14 Camerounais Ă Durban pour les Championnats dâAfrique dâathlĂ©tisme
Steve LIBAM
National - Sport
Lâobjectif est de rĂ©aliser des minima pour les Jeux olympiques de Rio.
Huit centimĂštres. Câest la distance qui sĂ©pare encore Auriol Dongmo dâune participation aux Jeux olympiques 2016. Un gap que lâathlĂšte va tenter de combler lors des 20es championnats dâAfrique dâathlĂ©tisme qui dĂ©butent ce mercredi Ă Durban, en Afrique du Sud. Avec un jet Ă 17,72 m rĂ©alisĂ© le 29 mai dernier au meeting dâOordegem (Belgique), sa meilleure performance de lâannĂ©e, la lanceuse du poids camerounaise sâest considĂ©rablement rapprochĂ©e des 17,80 requis pour aller Ă Rio. Les 14 athlĂštes de la dĂ©lĂ©gation camerounaise auront pour objectif de rĂ©aliser les minima dans leurs disciplines respectives. Outre Auriol Dongmo, les meilleures chances de qualification camerounaises, reposent Ă©galement sur Fernand Djoumessi au saut en hauteur. Celui-ci doit franchir au moins la barre des 2,29 m. Une performance dont sâest rapprochĂ© le sauteur grĂące aux 2,28m rĂ©alisĂ©s au meeting de BĂŒhl (Allemagne), le 19 juin 2014. MĂȘme si cette performance nâest pas prise en compte dans la pĂ©riode de qualification pour les prochains J.O, elle dĂ©montre tout de mĂȘme le potentiel de lâathlĂšte, dont le meilleur bond, 2,15m, a Ă©tĂ© effectuĂ© Ă Dijon en France, le 8 mai dernier. Eventuellement, il faudra Ă©galement garder un Ćil sur Sarah Ngo Ngoa et Sandrine Mbumi au saut en longueur. DâaprĂšs Charles Kouoh Kotte, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la FĂ©dĂ©ration camerounaise dâathlĂ©tisme, Sandrine Mbumi (triple saut) est jusquâici la seule Camerounaise qualifiĂ©e pour les J.O.
DâaprĂšs la fĂ©dĂ©ration, le deuxiĂšme objectif de la dĂ©lĂ©gation camerounaise sera de faire mieux quâĂ Marrakech (Maroc) en 2014. Le Cameroun sâĂ©tait classĂ© septiĂšme au classement gĂ©nĂ©ral, avec une moisson de deux mĂ©dailles en or (Sandrine Mbumi au triple saut et Auriol Dongmo au lancer du poids), une mĂ©daille en argent (Fernand Djoumessi au saut en hauteur) et une mĂ©daille en bronze (Sandrine Mbumi au saut en longueur). Outre les tĂȘtes de proue citĂ©es plus haut, certaines athlĂštes rĂ©vĂ©lĂ©es lors des derniers Jeux universitaires et nationaux auront lâoccasion de gagner en expĂ©rience internationale. Il sâagit notamment de Germaine Abessolo Bivina et Marie GisĂšle Eleme Asse, alignĂ©es aux 100, 200m et sur les relais 4x100 et 4x400m. On note enfin la prĂ©sence dâAbba Zazou Youssoufa (400 m), Herve Nzossie (20 km marche), Emmanuel Mbimbetiti (saut en longueur et triple saut), Raoul Matogno (saut en hauteur, Idrissa Adam (100 et 200m), Boukar Abdoul Rahim (400m), Audrey Nkamsad (400 m), Labarang Charifa (100 et 200m).
Steve LIBAM
National - Sport
Lâobjectif est de rĂ©aliser des minima pour les Jeux olympiques de Rio.
Huit centimĂštres. Câest la distance qui sĂ©pare encore Auriol Dongmo dâune participation aux Jeux olympiques 2016. Un gap que lâathlĂšte va tenter de combler lors des 20es championnats dâAfrique dâathlĂ©tisme qui dĂ©butent ce mercredi Ă Durban, en Afrique du Sud. Avec un jet Ă 17,72 m rĂ©alisĂ© le 29 mai dernier au meeting dâOordegem (Belgique), sa meilleure performance de lâannĂ©e, la lanceuse du poids camerounaise sâest considĂ©rablement rapprochĂ©e des 17,80 requis pour aller Ă Rio. Les 14 athlĂštes de la dĂ©lĂ©gation camerounaise auront pour objectif de rĂ©aliser les minima dans leurs disciplines respectives. Outre Auriol Dongmo, les meilleures chances de qualification camerounaises, reposent Ă©galement sur Fernand Djoumessi au saut en hauteur. Celui-ci doit franchir au moins la barre des 2,29 m. Une performance dont sâest rapprochĂ© le sauteur grĂące aux 2,28m rĂ©alisĂ©s au meeting de BĂŒhl (Allemagne), le 19 juin 2014. MĂȘme si cette performance nâest pas prise en compte dans la pĂ©riode de qualification pour les prochains J.O, elle dĂ©montre tout de mĂȘme le potentiel de lâathlĂšte, dont le meilleur bond, 2,15m, a Ă©tĂ© effectuĂ© Ă Dijon en France, le 8 mai dernier. Eventuellement, il faudra Ă©galement garder un Ćil sur Sarah Ngo Ngoa et Sandrine Mbumi au saut en longueur. DâaprĂšs Charles Kouoh Kotte, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la FĂ©dĂ©ration camerounaise dâathlĂ©tisme, Sandrine Mbumi (triple saut) est jusquâici la seule Camerounaise qualifiĂ©e pour les J.O.
DâaprĂšs la fĂ©dĂ©ration, le deuxiĂšme objectif de la dĂ©lĂ©gation camerounaise sera de faire mieux quâĂ Marrakech (Maroc) en 2014. Le Cameroun sâĂ©tait classĂ© septiĂšme au classement gĂ©nĂ©ral, avec une moisson de deux mĂ©dailles en or (Sandrine Mbumi au triple saut et Auriol Dongmo au lancer du poids), une mĂ©daille en argent (Fernand Djoumessi au saut en hauteur) et une mĂ©daille en bronze (Sandrine Mbumi au saut en longueur). Outre les tĂȘtes de proue citĂ©es plus haut, certaines athlĂštes rĂ©vĂ©lĂ©es lors des derniers Jeux universitaires et nationaux auront lâoccasion de gagner en expĂ©rience internationale. Il sâagit notamment de Germaine Abessolo Bivina et Marie GisĂšle Eleme Asse, alignĂ©es aux 100, 200m et sur les relais 4x100 et 4x400m. On note enfin la prĂ©sence dâAbba Zazou Youssoufa (400 m), Herve Nzossie (20 km marche), Emmanuel Mbimbetiti (saut en longueur et triple saut), Raoul Matogno (saut en hauteur, Idrissa Adam (100 et 200m), Boukar Abdoul Rahim (400m), Audrey Nkamsad (400 m), Labarang Charifa (100 et 200m).
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De jeunes entrepreneurs encouragés à se servir des TIC
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
La 5e Ă©dition dâInspirâTalks sâest tenue Ă Douala vendredi dernier.
Le gouverneur du Littoral Samuel Ivaha Diboua a assistĂ©a 5e Ă©dition dâInspirâTalks, sans protocole, au milieu de centaines de jeunes gens qui dĂ©battaient de possibilitĂ©s ouvertes par lâusage des technologies de lâinformation et de la communication (TIC) dans lâĂ©conomie africaine, afin de tĂ©moigner a-t-il dit, de lâintĂ©rĂȘt que les pouvoirs publics manifestent pour lâessor de lâĂ©conomie numĂ©rique.
