Cameroon Tribune
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Fight Against Terrorism: United States Promises More Support

LUKONG Pius NYUYLIME
National - Politique

The U. S Ambassador was yesterday, June 30 received in audience at the State House by President Biya.

Cooperation between Cameroon and the United States was again balanced on the scale yesterday, June 30, during a one-hour audience; the Head of State President Paul Biya accorded the U.S Ambassador, Michael Hoza. The meeting which stretched from 12 noon to 1pm was occasion for President Biya and Michael Hoza to renew the commitment of the two countries to fight terrorism in the Far North Region and to take the fight right to the end.
“As I have said before, Boko Haram is more dangerous than ever. We have had some success but the fight continues”, Hoza told pressmen after the audience. The United States which has so far supported Cameroon as well as the establishment of the Multinational Joint Task Force (MNJTF) and which is actively partnering with the MNJTF signatory countries (Cameroon, Chad, Niger, Nigeria, and Benin) in their counter Boko Haram efforts by providing advisors, intelligence, training, logistical support and equipment is visibly determined to provide additional support in the same vein. “We spoke about expanding cooperation between our two countries notably security services and also additional support for the Cameroon military in terms of equipment and training, the details of which will become evident in future”, Michael Hoza said.
Cameroon it should be recalled has been quite appreciative of the support the United States has been sending in to help in the fight against the terrorist group. Memories are still fresh on the 300 American troops sent to Cameroon along with surveillance drones to bolster effort to counter the insurgents. The troops have been assigned by the American government to conduct airborne intelligence, surveillance, and reconnaissance operations in the areas targeted by Boko Haram. In spite of the positive results registered so far, the U.S government wants to go the extra mile to ensure that the war is fully won. Without giving further details, the American diplomat sounded assuring in the following conclusive words, “rest assured that our cooperation is growing.”
Cameroun – Etats-Unis: un accent sur la sĂ©curitĂ©

Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique

Les relations officielles entre Yaoundé et Washington, vieilles de plus de 60 ans, couvrent les domaines diplomatique, politique, économique et technique. Sur le plan économique, la coopération tourne autour du commerce, des investissements et du climat des affaires. Dans le domaine commercial, les échanges entre les deux pays sont restés stables, mais défavorables pour le Cameroun. Le Cameroun ne figure pas encore parmi la dizaine des pays africains qui ont tiré profit des avantages de la Loi américaine sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA). En ce qui concerne les investissements, les Etats-Unis sont le plus grand et donc, le premier investisseur privé au Cameroun.
Enfin, le Cameroun bĂ©nĂ©ficie de l’assistance technique amĂ©ricaine dans plusieurs secteurs comme la paix et la sĂ©curitĂ©, la promotion de la dĂ©mocratie, l’investissement Ă©conomique et humain, la coopĂ©ration socio-culturelle, la santĂ©, etc.
Dans le domaine militaire et de la sĂ©curitĂ© au Cameroun, l’assistance amĂ©ricaine, de source proche du MINREX, reprĂ©sente Ă  peu prĂšs 12% de son aide. Par ailleurs, les Etats-Unis se sont illustrĂ©s comme un partenaire sĂ»r dans la lutte contre Boko Haram. Ce partenariat s’est manifestĂ© par des formations au profit des personnels de diffĂ©rentes administrations camerounaises sur le contre-terrorisme en plus de l’appui en matĂ©riel militaire. Signalons Ă  ce sujet que le 16 octobre 2015, les Etats-Unis ont fait un don de six vĂ©hicules blindĂ©s de transport de troupes et le 7 fĂ©vrier 2016, ils ont offert 160 tonnes de matĂ©riel militaire aux forces de l’ordre et de sĂ©curitĂ© dans le cadre de la guerre contre Boko Haram, entre autres.
Bon Ă  savoir aussi, l’annonce, le 15 octobre 2015, du dĂ©ploiement au Cameroun d’un dĂ©tachement de personnels de l’armĂ©e amĂ©ricaine chargĂ©s de conduire des opĂ©rations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. BasĂ© Ă  Garoua, ce dĂ©ploiement apporte Ă  nos forces de dĂ©fense une contribution prĂ©cieuse dans la lutte contre Boko Haram.
Plan d’urgence triennal: le PM prescrit l’accĂ©lĂ©ration du volet santĂ©

National - Politique

Philemon Yang présidait jeudi le Conseil de cabinet du mois de juin.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang a présidé un Conseil de cabinet ce jeudi 30 juin 2016, à partir de 9H dans ses Services.

Y prenaient part le vice-Premier ministre, le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs, les ministres, les ministres dĂ©lĂ©guĂ©s ainsi que les secrĂ©taires d’Etat.

