Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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A l’assaut des drains bouchĂ©s

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Des engins sont à pied d’Ɠuvre depuis lundi à travers la ville.
Les travaux d’amĂ©nagement des canaux de drainage pluvial de la capitale Ă©conomique ont commencĂ©. Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, Fritz NtonĂš NtonĂš, et les grands conseillers ont effectuĂ© lundi 27 juin 2016, une descente de terrain. Cela leur a permis de voir plus clairement ce qui sera concrĂštement fait pour rĂ©duire le flĂ©au des inondations.
Deux lots (zones Ă  drainer) ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă  deux sociĂ©tĂ©s de travaux publics de la place. Le premier lot, Ă©talĂ© sur 24 km, concerne cinq drains : le Ngoua, New Bell sud, New Bell nord, le Mboppi et Leclerc. Le deuxiĂšme lot Ă  traiter, sur 24km Ă©galement, compte aussi cinq drains : Pont noir, Bonassama, Mbanya, Tongo Ă  Bassa et le Kondi. En tout donc, 50km linĂ©aires de drain. 40km seront calibrĂ©s et bĂ©tonnĂ©s, Ă  l’exemple du drain de la Besseke, tandis que les autres 10km serviront d’exutoire ou encore de petits tronçons, pour le dĂ©versement des eaux dans les grands courants comme le Wouri.
Selon le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement, « des dispositions sont prises pour rĂ©duire le risque d’inondations surtout dans les zones qui n’étaient pas accessibles. Bien plus, il faut amĂ©liorer les conditions de vie des populations riveraines ».
D’autres amĂ©nagements sont aussi au programme du grand projet de drainage, notamment la construction des ouvrages de traversĂ©e, les garde-fous pour la sĂ©curitĂ©, et l’installation d’un dĂ©grilleur (ouvrage qui rĂ©cupĂšre tous les dĂ©tritus et facilite la circulation des eaux). Le dĂ©lĂ©guĂ© est aussi revenu sur l’aspect social qui semblait jusque-lĂ  ĂȘtre un frein au dĂ©marrage desdits travaux.
D’aprĂšs Fritz NtonĂš NtonĂš, les questions liĂ©es Ă  la paperasse devaient ĂȘtre bouclĂ©es l’annĂ©e derniĂšre. Mais le premier schĂ©ma impliquait plus de 2500 familles Ă  dĂ©guerpir. L’impact social Ă©tait trĂšs important, et il a fallu que les services compĂ©tents de la Cud redimensionnent l’opĂ©ration, sans compromettre la qualitĂ© du projet tout en prĂ©servant le cĂŽtĂ© social. Le rĂ©ajustement techniquement du projet a pris environ six mois. Pour le moment, la Cud attend encore la prise de textes rĂ©glementaires liĂ©s Ă  cet aspect social. Cependant, ce n’est pas une entrave au dĂ©marrage des travaux.
Le mot d’ordre de grĂšve levĂ© Ă  la BICEC

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

C’est ce qui ressort d’une rĂ©union prĂ©sidĂ©e lundi Ă  YaoundĂ© par le ministre du Travail GrĂ©goire Owona.

C’est pour remettre les choses en ordre et Ă©viter une grĂšve du personnel de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crĂ©dit (BICEC) que le ministre du Travail et de la sĂ©curitĂ© sociale, GrĂ©goire Owona a convoquĂ© une rĂ©union. La rencontre qui avait lieu dans son dĂ©partement ministĂ©riel rĂ©unissait le directeur gĂ©nĂ©ral de la BICEC, Alain Ripert, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel et les syndicats des banques. D’aprĂšs Isaac Bissala, prĂ©sident du syndicat des banques, tout est parti d’une mĂ©sentente sur le calcul d’intĂ©ressement de la prime du personnel. Ce qui a entraĂźnĂ© le mot d’ordre de grĂšve du personnel. « La prime tournait autour des rĂ©sultats de l’entreprise. La direction a planchĂ© sur 4,5 milliards de F alors que le personnel s’attendait Ă  ce que nous ayions rĂ©coltĂ© 12,5 milliards de F de bĂ©nĂ©fices. Donc, la direction a calculĂ© un intĂ©ressement qui n’allait pas dans le sens du personnel. Il Ă©tait donc question qu’on s’entende sur un montant qui convienne Ă  tous et on a trouvĂ© une parade pour rĂ©gler le problĂšme. La prime s’élĂšve Ă  hauteur de 300 000 F en moyenne par personnel », confie-t-il.
Pour le directeur gĂ©nĂ©ral de la BICEC, ce problĂšme de calcul de l’intĂ©ressement s’explique par rapport Ă  la fraude qu’il y a pu avoir et qui a impactĂ© le rĂ©sultat net. « L’intĂ©ressement Ă©tait donc moindre que celui qui Ă©tait prĂ©vu et il n’a pas Ă©tĂ© recalculĂ©. On a donc trouvĂ© une autre mesure pour une prime exceptionnelle. La BICEC n’est pas en danger », a expliquĂ© Alain Ripert. GrĂ©goire Owona a tenu, quant Ă  lui, Ă  rassurer : « Nous pouvons dire que les choses sont calmes, malgrĂ© les incidents. Le climat social est serein et ils ont pu s’entendre sur l’essentiel et je crois que les clients de la BICEC peuvent ĂȘtre rassurĂ©s sur la motivation de tout le personnel qui a posĂ© des problĂšmes pertinents. La direction gĂ©nĂ©rale, pour tous ces problĂšmes, trouvera une solution dans les 72 heures qui viennent et le mot d’ordre de grĂšve a Ă©videmment Ă©tĂ© levĂ©. »
Le Cameroun sans minima aux Championnats d’Afrique d’athlĂ©tisme

