Affaire Mendo Ze: place au contre-interrogatoire
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
TCSLe tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou Ă©tait face aux avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah mercredi dernier au TCS.
Câest finalement mercredi dernier que le contre-interrogatoire (Cross-examination) du tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou HonorĂ©, cadre dâadministration en service au ministĂšre des Finances, par les avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah a eu lieu au Tribunal criminel spĂ©cial (TCS). Avant dâentrer dans le vif du sujet, son conseil Me Mong a tenu Ă justifier lâabsence de son client Ă lâaudience de la veille pour non extraction.
Au cours de ce contre-interrogatoire, Me Mong, lâun des conseils de lâaccusĂ© a fait savoir que les piĂšces produites par le ministĂšre public Ă lâaudience du 19 juin dernier nâĂ©taient pas certifiĂ©es par lâautoritĂ© compĂ©tente. « Est-ce que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© du conseil supĂ©rieur de lâEtat a le droit de signer un protocole dâaccord entre le Minfi et la CRTV. Câest une faute de jurisprudence ? Quel sort est rĂ©servĂ© Ă ces piĂšces certifiĂ©es par lâautoritĂ© manifestement incompĂ©tente ? », a-t-il questionnĂ©. Face Ă ces questions, lâavocat gĂ©nĂ©ral, AndrĂ© Tchoussi a tranchĂ© net sur cette polĂ©mique. « Ce dĂ©bat nâa pas lieu dâĂȘtre. Lesdites piĂšces ont Ă©tĂ© admises au dossier comme piĂšces Ă conviction. Les annexes sont des piĂšces produites au soutien de ce qui est un rapport dressĂ© par les collaborateurs du Consupe. » A sa suite, le prĂ©sident Yap Abdou a convenu que ces documents ont Ă©tĂ© pris globalement et que le tribunal pourra y revenir sur certains aspects pris en dĂ©tail dans la mesure oĂč certains ont fait lâobjet des dĂ©bats.
Ainsi, HonorĂ© Mbang Ouboukou a Ă©tĂ© entre autres interrogĂ© sur la date de signature du protocole dâaccord entre la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts et la CRTV, le montant des fonds reversĂ©s Ă la CRTV Ă la DGI, lâutilisation des frais dâassiette de recouvrement. Des thĂšmes qui ont contribuĂ© Ă la suspension tardive de lâaudience au-delĂ de 18h. Elle sera reprise les 27 et 28 juillet pour continuer la cross-examination du tĂ©moin par lâaccusĂ© et ses avocats.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
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TCSLe tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou Ă©tait face aux avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah mercredi dernier au TCS.
Câest finalement mercredi dernier que le contre-interrogatoire (Cross-examination) du tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou HonorĂ©, cadre dâadministration en service au ministĂšre des Finances, par les avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah a eu lieu au Tribunal criminel spĂ©cial (TCS). Avant dâentrer dans le vif du sujet, son conseil Me Mong a tenu Ă justifier lâabsence de son client Ă lâaudience de la veille pour non extraction.
Au cours de ce contre-interrogatoire, Me Mong, lâun des conseils de lâaccusĂ© a fait savoir que les piĂšces produites par le ministĂšre public Ă lâaudience du 19 juin dernier nâĂ©taient pas certifiĂ©es par lâautoritĂ© compĂ©tente. « Est-ce que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© du conseil supĂ©rieur de lâEtat a le droit de signer un protocole dâaccord entre le Minfi et la CRTV. Câest une faute de jurisprudence ? Quel sort est rĂ©servĂ© Ă ces piĂšces certifiĂ©es par lâautoritĂ© manifestement incompĂ©tente ? », a-t-il questionnĂ©. Face Ă ces questions, lâavocat gĂ©nĂ©ral, AndrĂ© Tchoussi a tranchĂ© net sur cette polĂ©mique. « Ce dĂ©bat nâa pas lieu dâĂȘtre. Lesdites piĂšces ont Ă©tĂ© admises au dossier comme piĂšces Ă conviction. Les annexes sont des piĂšces produites au soutien de ce qui est un rapport dressĂ© par les collaborateurs du Consupe. » A sa suite, le prĂ©sident Yap Abdou a convenu que ces documents ont Ă©tĂ© pris globalement et que le tribunal pourra y revenir sur certains aspects pris en dĂ©tail dans la mesure oĂč certains ont fait lâobjet des dĂ©bats.
Ainsi, HonorĂ© Mbang Ouboukou a Ă©tĂ© entre autres interrogĂ© sur la date de signature du protocole dâaccord entre la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts et la CRTV, le montant des fonds reversĂ©s Ă la CRTV Ă la DGI, lâutilisation des frais dâassiette de recouvrement. Des thĂšmes qui ont contribuĂ© Ă la suspension tardive de lâaudience au-delĂ de 18h. Elle sera reprise les 27 et 28 juillet pour continuer la cross-examination du tĂ©moin par lâaccusĂ© et ses avocats.
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Autoroute Yaoundé-Nsimalen: ça se dessine !
Félicité BAHANE N.
National - Economie
MalgrĂ© les lenteurs dans la libĂ©ration des emprises, le maĂźtre dâouvrage et lâentreprise arrivent Ă anticiper sur certains travaux.
Le neuviĂšme et dernier marĂ©cage identifiĂ© sur le tracĂ© de lâautoroute YaoundĂ©-Nsimalen est en cours de traitement au quartier Ahala. Câest dâailleurs, lĂ le point de jonction de la section rase campagne (10,8 km en travaux) et la section urbaine (10 km en Ă©tudes) de ce vaste projet gouvernemental. Les habitants dâAhala, (tout comme ceux de Meyo, localitĂ© prĂ©cĂ©dente), victimes dâexpropriation dans le cadre de ce chantier nâont pas encore perçu les indemnitĂ©s pour leurs biens Ă dĂ©truire. Ils nâont donc pas encore libĂ©rĂ© les emprises. NĂ©anmoins, les engins de la China Communications Construction Company Limited (CCCC) tournent dĂ©jĂ au milieu des habitations. Dans le principe pourtant, les travaux ne doivent pas commencer sans que les indemnitĂ©s aient Ă©tĂ© payĂ©es et les populations dĂ©guerpies. Mais, compte tenu des disponibilitĂ©s budgĂ©taires et des lenteurs dans le processus dâindemnisation, « nous avons obtenu lâaccord du chef de village pour commencer Ă traiter au moins le marĂ©cage qui relĂšve du domaine privĂ© de lâEtat et dont la purge et le remblai nĂ©cessitent beaucoup de temps », explique Armand Romuald Ndjiba Bami, directeur des opĂ©rations urbaines au ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain (MINHDU), maĂźtre dâouvrage.
Sur les six premiers kilomĂštres, entre Nsimalen et Minkan, la plateforme autoroutiĂšre (30 m avec 2 fois 3 voies) est dĂ©jĂ en place. Il ne reste plus que le bitume et les caniveaux. Par endroits, lâon est soit en train dâachever la construction de dalots de drainage des eaux souterraines, soit en train de traiter les zones rocheuses ou marĂ©cageuses de maniĂšre Ă les uniformiser avec la plateforme. Dans lâensemble, il est prĂ©vu neuf dalots, trois Ă©changeurs (Nsimalen, Meyo et Ahala), trois ponts et trois passages supĂ©rieurs (PS) piĂ©tonnes, visant Ă relier les villages traversĂ©s au-dessus de lâautoroute.
Sur le chantier mercredi dernier, les Ă©quipes du MINHDU ont pu constater quâau niveau du carrefour Nsimalen, lâentreprise est dĂ©jĂ en train de construire les pieux pour la rĂ©alisation du premier Ă©changeur devant survoler lâaxe allant vers Mbalmayo. Il y a 84 pieux Ă couler ici et lâon nâen est encore quâau sept premiers. ParallĂšlement, sur les cinq premiers kilomĂštres, le maĂźtre dâouvrage recommande le dĂ©marrage des fouilles pour la pose des caniveaux. Sur la suite, jusquâau PK8, les indemnisations ont Ă©tĂ© payĂ©es deux semaines plutĂŽt et les travaux de dĂ©blayage ont immĂ©diatement dĂ©butĂ© sur les sites inhabitĂ©s. Et lorsque les riverains du PK 8 au PK 10,8 percevront leur dĂ», les travaux devont sâaccĂ©lĂ©rer, car les marĂ©cages auront Ă©tĂ© traitĂ©s par anticipation.
Félicité BAHANE N.
National - Economie
MalgrĂ© les lenteurs dans la libĂ©ration des emprises, le maĂźtre dâouvrage et lâentreprise arrivent Ă anticiper sur certains travaux.
Le neuviĂšme et dernier marĂ©cage identifiĂ© sur le tracĂ© de lâautoroute YaoundĂ©-Nsimalen est en cours de traitement au quartier Ahala. Câest dâailleurs, lĂ le point de jonction de la section rase campagne (10,8 km en travaux) et la section urbaine (10 km en Ă©tudes) de ce vaste projet gouvernemental. Les habitants dâAhala, (tout comme ceux de Meyo, localitĂ© prĂ©cĂ©dente), victimes dâexpropriation dans le cadre de ce chantier nâont pas encore perçu les indemnitĂ©s pour leurs biens Ă dĂ©truire. Ils nâont donc pas encore libĂ©rĂ© les emprises. NĂ©anmoins, les engins de la China Communications Construction Company Limited (CCCC) tournent dĂ©jĂ au milieu des habitations. Dans le principe pourtant, les travaux ne doivent pas commencer sans que les indemnitĂ©s aient Ă©tĂ© payĂ©es et les populations dĂ©guerpies. Mais, compte tenu des disponibilitĂ©s budgĂ©taires et des lenteurs dans le processus dâindemnisation, « nous avons obtenu lâaccord du chef de village pour commencer Ă traiter au moins le marĂ©cage qui relĂšve du domaine privĂ© de lâEtat et dont la purge et le remblai nĂ©cessitent beaucoup de temps », explique Armand Romuald Ndjiba Bami, directeur des opĂ©rations urbaines au ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain (MINHDU), maĂźtre dâouvrage.
Sur les six premiers kilomĂštres, entre Nsimalen et Minkan, la plateforme autoroutiĂšre (30 m avec 2 fois 3 voies) est dĂ©jĂ en place. Il ne reste plus que le bitume et les caniveaux. Par endroits, lâon est soit en train dâachever la construction de dalots de drainage des eaux souterraines, soit en train de traiter les zones rocheuses ou marĂ©cageuses de maniĂšre Ă les uniformiser avec la plateforme. Dans lâensemble, il est prĂ©vu neuf dalots, trois Ă©changeurs (Nsimalen, Meyo et Ahala), trois ponts et trois passages supĂ©rieurs (PS) piĂ©tonnes, visant Ă relier les villages traversĂ©s au-dessus de lâautoroute.
Sur le chantier mercredi dernier, les Ă©quipes du MINHDU ont pu constater quâau niveau du carrefour Nsimalen, lâentreprise est dĂ©jĂ en train de construire les pieux pour la rĂ©alisation du premier Ă©changeur devant survoler lâaxe allant vers Mbalmayo. Il y a 84 pieux Ă couler ici et lâon nâen est encore quâau sept premiers. ParallĂšlement, sur les cinq premiers kilomĂštres, le maĂźtre dâouvrage recommande le dĂ©marrage des fouilles pour la pose des caniveaux. Sur la suite, jusquâau PK8, les indemnisations ont Ă©tĂ© payĂ©es deux semaines plutĂŽt et les travaux de dĂ©blayage ont immĂ©diatement dĂ©butĂ© sur les sites inhabitĂ©s. Et lorsque les riverains du PK 8 au PK 10,8 percevront leur dĂ», les travaux devont sâaccĂ©lĂ©rer, car les marĂ©cages auront Ă©tĂ© traitĂ©s par anticipation.