Trois points Ă©taient inscrits Ă  l’ordre du jour, Ă  savoir :

1. l’exposĂ© du ministre de la SantĂ© publique relatif Ă  « l’état des lieux et les perspectives d’évolution du systĂšme hospitalier » ;
2. l’exposĂ© du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille sur « la stratĂ©gie gouvernementale de lutte contre les mutilations gĂ©nitales fĂ©minines » ;
3. le compte rendu du « dĂ©roulement de la session 2016 des examens officiels » prĂ©sentĂ© conjointement par le ministre de l’Education de base et le ministre des Enseignements secondaires.

Le ministre de la SantĂ© publique a d’abord rappelĂ© les missions de l’hĂŽpital, articulĂ©es autour de la prestation des soins de qualitĂ© aux populations, la formation des personnels, la recherche et la participation aux actions de santĂ© publique. Au 31 dĂ©cembre 2015, la carte hospitaliĂšre comprend 2387 formations sanitaires publiques classifiĂ©es en sept catĂ©gories et 2502 structures privĂ©es confessionnelles et Ă  but lucratif.

Le ministre a fait savoir que le Rapport final du ComitĂ© d’experts sur la RĂ©forme hospitaliĂšre, validĂ© en 2005, a identifiĂ© les causes de la sous-performance du systĂšme hospitalier et a suggĂ©rĂ© les voies d’amĂ©lioration suivant une douzaine d’axes : l’organisation du systĂšme national de prise en charge des urgences ; le renforcement de l'accueil et des entrĂ©es dans les hĂŽpitaux ; l’amĂ©lioration de la disponibilitĂ© des mĂ©dicaments, consommables, dispositifs et rĂ©actifs, et de leur accessibilitĂ© ; les aspects juridiques et rĂ©glementaires ; la planification hospitaliĂšre ; la formation initiale et la recherche ; l’amĂ©lioration de l’information hospitaliĂšre et l’informatisation des hĂŽpitaux ; la formation continue et la motivation des personnels hospitaliers ; la gestion et la maintenance des infrastructures et Ă©quipements hospitaliers ; les mĂ©canismes et modalitĂ©s de financement des hĂŽpitaux ; la coopĂ©ration et l’évaluation.

Des actions sont mises en Ɠuvre pour donner corps aux diffĂ©rentes propositions d’amĂ©lioration du systĂšme hospitalier ; Ă  l’instar du programme de construction des centres d’imageries et d’hĂ©modialyse dans huit rĂ©gions, dĂ©cidĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique. A moyen terme, la physionomie de la carte sanitaire sera profondĂ©ment transformĂ©e, Ă  la faveur de l’exĂ©cution du volet santĂ© du Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique, qui comprend non seulement une composante dĂ©diĂ©e au relĂšvement des plateaux techniques des hĂŽpitaux gĂ©nĂ©raux de YaoundĂ© et Douala ainsi que celui du Centre hospitalier et universitaire de YaoundĂ©, mais Ă©galement la construction de huit centres hospitaliers rĂ©gionaux Ă  Bafoussam, Bamenda, Bertoua, Buea, Ebolowa, Maroua, Garoua et N’GaoundĂ©rĂ©.

ClĂŽturant son propos, le ministre de la SantĂ© publique a annoncĂ© la tenue le 12 Juillet 2016 Ă  YaoundĂ© d’une concertation visant l’élaboration d’un Plan d’actions actualisĂ© de la RĂ©forme HospitaliĂšre pour la pĂ©riode 2017-2021.

Au terme des Ă©changes qui ont suivi cet exposĂ©, le chef du gouvernement a demandĂ© au ministre de la SantĂ© publique, d’une part de renforcer la politique de maintenance des Ă©quipements hospitaliers et, d’autre part de veiller Ă  l’exĂ©cution rapide des chantiers du volet santĂ© du Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique.
Plan d’urgence triennal: le PM prescrit l’accĂ©lĂ©ration du volet santĂ©

National - Politique

Philemon Yang présidait jeudi le Conseil de cabinet du mois de juin.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang a présidé un Conseil de cabinet ce jeudi 30 juin 2016, à partir de 9H dans ses Services.

...

Les travaux du Conseil se sont poursuivis avec l’exposĂ© du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille sur « la stratĂ©gie gouvernementale de lutte contre les mutilations gĂ©nitales fĂ©minines ». Il en ressort qu’en raison de pesanteurs culturelles persistantes, certaines mutilations gĂ©nitales, dont principalement l’excision, sont encore pratiquĂ©es sur les filles et femmes originaires de deux rĂ©gions du Cameroun. Le taux de prĂ©valence du phĂ©nomĂšne est de 1,4% sur l’ensemble du territoire national, et de 20% dans les zones foyers.

Le gouvernement a renforcĂ© ses dispositifs de lutte contre ce flĂ©au, notamment depuis que l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies a adoptĂ© en 2012, la RĂ©solution sur l’intensification de l’action mondiale en faveur de l’élimination des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines.

