La circulation des motos-taxis interdite de nuit Ă Bafoussam
Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest
Le prĂ©fet de la Mifi a pris un arrĂȘtĂ© qui interdit leur mouvement entre minuit et 5h du matin.
A compter du 30 juin, la circulation des motos est interdite sur lâensemble du dĂ©partement de la Mifi. La mesure a Ă©tĂ© prise le 21 juin dernier par le prĂ©fet Joseph Tangwa Fover, Ă lâissue dâune rĂ©union de concertation tenue dans la salle des actes de lâhĂŽtel de ville de Bafoussam. Il sâagit, explique lâautoritĂ© administrative, dâassainir le secteur des motos-taxis, partant de lutter contre lâinsĂ©curitĂ© et le dĂ©sordre urbain dans son unitĂ© de commandement.
La mesure fait suite Ă lâimplication de la plupart des motos-taximen dans les coups de vol, agressions et braquages divers. Quand ils ne sont pas mĂȘlĂ©s directement Ă ces actes rĂ©prĂ©hensibles, ils sont tout au moins complices, indique-t-il. De plus, ils garent partout au mĂ©pris des dispositions municipales en matiĂšre de stationnement. Le chef de terre veut donc sonner la fin de la rĂ©crĂ©ation. DĂ©sormais, les transporteurs urbains par moto doivent arborer des chasubles aux couleurs de leurs communes dâappartenance, avec des numĂ©ros dâidentification.
La mesure a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©e par les opĂ©rateurs du secteur. Justin Talla, prĂ©sident national de lâAssociation des transporteurs urbains par moto (ATUM), pense quâil est temps pour les « benskineurs » de sâorganiser et de jouer Ă©galement leur rĂŽle dans le dĂ©veloppement de la capitale rĂ©gionale de lâOuest. Surtout que la rĂ©gion de lâOuest va abriter lâune des poules de la CAN 2019. La mise en Ćuvre de cette mesure incombe aux sous-prĂ©fets de Bafoussam I, II et III ; aux maires des trois communes dâarrondissement, aux FMO et chefs traditionnels. Toute personne interpellĂ©e en violation de lâarrĂȘtĂ© prĂ©fectoral sera punie conformĂ©ment Ă la rĂšglementation en vigueur.
Eric Vincent FOMO
Régions - Ouest
Le prĂ©fet de la Mifi a pris un arrĂȘtĂ© qui interdit leur mouvement entre minuit et 5h du matin.
A compter du 30 juin, la circulation des motos est interdite sur lâensemble du dĂ©partement de la Mifi. La mesure a Ă©tĂ© prise le 21 juin dernier par le prĂ©fet Joseph Tangwa Fover, Ă lâissue dâune rĂ©union de concertation tenue dans la salle des actes de lâhĂŽtel de ville de Bafoussam. Il sâagit, explique lâautoritĂ© administrative, dâassainir le secteur des motos-taxis, partant de lutter contre lâinsĂ©curitĂ© et le dĂ©sordre urbain dans son unitĂ© de commandement.
La mesure fait suite Ă lâimplication de la plupart des motos-taximen dans les coups de vol, agressions et braquages divers. Quand ils ne sont pas mĂȘlĂ©s directement Ă ces actes rĂ©prĂ©hensibles, ils sont tout au moins complices, indique-t-il. De plus, ils garent partout au mĂ©pris des dispositions municipales en matiĂšre de stationnement. Le chef de terre veut donc sonner la fin de la rĂ©crĂ©ation. DĂ©sormais, les transporteurs urbains par moto doivent arborer des chasubles aux couleurs de leurs communes dâappartenance, avec des numĂ©ros dâidentification.
La mesure a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©e par les opĂ©rateurs du secteur. Justin Talla, prĂ©sident national de lâAssociation des transporteurs urbains par moto (ATUM), pense quâil est temps pour les « benskineurs » de sâorganiser et de jouer Ă©galement leur rĂŽle dans le dĂ©veloppement de la capitale rĂ©gionale de lâOuest. Surtout que la rĂ©gion de lâOuest va abriter lâune des poules de la CAN 2019. La mise en Ćuvre de cette mesure incombe aux sous-prĂ©fets de Bafoussam I, II et III ; aux maires des trois communes dâarrondissement, aux FMO et chefs traditionnels. Toute personne interpellĂ©e en violation de lâarrĂȘtĂ© prĂ©fectoral sera punie conformĂ©ment Ă la rĂšglementation en vigueur.
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Lydienne Yen Eyoum graciée
Elise ZIEMINE
National - Politique
Par dĂ©cret signĂ© lundi, le chef de lâEtat a accordĂ© une remise totale de la peine restant Ă purger de lâavocate, condamnĂ©e par le Tcs en 2014, Ă 25 ans de prison, pour dĂ©tournement.
Câest le dĂ©nouement dans lâaffaire Me Lydienne Yen Eyoum. CondamnĂ©e en septembre 2014 Ă 25 ans de prison par le Tribunal criminel spĂ©cial (Tcs), lâavocate a Ă©tĂ© graciĂ©e par le chef de lâEtat. Par dĂ©cret signĂ© lundi, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya accorde une remise totale de sa peine restant Ă purger.
IncarcĂ©rĂ©e depuis janvier 2010 Ă la prison centrale de YaoundĂ©, Me Lydienne Yen Eyoum avait Ă©tĂ© condamnĂ©e pour dĂ©tournement de deniers publics. Affaire dans laquelle, elle avait pour co-accusĂ©s, lâancien ministre de lâEconomie et des Finances (Minefi) Polycarpe Abah Abah et lâancien ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux Finances en charge du Budget, Henri Engoulou, entre autres. Tout est parti dâun recouvrement des fonds de la liquidation de lâex-Office national de commercialisation des produits de base (ONCPB), versĂ©s sur un compte de la SGBC. Me Eyoum avait Ă©tĂ© chargĂ©e de rĂ©cupĂ©rer quelque 3,6 milliards de francs CFA, que la banque Ă©tait supposĂ©e avoir bloquĂ©s, et les restituer Ă lâĂtat. GrĂące Ă lâaction de Lydienne Yen Eyoum, lâĂ©tablissement sera finalement sommĂ©, par dĂ©cision de justice, de transfĂ©rer 2,155 milliards de francs CFA Ă lâĂtat. Câest Ă partir de cette somme que lâavocate retiendra, 1,077 milliard Ă titre de « dĂ©pens » (frais de justice).
AprĂšs un long procĂšs au Tribunal criminel spĂ©cial, Lydienne Eyoun avait Ă©tĂ© reconnue coupable de dĂ©tournement de deniers publics. Les juges indiquaient alors que « les accusĂ©s avaient prĂ©parĂ© et mis en Ćuvre les actes qui ont conduit Ă la perpĂ©tration de lâinfraction, en dissimulant Ă lâautoritĂ©, la relance du dossier relatif Ă lâaffaire Etat du Cameroun contre la SGBC. Et que si la profession dâavocat consiste, entre autres, Ă recevoir les paiements pour le compte des clients et en dĂ©livrer quittance, lâarticle 1er de la loi de 1990 portant organisation de cette profession, oblige lâavocat Ă ouvrir un compte spĂ©cial, intitulĂ© compte-client dans lequel, le conseil doit conserver les sommes recouvrĂ©es au profit du client. Et de les lui reverser dans un dĂ©lai dâun mois, excluant tout droit de rĂ©tention ».
