-Co a fait l’objet d’un audit de Boeing dans l’optique d’une restructuration de la compagnie. Quelles en sont les conclusions ?
En effet, dans le souci de poser le bon diagnostic par rapport Ă  l’état de l’exploitation de CAMAIR-Co et de prendre le moment venu des mesures judicieuses, le gouvernement a pris l’option de signer un contrat d’assistance et d’audit avec un cabinet Ă  la rĂ©putation mondialement Ă©tablie et reconnue en la matiĂšre. Boeing Consulting a ainsi Ă©tĂ© choisi et le contrat Ă , Ă©tĂ© signĂ© le 16 dĂ©cembre 2015. Le 14 mars 2015, BOEING a dĂ©posĂ© un prĂ©-rapport qui a Ă©tĂ© approuvĂ© par le gouvernement, lequel contenait notamment : une proposition de rĂ©seau devant permettre des taux de remplissage convenables des avions comprenant 27 destinations dont neuf domestiques, 13 rĂ©gionales et cinq intercontinentales ; une proposition de flotte Ă  acquĂ©rir sur cinq ans devant comporter Ă  l’échĂ©ance 14 avions. Le 14 juin 2016, BOEING a remis au gouvernement son rapport dĂ©finitif. Pour des raisons Ă©videntes, la primeur des conclusions dudit rapport est rĂ©servĂ©e Ă  Monsieur le prĂ©sident de la RĂ©publique qui dĂ©cidera en dernier ressort s’il Ă©tait dĂ©finitivement approuvĂ©.
A quelques mois de la Coupe d’Afrique des Nations, version fĂ©minine, peut-on s’attendre Ă  une amĂ©lioration substantielle de la situation de CAMAIR-Co ?
La mise en Ɠuvre du business-plan ou du plan de relance Ă©laborĂ© et proposĂ© par BOEING nĂ©cessitera des moyens importants et nĂ©cessairement du temps. C’est pourquoi, il faut considĂ©rer que dans la perspective de la CAN fĂ©minine prĂ©vue en novembre 2016, l’exploitation de CAMAIR-Co pourrait connaĂźtre une amĂ©lioration significative davantage du fait de l’entrĂ©e en service des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ©, et des autres dessertes domestiques qui pourraient ĂȘtre plus rationnellement desservies par les MA60 et d’autres avions.
L’intĂ©gration de deux aĂ©ronefs de type MA 60 n’a pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. Y a-t-il des mesures en vue pour remĂ©dier Ă  la situation ?
Je dois Ă  l’honnĂȘtetĂ© d’avouer que l’intĂ©gration des deux MA60 n’a pas permis de rĂ©sorber le dĂ©ficit de CAMAIR-Co sur le plan de sa flotte. D’abord parce que ces aĂ©ronefs Ă  eux seuls, qui ont vocation Ă  desservir le rĂ©seau domestique, ne peuvent pas rĂ©sorber le dĂ©ficit de la flotte, qui est appelĂ©e Ă  compter Ă  terme, beaucoup d’autres aĂ©ronefs de divers calibres

Ensuite, il y a lieu de prĂ©ciser que lorsque les deux MA60 entrent en exploitation aprĂšs prĂšs d’un an d’immobilisation au sol, les Ă©quipages qui avaient Ă©tĂ© formĂ©s sont devenus in opĂ©rationnels du fait de la mĂȘme immobilisation des aĂ©ronefs. Il a fallu renvoyer ces Ă©quipages en recyclage en Chine, d’oĂč ils ne sont revenus que quatre mois aprĂšs. Entre temps, pour opĂ©rer le premier, puis le deuxiĂšme avions sur le trajet Douala-YaoundĂ©-Douala, CAMAIR-Co a eu recours Ă  des Ă©quipages Ă©trangers. A leur retour du recyclage en Chine, les Ă©quipages camerounais ont dĂ» se refaire certifier et lĂącher officiellement par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »

