Cameroon Tribune
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Lutte contre Boko Haram: Amnesty International chez le MINCOM

Sainclair MEZING
National - Politique

Issa Tchiroma Bakary et des membres de l’ONG ont Ă©changĂ© mardi Ă  YaoundĂ© sur la situation des droits de l’homme dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord.
En prĂ©lude au lancement demain jeudi d’un rapport sur la situation des droits de l’homme dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, en relation avec la lutte contre Boko Haram, des responsables d’Amnesty International ont Ă©tĂ© reçus mardi par le ministre de la Communication. A l’issue de l’entretien, Issa Tchiroma Bakary et ses hĂŽtes ont fait le point de leurs Ă©changes Ă  la presse. Alioune Tine, directeur du Bureau rĂ©gional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de cette ONG, a ainsi dĂ©clarĂ© que « des gens sont innocents et en prison dans des conditions extrĂȘmement difficiles. Nous avons Ă©galement discutĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de faire une enquĂȘte sur les violations des droits humains et de sortir les rĂ©sultats, quelles que soient les difficultĂ©s ».
«Lorsqu’Amnesty International, prĂ©tendument, dĂ©clare qu’il y a violation flagrante des droits de l’homme, nous disons qu’Amnesty International devrait se souvenir que ses paroles ne sont pas des paroles d’Evangile. Amnesty International a une lecture partisane de la situation, utilise un prisme qui lui est propre », a dĂ©clarĂ© Issa Tchiroma Bakary. Avant d’ajouter que « nous ne rejetons pas leurs observations, sur des cas de violation de droits de l’homme qu’ils ont Ă©noncĂ©s. Nous rappelons que c’est toute une rĂ©gion qui, aujourd’hui, tourne au ralenti pour ne pas dire que c’est toute une rĂ©gion oĂč la vie est rĂ©duite Ă  sa plus simple expression, Ă  cause de Boko Haram. Les paysans ne vont plus au champ. Les commerçants ne peuvent plus faire leur commerce. Le tourisme est complĂštement Ă  l’arrĂȘt. Tous les chantiers structurants qui se trouvent dans le septentrion sont Ă  l’arrĂȘt Ă  cause de Boko Haram. Nous sommes surpris par ce qui nous apparaĂźt comme une sorte de sympathie que manifeste Amnesty International vis-Ă -vis de cette cohorte de bandits, des gens qui nous imposent aujourd’hui ce que nous appelons au gouvernement le rĂ©tropĂ©dalage civilisationnel, c’est-Ă -dire ceux-lĂ  qui veulent nous ramener vers le 15e ou le 16e siĂšcle. Nous disons Ă  Amnesty International de ne pas ĂȘtre affirmatif et pĂ©remptoire lorsqu’ils ait qu’il y a violation des droits de l’homme au Cameroun ».
Un virée qui finit à la morgue

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Ils sortaient d’une virĂ©e Ă  trois, sur une nouvelle moto de marque Sanili, aux environs de 7h30 ce lundi matin.
Au niveau de l’hĂŽtel Lewat, non loin du lieu dit Feu rouge Bessengue, le conducteur perd le contrĂŽle de son engin, percute le terre-plein et va terminer sa course sur un poteau Ă©lectrique en bĂ©ton.
Le conducteur, Abel Ntong Njoh, 27 ans, meurt sur le coup. Son corps gisait dans une mare de sang lorsque les secours sont arrivĂ©s. L’une des deux passagĂšres, dont l’identitĂ© reste inconnue, dĂ©cĂšdera peu aprĂšs son admission Ă  l’hĂŽpital de district de Deido. L’autre Ă©tait gravement blessĂ©e.
Dans les sacs des jeunes filles, des canettes de biĂšre. Pour le moment, il est difficile de dire avec prĂ©cision les causes de cet accident mortel. Les premiers Ă©lĂ©ments de l’enquĂȘte ouverte par la police parlent d’excĂšs de vitesse. Les corps des victimes se trouvent Ă  la morgue de l’hĂŽpital de Deido, oĂč les familles saisies sont arrivĂ©es.
Franc Cfa: la dĂ©valuation n’est pas envisagĂ©e

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

La Banque des Etats de l’Afrique centrale BEAC) n’envisage pas de dĂ©valuer le F CFA comme vient de le faire la Banque centrale du Nigeria avec le Naira. Face Ă  la presse hier Ă  YaoundĂ©, le gouverneur Lucas Abaga Nchama, par ailleurs, prĂ©sident du ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la BEAC a soulignĂ© que les rĂ©serves de change restent importantes. De plus, malgrĂ© le choc pĂ©trolier qui perdure, les ajustements opĂ©rĂ©es au sein des Etats-membres, notamment sur les dĂ©penses d’investissement laissent une marge plutĂŽt rassurante. La deuxiĂšme session ordinaire du CPM a planchĂ© sur les perspectives de croissance au niveau mondial qui pourraient s’aggraver avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union europĂ©enne. Au niveau de la Cemac, la chute des cours du pĂ©trole continue de ralentir l’activitĂ© Ă©conomique. DĂ©sormais projetĂ©e Ă  1,7% cette annĂ©e. Des recommandations ont Ă©tĂ© formulĂ©es. Nous y reviendrons dans notre prochaine Ă©dition.
Une boulangerie clandestine démantelée