« Je suis Ă©merveillĂ© par ce que les jeunes entreprennent dans ce domaine Ă Douala », a dĂ©clarĂ© le gouverneur en se rĂ©fĂ©rant aux projets dĂ©couverts Ă ces InspirâTalks ou pendant sa tournĂ©e de prise de contact dans la ville de Douala. A titre personnel dâailleurs a-t-il commentĂ©, il sâest mis davantage Ă lâĂ©cole des technologies de lâinformation et de la communication, en commençant par suivre ce que font les enfants dans son entourage.
Dans le brainstorming, il est apparu que les voies de progrĂšs sont importantes pour lâAfrique. Que ce soit en matiĂšre de commerce en ligne, de connaissance et surveillance des marchĂ©s et des prix des produits de consommation courante, dâadressage, etc. Il restera cependant Ă construire davantage les infrastructures sur lesquelles se greffent les TIC telles que les rĂ©seaux de distribution dâĂ©nergie.
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
La 5e Ă©dition dâInspirâTalks sâest tenue Ă Douala vendredi dernier.
Le gouverneur du Littoral Samuel Ivaha Diboua a assistĂ©a 5e Ă©dition dâInspirâTalks, sans protocole, au milieu de centaines de jeunes gens qui dĂ©battaient de possibilitĂ©s ouvertes par lâusage des technologies de lâinformation et de la communication (TIC) dans lâĂ©conomie africaine, afin de tĂ©moigner a-t-il dit, de lâintĂ©rĂȘt que les pouvoirs publics manifestent pour lâessor de lâĂ©conomie numĂ©rique.
« Je suis Ă©merveillĂ© par ce que les jeunes entreprennent dans ce domaine Ă Douala », a dĂ©clarĂ© le gouverneur en se rĂ©fĂ©rant aux projets dĂ©couverts Ă ces InspirâTalks ou pendant sa tournĂ©e de prise de contact dans la ville de Douala. A titre personnel dâailleurs a-t-il commentĂ©, il sâest mis davantage Ă lâĂ©cole des technologies de lâinformation et de la communication, en commençant par suivre ce que font les enfants dans son entourage.
Dans le brainstorming, il est apparu que les voies de progrĂšs sont importantes pour lâAfrique. Que ce soit en matiĂšre de commerce en ligne, de connaissance et surveillance des marchĂ©s et des prix des produits de consommation courante, dâadressage, etc. Il restera cependant Ă construire davantage les infrastructures sur lesquelles se greffent les TIC telles que les rĂ©seaux de distribution dâĂ©nergie.
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De jeunes entrepreneurs encouragés à se servir des TIC
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Tombi Ă Roko soutient Semengue aux Ălections Ă la Ligue de football
Steve LIBAM
National - Sport
Devant les hommes de mĂ©dias de la capitale Ă©conomique dimanche dernier, le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT), Tombi Ă Roko Sidiki, sâest exprimĂ© sur le processus Ă©lectoral Ă la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). Tombi Ă Roko Sidiki a notamment pris ses distances avec la candidature de Franck Happi, prĂ©sident du conseil dâadministration dâUnion de Douala, quâune certaine opinion considĂ©rait comme le « candidat » de la FECAFOOT et donc par ricochet, de son prĂ©sident. Mais pour Tombi Ă Roko Sidiki, Frank Happi « devrait laisser le GĂ©nĂ©ral Semengue continuer ce quâil a commencĂ© ».
Une sortie mĂ©diatique qui intervient au moment oĂč la validation des candidatures pour lâĂ©lection prĂ©vue le 28 juillet prochain est toujours attendue. La Commission Ă©lectorale de la Ligue devait se prononcer sur le sujet 15 jours au plus aprĂšs la date limite de dĂ©pĂŽt des candidatures, qui est arrivĂ©e Ă Ă©chĂ©ance le 30 mai dernier. Un retard engendrĂ©, entre autres selon la Ligue, par la rallonge accordĂ©e Ă certains candidats pour rĂ©gulariser leurs listes. Outre Pierre Semengue, prĂ©sident du ComitĂ© de gestion provisoire de la Ligue et Franck Happi, Zacharie Wandja, prĂ©sident du conseil dâadministration de PanthĂšre du NdĂ©, brigue Ă©galement la prĂ©sidence de la LFPC.
Steve LIBAM
National - Sport
Devant les hommes de mĂ©dias de la capitale Ă©conomique dimanche dernier, le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT), Tombi Ă Roko Sidiki, sâest exprimĂ© sur le processus Ă©lectoral Ă la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). Tombi Ă Roko Sidiki a notamment pris ses distances avec la candidature de Franck Happi, prĂ©sident du conseil dâadministration dâUnion de Douala, quâune certaine opinion considĂ©rait comme le « candidat » de la FECAFOOT et donc par ricochet, de son prĂ©sident. Mais pour Tombi Ă Roko Sidiki, Frank Happi « devrait laisser le GĂ©nĂ©ral Semengue continuer ce quâil a commencĂ© ».
Une sortie mĂ©diatique qui intervient au moment oĂč la validation des candidatures pour lâĂ©lection prĂ©vue le 28 juillet prochain est toujours attendue. La Commission Ă©lectorale de la Ligue devait se prononcer sur le sujet 15 jours au plus aprĂšs la date limite de dĂ©pĂŽt des candidatures, qui est arrivĂ©e Ă Ă©chĂ©ance le 30 mai dernier. Un retard engendrĂ©, entre autres selon la Ligue, par la rallonge accordĂ©e Ă certains candidats pour rĂ©gulariser leurs listes. Outre Pierre Semengue, prĂ©sident du ComitĂ© de gestion provisoire de la Ligue et Franck Happi, Zacharie Wandja, prĂ©sident du conseil dâadministration de PanthĂšre du NdĂ©, brigue Ă©galement la prĂ©sidence de la LFPC.
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Le Tangué de Lock Priso bientÎt de retour ?
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
La BaviÚre est disposée à rendre le pavillon royal de la pirogue de ce souverain et résistant à la colonisation allemande.
La communautĂ© Bele Bele et le public intĂ©ressĂ© ont rĂ©cemment appris, lors dâune confĂ©rence Ă la fondation AfricAvenir Ă Douala, que les autoritĂ©s allemandes se trouvent depuis peu dans de bonnes dispositions pour remettre le TanguĂ© de Kumâa Mbape Bell alias Lock Priso Ă la famille de ce souverain des Bele Bele, Ă lâĂ©poque de lâinvasion coloniale allemande au Cameroun. Le TanguĂ© est en effet la proue de la pirogue princiĂšre Ă bord de laquelle Lock Priso menait la rĂ©sistance Ă lâenvahisseur.
Vaincu, le prince rĂ©gnant sur ce qui Ă©tait alors Hickory Town, aujourdâhui connu comme BonabĂ©ri (Douala IV), perdra ce signe de prestige et de leadership. Le consul allemand Max Buchner qui fit bombarder lâenclave nationaliste dâHickory Town dira alors du TanguĂ© quâil venait de prendre par la force, quâil sâagit de son « butin le plus prĂ©cieux ⊠une grande sculpture » quâil enverra Ă Munich comme trophĂ©e de guerre.
