Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du vendredi, 24 juin 2016.
Le poids des vacances sur les Ménages

Yves ATANGA
National - Politique

Déjà préoccupés par la perspective de la rentrée scolaire, les parents doivent gérer la période de repos et ses dépenses difficiles à contourner.
Ceux nombreux, comme ce pĂšre de famille, qui ont l’habitude de faire des provisions hebdomadaires de pain dans les grandes boulangeries de la place pour le petit dĂ©jeuner des enfants, peuvent vous en dire des nouvelles. La provision habituelle destinĂ©e Ă  ses cinq enfants, tient aujourd’hui Ă  peine quatre jours. RĂ©sultat, c’est dĂ©sormais deux fois par semaine que notre homme fait le ravitaillement. Et c’est ainsi depuis un mois. Depuis que les enfants, Ă©lĂšves du secondaire, ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s par leur Ă©tablissement scolaire. Les besoins alimentaires ont purement et simplement Ă©tĂ© multipliĂ©s par deux, voire trois.
Ainsi vont les vacances scolaires. TrĂȘve pour les Ă©coliers et Ă©lĂšves aprĂšs neuf mois bien remplis. Stress supplĂ©mentaire pour les parents qui n’ont malheureusement pas la chance de bĂ©nĂ©ficier d’un quelconque Ă©tat de grĂące avant l’autre gros casse-tĂȘte qui arrive : la rentrĂ©e scolaire. Comment gĂšrent-ils cette autre facette de leur devoir parental ? Chacun a sa recette. Mais quel que soit le bout par lequel on prend la chose, les rĂ©alitĂ©s sont les mĂȘmes, les contraintes incompressibles, les postes de dĂ©penses inĂ©vitables.
Premier casse-tĂȘte : l’alimentation. Comme avec l’exemple du pain, il est clair que les enfants passent plus de temps Ă  la maison, sont moins occupĂ©s par une activitĂ© intellectuelle, se dĂ©pensent plus physiquement
 Tout cela pour expliquer pourquoi il est normal qu’ils se retrouvent plus frĂ©quemment Ă  table. Le matin et le soir, bien sĂ»r, comme en pĂ©riode scolaire. Mais Ă  midi en plus. Ce aprĂšs avoir jouĂ© et rejouĂ© comme ils savent si bien le faire. Ce qui ne va pas sans des rĂ©ajustements indispensables de la ration alimentaire familiale.
Il y a ensuite les loisirs. C’est l’autre Ă©quation Ă  rĂ©soudre par les parents en cette pĂ©riode de break scolaire. Il n’est surtout pas question de laisser les enfants oisifs pendant trois mois Ă  la maison au risque de les voir dĂ©velopper eux-mĂȘmes des formes de distractions qui ne sont pas toujours les plus appropriĂ©es. Notamment en raison des mauvaises frĂ©quentations. Dans les familles aux revenus moyens, la tĂ©lĂ©vision occupe une place de choix dans ce sens. Ici, le tĂ©lĂ©viseur s’allume dĂšs la fin du petit dĂ©jeuner – parfois avant et s’éteint parfois vers minuit. Surtout quand viennent s’y greffer des accessoires comme les jeux-vidĂ©os. On connaĂźt le caractĂšre fĂ©dĂ©rateur de la fameuse Play Station et des autres trouvailles du genre. On connaĂźt surtout l’effet de dĂ©pendance qu’ils savent susciter.
C’est pourquoi s’offre l’alternative des sorties. Le cinĂ©ma, les spectacles, les parcs d’attraction ou simplement les balades sont autant d’options pour permettre aux jeunes de s’évader, de prĂ©fĂ©rence en famille comme le souhaitent la plupart des chefs de famille. Les plus nantis ou les plus organisĂ©s peuvent y ajouter des voyages. Au village, dans d’autres villes ou carrĂ©ment Ă  l’étranger, selon les moyens.
Mais comme on le disait, tout cela a un prix, qu’il faut payer pour voir ses enfants Ă©panouis quand viendra le moment de reprendre les classes. Pour le parent, c’est tout sauf le repos. Il faut mettre la main Ă  la poche pour assurer. Mais en plus, les factures d’électricitĂ© et d’eau vont forcĂ©ment grimper, comme tous les achats d’ailleurs. MĂ©dicaments, savon... vous pensiez souffler un peu ? Oubliez ça !
CERAC Supports Vulnerable Children

Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA
National - Société

The charitable association of the First Lady has prolonged activities to mark the Day of the African Child on June 23, 2016, in Pouma, Sanaga and Maritime Division.
Children have rights to education, life and health. It is within these fundamental rights of children that the First Lady of Cameroon, Mrs Chantal Biya, who is also Founding President of the Circle of Friends of Cameroon (CERAC), sent a delegation of members of her association with diverse gifts to vulnerable children, youths and school institutions in Pouma Sub division in the Sanaga Maritime Division of the Littoral Region, yesterday June 23, 2016.
Heading the delegation to Pouma was the Minister of Social Affairs, Mrs Nguene née Pauline Kendeck, who also doubles as the Vice-president of the College of Advisers in CERAC. She reiterated that for over 20 years, Mrs Chantal Biya, through CERAC showed consciousness of the importance of protecting and promoting the rights of children.
Nguene nĂ©e Pauline Kendeck said the event was in line with activities to commemorate the 2016 Day of the African Child which took place last June 16 on the theme; “Conflict and Crisis in Africa: Protecting All Children’s Rights”. Aimed at giving assistance, joy, comfort and hope to children and youths in distress, CERAC’s head of delegation, on behalf of the First Lady, handed didactic material, sporting equipment, toys for children, tailoring apparatus, agricultural tools, food items, hygiene and sanitation material to vulnerable children, schools and training centres for youths in the sub division.
Nguene Pauline said CERAC is not just commemorating the memory of children in Soweto, South Africa who were killed during the Apartheid regime of the 70s, but is also working in line with the vision of the Head of State to improve the livelihood of children. Noting that the needs of all vulnerable children are enormous with limited means to satisfy them, CERAC’s head of delegation said it was an occasion for other goodwill people to join CERAC in meeting the needs of all children in the country. The children were told not only to make good use of the gifts but to also respect their parents, be discipline and studious in school, as well as know the emblem of the country.
Different speakers at the event took turns to laud CERAC and its founding president for not only visiting them but for also bringing gifts which will henceforth improve the living conditions of children amongst whom are orphans, children infected by HIV and those of HIV parents. To the beneficiaries, CERAC’s presence at Pouma was a dream comes true. Artists such as X-Maleya graced the day with music that took almost everyone to the dancing floor.
Abattue par son mari pour une affaire de 1000 F

Sylvain TOURNA (CAMNEWS)
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord

L’une des victimes a Ă©tĂ© , tandis que l’autre a Ă©tĂ© poignardĂ©e au cours d’une bagarre.
Les crimes ont eu lieu dans la zone du village de Douang, arrondissement de VĂ©lĂ©, dĂ©partement du Mayo-Danay le 15 juin dernier. Il est environ 19 h le mardi 15 juin 2016 quand Jacqueline Zivounda, la quarantaine rĂ©volue, mĂšre de trois enfants est froidement tuĂ©e par son Ă©poux Ă  l’aide d’une sagaie suite Ă  une scĂšne de famille. Selon les tĂ©moignages de Djourouta Djona, sa co-Ă©pouse, Benguelle Assikafon, le chef de famille ĂągĂ© de soixante ans, est allĂ© dĂ©charger sans autorisation une somme de 1000 F destinĂ©e aux enfants de la dĂ©funte.
Ces derniers venaient d’exĂ©cuter un travail pour un habitant du village. Les enfants qui s’en rendent compte rĂ©clament leur dĂ». Mais leur pĂšre adopte plutĂŽt une attitude menaçante. Leur maman qui voit la scĂšne se dĂ©rouler s’interpose pour calmer les esprits. Contre toute attente, Benguelle Assikafon lui assĂšne un coup de sagaie. Jacqueline Zivounda, rend l’ñme sur le champ. C’est pratiquement Ă  la mĂȘme heure qu’un autre drame se dĂ©roule non loin de lĂ . Porno Toukoumna, quarante ans Ă©galement, pĂšre de sept enfants, trouve la mort sur le chemin du retour du marchĂ© de Gabaraye.
Une chaude altercation l’a opposĂ© Ă  Bouba Barassou, son compagnon de marche qui l’a mortellement poignardĂ©. Porno Toukoumna a succombĂ© sur le coup. Moussa GagalĂ©, son oncle paternel a eu des blessures au cou lors de cette bagarre. InformĂ© de la situation, le sous-prĂ©fet de VĂ©lĂ©, Mahamat Nour, s’est rendu sur les lieux accompagnĂ© de son Ă©tat-major. Les enquĂȘtes sont ouvertes pour dĂ©terminer les causes rĂ©elles de ces crimes. Les prĂ©sumĂ©s meurtriers sont dĂ©tenus au mitard de la gendarmerie le 16 juin oĂč ils attendent d’ĂȘtre dĂ©fĂ©rĂ©s au parquet.
Grosses pluies et conséquences à Douala