Elise ZIEMINE
National - Politique
Par dĂ©cret signĂ© lundi, le chef de lâEtat a accordĂ© une remise totale de la peine restant Ă purger de lâavocate, condamnĂ©e par le Tcs en 2014, Ă 25 ans de prison, pour dĂ©tournement.
Câest le dĂ©nouement dans lâaffaire Me Lydienne Yen Eyoum. CondamnĂ©e en septembre 2014 Ă 25 ans de prison par le Tribunal criminel spĂ©cial (Tcs), lâavocate a Ă©tĂ© graciĂ©e par le chef de lâEtat. Par dĂ©cret signĂ© lundi, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya accorde une remise totale de sa peine restant Ă purger.
IncarcĂ©rĂ©e depuis janvier 2010 Ă la prison centrale de YaoundĂ©, Me Lydienne Yen Eyoum avait Ă©tĂ© condamnĂ©e pour dĂ©tournement de deniers publics. Affaire dans laquelle, elle avait pour co-accusĂ©s, lâancien ministre de lâEconomie et des Finances (Minefi) Polycarpe Abah Abah et lâancien ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux Finances en charge du Budget, Henri Engoulou, entre autres. Tout est parti dâun recouvrement des fonds de la liquidation de lâex-Office national de commercialisation des produits de base (ONCPB), versĂ©s sur un compte de la SGBC. Me Eyoum avait Ă©tĂ© chargĂ©e de rĂ©cupĂ©rer quelque 3,6 milliards de francs CFA, que la banque Ă©tait supposĂ©e avoir bloquĂ©s, et les restituer Ă lâĂtat. GrĂące Ă lâaction de Lydienne Yen Eyoum, lâĂ©tablissement sera finalement sommĂ©, par dĂ©cision de justice, de transfĂ©rer 2,155 milliards de francs CFA Ă lâĂtat. Câest Ă partir de cette somme que lâavocate retiendra, 1,077 milliard Ă titre de « dĂ©pens » (frais de justice).
AprĂšs un long procĂšs au Tribunal criminel spĂ©cial, Lydienne Eyoun avait Ă©tĂ© reconnue coupable de dĂ©tournement de deniers publics. Les juges indiquaient alors que « les accusĂ©s avaient prĂ©parĂ© et mis en Ćuvre les actes qui ont conduit Ă la perpĂ©tration de lâinfraction, en dissimulant Ă lâautoritĂ©, la relance du dossier relatif Ă lâaffaire Etat du Cameroun contre la SGBC. Et que si la profession dâavocat consiste, entre autres, Ă recevoir les paiements pour le compte des clients et en dĂ©livrer quittance, lâarticle 1er de la loi de 1990 portant organisation de cette profession, oblige lâavocat Ă ouvrir un compte spĂ©cial, intitulĂ© compte-client dans lequel, le conseil doit conserver les sommes recouvrĂ©es au profit du client. Et de les lui reverser dans un dĂ©lai dâun mois, excluant tout droit de rĂ©tention ».
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Lydienne Yen Eyoum graciée
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LâAnif sur les traces de 128 milliards
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
National - Economie
En 2014, lâagence a enregistrĂ© plus de 500 dĂ©clarations de soupçon dont 60 dossiers transmis en justice.
Il y a quelques jours, en rendant public son rapport 2014 sur lâĂ©tat de la corruption au Cameroun, la Commission nationale anti-corruption (CONAC) a mentionnĂ© le travail abattu par des institutions de contrĂŽle qui leur ont permis de faire la lumiĂšre sur certains faits de corruption. Parmi celles-ci, lâAgence nationale dâinvestigation financiĂšre (ANIF) qui est la cellule de renseignement financier du Cameroun. Câest ainsi que pour la pĂ©riode concernĂ©e, plus de 500 dĂ©clarations de soupçon (DS) ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es par lâANIF, et 60 dossiers transmis en justice pour un volume financiers de 128, 315 milliards de F. Des dossiers provenant des infractions sous-jacentes du blanchiment de capitaux que sont la corruption, le dĂ©tournement de deniers publics, la cybercriminalitĂ©, la fraude, lâusurpation de titre, etc.
Comment lâANIF procĂšde ?
Sans vouloir dĂ©voiler les secrets de procĂ©dures, lâagence travaille essentiellement avec les structures ou professions assujetties Ă la DS. Il sâagit notamment des banques et Ă©tablissements de microfinance, des compagnies dâassurances, des experts-comptables, notaires, avocats, etc. De source bien introduite, le nouveau rĂšglement CEMAC sur la lutte anti-blanchiment et le financement du terrorisme intĂšgre dĂ©sormais les quincailleries. « Toutes ces structures connaissent les montants Ă partir desquels elles doivent nous donner lâinformation afin que nous engagions notre travail dâinvestigation », confie une source. Toutefois, Ă en croire le rapport dâactivitĂ© 2014 de lâAgence disponible sur son site Internet, de nombreuses professions assujetties traĂźnent encore le pas Ă faire des dĂ©clarations de soupçon. Câest le cas des Ă©tablissements de microfinance et du secteur non-financier.
Que se passe-t-il aprÚs la dénonciation ?
LâANIF a pour mission de recevoir, de traiter et, le cas Ă©chĂ©ant, de transmettre aux autoritĂ©s judiciaires compĂ©tentes tous renseignements propres Ă Ă©tablir lâorigine des sommes ou la nature des opĂ©rations faisant lâobjet de la dĂ©claration de soupçon, dâobtenir des informations utiles Ă sa mission des autoritĂ©s judiciaires et de contrĂŽle des assujettis. Câest dans ce cadre que, lorsque les soupçons sont avĂ©rĂ©s, lâANIF saisit les tribunaux compĂ©tents. Ăa peut ĂȘtre les tribunaux dâinstance ou le tribunal criminel spĂ©cial.
Et en cas de non poursuite ?
Lâautre mission de lâANIF est de constituer une banque de donnĂ©es contenant toutes informations utiles concernant les dĂ©clarations de soupçon prĂ©vues par le rĂšglement, les opĂ©rations effectuĂ©es ainsi que les personnes ayant effectuĂ© lâopĂ©ration directement ou par personnes interposĂ©es. « Ainsi, un dossier dans notre base de donnĂ©es peut ĂȘtre rĂ©activĂ© en cas de nouvelle dĂ©claration de soupçon », indique une source.
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
National - Economie
En 2014, lâagence a enregistrĂ© plus de 500 dĂ©clarations de soupçon dont 60 dossiers transmis en justice.
Il y a quelques jours, en rendant public son rapport 2014 sur lâĂ©tat de la corruption au Cameroun, la Commission nationale anti-corruption (CONAC) a mentionnĂ© le travail abattu par des institutions de contrĂŽle qui leur ont permis de faire la lumiĂšre sur certains faits de corruption. Parmi celles-ci, lâAgence nationale dâinvestigation financiĂšre (ANIF) qui est la cellule de renseignement financier du Cameroun. Câest ainsi que pour la pĂ©riode concernĂ©e, plus de 500 dĂ©clarations de soupçon (DS) ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es par lâANIF, et 60 dossiers transmis en justice pour un volume financiers de 128, 315 milliards de F. Des dossiers provenant des infractions sous-jacentes du blanchiment de capitaux que sont la corruption, le dĂ©tournement de deniers publics, la cybercriminalitĂ©, la fraude, lâusurpation de titre, etc.