Steve LIBAM
National - Sport

Malgré les cinq médailles, aucune qualification aux J.O 2016.

La 20e Ă©dition des championnats d’Afrique d’athlĂ©tisme s’est achevĂ©e dimanche dernier Ă  Durban (Afrique du Sud) avec le succĂšs du pays-hĂŽte. Les athlĂštes de la nation Arc-en-ciel remportent la compĂ©tition avec un total de 33 mĂ©dailles (16 en or, neuf en argent et huit en bronze), largement devant le Kenya et le NigĂ©ria. CĂŽtĂ© Camerounais, la moisson est de cinq mĂ©dailles (10e au classement gĂ©nĂ©ral), dont une en or, deux en argent et deux en bronze. C’est moins bien que lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©dition Ă  Marakech (Maroc) en 2014 oĂč le Cameroun s’était classĂ© septiĂšme, avec deux mĂ©dailles en or, une mĂ©daille en argent et une mĂ©daille en bronze.
Unique championne d’Afrique camerounaise cette annĂ©e, Auriol Dongmo, avec un jet Ă  17,64 m, a battu le record des championnats. Elle a largement fait mieux que sa dauphine, la NigĂ©riane Okwelogu Nwanneka (17,07 m) dans le concours du lancer du poids. Sa performance n’est cependant pas suffisante pour rĂ©aliser les minima (17,80 m) nĂ©cessaires pour les Jeux olympiques de Rio 2016. Au triple saut, JoĂ«lle Sandrine Mbumi, avec un bond Ă  13,37 m, a perdu son titre de championne d’Afrique au profit de la GhanĂ©enne Nadia Eke (13,42 m). La Camerounaise (6,39 m) remporte Ă©galement une mĂ©daille d’argent au saut en longueur, tandis que Sarah Ngo Ngoa (6,34 m) est laurĂ©ate de la mĂ©daille de bronze dans le mĂȘme concours. La derniĂšre mĂ©daille camerounaise est l’Ɠuvre de Fernand Djoumessi au saut en hauteur (2,15 m). Pour les Camerounais, tout n’est cependant pas perdu. En effet, les athlĂštes ne parvenant pas Ă  rĂ©aliser les minima requis peuvent encore ĂȘtre invitĂ©s par l'Association internationale des fĂ©dĂ©rations d'athlĂ©tisme (IAAF), en tant que meilleur athlĂšte classĂ© Ă  la fin de la pĂ©riode de qualification afin d’occuper les places restantes par Ă©preuve, pour autant que le quota maximum des ComitĂ©s nationaux olympiques par Ă©preuve soit respectĂ©. Ainsi pour chaque Ă©preuve individuelle, l'IAAF publiera le 12 juillet prochain, un classement mondial.
Qui a peur du dépistage systématique du VIH/Sida ?

Grégoire DJARMAILA
Rédaction - Dossier

La mesure annoncĂ©e vendredi dernier par le MinsantĂ© soulĂšve dĂ©jĂ  des interrogations relativement aux droits de l’Homme.