Seulement, plus dâun siĂšcle plus tard, le professeur Kumâa Ndumbe III, petit-fils et successeur de Lock Priso, a entrepris de faire rentrer dans le patrimoine familial le TanguĂ© de son illustre ancĂȘtre. Dâun point de vue historique et moral, la pirogue battant pavillon royal des Bele Bele nâest-elle pas plus lĂ©gitime sur les eaux du Wouri que dans un musĂ©e ethnographique allemand ? Ainsi semble rĂ©sumĂ©e et clarifiĂ©e la question que Kumâa Ndumbe III a rĂ©guliĂšrement portĂ©e Ă lâattention du public camerounais.
Pour autant, les discussions entamĂ©es avec les autoritĂ©s allemandes ont achoppĂ© sur des questions procĂ©durales. En somme, la position de lâEtat de BaviĂšre, qui possĂšde et peut disposer du TanguĂ© selon les lois allemandes est quâ« Il sera nĂ©cessaire de prendre les prĂ©cautions et les garanties concernant la revendication lĂ©gale de la propriĂ©tĂ©. Les documents permettant dâĂ©tablir la preuve de propriĂ©tĂ© devront ĂȘtre fournis par lâayant-droit, pour ⊠que le TanguĂ© rentre lĂ oĂč il se doit ». Une position de bon augure pour ce bien culturel et politique, tĂ©moin de la rĂ©sistance camerounaise Ă la colonisation ; mĂȘme si les dates prochaines Ă suivre dans le calendrier des discussions demeurent encore imprĂ©cises.
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
La BaviÚre est disposée à rendre le pavillon royal de la pirogue de ce souverain et résistant à la colonisation allemande.
La communautĂ© Bele Bele et le public intĂ©ressĂ© ont rĂ©cemment appris, lors dâune confĂ©rence Ă la fondation AfricAvenir Ă Douala, que les autoritĂ©s allemandes se trouvent depuis peu dans de bonnes dispositions pour remettre le TanguĂ© de Kumâa Mbape Bell alias Lock Priso Ă la famille de ce souverain des Bele Bele, Ă lâĂ©poque de lâinvasion coloniale allemande au Cameroun. Le TanguĂ© est en effet la proue de la pirogue princiĂšre Ă bord de laquelle Lock Priso menait la rĂ©sistance Ă lâenvahisseur.
Vaincu, le prince rĂ©gnant sur ce qui Ă©tait alors Hickory Town, aujourdâhui connu comme BonabĂ©ri (Douala IV), perdra ce signe de prestige et de leadership. Le consul allemand Max Buchner qui fit bombarder lâenclave nationaliste dâHickory Town dira alors du TanguĂ© quâil venait de prendre par la force, quâil sâagit de son « butin le plus prĂ©cieux ⊠une grande sculpture » quâil enverra Ă Munich comme trophĂ©e de guerre.
Seulement, plus dâun siĂšcle plus tard, le professeur Kumâa Ndumbe III, petit-fils et successeur de Lock Priso, a entrepris de faire rentrer dans le patrimoine familial le TanguĂ© de son illustre ancĂȘtre. Dâun point de vue historique et moral, la pirogue battant pavillon royal des Bele Bele nâest-elle pas plus lĂ©gitime sur les eaux du Wouri que dans un musĂ©e ethnographique allemand ? Ainsi semble rĂ©sumĂ©e et clarifiĂ©e la question que Kumâa Ndumbe III a rĂ©guliĂšrement portĂ©e Ă lâattention du public camerounais.
Pour autant, les discussions entamĂ©es avec les autoritĂ©s allemandes ont achoppĂ© sur des questions procĂ©durales. En somme, la position de lâEtat de BaviĂšre, qui possĂšde et peut disposer du TanguĂ© selon les lois allemandes est quâ« Il sera nĂ©cessaire de prendre les prĂ©cautions et les garanties concernant la revendication lĂ©gale de la propriĂ©tĂ©. Les documents permettant dâĂ©tablir la preuve de propriĂ©tĂ© devront ĂȘtre fournis par lâayant-droit, pour ⊠que le TanguĂ© rentre lĂ oĂč il se doit ». Une position de bon augure pour ce bien culturel et politique, tĂ©moin de la rĂ©sistance camerounaise Ă la colonisation ; mĂȘme si les dates prochaines Ă suivre dans le calendrier des discussions demeurent encore imprĂ©cises.
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World Blood Donor Day: More Blood Needed
Elizabeth MOSIMA
National - Société
The 2016 edition of the World Blood Donor Day was commemorated in Cameroon on June 21, 2016.
The annual demand for blood and blood products in Cameroon is estimated at about 400,000 pints of blood. Available statistics show that in 2015, 73,000 pints of blood were collected as against 49,000 in 2014. The pints of blood are collected mostly from government central hospitals and general hospitals thus 17,076 from Yaounde Central Hospital, 12,237 from Douala Laquintinie Hospital, 5,329 from Douala General Hospital and 4,364 from the Yaounde Gynaeco-Obstetric Hospital.
Even though slight increase has been recorded during the last few years, much still needs to be done so as to meet the expected demand. It is in this light that the 2016 edition of the World Blood Donor Day was commemorated in Cameroon on June 21, 2016 on theme âBlood connects us allâ.
Speaking at the occasion, the Minister of Public Health, André Mama Fouda said the challenge of insufficiency in blood and blood products can be met on condition that all actors play their roles fully. He stressed on the need to strengthen the blood transfusion system in Cameroon in order to make it credible.
André Mama Fouda used the occasion to thank technical and financial partners for their efforts in supporting blood transfusion system in Cameroon and also the Islamic Development Bank that has taken the commitment to finance projects for the construction of modern infrastructure for blood transfusion centres in some regions of the country.
He said a synergy of all actors will enable the country collect more pints of blood, treat with quality assurance so that health centres can have sufficient blood and blood products to save many lives at a time.
The World Blood Donor Day was an occasion to thank blood donors for their life-saving gift of blood and also to create wider public awareness of the need for regular blood donation while inspiring those who have not yet donated blood to start donating.
Elizabeth MOSIMA
National - Société
The 2016 edition of the World Blood Donor Day was commemorated in Cameroon on June 21, 2016.
The annual demand for blood and blood products in Cameroon is estimated at about 400,000 pints of blood. Available statistics show that in 2015, 73,000 pints of blood were collected as against 49,000 in 2014. The pints of blood are collected mostly from government central hospitals and general hospitals thus 17,076 from Yaounde Central Hospital, 12,237 from Douala Laquintinie Hospital, 5,329 from Douala General Hospital and 4,364 from the Yaounde Gynaeco-Obstetric Hospital.
Even though slight increase has been recorded during the last few years, much still needs to be done so as to meet the expected demand. It is in this light that the 2016 edition of the World Blood Donor Day was commemorated in Cameroon on June 21, 2016 on theme âBlood connects us allâ.
Speaking at the occasion, the Minister of Public Health, André Mama Fouda said the challenge of insufficiency in blood and blood products can be met on condition that all actors play their roles fully. He stressed on the need to strengthen the blood transfusion system in Cameroon in order to make it credible.
André Mama Fouda used the occasion to thank technical and financial partners for their efforts in supporting blood transfusion system in Cameroon and also the Islamic Development Bank that has taken the commitment to finance projects for the construction of modern infrastructure for blood transfusion centres in some regions of the country.
He said a synergy of all actors will enable the country collect more pints of blood, treat with quality assurance so that health centres can have sufficient blood and blood products to save many lives at a time.
The World Blood Donor Day was an occasion to thank blood donors for their life-saving gift of blood and also to create wider public awareness of the need for regular blood donation while inspiring those who have not yet donated blood to start donating.
