Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Attention aux cybercriminels

Eric ELOUGA
Régions - Nord

L’aĂ©roport international notamment, au centre de la nouvelle technique d’escroquerie Ă  la mode. Comme souvent, cela commence par une conversation soit tĂ©lĂ©phonique, soit par rĂ©seau social. Lorsque RĂ©gine J. reçoit des messages de ce vieil ami basĂ© en Europe, elle n’est pas sur ses gardes. Ce dernier souhaite passer par elle pour envoyer plusieurs articles de valeur Ă  la famille restĂ©e au pays, et bien Ă©videmment a aussi prĂ©vu quelques cadeaux pour elle. Il lui communique toutes les rĂ©fĂ©rences de cette expĂ©dition, et lui notifie l’envoi.
Quelques jours plus tard, c’est un numĂ©ro local qui la contacte, disant ĂȘtre du service du fret de l’aĂ©roport de Garoua. Il confirme les mĂȘmes rĂ©fĂ©rences d’expĂ©dition et la consistance du paquet, et explique que l’envoyeur ayant oubliĂ© de prĂ©ciser la ville, le colis a atterri par dĂ©faut Ă  Garoua. Il est donc question qu’elle envoie, via un compte bancaire, les frais pour que le colis lui soit retournĂ© Ă  YaoundĂ©, plus les taxes. La dĂ©marche aurait sans doute abouti, si RĂ©gine J. ne connaissait pas un responsable rĂ©gional basĂ© Ă  Garoua, qu’elle appelle pour qu’il l’aide Ă  retirer ledit paquet. Sauf que ce dernier, qui en un mois a dĂ©jĂ  reçu au moins quatre sollicitations identiques, la prĂ©vient bien vite qu’il s’agit de cyber arnaqueurs.
Chose qu’elle vĂ©rifiera par la suite en entrant de nouveau en contact avec son ami basĂ© en Europe, et dont le numĂ©ro Ă©tait en fait piratĂ©. A l’aĂ©roport de Garoua, les services de Camair-co confirment la multiplication des cas de victimes de cette technique, venues rĂ©clamer auprĂšs d’eux des colis qu’ils n’ont jamais reçus.
« Ils utilisent beaucoup Garoua sans doute parce qu’ils ont un complice ici, mais surtout parce que comme c’est loin de YaoundĂ© et Douala, lieux de prĂ©dilection de leurs victimes, celles-ci sont difficilement en capacitĂ© de vĂ©rifier physiquement la vĂ©racitĂ© des informations fournies », poursuit notre informateur. De leur cĂŽtĂ©, les forces de sĂ©curitĂ© disent ĂȘtre parfaitement au courant de ce phĂ©nomĂšne, qui n’a pas Ă©pargnĂ© certains hauts responsables rĂ©gionaux. Mais les puces utilisĂ©es Ă©tant souvent non identifiĂ©es, difficile de remonter les filiĂšres.
Le porc en vedette

Josy MAUGER
National - Economie

Au marchĂ© 8e Ă  Tsinga, la bĂȘte est de plus en plus apprĂ©ciĂ©e, faute de poulet.
La tendance n’est plus au porc bien gras traĂźnant ses bourrelets, mais plutĂŽt Ă  une race fine sans superflu de gras. Pour les vendeurs de porcs installĂ©s au marchĂ© dit 8e Ă  Tsinga, c’est du porc « sec ». Et ils sont formels, leur produit se vend de plus en plus depuis quelque temps. « Depuis que la grippe aviaire a touchĂ© la filiĂšre volaille », explique CĂ©lestin EtĂ©mĂ©, grossiste. Les aficionados de la chair blanche ne jurent que par le porc. Il n’y a qu’à voir sur place, l’affluence. CĂŽtĂ© prix, ils varient selon l’épaisseur des bĂȘtes. Dans l’enclos tenu par le vendeur, on trouve une dizaine de bĂȘtes dont les prix oscillent entre 180 000, 200 000 et 220 000F. Ce sont les montants qu’il faut dĂ©bourser pour un « long chassis ». Terme employĂ© par les vendeurs dĂ©signant des bĂȘtes fortes et longues. Les animaux moyens sont proposĂ©s entre 50 000 et 60 000F. Concernant l’approvisionnement, les grossistes disent se ravitailler dans les rĂ©gions de l’Ouest et du Nord-Ouest. « Certains porcs proviennent mĂȘme des environs de YaoundĂ©, notamment de Mbalmayo
En l’espace de trois heures, le vendeur dit avoir placĂ© six porcs. « Une dame m’a pris deux bĂȘtes que je lui ai vendus Ă  160 000F l’une au lieu de 180 000 F. J’attends une livraison de 10 bĂȘtes dans la soirĂ©e », confie-t-il. Ce vendredi 8 juillet, plusieurs revendeurs des diffĂ©rents marchĂ©s de la ville de YaoundĂ© sont lĂ  pour le ravitaillement. Selon Yves Mbassi, dĂ©taillant au marchĂ© Essos, la viande de porc est de plus en plus demandĂ©e. « Si avant il se contentait de deux bĂȘtes, aujourd’hui, il est contraint d’en prendre quatre « J’achĂšte un entier Ă  55 000 F et vend le kilo entre 2500 F et 2400F. Les « braiseurs » de porc ne sont pas en reste. Ils ont formĂ© un attroupement devant les bouchers. Un rayon oĂč ces derniers Ă©gorgent et dĂ©coupent de gros morceaux de porc Ă  raison de 600 F la portion. Selon Janvier-Alain Abena, l’un de ces dĂ©taillants, depuis le phĂ©nomĂšne de grippe aviaire, le nombre de clients a triplĂ© sur le site. « Que ce soit pour acheter un porc entier ou des morceaux, le marchĂ© se porte bien», se rĂ©jouit le revendeur.
The Voice Afrique francophone: Charlotte Dipanda en coach