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Bac, probatoire: les correcteurs passent Ă la caisse
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
La prise en charge par lâOffice du BaccalaurĂ©at du Cameroun est effective depuis jeudi
Des espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. VoilĂ qui donne du sourire aux correcteurs des examens probatoire et baccalaurĂ©at, session 2016. Depuis jeudi, ils passent Ă la caisse pour entrer en possession de leur dĂ». « Nous avons commencĂ© Ă payer depuis ce matin Ă 8h (Ndlr ; hier). Nous avons dĂ©jĂ reçu plus dâune cinquantaine de correcteurs et nous continuons Ă les recevoir au fur et Ă mesure », explique Charles Baba, chef de secrĂ©tariat du BaccalaurĂ©at au lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc de YaoundĂ©. Tout Ă cĂŽtĂ© de lui, Joseph Mbida, professeur de français dans le mĂȘme Ă©tablissement confirme : « Je viens de percevoir effectivement mon argent et je suis soulagĂ© mĂȘme si cela arrive avec un peu de retard ». Au lycĂ©e bilingue dâEkounou, lâambiance est la mĂȘme. David Ndongo Ndongo, billeteur ad hoc, par ailleurs proviseur coordonne le dispatching des fonds dans les diffĂ©rents dĂ©partements de son ressort (Nyong-et-Mfoumou, Nyong-et-KellĂ©, Mefou-et-Akono et Mefou-et-Afamba). « Les payements sont effectifs depuis ce matin et nous dĂ©sintĂ©ressons les sous-chefs de centres afin quâils reversent les montants Ă qui de droit », ajoute-t-il. La preuve, David Bom II, chef de sous-centre du lycĂ©e bilingue de Mbankomo sâattĂšle Ă remplir les formalitĂ©s de perception.
A lâOffice du BaccalaurĂ©at, le directeur Zacharie Mbatsogo dans une dĂ©claration Ă la presse affirme : « Le dĂ©blocage des fonds nĂ©cessaires Ă la prise en charge des correcteurs et des intervenants aux dĂ©libĂ©rations a Ă©tĂ© faite le 7 juillet dernier par la paierie gĂ©nĂ©rale du TrĂ©sor public. Ce dĂ©blocage a donc Ă©tĂ© fait bien avant le fameux article du 12 juillet. Ces fonds dâun montant global dâ1milliard 170 millions 864 596 F sont disponibles depuis hier (Ndlr : mercredi) dans les comptes des billeteurs ad hoc dĂ©signĂ©s pour les opĂ©rations de payement de nos milliers dâintervenants Ă travers le pays. Les payements sont effectifs ». Comme quoi, tout est bien qui finit bien.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
La prise en charge par lâOffice du BaccalaurĂ©at du Cameroun est effective depuis jeudi
Des espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. VoilĂ qui donne du sourire aux correcteurs des examens probatoire et baccalaurĂ©at, session 2016. Depuis jeudi, ils passent Ă la caisse pour entrer en possession de leur dĂ». « Nous avons commencĂ© Ă payer depuis ce matin Ă 8h (Ndlr ; hier). Nous avons dĂ©jĂ reçu plus dâune cinquantaine de correcteurs et nous continuons Ă les recevoir au fur et Ă mesure », explique Charles Baba, chef de secrĂ©tariat du BaccalaurĂ©at au lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc de YaoundĂ©. Tout Ă cĂŽtĂ© de lui, Joseph Mbida, professeur de français dans le mĂȘme Ă©tablissement confirme : « Je viens de percevoir effectivement mon argent et je suis soulagĂ© mĂȘme si cela arrive avec un peu de retard ». Au lycĂ©e bilingue dâEkounou, lâambiance est la mĂȘme. David Ndongo Ndongo, billeteur ad hoc, par ailleurs proviseur coordonne le dispatching des fonds dans les diffĂ©rents dĂ©partements de son ressort (Nyong-et-Mfoumou, Nyong-et-KellĂ©, Mefou-et-Akono et Mefou-et-Afamba). « Les payements sont effectifs depuis ce matin et nous dĂ©sintĂ©ressons les sous-chefs de centres afin quâils reversent les montants Ă qui de droit », ajoute-t-il. La preuve, David Bom II, chef de sous-centre du lycĂ©e bilingue de Mbankomo sâattĂšle Ă remplir les formalitĂ©s de perception.
A lâOffice du BaccalaurĂ©at, le directeur Zacharie Mbatsogo dans une dĂ©claration Ă la presse affirme : « Le dĂ©blocage des fonds nĂ©cessaires Ă la prise en charge des correcteurs et des intervenants aux dĂ©libĂ©rations a Ă©tĂ© faite le 7 juillet dernier par la paierie gĂ©nĂ©rale du TrĂ©sor public. Ce dĂ©blocage a donc Ă©tĂ© fait bien avant le fameux article du 12 juillet. Ces fonds dâun montant global dâ1milliard 170 millions 864 596 F sont disponibles depuis hier (Ndlr : mercredi) dans les comptes des billeteurs ad hoc dĂ©signĂ©s pour les opĂ©rations de payement de nos milliers dâintervenants Ă travers le pays. Les payements sont effectifs ». Comme quoi, tout est bien qui finit bien.
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Bac, probatoire: les correcteurs passent Ă la caisse
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Industrie: le textile file du mauvais coton
Rita DIBA
Régions - Littoral
LâĂ©tat des lieux de la filiĂšre Ă©tait au cĆur des Ă©changes entre le Fne et les acteurs du secteur.
« De 80 Ă 90, lâimpact de cette filiĂšre Ă©tait de 14% sur le Pib camerounais hors pĂ©trole. A ce jour, nous sommes Ă moins dâ1%. » Ainsi est rĂ©sumĂ©e la dĂ©gringolade de la filiĂšre textile par Olivier Moukomou, prĂ©sident de lâInterprofession coton textile confection (Icotec). CâĂ©tait ce mardi 12 juillet 2016 Ă Douala lors dâune rĂ©union sectorielle entre le Fonds national de lâEmploi (Fne) et les entreprises du secteur du textile et du vĂȘtement. Une rencontre qui est partie dâun constat, rappelĂ© par Annette Amara, directeur rĂ©gional adjoint du Fne pour le Littoral : « Nous nous sommes rendus compte, pour la plupart des demandes que nous avons, que les entreprises du textile ne sont pas toujours satisfaites des profils que nous mettons Ă leur disposition. »
Mais au-delĂ de la rĂ©flexion sur les ressources humaines, leur formation et leur adĂ©quation aux besoins actuels du marchĂ©, il a principalement Ă©tĂ© question de la santĂ© mĂȘme du secteur. PlutĂŽt mauvaise dans lâensemble, dans un contexte de mondialisation des marchĂ©s et de concurrence des pays Ă faible coĂ»t de production avec lâinvasion des produits sino-corĂ©ens dĂ» Ă la libĂ©ralisation du secteur. DâoĂč le thĂšme des Ă©changes : « Lâindustrie du textile et du vĂȘtement camerounais face aux dĂ©fis de la compĂ©titivitĂ© ». Et diverses enquĂȘtes ont montrĂ© que les entreprises locales nâarrivent pas Ă y faire face.
Pour prendre seulement lâexemple de la CotonniĂšre industrielle du Cameroun (Cicam), elle nâoccupe que 2% du marchĂ© du textile au pays. Autre exemple, quâon peut trouver dans les termes de rĂ©fĂ©rence du Fne, « le coton produit par le Cameroun est reconnu pour sa trĂšs bonne qualitĂ©. Lâessentiel de la production, plus de 98%, dâaprĂšs une Ă©tude de lâoffre et de la demande sur les textiles et lâhabillement, est exportĂ© vers les marchĂ©s occidentaux et dâAsie orientale dont la Chine qui en est le premier producteur mondial. Seul 1,8% de la production est transformĂ© localement. »
Ce manque de compĂ©titivitĂ© sâexplique par plusieurs facteurs, de lâavis du Dr Joseph Ekorong Ă MoutĂ©, secrĂ©taire permanent de lâIcotec : la difficultĂ© des acteurs du secteur Ă produire la qualitĂ© et la quantitĂ© des produits correspondant aux besoins de la population camerounaise, des prix relativement Ă©levĂ©s pour des produits bas de gamme, des unitĂ©s industrielles pas Ă la pointe, un niveau dâimposition des sociĂ©tĂ©s Ă©levĂ©, un tissu de Pme relativement faible, lâinsuffisance dâinfrastructures de base comme lâĂ©nergie, primordiale pour lâindustrialisation, etc. Et pour tout cela, les acteurs du secteur textile appellent lâEtat au secours.
Rita DIBA
Régions - Littoral
LâĂ©tat des lieux de la filiĂšre Ă©tait au cĆur des Ă©changes entre le Fne et les acteurs du secteur.
« De 80 Ă 90, lâimpact de cette filiĂšre Ă©tait de 14% sur le Pib camerounais hors pĂ©trole. A ce jour, nous sommes Ă moins dâ1%. » Ainsi est rĂ©sumĂ©e la dĂ©gringolade de la filiĂšre textile par Olivier Moukomou, prĂ©sident de lâInterprofession coton textile confection (Icotec). CâĂ©tait ce mardi 12 juillet 2016 Ă Douala lors dâune rĂ©union sectorielle entre le Fonds national de lâEmploi (Fne) et les entreprises du secteur du textile et du vĂȘtement. Une rencontre qui est partie dâun constat, rappelĂ© par Annette Amara, directeur rĂ©gional adjoint du Fne pour le Littoral : « Nous nous sommes rendus compte, pour la plupart des demandes que nous avons, que les entreprises du textile ne sont pas toujours satisfaites des profils que nous mettons Ă leur disposition. »
Mais au-delĂ de la rĂ©flexion sur les ressources humaines, leur formation et leur adĂ©quation aux besoins actuels du marchĂ©, il a principalement Ă©tĂ© question de la santĂ© mĂȘme du secteur. PlutĂŽt mauvaise dans lâensemble, dans un contexte de mondialisation des marchĂ©s et de concurrence des pays Ă faible coĂ»t de production avec lâinvasion des produits sino-corĂ©ens dĂ» Ă la libĂ©ralisation du secteur. DâoĂč le thĂšme des Ă©changes : « Lâindustrie du textile et du vĂȘtement camerounais face aux dĂ©fis de la compĂ©titivitĂ© ». Et diverses enquĂȘtes ont montrĂ© que les entreprises locales nâarrivent pas Ă y faire face.
Pour prendre seulement lâexemple de la CotonniĂšre industrielle du Cameroun (Cicam), elle nâoccupe que 2% du marchĂ© du textile au pays. Autre exemple, quâon peut trouver dans les termes de rĂ©fĂ©rence du Fne, « le coton produit par le Cameroun est reconnu pour sa trĂšs bonne qualitĂ©. Lâessentiel de la production, plus de 98%, dâaprĂšs une Ă©tude de lâoffre et de la demande sur les textiles et lâhabillement, est exportĂ© vers les marchĂ©s occidentaux et dâAsie orientale dont la Chine qui en est le premier producteur mondial. Seul 1,8% de la production est transformĂ© localement. »
Ce manque de compĂ©titivitĂ© sâexplique par plusieurs facteurs, de lâavis du Dr Joseph Ekorong Ă MoutĂ©, secrĂ©taire permanent de lâIcotec : la difficultĂ© des acteurs du secteur Ă produire la qualitĂ© et la quantitĂ© des produits correspondant aux besoins de la population camerounaise, des prix relativement Ă©levĂ©s pour des produits bas de gamme, des unitĂ©s industrielles pas Ă la pointe, un niveau dâimposition des sociĂ©tĂ©s Ă©levĂ©, un tissu de Pme relativement faible, lâinsuffisance dâinfrastructures de base comme lâĂ©nergie, primordiale pour lâindustrialisation, etc. Et pour tout cela, les acteurs du secteur textile appellent lâEtat au secours.