C’est ainsi que les actions de prĂ©vention ont Ă©tĂ© amplifiĂ©es auprĂšs des communautĂ©s, des exciseurs, des exciseuses, des victimes, des administrations et des partenaires au dĂ©veloppement, dans le but de susciter une prise de conscience collective et une mutualisation des interventions. De 2014 Ă  ce jour, plus de 700.000 personnes ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©es dans les dix rĂ©gions. Par ailleurs, des sessions de sensibilisation et de causeries Ă©ducatives sur le flĂ©au ont eu lieu dans les Ă©tablissements scolaires et universitaires.

La prise en charge des victimes et des exciseuses a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e. Les victimes bĂ©nĂ©ficient d’un accompagnement psychosocial et d’un appui Ă  la rĂ©insertion sociale, tandis que des programmes de reconversion sont offerts aux exciseuses qui renoncent Ă  cette activitĂ©.

Au plan institutionnel, 92 comités locaux de lutte contre les mutilations génitales féminines ont été créés, parallÚlement à la formation de 150 fonctionnaires de police à la prise en charge globale des violences basées sur le genre intégrant les mutilations génitales féminines dans les régions concernées.

Bien plus, une avancĂ©e lĂ©gislative dĂ©cisive est envisagĂ©e aprĂšs l’entrĂ©e en vigueur du projet de loi modifiant le Code pĂ©nal, actuellement en discussion au Parlement, qui comporte une incrimination spĂ©cifique aux mutilations gĂ©nitales fĂ©minines.

AprĂšs avoir pris acte des succĂšs enregistrĂ©s dans la lutte contre ces atteintes Ă  l’intĂ©gritĂ© fĂ©minine, le Premier ministre a demandĂ© au ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille d’intensifier les actions de sensibilisation en milieu scolaire.

La parole est enfin revenue aux ministres de l’Education de base et des Enseignements secondaires, pour leurs rapports relatifs Ă  la session 2016 des examens et concours officiels. Il en ressort que les diffĂ©rentes Ă©preuves y relatives dans les cycles primaire et secondaire se sont dĂ©roulĂ©es de maniĂšre satisfaisante, conformĂ©ment au calendrier arrĂȘtĂ©. Des dispositions particuliĂšres ont Ă©tĂ© prises dans les rĂ©gions de l’Adamaoua, de l’Est, du Nord et de l’ExtrĂȘme-Nord pour la participation effective des Ă©lĂšves dĂ©placĂ©s et rĂ©fugiĂ©s.

Au niveau de l’éducation de base, les statistiques affichent 294 114 candidats pour le Certificat d’Etudes Primaires (CEP), 112 637 pour le First School Leaving Certificate (FSLC) et 92 643 pour le Common Entrance Examination (CEE). Soit un total, 499 394 candidats contre 475 111 en 2015. Les corrections sont achevĂ©es et les dĂ©libĂ©rations sont en cours, en vue d’une publication imminente des rĂ©sultats dans l’enseignement primaire.
Plan d’urgence triennal: le PM prescrit l’accĂ©lĂ©ration du volet santĂ©

National - Politique

Philemon Yang présidait jeudi le Conseil de cabinet du mois de juin.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang a présidé un Conseil de cabinet ce jeudi 30 juin 2016, à partir de 9H dans ses Services.

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Au niveau des enseignements secondaires, les effectifs des candidats aux différents examens et concours organisés sont également en progression. Ils se présentent comme suit pour les examens relevant :

- de la direction des Examens, des Concours et de la Certification : 552 849 candidats contre 519 499 en 2015, soit un accroissement de 6,42% ;
- du General Certificate of Education (GCE) Board : 180 406 candidats contre 180 236 en 2015, soit un accroissement 1,2% ;
- de l’Office du BaccalaurĂ©at du Cameroun : 360 433 candidats contre 349 033 en 2015, soit un accroissement de 3,26%.

Les examens de l’enseignement secondaire ont ainsi enregistrĂ© 1 093 688 candidats, parmi lesquels 928 Ă©lĂšves dĂ©placĂ©s de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord.

Le processus de correction est amorcĂ© et le calendrier de publication des rĂ©sultats s’étale jusqu’au 30 juillet 2016. Les rĂ©sultats du concours d’entrĂ©e en 6e et du Brevet d’Etudes du Premier Cycle sont dĂ©jĂ  disponibles.

AprĂšs avoir exprimĂ© son satisfecit pour la bonne organisation des diffĂ©rentes Ă©preuves des examens et concours, le chef du gouvernement a demandĂ© aux ministres de l’Education de base et des Enseignements secondaires de veiller au respect du calendrier de publication des rĂ©sultats et Ă  la dĂ©livrance effective des relevĂ©s de notes et diplĂŽmes aux impĂ©trants, dans les semaines qui suivront.