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Dans le mĂȘme intervalle, les travaux de certification des aĂ©roports de Bafoussam et NgaoundĂ©rĂ© ont Ă©tĂ© lancĂ©s. A l’heure actuelle, Bafoussam est prĂȘt et n’attend que le vol inaugural, tandis que NgaoundĂ©rĂ© doit encore faire l’objet de quelques formalitĂ©s. C’est le lieu d’appeler l’attention sur deux aspects importants : d’une part, CAMAIR-Co souffre d’un problĂšme crucial d’équipage qui nĂ©cessitera que le gouvernement reprenne en main la formation des pilotes de ligne. Ce problĂšme n’est pas l’apanage du Cameroun. Il se pose avec acuitĂ© Ă  travers le monde. D’autre part, pour des raisons de sĂ©curitĂ©, le domaine de l’aviation civile est rigoureusement rĂšglementĂ© par l’AutoritĂ© aĂ©ronautique et l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Dans les tout prochains jours, les MA60 continueront leur montĂ©e en puissance, mais le dĂ©ficit de la flotte ne se rĂ©sorbera vĂ©ritablement qu’au fur et Ă  mesure de l’acquisition des avions prĂ©vus.
Qu’est devenu le Boeing 767, le Dja ?
Le BOEING 767-300 ER le DJA, propriĂ©tĂ© de CAMAIR-Co, s’est rendu au courant du mois de dĂ©cembre 2015 Ă  Addis-Abeba en Ethiopie pour les besoins d’une visite de routine (Check-up) qui intervient tous les 18 mois. Malheureusement, au terme de cette visite d’inspection technique effectuĂ©e par notre partenaire Ethiopian, ont permis de dĂ©tecter des problĂšmes techniques qui ont nĂ©cessitĂ© la fabrication de plusieurs piĂšces non-disponibles dans les magasins de BOEING aux Etats-Unis. La fabrication des piĂšces et leur acheminement Ă  Addis-Abeba a nĂ©cessitĂ© un dĂ©lai supplĂ©mentaire de cinq mois. A l’heure actuelle, d’aprĂšs les informations de CAMAIR-Co, les travaux de pose de nouvelles piĂšces sont pratiquement achevĂ©s et l’avion pourra regagner le Cameroun dans les tout prochains jours.
AprĂšs la rĂ©habilitation de l’aĂ©roport de Bafoussam, quid des autres infrastructures semblables en vue d’une meilleure desserte du pays ?
AprĂšs Bafoussam qui est dĂ©jĂ  rĂ©habilitĂ© et certifiĂ©, NgaoundĂ©rĂ© suivra comme je l’ai mentionnĂ© plus haut. Les autres aĂ©roports du rĂ©seau domestique seront progressivement rĂ©habilitĂ©s en fonction des orientations, dĂ©cisions du gouvernement et des objectifs commerciaux de Camair-Co. Dans un premier temps, il va probablement s’agir de Bamenda, Bertoua, Koutaba et trĂšs certainement Kribi. L’objectif Ă©tant de pouvoir desservir Ă  terme 9 Ă  10 destinations dans le rĂ©seau domestique.
D’aucuns estiment le ciel camerounais trop ouvert. Partagez-vous cette perception ?
Personnellement, je ne pense pas que l’on puisse affirmer que le ciel camerounais soit trop ouvert. C’est vrai que dans le transport aĂ©rien international, la tendance actuelle privilĂ©gie l’option du "Open Sky", c’est-Ă -dire la politique du "Ciel Ouvert". Le Cameroun Ă©tant Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro qui prĂ©voit une libĂ©ralisation graduelle et progressive des services de transport aĂ©rien rĂ©gulier et non rĂ©gulier intra-africain, les compagnies aĂ©riennes des pays Parties de ladite DĂ©cision opĂšrent au Cameroun sous le rĂ©gime de la 5Ăšme LibertĂ© qui prĂ©voit le droit d’embarquer (sur le territoire d’un autre Etat) des passagers et des marchandises Ă  destination du territoire de l’Etat dont l’aĂ©ronef possĂšde la nationalitĂ©.
En revanche, les compagnies aĂ©riennes provenant du rĂ©seau intercontinental ou qui ne sont pas Partie de la DĂ©cision de Yamoussoukro desservent la destination Cameroun en vertu des Accords AĂ©riens bilatĂ©raux. Dans l’un et l’autre cas, je ne pense pas, qu’à l’heure actuelle, l’on puisse parler de saturation du ciel camerounais. Par ailleurs, la frĂ©quentation des plateformes aĂ©roportuaires nationales par les compagnies Ă©trangĂšres, gĂ©nĂšre d’importantes recettes qui contribuent Ă  promouvoir le secteur de l’aviation civile au Cameroun.
Questions autour de Camair-Co

MAKON ma PONDI
National - Economie

Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre des Transports: « La compagnie est loin d’ĂȘtre condamnĂ©e »