Monica NKODO
National - Culture

Chaque semaine, les noms des quatre artistes membres du jury seront dévoilés. Singuila et Charlotte Dipanda sont les premiers appelés.
« The Voice » propage ses dĂ©cibels jusqu’en Afrique. Cette compĂ©tition musicale, on le sait depuis le 1er juin dernier aprĂšs l’annonce faite Ă  Douala, s’installe dans la partie francophone du continent pour dĂ©celer des voix hors normes. Sous l’appellation « The Voice Afrique francophone », le programme veut dĂ©tecter et promouvoir des musiciens de talent originaires de 17 pays africains francophones : BĂ©nin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, CĂŽte d’Ivoire, Gabon, GuinĂ©e, GuinĂ©e Equatoriale, Mali, Niger, RĂ©publique centrafricaine, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, Rwanda, SĂ©nĂ©gal, Tchad et Togo. Pour ce concours, des jurĂ©s prestigieux seront de la partie.
Le 30 juin dernier, « The Voice Afrique » annonçait que le premier jurĂ© Ă  intĂ©grer le jury de cette toute premiĂšre saison serait le chanteur franco-congolais Singuila. Une semaine plus tard, sur les antennes de Radio France Internationale (RFI), le 8 juillet dernier, Claudy Siar, prĂ©sentateur vedette de l’émission musicale « Couleurs Tropicales », a rĂ©vĂ©lĂ© le nom du deuxiĂšme jurĂ© : la chanteuse camerounaise Charlotte Dipanda. Ce 15 Juillet, conformĂ©ment au dĂ©lai d’attente d’une semaine pour divulguer l’identitĂ© des jurĂ©s sur RFI, le troisiĂšme artiste Ă  les rejoindre sera connu.
« The Voice » est l’un des concours musicaux les plus mĂ©diatisĂ©s au monde. Ce show tĂ©lĂ©visĂ© est diffusĂ© dans 156 pays et territoires Ă  travers le monde. En Afrique, le programme est produit en Angola, en Afrique du Sud, au Nigeria et Ă  prĂ©sent en Afrique francophone. La compĂ©tition va se dĂ©rouler en 17 Ă©pisodes durant 17 semaines et proposera des auditions Ă  l’aveugle, des battles et des Ă©missions en live. Un concept connu par les habituĂ©s camerounais abonnĂ©s au pendant français de l’émission diffusĂ© sur TF1. DĂšs le 15 octobre prochain, « The Voice Afrique francophone » fera ses dĂ©buts sur la chaĂźne Vox Africa. Les sĂ©lections de l’Afrique centrale sont annoncĂ©es du 22 au 23 juillet prochain Ă  Douala, et en Afrique de l’Ouest, elles auront lieu du 18 au 19 juillet Ă  Abidjan, en CĂŽte d’Ivoire. Le casting est Ă©galement possible en ligne pour les candidats ne pouvant pas se rendre dans les pays de sĂ©lection.
RĂȘves Ă©vanouis d’un papa de footballeur

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

Ouafou voulait envoyer son fils en France pour y jouer au foot, il a rencontré Ngassa Mbadi qui ne lui a pas facilité la tùche malgré le 1,6 million de F déboursés.
L’accusĂ© n’était pas lĂ  mais la juge semblait plutĂŽt satisfaite des termes de l’affaire et de l’éclairage que le procureur et le plaignant ont donnĂ©s au sujet d’une escroquerie prĂ©sumĂ©e. Ce lundi 27 juin 2016 au tribunal de premiĂšre instance (Tpi) de Douala-Bonanjo, un nommĂ© Ouafo y a traĂźnĂ© le nommĂ© Ngassa Mbadi pour abus de confiance. Le premier est le pĂšre d’un jeune homme qui devait aller en France y vendre ses talents de footballeur par l’entremise du second. Pour « faciliter » l’expatriation professionnelle, le parent du sportif a dĂ©boursĂ© 1,3 million de F remis Ă  Ngassa Mbadi. Ce dernier se serait prĂ©sentĂ© comme dĂ©marcheur auprĂšs de recruteurs et dirigeant d’un club de foot (de ligue rĂ©gionale trĂšs modeste, aux yeux du procureur de la RĂ©publique).
Au bout des six mois convenus pour rĂ©aliser l’affaire, le footballeur en quĂȘte de promotion n’a pas quittĂ© le Cameroun. Ngassa Mbadi aurait dĂ©clarĂ© Ă  la famille que le passeport du candidat au voyage n’était pas conforme aux exigences. 300.000 F nĂ©cessaires Ă  la rĂ©gularisation, via un nouveau passeport Ă©tabli en mode express, ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s aux frais initiaux au bĂ©nĂ©fice du mĂȘme facilitateur. Deux ans plus tard cependant, rien n’a changĂ©. Les rĂȘves de compĂ©tition footballistique et professionnelle du fils Ă  Ouafo ne se sont pas rĂ©alisĂ©s et l’argent dĂ©boursĂ© s’est envolĂ©. Tout cela est constitutif d’un abus de confiance selon la partie civile.
Soit, admet le procureur de la RĂ©publique, mais il faut souligner que « le dossier » du footballeur n’était pas exempt de tout reproche du point de vue de l’état-civil. Quand on rĂ©clame justice, on doit se prĂ©senter avec les mains propres, clame le procureur qui soupçonne un trafic sur l’ñge du jeune qui devait s’expatrier. La prĂ©sidente du tribunal devrait en tenir compte dit le ministĂšre public, en requĂ©rant nĂ©anmoins la condamnation de l’accusĂ© lors de la dĂ©libĂ©ration du 25 juillet 2016.
Faux mĂ©dicaments: il faut sanctionner d’urgence!