Le Conseil s’est achevĂ© Ă  12H45./-
Yaoundé, le 30 juin 2016

Le secrétaire général des Services du Premier ministre,

(é) Séraphin Magloire FOUDA
Plan triennal « SpĂ©cial jeunes »: les parlementaires s’imprĂšgnent

Azize MBOHOU
National - Politique

Un sĂ©minaire d’échanges organisĂ© par le RĂ©seau « EspĂ©rance jeunesse » a eu lieu en prĂ©sence de Mounouna Foutsou.
Tous les intervenants et observateurs s’accordent sur cette exclusivitĂ© du chef de l’Etat rĂ©servĂ©e Ă  la jeunesse. En effet, c’est la premiĂšre fois qu’une catĂ©gorie spĂ©cifique de la population bĂ©nĂ©fice d’un plan d’urgence. Et celui destinĂ© Ă  la jeunesse, le plan triennal « SpĂ©cial jeunes » dĂ©cidĂ© le 10 fĂ©vrier dernier par Paul Biya, et dotĂ© d’une enveloppe de 102 milliards de F, mĂ©rite d’ĂȘtre connu et promu. Dans ce contexte, « qui mieux que les parlementaires, Ă©lus du peuple Ă  l’endroit de qui ils ont le devoir de rendre compte, pour maĂźtriser le contenu de ce plan ». En prononçant son mot de circonstance avant-hier Ă  l’AssemblĂ©e nationale, Gaston Komba, coordonnateur du RĂ©seau des parlementaires « EspĂ©rance jeunesse » pour la promotion des politiques et actions en faveur de la jeunesse et de l’enfance (REJE), a soulignĂ© l’enjeu de cette premiĂšre concertation politique sur le sujet.
C’est que, l’ensemble des acteurs de la communautĂ© nationale s’interroge sur le contenu du plan, ses orientations, les mĂ©canismes, les structures et les hommes chargĂ©s de son implĂ©mentation. Mais d’ores et dĂ©jĂ , le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique (MINJEC), Mounouna Foutsou, rappelle les secteurs ciblĂ©s par ce plan triennal : l’agriculture, l’industrie, l’économie numĂ©rique et l’innovation.
Contrat de désendettement et de développement: 400 milliards de F en plus

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Les gouvernements camerounais et français ont signĂ© jeudi Ă  YaoundĂ© le troisiĂšme C2D en faveur de l’agriculture et des services sociaux de base.
Jusqu’ici, les deux premiers Contrats de dĂ©sendettement et de dĂ©veloppement (C2D) ont souri au Cameroun. 566 milliards de F ont Ă©tĂ© affectĂ©s aux programmes de rĂ©duction de la pauvretĂ©, d’amĂ©lioration des infrastructures routiĂšres, de la gouvernance et de la performance des institutions publiques et privĂ©es. 10 ans aprĂšs la signature du premier de ces contrats, le secrĂ©taire d’Etat chargĂ© du DĂ©veloppement et de la Francophonie, AndrĂ© Vallini, observe que les prĂ©cĂ©dents C2D ont Ă©tĂ© des succĂšs et ont permis au Cameroun de relever son Ă©conomie, de dĂ©velopper son agriculture, d’Ɠuvrer Ă  la sauvegarde de son patrimoine faunique ainsi qu’à la rĂ©alisation des infrastructures dans plusieurs villes du pays. Du coup, les gouvernements camerounais et français n’ont pas tardĂ© Ă  se relancer dans l’aventure. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze et le secrĂ©taire d’Etat français chargĂ© du DĂ©veloppement et de la Francophonie, AndrĂ© Vallini ont procĂ©dĂ© hier Ă  la signature du troisiĂšme C2D d’une valeur d’environ 400 milliards de F.
Le troisiĂšme C2D se prĂ©sente comme celui de la maturitĂ©. Il s’inscrit dans la continuitĂ© des programmes dĂ©jĂ  engagĂ©s et place la croissance et la crĂ©ation d’emplois au centre des actions Ă  mener pour rĂ©duire la pauvretĂ© au Cameroun. Selon le Minepat, ce troisiĂšme contrat contribuera Ă  la rĂ©alisation des Objectifs de dĂ©veloppement durable en matiĂšre d’agriculture, de dĂ©veloppement rural, d’infrastructures et d’amĂ©nagements urbains. Il sera constituĂ© d’un volet dit « Normal » d’un montant de 236 milliards de F et d’un volet dit « Effort additionnel » de remboursement sur la pĂ©riode 2017-2025 d’environ 162 milliards de F. Pour AndrĂ© Vallini, « le troisiĂšme C2D est le signe d’un partenariat intelligent, fructueux qui permet Ă  la France de continuer Ă  soutenir le dĂ©veloppement du Cameroun. Il est axĂ© autour des infrastructures. Il y a un volet important qui consiste Ă  faciliter les circuits entre la production agricole et la commercialisation de ces produits et un troisiĂšme volet d’aide budgĂ©taire de la France au Cameroun pour dĂ©velopper les services sociaux de base (Ă©ducation, santĂ©) en faveur de la population. »
Les C2D, programmes d’annulation et de reconversion de dette extĂ©rieure, permettent au Cameroun de rembourser sa dette vis-Ă -vis de la France en finançant des projets de dĂ©veloppement locaux.
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Grippe aviaire: le gouvernement rassure