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

La gendarmerie vient de mettre à jour la structure qui opérait à Bépanda Omnisports.
G.M. Ngandeu, propriĂ©taire d’une boulangerie clandestine dĂ©couverte par les gendarmes de la brigade de Mboppi, va devoir s’expliquer. Et ses complices avec lui. C’est que la bande menait une activitĂ© commerciale sans la moindre autorisation, ce dans des conditions hygiĂ©niques douteuses. Ils faisaient dans la pĂątisserie en gĂ©nĂ©ral (gĂąteaux, galettes, pains et bien d’autres).
Ce lundi 11 juillet 2016, en mi-journĂ©e, les gendarmes mĂšnent une opĂ©ration du cĂŽtĂ© de BĂ©panda Omnisports, aprĂšs une plainte dĂ©posĂ©e dans leurs services pour vol de moto. L’engin aurait Ă©tĂ© dissimulĂ© dans la « boulangerie ». Lorsque les pandores descendent pour rĂ©cupĂ©rer la moto volĂ©e, ils dĂ©couvrent l’activitĂ© clandestine. A premiĂšre vue pourtant, rien ne laisse penser que derriĂšre cette clĂŽture de fortune se prĂ©parent des produits de grande consommation. Celui qui y pĂ©nĂštre tombe sur une modeste habitation composĂ©e de quatre piĂšces. Des fils de courant Ă©lectrique jonchent le sol, avec des fusibles dĂ©nudĂ©s.
Dans la piĂšce centrale, deux tables de travail dĂ©jĂ  amochĂ©es, un four, un moulin qui date de plusieurs annĂ©es et quelques sacs de farine. La piĂšce situĂ©e Ă  droite sert pour l’empaquetage du produit fini. On y trouvera un tĂ©lĂ©viseur allumĂ© distillant de la musique, et sur une table, un petit appareil pour fermer les sachets aprĂšs emballage. Sur la paillasse quelques produits finis qui attendent d’ĂȘtre Ă©coulĂ©s. Juste derriĂšre l’espace rĂ©servĂ© au pĂ©trissage de la pĂąte, une autre salle, probablement le magasin. Un vrai fourre-tout oĂč on voit aussi des chatons dormant sur les sacs de farine, des vĂȘtements jetĂ©s un peu Ă  la lĂ©gĂšre, ainsi que des chaussures.
La quatriĂšme piĂšce, tout aussi proche, ce sont les toilettes. Pas de porte de sĂ©paration. Elles sont dans un Ă©tat de dĂ©labrement avancĂ©. Des odeurs nausĂ©abondes s’en dĂ©gagent, l’eau courante n’est pas disponible. Les forces de l’ordre ont donc mis fin Ă  l’activitĂ©. Cela dit, comment le citoyen lambda fera-t-il pour savoir s’il n’a jamais consommĂ© du produit sorti d’ici ?
Réforme hospitaliÚre: le chantier relancé

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG
National - Société

Les parties prenantes du systĂšme sanitaire en concertation mardi Ă  YaoundĂ© en vue d’amĂ©liorer l’accĂšs des populations aux soins de santĂ© de qualitĂ©.
C’est parce que le systĂšme hospitalier camerounais n’assure pas encore Ă  la perfection les missions qui lui sont assignĂ©es dans la prise en charge des malades, que 180 experts se sont rĂ©unis mardi Ă  YaoundĂ© en vue d’un changement profond. Ainsi, pour amĂ©liorer l’accĂšs des populations aux soins de santĂ© de qualitĂ© et opĂ©rer des performances dans les diffĂ©rentes formations hospitaliĂšres, le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda a invitĂ© les participants Ă  l’atelier sur la rĂ©actualisation de la rĂ©forme hospitaliĂšre au Cameroun Ă  trouver des esquisses de solutions idoines pour le bonheur des patients. Une rencontre qui intervient aprĂšs un diagnostic du systĂšme des soins effectuĂ© entre 2003 et 2005 et qui a abouti Ă  la mise sur pied d’un document sur la rĂ©forme hospitaliĂšre. « Au terme de cette mise au point, nous rĂ©alisons que la rĂ©forme hospitaliĂšre est un processus complexe qui reprĂ©sente un vĂ©ritable dĂ©fi dans notre contexte sans systĂšme de couverture sanitaire universelle », a expliquĂ© AndrĂ© Mama Fouda. Pour le MinsantĂ©, cette rĂ©forme devient donc une nĂ©cessitĂ©. « Elle est rĂ©alisable mais exigeante car bien menĂ©e, elle devra conduire Ă  une profonde rupture avec les mentalitĂ©s et les habitudes du passĂ©. Elle nĂ©cessite une forte volontĂ© politique et une action soutenue pendant de nombreuses annĂ©es pour atteindre un niveau suffisant de mise en Ɠuvre du nouveau systĂšme et garantir sa pĂ©rennitĂ© », a rappelĂ© le ministre.
AprĂšs cet Ă©tat des lieux, les experts vont Ă©laguer les douze chantiers retenus de cette rĂ©forme. Il s’agit entre autres de l’organisation du systĂšme national de prise en charge des urgences, le renforcement de l’accueil et des entrĂ©es dans les hĂŽpitaux, la gestion et la maintenance des infrastructures et Ă©quipements hospitaliers, la formation continue et la motivation des personnels hospitaliers. A cela s’ajoute la rĂ©vision des textes qui rĂ©gissent les formations hospitaliĂšres. « La rĂ©glementation que nous utilisons dans la gestion de nos hĂŽpitaux date de 1968 et entre-temps certains ont grandi Ă  l’instar de l’HĂŽpital central de YaoundĂ© ou Laquintinie Ă  Douala. Tout ceci ne permet pas un bon fonctionnement de ces structures donc tout est Ă  revoir. Chaque hĂŽpital doit apprendre Ă  construire son plan de dĂ©veloppement, Ă  prĂ©voir et utiliser les ressources en fonction de tous ces paramĂštres », a indiquĂ© Samuel Kingue, conseiller technique au MinsantĂ©. Des rĂ©flexions mĂ»ries qui vont enrichir le plan d’action actualisĂ© de ladite rĂ©forme qui, d’aprĂšs le MinsantĂ© sera mis en Ɠuvre Ă  l’horizon 2017-2021 dans une premiĂšre phase sur toute l’étendue du territoire.
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Université de Maroua: le manuel « New public management » validé