Rita DIBA
Régions - Littoral

Les pharmaciens d’Afrique appellent les gouvernements Ă  prendre des mesures sĂ©vĂšres contre Ă  l’endroit des contrevenants.
PrĂšs d’une semaine aprĂšs la confĂ©rence des ministres de la santĂ© des Etats membres de la Cemac, c’était au tour des pharmaciens de se rĂ©unir rĂ©cemment Ă  Douala. A l’occasion d’une rĂ©union du Forum pharmaceutique africain (African Pharmaceutical forum, Apf). L’Apf Ă©tant l’un des six fora de la FĂ©dĂ©ration internationale pharmaceutique (Fip). Point principal des Ă©changes : les faux mĂ©dicaments et la vente illicite de mĂ©dicaments. Il aura aussi Ă©tĂ© question de formation, du rĂŽle de l’Apf dans la Fip, de l’exercice et des bonnes pratiques de la profession de pharmacien, du bon usage des mĂ©dicaments, etc. Cette rĂ©union aura Ă©galement Ă©tĂ© fondatrice d’une relation forte entre l’espace francophone et l’African Pharmaceutical forum, qui comptait surtout les pays d’expression anglaise. Pour le Dr Anthony Akhiemien, prĂ©sident de l’Apf, il est question que les deux espaces s’associent dans les bons usages, partagent leurs expĂ©riences, leurs idĂ©es.
Au terme des discussions, plusieurs rĂ©solutions sont Ă  retenir. En commençant par un appel de la profession aux gouvernements et lĂ©gislateurs africains afin d’arrĂȘter la circulation des mĂ©dicaments contrefaits et la vente illicite des mĂ©dicaments. Des textes de loi avec des mesures sĂ©vĂšres doivent donc ĂȘtre adoptĂ©s. « Les gouvernements doivent nous aider Ă  protĂ©ger les populations des dangers des mĂ©dicaments contrefaits. » Il est question de s’assurer que seules les pharmacies vendent des traitements. DeuxiĂšme rĂ©solution, promouvoir le bon usage des mĂ©dicaments, Ă©viter que les patients s’adonnent Ă  l’automĂ©dication. 3e recommandation, harmoniser la formation des pharmaciens sur le continent. Il faut Ă©galement intĂ©grer la recherche clinique dans les enseignements afin que les professionnels maĂźtrisent mieux les mĂ©dicaments qu’ils mettent Ă  la disposition des populations. DerniĂšre dĂ©cision, inviter les mĂ©dias Ă  participer, aux cĂŽtĂ©s de l’Apf, au prochain congrĂšs mondial de la pharmacie qui aura lieu Ă  Buenos Aires en Argentine.
A cĂŽtĂ© de ces rĂ©solutions, le Dr Prosper Hiag, prĂ©sident du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Cameroun, est revenu sur l’état des lieux des faux mĂ©dicaments au pays. « La situation est assez grave. Entre 15% et 30% de mĂ©dicaments qui sont dans la rue sont faux. » Et pour lutter contre ce phĂ©nomĂšne, la profession s’est mobilisĂ©e notamment Ă  travers des journĂ©es de sensibilisation, des opĂ©rations coup de poing, la saisie et la destruction de mĂ©dicaments contrefaits » avec le concours du ministĂšre de la SantĂ© publique.
Cameroon Tribune du mardi, 12 juillet 2016.
Services postaux: opĂ©ration reconquĂȘte