Alliance NYOBIA
Régions - Littoral

Suite aux précipitations tombées dÚs mercredi nuit, de nombreux coins de la ville étaient inondés jeudi.
Son Ă©quipement paraĂźt ridicule face Ă  l’ampleur de la tĂąche. Mais elle s’y met quand mĂȘme, cette mĂšre de famille qui, munie d’un petit seau, essaie d’évacuer l’eau Ă  l’entrĂ©e de sa demeure en planches, aux abords de la route que construit le GĂ©nie militaire Ă  Bonabassem. Tous ses voisins affrontent la mĂȘme rĂ©alitĂ© ce matin du 23 juin 2016 : leurs domiciles sont inondĂ©s suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la ville dĂšs la veille au soir jusqu’au petit matin de ce jeudi.
La montĂ©e des eaux s’est produite en bien d’autres endroits de Douala, avec des consĂ©quences diverses. RĂ©sidente de la partie nord de la ville, Anne-Laure, chaussĂ©e de bottes ce matin, sait qu’elle n’arrivera pas Ă  l’heure au travail. « J’habite MakĂšpe Saint-Tropez, explique-t-elle. La route par MissokĂš Ă©tait complĂštement bloquĂ©e ce jeudi matin. Il a fallu remonter Ă  pied vers le carrefour Petit-Pays pour trouver un taxi. » Ce qui a occasionnĂ© une perte de temps, Ă  quoi s’ajoutait l’inconfort d’une marche non prĂ©vue. Heureusement pour elle, le taxi, sur le chemin d’Akwa-nord, a pu passer avant que le pont sur le Mbanya, au niveau du lieu dit « Sable », ne soit complĂštement submergĂ©. Quelques commerces et quincailleries Ă  cet endroit n’ont pu ouvrir aux heures habituelles.
A Ngangue, dans l’arrondissement de Douala II, l’eau s’est invitĂ©e dans plusieurs demeures et diverses routes du quartier ont Ă©tĂ© coupĂ©es. Il Ă©tait simplement trop risquĂ© pour les taxis de s’y aventurer en dĂ©but de matinĂ©e.
Plus spectaculaire encore, la montĂ©e des eaux au lieu dit Coaf Ă  Deido, dans l’arrondissement de Douala I. Ici, pas de cours voisin dont la crue expliquerait l’inondation. En revanche, les caniveaux alentour, qui servent souvent de poubelle aux vendeuses et autres passants, sont pratiquement tous bouchĂ©s
 L’inondation Ă  cet endroit, l’un des chemins vers le centre-ville pour les habitants de Douala nord, a provoquĂ© un sĂ©rieux bouchon.
A Douala V et Ă  III, respectivement au lieu dit VallĂ©e de l’hĂŽpital gĂ©nĂ©ral et en certains points encaissĂ©s du quartier dit CitĂ© des palmiers, des dĂ©sagrĂ©ments similaires ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s : dĂ©gĂąts dans des domiciles, circulation routiĂšre longuement interrompue, dĂ©mĂ©nagements forcĂ©s, etc. Douala IV n’a pas Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©. Ainsi, dans des coins de BonabĂ©ri comme Mambanda ou « ForĂȘt Bar », des pertes de biens domestiques, appareils Ă©lectriques, meubles, petit matĂ©riel, ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es aprĂšs les pluies.
Cette montĂ©e des eaux n’a pas Ă©tĂ© sans rappeler les inondations du 21 juin 2015, qui avaient durement touchĂ© Douala. A la Cud, une source relĂšve que le drainage en cours ne suffit pas. « Il faut amĂ©nager les caniveaux et bĂ©tonner les drains », explique-t-elle. Au moment oĂč nous allions sous presse, une rĂ©union de crise relative aux inondations Ă©tait annoncĂ©e chez le prĂ©fet du Wouri.
Ligue 1: Aigle veut filer du Coton