Comment lâANIF procĂšde ?
Sans vouloir dĂ©voiler les secrets de procĂ©dures, lâagence travaille essentiellement avec les structures ou professions assujetties Ă la DS. Il sâagit notamment des banques et Ă©tablissements de microfinance, des compagnies dâassurances, des experts-comptables, notaires, avocats, etc. De source bien introduite, le nouveau rĂšglement CEMAC sur la lutte anti-blanchiment et le financement du terrorisme intĂšgre dĂ©sormais les quincailleries. « Toutes ces structures connaissent les montants Ă partir desquels elles doivent nous donner lâinformation afin que nous engagions notre travail dâinvestigation », confie une source. Toutefois, Ă en croire le rapport dâactivitĂ© 2014 de lâAgence disponible sur son site Internet, de nombreuses professions assujetties traĂźnent encore le pas Ă faire des dĂ©clarations de soupçon. Câest le cas des Ă©tablissements de microfinance et du secteur non-financier.
Que se passe-t-il aprÚs la dénonciation ?
LâANIF a pour mission de recevoir, de traiter et, le cas Ă©chĂ©ant, de transmettre aux autoritĂ©s judiciaires compĂ©tentes tous renseignements propres Ă Ă©tablir lâorigine des sommes ou la nature des opĂ©rations faisant lâobjet de la dĂ©claration de soupçon, dâobtenir des informations utiles Ă sa mission des autoritĂ©s judiciaires et de contrĂŽle des assujettis. Câest dans ce cadre que, lorsque les soupçons sont avĂ©rĂ©s, lâANIF saisit les tribunaux compĂ©tents. Ăa peut ĂȘtre les tribunaux dâinstance ou le tribunal criminel spĂ©cial.
Et en cas de non poursuite ?
Lâautre mission de lâANIF est de constituer une banque de donnĂ©es contenant toutes informations utiles concernant les dĂ©clarations de soupçon prĂ©vues par le rĂšglement, les opĂ©rations effectuĂ©es ainsi que les personnes ayant effectuĂ© lâopĂ©ration directement ou par personnes interposĂ©es. « Ainsi, un dossier dans notre base de donnĂ©es peut ĂȘtre rĂ©activĂ© en cas de nouvelle dĂ©claration de soupçon », indique une source.
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Cameroun-UE, ce qui va changer avec le Brexit
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
Avec la sortie du Royaume-Uni du marché européen, il se pose la question de la renégociation des accords commerciaux conclus avec la zone, notamment les APE.
La date du 04 aoĂ»t 2016 se rapproche de plus en plus. Câest lâĂ©chĂ©ance fixĂ©e pour lâentrĂ©e en vigueur de lâAccord de partenariat Ă©conomique (APE) dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun, il y a deux ans, avec lâUnion europĂ©enne (UE). Aujourdâhui, ce nâest plus seulement la position des autres pays de la sous-rĂ©gion Afrique centrale (RCA, RĂ©publique du Congo, RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, Gabon, SĂŁo TomĂ© et Principe, Tchad) qui soulĂšve des interrogations autour de cet accord commercial. Il y a, depuis le 23 juin dernier, une autre question. Celle relative Ă lâimpact de la sortie du Royaume-Uni de lâUE (Brexit) sur cet accord. Depuis le 1er janvier 2008, les produits camerounais entrent sur le marchĂ© europĂ©en sans payer les droits de douane. Il sâagit de la banane, l'aluminium, les produits transformĂ©s du cacao, les contreplaquĂ©s et d'autres produits agricoles frais ou transformĂ©s.
Juridiquement, expliquent certains analystes, le Brexit nâaura aucune consĂ©quence sur lâentrĂ©e en vigueur de lâAPE dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun, puisque lâUE existe toujours et continuera dâassumer ses engagements. Par contre, soulignent nos sources, les rĂ©percussions sur un plan purement Ă©conomique sont certaines. « Dâun cĂŽtĂ©, le Royaume-Uni va perdre le rĂ©gime commercial de marchĂ© unique qui lie tous les pays-membres de lâUE», confie une de nos sources. Et dâajouter : « le marchĂ© europĂ©en dont le libre accĂšs (levĂ©e des barriĂšres tarifaires) va en principe ĂȘtre garanti aux pays ACP sera amputĂ© du Royaume-Uni qui reprĂ©sente quand mĂȘme plus de 60 millions de consommateurs ! »
De lâavis de certains observateurs, les pays ACP ayant des relations commerciales importantes avec le Royaume-Uni devront toutefois renĂ©gocier un accord bilatĂ©ral avec ce pays. Dans un communiquĂ© publiĂ© le 29 juin dernier Ă lâoccasion du lancement de son Guide FICC (Taux, Devises et matiĂšres premiĂšres) en Afrique subsaharienne en 2016, sur les investissements aprĂšs le Brexit, le groupe Ecobank publie : « AprĂšs le vote du Royaume-Uni en faveur dâune sortie de lâUE lors du rĂ©cent rĂ©fĂ©rendum, de nombreuses entreprises ayant des investissements ou des projets dâinvestissements dans le pays vont Ă prĂ©sent rechercher de nouvelles destinations ». Rapportant les propos de Chi Onwurah, dĂ©putĂ©e de Newcastle upon Tyne Central (circonscription britannique) et prĂ©sidente du All-Party Parliamentary Group (APPG) pour lâAfrique : « On ne peut surestimer les rĂ©percussions du Brexit sur lâĂ©conomie mondiale. Mais, alors que nous avons de grands dĂ©fis Ă surmonter, nous devons Ă©galement nous intĂ©resser aux opportunitĂ©s que reprĂ©sente le Brexit pour lâAfrique. Lâaccord commercial de lâUE (Union europĂ©enne, Ndlr) avec lâAfrique a Ă©tĂ© critiquĂ© pour ses effets nĂ©gatifs sur lâindustrie et lâagriculture africaines. Le Royaume-Uni pourrait ĂȘtre en mesure de mettre en Ćuvre une politique plus bĂ©nĂ©fique aux deux parties ».
Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie
Avec la sortie du Royaume-Uni du marché européen, il se pose la question de la renégociation des accords commerciaux conclus avec la zone, notamment les APE.
La date du 04 aoĂ»t 2016 se rapproche de plus en plus. Câest lâĂ©chĂ©ance fixĂ©e pour lâentrĂ©e en vigueur de lâAccord de partenariat Ă©conomique (APE) dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun, il y a deux ans, avec lâUnion europĂ©enne (UE). Aujourdâhui, ce nâest plus seulement la position des autres pays de la sous-rĂ©gion Afrique centrale (RCA, RĂ©publique du Congo, RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, Gabon, SĂŁo TomĂ© et Principe, Tchad) qui soulĂšve des interrogations autour de cet accord commercial. Il y a, depuis le 23 juin dernier, une autre question. Celle relative Ă lâimpact de la sortie du Royaume-Uni de lâUE (Brexit) sur cet accord. Depuis le 1er janvier 2008, les produits camerounais entrent sur le marchĂ© europĂ©en sans payer les droits de douane. Il sâagit de la banane, l'aluminium, les produits transformĂ©s du cacao, les contreplaquĂ©s et d'autres produits agricoles frais ou transformĂ©s.