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ObsÚques de Anne Marie Nzié: un hommage musical en vue
Monica NKODO
National - Culture
Le ministĂšre des Arts et de la Culture (MINAC) organise « Lâultime hommage Ă La voix dâor ». Il aura lieu le jeudi 21 juillet prochain, aprĂšs la levĂ©e de corps de Anne Marie NziĂ© dĂšs 15h Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, suivie de la procession au palais des Sports (via le MusĂ©e national). A 19h, une grande veillĂ©e culturelle aura lieu au palais des Sports. De nombreux artistes sont prĂ©vus. Entre autres, Eko Roosevelt, Rachel Tchoungui, Ze Bella, Annie Anzouer, Ange Ebogo, Locko, Donny Elwood, Ruben Binam, Kareyce Fotso, Macase, Krotal, etc.
Monica NKODO
National - Culture
Le ministĂšre des Arts et de la Culture (MINAC) organise « Lâultime hommage Ă La voix dâor ». Il aura lieu le jeudi 21 juillet prochain, aprĂšs la levĂ©e de corps de Anne Marie NziĂ© dĂšs 15h Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, suivie de la procession au palais des Sports (via le MusĂ©e national). A 19h, une grande veillĂ©e culturelle aura lieu au palais des Sports. De nombreux artistes sont prĂ©vus. Entre autres, Eko Roosevelt, Rachel Tchoungui, Ze Bella, Annie Anzouer, Ange Ebogo, Locko, Donny Elwood, Ruben Binam, Kareyce Fotso, Macase, Krotal, etc.
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ObsÚques de Anne Marie Nzié: un hommage musical en vue
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Ecrans Noirs: câest parti pour la 20e
Monica NKODO
National - Culture
LâĂ©dition 2016 de ce festival de cinĂ©ma international sâouvre vendredi soir au palais des CongrĂšs Ă YaoundĂ© avec une projection.
La tradition, encore et toujours. Vendredi soir au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©, la 20e Ă©dition du festival Ecrans Noirs sâouvre avec la montĂ©e des marches, et un film dâouverture en prime. Pour Bassek ba Kobhio, prĂ©sident de lâAssociation Ecrans Noirs, cette Ă©dition 2016 nâest pas comme les autres. Dâabord parce que ce nombre rond symbolise la longĂ©vitĂ© dâun festival dans un univers du cinĂ©ma camerounais pas trĂšs gĂątĂ© sur le plan Ă©conomique, mais surtout parce que depuis le 28 avril 2016, un dĂ©cret signĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique fait des Ecrans Noirs une association dâutilitĂ© publique. De quoi donner un parfum spĂ©cial Ă lâĂ©vĂ©nement, avec pour thĂšme « Festivals et promotion du cinĂ©ma ». Des ateliers de formation, rencontres entre experts du 7e art se dessinent comme les grandes lignes du festival. Du 15 au 23 juillet prochain, les cinĂ©philes camerounais auront rendez-vous avec des films locaux et des productions internationales.
La Salle Sita Bella, le Centre Culturel camerounais et les Instituts français du Cameroun Ă YaoundĂ©, et lâInstitut Goethe, vont assurer les projections. « Les 20 films des 20 ans » rubrique créée pour ce festival, fera remonter quelques souvenirs en mĂ©moire. Des longs mĂ©trages ayant gravĂ© leurs marques dans lâhistoire des Ecrans Noirs seront projetĂ©s de nouveau pour le plaisir des cinĂ©philes. Parmi eux, « Les saignantes » de Jean Pierre Bekolo, « Mobutu, roi du ZaĂŻre » de Thierry Michel (Belgique), mais aussi « PiĂšces dâidentitĂ© » de Nweze Ngangura (RDC).
Les rĂ©alisateurs camerounais ont la possibilitĂ© de prĂ©senter leurs Ćuvres, dans le cadre dâune compĂ©tition qui leur est consacrĂ©e. Six longs mĂ©trages, huit courts mĂ©trages et six films-documentaires sont Ă prĂ©senter. Des films camerounais comme« Kiss of death » de Derick Musing et « Laraâs Song » de LT Njeck figurent aussi dans la compĂ©tition des films dâAfrique centrale. Hommage sera Ă©galement rendu Ă des rĂ©alisateurs cĂ©lĂšbres du 7e art africain. Sembene Ousmane (SĂ©nĂ©gal), Tahar Cheriaa (Tunisie), Philippe Mory (France/Gabon) et Lorenzo Biahou (Cameroun) seront ainsi honorĂ©s tout au long du festival. A dĂ©couvrir, des longs mĂ©trages internationaux et la programmation hors-compĂ©tition, tout aussi intĂ©ressante. En tout 58 films en compĂ©tition et 24 hors-compĂ©tition.
Monica NKODO
National - Culture
LâĂ©dition 2016 de ce festival de cinĂ©ma international sâouvre vendredi soir au palais des CongrĂšs Ă YaoundĂ© avec une projection.
La tradition, encore et toujours. Vendredi soir au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©, la 20e Ă©dition du festival Ecrans Noirs sâouvre avec la montĂ©e des marches, et un film dâouverture en prime. Pour Bassek ba Kobhio, prĂ©sident de lâAssociation Ecrans Noirs, cette Ă©dition 2016 nâest pas comme les autres. Dâabord parce que ce nombre rond symbolise la longĂ©vitĂ© dâun festival dans un univers du cinĂ©ma camerounais pas trĂšs gĂątĂ© sur le plan Ă©conomique, mais surtout parce que depuis le 28 avril 2016, un dĂ©cret signĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique fait des Ecrans Noirs une association dâutilitĂ© publique. De quoi donner un parfum spĂ©cial Ă lâĂ©vĂ©nement, avec pour thĂšme « Festivals et promotion du cinĂ©ma ». Des ateliers de formation, rencontres entre experts du 7e art se dessinent comme les grandes lignes du festival. Du 15 au 23 juillet prochain, les cinĂ©philes camerounais auront rendez-vous avec des films locaux et des productions internationales.
La Salle Sita Bella, le Centre Culturel camerounais et les Instituts français du Cameroun Ă YaoundĂ©, et lâInstitut Goethe, vont assurer les projections. « Les 20 films des 20 ans » rubrique créée pour ce festival, fera remonter quelques souvenirs en mĂ©moire. Des longs mĂ©trages ayant gravĂ© leurs marques dans lâhistoire des Ecrans Noirs seront projetĂ©s de nouveau pour le plaisir des cinĂ©philes. Parmi eux, « Les saignantes » de Jean Pierre Bekolo, « Mobutu, roi du ZaĂŻre » de Thierry Michel (Belgique), mais aussi « PiĂšces dâidentitĂ© » de Nweze Ngangura (RDC).
Les rĂ©alisateurs camerounais ont la possibilitĂ© de prĂ©senter leurs Ćuvres, dans le cadre dâune compĂ©tition qui leur est consacrĂ©e. Six longs mĂ©trages, huit courts mĂ©trages et six films-documentaires sont Ă prĂ©senter. Des films camerounais comme« Kiss of death » de Derick Musing et « Laraâs Song » de LT Njeck figurent aussi dans la compĂ©tition des films dâAfrique centrale. Hommage sera Ă©galement rendu Ă des rĂ©alisateurs cĂ©lĂšbres du 7e art africain. Sembene Ousmane (SĂ©nĂ©gal), Tahar Cheriaa (Tunisie), Philippe Mory (France/Gabon) et Lorenzo Biahou (Cameroun) seront ainsi honorĂ©s tout au long du festival. A dĂ©couvrir, des longs mĂ©trages internationaux et la programmation hors-compĂ©tition, tout aussi intĂ©ressante. En tout 58 films en compĂ©tition et 24 hors-compĂ©tition.
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Ecrans Noirs: câest parti pour la 20e
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Les otages de Lagdo libérés
National - Politique
Le communiqué du ministre Secrétaire général de la présidence de la République parvenu à CT.
Le président de la République, Son Excellence Paul Biya, annonce la libération ce jour, 17 juillet 2016, de M. Mama Abakaï, maire de Lagdo, et de ses dix autres compagnons d'infortune, enlevés dans la nuit du 19 au 20 mars 2015 dans les localités de Gbabio et de Yokossiré, région de l'Est, par un groupe armé centrafricain. .
Ces dĂ©sormais ex-otages ont regagnĂ© le territoire camerounais et sont actuellement conduits vers une formation hospitaliĂšre pour une Ă©valuation de leur Ă©tat de santĂ©. Ils y retrouveront deux autres de leurs compagnons prĂ©cĂ©demment libĂ©rĂ©s le 11 juillet 2016. Le prĂ©sident de la RĂ©publique regrette profondĂ©ment le dĂ©cĂšs, durant leur captivitĂ©, de Monsieur Youssoufa et de Mme Nene Jacqueline, survenu respectivement en janvier 2016 et le 11 juillet 2016. Le chef de lâEtat adresse ses condolĂ©ances les plus attristĂ©es Ă leurs familles et les assure que ce crime ne restera pas impuni.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique fĂ©licite chaleureusement les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© camerounaises et remercie sincĂšrement tous ceux qui ont de prĂšs ou de loin ĆuvrĂ© pour cet heureux dĂ©nouement.
Son Excellence Paul Biya rĂ©affirme sa dĂ©termination Ă Ćuvrer inlassablement pour que le Cameroun demeure une terre de paix et de stabilitĂ©, et demande aux populations de continuer Ă vaquer tranquillement Ă leurs occupations.
Yaoundé, le 17 juillet 2016
Le ministre, secrétaire général de la présidence de la République,
(Ă©) Ferdinand NGOH NGOH
National - Politique
Le communiqué du ministre Secrétaire général de la présidence de la République parvenu à CT.
Le président de la République, Son Excellence Paul Biya, annonce la libération ce jour, 17 juillet 2016, de M. Mama Abakaï, maire de Lagdo, et de ses dix autres compagnons d'infortune, enlevés dans la nuit du 19 au 20 mars 2015 dans les localités de Gbabio et de Yokossiré, région de l'Est, par un groupe armé centrafricain. .
Ces dĂ©sormais ex-otages ont regagnĂ© le territoire camerounais et sont actuellement conduits vers une formation hospitaliĂšre pour une Ă©valuation de leur Ă©tat de santĂ©. Ils y retrouveront deux autres de leurs compagnons prĂ©cĂ©demment libĂ©rĂ©s le 11 juillet 2016. Le prĂ©sident de la RĂ©publique regrette profondĂ©ment le dĂ©cĂšs, durant leur captivitĂ©, de Monsieur Youssoufa et de Mme Nene Jacqueline, survenu respectivement en janvier 2016 et le 11 juillet 2016. Le chef de lâEtat adresse ses condolĂ©ances les plus attristĂ©es Ă leurs familles et les assure que ce crime ne restera pas impuni.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique fĂ©licite chaleureusement les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© camerounaises et remercie sincĂšrement tous ceux qui ont de prĂšs ou de loin ĆuvrĂ© pour cet heureux dĂ©nouement.
Son Excellence Paul Biya rĂ©affirme sa dĂ©termination Ă Ćuvrer inlassablement pour que le Cameroun demeure une terre de paix et de stabilitĂ©, et demande aux populations de continuer Ă vaquer tranquillement Ă leurs occupations.
Yaoundé, le 17 juillet 2016
Le ministre, secrétaire général de la présidence de la République,
(Ă©) Ferdinand NGOH NGOH
Rapport dâAmnesty International: classe politique et sociĂ©tĂ© civile condamnent
Rousseau-Joël FOUTE
Rédaction - Dossier
Le Rapport publié jeudi dernier à Yaoundé suscite une désapprobation générale.