Le gouvernement camerounais adopte de mesures fortes pour contrer le VIH/sida. DĂ©sormais, il sera proposĂ© Ă  chaque patient se prĂ©sentant dans une formation sanitaire, pour toute consultation mĂ©dicale, de passer le test du sida. Face Ă  la presse, vendredi dernier, le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©), AndrĂ© Mama Fouda, a rappelĂ© les huit lettres-circulaires et dĂ©cisions qu’il a signĂ©es rĂ©cemment et qui vont dĂ©sormais constituer de nouvelles armes du Cameroun contre le VIH/Sida. Ces diffĂ©rents actes ministĂ©riels qui soulĂšvent dĂ©jĂ , au sein de l’opinion publique, les risques juridiques pour les droits de l’Homme et des personnes infectĂ©es, comportent trois importantes dimensions.
La mesure vise, selon le MinsantĂ©, « d’amener un maximum de personnes Ă  connaĂźtre leur statut sĂ©rologique ». En dehors des dĂ©pistages systĂ©matiques dans les hĂŽpitaux, le gouvernement veut promouvoir les tests de dĂ©pistage rapide et prĂ©conise le dĂ©ploiement des accompagnateurs psycho-sociaux et pĂ©diatriques. De mĂȘme, des unitĂ©s mobiles vont sillonner les villes et campagnes du pays toute l’annĂ©e pour la mĂȘme cause. Bon Ă  savoir, le dĂ©pistage est gratuit pour les jeunes de moins de 15 ans, les femmes enceintes et les malades de la tuberculose et de 500 F pour les autres couches sociales. Le gouvernement camerounais se donne pour objectif d’atteindre le chiffre de 1,5 million de personnes dĂ©pistĂ©es en 2016 et 1,8 million en 2017.
Le deuxiĂšme axe de ces nouvelles orientations concerne la mise sous traitement tout aussi systĂ©matique suivant la stratĂ©gie « Test and Treat » (dĂ©pister et traiter). Il est dĂ©sormais prescrit que « toute personne dĂ©pistĂ©e et confirmĂ©e positive doit ĂȘtre mise directement sous traitement ». Cette prise en charge n’a pas besoin d’attendre l’évaluation prĂ©alable des CD4. Pour ce faire, annonce le MinsantĂ©, 88 nouvelles unitĂ©s de prise en charge ont Ă©tĂ© créées pour rapprocher les services indiquĂ©s des populations.
Enfin le troisiĂšme centre d’intĂ©rĂȘt concerne le suivi biologique des patients mis sous ARV. Le Cameroun envisage de passer de 168 000 patients en 2015 Ă  224 000 en 2016 et Ă  302 000 personnes en fin 2017. Dans cette logique, le coĂ»t de l’examen de charge virale qui se fait semestriellement ou annuellement a Ă©tĂ© ramenĂ© Ă  5000 F.
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Tchanga and Inoma: Oh! Teenage Pregnancy

Brenda Y. NCHEWNANG-NGASSA
National - Société

Cameroon film producer, Tabe Enow Tanjong through the film, has sensitises parents on how to handle teenage pregnancy.
Tchanga and Inoma! These names still ring a bell in the minds of those who attended primary school in the Anglophone zones in the early 1970s. “Tchanga and Inoma” was that Primary School story book used in those days that revealed two characters Tchanga (fat) and Inoma (slim). But the latest film produced by Tabe Enow Tanjong titled “Tchanga and Inoma” is far from what pupils learned from their primary school story books. The film “Tchanga and Inoma” is about two teenage girls impregnated by their student teachers. It was premiered in Yaounde on June 18, 2016 and will be premiere in Mamfe, South West Region on July 2, 2016.
Tchanga and Inoma are close friends and classmates who come from different family backgrounds. lnoma is from a wealthy family and Tchanga from a poor family. Both girls are impregnated by their student teachers. Donald (Enow Tanjong) impregnates Inoma while Peter (Ebini Edwi) impregnates Tchanga. Inoma is forced out of home by her father against her mother’s wish because her father cannot stand the disgrace that would erode the pride of his family. Tchanga, on the other hand, is bitterly castigated by her parents for such a shameful act; they however, finally accepted her. She goes back to school after having her baby.
The producer says he came up with such a film after a research on teenage mothers in Manyu Division where he hails. Research findings revealed that 80 per cent of victims drop out of school after having their babies and left by their parents to fend for themselves and their babies. “By so doing, their future ends in a shamble”, Tabe Enow Tanjong explained. Through the film the producer and the director, Musing Derick Tenn, are out to sensitise the population, especially parents, on how the social ill, teenage pregnancy, should be handled without disrupting the dreams of the victims. The film, which was shot in Mamfe, South West Region, features mostly Cameroonian actors and actresses.
A Timely Initiative Indeed!