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Au demeurant, la compagnie nationale Camair-Co Ă©tant l’instrument dĂ©signĂ© de la mise en Ɠuvre de ces diffĂ©rents accords, le gouvernement veille en permanence Ă  ce que les intĂ©rĂȘts du Cameroun soient prĂ©servĂ©s.
Quels sont les chantiers prioritaires pour votre département ministériel ?
Mon dĂ©partement ministĂ©riel a reçu du chef de l’Etat la mission d’élaborer et de mettre en Ɠuvre la politique du gouvernement en matiĂšre d’organisation des transports et de sĂ©curitĂ© dans tous les modes de transport avec un accĂšs particulier pour la sĂ©curitĂ© routiĂšre. Les transports constituent, de ce fait, un domaine stratĂ©gique qui conditionne la promotion du dĂ©veloppement et de l’émergence de notre pays.
En plus du secteur aĂ©rien qui retient en ce moment une grande attention, le gouvernement s’attĂšle dans le mĂȘme temps Ă  rĂ©soudre les lancinants problĂšmes du transport urbain de masse » et de la lutte contre l’insĂ©curitĂ© routiĂšre..
Il faut tout aussi bien suivre Ă©troitement la bonne exĂ©cution de la concession ferroviaire accordĂ©e au Groupe BollorĂ© par le gouvernement Ă  travers CAMRAIL. Dans le mĂȘme temps, il faut avoir un regard particuliĂšrement vigilant sur le sous-secteur maritime et portuaire, oĂč s’effectuent plus de 95% des Ă©changes commerciaux entre le Cameroun et l’étranger. Il est question de veiller en permanence sur tous les problĂšmes qui conditionnent la fluiditĂ©, l’attractivitĂ© et la compĂ©titivitĂ© de nos plates formes portuaires, et en particulier la veille permanente sur la dĂ©congestion du port de Douala. Naturellement, toutes ces mesures devront s’appliquer rigoureusement lorsque le port en eau profonde de Kribi sera opĂ©rationnel.
En conclusion, il faut retenir que tous les modes de transport constituent une seule et mĂȘme chaĂźne logistique dont chacun des maillons reprĂ©sente un Ă©lĂ©ment essentiel qui fait l’objet d’un suivi et d’une attention soutenue de la part du gouvernement.
Entretien mené par MAKON ma PONDI
Mohamadou Bayero prend les rĂȘnes de la Sodecoton

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Il a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral au cours d’une session extraordinaire du conseil d’administration de l’entreprise lundi Ă  YaoundĂ©.
Une nouvelle page s’ouvre Ă  la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du coton du Cameroun (Sodecoton). Lundi, Mohamadou Bayero a Ă©tĂ© installĂ© comme directeur gĂ©nĂ©ral Ă  l’issue d’une session extraordinaire du conseil d’administration de la structure par le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (MINADER), Henri Eyebe Ayissi. Il remplace ainsi Abdou Namba, qui a assurĂ© les mĂȘmes fonctions pendant trois ans. Les challenges de cet ancien de la maison Sodecoton sont nombreux. En effet, le nouveau Dg hĂ©rite d’une entreprise en crise. La sociĂ©tĂ© accuse d’importantes pertes financiĂšres, pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive. A l’origine, l’effondrement des cours du coton sur le marchĂ© mondial, les arrivĂ©es prĂ©maturĂ©es des pluies qui ont dĂ©tĂ©riorĂ© une quantitĂ© considĂ©rable du coton-graine, les difficultĂ©s de transport du coton des zones de production aux usines d’égrenage, le dĂ©ficit en Ă©nergie Ă©lectrique, la vĂ©tustĂ© de certains Ă©quipements, la baisse du niveau de production dans certains bassins, consĂ©cutive Ă  l’insĂ©curitĂ© causĂ©e par Boko Haram dans l’ExtrĂȘme-Nord...
La situation tend Ă  perdurer et selon le MINADER, « il faut savoir s’adapter aux Ă©volutions de la conjoncture en opĂ©rant les changements nĂ©cessaires, en temps opportun, de façon Ă  en optimiser l’impact positif recherchĂ©. Cette dĂ©cision fait partie d’un train de mesures qui vont accompagner la relance des activitĂ©s et l’adaptation de la Sodecoton aux exigences actuelles. » DĂšs lors, le gouvernement attend du nouveau Dg qu’il assume les responsabilitĂ©s de cet organe selon les directives du conseil d’administration. Ainsi, Mohamadou Bayero devra Ă©tablir un climat de confiance et de collaboration avec les diffĂ©rents partenaires de la Sodecoton que sont les banques, les organisations de paysans, les fournisseurs. Il faudra ensuite procĂ©der, dans les meilleurs dĂ©lais, Ă  un audit interne pour faire l’état des lieux de la sociĂ©tĂ© dans une optique de redressement et de relance des activitĂ©s.
Le nouveau Dg devra remobiliser et responsabiliser l’ensemble du personnel de la sociĂ©tĂ© et veiller Ă  l’effectivitĂ© des mĂ©canismes de contrĂŽle permanent. Enfin, il devra prendre toute mesure d’urgence nĂ©cessaire pour la bonne exĂ©cution des principales activitĂ©s de la sociĂ©tĂ©. Le nouveau promu a pris conscience des attentes placĂ©es en lui et a tenue Ă  « rendre grĂące Ă  Dieu et je remercie le chef de l’Etat d’avoir posĂ© son choix en ma modeste personne pour diriger cette importante sociĂ©tĂ©, fleuron de l’agro-industrie de notre pays ». Et de poursuivre : « Je m’engage Ă  assumer ces lourdes responsabilitĂ©s avec beaucoup de loyautĂ©, d’ardeur, en collaboration avec toute l’équipe et les autoritĂ©s administratives. »