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Le Mincom, le MinsantĂ© et le Minepia indiquent que les conditions d’une reprise de la filiĂšre avicole sont pratiquement rĂ©unies.
La grippe aviaire sĂ©vit au Cameroun, mais la situation est actuellement sous-contrĂŽle. D’une mĂȘme voix, avec un ton rassurant, le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©) et le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement ont vĂ©hiculĂ© ce message face Ă  la presse jeudi Ă  YaoundĂ©. AprĂšs un exposĂ© sur l’état des lieux actuel du secteur avicole et la gestion de la maladie, le ministre TaĂŻga a rĂ©pondu aux questions des journalistes.
En dehors de l’évolution de la grippe aviaire, les prĂ©occupations ont portĂ© entre autres sur l’appui aux aviculteurs ayant perdu leur cheptel et la reprise des activitĂ©s dans les zones touchĂ©es. Aucune date n’a Ă©tĂ© donnĂ©e par le gouvernement concernant la levĂ©e des mesures restrictives. La bonne nouvelle, c’est qu’aucun foyer n’a plus Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© depuis quelques jours. Une accalmie qui, d’aprĂšs le Dr TaĂŻga, donne lieu d’espĂ©rer une reprise des activitĂ©s. D’oĂč l’appel Ă  la vigilance et au respect de la veille sanitaire. Quant aux aviculteurs touchĂ©s, des procĂšs verbaux ont Ă©tĂ© dressĂ©s et leurs cas seront examinĂ©s.
En effet, depuis le 24 mai dernier, date de dĂ©claration du premier foyer de grippe aviaire le gouvernement a interdit la vente de poulets et d’Ɠufs, ordonnant l’abattage des volailles issues des foyers infectĂ©s. « Ces mesures salutaires, qui ont abouti Ă  l’abattage d’environ 54 000 volailles, visaient Ă  restreindre l’épidĂ©mie et Ă  protĂ©ger le cheptel sain et les consommateurs », ont dĂ©clarĂ© unanimement les membres du gouvernement. Des voix se sont Ă©levĂ©es pour dĂ©crier l’arrestation de Bernard Njonga, leader politique Ă  la tĂȘte d’une manifestation d’aviculteurs plus tĂŽt dans la journĂ©e. Loin d’ĂȘtre sourd Ă  la dĂ©tresse des aviculteurs, le gouvernement souhaite avant tout que l’ordre public soit respectĂ©. Ce qui explique, d’aprĂšs Issa Tchiroma, l’arrestation de ceux qu’il a appelĂ© « des activistes ».
Par ailleurs, le gouvernement affirme avoir privilĂ©giĂ© l’éradication de la maladie. « Le pays a Ă©tĂ© dĂ©limitĂ© en trois zones, les zones de protection, celle de surveillance et les zone indemnes. Cette derniĂšre constitue la partie du pays non infectĂ©e oĂč l’activitĂ© avicole se dĂ©roule normalement», a expliquĂ© le ministre TaĂŻga. Autre prĂ©occupation, la transmission de la maladie de la volaille Ă  l’homme. A ce sujet, le MinsantĂ©, AndrĂ© Mama Fouda, a relevĂ© qu’aucun cas de grippe humaine d’origine aviaire n’a Ă©tĂ© enregistrĂ© Ă  ce jour. « 474 personnes exposĂ©es ont Ă©tĂ© suivies par nos Ă©quipes. Bilan, aucun cas de contagion», a-t-il dĂ©clarĂ©.
Autoroute Lolabé-Kribi-Edéa: lentement mais sûrement