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World Blood Donor Day: More Blood Needed
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Plus dure sera la loi contre la Fraude aux examens et concours
Jean Francis BELIBI
Rédaction - Dossier
Lâon est passĂ© de « lâeau » des annĂ©es 1990 Ă dâautres mĂ©thodes que le lĂ©gislateur entend rĂ©primer sĂ©vĂšrement.
On est certes loin des annĂ©es 1990, quand le phĂ©nomĂšne de ce qui Ă©tait appelĂ© « lâeau » aux examens et concours dans notre pays passait pour une banalitĂ©. Les Ă©lĂšves, Ă©tudiants et mĂȘme certains parents sâactivaient alors pour trouver les Ă©preuves qui allaient ĂȘtre programmĂ©es pour le parchemin ou le concours auquel on aspirait. Des circuits entiers de la fraude Ă©taient mis sur pied, parfois avec la complicitĂ© des personnels chargĂ©s de la prĂ©paration desdits examens et concours. Des mesures rigoureuses ont Ă©tĂ© prises pour la sĂ©curisation du circuit de confection des Ă©preuves. Le phĂ©nomĂšne de « lâeau » semble aujourdâhui rĂ©duit Ă sa plus simple expression. Mais est-ce pour autant que la fraude aux examens et concours administratifs a disparu ? Il serait naĂŻf de rĂ©pondre par lâaffirmative, car si les pouvoirs publics ont pu fermer les « robinets », les faussaires ont mis Ă contribution leur ingĂ©niositĂ© pour trouver les voies et moyens pour contourner lâobstacle.
Entrer dans une grande Ă©cole, rĂ©ussir Ă un examen ne sont pas Ă lâabri des assauts de la fraude. Comment y procĂšde-t-on ? On passe par la substitution des candidats. Ainsi, un candidat X, plus apte dans une matiĂšre quâun proche ou un ami Y, va le remplacer pour passer une ou plusieurs Ă©preuves. Le phĂ©nomĂšne de « bord » nâa pas totalement disparu des circuits des examens et concours. De mĂȘme que lâon assiste toujours Ă la substitution des notes entre candidats. Dans ce cas, il est courant de rencontrer des candidats bĂ©nĂ©ficier de notes qui ne sont pas les leurs alors que les mĂ©ritants ont Ă©tĂ© privĂ©s de leurs notes. Ceci se fait essentiellement avec lâappui de personnes impliquĂ©es dans le circuit des examens ou du concours concernĂ©. On fait donc rĂ©ussir un candidat non-mĂ©ritant en lieu et place dâun autre. Jusquâici, la loi en la matiĂšre, Ă savoir le Code pĂ©nal, semblait muette en la matiĂšre. Un vide qui a Ă©tĂ© rĂ©parĂ©.
Ainsi, dans le cadre du projet de loi portant Code pĂ©nal actuellement en Ă©tude au Parlement, si les dispositions rĂ©primant les fraudes aux examens sont restĂ©es les mĂȘmes que dans la loi actuellement en vigueur, le lĂ©gislateur a cru bon dâajouter la rĂ©pression de la « corruption en matiĂšre de concours administratifs ou dâexamens ». Cette disposition de lâarticle 163-1 dans le texte en examen indique Ă son alinĂ©a 1 « est puni dâun emprisonnement de deux Ă cinq ans et dâune amende de 200 000 F ou de lâune de ces deux peines seulement, quiconque, en usant des pratiques de corruption, facilite lâadmission ou provoque lâĂ©chec dâun candidat Ă un concours administratif ou Ă un examen ». Devrait ĂȘtre punie des mĂȘmes peines, toute personne qui, en raison des pratiques de corruption, « dĂ©clare admis un ou plusieurs candidats nâayant pas composĂ© ».
Jean Francis BELIBI
Rédaction - Dossier
Lâon est passĂ© de « lâeau » des annĂ©es 1990 Ă dâautres mĂ©thodes que le lĂ©gislateur entend rĂ©primer sĂ©vĂšrement.
On est certes loin des annĂ©es 1990, quand le phĂ©nomĂšne de ce qui Ă©tait appelĂ© « lâeau » aux examens et concours dans notre pays passait pour une banalitĂ©. Les Ă©lĂšves, Ă©tudiants et mĂȘme certains parents sâactivaient alors pour trouver les Ă©preuves qui allaient ĂȘtre programmĂ©es pour le parchemin ou le concours auquel on aspirait. Des circuits entiers de la fraude Ă©taient mis sur pied, parfois avec la complicitĂ© des personnels chargĂ©s de la prĂ©paration desdits examens et concours. Des mesures rigoureuses ont Ă©tĂ© prises pour la sĂ©curisation du circuit de confection des Ă©preuves. Le phĂ©nomĂšne de « lâeau » semble aujourdâhui rĂ©duit Ă sa plus simple expression. Mais est-ce pour autant que la fraude aux examens et concours administratifs a disparu ? Il serait naĂŻf de rĂ©pondre par lâaffirmative, car si les pouvoirs publics ont pu fermer les « robinets », les faussaires ont mis Ă contribution leur ingĂ©niositĂ© pour trouver les voies et moyens pour contourner lâobstacle.
Entrer dans une grande Ă©cole, rĂ©ussir Ă un examen ne sont pas Ă lâabri des assauts de la fraude. Comment y procĂšde-t-on ? On passe par la substitution des candidats. Ainsi, un candidat X, plus apte dans une matiĂšre quâun proche ou un ami Y, va le remplacer pour passer une ou plusieurs Ă©preuves. Le phĂ©nomĂšne de « bord » nâa pas totalement disparu des circuits des examens et concours. De mĂȘme que lâon assiste toujours Ă la substitution des notes entre candidats. Dans ce cas, il est courant de rencontrer des candidats bĂ©nĂ©ficier de notes qui ne sont pas les leurs alors que les mĂ©ritants ont Ă©tĂ© privĂ©s de leurs notes. Ceci se fait essentiellement avec lâappui de personnes impliquĂ©es dans le circuit des examens ou du concours concernĂ©. On fait donc rĂ©ussir un candidat non-mĂ©ritant en lieu et place dâun autre. Jusquâici, la loi en la matiĂšre, Ă savoir le Code pĂ©nal, semblait muette en la matiĂšre. Un vide qui a Ă©tĂ© rĂ©parĂ©.
Ainsi, dans le cadre du projet de loi portant Code pĂ©nal actuellement en Ă©tude au Parlement, si les dispositions rĂ©primant les fraudes aux examens sont restĂ©es les mĂȘmes que dans la loi actuellement en vigueur, le lĂ©gislateur a cru bon dâajouter la rĂ©pression de la « corruption en matiĂšre de concours administratifs ou dâexamens ». Cette disposition de lâarticle 163-1 dans le texte en examen indique Ă son alinĂ©a 1 « est puni dâun emprisonnement de deux Ă cinq ans et dâune amende de 200 000 F ou de lâune de ces deux peines seulement, quiconque, en usant des pratiques de corruption, facilite lâadmission ou provoque lâĂ©chec dâun candidat Ă un concours administratif ou Ă un examen ». Devrait ĂȘtre punie des mĂȘmes peines, toute personne qui, en raison des pratiques de corruption, « dĂ©clare admis un ou plusieurs candidats nâayant pas composĂ© ».
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Indemnisations dans le Mfoundi sur le tracé de l'Autoroute Yaoundé-Nsimalen
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Le préfet, Jean Claude Tsila a conduit le début des opérations vendredi à Mikan et Toutouli.