Juridiquement, expliquent certains analystes, le Brexit nâaura aucune consĂ©quence sur lâentrĂ©e en vigueur de lâAPE dâĂ©tape ratifiĂ© par le Cameroun, puisque lâUE existe toujours et continuera dâassumer ses engagements. Par contre, soulignent nos sources, les rĂ©percussions sur un plan purement Ă©conomique sont certaines. « Dâun cĂŽtĂ©, le Royaume-Uni va perdre le rĂ©gime commercial de marchĂ© unique qui lie tous les pays-membres de lâUE», confie une de nos sources. Et dâajouter : « le marchĂ© europĂ©en dont le libre accĂšs (levĂ©e des barriĂšres tarifaires) va en principe ĂȘtre garanti aux pays ACP sera amputĂ© du Royaume-Uni qui reprĂ©sente quand mĂȘme plus de 60 millions de consommateurs ! »
De lâavis de certains observateurs, les pays ACP ayant des relations commerciales importantes avec le Royaume-Uni devront toutefois renĂ©gocier un accord bilatĂ©ral avec ce pays. Dans un communiquĂ© publiĂ© le 29 juin dernier Ă lâoccasion du lancement de son Guide FICC (Taux, Devises et matiĂšres premiĂšres) en Afrique subsaharienne en 2016, sur les investissements aprĂšs le Brexit, le groupe Ecobank publie : « AprĂšs le vote du Royaume-Uni en faveur dâune sortie de lâUE lors du rĂ©cent rĂ©fĂ©rendum, de nombreuses entreprises ayant des investissements ou des projets dâinvestissements dans le pays vont Ă prĂ©sent rechercher de nouvelles destinations ». Rapportant les propos de Chi Onwurah, dĂ©putĂ©e de Newcastle upon Tyne Central (circonscription britannique) et prĂ©sidente du All-Party Parliamentary Group (APPG) pour lâAfrique : « On ne peut surestimer les rĂ©percussions du Brexit sur lâĂ©conomie mondiale. Mais, alors que nous avons de grands dĂ©fis Ă surmonter, nous devons Ă©galement nous intĂ©resser aux opportunitĂ©s que reprĂ©sente le Brexit pour lâAfrique. Lâaccord commercial de lâUE (Union europĂ©enne, Ndlr) avec lâAfrique a Ă©tĂ© critiquĂ© pour ses effets nĂ©gatifs sur lâindustrie et lâagriculture africaines. Le Royaume-Uni pourrait ĂȘtre en mesure de mettre en Ćuvre une politique plus bĂ©nĂ©fique aux deux parties ».
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La désactivation des puces est progressive
Rita DIBA
Régions - Littoral
Passé le délai du 30 juin pour l'identification téléphonique, , la suspension des numéros se fait au fur et à mesure.
Dimanche 3 juillet 2016. Trois jours maintenant que le dĂ©lai fixĂ© aux abonnĂ©s des entreprises de tĂ©lĂ©phonie pour sâidentifier, le 30 juin, est passĂ©. Avant que ne soient suspendus tous les contrevenants Ă cette mesure. Pour vĂ©rifier si la dĂ©cision de dĂ©sactiver les numĂ©ros non-identifiĂ©s est effective, on appelle une connaissance. Elle qui, Ă quelques heures de la fin prĂ©vue pour lâopĂ©ration, nous assurait quâelle nâavait aucune intention de se plier Ă quelque procĂ©dure dâidentification que ce soit. Eh bien, ça sonne ! Et on dĂ©croche mĂȘme Ă lâautre bout du fil.
Alors, y aurait-il une prorogation officieuse de la campagne dâidentification ? Du tout ! Chez les deux principaux opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun, Orange et Mtn, la rĂ©ponse est la mĂȘme. Tous les numĂ©ros ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©sactivĂ©s au mĂȘme moment, la suspension se fait au fur et Ă mesure, elle est progressive. Mais on rassure : « Les numĂ©ros qui nâont aucune identitĂ© sont dĂ©jĂ effacĂ©s ». A Mtn, on explique que prĂšs dâun million de numĂ©ros sont dĂ©jĂ dĂ©sactivĂ©s. Surtout que le ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications, Minette Libom li Likeng, le 28 juin dernier, rĂ©itĂ©rait la dĂ©cision de tolĂ©rance zĂ©ro du gouvernement Ă lâissue de « cette Ă©niĂšme campagne dâidentification ». Dans un contexte marquĂ© par « un enjeu majeur de sĂ©curitĂ©. » Sans oublier les sanctions promises aux opĂ©rateurs qui ne se plieront pas au dĂ©cret du Premier ministre de septembre 2015.
Lâoccasion faisant le larron, un partenaire commercial de lâopĂ©rateur français a voulu profiter de lâaffluence du dernier jour pour extorquer de lâargent aux abonnĂ©s. J.M. en a Ă©tĂ© victime du cĂŽtĂ© de Deido, non loin dâEcole publique : « Ils demandaient 500F aux clients pour les identifier. » Une source chez Orange reconnaĂźt que lâentreprise a Ă©tĂ© saisie de quelques cas et aprĂšs vĂ©rification, des sanctions sĂ©vĂšres ont Ă©tĂ© prises, comme la suspension du contrat avec les partenaires indexĂ©s.
Sinon, les identifications continuent. Dâailleurs, on pouvait voir hier dans la ville plusieurs agences ouvertes Ă cette fin. Les sociĂ©tĂ©s concurrentes de tĂ©lĂ©phonie ont mobilisĂ© toutes leurs ressources, tout leur personnel, pour identifier. Parce que, comme explique un employĂ© Ă Mtn, « nous sommes une entreprise commerciale. Notre intĂ©rĂȘt nâest pas de suspendre immĂ©diatement. Nous dĂ©veloppons donc de nouvelles stratĂ©gies pour identifier le plus dâabonnĂ©s possible. »
Rita DIBA
Régions - Littoral
Passé le délai du 30 juin pour l'identification téléphonique, , la suspension des numéros se fait au fur et à mesure.
Dimanche 3 juillet 2016. Trois jours maintenant que le dĂ©lai fixĂ© aux abonnĂ©s des entreprises de tĂ©lĂ©phonie pour sâidentifier, le 30 juin, est passĂ©. Avant que ne soient suspendus tous les contrevenants Ă cette mesure. Pour vĂ©rifier si la dĂ©cision de dĂ©sactiver les numĂ©ros non-identifiĂ©s est effective, on appelle une connaissance. Elle qui, Ă quelques heures de la fin prĂ©vue pour lâopĂ©ration, nous assurait quâelle nâavait aucune intention de se plier Ă quelque procĂ©dure dâidentification que ce soit. Eh bien, ça sonne ! Et on dĂ©croche mĂȘme Ă lâautre bout du fil.