Joël MAMAN
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord

Dans un Ă©lan de modernisation, l’institution a adoptĂ© vendredi dernier le manuel de procĂ©dures au cours d’une rencontre prĂ©sidĂ©e par le recteur, Pr Edward Ako Oben.
Pour Ă©pouser la vison stratĂ©gique du prĂ©sident de la RĂ©publique visant Ă  faire du Cameroun un pays Ă©mergent Ă  l’horizon 2035, l’universitĂ© de Maroua opte pour la modernisation de son management. Pour joindre la parole Ă  l’acte, le recteur Pr. Edward Ako Oben a prĂ©sidĂ© vendredi dernier dans la salle des actes de ses services une rencontre tripartite qui a regroupĂ© les reprĂ©sentants du Minfopra, ceux du Minesup et les responsables administratifs, financiers et acadĂ©miques de l’universitĂ© de Maroua.
D’aprĂšs le chef de dĂ©lĂ©gation du Minfopra, le secrĂ©taire permanent Ă  la rĂ©forme administrative, Chancel Ako Takem, « l’élaboration du manuel de procĂ©dures administratives, acadĂ©miques, financiĂšres et comptables de l’universitĂ© de Maroua, participe de la mise en Ɠuvre de l’un des projets prioritaires retenus par le gouvernement dans le programme national de gouvernance et de lutte contre la corruption
 ». Pour le Pr. Edward Oben Ako, recteur de l’universitĂ© de Maroua, « cette rencontre sanctionne un travail commencĂ© il y a longtemps. Il dĂ©clenche ainsi notre ambition de nous engager dans la voie ĂŽ combien salutaire de la modernisation car, nous sommes une universitĂ© du 3e millĂ©naire ».
Dans les faits, ce document permettra Ă  l’universitĂ© de Maroua d’accroĂźtre ses performances en termes d’efficacitĂ©, de transparence, de qualitĂ© du service rendu aux usages. Cet instrument de bonne gouvernance qualifiĂ© de prĂ©cieux par les diffĂ©rents participants comprend le guide de l’usager et la description de processus de traitement de dossiers. Ce dernier brainstorming de vendredi dernier de l’équipe opĂ©rationnelle mixte a permis son adoption finale, ce qui permettra au ministre en charge de la fonction publique de le remettre solennellement Ă  l’universitĂ© de Maroua pour son application.
BAD, Banque mondiale: deux Camerounais promus