Marilyne NGAMBO TCHOFO
Rédaction - Dossier

ConfrontĂ©e Ă  de nombreux dĂ©fis (concurrence dĂ©loyale, manque d’infrastructures
), la Campost essaye s’adapter Ă  l’ùre du numĂ©rique pour regagner des parts de marchĂ©.
La Cameroon postal services (CAMPOST) a perdu du terrain en l’espace de quelques annĂ©es. Aujourd’hui, ses services sont encore pour la plupart mĂ©connus du grand public. Tenez, son service de distribution des journaux ne fait pas l’objet de beaucoup de sollicitations, aux dires d’un des responsables de la structure. La CAMPOST s’occupe Ă©galement du paiement de pensions aux retraitĂ©s Ă  travers ses bureaux de poste dans les chefs-lieux de rĂ©gions. Mais chaque mois, plusieurs pensionnĂ©s issus des localitĂ©s font le dĂ©placement sur YaoundĂ© pour recevoir leur dĂ». L’opĂ©rateur public dispose aussi d’un service d’hĂ©bergement des serveurs et applications et propose des crĂ©dits scolaires. Sur ce plan, le privĂ© est dĂ©jĂ  bien avancĂ©. Aussi, la percĂ©e du numĂ©rique et des rĂ©seaux sociaux a pratiquement fait oublier le service d’envoi et de rĂ©ception de lettres. « J’ai perdu l’habitude de la poste. Avec Internet et la messagerie instantanĂ©e, je communique par mails et sur les rĂ©seaux sociaux. Il m’arrive de faire transiter mes courriers importants par DHL mĂȘme si la note est salĂ©e, je suis certaine de la sĂ»retĂ© », indique Maurelle T., cadre d’entreprise.
La CAMPOST peut toutefois se rĂ©jouir que les mandats reviennent progressivement dans les mƓurs. Mais, l’entreprise fait face Ă  la concurrence farouche des Ă©tablissements de transfert d’argent qui se multiplient sur le territoire national. Ceci sans compter la concurrence dĂ©loyale des 226 opĂ©rateurs illĂ©gaux recensĂ©s par le ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL). Pour le ministre, Minette Libom Li Likeng, le secteur postal est sinistrĂ© et ses services traditionnels doivent s’adapter Ă  la modernitĂ© et aux besoins des populations, amĂ©liorer la qualitĂ© de service et regagner la confiance des usagers. Pour remonter la pente, l’opĂ©rateur public s’est fait une cure de jouvence. CĂŽtĂ© colis express, la CAMPOST a innovĂ© via le e-commerce. Plus de 10 000 colis qui ont Ă©tĂ© distribuĂ©s depuis 2015, ce qui reprĂ©sente 25% d’augmentation par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre, confie un officiel de l’entreprise. S’agissant des produits financiers, l’opĂ©rateur envisage de crĂ©er une boĂźte postale, elle-mĂȘme conditionnĂ©e par le changement de son systĂšme d’information bancaire. Son service de vidĂ©o-confĂ©rence fait ses preuves au sein des administrations publiques. Tous ces ajustements ont permis Ă  la structure d’avoir un chiffre d’affaires croissant (+12%). Mais les choses pourraient aller encore mieux si la rĂ©gulation du secteur postal devenait effective. Niveau infrastructures, les responsables de la CAMPOST souhaitent que l’adressage des devienne effectif et que les usagers puissent disposer de boĂźtes postales personnelles.
Prime Minister’s Office: New Officials Commissioned

Roland MBONTEH
National - Politique

The Prime Minister, Head of government, Philemon Yang, yesterday July 11, 2016, urged newly promoted personnel to be assiduous and expedient in carrying out their functions.
The cabinet hall at the 6th floor of the Star-Building was yesterday July 11, 2016, filled to brim as newly appointed officials in the Prime Minister’s Office assembled for their commissioning. The officials include 11 Technical Advisers, 33 ChargĂ© de missions, 47 AttachĂ©s, five Directors and their deputies, appointed both in the Cabinet and the General Secretariat of the Prime Minister’s Office on July 4 and 5, 2016 by the Head of State.
Commissioning the officials, the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang, urged them to be assiduous, hardworking, determined and courageous as they carry on with their tasks. He reminded them of their role in assisting him achieve the mission entrusted by the Head of State. “We are there to help the President of the Republic in his mission”, he stated while exhorting the newly promoted officials to shun all that can tarnish the image of the country such as corruption.
Thus, the Prime Minister said they must give their opinion on each file that is sent to them, while admonishing the senior officials not to keep files for too long. Philemon Yang insisted on hard-work, stating that they must show their know-how in order to merit the confidence of the Head of State. Their appointment, the Prime Minister remarked, comes within a particular context of the Emergence Plan put in place by the Head of State and the country’s hosting of the 2016 and 2019 African Cup of Nations tournaments.
With these important events, the Prime Minister told the promoted that the Head of State and the government count on them for the success of the plan and the hosting of the continent’s biggest football events. While the official phase of the commissioning was on in cabinet hall of the PM’s office, family members and dance groups thronged the parking lot of the main entrance of the office where they celebrated with their loved ones.
Recrutements à la Fonction publique: la constitution des dossiers a commencé

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSSONG
National - Société

Lancés jeudi dernier, les concours attirent de nombreux postulants qui arpentent déjà des services administratifs pour la légalisation des piÚces à fournir à Yaoundé.
« Plusieurs concours Ă  la fonction publique sont dĂ©jĂ  lancĂ©s. Il faut tenter votre chance en temps de chĂŽmage. On ne sait jamais », crie Ă  tue-tĂȘte un vendeur d’imprimĂ©s, lui-mĂȘme potentiel candidat au lieu-dit « Province » Ă  YaoundĂ©. « Il faut multiplier les chances. J’ai commencĂ© Ă  constituer mes dossiers avec la lĂ©galisation de ma copie d’acte de naissance et l’extrait de casier judiciaire. Je vais continuer avec les autres piĂšces Ă  fournir afin que d’ici vendredi prochain, je puisse dĂ©poser le premier. Une fois que j’aurai terminĂ©, je vais m’atteler Ă  la prĂ©paration des concours : comptabilitĂ©-matiĂšre, INJS dans le cadre du recrutement des conseiller et CENAJES pour le compte des instructeurs de jeunesse et des maĂźtres d’éducation physique », explique Gamaliel Afrique Njamen, 26 ans, titulaire de deux licences, la premiĂšre en lettres modernes françaises et l’autre en philosophie. Ce fidĂšle abonnĂ© des concours de la Fonction publique ne dĂ©sespĂšre pas malgrĂ© ses deux Ă©checs antĂ©rieurs.
Tout Ă  cĂŽtĂ©, Alain Ngouyamsa, 27 ans et dĂ©tenteur d’une licence en gĂ©ographie, n’entend pas rĂąter sa chance pour cette fois. « J’ai commencĂ© par les piĂšces dont la dĂ©livrance prend du temps, notamment l’extrait de casier judiciaire, Ă©tant donnĂ© que je suis nĂ© Ă  l’Ouest et l’attestation de prĂ©sentation des diplĂŽmes. Pour le reste, ce sera fait progressivement, puisque nous serons face aux Ă©preuves en septembre », argue notre interlocuteur. Pour le paiement de la quittance de versement qui s’élĂšve Ă  15 000 F, le jeune homme sans emploi a trouvĂ© une astuce. « Depuis le week-end dernier, je propose mon savoir-faire en matiĂšre de photographie Ă  ceux des postulants ayant besoin des demi-cartes photos. Je vends aussi des imprimĂ©s, permettant au public de s’informer sur la nature des concours, les effectifs Ă  recruter, la date limite de recevabilitĂ© des dossiers de candidature et la date de dĂ©roulement des Ă©preuves Ă©crites », confie le jeune dĂ©brouillard.
Au lieu-dit « Province » à Yaoundé, quelques jeunes viennent se ravitailler en informations sur les 13 premiers concours directs et formations lancés jeudi dernier par le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), Michel Ange Angouing.
Dixiades 2016: on prépare la 5e édition