Alors, y aurait-il une prorogation officieuse de la campagne dâidentification ? Du tout ! Chez les deux principaux opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun, Orange et Mtn, la rĂ©ponse est la mĂȘme. Tous les numĂ©ros ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©sactivĂ©s au mĂȘme moment, la suspension se fait au fur et Ă mesure, elle est progressive. Mais on rassure : « Les numĂ©ros qui nâont aucune identitĂ© sont dĂ©jĂ effacĂ©s ». A Mtn, on explique que prĂšs dâun million de numĂ©ros sont dĂ©jĂ dĂ©sactivĂ©s. Surtout que le ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications, Minette Libom li Likeng, le 28 juin dernier, rĂ©itĂ©rait la dĂ©cision de tolĂ©rance zĂ©ro du gouvernement Ă lâissue de « cette Ă©niĂšme campagne dâidentification ». Dans un contexte marquĂ© par « un enjeu majeur de sĂ©curitĂ©. » Sans oublier les sanctions promises aux opĂ©rateurs qui ne se plieront pas au dĂ©cret du Premier ministre de septembre 2015.
Lâoccasion faisant le larron, un partenaire commercial de lâopĂ©rateur français a voulu profiter de lâaffluence du dernier jour pour extorquer de lâargent aux abonnĂ©s. J.M. en a Ă©tĂ© victime du cĂŽtĂ© de Deido, non loin dâEcole publique : « Ils demandaient 500F aux clients pour les identifier. » Une source chez Orange reconnaĂźt que lâentreprise a Ă©tĂ© saisie de quelques cas et aprĂšs vĂ©rification, des sanctions sĂ©vĂšres ont Ă©tĂ© prises, comme la suspension du contrat avec les partenaires indexĂ©s.
Sinon, les identifications continuent. Dâailleurs, on pouvait voir hier dans la ville plusieurs agences ouvertes Ă cette fin. Les sociĂ©tĂ©s concurrentes de tĂ©lĂ©phonie ont mobilisĂ© toutes leurs ressources, tout leur personnel, pour identifier. Parce que, comme explique un employĂ© Ă Mtn, « nous sommes une entreprise commerciale. Notre intĂ©rĂȘt nâest pas de suspendre immĂ©diatement. Nous dĂ©veloppons donc de nouvelles stratĂ©gies pour identifier le plus dâabonnĂ©s possible. »
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On réforme les finances publiques au Tchad
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
La Banque africaine de développement (BAD) vient de débloquer 22 milliards de F pour consolider et renforcer la qualité de la dépense publique.
Dans le cadre de la seconde phase du Programme dâappui aux rĂ©formes des finances publiques (PARFIP-II), le conseil dâadministration de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) vient dâaccorder au gouvernement tchadien une enveloppe de 44,2 millions de dollars, soit plus de 22 milliards de F. Cet appui est rĂ©parti comme suit 16,85 millions de dollars dâun don du Fonds africain de dĂ©veloppement (FAD), dâun prĂȘt du FAD de lâordre de 6,1 millions de dollars et dâun don de FacilitĂ© dâappui Ă la transition (FAT) de 21,3 millions de dollars.
Ces financements ont pour objectif dâappuyer le gouvernement tchadien dans la consolidation et le renforcement de la qualitĂ© de la dĂ©pense publique. Ils ambitionnent Ă©galement de crĂ©er des conditions favorables Ă la diversification des sources de croissance dans le but de stimuler une croissance inclusive. Lâappui au renforcement de la qualitĂ© de la dĂ©pense publique et lâappui Ă la diversification de lâĂ©conomie sont les deux composantes opĂ©rationnelles contenues dans le PARFIP-II. Ce programme devra Ă©galement fournir lâassistance financiĂšre dont le Tchad a besoin pour faire face au double dĂ©ficit budgĂ©taire et externe causĂ© par la chute drastique du cours mondial du pĂ©trole et lâinsĂ©curitĂ© rĂ©gionale.
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
La Banque africaine de développement (BAD) vient de débloquer 22 milliards de F pour consolider et renforcer la qualité de la dépense publique.
Dans le cadre de la seconde phase du Programme dâappui aux rĂ©formes des finances publiques (PARFIP-II), le conseil dâadministration de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) vient dâaccorder au gouvernement tchadien une enveloppe de 44,2 millions de dollars, soit plus de 22 milliards de F. Cet appui est rĂ©parti comme suit 16,85 millions de dollars dâun don du Fonds africain de dĂ©veloppement (FAD), dâun prĂȘt du FAD de lâordre de 6,1 millions de dollars et dâun don de FacilitĂ© dâappui Ă la transition (FAT) de 21,3 millions de dollars.
Ces financements ont pour objectif dâappuyer le gouvernement tchadien dans la consolidation et le renforcement de la qualitĂ© de la dĂ©pense publique. Ils ambitionnent Ă©galement de crĂ©er des conditions favorables Ă la diversification des sources de croissance dans le but de stimuler une croissance inclusive. Lâappui au renforcement de la qualitĂ© de la dĂ©pense publique et lâappui Ă la diversification de lâĂ©conomie sont les deux composantes opĂ©rationnelles contenues dans le PARFIP-II. Ce programme devra Ă©galement fournir lâassistance financiĂšre dont le Tchad a besoin pour faire face au double dĂ©ficit budgĂ©taire et externe causĂ© par la chute drastique du cours mondial du pĂ©trole et lâinsĂ©curitĂ© rĂ©gionale.
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On réforme les finances publiques au Tchad
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Un report embarrassant
Paul EBOA
International - Bulletin
La succession de la prĂ©sidente de la commission de lâUnion africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, prĂ©vue au sommet du 10 au 18 juillet, Ă Kigali au Rwanda, est loin dâĂȘtre rĂ©glĂ©e. Trois candidatures ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es Ă ce poste avant la date-butoir du 31 mars dernier. Il sâagit de celles de la ministre des Affaires Ă©trangĂšres du Botswana, Pelonomi Venson-Moitoi, de lâancienne vice-prĂ©sidente ougandaise, Speciosa Wandira Kazibwe et du ministre Ă©quato-guinĂ©en des Affaires Ă©trangĂšres, Agapito Mba Mokuy. Le dĂ©nominateur commun de ces trois candidats est quâils ont occupĂ© dâimportantes responsabilitĂ©s au plan national et international.