Pierre Rostand ESSOMBA
National - Economie

les travaux de la phase I, longue de 38,5 kilomÚtres, sont actuellement réalisés à 25%.
LancĂ©s en fin 2013, pour une durĂ©e totale de 42 mois dont six de prĂ©paration et 36 d’exĂ©cution, les travaux de la phase I du projet de construction de l’autoroute LolabĂ©-Kribi-EdĂ©a, une distance de 38,5 kilomĂštres, sont Ă  ce jour, rĂ©alisĂ©s Ă  25%. Le terrassement est entiĂšrement achevĂ©. A certains endroits, la chaussĂ©e prend dĂ©jĂ  corps. Les techniciens de la China harbour engineering company (CHEC) et leurs collĂšgues camerounais font savoir que le chantier sera livrĂ© au deuxiĂšme semestre de 2018. Le corridor LolabĂ©-Kribi, une autoroute moderne d’une double chaussĂ©e Ă  trois voies de 33,75 mĂštres de large, compte au total six grands ponts et 10 dalots. Deux Ă©changeurs seront Ă©galement construits. Pour rĂ©aliser ces ouvrages, d’aprĂšs les experts, la durĂ©e moyenne est estimĂ©e Ă  23 mois. En ce qui concerne les ponts, les travaux du plus grand, celui sur la riviĂšre LobĂ©, ont commencĂ©. Quant aux Ă©changeurs, rien ne se dessine.
Si les responsables de la CHEC, l’entreprise chinoise chargĂ©e d’exĂ©cuter les travaux, et le ComitĂ© de pilotage et de suivi du projet de rĂ©alisation du complexe industrialo-portuaire de Kribi s’accordent Ă  dire que la lenteur des travaux est due aux intempĂ©ries dont les fortes pluies qui tombent rĂ©guliĂšrement dans la zone, pour les employĂ©s et les riverains, les travaux piĂ©tinent Ă  cause des mouvements d’humeur. A propos des pluies, l’on sait que Kribi est une zone cĂŽtiĂšre trĂšs arrosĂ©e. « Depuis le mois de mai, il pleut presque tous les deux jours ici. Et ce sera comme ça jusqu’en dĂ©but novembre. A ce rythme, nous ne pouvons pas Ă©voluer rapidement », fait savoir un cadre de CHEC.

Et il faut compter avec les mouvements de grĂšve des employĂ©s. Le dernier en date a couru du 16 au 21 juin 2016. Les employĂ©s de l’équipe III, basĂ©e au village Lendi, ont observĂ© six jours d’arrĂȘt de travail parce qu’ils rĂ©clamaient les meilleures conditions de travail. Entre autres revendications, ils demandent Ă  l’entreprise chinoise d’appliquer la convention collective des bĂątiments et travaux publics. « Nous percevons 243 F l’heure et nous travaillons sept jours sur sept dans les conditions difficiles », disent-ils. Un terrain d’entente a Ă©tĂ© trouvĂ© le 21 juin dernier au cours d’une rĂ©union de crise prĂ©sidĂ©e par le prĂ©fet de l’OcĂ©an. Sauf que les riverains bloquent souvent aussi les travaux, rĂ©clamant le paiement de leurs indemnisations. A DomalĂ©, on pointe du doigt certaines personnes qui font recours Ă  des pratiques mystiques pour ralentir le projet aussi longtemps que les champs et tombeaux de leurs ancĂȘtres ne seront pas indemnisĂ©s

Amélioration des soins hospitaliers: une concertation nationale en vue

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Au Conseil de cabinet, le ministre de la SantĂ© publique en a fait l’annonce jeudi.
Ce serait peu dire que le systĂšme de santĂ© du Cameroun a Ă©tĂ© mis Ă  rude Ă©preuve il y a quelques semaines. Au rang des griefs Ă  son encontre, l’accueil dans nos hĂŽpitaux, la qualitĂ© des soins, la prise en charge des urgences
 Le gouvernement a dĂ©cidĂ© depuis lors de rĂ©agir. Des directives particuliĂšres du ministre de la SantĂ© publique (MINSANTE) ont Ă©tĂ© communiquĂ©es aux formations hospitaliĂšres oĂč il est notamment question de mettre l’accent sur l’amĂ©lioration de l’image qu’offre nos hĂŽpitaux en plaçant en avant, la santĂ© du patient. La prĂ©occupation est revenue jeudi au cours du Conseil de cabinet du mois de juin prĂ©sidĂ© par le Premier ministre, Philemon Yang. Face aux autres membres du gouvernement, AndrĂ© Mama Fouda, le MINSANTE a dĂ©livrĂ© une communication sur « l’état des lieux et les perspectives d’évolution du systĂšme hospitalier ». Occasion de faire le point de la rĂ©forme hospitaliĂšre en cours dans notre pays. « Nous sommes dans un processus qui a Ă©tĂ© l’objet d’une grande concertation en 2005, et au bout de dix ans, nous avons un certain nombre de chantiers qui ont bien Ă©voluĂ© et d’autres qui trainent un peu » a-t-il laissĂ© entendre Ă  l’issue des travaux.
AndrĂ© Mama Fouda, qui a soulignĂ© que des efforts restent Ă  faire en ce qui concerne notamment la prise en charge des urgences, la formation des personnels, la gouvernance dans les hĂŽpitaux, a annoncĂ© l’ouverture dans quelques jours d’une large concertation sur le secteur qu’il dirige. Question pour les pouvoirs publics de trouver des solutions aux problĂšmes qui minent nos formations hospitaliĂšres et dont le moindre n’est pas l’obsolescence des textes qui gouvernent certains hĂŽpitaux et dont certains datent de 1968. Autre communication au cours de ces travaux, celle du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. Le Pr. Marie ThĂ©rĂšse Abena Ondoa s’est appesanti sur le phĂ©nomĂšne des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines qui a encore cours dans certaines rĂ©gions du pays. Enfin, le dĂ©roulement des examens de la session 2016, dont certains rĂ©sultats sont dĂ©jĂ  disponibles aura Ă©tĂ© au centre de la communication des chefs de dĂ©partements ministĂ©riels en charge de ces secteurs.
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Cameroon Tribune du lundi, 4 juillet 2016.
Leçons d'une session parlementaire intense