Les acteurs politiques et ceux de la sociĂ©tĂ© civile nâont pas attendu trĂšs longtemps pour dĂ©noncer avec vĂ©hĂ©mence un autre parti pris dâAmnesty International dans le regard partisan que cette ONG porte sur la guerre quâimpose au Cameroun les agressions barbares de Boko Haram dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Lâambiance tendue entre les panĂ©listes et les journalistes pendant la prĂ©sentation du Rapport, le 14 juillet 2016 Ă YaoundĂ©, en dit dâailleurs long sur la rĂ©action de rejet suscitĂ©e par le document intitulĂ© : « Bonne cause, mauvais moyens : atteintes aux droits humains et Ă la justice dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au Cameroun ».
A la vĂ©ritĂ©, les journalistes et les personnalitĂ©s prĂ©sents Ă la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă cet effet ne sont pas passĂ©s par quatre chemins pour dĂ©clarer que les supposĂ©es « violations des droits humains gĂ©nĂ©ralisĂ©es » que dĂ©nonce Amnesty international dans son Rapport en les imputant aux forces de dĂ©fense et aux autoritĂ©s camerounaises, sont, dâaprĂšs un journaliste, « insupportables car on ne peut pas dĂ©fendre des terroristes sans foi ni loi qui tuent des Camerounais comme du bĂ©tail ».
Par la suite, les leaders politiques et dâautres observateurs avertis ayant pris connaissance du Rapport sâinterrogent sur les motivations profondes de cette ONG qui se borne, Ă chaque fois, Ă nâobserver que le comportement de nos forces de dĂ©fense engagĂ©es au front ainsi que le traitement subi par des prĂ©venus rĂ©guliĂšrement traduits en justice pour rĂ©pondre des faits qui leur sont reprochĂ©s en vertu de la loi anti-terroriste en vigueur. Et puis, y a-t-il eu, Ă travers lâhistoire, une « guerre propre » sans dĂ©gĂąts collatĂ©raux ? Le Cameroun doit-il se laisser lĂąchement agresser sans se dĂ©fendre et au nom de quelle loi?
Autre question : quâattend Amnesty International qui en a pourtant les moyens, pour produire un Rapport spĂ©cifique, bien fouillĂ© et bien documentĂ© sur les exactions de Boko Haram et les consĂ©quences des attaques dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord ? Cette ONG se prĂ©occupe-t-elle du poids que fait peser le financement de la guerre sur le TrĂ©sor public et lâĂ©conomie camerounaise, alors que le gouvernement a besoin dâargent pour rĂ©aliser de nombreux projets destinĂ©s Ă amĂ©liorer les conditions de vie des populations et booster la croissance ? Pourquoi Amnesty International sâenferme-t-elle dans sa logique consistant Ă dĂ©cerner sans vergogne un permis de tuer aux adeptes de Boko Haram, un groupe que le Think-tank « Institute for Economics and Peace » qualifie dâ« organisation terroriste la plus meurtriĂšre du monde » ? Peut-on savoir pourquoi les milliers de personnes tuĂ©es au Cameroun et les 170 000 dĂ©placĂ©s du fait des agressions des terroristes ne mĂ©ritent pas lâattention des enquĂȘteurs dâAmnesty International ? Cette ONG au jeu trouble aurait-elle un agenda cachĂ© que nâarrangerait certainement pas les multiples revers subis par le groupe djihadiste Boko Haram aujourdâhui trĂšs affaibli ?
Rousseau-Joël FOUTE
Rédaction - Dossier
Le Rapport publié jeudi dernier à Yaoundé suscite une désapprobation générale.
Les acteurs politiques et ceux de la sociĂ©tĂ© civile nâont pas attendu trĂšs longtemps pour dĂ©noncer avec vĂ©hĂ©mence un autre parti pris dâAmnesty International dans le regard partisan que cette ONG porte sur la guerre quâimpose au Cameroun les agressions barbares de Boko Haram dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Lâambiance tendue entre les panĂ©listes et les journalistes pendant la prĂ©sentation du Rapport, le 14 juillet 2016 Ă YaoundĂ©, en dit dâailleurs long sur la rĂ©action de rejet suscitĂ©e par le document intitulĂ© : « Bonne cause, mauvais moyens : atteintes aux droits humains et Ă la justice dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au Cameroun ».
A la vĂ©ritĂ©, les journalistes et les personnalitĂ©s prĂ©sents Ă la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă cet effet ne sont pas passĂ©s par quatre chemins pour dĂ©clarer que les supposĂ©es « violations des droits humains gĂ©nĂ©ralisĂ©es » que dĂ©nonce Amnesty international dans son Rapport en les imputant aux forces de dĂ©fense et aux autoritĂ©s camerounaises, sont, dâaprĂšs un journaliste, « insupportables car on ne peut pas dĂ©fendre des terroristes sans foi ni loi qui tuent des Camerounais comme du bĂ©tail ».
Par la suite, les leaders politiques et dâautres observateurs avertis ayant pris connaissance du Rapport sâinterrogent sur les motivations profondes de cette ONG qui se borne, Ă chaque fois, Ă nâobserver que le comportement de nos forces de dĂ©fense engagĂ©es au front ainsi que le traitement subi par des prĂ©venus rĂ©guliĂšrement traduits en justice pour rĂ©pondre des faits qui leur sont reprochĂ©s en vertu de la loi anti-terroriste en vigueur. Et puis, y a-t-il eu, Ă travers lâhistoire, une « guerre propre » sans dĂ©gĂąts collatĂ©raux ? Le Cameroun doit-il se laisser lĂąchement agresser sans se dĂ©fendre et au nom de quelle loi?
Autre question : quâattend Amnesty International qui en a pourtant les moyens, pour produire un Rapport spĂ©cifique, bien fouillĂ© et bien documentĂ© sur les exactions de Boko Haram et les consĂ©quences des attaques dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord ? Cette ONG se prĂ©occupe-t-elle du poids que fait peser le financement de la guerre sur le TrĂ©sor public et lâĂ©conomie camerounaise, alors que le gouvernement a besoin dâargent pour rĂ©aliser de nombreux projets destinĂ©s Ă amĂ©liorer les conditions de vie des populations et booster la croissance ? Pourquoi Amnesty International sâenferme-t-elle dans sa logique consistant Ă dĂ©cerner sans vergogne un permis de tuer aux adeptes de Boko Haram, un groupe que le Think-tank « Institute for Economics and Peace » qualifie dâ« organisation terroriste la plus meurtriĂšre du monde » ? Peut-on savoir pourquoi les milliers de personnes tuĂ©es au Cameroun et les 170 000 dĂ©placĂ©s du fait des agressions des terroristes ne mĂ©ritent pas lâattention des enquĂȘteurs dâAmnesty International ? Cette ONG au jeu trouble aurait-elle un agenda cachĂ© que nâarrangerait certainement pas les multiples revers subis par le groupe djihadiste Boko Haram aujourdâhui trĂšs affaibli ?
SĂ©curitĂ© Ă lâEst: il faut redoubler de vigilance
MESSI BALLA
Rédaction - Dossier
Recommandations du gouverneur, GrĂ©goire Mvongo au terme dâune rĂ©cente concertation sĂ©curitaire Ă Yokadouma.
"Nous devons rester vigilants ». Ce sont les mots utilisĂ©s par le gouverneur de la rĂ©gion de lâEst, GrĂ©goire Mvongo, mardi, 12 juillet 2016 Ă la clĂŽture de la rĂ©union de coordination administrative Ă Yokadouma, chef-lieu du dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko. Une prise de parole devant les quatre prĂ©fets de la rĂ©gion (Boumba-et-Ngoko, Kadey, Haut-Nyong et Lom-et-Djerem), les responsables des services de sĂ©curitĂ© et des administrations dĂ©concentrĂ©es de lâEtat, qui rĂ©vĂšle le haut niveau de prĂ©occupation quant aux effets nĂ©fastes de la rĂ©surgence de lâinsĂ©curitĂ© en RCA sur le Cameroun. Et en particulier sur les populations de la rĂ©gion de lâEst.
Elles frĂŽlaient les 800 000 habitants, il y a trois ans. A prĂ©sent, câest environ un million de personnes qui sont installĂ©es dans la rĂ©gion depuis lâarrivĂ©e de prĂšs de 200 000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains (selon les derniers chiffres du Haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s) et leur dissĂ©mination dans trois des quatre dĂ©partements de la rĂ©gion. « Si du point de vue militaire, le dĂ©ploiement par le prĂ©sident Paul Biya de diverses forces armĂ©es et de police dans tous les points nĂ©vralgiques a fait reculer les incursions des bandes rebelles dans la rĂ©gion, lâangoisse est maintenant au niveau socio-Ă©conomique », souligne un officier de renseignement.
« LâEst est dĂ©sormais importateur du manioc, principal aliment dans la rĂ©gion et dont elle Ă©tait encore exportatrice il y a trois ans », rĂ©vĂšle le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâagriculture dans son rapport. « Certains rĂ©fugiĂ©s Ă©tant entrĂ©s sur le territoire avec leur troupeau, les pĂąturages de lâEst sont devenus surexploitĂ©s. Au point oĂč malgrĂ© les graves risques qui pĂšsent sur leur sĂ©curitĂ©, des Ă©leveurs camerounais sont obligĂ©s dâaller chercher pĂąturages en RCA », regrette le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales. « La circulation de plus en plus accrue des armes de guerre entraĂźne une grandissante insĂ©curitĂ© dans les aires protĂ©gĂ©es et zone de chasse (cas des six agresseurs cagoulĂ©s armĂ©s de Kalachnikov rĂ©cemment en contact avec les Ă©co-gardes du parc national de Lobeke). Attaque d'une Ă©quipe du safari Faro West par des braconniers centrafricains. Incendie de la zone de chasse 36 par les braconniers centrafricains», rapporte aussi Eitel Pandong, nouveau dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des ForĂȘts et de la Faune pour lâEst.
Et si lâon ajoute Ă cela le fait que « dans 80% des cas de demandes de rançon, les rĂ©fugiĂ©s sont impliquĂ©s soit en qualitĂ© dâauteur ou dâotage », Ă en croire le gouverneur Mvongo, il faut admettre que la situation est plus que prĂ©occupante sur le terrain. Ce dâautant plus quâon est encore loin dâun vaste mouvement de retours volontaires et que des moyens continuent de manquer au HCR pour faire face Ă cette troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive dâurgence humanitaire. DâaprĂšs Baseme Kulimushi, chef de la sous-dĂ©lĂ©gation HCR Bertoua, lâagence onusienne a lancĂ© en dĂ©but dâannĂ©e un appel de fonds de 55 millions de dollars, elle nâa jusquâici reçu que 18 millions de dollars. Cela entraĂźne Ă©videmment des consĂ©quences sur la poursuite de certains projets sur le terrain. DâoĂč lâappel de GrĂ©goire Mvongo Ă ce quâun programme post-conflit soit envisagĂ© pour lâEst. Dans la mesure oĂč des « donnĂ©es objectives » laissent penser que ces rĂ©fugiĂ©s seront encore lĂ pour un certain temps et qui, il va falloir trouver une solution afin de limiter les effets nĂ©fastes de leur prĂ©sence sur le quotidien des populations.
MESSI BALLA
Rédaction - Dossier
Recommandations du gouverneur, GrĂ©goire Mvongo au terme dâune rĂ©cente concertation sĂ©curitaire Ă Yokadouma.
"Nous devons rester vigilants ». Ce sont les mots utilisĂ©s par le gouverneur de la rĂ©gion de lâEst, GrĂ©goire Mvongo, mardi, 12 juillet 2016 Ă la clĂŽture de la rĂ©union de coordination administrative Ă Yokadouma, chef-lieu du dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko. Une prise de parole devant les quatre prĂ©fets de la rĂ©gion (Boumba-et-Ngoko, Kadey, Haut-Nyong et Lom-et-Djerem), les responsables des services de sĂ©curitĂ© et des administrations dĂ©concentrĂ©es de lâEtat, qui rĂ©vĂšle le haut niveau de prĂ©occupation quant aux effets nĂ©fastes de la rĂ©surgence de lâinsĂ©curitĂ© en RCA sur le Cameroun. Et en particulier sur les populations de la rĂ©gion de lâEst.