Plus de 810 millions de F ont Ă©tĂ© remis vendredi dernier Ă certaines populations des villages Mikan et Toutouli dans le dĂ©partement du Mfoundi, rĂ©gion du Centre. Il sâagit des riverains du projet dâautoroute YaoundĂ©/Nsimalen, ceux-lĂ dont les biens (maisons, cultures, terrains, etc.) sont situĂ©s sur le tracĂ© du chantier en cours et doivent ĂȘtre dĂ©truits pour que la route passe. Vendredi donc, le prĂ©fet du Mfoundi, Jean Claude Tsila a lancĂ© le paiement des indemnisations des victimes. Occasion pour le chef de terre de rappeler aux populations que les pouvoirs publics tiennent toujours parole : « A chaque fois que je suis venu ici, je vous ai assurĂ© que personne ne sera victime dâĂ©viction avant le paiement de ses indemnitĂ©s. VoilĂ , la promesse est tenue ». Jean Claude Tsila a Ă©galement expliquĂ© que « le gouvernement a choisi dâeffectuer les paiements progressivement, en fonction de la disponibilitĂ© des fonds mais aussi du niveau dâavancement des travaux, qui sont dĂ©jĂ aux portes du Mfoundi, dont le premier village Ă traverser est Mikan, suivi de Toutouli ».
Lâautoroute YaoundĂ©-Nsimalen traverse, en effet, trois dĂ©partements de la rĂ©gion du Centre. La Mefou-et-Akono, la Mefou-et-Afamba oĂč les indemnisations ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© payĂ©es et enfin le Mfoundi. Dans ce dernier dĂ©partement, les travaux se dĂ©roulent en deux sections : rase campagne et urbaine. Le prĂ©fet assure que « toutes les expertises en termes de constatation et dâĂ©valuation des biens sont bouclĂ©es, tout au moins pour la section rase campagne qui part de Mikan jusquâĂ Ahala. Et juste pour cette premiĂšre section, les indemnisations constituent dĂ©jĂ une enveloppe trĂšs importante. Câest pourquoi le gouvernement ne peut dĂ©bloquer les fonds que progressivement ». A Mikan, juste trois victimes ont Ă©tĂ© recensĂ©es pour un montant de plus de 20 millions de F. A Toutouli, elles Ă©taient 123 Ă recevoir une enveloppe globale dâenviron 790 millions de F. Suivront, dans quelques semaines, les villages Meyo, Aboume et Ahala, en attendant que soient bouclĂ©s les travaux en section urbaine qui sâachĂšve Ă Tsinga.
Il faut relever que, malgrĂ© le calme qui a prĂ©valu durant le paiement des indemnitĂ©s de vendredi Ă Toutouli, il y avait quelques mĂ©contents dans les rangs. Des gens qui se demandent pourquoi le paiement se fait en espĂšces avec tous les risques dâinsĂ©curitĂ© qui vont avec. Dâautres qui auraient prĂ©fĂ©rĂ© le recasement, mais aussi ceux qui ne comprennent toujours pas les bases de calcul des indemnitĂ©s.
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Le préfet, Jean Claude Tsila a conduit le début des opérations vendredi à Mikan et Toutouli.
Plus de 810 millions de F ont Ă©tĂ© remis vendredi dernier Ă certaines populations des villages Mikan et Toutouli dans le dĂ©partement du Mfoundi, rĂ©gion du Centre. Il sâagit des riverains du projet dâautoroute YaoundĂ©/Nsimalen, ceux-lĂ dont les biens (maisons, cultures, terrains, etc.) sont situĂ©s sur le tracĂ© du chantier en cours et doivent ĂȘtre dĂ©truits pour que la route passe. Vendredi donc, le prĂ©fet du Mfoundi, Jean Claude Tsila a lancĂ© le paiement des indemnisations des victimes. Occasion pour le chef de terre de rappeler aux populations que les pouvoirs publics tiennent toujours parole : « A chaque fois que je suis venu ici, je vous ai assurĂ© que personne ne sera victime dâĂ©viction avant le paiement de ses indemnitĂ©s. VoilĂ , la promesse est tenue ». Jean Claude Tsila a Ă©galement expliquĂ© que « le gouvernement a choisi dâeffectuer les paiements progressivement, en fonction de la disponibilitĂ© des fonds mais aussi du niveau dâavancement des travaux, qui sont dĂ©jĂ aux portes du Mfoundi, dont le premier village Ă traverser est Mikan, suivi de Toutouli ».
Lâautoroute YaoundĂ©-Nsimalen traverse, en effet, trois dĂ©partements de la rĂ©gion du Centre. La Mefou-et-Akono, la Mefou-et-Afamba oĂč les indemnisations ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© payĂ©es et enfin le Mfoundi. Dans ce dernier dĂ©partement, les travaux se dĂ©roulent en deux sections : rase campagne et urbaine. Le prĂ©fet assure que « toutes les expertises en termes de constatation et dâĂ©valuation des biens sont bouclĂ©es, tout au moins pour la section rase campagne qui part de Mikan jusquâĂ Ahala. Et juste pour cette premiĂšre section, les indemnisations constituent dĂ©jĂ une enveloppe trĂšs importante. Câest pourquoi le gouvernement ne peut dĂ©bloquer les fonds que progressivement ». A Mikan, juste trois victimes ont Ă©tĂ© recensĂ©es pour un montant de plus de 20 millions de F. A Toutouli, elles Ă©taient 123 Ă recevoir une enveloppe globale dâenviron 790 millions de F. Suivront, dans quelques semaines, les villages Meyo, Aboume et Ahala, en attendant que soient bouclĂ©s les travaux en section urbaine qui sâachĂšve Ă Tsinga.
Il faut relever que, malgrĂ© le calme qui a prĂ©valu durant le paiement des indemnitĂ©s de vendredi Ă Toutouli, il y avait quelques mĂ©contents dans les rangs. Des gens qui se demandent pourquoi le paiement se fait en espĂšces avec tous les risques dâinsĂ©curitĂ© qui vont avec. Dâautres qui auraient prĂ©fĂ©rĂ© le recasement, mais aussi ceux qui ne comprennent toujours pas les bases de calcul des indemnitĂ©s.
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Indemnisations dans le Mfoundi sur le tracé de l'Autoroute Yaoundé-Nsimalen
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Eau et électricité: que paie le consommateur ?
Azize MBOHOU
National - Politique
Basile Atangana Kouna a été interpellé vendredi par les députés sur ces deux services.
Le dĂ©putĂ© Fusi Naamukong Wilfried du SDF, dans sa question adressĂ©e au ministre de lâEau et de lâEnergie (MINEE) vendredi Ă lâAssemble nationale, parle « dâabus de la CDE et dâENEO ». Dans ses Ă©clairages, Basile Atangana Kouna convoque le nouveau cadre institutionnel de la fourniture de lâeau potable en milieu urbain et pĂ©ri-urbain, en vigueur depuis 2005. Sur la base de cet arsenal rĂ©glementaire qui traite du service de branchement dâeau et plus spĂ©cifiquement de compteur dâeau, « cet instrument nâappartient pas au consommateur. » Pour le MINEE, « ce dernier ne paie pas le compteur, mais plutĂŽt toutes les opĂ©rations qui concourent Ă son branchement. » DâoĂč le paiement des frais de location Ă la fin du mois, tel quâil ressort du rĂšglement de service validĂ© par le Premier ministre. Câest ce qui justifie par exemple lâenlĂšvement du compteur par le fournisseur, lorsque le consommateur ne parvient plus Ă rĂ©gler ses factures. Sur un autre plan, le MINEE a rappelĂ© que dâimportants investissements sont en cours dans plusieurs villes du Cameroun, pour rĂ©sorber la pĂ©nurie dâeau.