Nkendem FORBINAKE
National - Société

The decision by the Minister for Public Health to systemize the screening of all patients who turn up for consultations in all public hospitals for their HIV status has raised quite some dust within the national healthcare community. Even if the Minister did not say it directly, it will virtually be compulsory to obtain the status of each patient reporting for any health problem. This move is revolutionary by the fact that all the secrecy about the handling and treatment of patients with HIV infections will henceforth be removed, making it easier to know who carries the virus and those who do not and in so doing better manage the situation because of a better knowledge of the situation and the availability of statistics.
One must sincerely observe that strategies to fight HIV/AIDS have not been very successful seen from the little impact various initiatives have had in the final result. The desire to keep patient’s condition private by preventing them from stigmatization has not helped matters at the end of the day. Policy makers cannot do effective planning because they do not have the necessary statistics on which to build a robust strategy. This is because for too long many citizens have been left to go about without even knowing their condition while carriers of the virus, unknown to them continue to spread it simply because they were not aware.
As long as the HIV/AIDS management chain was not opened up and continued to be run in near secrecy, results, especially the mass positive results expected, could never be attained That is why even with very efficient systems and information campaigns, the scourge has continued to develop in disturbing proportions. Moreover, an early discovery of one’s serology status will help manage the condition and obviously prevent the virus from developing into more disastrous condition of AIDS with its multifarious accompanying afflictions.
Early detection can also help minimize costs, especially for the dispossessed segments of the population from within which many cases of infection are registered. Manu Human Rights groups will obviously jump into the scene to condemn violation of privacy. But the gravity of the situation posed by the growing spread of HIV/AIDS and, above all, the need to preserve the health of Cameroonians from the scourge of this killer disease justify the government decision. The population must, in its own interest, adhere to this salutary initiative which will certainly have an immediate impact on the management of the disease.
Brexit : une blessure européenne, une leçon africaine

Par Marie-Claire NNANA

Pour les EuropĂ©ens comme pour les Britanniques, la date du 23 juin restera une date-clĂ©. Au terme d’un rĂ©fĂ©rendum haletant, les citoyens britanniques ont dĂ©cidĂ© de quitter l’Union aprĂšs 43 ans. Deuil et tristesse pour les uns, sentiment d’euphorie et de dĂ©livrance pour les autres.

Il ne fait aucun doute que la sortie du Royaume-Uni de l’Union europĂ©enne constitue aussi pour le reste du monde une surprise. Et un marqueur historique. En effet, personne ne croyait rĂ©ellement que la construction de l’Union europĂ©enne, Ă  l’Ɠuvre depuis 60 ans, fĂ»t rĂ©versible. N’étions-nous pas plus enclins Ă  nous demander si la Turquie serait le prochain entrant, plutĂŽt que de spĂ©culer sur la sortie de l’un des piliers de cette Union ? Et ce malgrĂ© les critiques nombreuses et acerbes de l’Europe profonde et des partis politiques europhobes sur la marche du projet communautaire.

Vu d’Afrique, le choc du divorce du Royaume-Uni d’avec l’Union europĂ©enne peut paraĂźtre attĂ©nuĂ©, comme une secousse pĂ©riphĂ©rique d’un tremblement de terre dont l’épicentre se trouverait loin, trĂšs loin de nos tropiques torrides. Parce que l’Afrique, quoique proche culturellement et Ă©conomiquement de l’Europe, a, dans son propre agenda, bien des drames et des tragĂ©dies Ă  gĂ©rer ou Ă  surmonter. NĂ©anmoins, les Africains sont Ă  mĂȘme d’intĂ©grer que ce qui se passe en Europe aujourd’hui s’apparente Ă  une blessure vive, une fracture ouverte, d’autres ne craignent pas de parler de rĂ©volution, tant l’avenir de l’Europe paraĂźt soudain questionnable.
Il est Ă©difiant de relever de quelle maniĂšre la dĂ©flagration qui secoue l’Europe parle Ă  l’Afrique. VoilĂ  en effet prĂšs de 60 ans que les pays africains ont acquis de haute lutte leur indĂ©pendance politique. AprĂšs une histoire agitĂ©e, tumultueuse, qui vit le continent survivre – mais dans quel Ă©tat ? – Ă  de graves pĂ©rils : la traite nĂ©griĂšre, la colonisation europĂ©enne, les indĂ©pendances, le nĂ©ocolonialisme. Les ravages de l’histoire n’ont pas pour autant dĂ©terminĂ© ici comme en Europe, une volontĂ© forte de construire une union politique et Ă©conomique pour conjurer les menaces Ă  venir. Les nouveaux leaders africains ont entĂ©rinĂ© sans grande conviction quelques regroupements gĂ©ostratĂ©giques dĂ©finis sur la base des anciens dĂ©coupages hĂ©ritĂ©s de la pĂ©riode coloniale.
Ces ensembles, CEMAC, CEDEAO, SADC, COMESA, fonctionnent avec plus ou moins de cohĂ©sion, comme des unions Ă©conomiques et monĂ©taires soumises Ă  un protocole de convergence minimal, souvent calquĂ© sur l’Union europĂ©enne. L’union politique y demeure problĂ©matique, car s’il existe bien une Commission et un parlement communautaire, leur influence rĂ©elle demeure faible. Et comme le rappelait lors de sa derniĂšre visite officielle au Cameroun la Directrice gĂ©nĂ©rale du Fonds monĂ©taire international, Christine Lagarde, en ces temps de choc pĂ©trolier et de dĂ©gringolade des cours des matiĂšres premiĂšres, un des principaux freins Ă  la croissance Ă©conomique dans la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire d’Afrique centrale (CEMAC) rĂ©side dans l’incapacitĂ© Ă  construire un vĂ©ritable espace Ă©conomique intĂ©grĂ©, viable et libre, un grand marchĂ© d’Afrique centrale, plus sĂ©duisant pour les investisseurs que nos micro-Etats-nations Ă  faible densitĂ© dĂ©mographique.
Brexit : une blessure européenne, une leçon africaine