Elles frĂŽlaient les 800 000 habitants, il y a trois ans. A prĂ©sent, câest environ un million de personnes qui sont installĂ©es dans la rĂ©gion depuis lâarrivĂ©e de prĂšs de 200 000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains (selon les derniers chiffres du Haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s) et leur dissĂ©mination dans trois des quatre dĂ©partements de la rĂ©gion. « Si du point de vue militaire, le dĂ©ploiement par le prĂ©sident Paul Biya de diverses forces armĂ©es et de police dans tous les points nĂ©vralgiques a fait reculer les incursions des bandes rebelles dans la rĂ©gion, lâangoisse est maintenant au niveau socio-Ă©conomique », souligne un officier de renseignement.
« LâEst est dĂ©sormais importateur du manioc, principal aliment dans la rĂ©gion et dont elle Ă©tait encore exportatrice il y a trois ans », rĂ©vĂšle le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâagriculture dans son rapport. « Certains rĂ©fugiĂ©s Ă©tant entrĂ©s sur le territoire avec leur troupeau, les pĂąturages de lâEst sont devenus surexploitĂ©s. Au point oĂč malgrĂ© les graves risques qui pĂšsent sur leur sĂ©curitĂ©, des Ă©leveurs camerounais sont obligĂ©s dâaller chercher pĂąturages en RCA », regrette le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales. « La circulation de plus en plus accrue des armes de guerre entraĂźne une grandissante insĂ©curitĂ© dans les aires protĂ©gĂ©es et zone de chasse (cas des six agresseurs cagoulĂ©s armĂ©s de Kalachnikov rĂ©cemment en contact avec les Ă©co-gardes du parc national de Lobeke). Attaque d'une Ă©quipe du safari Faro West par des braconniers centrafricains. Incendie de la zone de chasse 36 par les braconniers centrafricains», rapporte aussi Eitel Pandong, nouveau dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des ForĂȘts et de la Faune pour lâEst.
Et si lâon ajoute Ă cela le fait que « dans 80% des cas de demandes de rançon, les rĂ©fugiĂ©s sont impliquĂ©s soit en qualitĂ© dâauteur ou dâotage », Ă en croire le gouverneur Mvongo, il faut admettre que la situation est plus que prĂ©occupante sur le terrain. Ce dâautant plus quâon est encore loin dâun vaste mouvement de retours volontaires et que des moyens continuent de manquer au HCR pour faire face Ă cette troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive dâurgence humanitaire. DâaprĂšs Baseme Kulimushi, chef de la sous-dĂ©lĂ©gation HCR Bertoua, lâagence onusienne a lancĂ© en dĂ©but dâannĂ©e un appel de fonds de 55 millions de dollars, elle nâa jusquâici reçu que 18 millions de dollars. Cela entraĂźne Ă©videmment des consĂ©quences sur la poursuite de certains projets sur le terrain. DâoĂč lâappel de GrĂ©goire Mvongo Ă ce quâun programme post-conflit soit envisagĂ© pour lâEst. Dans la mesure oĂč des « donnĂ©es objectives » laissent penser que ces rĂ©fugiĂ©s seront encore lĂ pour un certain temps et qui, il va falloir trouver une solution afin de limiter les effets nĂ©fastes de leur prĂ©sence sur le quotidien des populations.
ImpÎts: 890 milliards de F mobilisés
Eric ELOUGA
National - Economie
Le bilan du premier semestre 2016 a Ă©tĂ© dressĂ© lors dâune rĂ©union de coordination tenue vendredi Ă Garoua.
La rĂ©union mensuelle de coordination des services centraux et extĂ©rieurs de la Direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts, tenue vendredi dernier Ă Garoua, Ă©tait triplement particuliĂšre. Dâabord, parce quâintervenant aprĂšs la fin du premier semestre 2016, elle a permis de faire le bilan Ă mi-parcours des performances de lâadministration fiscale. Ensuite, parce que pour la premiĂšre fois en dehors de YaoundĂ© et Douala, elle a Ă©tĂ© lâoccasion de lancer la rĂ©forme de la dĂ©claration prĂ©-remplie de la taxe fonciĂšre. Et enfin, parce que comme le soulignera le gouverneur du Nord en ouvrant les travaux, elle intervenait Ă quelques jours de lâentrĂ©e en vigueur des APE au Cameroun. Ce qui permettra Ă Jean Abate Ediâi de souligner Ă grands traits que la levĂ©e de certaines barriĂšres douaniĂšres Ă partir du 4 aoĂ»t prochain, va rendre le rĂŽle de la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts encore plus important, dans le maintien Ă un niveau convenable des recettes de lâEtat, et mĂȘme dans la protection du tissu Ă©conomique national.
Sâagissant des recouvrements pour le compte du premier semestre 2016, ils ont Ă©tĂ©, comme depuis deux exercices maintenant, supĂ©rieurs aux prĂ©visions. Avec 890 milliards de F mobilisĂ©s, dont 857 milliards de F de recettes fiscales non-pĂ©troliĂšres, sur 815 attendues. Ce qui reprĂ©sente un taux de rĂ©alisation de 105%, et une progression de 3,2 % par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode lâan dernier. A prĂ©ciser, la rĂ©gion-hĂŽte du Nord a contribuĂ© pour prĂšs de trois milliards de F Ă ces chiffres. Et, autre indicateur que les voyants sont au vert, la DGI a annoncĂ© durant le mĂȘme premier semestre, plus de 102 milliards de F collectĂ©s au profit des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et certains Ă©tablissements publics.
En rappelant le contexte dans lequel ces performances ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, Ă savoir une poursuite de la baisse des recettes du pĂ©trole, le directeur gĂ©nĂ©ral des ImpĂŽts, Modeste Mopa Fatoing, a indiquĂ© quâelles sont le fruit de lâensemble des rĂ©formes et mesures engagĂ©es depuis deux ans maintenant par lâadministration fiscale, sous lâimpulsion du ministre des Finances. Entre autres, le renforcement du dialogue avec les contribuables, lâamĂ©lioration de la gestion du risque, la dĂ©matĂ©rialisation de certaines procĂ©dures ou encore les nouvelles dispositions introduites dans la loi des finances 2016 pour Ă©largir lâassiette de recouvrement. Forts de tout cela, les services de la DGI ont Ă©tĂ© engagĂ©s Ă intensifier leurs efforts pour maintenir ce cap etr dĂ©passer lâobjectif 2016 qui est de 1715 milliards de F.
Eric ELOUGA
National - Economie
Le bilan du premier semestre 2016 a Ă©tĂ© dressĂ© lors dâune rĂ©union de coordination tenue vendredi Ă Garoua.
La rĂ©union mensuelle de coordination des services centraux et extĂ©rieurs de la Direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts, tenue vendredi dernier Ă Garoua, Ă©tait triplement particuliĂšre. Dâabord, parce quâintervenant aprĂšs la fin du premier semestre 2016, elle a permis de faire le bilan Ă mi-parcours des performances de lâadministration fiscale. Ensuite, parce que pour la premiĂšre fois en dehors de YaoundĂ© et Douala, elle a Ă©tĂ© lâoccasion de lancer la rĂ©forme de la dĂ©claration prĂ©-remplie de la taxe fonciĂšre. Et enfin, parce que comme le soulignera le gouverneur du Nord en ouvrant les travaux, elle intervenait Ă quelques jours de lâentrĂ©e en vigueur des APE au Cameroun. Ce qui permettra Ă Jean Abate Ediâi de souligner Ă grands traits que la levĂ©e de certaines barriĂšres douaniĂšres Ă partir du 4 aoĂ»t prochain, va rendre le rĂŽle de la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts encore plus important, dans le maintien Ă un niveau convenable des recettes de lâEtat, et mĂȘme dans la protection du tissu Ă©conomique national.
Sâagissant des recouvrements pour le compte du premier semestre 2016, ils ont Ă©tĂ©, comme depuis deux exercices maintenant, supĂ©rieurs aux prĂ©visions. Avec 890 milliards de F mobilisĂ©s, dont 857 milliards de F de recettes fiscales non-pĂ©troliĂšres, sur 815 attendues. Ce qui reprĂ©sente un taux de rĂ©alisation de 105%, et une progression de 3,2 % par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode lâan dernier. A prĂ©ciser, la rĂ©gion-hĂŽte du Nord a contribuĂ© pour prĂšs de trois milliards de F Ă ces chiffres. Et, autre indicateur que les voyants sont au vert, la DGI a annoncĂ© durant le mĂȘme premier semestre, plus de 102 milliards de F collectĂ©s au profit des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et certains Ă©tablissements publics.
En rappelant le contexte dans lequel ces performances ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, Ă savoir une poursuite de la baisse des recettes du pĂ©trole, le directeur gĂ©nĂ©ral des ImpĂŽts, Modeste Mopa Fatoing, a indiquĂ© quâelles sont le fruit de lâensemble des rĂ©formes et mesures engagĂ©es depuis deux ans maintenant par lâadministration fiscale, sous lâimpulsion du ministre des Finances. Entre autres, le renforcement du dialogue avec les contribuables, lâamĂ©lioration de la gestion du risque, la dĂ©matĂ©rialisation de certaines procĂ©dures ou encore les nouvelles dispositions introduites dans la loi des finances 2016 pour Ă©largir lâassiette de recouvrement. Forts de tout cela, les services de la DGI ont Ă©tĂ© engagĂ©s Ă intensifier leurs efforts pour maintenir ce cap etr dĂ©passer lâobjectif 2016 qui est de 1715 milliards de F.
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Marchés: comment vendre plus au Nigeria
MichĂšle FOGANG
National - Economie
En prĂ©lude au forum dâaffaires annoncĂ© dans les mois Ă venir, le gouvernement et le secteur privĂ© Ă©laborent des stratĂ©gies pour conquĂ©rir lâespace commercial voisin.
Avec 170 millions de consommateurs et un fort potentiel Ă©conomique, le Nigeria constitue un marchĂ© capital pour le Cameroun. Seulement, la balance commerciale entre le Cameroun et son voisin est en dĂ©faveur du Cameroun, lequel veut rĂ©duire le gap Ă dĂ©faut de le combler. Le forum dâaffaires Cameroun-Nigeria annoncĂ© apparaĂźt comme une occasion de conquĂ©rir lâespace commercial nigĂ©rian et partant, y gagner des parts de marchĂ©. Pour rĂ©ussir sa conquĂȘte, le Cameroun affĂ»te ses armes. Câest la participation au forum dâaffaires qui a constituĂ© la toile de fond de la rĂ©union interministĂ©rielle Ă©largie au secteur privĂ© tenue mercredi dernier Ă YaoundĂ©. Autour du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, plusieurs autres membres du gouvernement. « Il sâagit pour notre pays de ne pas ignorer quâil a Ă ses frontiĂšres un marchĂ© de plus de 170 millions dâhabitants. Des relations existent bien sĂ»r, mais elles sont essentiellement informelles. Il faut aller plus loin en multipliant les secteurs dâaffaires », a dĂ©clarĂ© le Minepat.
Le forum dâaffaires Cameroun-Nigeria vise Ă renforcer les Ă©changes commerciaux et les investissements entre les deux pays. De maniĂšre spĂ©cifique, il sera question entre autres, dâĂ©tablir des partenariats dâaffaires, de finaliser les discussions en cours relatives Ă la levĂ©e des barriĂšres non-tarifaires au commerce et les modalitĂ©s dâopĂ©rationnalisation, de lâaccord commercial du 3 mai 2016 entre les deux pays, objet du forum. Aucune date nâa Ă©tĂ© donnĂ©e concernant la tenue du forum. Mais dĂ©jĂ , lâon apprend que le grand rendez-vous commercial sâĂ©tendra sur trois jours et se tiendra Ă la fin du troisiĂšme trimestre de lâannĂ©e. Les secteurs dâactivitĂ©s qui intĂ©ressent le Cameroun ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© identifiĂ©s et ont fait lâobjet de chaudes discussions. Il sâagit de lâagriculture, lâĂ©levage, lâagroâindustrie, lâartisanat et les services.