Bien quâelles aient Ă©tĂ© enregistrĂ©es dans les dĂ©lais impartis, ces candidatures sont cependant loin de susciter lâunanimitĂ©. Des sources proches de la commission de lâorganisation panafricaine, aucune de ces personnalitĂ©s nâest susceptible de recueillir les votes des deux tiers des Etats-membres pour ĂȘtre Ă©lue prĂ©sident de la commission de lâUnion africaine. Câest qui explique le possible report de lâĂ©lection tant attendue mais Ă©galement lâannonce de nouvelles candidatures Ă savoir celles de lâancien prĂ©sident tanzanien, Jakaya Kikwete, du ministre algĂ©rien des Affaires Ă©trangĂšres, Ramtane Lamamra ainsi que celle du reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâOrganisation des Nations unies pour lâAfrique centrale, Abdoulaye Bathily. Le possible report de lâĂ©lection du nouveau prĂ©sident de la commission de lâUnion africaine(UA) est dâautant plus embarrassant quâil rappelle les pĂ©ripĂ©ties ayant marquĂ© les derniĂšres Ă©lections Ă ce poste. Qui plus est, la difficultĂ© dâorganiser dans les dĂ©lais lâĂ©lection du prĂ©sident de la commission et de son adjoint ainsi que celle des huit commissaires chargĂ©s des diffĂ©rents secteurs supervisĂ©s par la commission marque le non respect de son propre calendrier par lâorganisation panafricaine dans un contexte grave ponctuĂ© par la montĂ©e du terrorisme et la nĂ©cessitĂ© de relever les dĂ©fis du sursaut panafricaniste, de la refonte de la commission, du changement climatique, de lâimmigration clandestine et de la dĂ©mocratie.
Paul EBOA
International - Bulletin
La succession de la prĂ©sidente de la commission de lâUnion africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, prĂ©vue au sommet du 10 au 18 juillet, Ă Kigali au Rwanda, est loin dâĂȘtre rĂ©glĂ©e. Trois candidatures ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es Ă ce poste avant la date-butoir du 31 mars dernier. Il sâagit de celles de la ministre des Affaires Ă©trangĂšres du Botswana, Pelonomi Venson-Moitoi, de lâancienne vice-prĂ©sidente ougandaise, Speciosa Wandira Kazibwe et du ministre Ă©quato-guinĂ©en des Affaires Ă©trangĂšres, Agapito Mba Mokuy. Le dĂ©nominateur commun de ces trois candidats est quâils ont occupĂ© dâimportantes responsabilitĂ©s au plan national et international.
Bien quâelles aient Ă©tĂ© enregistrĂ©es dans les dĂ©lais impartis, ces candidatures sont cependant loin de susciter lâunanimitĂ©. Des sources proches de la commission de lâorganisation panafricaine, aucune de ces personnalitĂ©s nâest susceptible de recueillir les votes des deux tiers des Etats-membres pour ĂȘtre Ă©lue prĂ©sident de la commission de lâUnion africaine. Câest qui explique le possible report de lâĂ©lection tant attendue mais Ă©galement lâannonce de nouvelles candidatures Ă savoir celles de lâancien prĂ©sident tanzanien, Jakaya Kikwete, du ministre algĂ©rien des Affaires Ă©trangĂšres, Ramtane Lamamra ainsi que celle du reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâOrganisation des Nations unies pour lâAfrique centrale, Abdoulaye Bathily. Le possible report de lâĂ©lection du nouveau prĂ©sident de la commission de lâUnion africaine(UA) est dâautant plus embarrassant quâil rappelle les pĂ©ripĂ©ties ayant marquĂ© les derniĂšres Ă©lections Ă ce poste. Qui plus est, la difficultĂ© dâorganiser dans les dĂ©lais lâĂ©lection du prĂ©sident de la commission et de son adjoint ainsi que celle des huit commissaires chargĂ©s des diffĂ©rents secteurs supervisĂ©s par la commission marque le non respect de son propre calendrier par lâorganisation panafricaine dans un contexte grave ponctuĂ© par la montĂ©e du terrorisme et la nĂ©cessitĂ© de relever les dĂ©fis du sursaut panafricaniste, de la refonte de la commission, du changement climatique, de lâimmigration clandestine et de la dĂ©mocratie.
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Un report embarrassant
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University Of Bamenda: 150 million FCFA Raised For Infrastructure
Choves LOH
National - Société
The money contributed over the weekend is to supplement State subventions.
Efforts by the University of Bamenda to step up its infrastructural development were boosted on July 2, 2016, with the launch of the University of Bamenda Development Fund, UBaDEF. The ceremony in the university campus at Bambili saw the collection of 150 million FCFA from North West elite and friends of the university. The University of Bamenda thus becomes the second State-owned higher educational institution in Cameroon to run a development fund after the University of Buea some years ago.
It was indeed a great moment during which guests demonstrated generosity towards the university that is in dire need of classrooms, an ICT Centre, Main Library, student hostels, multi-purpose sports complex, health centre, etc. The Pro-Chancellor, Prof. Dominique Mvogo, brought a message from the Minister of Higher Education, Jacques Fame Ndongo, commending what he described as âa brilliant initiative to supplement State subventions.â
It was all cheers for the Vice Chancellor, Prof. Therese Nkuo Akenji, who conceived the idea to create UBaDEF. The Vice Chancellor revisited the birth of the University in 2010, stressing its mission of teaching, research and service to the community. Prof. Therese Nkuo Akenji urged guests to stand by the institution whose 16,000 student and staff population requires huge investments to function properly.
She saluted the government, North West elite, friends of the institution and traditional rulers for offering land to the nationâs youngest State university. The chief launcher, Alhadji Baba Ahmadou Danpullo and co-launchers set the tone, giving cheerfully. Meanwhile, an independent Management Committee for UBaDEF was commissioned with Tumban Manfred at the helm. It has as mission to source private and public funds to meet the infrastructural and academic needs of the university.
Choves LOH
National - Société
The money contributed over the weekend is to supplement State subventions.
Efforts by the University of Bamenda to step up its infrastructural development were boosted on July 2, 2016, with the launch of the University of Bamenda Development Fund, UBaDEF. The ceremony in the university campus at Bambili saw the collection of 150 million FCFA from North West elite and friends of the university. The University of Bamenda thus becomes the second State-owned higher educational institution in Cameroon to run a development fund after the University of Buea some years ago.
It was indeed a great moment during which guests demonstrated generosity towards the university that is in dire need of classrooms, an ICT Centre, Main Library, student hostels, multi-purpose sports complex, health centre, etc. The Pro-Chancellor, Prof. Dominique Mvogo, brought a message from the Minister of Higher Education, Jacques Fame Ndongo, commending what he described as âa brilliant initiative to supplement State subventions.â
It was all cheers for the Vice Chancellor, Prof. Therese Nkuo Akenji, who conceived the idea to create UBaDEF. The Vice Chancellor revisited the birth of the University in 2010, stressing its mission of teaching, research and service to the community. Prof. Therese Nkuo Akenji urged guests to stand by the institution whose 16,000 student and staff population requires huge investments to function properly.
She saluted the government, North West elite, friends of the institution and traditional rulers for offering land to the nationâs youngest State university. The chief launcher, Alhadji Baba Ahmadou Danpullo and co-launchers set the tone, giving cheerfully. Meanwhile, an independent Management Committee for UBaDEF was commissioned with Tumban Manfred at the helm. It has as mission to source private and public funds to meet the infrastructural and academic needs of the university.
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University Of Bamenda: 150 million FCFA Raised For Infrastructure
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Aminatou Ahidjo en poste au Palais des CongrĂšs
Elise ZIEMINE
National - Société
La nouvelle prĂ©sidente du conseil dâadministration a Ă©tĂ© installĂ©e lundi Ă YaoundĂ©, par le Minac, Narcisse Mouelle Kombi.