Josiane TCHAKOUNTE
National - Politique

Albert Zeufack officie comme Ă©conomiste en chef de la Banque mondiale pour la rĂ©gion Afrique tandis que CĂ©lestin Monga vient d’ĂȘtre dĂ©signĂ© chef Ă©conomiste Ă  la BAD.
L’expertise camerounaise vient Ă  nouveau d’ĂȘtre reconnue au sein des institutions financiĂšres internationales. Avec notamment l’annonce, le 10 juillet dernier par la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), de la nomination de CĂ©lestin Monga en qualitĂ© de chef Ă©conomiste et vice-prĂ©sident gouvernance Ă©conomique et gestion du savoir. Une nouvelle fonction qui vient rallonger le CV de l’actuel directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l’Organisation des Nations unies pour le dĂ©veloppement industriel (ONUDI). CĂ©lestin Monga aura Ă  mettre Ă  contribution sa riche expĂ©rience d’économiste au service de la BAD qui vient d’entreprendre un programme de transformation du continent axĂ© sur cinq grandes prioritĂ©s.
Outre la BAD, la Banque mondiale (oĂč CĂ©lestin Monga a passĂ© 17 ans), a Ă©galement choisi de s’appuyer sur l’expertise d’un autre Camerounais pour les questions Ă©conomiques sur l’Afrique. Il s’agit d’Albert Zeufack, Ă©conomiste en chef pour la rĂ©gion Afrique au sein de la Banque mondiale. Celui qui succĂšde Ă  Francisco Ferreira est le premier Africain Ă  occuper ce poste. AprĂšs avoir commencĂ© comme chercheur Ă  la Banque mondiale, Albert Zeufack a occupĂ© diffĂ©rents postes au sein de la rĂ©gion Asie de l’Est et Pacifique ainsi que dans le pĂŽle mondial d’expertise en Macro-Ă©conomie et finances publiques. Il s’y est particuliĂšrement consacrĂ© aux pays d’Afrique et d’Europe/Asie centrale. Avant d’ĂȘtre nommĂ© Ă©conomiste en chef, Albert Zeufack Ă©tait chef de file d’une communautĂ© d’experts de la Banque mondiale sur les Ă©conomies de rente dont les travaux sont axĂ©s sur les fonds souverains, les rĂšgles budgĂ©taires, les modes de dĂ©pense publique et les modĂšles macro-Ă©conomiques dans les pays riches en ressources naturelles. Albert Zeufack et CĂ©lestin Monga ont tous deux dĂ©butĂ© leur carriĂšre Ă  la Banque mondiale en 1997.
Samuel Tchoupo: Monsieur coup-franc

Eric Vincent FOMO
National - Sport

L’ancienne vedette du Racing est aujourd’hui contrîleur de camions dans une entreprise à Bafoussam.
L’attaquant a vieilli. MalgrĂ© une activitĂ© sportive rĂ©guliĂšre, son visage a pris des rides. Sa chevelure aussi change progressivement de couleur. Et pourtant, Samuel Tchoupo a encore les idĂ©es claires. A 58 ans, l’ex-attaquant du Racing de Bafoussam se remĂ©more sa longue carriĂšre de footballeur, ressassant les bons et les mauvais moments. Les mauvais souvenirs, ce sont les nombreux trophĂ©es perdus par le Racing en son temps. Mais aussi et surtout le chĂŽmage qu’il a dĂ» affronter aprĂšs sa retraite footballistique, avant d’ĂȘtre recrutĂ© dans une entreprise locale comme contrĂŽleur d’huile brute pour le dĂ©potage. Mais les bons moments restent plus nombreux. Notamment ce splendide et historique but marquĂ© Ă  Bamenda en championnat en 1985 sur coup-franc face Ă  Camark, grĂące Ă  ce qu’il appelle « le tir de trois orteils ». La balle puissamment tirĂ©e « Ă  la Roberto Carlos » avait contournĂ© la barriĂšre et pris une trajectoire circulaire qui avait dĂ©sorientĂ© le gardien et permis au Racing d’égaliser Ă  un but partout. On peut aussi citer ce but marquĂ© contre le grand TKC de Georges Weah en juin 1988 permettant au Racing d’accĂ©der en finale de la Coupe du Cameroun.
Aujourd’hui spectateur, celui qui a marquĂ© plus d’une centaine de buts dont plus de la moitiĂ© sur coups francs durant sa carriĂšre ne rate aucun match du Racing. C’est son Ă©quipe de cƓur. Il aurait mĂȘme pu embrasser une carriĂšre d’entraĂźneur, si on avait sollicitĂ© ses services. Il estime que les joueurs aujourd’hui ne s’entraĂźnent pas assez. C’est pourquoi ils ne brillent pas longtemps. « A mon Ă©poque, on n’allait jamais aux entraĂźnements en voiture, mais toujours en footing. » Son vƓu le plus cher est de voir son cinquiĂšme garçon de 12 ans prendre sa relĂšve dans le football.
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Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Cameroon Tribune du jeudi, 14 juillet 2016.
FiliĂšre avicole: retour progressif Ă  la normale