MichĂšle FOGANG
National - Economie
En prĂ©lude au forum dâaffaires annoncĂ© dans les mois Ă venir, le gouvernement et le secteur privĂ© Ă©laborent des stratĂ©gies pour conquĂ©rir lâespace commercial voisin.
Avec 170 millions de consommateurs et un fort potentiel Ă©conomique, le Nigeria constitue un marchĂ© capital pour le Cameroun. Seulement, la balance commerciale entre le Cameroun et son voisin est en dĂ©faveur du Cameroun, lequel veut rĂ©duire le gap Ă dĂ©faut de le combler. Le forum dâaffaires Cameroun-Nigeria annoncĂ© apparaĂźt comme une occasion de conquĂ©rir lâespace commercial nigĂ©rian et partant, y gagner des parts de marchĂ©. Pour rĂ©ussir sa conquĂȘte, le Cameroun affĂ»te ses armes. Câest la participation au forum dâaffaires qui a constituĂ© la toile de fond de la rĂ©union interministĂ©rielle Ă©largie au secteur privĂ© tenue mercredi dernier Ă YaoundĂ©. Autour du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, plusieurs autres membres du gouvernement. « Il sâagit pour notre pays de ne pas ignorer quâil a Ă ses frontiĂšres un marchĂ© de plus de 170 millions dâhabitants. Des relations existent bien sĂ»r, mais elles sont essentiellement informelles. Il faut aller plus loin en multipliant les secteurs dâaffaires », a dĂ©clarĂ© le Minepat.
Le forum dâaffaires Cameroun-Nigeria vise Ă renforcer les Ă©changes commerciaux et les investissements entre les deux pays. De maniĂšre spĂ©cifique, il sera question entre autres, dâĂ©tablir des partenariats dâaffaires, de finaliser les discussions en cours relatives Ă la levĂ©e des barriĂšres non-tarifaires au commerce et les modalitĂ©s dâopĂ©rationnalisation, de lâaccord commercial du 3 mai 2016 entre les deux pays, objet du forum. Aucune date nâa Ă©tĂ© donnĂ©e concernant la tenue du forum. Mais dĂ©jĂ , lâon apprend que le grand rendez-vous commercial sâĂ©tendra sur trois jours et se tiendra Ă la fin du troisiĂšme trimestre de lâannĂ©e. Les secteurs dâactivitĂ©s qui intĂ©ressent le Cameroun ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© identifiĂ©s et ont fait lâobjet de chaudes discussions. Il sâagit de lâagriculture, lâĂ©levage, lâagroâindustrie, lâartisanat et les services.
Film dâouverture: « Ezra » ou la vie dâun enfant soldat
Monica NKODO
National - Culture
Le réalisateur nigérian Newton Aduaka présente sous un angle plus aigu ces jeunes innocents transformés en criminels de guerre.
Avec « Ezra » comme film dâouverture, les organisateurs des Ecrans Noirs sont bien engagĂ©s dans leur sĂ©quence flash-back, Ă lâoccasion de la 20e Ă©dition. Car « Ezra » du rĂ©alisateur nigĂ©rian Newton Aduaka, est le premier film Ă remporter lâEcran dâor, quand, lors de la 12e Ă©dition, la compĂ©tition devient une Ă©tape cruciale du festival. Ce film sorti en 2007 est une immersion au sein dâune troupe dâenfants soldats. Alors que la guerre civile ravage la Sierra Leone de lâintĂ©rieur, des factions rebelles enrĂŽlent les jeunes de force et les transforment en vĂ©ritables machines Ă tuer. ElĂšves la minute dâavant, ils sont dĂ©sormais des soldats prĂ©parĂ©s Ă commettre les actes les plus abominables. Ezra, personnage principal, jouĂ© par Mamoudou Turay Kamara est une de ces victimes de guerre tournĂ©es en assassins sans scrupules.
En 1992, sa vie bascule quand des rebelles dĂ©barquent dans son Ă©cole. EnlevĂ© avec dâautres alors quâil nâest quâun gamin, il grandit, arme Ă la main. Dans une brousse, il apprend lâart de la guerre, sa cruautĂ©, mais paradoxe, il dĂ©couvre lâamitiĂ© avec MoĂŻse, un de ses compagnons dâinfortune, et lâamour avec Mariam, une autre enfant soldat. Cette idylle impromptue suffira-t-elle Ă attendrir ce cĆur endurci par des annĂ©es de combat ? Devant une commission « VĂ©ritĂ© et rĂ©conciliation », il est contraint Ă ressasser des souvenirs horribles de cette pĂ©riode sombre de sa jeune vie. Le but recherchĂ© : des aveux, la repentance, le pardon. Comment obtenir lâabsolution quand la moitiĂ© des actes commis lâont Ă©tĂ© sous influence de drogue et dâalcool ? Le rĂ©alisateur nigĂ©rian Newton Aduaka pose lâimportance de lâassistance psychologique et de lâĂ©coute pour les enfants soldats reconvertis. Ce film touchant portĂ© par des acteurs comme Emil Abossolo-Mbo en chef rebelle impitoyable et Richard Gant en juge conciliant, a donnĂ© le ton des Ecrans Noirs 2016.
Monica NKODO
National - Culture
Le réalisateur nigérian Newton Aduaka présente sous un angle plus aigu ces jeunes innocents transformés en criminels de guerre.
Avec « Ezra » comme film dâouverture, les organisateurs des Ecrans Noirs sont bien engagĂ©s dans leur sĂ©quence flash-back, Ă lâoccasion de la 20e Ă©dition. Car « Ezra » du rĂ©alisateur nigĂ©rian Newton Aduaka, est le premier film Ă remporter lâEcran dâor, quand, lors de la 12e Ă©dition, la compĂ©tition devient une Ă©tape cruciale du festival. Ce film sorti en 2007 est une immersion au sein dâune troupe dâenfants soldats. Alors que la guerre civile ravage la Sierra Leone de lâintĂ©rieur, des factions rebelles enrĂŽlent les jeunes de force et les transforment en vĂ©ritables machines Ă tuer. ElĂšves la minute dâavant, ils sont dĂ©sormais des soldats prĂ©parĂ©s Ă commettre les actes les plus abominables. Ezra, personnage principal, jouĂ© par Mamoudou Turay Kamara est une de ces victimes de guerre tournĂ©es en assassins sans scrupules.
En 1992, sa vie bascule quand des rebelles dĂ©barquent dans son Ă©cole. EnlevĂ© avec dâautres alors quâil nâest quâun gamin, il grandit, arme Ă la main. Dans une brousse, il apprend lâart de la guerre, sa cruautĂ©, mais paradoxe, il dĂ©couvre lâamitiĂ© avec MoĂŻse, un de ses compagnons dâinfortune, et lâamour avec Mariam, une autre enfant soldat. Cette idylle impromptue suffira-t-elle Ă attendrir ce cĆur endurci par des annĂ©es de combat ? Devant une commission « VĂ©ritĂ© et rĂ©conciliation », il est contraint Ă ressasser des souvenirs horribles de cette pĂ©riode sombre de sa jeune vie. Le but recherchĂ© : des aveux, la repentance, le pardon. Comment obtenir lâabsolution quand la moitiĂ© des actes commis lâont Ă©tĂ© sous influence de drogue et dâalcool ? Le rĂ©alisateur nigĂ©rian Newton Aduaka pose lâimportance de lâassistance psychologique et de lâĂ©coute pour les enfants soldats reconvertis. Ce film touchant portĂ© par des acteurs comme Emil Abossolo-Mbo en chef rebelle impitoyable et Richard Gant en juge conciliant, a donnĂ© le ton des Ecrans Noirs 2016.
Ecrans Noirs: les clés de la 20e édition
Monica NKODO
National - Culture
La cĂ©rĂ©monie dâouverture au palais des CongrĂšs vendredi dernier a laissĂ© place Ă un vent de nostalgie.
RĂ©trospective. Entre 1997 et 2016, 20 Ă©ditions des Ecrans Noirs ont attirĂ© Ă YaoundĂ© des centaines de cinĂ©astes nationaux et internationaux. Le 15 juillet dernier, alors que le ministre des Arts et de la Culture (MINAC), Narcisse Mouelle Kombi, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat, a dĂ©clarĂ© ouverte cette 20e Ă©dition, une nouvelle page de lâhistoire de ce festival dĂ©diĂ© au 7e art, sâĂ©crit, avec encore plus de dĂ©fis. Le 28 avril dernier, la reconnaissance dâutilitĂ© publique Ă©tait accordĂ©e Ă lâAssociation Ecrans Noirs. Preuve que, selon Bassek ba Kobhio, prĂ©sident de ladite association et dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du festival, les Ecrans Noirs câest un rĂȘve qui a germĂ© et mĂ»ri. Surtout Ă©voluĂ©, notamment avec lâentrĂ©e en jeu de la compĂ©tition, au cours de la 12e Ă©dition, et de plein dâautres innovations au fil des annĂ©es. Les films camerounais ont dĂ©sormais droit Ă leur propre compĂ©tition, le festival se profile en ligne et les entrĂ©es dans les salles se font payantes.
Une mutation dans le temps saluĂ©e par le MINAC, qui a avant tout, mis en avant la capacitĂ© de formation de lâassociation, et sa collaboration avec le dĂ©partement ministĂ©riel dont il a dĂ©sormais la charge. « Ecrans Noirs est au service du 7e art camerounais et africain. A force de persĂ©vĂ©rance, de sacrifice, vous avez su dĂ©montrer de quoi vous ĂȘtes capable », a reconnu Narcisse Mouelle Kombi, avant de souhaiter aux cinĂ©philes une belle dizaine de jours autour de cette fĂȘte du cinĂ©ma. Bassek ba Kobhio a, quant Ă lui, tenu Ă remercier tous les partenaires qui lâont accompagnĂ© au cours de ces 20 Ă©ditions, et a tendu une perche Ă la jeunesse, avenir du festival. Le dĂźner dâouverture au MusĂ©e national, village du festival cette annĂ©e, a meublĂ© la suite de cette premiĂšre soirĂ©e des Ecrans Noirs.
La cĂ©rĂ©monie dâouverture a Ă©galement donnĂ© lâoccasion de rendre hommage Ă dâillustres noms du 7e art africain, aujourdâhui disparus, tels que Sembene Ousmane, Philippe Mory, DieudonnĂ© Kabongo, ou encore Adama Drabo. Mais, il nây a pas que des regrettĂ©s personnages qui ont eu droit aux honneurs. Jean-Pierre Dikongue Pipa, unique rĂ©alisateur camerounais Ă avoir remportĂ© lâEtalon dâor de Yennenga, prestigieux sacre du Fespaco avec son film « Muna Muto », a reçu le Prix Charles Mensah, Ecran dâhonneur du festival, remis des mains du ministre GrĂ©goire Owona, prĂ©sident du Conseil dâadministration des Ecrans Noirs. 58 films en compĂ©tition et 24 hors-compĂ©tition sont Ă voir. A chaque cinĂ©phile de faire son choix, jusquâau 23 juillet prochain.
Monica NKODO
National - Culture
La cĂ©rĂ©monie dâouverture au palais des CongrĂšs vendredi dernier a laissĂ© place Ă un vent de nostalgie.