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

La premiĂšre rĂ©union du ComitĂ© d’organisation s’est tenue vendredi dernier Ă  YaoundĂ©.
Nutrition, logement et infrastructures. Qu’en est-il de tout cela ? La rĂ©ponse Ă  cette question Ă©tait la principale prĂ©occupation des membres du ComitĂ© d’organisation de la 5e Ă©dition des Jeux nationaux du Cameroun, Dixiades 2016. La compĂ©tition est prĂ©vue du 10 au 20 dĂ©cembre dans la ville d’Ebolowa. A un peu plus de cinq mois du dĂ©but, la premiĂšre rĂ©union de prĂ©paration s’est tenue vendredi dernier au siĂšge du ComitĂ© national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). D’aprĂšs les membres, Ă  Ebolowa, plusieurs choses ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© faites. Les infrastructures sportives existantes seront rĂ©amĂ©nagĂ©es mĂȘme si l’on convient ne pas atteindre le niveau d’infrastructures disponibles dans la ville de YaoundĂ©. A Ebolowa, on dit aussi travailler sur les stratĂ©gies de logement, l’une des plaies de ce type de compĂ©titions. La prospection est faite dans certaines structures pour mettre les athlĂštes dans les conditions de gĂźte les plus adĂ©quates. AprĂšs cette premiĂšre rĂ©union, « Nous voulions mettre en accord les informations d’Ebolowa et de YaoundĂ©. AprĂšs cela, les choses vont s’accĂ©lĂ©rer » d’aprĂšs le vice-prĂ©sident du ComitĂ© de supervision, GrĂ©goire Owona. De façon globale, on fait une espĂšce d’état des lieux de la ville d’Ebolowa, quant Ă  sa capacitĂ© Ă  pouvoir abriter ces Dixiades.
Management: les femmes sont compétentes

Rita DIBA
Régions - Littoral

Idée défendue par le projet « Dirigeantes », dont la 2e édition du magazine portera sur le Cameroun.
Au Cameroun, 30% de crĂ©ateurs d’entreprises sont des femmes. Une statistique qui Ă©tait de 18% il y a 15 ans. Des chiffres donnĂ©s par Isabelle Lafortune Makota, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) pour le Littoral. Des chiffres qui intĂ©ressent fortement les concepteurs du projet « Dirigeantes ». Projet parrainĂ© par l’artiste Sally Nyolo, dont l’objectif est de valoriser les femmes compĂ©tentes, leur permettre de montrer leur savoir-faire. Pour Bel Lauretta TĂ©nĂ©, promotrice de l’initiative, « il est question d’offrir aux femmes des modĂšles, des portraits pour les booster » dans leur parcours vers le succĂšs.
« Dirigeantes » se dĂ©cline en un magazine et un site Internet. Pour aller au-delĂ  du rĂ©seautage virtuel, des rencontres ont Ă©tĂ© ajoutĂ©es pour un rĂ©seautage physique. AprĂšs la premiĂšre Ă©dition au Congo, c’était au tour du Cameroun d’accueillir les « Dirigeantes ». Lors d’une soirĂ©e au cours de laquelle les femmes managers ont pu partager leurs diverses expĂ©riences. Notamment Bettina Guemto, directrice gĂ©nĂ©rale de Buetec, Françoise Bayemi, propriĂ©taire de Fruitscam, Caroline Sack, Ă  la tĂȘte de plusieurs entreprises
 Et surtout AdĂšle Kamtchouang, dont le parcours de stagiaire Ă  Pdg de Tropik Industries, son travail de redressement de la sociĂ©tĂ©, lui ont valu de figurer Ă  la Une du magazine « Dirigeantes » qui devrait paraĂźtre dans les prochains jours.
De leurs tĂ©moignages, on aura retenu que les femmes ont une approche beaucoup plus participative dans leur gestion, elles sont plus Ă  l’écoute, elles font plus preuve de sens du sacrifice, de transparence, etc. Autant d’expĂ©riences qui feront l’objet d’une Ă©tude des promoteurs de « Dirigeantes ». Cette derniĂšre pourra s’appuyer sur une prĂ©cĂ©dente, menĂ©e cette fois-lĂ  par le Minproff sur l’approche genre des administrations publiques en 2014-2015. OĂč les femmes n’occupent que 24,37% de postes de responsabilitĂ©. Et ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas compĂ©tentes.
Garoua: cybercriminalité : Les call-boxeurs aux avant-postes