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Le ministre de l’Elevage annonce que le pays sort peu à peu de la crise.
« La grippe est sous contrĂŽle. Nous avons stabilisĂ© les diffĂ©rents foyers et nous sommes en train de sortir progressivement de la crise. Nous allons passer au stade de surveillance et de contrĂŽle ». Le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales (MINEPIA), Dr TaĂŻga, a fait le point sur l’évolution de la grippe aviaire dans les foyers dĂ©clarĂ©s. Et de poursuivre : « Depuis quelques semaines, nous n’avons plus de nouveaux foyers. Les gouverneurs de rĂ©gion organisent dĂ©jĂ  des rĂ©unions avec des opĂ©rateurs Ă©conomiques pour voir comment rĂ©organiser l’approvisionnement des diffĂ©rents marchĂ©s. Le ministĂšre tient Ă  ce que cela se passe dans le calme et la tranquillitĂ©. » Hier, le ministĂšre a reçu de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’ambassade d’IsraĂ«l, du matĂ©riel pour la riposte.
Il s’est agi de matĂ©riel de protection des personnes (combinaisons, lunettes de protection, gants
), de nettoyage et dĂ©sinfection (dĂ©sinfectants), de laboratoire (PCR, sonde, cĂŽnes cotonnĂ©s, filtres, marqueur indĂ©lĂ©bile
) et de communication pour la sensibilisation (dĂ©pliants). Dr TaĂŻga a expliquĂ© que ce dispositif permettra la surveillance active et passive des foyers, mais Ă©galement de prĂ©disposer des stocks de sĂ©curitĂ© pour agir Ă  l’immĂ©diat en cas de rĂ©surgence d’un foyer. A l’heure actuelle, le coĂ»t du matĂ©riel livrĂ© par la FAO avoisine les 220 000 dollars, soit plus de 130 000 000 de F, selon le reprĂ©sentant-rĂ©sident de la FAO, MaĂŻ Moussa. Mais la facture va s’alourdir puisqu’une commande de 10 000 combinaisons est en instance de livraison et que la FAO va accompagner le gouvernement dans la construction d’un incinĂ©rateur pour dĂ©truire les volailles infectĂ©es ainsi que dans la mise en place d’une salle d’autopsie. Pour Nadav Cohen, l’ambassadeur d’IsraĂ«l au Cameroun, « ce premier appui vise Ă  stopper l’évolution de l’épidĂ©mie. Le deuxiĂšme consistera Ă  relancer la filiĂšre avicole.»
C’est le 22 mai dernier au complexe avicole de Mvog-Betsi Ă  YaoundĂ© qu’a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© un foyer de grippe aviaire. La maladie s’est propagĂ©e dans les rĂ©gions de l’Ouest (Bayangam et Bafoussam), du Sud (Ebolowa) et de l’Adamaoua (Dabar). Entre-temps, plus de 27 000 volailles ont Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©es dans lesdites rĂ©gions.
Un hippopotame tue un homme à Guéré

Sylvain TOURNA (CAMNEWS)
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord

la bĂȘte l’a surpris alors qu’il vaquait Ă  ses travaux champĂȘtres.

La scĂšne s’est passĂ©e dimanche 10 juillet vers 16 h au village de Mouka, prĂ©cisĂ©ment au quartier Zarna dans l’arrondissement de GuĂ©rĂ©. Jean Paul Tchoupoungou, nĂ© vers 1970, vaque tranquillement Ă  ses travaux dans son champ situĂ© Ă  plus de deux kilomĂštres des berges du lac de GuĂ©rĂ©. Un hippopotame sortant de nulle part, et surtout loin de sa base Ă  pareille heure, s’en prend au cultivateur. Il le mord Ă  plusieurs reprises au flanc gauche. Ses cris alertent les populations qui lui portent secours.
Mais il est dĂ©jĂ  mortellement blessĂ© et ses voisins n’ont que le temps de constater ses intestins sortis de leur cavitĂ©. Il est alors rĂ©fĂ©rĂ© en urgence Ă  l’hĂŽpital rĂ©gional de Yagoua. MalgrĂ© le mauvais Ă©tat de la route en cette saison des pluies, Jean Paul Tchoupoungou parvient quand mĂȘme Ă  destination ; mais il rend l’ñme le lendemain matin 11 juillet. Son Ă©pouse Brigitte Douala et ses huit enfants sont inconsolables. Son corps est dĂ©posĂ© Ă  la morgue de l’hĂŽpital rĂ©gional de Yagoua.
Les hippopotames, mammifĂšres les plus agressifs d’Afrique, connaissent un surpeuplement dans le lac de GuĂ©rĂ© et errent constamment hors des eaux en quĂȘte d’herbes. Parfois, il y a des combats entre deux mĂąles dominants et quand l’un parvient Ă  vaincre l’autre pour devenir le seul maĂźtre, l’autre fuit et s’en prend Ă  tout ce qui bouge. Les populations affirment que l’hippopotame incriminĂ© a d’ailleurs mis plus d’une heure d’horloge dans le champ de mil avant de rejoindre le lac.
Ce qui permet de croire qu’il a Ă©tĂ© chassĂ© du groupe par un autre mĂąle dominant plus fort. En cette saison des pluies, les attaques des hippopotames qui fuient les profondeurs des eaux deviennent rĂ©currentes. En mars dernier, un autre pachyderme s’est retrouvĂ© au village de Djougoumta, curieusement au centre d’une concession. Les populations ne lui ont pas fait quartier et ce fut une bonne ripaille la semaine qui a suivi.
Yaounde International War College: Examing New Security Threats