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Le Top match de cette 23e journée du championnat opposera le troisiÚme (Coton Sport) au septiÚme (Aigle de la Menoua) dimanche à Garoua.
Coton Sport de Garoua est sur une telle dynamique qu’il lui est difficile d’envisager la fin de saison loin du podium voire du titre. L’entraĂźneur Lionel Soccoia, en entamant cette saison sportive, rassurait l’opinion sur sa capacitĂ© Ă  reconstruire l’équipe. Le club est face Ă  l’Aigle de la Menoua ce dimanche pour le compte de la 23e journĂ©e de la Ligue 1 locale. La rencontre est classĂ©e Top match par la Ligue de football professionnel du Cameroun. Et Ă  domicile, Ronald Ngah, meilleur buteur des Cotonniers avec 7 rĂ©alisations, compte livrer du beau spectacle. Abakar Abdoullay, Team Press de Coton Sport, voit en cette affiche une rencontre
normale : « Pas de prĂ©paration spĂ©ciale. Ce match reste un match comme tous les autres. C'est vrai que c'est un Top match avec tout ce que cela comporte comme mobilisation des supporters des deux clubs, la prĂ©sence d'une bonne brochette des responsables du football camerounais, et aussi peut ĂȘtre des agents de joueurs ». Coton Sport (38 points) est troisiĂšme au classement, Ă  quatre points du premier, UMS (42 points) et Ă  un point du deuxiĂšme, Yong Sport Academy ( 39 points). Pour le collectif, il faut amĂ©liorer ce classement et surtout laver l’affront du match aller. A Dschang, les Aigles de la Menoua sĂ©taient imposĂ©s par 1-0. Ici, jusqu’à mercredi, seul Joseph Kombous Njock avait Ă©tĂ© mis au repos. BlessĂ© contre Cosmos du Mbam lors de leur victoire (5-0), il regardera ses coĂ©quipiers depuis les gradins.
De leur cĂŽtĂ©, c’est hier que les Aigles ont entamĂ© la longue marche vers Garoua. « D’aprĂšs notre programme, nous arriverons vendredi (aujourd’hui) dans l’aprĂšs-midi », confie Ă  CT le chef de dĂ©partement de la communication, des relations publiques et des affaires juridiques, Maitre Gautier Zomissi. A Aigle, l’on enregistre quelques absences comparativement au match aller : le milieu de couloir Oumarou Baba, SĂ©vĂ©rin Kouame Kouame, le gardien de nationalitĂ© ivoirienne et Henry Orock, milieu de terrain dĂ©fensif. Ce dernier, joueur polyvalent, sort de maladie. D’aprĂšs des informations du club, il est convalescent, mais effectuera le dĂ©placement. Comme Ă  Coton Sport, pas de prĂ©paration spĂ©cifique. On va jouer pour se faire plaisir et gagner. Joseph Briand Ndoko, le coach, se concentrera davantage sur son jeu : « Ma philosophie reste la mĂȘme : jouer sans pression, quel que soit l'adversaire, possĂ©der le ballon le plus longtemps possible, offrir un beau spectacle et marquer des buts ». Aigle de la Menoua, septiĂšme au classement (30 points), veut sa place africaine. « Je n’ai jamais de pression. Je suis un entraĂźneur trĂšs ambitieux. Malheureusement, les moyens pour nourrir mes ambitions sont littĂ©ralement limitĂ©s », ajoute Joseph Briand Ndoko. Pour lui, la clĂ© du match sera le plaisir et le sĂ©rieux que ses joueurs mettront dans cette confrontation. Petit tour vers les statistiques : Coton Sport jouit d’une meilleure attaque : 27 buts inscrits contre 15 pour son adversaire. En plus, Coton compte dix victoires, huit nuls contre six victoires et 12 nuls pour Aigle. Tout se jouera probablement dans la capacitĂ© des dĂ©fenseurs Ă  peser. Et puis, la rencontre aller s’est disputĂ©e sur terre battue peut ĂȘtre verra-t-on la diffĂ©rence sur le gazon du Roumde Adja.
Les membres du bureau de l'Association culturelle des artistes installés