Par Marie-Claire NNANA

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Pour l’Europe, la volontĂ© de crĂ©er une union politique sur les cendres de la CommunautĂ© du charbon et de l’acier fut d’autant plus forte que les deux grandes guerres, et l’ultra nationalisme y avaient semĂ© la mort et la dĂ©solation jusqu’à la nausĂ©e et l’écƓurement. L’Union paraissait alors la seule parade efficace et durable Ă  la barbarie, aux extrĂ©mismes, Ă  la guerre. Avec le dĂ©samour clair des Britanniques pour l’Europe, tel qu’exprimĂ© dans ce rĂ©fĂ©rendum, on doit convenir que les temps ont bien changĂ©. Et en premier lieu, la mĂ©moire : le souvenir des atrocitĂ©s des deux grandes guerres s’est estompĂ© face Ă  une rude rĂ©alitĂ© contemporaine que les Anglais ressentent dans leur chair : le ralentissement Ă©conomique de l’Europe ; l’immigration massive vers leur pays perçu comme un havre de prospĂ©ritĂ© ; le terrorisme ; l’autoritarisme de Bruxelles (ou ce qui est perçu comme tel) ; la mondialisation et le dumping social ; l’image dĂ©testable, et dĂ©testĂ©e, par eux, d’une certaine Europe, vautrĂ©e dans la corruption, le clientĂ©lisme ; ou bien le spectre d’une Europe des grĂšves Ă  rĂ©pĂ©tition, qui refuse des rĂ©formes Ă©conomiques qu’eux les Britanniques ont endurĂ©es il y a dĂ©jĂ  40 ans

S’il y a une leçon Ă  en tirer, pour le monde et en particulier pour l’Afrique, c’est d’abord celle du triomphe dĂ©mocratique. Un pays europĂ©en s’est clairement exprimĂ© Ă  travers les urnes contre l’Europe, et sa dĂ©cision sera bien respectĂ©e, quoi qu’il en coĂ»te. Le choix du peuple demeure donc sacrĂ© chez nos partenaires europĂ©ens, mĂȘme lorsque les Ă©lites pensent le contraire. SacrĂ©e leçon !
Seconde leçon : la foi d’un peuple en lui-mĂȘme soulĂšve des montagnes. Ce vote, risquĂ© pour la plupart des observateurs, n’a Ă©tĂ© possible que parce que le peuple britannique a une grande confiance en lui-mĂȘme, en sa rĂ©silience, en sa capacitĂ© Ă  prendre son destin en mains, dans une mondialisation bien complexe, Ă©branlĂ©e par le terrorisme et les chocs financiers, une mondialisation oĂč, face Ă  la vieille Europe, les pays Ă©mergents font des coudes pour prendre toute leur place. Souhaitons-leur du courage.
TroisiĂšme leçon : L’Afrique, et la CEMAC en particulier, doit chercher exactement la voie inverse, celle de l’union. Unis nous serons plus forts, c’est plus qu’une Ă©vidence. A nous replier dans notre superbe isolement, nous ne rĂ©ussirons qu’à attirer les prĂ©dateurs. La Grande-Bretagne, 5e puissance Ă©conomique mondiale, peut se permettre un Brexit. Elle sait que le monde a besoin d’elle. Qu’elle peut nĂ©gocier de nouveaux accords politiques et commerciaux, probablement Ă  son avantage. Les petits poucets que nous sommes, reprĂ©sentant Ă  peine 2 % du commerce mondial, ne devraient avoir qu’une religion : s’intĂ©grer, pour constituer un interlocuteur de poids devant les mastodontes de la mondialisation.
DĂ©jĂ , l’Accord de partenariat Ă©conomique (APE) avec l’Europe se profile, comme une menace, ou comme une opportunitĂ©, c’est selon. Il est clair que seul un front uni de l’Afrique centrale arrachera Ă  l’Europe, mĂȘme dĂ©primĂ©e, de meilleures conditions d’échanges. Pensons-y.
Charity Appeals For Customs Exoneration For Gifts