Jean Francis BELIBI et Jeanine FANKAM
National - Politique

La deuxiĂšme rencontre des parlementaires pour le compte de l’annĂ©e lĂ©gislative en cours va certainement rentrer dans l’Histoire.
Palais de Verre de Ngoa EkellĂ© vendredi dernier, il est bientĂŽt 13h. Cavaye YeguiĂ© Djibril, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale annonce l’adoption de l’amendement de l’article 127 du projet de loi portant Code pĂ©nal.
On sent comme un soulagement. Ledit article a soulevĂ© des passions au parlement et au sein de l’opinion publique. AdoptĂ© dans un premier temps par l’AssemblĂ©e nationale, l’article 127 a subi un amendement introduit par le gouvernement au SĂ©nat. Cette réécriture a densifiĂ© la navette parlementaire qui a rarement Ă©tĂ© aussi active qu’à cette session de juin 2016. C’était l’un des faits majeurs de la session clĂŽturĂ©e vendredi dernier. L’agitation autour de l’article 127 a poussĂ© plus d’une personne au-devant de la scĂšne mĂ©diatique: le prĂ©sident du barreau, les magistrats, les parlementaires, les avocats, etc.
Si le texte est retournĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale pour examen et adoption de cette modification, conformĂ©ment aux dispositions de l’article 30 de la Constitution, les dĂ©putĂ©s ont du mal Ă  accepter ce qui leur est demandĂ©. Cavaye YeguiĂ© Djibril va donc devoir leur rĂ©vĂ©ler que l’amendement vient directement de la prĂ©sidence. L’on croyait ĂȘtre sorti du dĂ©bat que le Social democratic front (SDF), par la voix de son prĂ©sident de groupe, Joseph Banadzem, introduisait une question prĂ©judicielle qui demandait le retrait pur et simple du texte pour l’ouverture d’une large concertation Ă  son sujet. Par 110 voix contre 15, celle-ci est rejetĂ©e. Laurent Esso, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux s’est par ailleurs Ă©vertuĂ© Ă  apporter des explications complĂ©mentaires, notamment lorsqu’il a indiquĂ© que « l’immunitĂ© ne veut pas dire impunitĂ© » ou alors que « les actes dĂ©tachables du service ne sont couverts par aucune immunitĂ© ». Le texte sera finalement adoptĂ©. Puis est venue la phase protocolaire de clĂŽture.
Au SĂ©nat, les rideaux sont tombĂ©s autour de 16h dans une ambiance plus sereine empreinte d’un sentiment de travail bien accompli. Marcel Niat Njifenji a insistĂ© sur les autres projets de lois adoptĂ©s et dont l’importance est toute aussi Ă©vidente pour le pays. Il a particuliĂšrement attirĂ© l’attention sur l’Accord de Paris sur le climat pour rappeler que « loin d’ĂȘtre seulement un sujet d’actualitĂ©, les changements climatiques se prĂ©sentent comme l’un des principaux dĂ©fis de ce 21e siĂšcle ».
Des lignes de téléphone mobile suspendues

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Les opérateurs ont procédé, dÚs le 1er juillet dernier, à la désactivation des puces non-identifiées. Des réactivations sont en cours.