DIKWE FODAMBELE
Régions - Nord

En installant mardi dernier les membres du comité de lutte, le gouverneur du Nord leur a déroulé la feuille de route.
DĂ©sormais, on pourra assister Ă  des scĂ©narios du genre : un call-boxeur fait identifier un client avant qu’il n’émette un appel tĂ©lĂ©phonique. C’est du moins ce qui ressort de la rencontre prĂ©sidĂ©e mardi dernier par le gouverneur de la rĂ©gion du Nord, lors de la mise sur pied du comitĂ© rĂ©gional de lutte contre la cybercriminalitĂ©.
En installant ses membres mardi dernier, Jean AbatĂ© Edi’i, par ailleurs prĂ©sident de ce comitĂ©, leur a rappelĂ© leurs prĂ©rogatives. « Vous avez dĂ©sormais la charge de traquer partout oĂč besoin sera tous les cybercriminels de la rĂ©gion du Nord », a-t-il indiquĂ© d’entrĂ©e. ComposĂ© des responsables de sĂ©curitĂ© de la rĂ©gion du Nord et des responsables rĂ©gionaux de tĂ©lĂ©phonie mobile, ce comitĂ© s’est appesanti sur les mesures de sĂ©curitĂ© actuelles pour lutter contre le grand banditisme.
Lors des Ă©changes qui ont eu lieu, le gouverneur a demandĂ© aux responsables rĂ©gionaux de la tĂ©lĂ©phonie mobile de faciliter la tĂąche aux forces de maintien de l’ordre dans leurs diffĂ©rentes rĂ©quisitions policiĂšres. Les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile prĂ©sents se sont engagĂ©s Ă  rĂ©duire les dĂ©lais de rĂ©ponse aux rĂ©quisitions. DĂ©sormais, il faudra moins de 24 heures pour avoir l’identitĂ© d’un malfrat soupçonnĂ©.
A propos des appels Ă©mis dans les lieux publics, les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie prĂ©sents se sont engagĂ©s Ă  sensibiliser les call-boxeurs sur la nĂ©cessitĂ© de laisser une trace des appels Ă©mis par leur client dans un registre d’appel. En clair, que chaque client se fasse identifier au prĂ©alable avec sa carte d’identitĂ©, avant tout appel tĂ©lĂ©phonique Ă©mis.
Cyclisme: Yannick Lontsi repose Ă  Balatchi

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Le coureur de la SNH, dĂ©cĂ©dĂ© le 29 mai lors d’une course, a Ă©tĂ© inhumĂ© samedi dernier.
Il a 15 mois et plus de pĂšre. NathanaĂ«l C, le fils de Yannick Lontsi, coureur de la SNH vĂ©lo club, dĂ©cĂ©dĂ© le 29 mai dernier Ă  YaoundĂ©, ne rĂ©alise certainement pas ce qui lui arrive. Sa mĂšre, Agathe Sandrine Ngo BikoĂŻ, 25 ans, compagne du dĂ©funt, a le visage tout rougeĂątre. Elle n’arrĂȘte pas de pleurer. Depuis ce dimanche oĂč elle a appris que son Ă©poux avait fait une chute lors de la nocturne de YaoundĂ©, elle est comme inconsolable. « Je n’ai jamais imaginĂ© ma vie sans lui. Il est parti de la maison ce jour-lĂ  en me disant, j’arrive. Je te fais signe quand je termine», raconte-t-elle entre deux sanglots. AprĂšs, dans la soirĂ©e Ă  un peu plus de 21h, son tĂ©lĂ©phone crĂ©pite. C’est un coĂ©quipier de Yannick Lontsi. « Il m’a dit que Yannick a fait une chute pendant la course, qu’il Ă©tait Ă  l’hĂŽpital. Je suis enceinte de sept mois. Ce jour-lĂ , au regard de mon Ă©tat et de la forte pluie qui est tombĂ©e, je n’ai pas pu le voir. Le matin, quand je suis arrivĂ©e, tout Ă©tait fini », raconte Agathe Sandrine Ngo BikoĂŻ.
Avant son inhumation Ă  Balatchi par Mbouda, samedi 9 juillet dernier, ses coĂ©quipiers de la SNH et de la sĂ©lection nationale ont fait de lui un « hĂ©ros national ». Tout s’est passĂ© lors de la mise en biĂšre vendredi dernier Ă  l’hĂŽpital central de YaoundĂ©. A vĂ©lo, Ă  moto ou Ă  scooter, ils ont tenu Ă  honorer la passion que leur ami avait pour les engins Ă  deux roues. La gorge serrĂ©e, Clovis Kamzong Abossolo raconte Ă  CT : « C’est une Ă©tape du Tour du Cameroun qu’il effectue. Nous tenions Ă  le mettre sur la route. C’est sa derniĂšre course avec nous ». Yannick Lontsi, champion du Cameroun en 2013, emporte avec lui ses ambitions, ses projets et une vie passionnĂ©e.
Injs sports-loisirs-vacances: la 21e édition lancée