RĂ©trospective. Entre 1997 et 2016, 20 Ă©ditions des Ecrans Noirs ont attirĂ© Ă YaoundĂ© des centaines de cinĂ©astes nationaux et internationaux. Le 15 juillet dernier, alors que le ministre des Arts et de la Culture (MINAC), Narcisse Mouelle Kombi, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat, a dĂ©clarĂ© ouverte cette 20e Ă©dition, une nouvelle page de lâhistoire de ce festival dĂ©diĂ© au 7e art, sâĂ©crit, avec encore plus de dĂ©fis. Le 28 avril dernier, la reconnaissance dâutilitĂ© publique Ă©tait accordĂ©e Ă lâAssociation Ecrans Noirs. Preuve que, selon Bassek ba Kobhio, prĂ©sident de ladite association et dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du festival, les Ecrans Noirs câest un rĂȘve qui a germĂ© et mĂ»ri. Surtout Ă©voluĂ©, notamment avec lâentrĂ©e en jeu de la compĂ©tition, au cours de la 12e Ă©dition, et de plein dâautres innovations au fil des annĂ©es. Les films camerounais ont dĂ©sormais droit Ă leur propre compĂ©tition, le festival se profile en ligne et les entrĂ©es dans les salles se font payantes.
Une mutation dans le temps saluĂ©e par le MINAC, qui a avant tout, mis en avant la capacitĂ© de formation de lâassociation, et sa collaboration avec le dĂ©partement ministĂ©riel dont il a dĂ©sormais la charge. « Ecrans Noirs est au service du 7e art camerounais et africain. A force de persĂ©vĂ©rance, de sacrifice, vous avez su dĂ©montrer de quoi vous ĂȘtes capable », a reconnu Narcisse Mouelle Kombi, avant de souhaiter aux cinĂ©philes une belle dizaine de jours autour de cette fĂȘte du cinĂ©ma. Bassek ba Kobhio a, quant Ă lui, tenu Ă remercier tous les partenaires qui lâont accompagnĂ© au cours de ces 20 Ă©ditions, et a tendu une perche Ă la jeunesse, avenir du festival. Le dĂźner dâouverture au MusĂ©e national, village du festival cette annĂ©e, a meublĂ© la suite de cette premiĂšre soirĂ©e des Ecrans Noirs.
La cĂ©rĂ©monie dâouverture a Ă©galement donnĂ© lâoccasion de rendre hommage Ă dâillustres noms du 7e art africain, aujourdâhui disparus, tels que Sembene Ousmane, Philippe Mory, DieudonnĂ© Kabongo, ou encore Adama Drabo. Mais, il nây a pas que des regrettĂ©s personnages qui ont eu droit aux honneurs. Jean-Pierre Dikongue Pipa, unique rĂ©alisateur camerounais Ă avoir remportĂ© lâEtalon dâor de Yennenga, prestigieux sacre du Fespaco avec son film « Muna Muto », a reçu le Prix Charles Mensah, Ecran dâhonneur du festival, remis des mains du ministre GrĂ©goire Owona, prĂ©sident du Conseil dâadministration des Ecrans Noirs. 58 films en compĂ©tition et 24 hors-compĂ©tition sont Ă voir. A chaque cinĂ©phile de faire son choix, jusquâau 23 juillet prochain.
NĂ©crologie: Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe nâest plus
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
LâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala est dĂ©cĂ©dĂ© vendredi dernier Ă YaoundĂ© des suites de maladie.
Lâange de la mort a encore frappĂ© le clergĂ© avec le dĂ©cĂšs de Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe vendredi dernier Ă YaoundĂ©. AgĂ© de 83 ans, lâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala laisse ainsi la grande famille religieuse en Ă©moi. Sur les visages de nombreux fidĂšles rencontrĂ©s Ă YaoundĂ© se lit une tristesse. « Je me prĂ©parais Ă aller lui rendre visite Ă lâhĂŽpital mais Dieu en a dĂ©cidĂ© autrement. CâĂ©tait un homme disciplinĂ©, rigoureux et surtout affable. Son absence est dure Ă digĂ©rer mais je crois que câest un repos mĂ©ritĂ© parce quâil a beaucoup travaillĂ© », confie Conrad Amougou, stagiaire prĂ©-diaconal de lâarchidiocĂšse de YaoundĂ©.
NĂ© le 4 fĂ©vrier 1933 Ă Ebolbum, petit village situĂ© dans la rĂ©gion du Sud, Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe a effectuĂ© ses Ă©tudes secondaires au Petit sĂ©minaire dâAkono, puis de Mvaâa. Une partie de ses Ă©tudes supĂ©rieures a Ă©tĂ© faite au Grand sĂ©minaire dâOtĂ©lĂ©. Câest alors quâil ira en France, poursuivre ses Ă©tudes. Le serviteur de Dieu revient au Cameroun et est ordonnĂ© prĂȘtre le 22 juillet 1962. Le 16 juillet 1987, il est nommĂ© Ă©vĂȘque du nouveau diocĂšse dâObala, rĂ©gion du Centre par Sa SaintetĂ© le pape Jean Paul II. Il cĂšde sa place Ă Mgr LĂ©opold SosthĂšne Bayemi Metjei le 3 dĂ©cembre 2009, devenant ainsi Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du mĂȘme diocĂšse.
Au sein de lâĂ©glise catholique, lâon est unanime que le prĂ©lat a jouĂ© un grand rĂŽle dans la prĂ©paration de la deuxiĂšme visite du pape Jean Paul II au Cameroun et contribuĂ© aux premiers pas de la ConfĂ©rence nationale Ă©piscopale du Cameroun. Selon certains tĂ©moignages de ses frĂšres dans le sacerdoce, ses homĂ©lies Ă©taient courues. EvĂȘque Ă©mĂ©rite depuis dix ans, il concĂ©lĂ©brait les messes lors de grandes cĂ©lĂ©brations religieuses et Ă©tait trĂšs rĂ©putĂ© comme un grand prĂȘtre exorciste. Une fois son dĂ©cĂšs annoncĂ©, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, Mgr Jean Mbarga sâest rendu en compagnie des autres prĂȘtres Ă la clinique du Bon secours oĂč il a rendu lâĂąme afin de transfĂ©rer le corps Ă lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Ce dĂ©cĂšs intervient quelques jours aprĂšs celui du recteur du petit sĂ©minaire Sainte ThĂ©rĂšse de MvolyĂ©, lâAbbĂ© Yves AndrĂ© Samekomba, des suites dâun accident de la circulation sur lâaxe YaoundĂ©-Akonolinga.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
LâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala est dĂ©cĂ©dĂ© vendredi dernier Ă YaoundĂ© des suites de maladie.
Lâange de la mort a encore frappĂ© le clergĂ© avec le dĂ©cĂšs de Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe vendredi dernier Ă YaoundĂ©. AgĂ© de 83 ans, lâĂ©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse dâObala laisse ainsi la grande famille religieuse en Ă©moi. Sur les visages de nombreux fidĂšles rencontrĂ©s Ă YaoundĂ© se lit une tristesse. « Je me prĂ©parais Ă aller lui rendre visite Ă lâhĂŽpital mais Dieu en a dĂ©cidĂ© autrement. CâĂ©tait un homme disciplinĂ©, rigoureux et surtout affable. Son absence est dure Ă digĂ©rer mais je crois que câest un repos mĂ©ritĂ© parce quâil a beaucoup travaillĂ© », confie Conrad Amougou, stagiaire prĂ©-diaconal de lâarchidiocĂšse de YaoundĂ©.
NĂ© le 4 fĂ©vrier 1933 Ă Ebolbum, petit village situĂ© dans la rĂ©gion du Sud, Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe a effectuĂ© ses Ă©tudes secondaires au Petit sĂ©minaire dâAkono, puis de Mvaâa. Une partie de ses Ă©tudes supĂ©rieures a Ă©tĂ© faite au Grand sĂ©minaire dâOtĂ©lĂ©. Câest alors quâil ira en France, poursuivre ses Ă©tudes. Le serviteur de Dieu revient au Cameroun et est ordonnĂ© prĂȘtre le 22 juillet 1962. Le 16 juillet 1987, il est nommĂ© Ă©vĂȘque du nouveau diocĂšse dâObala, rĂ©gion du Centre par Sa SaintetĂ© le pape Jean Paul II. Il cĂšde sa place Ă Mgr LĂ©opold SosthĂšne Bayemi Metjei le 3 dĂ©cembre 2009, devenant ainsi Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du mĂȘme diocĂšse.
Au sein de lâĂ©glise catholique, lâon est unanime que le prĂ©lat a jouĂ© un grand rĂŽle dans la prĂ©paration de la deuxiĂšme visite du pape Jean Paul II au Cameroun et contribuĂ© aux premiers pas de la ConfĂ©rence nationale Ă©piscopale du Cameroun. Selon certains tĂ©moignages de ses frĂšres dans le sacerdoce, ses homĂ©lies Ă©taient courues. EvĂȘque Ă©mĂ©rite depuis dix ans, il concĂ©lĂ©brait les messes lors de grandes cĂ©lĂ©brations religieuses et Ă©tait trĂšs rĂ©putĂ© comme un grand prĂȘtre exorciste. Une fois son dĂ©cĂšs annoncĂ©, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, Mgr Jean Mbarga sâest rendu en compagnie des autres prĂȘtres Ă la clinique du Bon secours oĂč il a rendu lâĂąme afin de transfĂ©rer le corps Ă lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Ce dĂ©cĂšs intervient quelques jours aprĂšs celui du recteur du petit sĂ©minaire Sainte ThĂ©rĂšse de MvolyĂ©, lâAbbĂ© Yves AndrĂ© Samekomba, des suites dâun accident de la circulation sur lâaxe YaoundĂ©-Akonolinga.
Union africaine: les enjeux de Kigali
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Crise au Soudan du Sud, succession de Dlamini-Zuma, avenir du continent au sein de la CPI et réintégration du Maroc sont autant de sujets en débat.
Ouvert dimanche Ă Kigali au Rwanda par un huis clos de prĂšs de trois heures des chefs dâEtat et de gouvernement, le 27e sommet de lâUnion africaine (UA) qui sâachĂšve ce lundi est prĂ©sentĂ© comme un rendez-vous aux enjeux majeurs. Avec en bonne place, la crise au Soudan du Sud qui a Ă©clatĂ© en novembre 2013. Le plus jeune Etat du continent est de nouveau aux devants de la scĂšne avec la derniĂšre flambĂ©e de violences qui a entraĂźnĂ© un nombre important de victimes. A lâexception du prĂ©sident sud-soudanais, Salva Kiir et de son vice-prĂ©sident, Riek Machar, les deux protagonistes restĂ©s Ă Juba, les chefs dâEtat et de gouvernement dâAfrique de lâEst et de la Corne du continent se sont retrouvĂ©s samedi dernier Ă Kigali pour discuter de cette crise. Ce sommet se tient en lâabsence du Burundi dont la dĂ©lĂ©gation a quittĂ© la capitale rwandaise prĂ©cipitamment. Faute dâavancĂ©es au niveau de lâUA, suite Ă sa plainte contre Kigali quâil accuse dâarmer la rĂ©bellion pour le dĂ©stabiliser, Bujumbura a prĂ©fĂ©rĂ© boycotter.
La question de la succession de Nkosazana Dlamini-Zuma est Ă©galement Ă lâordre du jour. AprĂšs quatre annĂ©es passĂ©es Ă la tĂȘte de lâorganisation en qualitĂ© de prĂ©sidente de la Commission de lâUA, la Sud-africaine nâentend pas rempiler. Officiellement, trois candidats se sont dĂ©clarĂ©s pour lui succĂ©der. Agapito Mba Mokuy, ministre Ă©quato-guinĂ©en des Affaires Ă©trangĂšres, Pelonomi Venson-Moitoi, son homologue botswanais, et lâOugandaise Speciosa Wandira-Kazibwe, envoyĂ©e spĂ©ciale de lâOrganisation des Nations unies (ONU) pour la lutte contre le Sida. Au sein de lâorganisation panafricaine, les trois visages sont perçus par beaucoup comme des «candidats de troisiĂšme classe». Mais, le nom dâAbdoulaye Bathily semble se dĂ©gager pour succĂ©der Ă Mme Zuma. A 69 ans, lâancien ministre sĂ©nĂ©galais des Affaires Ă©trangĂšres et actuel reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâONU Ban Ki-moon pour lâAfrique centrale qui bat campagne Ă Kigali depuis quelques jours, bĂ©nĂ©ficierait du soutien de plusieurs dirigeants du continent.