Roland MBONTEH
National - Politique

Defence Minister, Jospeh Beti Assomo yesterday chaired the testimonial award ceremony for the 11th batch of officers.
The 11th batch of officers of the Yaounde International War College (ESIG) has been challenged to use newly acquired skills to solve security crises cropping up across the world. The exhortation was made yesterday July 13, 2016, in Yaounde, by the Minister Delegate at the Presidency in charge of Defence, Joseph Beti Assomo, while presiding over the testimonial-award ceremony to mark the end of 11-month course in the Simbock-based College.
While congratulating the 52 laureates from 22 countries drawn from Africa, Europe (France) and North America (USA), Minister Beti Assomo reminded them that it was now time to buckle down to work by putting the quality training received at the disposal of their respective countries and the international community.
The Defence Minister expressed on behalf of the Head of State, Cameroon’s gratitude to France for its constant financial and human resource support to the Yaounde International War College since its creation in 2005. He said the College is a reference in military intelligence and geo-strategic planning in Africa, reason why he saluted the quality of training, stating that it is adapted to prevailing security threats such as cross-border terrorism caused by globalisation and emergence.
The French Ambassador to Cameroon, Christine Robichon, stressed the bilateral cooperation between France and Cameroon, stating that her country provides assistance to the College in terms of training, which enables the college to issue diplomas of the same worth like the Paris War College.
ESIG Commander, Major General Ngambou EsaĂŻe, announced that training for the 12th batch begins in September 2016 with some 62 trainees selected. The college, which he said is at the service of peace, sends out competent, humble and loyal trainees. For 11 months, the trainees upgraded skills in operational and strategic planning as well as geopolitics with trainers drawn both from top military officers and university professors. Majors Wilbroad Muhwezi from Uganda and Basile from the USA told Cameroon Tribune the course has been enriching especially, in the domain of multinational military cooperation in the fight against insecurity.
Affaires: des investisseurs allemands en prospection

Josy MAUGER
National - Economie

La dĂ©lĂ©gation d’hommes d’affaires conduite par l’ambassadeur d’Allemagne au Cameroun a rencontrĂ© des membres du gouvernement mardi Ă  YaoundĂ©.
L’ambassadeur de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne au Cameroun, Dr. Hans-Dieter Stell, a Ă©tĂ© reçu en audience mardi dernier par deux membres du gouvernement. Le ministre de l’Eau et de l’Energie (MINEE), Basile Atangana Kouna et le ministre des Transports (MINT), Edgard Alain Mebe Ngo’o. Au menu des discussions avec les deux ministres, le renforcement de la collaboration et la coopĂ©ration entre les deux pays dans les secteurs de l’eau et de l’énergie, ainsi que du transport. A la suite de ces entrevues, les Ă©changes se sont poursuivis entre les ministres et le diplomate, qui Ă©tait accompagnĂ© d’une dĂ©lĂ©gation d’hommes d’affaires, issus de l’association Ă©conomique germano-africaine (Afica-Verein e.V) en visite au Cameroun.
Avec le MINEE, les hommes d’affaires ont notamment parlĂ© des projets de rĂ©alisation d’équipements tels que des forages. Il a Ă©tĂ© Ă©galement question de projets de traitement d’eau, la production de gaz, des Ă©nergies renouvelables ainsi que de l’informatisation d’un systĂšme interconnectĂ© entre le ministĂšre et ses dĂ©lĂ©gations. Pour sa part, Basile Atangana Kouna a soulignĂ© l’importance de la coopĂ©ration Ă©conomique entre le Cameroun et l’Allemagne via les entreprises allemandes. A cet effet, il a indiquĂ© qu’un programme de rĂ©alisation de 10.000 forages Ă©tait en cours dans l’ensemble du territoire. Un projet qui, selon lui, est inscrit dans le plan d’urgence impulsĂ© par le chef de l’Etat.
Connaissant le savoir-faire allemand dans tous ces domaines, Basile Atangana a estimĂ© que ce sera une aubaine pour le Cameroun de profiter de leur expertise. Notamment dans le dĂ©veloppement du secteur du gaz oĂč des opportunitĂ©s foisonnent. Avec le MINT, il a Ă©tĂ© question des projets d’infrastructures. Les investisseurs ont parlĂ© de leurs performances dans la construction des routes, des Ă©changeurs et des buses.
Pas de « bébé pour tous »