Yaboa Ndula MUNTEH
National - Société

Officials argue that imposing heavy duties on items intended to help the needy hampers development.
Some Diaspora-based Non Governmental Organisations, NGOs are a source of inspiration to the health and the education sectors back home. They offer equipment like orthopaedic beds, wheelchairs, delivery beds, mattresses, water heaters, among others, to health facilities. In schools with insufficient learning material, pupils lack even exercise books to take notes. Though these are free, apolitical donations, heavy customs duties are often imposed.
A US-based charity, “Safe Bridge of Help,” led by Richard Mbakop, on June 27, 2016, appealed for customs exoneration. According to him, heavy customs duties have led to the abandonment of a 40-feet container at the Douala Sea Port containing hospital kits worth millions of FCFA. Richard Mbakop revealed that for the NGO’s five-year of benevolent work in Cameroon, they have paid customs duties worth millions of FCFA, pleading that the authorities should grant customs exoneration for them to contribute better to the development of the country.
Even with the heavy duties, Richard Mbakop disclosed that the satisfaction of giving is immeasurable, reason why “Safe Bridge of Help” has so far donated equipment worth over 200 million FCFA to health institutions, schools and orphans. With customs exoneration, he believes that charities will contribute better to the wellbeing of Cameroonians, thereby fostering development as wished by the Head of State.
Equatorial Guinea: New Government At Work

Emmanuel KENDEMEH
International - Politique

The new government was announced on Friday, June 24, 2016.
The new government formed after President Teodoro Obiang Ngema’s re-election on April 24, 2016 winning 93.7 per cent of the votes cast is already at work. The 36-member government was announced on State television of Friday, June 24, 2016. The president first of all dissolved the country’s government on June 17 as provided by the constitution.
Before naming the new government, President Obiang Nguema last Wednesday promoted his eldest son, Teodorin Nguema Obiang to the position of Vice President in charge of defence and security. He was previously holding the position of Second Vice President since 2012.
President Obiang Nguema’s other son Gabriel Obiang Lima Mbega, retained the strategic Ministry of Mines and Hydrocarbons. The President’s brother, Antonio Mba Nguema, took over one of the two newly created offices, Department of Presidential Security. A new member of government Reginaldo Asue Mango heads the Department of Planning.
Equatorial Guinea’s official Webpage states that the Prime Minister of the Government for Administrative Coordination is Vicente Ehate Tomi. The First Deputy Prime Minister for Political Affairs, Democracy and Minister of Internal Affairs and Local Corporations, Clemente Engonga Nguema Onguene, Second Deputy Prime Minister for Social Affairs is Franscisco Pascual Obama Asue and the Third Deputy Prime Minister for Human Rights, Alfonso Nsue Mokuy. Reports say, eight new ministers have entered the government which has three women.
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Cameroon Tribune du mercredi, 28 juin 2016.
Le PM met la pression pour l'accélération du processus de Décentralisation

Malobe Eugénie
National - Politique

Le communique publiĂ© Ă  l’issue de la premiĂšre session du Conseil national de la dĂ©centralisation au titre de l’exercice 2016.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang, a prĂ©sidĂ© ce mardi 28 juin 2016, Ă  partir de 9h dans la Salle des Conseils, la premiĂšre session ordinaire du Conseil national de la dĂ©centralisation, au titre de l’exercice 2016, Ă  laquelle prenaient part, outre ses proches collaborateurs, des membres du gouvernement, des parlementaires, des reprĂ©sentants du Conseil Ă©conomique et social, des reprĂ©sentants des magistrats municipaux, ainsi que ceux de la sociĂ©tĂ© civile.

Trois principaux points Ă©taient inscrits Ă  l’ordre du jour, Ă  savoir :
1. le compte rendu des activitĂ©s du secrĂ©tariat permanent du Conseil national de la dĂ©centralisation pendant l’inter session, par le secrĂ©taire permanent du Conseil ;
2. le point de la mise en Ɠuvre des directives prescrites par le Premier ministre au cours de la session du Conseil national de la dĂ©centralisation tenue le 29 dĂ©cembre 2015 ;
3. la prĂ©sentation du rapport de l’étude relative Ă  l’impact de la politique de dĂ©centralisation sur les populations camerounaises de 2010 Ă  2015.

AprĂšs le propos d’ouverture du Premier ministre, chef du gouvernement, le secrĂ©taire permanent a prĂ©sentĂ© le compte rendu des activitĂ©s du secrĂ©tariat permanent du Conseil national de la dĂ©centralisation pendant l’inter session, duquel il ressort que l’activitĂ© pendant cet intervalle a consistĂ©, notamment au suivi de la mise en Ɠuvre des directives issues de la prĂ©cĂ©dente session du Conseil, Ă  la participation de la mise en Ɠuvre de certaines directives, Ă  la contribution Ă  la codification du processus de dĂ©centralisation, ainsi qu’à l’accompagnement de la rĂ©alisation de l’étude sur l’impact de la politique de dĂ©centralisation sur les populations camerounaises de 2010 Ă  2015.