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Prùs de 6000 personnes inscrites d’aprùs les organisateurs.
Eugenie Christine Ngo Gwodog, joueuse de lawn tennis, est un fruit de l’opĂ©ration Injs-sports loisirs-vacances. La 21e Ă©dition a Ă©tĂ© lancĂ©e lundi Ă  l’Institut national de la jeunesse et des sports et s’achĂšve le 12 aoĂ»t prochain. On y va pour l’aspect ludique et sportif sans savoir que de vĂ©ritables talents peuvent y ĂȘtre dĂ©tectĂ©s. 21 ans aprĂšs, l’opĂ©ration reste courue. PrĂšs de 6000 participants inscrits jusque samedi matin, d’aprĂšs les organisateurs lors d’une confĂ©rence de presse au siĂšge de l’Institut national de la jeunesse et des sports au quartier Ngoa-Ekelle Ă  YaoundĂ© samedi dernier. Pour les encadrer, plus de 400 moniteurs. Cette annĂ©e, il faut avoir au moins 3 ans pour ĂȘtre inscrit et l’opĂ©ration s’ouvre aux adultes. En plus, pas d’ateliers spĂ©cifiques aux personnes handicapĂ©es. « Nous n’oublions pas l’aspect apprentissage en s’amusant. C’est pourquoi nous militons cette annĂ©e pour l’intĂ©gration de tous. Les personnes handicapĂ©es seront prises en charge dans les diffĂ©rents ateliers au mĂȘme titre que les valides », assure le prĂ©sident du ComitĂ© d’organisation, Henri Tchala Owona.
Les personnes attendues pourront s’exprimer autour de quatre activitĂ©s culturelles, six activitĂ©s socio-Ă©ducatives et 20 activitĂ©s sportives. Mais, pas de hasard dans le choix des disciplines. Emmanuel Matiafa Tantoh, prĂ©sident de la Commission sportive, explique qu’ « elles sont choisies dans la continuitĂ© de la dĂ©tection des talents. Scientifiquement, la dĂ©tection se fait sur un Ă©chantillon de 10000 participants et nous impliquons les jeunes ». Pas de panique pour la sĂ©curitĂ© des enfants qui seront dĂ©ployĂ©s sur trois sites (Injs, Ă©cole publique du plateau Atemengue et lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc), tout est prĂ©vu pour une sĂ©curitĂ© maximale. Mais, ces activitĂ©s sur 30 jours ont un coĂ»t : 3000 Ă  5000 F par personne selon que l’on est adhĂ©rent ou pas. Les organisateurs promettent une visite mĂ©dicale complĂšte en plus de la participation ouverte Ă  tous les ateliers et toute la journĂ©e, dans le temps rĂ©servĂ©. A cĂŽtĂ© des disciplines sportives retenues, cinq autres seront en exhibition pendant le camp (Craftball, Mongoball, escalade et orientation et tirs Ă  l’arc). Avec cette opĂ©ration, c’est 30 jours d’occupation ludique, de mise en situation professionnelle (pour les Ă©tudiants de l’Injs), de sociabilitĂ©. Qui sait, un ou deux talents peuvent ĂȘtre dĂ©tectĂ©s au passage.
Ascension du Mont Loua: Ronald Kamgue, vainqueur

Steve LIBAM
National - Sport

Il a remporté la 8e édition de la course qui a eu lieu samedi dernier à Efok.
HabituĂ© des courses de montagne, Ronald Kamgue (FAP) a bouclĂ© les 11 km de linĂ©aire et les 2100 m d’ascension du Mont Loua, dans la localitĂ© d’Efok, arrondissement d’Obala, dĂ©partement de la LĂ©kiĂ©, en 45 mn 59 s, relĂ©guant loin derriĂšre lui ses lieutenants SĂ©vĂ©rin Samazo (Cameroun sport) et Dany Towa (FAP), arrivĂ©s respectivement en deuxiĂšme et troisiĂšme positions. « Pour une premiĂšre participation Ă  cette Ă©preuve, je suis satisfait. MalgrĂ© une lĂ©gĂšre dĂ©sorientation dont j’ai Ă©tĂ© victime dans la montagne, l’organisation Ă©tait bonne, tout comme l’itinĂ©raire », dĂ©clare l’intĂ©ressĂ©. Deux fois laurĂ©at de l’ascension du mont Cameroun dans les catĂ©gories junior (2009 et 2010) et relais (2013 et 2014), le sociĂ©taire de FAP n’a pas eu Ă  forcer son talent pour s’imposer devant la cinquantaine de participants. Chez les dames, InĂšs Etoga l’emporte en 1h 21 mn tandis que Paul Alain Ewolo est le laurĂ©at chez les jeunes en 1h 14 mn.
OrganisĂ©e par l’association « Efok cercle dynamique », avec le concours de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de sport pour tous et la ligue rĂ©gionale d’athlĂ©tisme du Centre, l’ascension du Mont Loua a vu la participation de coureurs professionnels et amateurs, ainsi que de marcheurs, au contact de la nature. Par ailleurs, Ă  l’occasion de cette grande manifestation populaire, les organisateurs ont offert aux communautĂ©s locales, une campagne de dĂ©pistage gratuit de l’infection Ă  VIH, de l’hypertension artĂ©rielle, du diabĂšte et des troubles de la vue.
RentrĂ©e scolaire 2016-2017: les librairies dans l’attente