« NumĂ©ro non-attribuĂ© ». Le gouvernement et les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile sont passĂ©s de l’ultimatum Ă  la sanction. Ils ont procĂ©dĂ©, Ă  partir du 1er juillet dernier, Ă  la suspension progressive des abonnĂ©s non-identifiĂ©s. Vendredi dernier, Orange a annoncĂ© dans un communiquĂ©, la dĂ©sactivation des puces des clients qui n’ont pas pu se faire identiïŹer dans les normes au 30 juin 2016. « Toutes les lignes tĂ©lĂ©phoniques suspendues ne peuvent plus Ă©mettre d’appels, ni de SMS, ni accĂ©der Ă  internet », prĂ©cise le document. Pareillement, selon Parfait Nguele Ze, chef de l’agence commerciale de Camtel (Jamot), l’opĂ©rateur a lancĂ© la dĂ©sactivation des puces dĂšs le lendemain de la fin de la pĂ©riode d’identification. Une Ă©quipe du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL) sĂ©journe actuellement Ă  Douala pour Ă©valuer le nombre de cartes SIM dĂ©sactivĂ©es chez l’ensemble des opĂ©rateurs.
Mais dĂ©jĂ , l’agence Camtel de Jamot peut se rĂ©jouir d’ĂȘtre rentrĂ©e dans ses chiffres. Car, deux semaines avant la clĂŽture de l’opĂ©ration, l’agence de Camtel Ă©tait presqu’au terme du processus. « Nous avons eu plus de 90% de participation. Le reste des lignes ont Ă©tĂ© suspendues. Nous n’avons pas reçu de plaintes. Ces lignes Ă©taient sĂ»rement non utilisĂ©es ou abandonnĂ©es par des clients », explique Parfait Nguele Ze. A Nexttel, le processus avait atteint les 80% quelques jours avant la fin de l’identification. Dans la mĂȘme lancĂ©e, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINPOSTEL pour le Sud-Ouest, Nkwelle Epie, a fait le point sur le processus d’identification dans la rĂ©gion. Il en ressort qu’au 1er juillet 2016, le taux d’identification se trouvait entre 70 et 75% en particulier dans les zones urbaines.
Toutefois, il est possible, pour les abonnĂ©s sanctionnĂ©s, de rĂ©tablir leurs lignes aprĂšs identiïŹcation auprĂšs des diffĂ©rents opĂ©rateurs. Ceux-ci doivent se prĂ©senter dans les points d’identification munis de leur carte nationale d’identitĂ©, du passeport ou de la carte de sĂ©jour pour les Ă©trangers rĂ©sidants au Cameroun. Le rĂ©tablissement ne nĂ©cessite pas de changement de numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. C’est ainsi que tout au long du week-end dernier, des abonnĂ©s se rendaient au compte-goutte dans les centres d’identification de MTN pour rĂ©gulariser leur situation.
FĂȘte de fin de Ramadan: derniers rĂ©glages

Elise ZIEMINE
National - Société

Dans les marchés, les domiciles et mosquées, les préparatifs vont bon train pour les festivités prévues mardi ou mercredi.
Mine peu rayonnante et la voix cassĂ©e, Ngarba Babaguinda sort de la MosquĂ©e centrale de YaoundĂ© au quartier Briqueterie, ce samedi Ă  YaoundĂ©. Agent immobilier, l’homme a mis son job de cĂŽtĂ© durant ses derniers jours de Ramadan pour se consacrer Ă  Allah. PriĂšres, mĂ©ditations sont dĂ©sormais son menu quotidien. « Nous avons entamĂ© des priĂšres nocturnes du laylet-ul-kadr ou la nuit du destin, depuis le 20e jour de Ramadan. Allah peut dĂ©cider de positiver le destin au cours de cette nuit et un acte d'adoration qui y a lieu est meilleur que mille mois », explique-t-il, esquissant un lĂ©ger sourire.
Et pour voir son destin transformer par le Tout-puissant, il affirme ĂȘtre d’attaque mĂȘme si le physique le trahit. « Je ne suis pas fatiguĂ©. Je suis capable d’aller jusqu’au bout, mĂȘme si la fĂȘte c’est mercredi. Nous avons commencĂ© le jeĂ»ne 6 juin dernier et il devrait normalement finir entre lundi ou mardi. C’est Ă  la vue de la lune que nous arrĂȘterons », soutient-il. A l’en croire, le Ramadan fait partie des cinq piliers de l’islam. Un musulman doit faire les cinq priĂšres quotidiennes, jeĂ»ner, faire l’aumĂŽne et si possible aller en pĂšlerinage Ă  la Mecque. Le jeĂ»ne est donc pour lui un devoir mais surtout une raison d’exister.
A cĂŽtĂ© des priĂšres, c’est la quĂȘte de l'aumĂŽne de purification du jeĂ»ne qui occupe plusieurs fidĂšles en ces derniers jours de Ramadan. « Cette aumĂŽne constituĂ©e de l'aliment de base de la communautĂ© comme le riz ou le maĂŻs, est offerte aux fidĂšles dĂ©munis afin qu'ils puissent eux aussi, avoir de quoi manger le jour de la fĂȘte. On l'offre un ou deux jours avant la fĂȘte ou mĂȘme le jour-J, avant de se rendre au lieu de priĂšre», Ă©claire Bouba, un fidĂšle musulman.
Au-delĂ  de ces aspects, la bouffe prĂ©occupe Ă©galement. Dans les marchĂ©s, des femmes font des emplettes. Viandes, poissons, riz sont achetĂ©s en grande quantitĂ©. « Comme je sais que la fĂȘte aura lieu entre mardi et mercredi, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© faire les courses ce samedi pour ne pas ĂȘtre bousculĂ©e dimanche ou lundi », relate MaĂŻmouna E., femme au foyer. Les ateliers de couture tournent Ă  plein rĂ©gime pour ne pas dĂ©cevoir ceux qui veulent ĂȘtre sur leur 31. Chacun semble tirer la couverture de son cĂŽtĂ© pour une belle fĂȘte le moment venu.
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