Le Conseil a ensuite Ă©coutĂ© l’exposĂ© du ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation sur la mise en Ɠuvre des directives du Conseil relatives Ă  l’accompagnement et l’encadrement du processus de dĂ©centralisation. A ce sujet, il a soulignĂ©, entre autres, l’organisation du 11 mai au 16 juin 2016 des sĂ©minaires rĂ©gionaux de formation et de renforcement des capacitĂ©s d’environ 1900 acteurs locaux de la dĂ©centralisation, desquels sont ressorties de nombreuses propositions d’amĂ©lioration de la conduite du processus de dĂ©centralisation, la mise en place des mĂ©canismes nĂ©cessaires au rĂšglement des rĂ©munĂ©rations des magistrats municipaux, ainsi que le transfert effectif aux Communes, de prĂšs de 18,5 milliards de F au titre des produits des impĂŽts locaux soumis Ă  pĂ©rĂ©quation pour le compte du premier trimestre 2016.

Dans leurs interventions complĂ©mentaires portant respectivement sur l’optimisation des ressources issues de la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation et le mĂ©canisme appropriĂ© de transfert des crĂ©dits budgĂ©taires, les ministres en charge des finances et de l’économie, ont relevĂ© une nette Ă©volution des ressources financiĂšres transfĂ©rĂ©es aux Communes depuis 2010, boostĂ©e par les produits de la fiscalitĂ© locale. En vue d’une allocation optimale desdites ressources, ils ont prĂ©conisĂ© l’élargissement de l’assiette fiscale locale et la maĂźtrise par les acteurs locaux, de la chaine de Planification-Programmation-BudgĂ©tisation-Suivi/Ă©valuation (PPBS).
Le PM met la pression pour l'accélération du processus de Décentralisation

Malobe Eugénie
National - Politique

Le communique publiĂ© Ă  l’issue de la premiĂšre session du Conseil national de la dĂ©centralisation au titre de l’exercice 2016.

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Concernant le rapport de l’étude relative Ă  l’impact de la politique de dĂ©centralisation sur les populations camerounaises de 2010 Ă  2015, il est ressorti de la prĂ©sentation faite par le consultant mandatĂ© Ă  cet effet, que l’exercice des compĂ©tences transfĂ©rĂ©es par l’Etat aux communes, a permis d’amĂ©liorer le niveau de vie des populations locales, notamment dans les domaines du dĂ©veloppement Ă©conomique et social, en dĂ©pit de la faible qualitĂ© des ouvrages rĂ©alisĂ©s. En guise de recommandations, l’étude a notamment rĂ©vĂ©lĂ© la nĂ©cessitĂ© de l’optimisation des interventions publiques locales par l’élaboration et la mise en Ɠuvre d’une stratĂ©gie opĂ©rationnelle de la dĂ©centralisation adossĂ©e aux plans communaux de dĂ©veloppement, au DSCE et aux exigences du budget-programme requis par les rĂ©gimes financiers de l’Etat et des collectivitĂ©s territoriales.

Au terme des travaux et prenant acte des diligences effectuĂ©es dans la mise en Ɠuvre des directives issues de la session du Conseil du 29 dĂ©cembre 2015, le Premier ministre, chef du gouvernement a demandĂ© :

1. au ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation,
- de finaliser et présenter à une session extraordinaire du Conseil, le projet de stratégie nationale de la décentralisation ;
- d’élaborer et de mettre Ă  la disposition des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et des reprĂ©sentants de l’Etat, des modĂšles de conventions d’utilisation des ressources humaines de l’Etat par les municipalitĂ©s, afin de leur permettre d’exercer de maniĂšre optimale les compĂ©tences qui leur sont transfĂ©rĂ©es, en attendant la finalisation du cadre juridique y affĂ©rent ;
- de lui faire tenir les projets de textes actualisĂ©s dont l’aboutissement Ă©tait attendu, en vue de solliciter Ă  nouveau leur sanction par l’autoritĂ© compĂ©tente.