Carine TSIELE
National - Culture

Ils sont une trentaine qui tiennent dĂ©sormais les rennes de l’association et ceci pendant une annĂ©e.
Les artistes de la rĂ©gion du Centre regroupĂ©s sous la banniĂšre des associations ACAMCE (association culturelle des artistes musiciens du Centre) et RAMCA (rassemblement des artistes musiciens du Cameroun) ont voulu marquer d’une pierre blanche la fĂȘte de la musique 2016. A l’occasion, ils se sont rĂ©unis lundi dernier et ont installĂ© les responsables de leurs bureaux. DĂ©sormais, c’est Achille Mbanga qui occupe la place de prĂ©sident de l’association ACAMCE. Quand au rĂŽle de vice prĂ©sident, c’est Takam II, suivie du 2e vice prĂ©sident Miss Charlotte et Ngoye Jeca comme 3e vice prĂ©sident
 L’association compte aussi dĂ©sormais des membres d’honneur Ă  l’instar de Johnny Tezanno et Annie Anzouer. Ils auront dĂ©sormais la mission d’encadrer et diriger les autres artistes de la troupe.
Au cours de la dite cĂ©rĂ©monie, les artistes rĂ©unis ont annoncĂ© qu’ils prĂ©parent dĂ©jĂ  la nouvelle sociĂ©tĂ© de gestion des droits d’auteurs. Ainsi, Daniel Ndo a Ă©tĂ© nommĂ© prĂ©sident du conseil d’administration des droits d’auteurs voisins. Selon ce dernier, les droits d’auteurs voisins concernent les artistes qui interprĂštent les Ɠuvres des autres artistes. Il s’agit notamment des conteurs, des interprĂštes de chansons et des danseurs entre autres. Ce dernier a promis de recadrer le secteur du droit d’auteur voisin, comme stratĂ©gie, il procĂ©dera par des sĂ©minaires de formation en fiscalitĂ©, en droit des enfants entre autres. Selon ce dernier, beaucoup d’enfants sont utilisĂ©s dans les théùtres et plusieurs films, or c’est interdit, preuve que le besoin de formation se fait ressentir », a-t-il dit. Tandis que l’artiste Prince Ndedi Eyango, a Ă©tĂ© nommĂ© prĂ©sident du conseil d’administration des droits d’auteurs de la future sociĂ©tĂ© civile de gestion des droits d’auteurs mis en place par les artistes sur recommandation du Premier ministre, Philemon Yang.
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Conclusion chaude Ă  YaoundĂ© pour la FĂȘte de la musique

Assiatou NGAPOUT M.
National - Culture

Un concert gĂ©ant organisĂ© par le ministĂšre des Arts et de la Culture devant un public venu nombreux mardi dernier Ă  l’esplanade du MusĂ©e national.
Pari relevĂ© haut la main pour le ministĂšre des Arts et de la Culture (Minac). Ce 21 juin 2016, la cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte de la musique a Ă©tĂ© inĂ©dite Ă  l’esplanade du MusĂ©e national qui s’est vite transformĂ© en une piste de danse gĂ©ante. Podium et Ă©crans gigantesques n’ont pas laissĂ© les habitants de la citĂ© capitale indiffĂ©rents. Cette fĂȘte qui est un rassemblement populaire oĂč chacun peut danser au grĂ© de ses envies, a rassemblĂ© de nombreuses gĂ©nĂ©rations parmi les mĂ©lomanes, jeunes comme des adultes. C’est le groupe la Chorale ADNA qui a la lourde tĂąche d’ouvrir la soirĂ©e Ă  18h10. Pas de faux pas de ce cĂŽtĂ©-lĂ , le fabuleux « AllĂ©luia », est interprĂ©tĂ© dans un timbre vocal doux et soignĂ© qui entraĂźne immĂ©diatement le public qui apprĂ©cie les vocalises tentĂ©es.
L’effort est lĂ  et la fosse trĂšs dense est nĂ©anmoins relativement calme. On bouge la tĂȘte avec entrain, on ne lĂąche pas la scĂšne des yeux, mais ça ne bouge pas plus. Quatre rythmes du terroir sont au programme : la musique Fang-Beti, celle du Sahel, des Grass Fields et des Sawa. Au menu, Zue Ela et son instrument fĂ©tiche le Mvet, mais aussi les groupes : Garba et Ali, Black Style Assiko ou Akim Kondor arrachent quelques pas de danse au public. Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, qu’accompagnent plusieurs personnalitĂ©s, est enchantĂ© par la prestation de ces artistes, amateurs et professionnels de la musique camerounaise, unis dans la diversitĂ©. Ils conjuguent le mĂȘme verbe et se succĂšdent sur la scĂšne. Des guitares qui tranchent, une batterie qui claque, le Mvet ou le balafon qui rĂ©sonnent
 Les sens sont Ă©merveillĂ©s, les spectateurs sont servis. Au-delĂ  des rythmes du terroir, Les Medicos Big Band Jazz ou encore Mabel Fa, Dominique Atsama, Etouba Paul apportent un vent de jazz, de soul et de World music. Il est un peu plus de 20h lorsque le groupe Macase fait son entrĂ©e dans son registre un peu singulier : la musique urbaine contemporaine, son « Bantou groove ». Le groupe servira Ă  un public friand de bonne musique quelques titres-phares extraits de son nouvel album « IssiĂ© » : « Tcheli », « Ekomba » ou « Walai » : pur moment de communion. Le public en redemande. Le spectacle de plus de deux heures n'aura pas manquĂ© de sĂ©duire la foule. Rendez-vous est pris l’annĂ©e prochaine.
Human Rights: Boko Haram Indicted For Gross Violations