NommĂ©e prĂ©sidente du conseil dâadministration (Pca) du palais des CongrĂšs le 29 juin dernier par le chef de lâEtat, Aminatou Ahidjo a Ă©tĂ© installĂ©e lundi par le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouellle Kombi. CâĂ©tait en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et de hauts responsables du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (Rdpc) avec aux premiers rangs, Jean Nkuete, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central.
Au cours de cette cĂ©rĂ©monie historique, le ministre a soulignĂ© le caractĂšre particulier de cette promotion : « A 50 ans, le prĂ©sident Paul Biya a fait de vous probablement, lâune des plus jeunes, sinon la plus jeune titulaire dâune telle charge au Cameroun. » La nomination intervenant au moment oĂč le palais des CongrĂšs est en pleine rĂ©novation, le ministre appelle la promue Ă superviser les organes dâun vĂ©nĂ©rable et monumental Ă©tablissement, théùtre de bien de moments forts de lâhistoire du pays. Mais aussi Ă surveiller un immense complexe devant ĂȘtre tant le miroir, que la vitrine et le reflet du dynamisme Ă©vĂšnementiel dans la capitale. Pour la petite histoire, Aminatou Ahidjo avait quittĂ© le Cameroun avec son pĂšre, sa mĂšre et ses deux sĆurs pour le SĂ©nĂ©gal, alors quâelle nâavait que 14 ans. Titulaire dâune maĂźtrise en droit obtenue Ă lâuniversitĂ© catholique de Fribourg en Suisse, dâun diplĂŽme de lâInstitut des hautes Ă©tudes internationales et relations internationales de Paris, le nouveau Pca a dirigĂ© des sociĂ©tĂ©s.
Câest donc une dame taillĂ©e Ă la mesure de lâemploi qui a Ă©tĂ© installĂ©e hier. Avec pour mission de poursuivre la modernisation de ce fleuron de la coopĂ©ration sino-camerounaise, aux cĂŽtĂ©s de Christophe Mien Zok, le directeur gĂ©nĂ©ral. Aminatou Ahidjo devient le troisiĂšme Pca de cette structure inaugurĂ©e le 12 mai 1982 par le prĂ©sident Ahidjo. Ceci aprĂšs David Ebongue Sone (1982-2003) et Isabelle Ndjole Assouho Ă©pse Tokpanou.
Elise ZIEMINE
National - Société
La nouvelle prĂ©sidente du conseil dâadministration a Ă©tĂ© installĂ©e lundi Ă YaoundĂ©, par le Minac, Narcisse Mouelle Kombi.
NommĂ©e prĂ©sidente du conseil dâadministration (Pca) du palais des CongrĂšs le 29 juin dernier par le chef de lâEtat, Aminatou Ahidjo a Ă©tĂ© installĂ©e lundi par le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouellle Kombi. CâĂ©tait en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et de hauts responsables du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (Rdpc) avec aux premiers rangs, Jean Nkuete, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central.
Au cours de cette cĂ©rĂ©monie historique, le ministre a soulignĂ© le caractĂšre particulier de cette promotion : « A 50 ans, le prĂ©sident Paul Biya a fait de vous probablement, lâune des plus jeunes, sinon la plus jeune titulaire dâune telle charge au Cameroun. » La nomination intervenant au moment oĂč le palais des CongrĂšs est en pleine rĂ©novation, le ministre appelle la promue Ă superviser les organes dâun vĂ©nĂ©rable et monumental Ă©tablissement, théùtre de bien de moments forts de lâhistoire du pays. Mais aussi Ă surveiller un immense complexe devant ĂȘtre tant le miroir, que la vitrine et le reflet du dynamisme Ă©vĂšnementiel dans la capitale. Pour la petite histoire, Aminatou Ahidjo avait quittĂ© le Cameroun avec son pĂšre, sa mĂšre et ses deux sĆurs pour le SĂ©nĂ©gal, alors quâelle nâavait que 14 ans. Titulaire dâune maĂźtrise en droit obtenue Ă lâuniversitĂ© catholique de Fribourg en Suisse, dâun diplĂŽme de lâInstitut des hautes Ă©tudes internationales et relations internationales de Paris, le nouveau Pca a dirigĂ© des sociĂ©tĂ©s.
Câest donc une dame taillĂ©e Ă la mesure de lâemploi qui a Ă©tĂ© installĂ©e hier. Avec pour mission de poursuivre la modernisation de ce fleuron de la coopĂ©ration sino-camerounaise, aux cĂŽtĂ©s de Christophe Mien Zok, le directeur gĂ©nĂ©ral. Aminatou Ahidjo devient le troisiĂšme Pca de cette structure inaugurĂ©e le 12 mai 1982 par le prĂ©sident Ahidjo. Ceci aprĂšs David Ebongue Sone (1982-2003) et Isabelle Ndjole Assouho Ă©pse Tokpanou.
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Aminatou Ahidjo en poste au Palais des CongrĂšs
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Professional Football League: Elections At Last!
Fred Vubem TOH
National - Sport
After five years of experimentation and postponements, elections will finally take play on July 28, 2016.
Originally appointed in 2011by the ex president of Fecafoot, Iya Mohamed for a mandate of two years renewable once, the executive bureau of the Professional Football league led by General Pierre Semengue has finally made five years in office. Five years of experimentation and postponements which will finally come to an end on July 28 and the League will have an elected leadership since its creation. In between time so much water has gone under the bridge.
As earlier mentioned, the pioneer bureau of the Professional Football League was given a mandate of two years renewable once and its president was not to stand for elections at the end of the mandate. That mandate came to an end in 2013 and in the absence of an elect president at Fecafoot, the Normalisation Committee created a provisionary board of directors and management team led still by General Semengue and the mandate extended to December 2015 the mandate of the provisionary executive of the League was again extended by the new president of Fecafoot to April 30th, 2016.
However, the general assembly of the League in between time modified the original statutes enacted for it by Fecafoot, making provision or the pioneer president to run for elections. This new statutes was rejected by the Fecafoot general assembly in a move which was seen as an attempt by the new president of Fecafoot to eject General Semengue from the League.
The League contested the decision and won at the level of the chamber of conciliation and arbitration of the national Olympic committee. With the way now open for the General to seek an elective mandate, the football association president came up with another gimmick, this time prolonging the mandate of the Provisionary Management committee of the Professional league until April 30th 2017 purportedly to give them time to organize the championship and elections.
However, the League whose second mandate expired on April 30th 2016, decided to forge ahead with the elections which had been scheduled by the board meeting of April 14, for July 28 and later on confirmed unanimously by the general assembly of the League of May 21st.
Fred Vubem TOH
National - Sport
After five years of experimentation and postponements, elections will finally take play on July 28, 2016.
Originally appointed in 2011by the ex president of Fecafoot, Iya Mohamed for a mandate of two years renewable once, the executive bureau of the Professional Football league led by General Pierre Semengue has finally made five years in office. Five years of experimentation and postponements which will finally come to an end on July 28 and the League will have an elected leadership since its creation. In between time so much water has gone under the bridge.
As earlier mentioned, the pioneer bureau of the Professional Football League was given a mandate of two years renewable once and its president was not to stand for elections at the end of the mandate. That mandate came to an end in 2013 and in the absence of an elect president at Fecafoot, the Normalisation Committee created a provisionary board of directors and management team led still by General Semengue and the mandate extended to December 2015 the mandate of the provisionary executive of the League was again extended by the new president of Fecafoot to April 30th, 2016.