Autre prĂ©cision importante du MINEE, le paiement des quittances dâĂ©nergie, en fonction de la quantitĂ© de consommation. En effet, de 0 Ă 110 Kwh, le consommateur ne paie pas le prix de lâĂ©nergie quâil consomme. « Câest lâEtat qui paie la plus grande partie pour lui Ă travers un mĂ©canisme de valorisation des investissements. Câest quâon appelle la tranche sociale qui reprĂ©sente environ 60 % des consommateurs dâENEO », note Basile Atangana Kouna. En clair, en deçà de 110 Kwh, câest lâEtat qui subventionne. Et au-delĂ de ce seuil, le consommateur paie le tarif normal qui doit lui ĂȘtre appliquĂ©, « le juste prix ». Il nâa pas Ă©tĂ© superflu de revenir sur le plan dâinvestissement mis en Ćuvre par lâEtat, pour optimiser la fourniture en Ă©nergie au Cameroun.
Azize MBOHOU
National - Politique
Basile Atangana Kouna a été interpellé vendredi par les députés sur ces deux services.
Le dĂ©putĂ© Fusi Naamukong Wilfried du SDF, dans sa question adressĂ©e au ministre de lâEau et de lâEnergie (MINEE) vendredi Ă lâAssemble nationale, parle « dâabus de la CDE et dâENEO ». Dans ses Ă©clairages, Basile Atangana Kouna convoque le nouveau cadre institutionnel de la fourniture de lâeau potable en milieu urbain et pĂ©ri-urbain, en vigueur depuis 2005. Sur la base de cet arsenal rĂ©glementaire qui traite du service de branchement dâeau et plus spĂ©cifiquement de compteur dâeau, « cet instrument nâappartient pas au consommateur. » Pour le MINEE, « ce dernier ne paie pas le compteur, mais plutĂŽt toutes les opĂ©rations qui concourent Ă son branchement. » DâoĂč le paiement des frais de location Ă la fin du mois, tel quâil ressort du rĂšglement de service validĂ© par le Premier ministre. Câest ce qui justifie par exemple lâenlĂšvement du compteur par le fournisseur, lorsque le consommateur ne parvient plus Ă rĂ©gler ses factures. Sur un autre plan, le MINEE a rappelĂ© que dâimportants investissements sont en cours dans plusieurs villes du Cameroun, pour rĂ©sorber la pĂ©nurie dâeau.
Autre prĂ©cision importante du MINEE, le paiement des quittances dâĂ©nergie, en fonction de la quantitĂ© de consommation. En effet, de 0 Ă 110 Kwh, le consommateur ne paie pas le prix de lâĂ©nergie quâil consomme. « Câest lâEtat qui paie la plus grande partie pour lui Ă travers un mĂ©canisme de valorisation des investissements. Câest quâon appelle la tranche sociale qui reprĂ©sente environ 60 % des consommateurs dâENEO », note Basile Atangana Kouna. En clair, en deçà de 110 Kwh, câest lâEtat qui subventionne. Et au-delĂ de ce seuil, le consommateur paie le tarif normal qui doit lui ĂȘtre appliquĂ©, « le juste prix ». Il nâa pas Ă©tĂ© superflu de revenir sur le plan dâinvestissement mis en Ćuvre par lâEtat, pour optimiser la fourniture en Ă©nergie au Cameroun.
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Eau et électricité: que paie le consommateur ?
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Il nây aura pas dâimportations de Poulet
Félicité BAHANE N. & MichÚle FOGANG
National - Economie
Le MINEPIA est formel sur la question qui fait actuellement des vagues, alors que les pouvoirs publics travaillent Ă remettre la filiĂšre sur les rails.
Alors que des voix sâĂ©lĂšvent, dĂ©nonçant des demandes dâimportation de poulets congelĂ©s adressĂ©es en ce moment au gouvernement, le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (MINEPIA) assure quâil nâen est rien. Joint au tĂ©lĂ©phone par CT, le Dr TaĂŻga assure que câest Ă lui quâil revient dâaccorder les autorisations dâimportation de poulet au Cameroun et quâaucune demande ne lui est adressĂ©e dans ce sens. « Et mĂȘme, nous ne lâaccordons pas. Il y a suffisamment de poulet dans le pays. En dehors des foyers de la grippe, le marchĂ© local tourne assez bien. Il nây aura donc aucune importation. Encore que le problĂšme sanitaire est en train de se rĂ©soudre positivement », assure le MINEPIA. NĂ©anmoins, aucune date nâa encore Ă©tĂ© avancĂ©e, concernant le retour autorisĂ© de la volaille dans les marchĂ©s des dĂ©partements affectĂ©s. Juste que les pouvoirs publics et les responsables de la filiĂšre y travaillent.
Comment donc relancer la filiĂšre avicole au Cameroun ? La question est sur les lĂšvres des opĂ©rateurs du secteur et des adeptes de la chair blanche, depuis la dĂ©tection de foyers de grippe aviaire dans le pays le 22 mai dernier au complexe avicole de Mvog-Betsi. Laquelle maladie sâest propagĂ©e Ă travers les rĂ©gions de lâOuest (Bayangam et Bafoussam), du Sud (Ebolowa) et de lâAdamaoua (Dabar). PrĂšs dâun mois que le secteur est en proie Ă une crise et jusquâici, le flou total demeure sur le devenir de lâactivitĂ© et partant, des maillons qui constituent la chaĂźne de production et dâĂ©coulement. En effet, des mesures ont Ă©tĂ© prises dans le sens de restreindre lâĂ©pidĂ©mie, Ă savoir lâinterdiction de vente de poulets et dâĆufs et la destruction desdits produits avec comme corolaire, dâimportantes pertes financiĂšres.
A lâinitiative du ministĂšre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT) et du MINEPIA, le ComitĂ© de compĂ©titivitĂ© a tenu une concertation multipartite lundi dernier Ă YaoundĂ©. Autour de Lucien Sanzouango, secrĂ©taire permanent, il y avait François Djonou, prĂ©sident de lâInterprofession avicole (IPAVIC), les reprĂ©sentants du MINEPIA, des communautĂ©s urbaines affectĂ©es, ainsi que des associations des consommateurs. Objectif, mettre en place une plateforme technique dâidentification des problĂšmes et de proposition des mesures de redressement et de relance de la filiĂšre avicole.
DâaprĂšs François Djonou, la production nationale en poulet de chair est passĂ©e de 31 millions de tĂȘtes en 2011 Ă 50 millions en 2015 et le cheptel de poules pondeuses est passĂ© de 3,5 millions en 2012 Ă 5,5 millions en 2015. A cause de la grippe aviaire, elle connait une nette rĂ©gression. « Nous avons enregistrĂ© des pertes de lâordre de 10 milliards de F », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Félicité BAHANE N. & MichÚle FOGANG
National - Economie
Le MINEPIA est formel sur la question qui fait actuellement des vagues, alors que les pouvoirs publics travaillent Ă remettre la filiĂšre sur les rails.