Roland MBONTEH
National - Politique

This is contained in the 2015 Bar Association Report on the Human Rights situation in Cameroon presented yesterday in Yaounde.
The nebulous terrorist sect, Boko Haram, has been indicted for gross violations of human rights in the Far North Region of Cameroon. “The Boko Haram sect has committed several violations of the rights to life and to physical integrity by roads ambushing, throat slitting, recurrent kidnapping of foreigners and nationals, planting landmines on roads
” the 2015 report on the situation of Human Rights in Cameroon presented yesterday June 23, 2016, by the Cameroon Bar Association states.
While condemning human rights abuses such as torture and inhumane treatment compounded by the security situation in the Far North Region, the report states that the situation in detention and prison cells, access to justice, Public Service amongst others, still leaves much to be desired. The 82-page document divided into four parts notably Civil and Political Rights, Economic, Social and Cultural Rights, Rights of Specific Groups and Cross-Cutting Issues respectively, there are several discrepancies between domestic laws and international law provisions leading to a difficult and haphazard implementation of human rights. This is evident in civil and political rights as well as rights of specific groups that are protected under international human rights laws.
Barrister Simon Pierre Eteme Eteme, head of the project dubbed “Bar Association-Governance and the Situation of Rights” supported by European Union, calls for the harmonization of international and domestic legal instruments in order to create an enabling environment for the promotion of human rights in Cameroon.
The President of the Bar Council, Barrister Ngnie Kamga, stressed the determination of the Bar Association to continue to press for the implementation of international legal instruments aimed at promoting human rights. Meanwhile, the President of the General Assembly of the Bar Association, Barrister Nico Halle, underlined peace, love, justice and harmony as the bedrock of human rights.
Déjà la rentrée se signale

Grégoire DJARMAILA
National - Société

Les sollicitations des vacanciers n’éclipsent pas celles de la prochaine annĂ©e scolaire.
Les Ă©preuves Ă©crites du probatoire de l’enseignement gĂ©nĂ©ral s’achĂšvent ce jour. D’autres examens notamment ceux relevant de l’enseignement technique commercial et industriel restent encore programmĂ©s tout au long du mois de juin et dans la premiĂšre dĂ©cade du mois de juillet. Pendant que certains parents et Ă©lĂšves attendent encore, parfois avec beaucoup de stress, les rĂ©sultats des diffĂ©rents examens, certains Ă©tablissements privĂ©s Ă  la rĂ©putation Ă©tablie en termes de performances scolaires, invitent dĂ©jĂ  les parents dĂšs ce mois de juillet Ă  rĂ©server ou Ă  confirmer l’inscription de leur progĂ©niture. Cette exigence ne donne aucune souplesse aux parents coincĂ©s par les soucis financiers. Bien au contraire, l’inobservance de cette procĂ©dure fait perdre Ă  l’enfant sa place dans son Ă©tablissement. Les parents qui pensaient que les vacances constituaient une pause dans leur stress financier pendant la pĂ©riode active des classes se retrouvent ainsi dans un cycle infernal de dĂ©penses sans fin. Faire passer des vacances « utiles » aux enfants coĂ»te de plus en plus cher aux parents.
Lorsque l’enfant n’a pas eu de bonnes performances scolaires Ă  la fin de l’annĂ©e, le systĂšme Ă  la mode aujourd’hui est de l’inscrire Ă  un cours de mise Ă  niveau. D’autres parents plus proactifs anticipent sur les cours de la classe dans laquelle est admis l’enfant en l’inscrivant dans un cours particulier. Les loisirs ne sont pas en reste. Il y a aussi ceux qui veulent faire apprendre une discipline sportive Ă  leurs enfants notamment le tennis, le basket ou le karatĂ©. Dans un contexte oĂč le numĂ©rique devient dominant, les cours d’informatique deviennent incontournables et les jeux-vidĂ©os constituent la drogue des enfants.
Toutes ces activitĂ©s nĂ©cessitent des sacrifices financiers que les parents ne sont pas toujours en mesure de consentir. Ils se retrouvent dans une spirale oĂč il faut dĂ©penser sans compter. Il faut trouver cet argent qui, Ă  cause des contraintes et du niveau de vie de plus en plus Ă©levĂ©, tant en ville qu’en campagne, devient rare. Dans la rĂ©alitĂ©, rares sont les familles Ă  disposer de revenus consĂ©quents pour couvrir ces besoins extra des enfants mĂȘme si d’autres, au contraire, sont en mesure de dĂ©penser bien davantage. Entre l’idĂ©al et le possible, les parents jonglent selon leurs moyens et leurs prioritĂ©s. La plupart des mĂ©nages usent de plusieurs acrobaties pour satisfaire la curiositĂ©, les dĂ©sirs et garantir l’avenir de leur progĂ©niture.
176 étudiants devant le jury à la Faculté de médecine