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

Bien que les fournitures soient déjà disponibles, les parents traßnent encore le pas à Yaoundé.
Moins de deux mois avant la rentrĂ©e scolaire 2016-2017, les librairies bien qu’achalandĂ©es n’attirent pas encore les parents. Au niveau des rayons rĂ©servĂ©s aux livres scolaires, le visiteur circule aisĂ©ment. Un tour effectuĂ© hier matin dans ces espaces commerciaux Ă  YaoundĂ© permet de constater que les listes des manuels sont disponibles avec prix Ă  l’appui. A la librairie-papeterie Fe Tchuente, il y a comme un frĂ©missement dans les prĂ©paratifs. Les cahiers, les livres et autres manuels scolaires sont bien visibles. D’aprĂšs Joseph StĂ©phane Tasse, commercial, 60% des livres au programme sont disponibles. Ici, le ravitaillement de nouveaux livres n’est malheureusement pas effectif. Et pour cause ! « Nous avons reçu la liste des livres scolaires il y a Ă  peine deux semaines. Nous Ă©tions la semaine derniĂšre Ă  Messapresse, notre fournisseur, et rien n’était encore disponible. La difficultĂ© Ă©tant que, la plupart de ces bouquins sont Ă©ditĂ©s par les nationaux. Mais ceux-ci ne se pressent pas et attendent la derniĂšre minute pour se prĂ©cipiter. Alors que la rentrĂ©e scolaire est proche », regrette notre source.
Autre lieu, mĂȘme ambiance, cette fois Ă  la librairie des Editions ClĂ©. En ces lieux, la diffĂ©rence rĂ©side dans le fait que deux parents d’élĂšves, leurs listes de manuels scolaires entre les mains, font leurs emplettes dans ce domaine. « Je prĂ©vois toujours les choses Ă  l’avance. Ceci pour ne pas ĂȘtre submergĂ© Ă  la derniĂšre minute. Je prĂ©fĂšre m’approvisionner tĂŽt puisque j’ai dĂ©jĂ  inscrit mes enfants », confie un parent. Mais pour le gĂ©rant du rayon, Oscar Tsopfack, l’ambiance est encore timide. « La plupart des livres au programme sont disponibles. Seulement, nous constatons que la majoritĂ© des parents n’ont pas encore inscrit leurs progĂ©nitures. C’est pourquoi ils ne se pressent pas. Ceux qui viennent ici ont un seul souci, les prix des livres et repartent aussitĂŽt sans rien acheter », dĂ©plore le libraire.
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Cameroon Tribune du mercredi, 13 juillet 2016.
RĂ©vision du Code pĂ©nal: l’éclairage du gouvernement

Jeanine FANKAM
National - Politique

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des sceaux, Ă©tait face Ă  la presse mardi Ă  YaoundĂ©.
Le projet de loi portant Code pĂ©nal, adoptĂ© le mois dernier au Parlement a encore fait courir la presse mardi Ă  YaoundĂ©. C’était Ă  la faveur d’une communication donnĂ©e par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des sceaux. Laurent Esso s’est Ă©tendu sur les points qui ont provoquĂ© la polĂ©mique au sein de l’opinion afin de lever les Ă©quivoques.
S’agissant particuliĂšrement de l’article 127, Laurent Esso a expliquĂ© qu’il a Ă©tĂ© reformulĂ© pour mieux la cerner et qu’un amendement du gouvernement peut intervenir Ă  tout moment dans le processus d’adoption d’un projet de loi au Parlement.
Sur la filouterie de loyer, le ministre d’Etat a expliquĂ© qu’il s’agit d’encourager le locataire Ă  respecter un engagement pris et qu’elle ne concerne que les filous, donc des escrocs, des malhonnĂȘtes.
S’agissant de l’adultĂšre, une autre disposition de ce Code pĂ©nal qui a créé la polĂ©mique, mĂȘme si la loi punira dĂ©sormais au mĂȘme titre que la femme mariĂ©e, le mari infidĂšle « qui a des rapports sexuels avec d’autres femmes que son ou ses Ă©pouses », la mĂȘme loi permet que le pardon du conjoint offensĂ© arrĂȘte toute poursuite.
Le ministre d’Etat a surtout insistĂ© sur les innovations du Code adoptĂ© au Parlement. Il consacre les peines alternatives pour dĂ©sengorger les prisons et Ă©viter la resocialisation souvent difficile aux prisonniers des petites peines de privation de libertĂ© du fait de leur passage en prison. La responsabilitĂ© pĂ©nale des personnes morales, une autre innovation, permet de punir les infractions commises pour le compte de ces personnes par leurs reprĂ©sentants.
Le Garde des sceaux a Ă©voquĂ© la grĂące prĂ©sidentielle accordĂ©e Ă  Me Lydienne Yen Eyoum. Il ne s’agit pas d’une entorse Ă  la loi. Ce pouvoir est reconnu au prĂ©sident de la RĂ©publique par la loi fondamentale, a-t-il expliquĂ©. S’agissant des amendes imputĂ©es Ă  la mise en cause, le ministre d’Etat a rappelĂ© que la dĂ©cision prononcĂ©e contre Lydienne Yen Eyoum a ordonnĂ© la confiscation de ses biens et que la mise en exĂ©cution pourrait permettre de rĂ©cupĂ©rer les sommes dues.
Sur la polĂ©mique entretenue par la presse sur la contribution de Maurice Kamto Ă  la rĂ©daction du Code pĂ©nal, Laurent Esso a saluĂ© la contribution du cabinet Brain Trust sollicitĂ© par le Minjustice en 2008. Mais, il est restĂ© prudent en rĂ©pondant Ă  la question sur le montant du marchĂ© et avoue craindre une exagĂ©ration de la part de la presse. « Les archives du ministĂšre feront foi », a –t-il tranchĂ©.