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

La procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e sera juridiquement encadrĂ©e au Chracerh pour le respect de l’éthique et de la dĂ©ontologie.
La presse n’a pas manquĂ©, mardi dernier, de mettre sur le tapis les questions d’éthique et de dĂ©ontologie, dans la mise en Ɠuvre des techniques de procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e (Pma) au Chracerh. C’est que la Pma est dĂ©jĂ  un sujet en dĂ©bat dans notre sociĂ©tĂ©, un peu comme partout ailleurs. Les questions que se pose l’opinion publique s’articulent pour la plupart autour des « limites » : qui traiter ? Jusqu’à quel Ăąge ? Combien de fois ? Sous quelles conditions ? Il existe effectivement des limites biologiques, comme l’ñge de la femme restreignant la qualitĂ© ovocytaire et donc les rĂ©sultats. Il y a ensuite les limites lĂ©gales, - dans les pays oĂč l’activitĂ© est dĂ©jĂ  rĂ©gie -, qui apportent des prĂ©cisions en dĂ©finissant, par exemple les auteurs du projet parental (les futurs parents) : nombre, sexe notamment. Enfin, le centre pourrait aussi se retrancher derriĂšre une clause de conscience qui fixe les limites Ă©thiques propres Ă  chaque structure et Ă  chaque individu.
Pour le Pr Kasia, le problĂšme de l’accĂšs des individus Ă  la Pma ne se pose pas en termes de femme ou d’homme seuls. « Ici, ce sont les couples qui sont autorisĂ©s Ă  accĂ©der Ă  ces techniques. Et j’entends prĂ©cisĂ©ment couples hĂ©tĂ©rogĂšnes, c'est-Ă -dire composĂ© d’un homme et d’une femme. Nous ne pratiquons pas « la grossesse pour tous ». Nous sommes lĂ  pour les hommes et les femmes ayant un consentement commun. Nous ne recevrons pas deux femmes ou deux hommes en couple qui veulent un enfant : notre loi est suffisamment claire sur le sujet. Par ailleurs, nous avons prĂ©parĂ© un certain nombre de textes qui encadreront juridiquement l’activitĂ©. Ils seront soumis Ă  l’AssemblĂ©e nationale
 », a expliquĂ© l’administrateur directeur gĂ©nĂ©ral du Chracerh.
Pour l’homme, lorsqu'il est ĂągĂ©, se pose la question de l’importance pour un enfant d’avoir un pĂšre Ă  court terme et avec elle d'autres plus dĂ©licates comme l’espĂ©rance de vie et la qualitĂ© de l’accompagnement de l’enfant par des parents trĂšs ĂągĂ©s
 Ces questions sont tout aussi prĂ©gnantes quand la vie de l'un des partenaires est en danger Ă  cause de maladies connues, chroniques ou en rĂ©mission. Pour toutes ces questions et bien d’autres, « je pense que notre comitĂ© de gestion a un prĂ©sident - SĂ©raphin Magloire Fouda - qui est un grand Ă©conomiste attentif Ă  tous ces problĂšmes. Certainement, il va nous dire ce qu’il faut faire tant pour les sollicitations qui se multiplient dans notre centre, en provenance des pays voisins immĂ©diats et de bien d’autres rĂ©gions du monde », a assurĂ© Pr. Jean Marie Kasia.
Fraude sur l’ñge des footballeurs: les tests IRM, nouvelle arme

Josiane R. MATIA
National - Sport


Depuis quelques annĂ©es, les instances mondiales imposent ces contrĂŽles pour s’assurer de l’ñge rĂ©el des joueurs dans les catĂ©gories infĂ©rieures.
La nouvelle avait suscitĂ© l’intĂ©rĂȘt des mĂ©dias, certains parlant mĂȘme de mini-sĂ©isme. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que 14 joueurs d’une sĂ©lection comme celle de ces Lions cadets sont mis Ă  l’écart, car soupçonnĂ©s d’ĂȘtre bien plus ĂągĂ©s qu’ils ne l’ont dĂ©clarĂ©. Une prouesse rĂ©alisĂ©e grĂące Ă  l’« arme » Ă  la mode de la FĂ©dĂ©ration internationale de football association (FIFA) et ses ConfĂ©dĂ©rations Ă  travers le monde. En effet, le passage Ă  l’Imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique (IRM) est devenu quasiment obligatoire pour les sĂ©lections jeunes. «Il faut garantir l’équitĂ© et l’égalitĂ© des chances. Pour les compĂ©titions de jeunes, on peut penser que des gens seraient tentĂ©s de tricher sur l’ñge et de prĂ©senter des joueurs un peu plus ĂągĂ©s pour pouvoir gagner des compĂ©titions », confiait le Dr Yacine Zerguini, membre de la Commission mĂ©dicale de la FIFA sur le site de l’instance.
La CAF a ainsi dĂ©pĂȘchĂ© au Cameroun un expert, le Dr Muazu Abdoulkadir Moussa, en fin juin dernier pour s’assurer de l’ñge des joueurs qui participeront aux Ă©liminatoires de la coupe d’Afrique des -17 ans dans quelques semaines. L’examen consiste, Ă  travers un test d’ossement, Ă  connaĂźtre plus ou moins l’ñge d’une personne. Si on ne peut affirmer que le test est certain Ă  100%, la marge d’erreur reste toutefois moindre (diffĂ©rence de quelques mois), comparĂ©e, par exemple, aux radiographies qui laissent une marge de 18 mois selon les spĂ©cialistes. Les tests IRM sont devenus systĂ©matiques depuis la coupe du monde des cadets de 2009 au Nigeria, oĂč de nombreux soupçons pesaient sur l’équipe-hĂŽte de la compĂ©tition, principalement son capitaine, Fortune Chukwudi. Ce dernier Ă©tait accusĂ© par un ancien prĂ©sident de club d’avoir minimum 25 ans. Une nouvelle qui a choquĂ© et rendu nĂ©cessaires les tests IRM qui se faisaient de façon alĂ©atoire.
Mais le phĂ©nomĂšne de fraude sur les Ăąges ne se limite pas au continent africain puisque mĂȘme l’AmĂ©rique du Sud et l’Asie du Sud-Est sont rĂ©putĂ©es dans ce domaine. Lors d’un sĂ©minaire sur l’utilitĂ© de l’IRM en 2012, la CAF prenait pourtant en exemple la ConfĂ©dĂ©ration asiatique de football qui aurait « Ă©radiquĂ© le phĂ©nomĂšne » grĂące aux tests IRM. Alors, est-ce la garantie d’un football oĂč les joueurs de la mĂȘme tranche Ă©voluent vraiment ensemble ? Difficile de le dire, d’autant que le contrĂŽle est plus strict dans les compĂ©titions rĂ©servĂ©es aux U17 alors que les autres catĂ©gories restent peu contrĂŽlĂ©es. En fait, l’IRM ne concerne que les joueurs de moins de 18 ans parce qu’aprĂšs cet Ăąge, l’ossification prend fin. De plus, tous les pays ne disposent pas toujours des moyens financiers ni des infrastructures adĂ©quates. Mais c’est dĂ©jĂ  un dĂ©but.
Public Private Partnership: Benefitting From Legal Framework