Carine TSIELE
National - Société

Ils soutiennent leurs thÚses de fin de formation en odontologie, pharmacie et médecine générale depuis lundi 20 juin dernier.
Depuis lundi 20 juin dernier, la FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, vibre au rythme des soutenances. 176 Ă©tudiants dĂ©fendent leurs travaux de fin de formation en vue d’obtenir un doctorat en mĂ©decine gĂ©nĂ©rale, en pharmacie et en odontostomatologie. Hier, aprĂšs midi, Ousmane Hama Adama, doctorant en mĂ©decine buco-dentaire, Ă©tait devant le jury. Dans ses travaux de recherches, il s’est appesanti sur l’évaluation du niveau de satisfaction des patients dans les services d’odontostomatologie de l’hĂŽpital Central et du CHU de YaoundĂ©. Il s’en est sorti avec une moyenne de 90/100. Comme lui, 40 Ă©tudiants sont passĂ©s devant les membres du jury. Selon le Pr. Odile Fernande Zeh, membre du jury et maĂźtre de confĂ©rences, agrĂ©gĂ©e en radiologie et imagerie, le niveau des Ă©tudiants est satisfaisant. Les notes Ă©valuĂ©es sur 100, sont comprises entre 75 et 90 /100 dans son jury.
Dans la mĂȘme lancĂ©e, le doyen de la FacultĂ© de mĂ©decine et de science biomĂ©dicale, Pr. ZĂ© Mikande, a ajoutĂ© que les travaux soutenus par les candidats sont de trĂšs haut niveau. Dans la journĂ©e de mardi, ils ont reçu la jeune Logmo Mahi, candidate de la filiĂšre pharmacie qui s’est particuliĂšrement dĂ©marquĂ©e. Celle-ci a prĂ©sentĂ© des gĂ©lules (Murilyne) fabriquĂ©es Ă  base de l’Annona Muricata (feuilles de corossolier) qui ont pour rĂŽle d’immuno-modulateur. Selon la jeune Ă©tudiante, ces feuilles ont une influence positive dans le systĂšme humanitaire de l’homme et sont efficaces contre le paludisme, le diabĂšte, entre autres maladies. Et ses gĂ©lules ont le mĂȘme effet. Les soutenances s’achĂšveront le 27 juin prochain, aprĂšs, les doctorants recevront leurs diplĂŽmes dans trois mois.
Le match Clinton-Trump a commencé

Simon Pierre ETOUNDI
International - Politique

Les deux candidats Ă  la prĂ©sidentielle amĂ©ricaine multiplient les attaques l’un envers l’autre.
La campagne pour la prĂ©sidentielle amĂ©ricaine de novembre prochain ne s’annonce pas de tout repos. L’affiche quasi certaine de cette Ă©lection, Hillary Clinton-Donald Trump produit dĂ©jĂ  des Ă©tincelles. Cette semaine, les deux candidats se sont montrĂ©s particuliĂšrement virulents l’un envers l’autre. Pour le candidat rĂ©publicain, Donald Trump, « Hillary Clinton est peut-ĂȘtre la personne la plus corrompue Ă  s'ĂȘtre jamais prĂ©sentĂ©e Ă  la prĂ©sidence des Etats-Unis. C'est une menteuse de premiĂšre classe. » Il a notamment mis en cause l'acceptation de dons Ă©trangers pour la Fondation Clinton alors qu'elle dirigeait le dĂ©partement d'Etat. Pour le candidat rĂ©publicain, sa rivale manque de leadership. Il a ainsi Ă©voquĂ© sa lĂ©gĂšretĂ© dans la gestion de l’attentat de Benghazi du temps oĂč elle Ă©tait secrĂ©taire d’Etat et ses voltefaces sur les accords commerciaux ou encore son manque de fermetĂ© sur la question de l’immigration.