However, the general assembly of the League in between time modified the original statutes enacted for it by Fecafoot, making provision or the pioneer president to run for elections. This new statutes was rejected by the Fecafoot general assembly in a move which was seen as an attempt by the new president of Fecafoot to eject General Semengue from the League.
The League contested the decision and won at the level of the chamber of conciliation and arbitration of the national Olympic committee. With the way now open for the General to seek an elective mandate, the football association president came up with another gimmick, this time prolonging the mandate of the Provisionary Management committee of the Professional league until April 30th 2017 purportedly to give them time to organize the championship and elections.
However, the League whose second mandate expired on April 30th 2016, decided to forge ahead with the elections which had been scheduled by the board meeting of April 14, for July 28 and later on confirmed unanimously by the general assembly of the League of May 21st.
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Forwarded from Cameroon Tribune
@CameroonTribune, la ChaĂźne nationale bilingue.
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Libération de Lydienne Eyoum: en toute souveraineté
Yves ATANGA
Rédaction - Dossier
La grĂące prĂ©sidentielle accordĂ©e Ă lâavocate lundi dernier en conformitĂ© avec la sĂ©paration des pouvoirs et les prĂ©rogatives constitutionnelles du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Lydienne Yen Eyoum a-t-elle bĂ©nĂ©ficiĂ© de la grĂące prĂ©sidentielle, simplement parce quâelle est de nationalitĂ© française ?
VoilĂ la question qui sâimpose, Ă la lumiĂšre des centaines de rĂ©actions postĂ©es depuis lundi soir sur les rĂ©seaux sociaux. A peine quelques minutes aprĂšs la lecture du dĂ©cret prĂ©sidentiel au journal parlĂ© de 20h sur la Crtv, les nouveaux mĂ©dias Ă la mode que sont Facebook, Twitter et compagnie se sont vite enflammĂ©s autour de ce qui constituait la grande information de ce dĂ©but de semaine au Cameroun.
Il fallait sây attendre. Dans cet univers oĂč la libertĂ© dâexpression sâexerce avec pour seule rĂšgle lâabsence de rĂšgle, les commentaires vont Ă©videmment dans tous les sens. Ils tiennent parfois de lâaffectif, de lâĂ©pidermique, du patriotique ou de tout cela Ă la fois. Et dans lâensemble, beaucoup dâopinions Ă©mises laissent Ă penser que lâauteur du dĂ©cret prĂ©sidentiel aurait signĂ© sous la pression, du fait de la nationalitĂ© de la bĂ©nĂ©ficiaire. La pression serait donc venue de la France, et aurait Ă©tĂ© si forte que le prĂ©sident de la RĂ©publique a pris cet acte sous la contrainte ? Paul Biya serait donc moins patriote, moins dĂ©fenseur de la fortune publique que ceux qui sâindignent aujourdâhui ?
Au-delĂ des lectures affectives et autres interprĂ©tations faciles, seuls les faits resteront constants. Le premier, câest que le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a accordĂ© la grĂące Ă une condamnĂ©e qui en avait fait la demande. Le deuxiĂšme, câest que le chef de lâEtat ne sâest pas mis en marge de la loi en prenant cet acte dont la lĂ©gitimitĂ© et la lĂ©galitĂ© sont confĂ©rĂ©es par la Constitution. TroisiĂšme fait, et les spĂ©cialistes de droits nous le confirmerons : le dĂ©cret signĂ© lundi dernier est tout, sauf une absolution complĂšte pour Me Lydienne Yen Eyoum, qui a bel et bien Ă©tĂ© reconnue coupable de dĂ©tournement de deniers publics et condamnĂ©e Ă cet effet par le Tribunal criminel spĂ©cial et la Cour suprĂȘme du Cameroun. Et si le mĂ©canisme de la grĂące prĂ©sidentielle lui permet de recouvrer la libertĂ©, il ne la dispense aucunement des peines pĂ©cuniaires prononcĂ©es Ă son encontre. Peines qui devraient permettre Ă lâEtat plaignant de rentrer dans ses droits.
Yves ATANGA
Rédaction - Dossier
La grĂące prĂ©sidentielle accordĂ©e Ă lâavocate lundi dernier en conformitĂ© avec la sĂ©paration des pouvoirs et les prĂ©rogatives constitutionnelles du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Lydienne Yen Eyoum a-t-elle bĂ©nĂ©ficiĂ© de la grĂące prĂ©sidentielle, simplement parce quâelle est de nationalitĂ© française ?
VoilĂ la question qui sâimpose, Ă la lumiĂšre des centaines de rĂ©actions postĂ©es depuis lundi soir sur les rĂ©seaux sociaux. A peine quelques minutes aprĂšs la lecture du dĂ©cret prĂ©sidentiel au journal parlĂ© de 20h sur la Crtv, les nouveaux mĂ©dias Ă la mode que sont Facebook, Twitter et compagnie se sont vite enflammĂ©s autour de ce qui constituait la grande information de ce dĂ©but de semaine au Cameroun.
Il fallait sây attendre. Dans cet univers oĂč la libertĂ© dâexpression sâexerce avec pour seule rĂšgle lâabsence de rĂšgle, les commentaires vont Ă©videmment dans tous les sens. Ils tiennent parfois de lâaffectif, de lâĂ©pidermique, du patriotique ou de tout cela Ă la fois. Et dans lâensemble, beaucoup dâopinions Ă©mises laissent Ă penser que lâauteur du dĂ©cret prĂ©sidentiel aurait signĂ© sous la pression, du fait de la nationalitĂ© de la bĂ©nĂ©ficiaire. La pression serait donc venue de la France, et aurait Ă©tĂ© si forte que le prĂ©sident de la RĂ©publique a pris cet acte sous la contrainte ? Paul Biya serait donc moins patriote, moins dĂ©fenseur de la fortune publique que ceux qui sâindignent aujourdâhui ?
Au-delĂ des lectures affectives et autres interprĂ©tations faciles, seuls les faits resteront constants. Le premier, câest que le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a accordĂ© la grĂące Ă une condamnĂ©e qui en avait fait la demande. Le deuxiĂšme, câest que le chef de lâEtat ne sâest pas mis en marge de la loi en prenant cet acte dont la lĂ©gitimitĂ© et la lĂ©galitĂ© sont confĂ©rĂ©es par la Constitution. TroisiĂšme fait, et les spĂ©cialistes de droits nous le confirmerons : le dĂ©cret signĂ© lundi dernier est tout, sauf une absolution complĂšte pour Me Lydienne Yen Eyoum, qui a bel et bien Ă©tĂ© reconnue coupable de dĂ©tournement de deniers publics et condamnĂ©e Ă cet effet par le Tribunal criminel spĂ©cial et la Cour suprĂȘme du Cameroun. Et si le mĂ©canisme de la grĂące prĂ©sidentielle lui permet de recouvrer la libertĂ©, il ne la dispense aucunement des peines pĂ©cuniaires prononcĂ©es Ă son encontre. Peines qui devraient permettre Ă lâEtat plaignant de rentrer dans ses droits.
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