Alors que des voix sâĂ©lĂšvent, dĂ©nonçant des demandes dâimportation de poulets congelĂ©s adressĂ©es en ce moment au gouvernement, le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (MINEPIA) assure quâil nâen est rien. Joint au tĂ©lĂ©phone par CT, le Dr TaĂŻga assure que câest Ă lui quâil revient dâaccorder les autorisations dâimportation de poulet au Cameroun et quâaucune demande ne lui est adressĂ©e dans ce sens. « Et mĂȘme, nous ne lâaccordons pas. Il y a suffisamment de poulet dans le pays. En dehors des foyers de la grippe, le marchĂ© local tourne assez bien. Il nây aura donc aucune importation. Encore que le problĂšme sanitaire est en train de se rĂ©soudre positivement », assure le MINEPIA. NĂ©anmoins, aucune date nâa encore Ă©tĂ© avancĂ©e, concernant le retour autorisĂ© de la volaille dans les marchĂ©s des dĂ©partements affectĂ©s. Juste que les pouvoirs publics et les responsables de la filiĂšre y travaillent.
Comment donc relancer la filiĂšre avicole au Cameroun ? La question est sur les lĂšvres des opĂ©rateurs du secteur et des adeptes de la chair blanche, depuis la dĂ©tection de foyers de grippe aviaire dans le pays le 22 mai dernier au complexe avicole de Mvog-Betsi. Laquelle maladie sâest propagĂ©e Ă travers les rĂ©gions de lâOuest (Bayangam et Bafoussam), du Sud (Ebolowa) et de lâAdamaoua (Dabar). PrĂšs dâun mois que le secteur est en proie Ă une crise et jusquâici, le flou total demeure sur le devenir de lâactivitĂ© et partant, des maillons qui constituent la chaĂźne de production et dâĂ©coulement. En effet, des mesures ont Ă©tĂ© prises dans le sens de restreindre lâĂ©pidĂ©mie, Ă savoir lâinterdiction de vente de poulets et dâĆufs et la destruction desdits produits avec comme corolaire, dâimportantes pertes financiĂšres.
A lâinitiative du ministĂšre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (MINEPAT) et du MINEPIA, le ComitĂ© de compĂ©titivitĂ© a tenu une concertation multipartite lundi dernier Ă YaoundĂ©. Autour de Lucien Sanzouango, secrĂ©taire permanent, il y avait François Djonou, prĂ©sident de lâInterprofession avicole (IPAVIC), les reprĂ©sentants du MINEPIA, des communautĂ©s urbaines affectĂ©es, ainsi que des associations des consommateurs. Objectif, mettre en place une plateforme technique dâidentification des problĂšmes et de proposition des mesures de redressement et de relance de la filiĂšre avicole.
DâaprĂšs François Djonou, la production nationale en poulet de chair est passĂ©e de 31 millions de tĂȘtes en 2011 Ă 50 millions en 2015 et le cheptel de poules pondeuses est passĂ© de 3,5 millions en 2012 Ă 5,5 millions en 2015. A cause de la grippe aviaire, elle connait une nette rĂ©gression. « Nous avons enregistrĂ© des pertes de lâordre de 10 milliards de F », a-t-il dĂ©clarĂ©.
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LâAssemblĂ©e nationale vote le nouveau Code pĂ©nal
Jeanine FANKAM
National - Politique
CâĂ©tait au cours dâune sĂ©ance plĂ©niĂšre particuliĂšrement longue mercredi Ă lâhĂ©micycle du palais de Verre de Ngoa-EkellĂ©.
Les dĂ©bats auront Ă©tĂ© particuliĂšrement houleux mercredi Ă lâhĂ©micycle du palais de Verre de Ngoa EkellĂ© oĂč les dĂ©putĂ©s, rĂ©unis en sĂ©ance plĂ©niĂšre ont examinĂ© le projet de loi portant Code pĂ©nal. Des dĂ©bats qui ont portĂ© sur certaines dispositions du texte prĂ©sentĂ© par le gouvernement. Le premier point dâachoppement a portĂ© sur lâarticle 127. Les Ă©lus y voient une immunitĂ© qui est accordĂ©e aux membres du gouvernement Ă travers le Code pĂ©nal. « Non » a rĂ©pondu le ministre dâEtat, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Laurent Esso a soulignĂ© quâil sâagit dâune disposition qui dĂ©coule de la dĂ©lĂ©gation de pouvoirs du prĂ©sident de la RĂ©publique aux membres du gouvernement dans lâexercice de leurs fonctions.
Dâautres aspects dĂ©battus en plĂ©niĂšre ont portĂ© sur la question de la pĂ©nalisation de lâhomosexualitĂ© pour laquelle Laurent Esso sâest Ă©tonnĂ© de ce que lâattention des dĂ©putĂ©s ne porte que sur la « faiblesse » de lâamende pĂ©cuniaire. Le ministre dâEtat a indiquĂ© que les personnes reconnues coupables de ces pratiques risquent bien entre six mois et cinq ans de prison. Autres sujets, la dot, lâadultĂšre, la filouterie de loyerâŠ
A chaque fois, le reprĂ©sentant du gouvernement a apportĂ© des explications qui ont permis de ramener la sĂ©rĂ©nitĂ© et le calme au sein de lâhĂ©micycle. La question de la peine de mort nâa pas Ă©tĂ© oubliĂ©e dans un environnement oĂč de nombreux Etats militent pour son abolition. Laurent Esso a alors rappelĂ© le contexte de lutte contre le terrorisme dans lequel vit le Cameroun en ce moment pour justifier que cette peine soit maintenue dans le Code pĂ©nal du Cameroun. Au final, lâensemble du texte gouvernemental a Ă©tĂ© approuvĂ© Ă lâissue de ces travaux prĂ©sidĂ©s par le TrĂšs honorable Cavaye YeguiĂ© Djibril, prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale. Il reste maintenant lâĂ©tape de lâexamen par le SĂ©nat qui est prĂ©vue dans les prochains jours.
Jeanine FANKAM
National - Politique
CâĂ©tait au cours dâune sĂ©ance plĂ©niĂšre particuliĂšrement longue mercredi Ă lâhĂ©micycle du palais de Verre de Ngoa-EkellĂ©.
Les dĂ©bats auront Ă©tĂ© particuliĂšrement houleux mercredi Ă lâhĂ©micycle du palais de Verre de Ngoa EkellĂ© oĂč les dĂ©putĂ©s, rĂ©unis en sĂ©ance plĂ©niĂšre ont examinĂ© le projet de loi portant Code pĂ©nal. Des dĂ©bats qui ont portĂ© sur certaines dispositions du texte prĂ©sentĂ© par le gouvernement. Le premier point dâachoppement a portĂ© sur lâarticle 127. Les Ă©lus y voient une immunitĂ© qui est accordĂ©e aux membres du gouvernement Ă travers le Code pĂ©nal. « Non » a rĂ©pondu le ministre dâEtat, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Laurent Esso a soulignĂ© quâil sâagit dâune disposition qui dĂ©coule de la dĂ©lĂ©gation de pouvoirs du prĂ©sident de la RĂ©publique aux membres du gouvernement dans lâexercice de leurs fonctions.
Dâautres aspects dĂ©battus en plĂ©niĂšre ont portĂ© sur la question de la pĂ©nalisation de lâhomosexualitĂ© pour laquelle Laurent Esso sâest Ă©tonnĂ© de ce que lâattention des dĂ©putĂ©s ne porte que sur la « faiblesse » de lâamende pĂ©cuniaire. Le ministre dâEtat a indiquĂ© que les personnes reconnues coupables de ces pratiques risquent bien entre six mois et cinq ans de prison. Autres sujets, la dot, lâadultĂšre, la filouterie de loyerâŠ
A chaque fois, le reprĂ©sentant du gouvernement a apportĂ© des explications qui ont permis de ramener la sĂ©rĂ©nitĂ© et le calme au sein de lâhĂ©micycle. La question de la peine de mort nâa pas Ă©tĂ© oubliĂ©e dans un environnement oĂč de nombreux Etats militent pour son abolition. Laurent Esso a alors rappelĂ© le contexte de lutte contre le terrorisme dans lequel vit le Cameroun en ce moment pour justifier que cette peine soit maintenue dans le Code pĂ©nal du Cameroun. Au final, lâensemble du texte gouvernemental a Ă©tĂ© approuvĂ© Ă lâissue de ces travaux prĂ©sidĂ©s par le TrĂšs honorable Cavaye YeguiĂ© Djibril, prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale. Il reste maintenant lâĂ©tape de lâexamen par le SĂ©nat qui est prĂ©vue dans les prochains jours.