Hillary Clinton n’a pas acceptĂ© religieusement le chapelet de critiques Ă©grenĂ© par son adversaire. Pour l’ancienne secrĂ©taire d’Etat, Donald Trump est un mythomane notoire. Il serait d’aprĂšs elle, un affabulateur qui utilise Ă  des fins Ă©lectoralistes un argumentaire commercial creux. « La fondation Clinton aide les pauvres Ă  travers le monde Ă  avoir accĂšs aux mĂ©dicaments anti-sida. Donald Trump utilise les pauvres Ă  travers le monde pour confectionner la marque de ses costumes et de ses cravates», d’aprĂšs la candidate dĂ©mocrate. Davantage, Ă  cause de son caractĂšre, Hillary Clinton ne juge pas son adversaire digne de la fonction suprĂȘme.

Dans les deux camps, l’offensive est tous azimuts et les paroles sont particuliĂšrement virulentes. Alors que l’élection a lieu dans plus de quatre mois, l’opinion amĂ©ricaine s’interroge sur la tournure que pourrait prendre la campagne. D’aprĂšs les derniĂšres enquĂȘtes d’opinion, les deux candidats en lice ne suscitent pourtant pas un enthousiasme particulier auprĂšs des Ă©lecteurs amĂ©ricains. Pour inverser la tendance, ils gagneraient Ă  recentrer leur campagne sur les prĂ©occupations des AmĂ©ricains. Mais ils sont loin d’en prendre le chemin.
TĂ©lĂ©phonie-identification, le 30 juin, c’est vraiment fini !

Rita DIBA
Régions - Littoral

Le délégué régional du Minpostel pour le Littoral met les abonnés retardataires en garde.
« La tolĂ©rance administrative est terminĂ©e. Notre pays est dans une situation sĂ©curitaire grave et nous ne permettrons plus les errements des opĂ©rateurs et des usagers. Cette campagne s’achĂšve le 30 juin. Je demande donc aux abonnĂ©s qui trainent encore le pas de se faire identifier parce que les puces seront effectivement dĂ©sactivĂ©es cette fois-ci ». Mohamadou Bassirou, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (Minpostel) pour le Littoral rappelle les abonnĂ©s retardataires Ă  l’ordre. Une interpellation faite lors d’une descente sur le terrain vendredi 17, juin 2016 Ă  Douala. Il Ă©tait ainsi question, Ă  travers la visite dans plusieurs points d’identification, d’évaluer les mĂ©thodes mises en place par les diffĂ©rents opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile. Afin de se conformer aux directives du Premier ministre qui, dans son dĂ©cret du 3 septembre 2015, a donnĂ© de nouvelles orientations dans la procĂ©dure d’identification des abonnĂ©s.
Lors de sa descente, Mohamadou Bassirou, accompagnĂ© de son Ă©quipe technique et d’un reprĂ©sentant de l’Agence de RĂ©gulation des TĂ©lĂ©communications (Art), s’est notamment rendu dans un point d’identification de Mtn. L’opĂ©rateur a mis en place un processus entiĂšrement digital qui permet de s’enregistrer et de se mettre en rĂšgle dans un dĂ©lai trĂšs rapide, entre 60 et 120 secondes. Et pour rendre sa campagne la plus efficiente possible, l’entreprise de tĂ©lĂ©phonie mobile a, en plus de ses habituels points de vente, créé une douzaine de centres spĂ©ciaux d’identification, localisĂ©s dans les grands carrefours de la capitale Ă©conomique camerounaise : Ndokoti, Kayo Elie, Ndobo, Ecole publique, Dakar, marchĂ© Bonamoussadi, etc. Et environ 1200 agents mobiles sillonnent les rues, les mĂ©nages, les administrations et diverses institutions. Un modĂšle dupliquĂ© dans d’autres villes.
MalgrĂ© tout cela , ils sont encore un bon nombre d’abonnĂ©s – on le reconnaĂźt volontiers Ă  Mtn – qui rechignent Ă  se faire identifier. Comme cette dame ĂągĂ©e qui avance une thĂšse complotiste : « Mon fils m’a dit qu’on nous enregistre pour nous faire entrer de force au Rdpc ».
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