2. au ministre des Finances, de finaliser l’étude en cours dans ses Services, visant Ă  passer de la logique des dĂ©lĂ©gations des crĂ©dits aux Communes Ă  celle de la dotation des subventions, et d’envisager la mise en Ɠuvre de ses rĂ©sultats dĂšs l’exercice budgĂ©taire 2017;

3. au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, en liaison avec le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation, de mettre en place un mĂ©canisme visant Ă  prendre en compte les plans communaux de dĂ©veloppement (PCD) dans la programmation des projets d’investissement des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es;

4. au ministre de l’Eau et de l’Energie et au ministre des Arts et de la Culture, en liaison avec le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation, de soumettre Ă  ses Services, avant le 15 septembre 2016, les projets de dĂ©cret fixant respectivement les modalitĂ©s d’exercice des compĂ©tences en matiĂšre d’électrification des zones nĂ©cessiteuses, et d’organisation des concours littĂ©raires et artistiques au niveau local ;

5. au ministre des Travaux publics, de lui faire tenir dans les meilleurs dĂ©lais, le point sur le transfert des ressources financiĂšres nĂ©cessaires Ă  l’exercice par les Communes, des compĂ©tences qui leur ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es par dĂ©cret n° 2012/2324/PM du 13 aoĂ»t 2012, en matiĂšre de rĂ©alisation des travaux de cantonnage routier.

Le Conseil s’est achevĂ© Ă  10H 45 mn.-

Yaoundé, le 28 juin 2016


Le secrétaire général des Services du Premier ministre,
(é) FOUDA Séraphin Magloire
Ce que l’Etat veut rĂ©cupĂ©rer aprĂšs Atteintes Ă  la fortune publique

Jean Francis BELIBI
Rédaction - Dossier

TCSPour la seule année 2014, ce sont plus de 140 milliards de F qui sont ainsi recherchés par les différentes instances de lutte contre le fléau, selon la CONAC.
La prĂ©sentation lundi dernier du 4e rapport de la Commission nationale anti-corruption (CONAC) a permis, d’aprĂšs l’allocution du prĂ©sident de cette institution, RĂ©v Dr DieudonnĂ© Massi Gams, de constater une parfaite synergie entre les diffĂ©rents organes gouvernementaux intervenant dans le cadre de la lutte contre la corruption. Une approche des diffĂ©rentes positions qui permet aujourd’hui de situer l’ampleur de ce flĂ©au qui gangrĂšne notre sociĂ©tĂ©. Le rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2014 se veut donc le condensĂ© des diffĂ©rentes actions menĂ©es dans notre pays. Ainsi, on peut constater que les actions menĂ©es par l’Agence d’investigations financiĂšres (ANIF) font Ă©tat de ce que cet organe a transmis 60 dossiers Ă  la justice au cours de l’exercice 2014 pour des flux financiers que l’Agence estime Ă  128 315 890 255 de F. Au rang des infractions relevĂ©es par l’ANIF, il y a les faits de corruption, les dĂ©tournements de deniers publics, le faux et usage de faux, l’escroquerie sur internet, les trafics divers qui reprĂ©sentent Ă  eux seuls une enveloppe de 114,317 milliards de F et les usurpations de titres. Au chapitre des rĂ©sultats atteints, l’ANIF a enregistrĂ© au 31 dĂ©cembre 2014, 521 dĂ©clarations de soupçons, ce qui reprĂ©sente une hausse de 65,40% par rapport Ă  l’exercice prĂ©cĂ©dent.
Pour ce qui est du Conseil de discipline budgĂ©taire et financiĂšre (CDBF), ce sont 35 dĂ©cisions qui ont Ă©tĂ© rendues Ă  l’effet de sanctionner les irrĂ©gularitĂ©s et fautes de gestion commises, assorties de 70 millions de F contre certains responsables des administrations et des mises en dĂ©bet cumulĂ©s pour un montant de 3,203 milliards de F
Du cĂŽtĂ© du Tribunal criminel spĂ©cial (TCS), le rapport de la CONAC indique que cette juridiction a rendu 29 arrĂȘts au cours de l’annĂ©e 2014 pour des affaires ayant donnĂ© lieu Ă  des dĂ©tournements de biens publics, Ă  la complicitĂ© de dĂ©tournements de biens publics, Ă  la tentative de corruption, au faux et usage de faux en Ă©criture publique et authentique, Ă  la contrefaçon, Ă  l’usurpation de titres et Ă  la tentative d’évasion. Ici, le montant total des sommes rĂ©clamĂ©es aux mis en cause, et Ă  verser au TrĂ©sor public, au titre des dommages et intĂ©rĂȘts s’élĂšve Ă  7 142 411 151 F. Il faut y ajouter de nombreux biens mobiliers et immobiliers qui ont Ă©tĂ© confisquĂ©s. Sur ces affaires, une vingtaine d’entre elles ont fait l’objet de pourvoi en cassation auprĂšs de la Cour suprĂȘme. La haute juridiction a rendu, pour sa part, 19 arrĂȘts relatifs aux pourvois en cassation pour des affaires de corruption et de dĂ©tournements de deniers publics. C’est ainsi que dans le cadre de l’affaire concernant particuliĂšrement le Port autonome de Douala et le ministĂšre de la Justice, la Cour suprĂȘme a ordonnĂ© le paiement de la somme de 3,255 milliards de F au TrĂ©sor public.