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LâAssemblĂ©e nationale vote le nouveau Code pĂ©nal
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Contrefaçon, le piÚge du faux
Josy MAUGER
Rédaction - Dossier
Cosmétique, pharmacie et agro-alimentaire sont parmi les premiÚres victimes de ce véritable fléau économique.
Difficile Ă premiĂšre vue de faire la diffĂ©rence entre ces deux laits corporels pourtant de la mĂȘme marque. Toutefois, au niveau du prix, le gap est Ă©norme. 47 000 F dans cette parfumerie haut de gamme situĂ©e au centre ville de YaoundĂ© et 25 000 F dans les boutiques environnantes. Soit une diffĂ©rence de plus de 20 000 F. Pour le client non-averti, impossible de savoir lequel des deux est lâoriginal. La propriĂ©taire de la parfumerie rassure. «Mon produit est dâorigine. Je voyage une Ă deux fois par mois pour me ravitailler Ă la maison- mĂšre en France», explique-t-elle. Selon la commerçante, le faux lait de toilette coule littĂ©ralement et dĂ©cape. Or, le bon, « il faut le secouer un bon moment et il nâabime pas la peau », ajoute-t-elle.
Comme pour ce lait de toilette, plusieurs autres produits cosmĂ©tiques nâĂ©chappent pas Ă la contrefaçon. Rouge Ă lĂšvres, crayons, phares Ă paupiĂšres et autres mascaras pour ne citer que ceux-lĂ . Une marque locale cĂ©lĂšbre de cosmĂ©tique fait lâamĂšre expĂ©rience. « Les faussaires ont poussĂ© lâaudace en crĂ©ant dâautres produits quâils vendent sous notre label avec nos photos », confie un responsable de lâentreprise, visiblement indignĂ©.
Pour ce qui est des produits pharmaceutiques, le secteur est Ă©galement « gangrenĂ© par le phĂ©nomĂšne », regrette une propriĂ©taire dâune pharmacie au quartier Tsinga Ă YaoundĂ©. Selon elle, la contrefaçon a causĂ© un impact important sur lâactivitĂ©, entraĂźnant des pertes Ă©normes chez les pharmaciens et mĂȘme chez les grossistes. DâaprĂšs elle, la plupart des patients viennent demander les prix des mĂ©dicaments dans les pharmacies et retournent acheter les produits dans la rue. « Il y a un manque Ă gagner certain chez les pharmaciens. Alors que les vendeurs de mĂ©dicaments contrefaits trouvent leur compte. Ils ne payent ni taxes ou charges quelconques ».
Concernant lâagro-alimentaire, câest le mĂȘme constat. Une entreprise de la place, opĂ©rant dans la transformation des produits chocolatiers est en justice avec certains faussaires. « Beaucoup de nos produits sont contrefaits et vendus sur le marchĂ© », assure lâun des responsables de cette entreprise. On trouve beaucoup dâautres produits contrefaits sur le marchĂ©. Notamment des boĂźtes de conserve, des pĂątes alimentaires, des huiles, etc.
Sylvester Ifemenam, vendeur de piĂšces dâautomobile au quartier Tsinga Ă YaoundĂ©, confirme que le secteur prospĂšre grĂące aux fausses piĂšces qui pullulent. Selon lui, 80% dâautomobilistes utilisent les piĂšces contrefaites. « Certains savent faire la diffĂ©rence et achĂštent quand mĂȘme les piĂšces qui ne sont pas dâorigine pour leurs prix abordables», explique-t-il.
Josy MAUGER
Rédaction - Dossier
Cosmétique, pharmacie et agro-alimentaire sont parmi les premiÚres victimes de ce véritable fléau économique.
Difficile Ă premiĂšre vue de faire la diffĂ©rence entre ces deux laits corporels pourtant de la mĂȘme marque. Toutefois, au niveau du prix, le gap est Ă©norme. 47 000 F dans cette parfumerie haut de gamme situĂ©e au centre ville de YaoundĂ© et 25 000 F dans les boutiques environnantes. Soit une diffĂ©rence de plus de 20 000 F. Pour le client non-averti, impossible de savoir lequel des deux est lâoriginal. La propriĂ©taire de la parfumerie rassure. «Mon produit est dâorigine. Je voyage une Ă deux fois par mois pour me ravitailler Ă la maison- mĂšre en France», explique-t-elle. Selon la commerçante, le faux lait de toilette coule littĂ©ralement et dĂ©cape. Or, le bon, « il faut le secouer un bon moment et il nâabime pas la peau », ajoute-t-elle.
Comme pour ce lait de toilette, plusieurs autres produits cosmĂ©tiques nâĂ©chappent pas Ă la contrefaçon. Rouge Ă lĂšvres, crayons, phares Ă paupiĂšres et autres mascaras pour ne citer que ceux-lĂ . Une marque locale cĂ©lĂšbre de cosmĂ©tique fait lâamĂšre expĂ©rience. « Les faussaires ont poussĂ© lâaudace en crĂ©ant dâautres produits quâils vendent sous notre label avec nos photos », confie un responsable de lâentreprise, visiblement indignĂ©.
Pour ce qui est des produits pharmaceutiques, le secteur est Ă©galement « gangrenĂ© par le phĂ©nomĂšne », regrette une propriĂ©taire dâune pharmacie au quartier Tsinga Ă YaoundĂ©. Selon elle, la contrefaçon a causĂ© un impact important sur lâactivitĂ©, entraĂźnant des pertes Ă©normes chez les pharmaciens et mĂȘme chez les grossistes. DâaprĂšs elle, la plupart des patients viennent demander les prix des mĂ©dicaments dans les pharmacies et retournent acheter les produits dans la rue. « Il y a un manque Ă gagner certain chez les pharmaciens. Alors que les vendeurs de mĂ©dicaments contrefaits trouvent leur compte. Ils ne payent ni taxes ou charges quelconques ».
Concernant lâagro-alimentaire, câest le mĂȘme constat. Une entreprise de la place, opĂ©rant dans la transformation des produits chocolatiers est en justice avec certains faussaires. « Beaucoup de nos produits sont contrefaits et vendus sur le marchĂ© », assure lâun des responsables de cette entreprise. On trouve beaucoup dâautres produits contrefaits sur le marchĂ©. Notamment des boĂźtes de conserve, des pĂątes alimentaires, des huiles, etc.
Sylvester Ifemenam, vendeur de piĂšces dâautomobile au quartier Tsinga Ă YaoundĂ©, confirme que le secteur prospĂšre grĂące aux fausses piĂšces qui pullulent. Selon lui, 80% dâautomobilistes utilisent les piĂšces contrefaites. « Certains savent faire la diffĂ©rence et achĂštent quand mĂȘme les piĂšces qui ne sont pas dâorigine pour leurs prix abordables», explique-t-il.
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Contrefaçon, le piÚge du faux
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