Victorine BIY NFOR
National - Economie

Officials of local councils have been told that potentially viable projects can be built through third party involvement.
The Support Council for the Realisation of Partnership Contracts in Cameroon, CARPA, has told Yaounde-based Mayors that local projects of great technical and financial value can easily be executed through public private partnership.
The putting in place in 2006 of a law laying down the conditions for private sector participation in the construction of infrastructure and public service facilities gives local councils the opportunity to partner with third parties for the execution of potentially viable projects, the Chairperson of CARPA, DieudonnĂ© Bondoma Yokono said. He was speaking in Yaounde on July 13, 2016, during the institution’s information day.
The information day is part of CARPA’s drive to incite local and public bodies to commit to public private partnership which remains a driver of growth for an emerging country, he stated. The construction of markets and touristic sites, among others, can easily be achieved through private investors, CARPA notes.
Its contribution is basically information sharing, especially at a time local council officials lack knowledge on facilities offered by the 2006 law on partnership contracts. “We are discussing and showing them the legal framework and we expect mayors to execute projects through public private partnership,” Mr Bondoma stated, saying it was possible to mobilise investors for such schemes.
DĂ©dicace: thĂ©ories de guerre Ă  l’africaine

Carine TSIELE
National - Culture

Samuel Sylvin Ndutumu a présenté son ouvrage lundi dernier à Yaoundé.
L’amphithéùtre de l’Ecole supĂ©rieure internationale de guerre de YaoundĂ© a abritĂ© lundi dernier la cĂ©rĂ©monie de dĂ©dicace de l’ouvrage « ThĂ©orie africaine de la contre-insurrection » de Samuel Sylvin Ndutumu. L’Ɠuvre de 233 pages publiĂ©e aux Ă©ditions L’Harmattan tente de procĂ©der Ă  une « africanisation » des thĂ©ories contre-insurrectionnelles contemporaines, c'est-Ă -dire Ă  leur contextualisation et leur adaptation Ă  la civilisation africaine. La dite cĂ©rĂ©monie Ă©tait ponctuĂ©e par plusieurs interventions, notamment celle du Pr Joseph Vincent Ntuda Ebode, qui s’est appesanti sur la prĂ©sentation de l’auteur. Le capitaine de vaisseau Samuel Sylvin Ndutumu est un officier de marine camerounaise diplĂŽmĂ© de l’Ecole navale de Brest et de l’Ecole des fusiliers marins de l’Orient en France. Il est Ă©galement enseignant au Centre de recherche d’études politiques et stratĂ©giques (Creps) Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© II, a-t-on appris. L’intervention du Dr Youssoufou Ngamondi quant Ă  elle avait pour but de relever les spĂ©cificitĂ©s scientifiques de l’ouvrage et Ă©galement d’apporter des observations sur les couacs observĂ©s.
En s’intĂ©ressant Ă  l’aspect physique du livre, le Dr Youssoufou Ngamondi a relevĂ© que la premiĂšre de couverture qui prĂ©sente des terroristes armĂ©s dans un dĂ©sert a une portĂ©e scientifique en s’inscrivant dans l’actualitĂ©. Selon lui, le livre est une invite aux Etats africains, Ă  reformer leurs stratĂ©gies de guerre. Puis l’honneur est revenu Ă  l’auteur de donner quelques explications sur son ouvrage. Il a indiquĂ© que le continent africain continue de souffrir de fragilitĂ©s de nature Ă  freiner son dĂ©veloppement Ă©conomique et Ă  entretenir la violence armĂ©e. La multiplication des mouvements djihadistes notamment constitue un rĂ©el danger pour la stabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© de l'Afrique.