En retrait de lâorganisation panafricaine depuis 1984, aprĂšs la reconnaissance par celle-ci de la RĂ©publique arabe Sahraouie dĂ©mocratique (RASD) comme 51e Etat, le Maroc frappe Ă nouveau Ă la porte de lâUA Ă travers une importante dĂ©lĂ©gation dĂ©pĂȘchĂ©e Ă Kigali. Les dirigeants africains planchent Ă©galement sur lâavenir de lâAfrique au sein de la Cour pĂ©nale internationale (CPI). Le principal reproche fait Ă cette juridiction Ă©tant quâelle ne cible que les Africains.
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Crise au Soudan du Sud, succession de Dlamini-Zuma, avenir du continent au sein de la CPI et réintégration du Maroc sont autant de sujets en débat.
Ouvert dimanche Ă Kigali au Rwanda par un huis clos de prĂšs de trois heures des chefs dâEtat et de gouvernement, le 27e sommet de lâUnion africaine (UA) qui sâachĂšve ce lundi est prĂ©sentĂ© comme un rendez-vous aux enjeux majeurs. Avec en bonne place, la crise au Soudan du Sud qui a Ă©clatĂ© en novembre 2013. Le plus jeune Etat du continent est de nouveau aux devants de la scĂšne avec la derniĂšre flambĂ©e de violences qui a entraĂźnĂ© un nombre important de victimes. A lâexception du prĂ©sident sud-soudanais, Salva Kiir et de son vice-prĂ©sident, Riek Machar, les deux protagonistes restĂ©s Ă Juba, les chefs dâEtat et de gouvernement dâAfrique de lâEst et de la Corne du continent se sont retrouvĂ©s samedi dernier Ă Kigali pour discuter de cette crise. Ce sommet se tient en lâabsence du Burundi dont la dĂ©lĂ©gation a quittĂ© la capitale rwandaise prĂ©cipitamment. Faute dâavancĂ©es au niveau de lâUA, suite Ă sa plainte contre Kigali quâil accuse dâarmer la rĂ©bellion pour le dĂ©stabiliser, Bujumbura a prĂ©fĂ©rĂ© boycotter.
La question de la succession de Nkosazana Dlamini-Zuma est Ă©galement Ă lâordre du jour. AprĂšs quatre annĂ©es passĂ©es Ă la tĂȘte de lâorganisation en qualitĂ© de prĂ©sidente de la Commission de lâUA, la Sud-africaine nâentend pas rempiler. Officiellement, trois candidats se sont dĂ©clarĂ©s pour lui succĂ©der. Agapito Mba Mokuy, ministre Ă©quato-guinĂ©en des Affaires Ă©trangĂšres, Pelonomi Venson-Moitoi, son homologue botswanais, et lâOugandaise Speciosa Wandira-Kazibwe, envoyĂ©e spĂ©ciale de lâOrganisation des Nations unies (ONU) pour la lutte contre le Sida. Au sein de lâorganisation panafricaine, les trois visages sont perçus par beaucoup comme des «candidats de troisiĂšme classe». Mais, le nom dâAbdoulaye Bathily semble se dĂ©gager pour succĂ©der Ă Mme Zuma. A 69 ans, lâancien ministre sĂ©nĂ©galais des Affaires Ă©trangĂšres et actuel reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâONU Ban Ki-moon pour lâAfrique centrale qui bat campagne Ă Kigali depuis quelques jours, bĂ©nĂ©ficierait du soutien de plusieurs dirigeants du continent.
En retrait de lâorganisation panafricaine depuis 1984, aprĂšs la reconnaissance par celle-ci de la RĂ©publique arabe Sahraouie dĂ©mocratique (RASD) comme 51e Etat, le Maroc frappe Ă nouveau Ă la porte de lâUA Ă travers une importante dĂ©lĂ©gation dĂ©pĂȘchĂ©e Ă Kigali. Les dirigeants africains planchent Ă©galement sur lâavenir de lâAfrique au sein de la Cour pĂ©nale internationale (CPI). Le principal reproche fait Ă cette juridiction Ă©tant quâelle ne cible que les Africains.
Welcome Mrs MayâŠ
WAFFO MONGO
International - Bulletin
Theresa May est la nouvelle locataire du 10 Downing Street depuis mercredi, 13 juillet dernier et devient la deuxiĂšme PremiĂšre ministre de l'histoire du Royaume-Uni. Jusqu'alors ministre de l'IntĂ©rieur au sein du gouvernement conservateur sortant, elle devra immĂ©diatement s'atteler Ă une mission titanesque : mettre en Ćuvre un Brexit qui aura eu raison de son prĂ©dĂ©cesseur David Cameron. Theresa May, 59 ans, prend, en effet, ses fonctions moins de trois semaines aprĂšs le vote des Britanniques pour sortir de l'Union europĂ©enne. RĂ©putĂ©e pour son tempĂ©rament pugnace, sa force de travail, cette fille de pasteur hĂ©rite d'un Royaume-Uni que le rĂ©fĂ©rendum a laissĂ© profondĂ©ment divisĂ© et plein de doutes quant Ă son avenir. «Elle prend ses fonctions Ă un moment qui aurait posĂ© des problĂšmes mĂȘme Ă Churchill», note le quotidien The Guardian pour souligner l'ampleur de la tĂąche qui l'attend, entre turbulences Ă©conomiques et pression des dirigeants de l'UE pour que le Royaume-Uni engage au plus vite la procĂ©dure de divorce. MalgrĂ© son euroscepticisme, Theresa May, avait rejoint le camp du maintien dans l'UE pendant la campagne rĂ©fĂ©rendaire. Au pied du mur, elle souhaite tout de mĂȘme «nĂ©gocier le meilleur accord» pour son pays. «Brexit signifie Brexit et nous en ferons un succĂšs», a-t-elle assurĂ©, ne laissant guĂšre d'espoirs Ă ceux au Royaume-Uni qui rĂȘvent de voir leur pays rester malgrĂ© tout dans le giron europĂ©en. Cependant, la nouvelle PremiĂšre ministre a indiquĂ© qu'elle ne comptait pas activer l'article 50 du TraitĂ© de Lisbonne - qui dĂ©clenchera le processus de sortie de l'UE - avant la fin de l'annĂ©e.
Impatients de voir l'exĂ©cutif britannique clarifier ses intentions, les dirigeants europĂ©ens n'ont pas attendu sa prise de fonctions pour prĂ©senter leurs dolĂ©ances. Plus tĂŽt commenceront les nĂ©gociations, mieux ce sera pour tout le monde. Les premiers jours de la nouvelle PremiĂšre ministre devraient Ă©galement ĂȘtre scrutĂ©s de prĂšs par les marchĂ©s, en quĂȘte de certitudes aprĂšs le choc du rĂ©fĂ©rendum.
WAFFO MONGO
International - Bulletin
Theresa May est la nouvelle locataire du 10 Downing Street depuis mercredi, 13 juillet dernier et devient la deuxiĂšme PremiĂšre ministre de l'histoire du Royaume-Uni. Jusqu'alors ministre de l'IntĂ©rieur au sein du gouvernement conservateur sortant, elle devra immĂ©diatement s'atteler Ă une mission titanesque : mettre en Ćuvre un Brexit qui aura eu raison de son prĂ©dĂ©cesseur David Cameron. Theresa May, 59 ans, prend, en effet, ses fonctions moins de trois semaines aprĂšs le vote des Britanniques pour sortir de l'Union europĂ©enne. RĂ©putĂ©e pour son tempĂ©rament pugnace, sa force de travail, cette fille de pasteur hĂ©rite d'un Royaume-Uni que le rĂ©fĂ©rendum a laissĂ© profondĂ©ment divisĂ© et plein de doutes quant Ă son avenir. «Elle prend ses fonctions Ă un moment qui aurait posĂ© des problĂšmes mĂȘme Ă Churchill», note le quotidien The Guardian pour souligner l'ampleur de la tĂąche qui l'attend, entre turbulences Ă©conomiques et pression des dirigeants de l'UE pour que le Royaume-Uni engage au plus vite la procĂ©dure de divorce. MalgrĂ© son euroscepticisme, Theresa May, avait rejoint le camp du maintien dans l'UE pendant la campagne rĂ©fĂ©rendaire. Au pied du mur, elle souhaite tout de mĂȘme «nĂ©gocier le meilleur accord» pour son pays. «Brexit signifie Brexit et nous en ferons un succĂšs», a-t-elle assurĂ©, ne laissant guĂšre d'espoirs Ă ceux au Royaume-Uni qui rĂȘvent de voir leur pays rester malgrĂ© tout dans le giron europĂ©en. Cependant, la nouvelle PremiĂšre ministre a indiquĂ© qu'elle ne comptait pas activer l'article 50 du TraitĂ© de Lisbonne - qui dĂ©clenchera le processus de sortie de l'UE - avant la fin de l'annĂ©e.
Impatients de voir l'exĂ©cutif britannique clarifier ses intentions, les dirigeants europĂ©ens n'ont pas attendu sa prise de fonctions pour prĂ©senter leurs dolĂ©ances. Plus tĂŽt commenceront les nĂ©gociations, mieux ce sera pour tout le monde. Les premiers jours de la nouvelle PremiĂšre ministre devraient Ă©galement ĂȘtre scrutĂ©s de prĂšs par les marchĂ©s, en quĂȘte de certitudes aprĂšs le choc du rĂ©fĂ©rendum.
University Of Buea Lecturers Suspend Strike
Nkeze MBONWOH, VEYU Diana NGORAN (Intern)
National - Société
The strike, which began on Monday, 11 July, 2016, may continue in October.
Students in the University of Buea (UB) have continued writing their Second Semester examinations scheduled from June 28-July 18, 2016. On Monday, 11 July, lecturers went on strike, with examinations reportedly overseen mainly by support staff. According to the Registrar, Prof. Roland Ndip, the examinations have been going on hitch-free. He added that the University Senate meets on 3 August during which results will be discussed and approved before being published online. This is so that students in any part of the country and abroad can easily access their results.
Asked about the strike action by lecturers of the university, the Registrar concerted with another school official and then refused to make any statement. However, Cameroon Tribune was able to speak to the First Vice President of the National Syndicate of Teachers of Higher Education (SYNES), Buea chapter, Dr. Ndeh Martin Sango. He confirmed that they actually declared a strike, but it had just been suspended.
âWe decided to strike during exams because of unpaid bonuses. These are bonuses for the supervision of long essays, leave claims, re-sit exams, supervision of Masterâs theses, and bonuses related to extra working hours. These bonuses date back to 2013 and all attempts to get the university to pay them have failed,â Dr. Ndeh Martin Sango explained. He continued; âWe suspended the strike after pleas by students and parents as some of the students will be writing public competitive exams. We decided to suspend the strike so that these students should not suffer innocently. However, we will continue with the strike by withdrawing our services from re-sit exams. We will not start lectures in October if the bonuses are not paid,â he warned.
The union leader alleged that the University of Buea is going through serious administrative crisis, reason why the authorities were not open to dialogue. âWe gave the administration a one-month notification before the strike. If the administration was proactive, they would have called the executive of SYNES for dialogue and probably, we would not have declared a strike. In the absence of dialogue, there is always an alternative and we saw strike action as an alternative,â Dr. Ndeh Martin Sango said. Meanwhile, the UB authorities have on several occasions declared their openness to constructive dialogue.
Nkeze MBONWOH, VEYU Diana NGORAN (Intern)
National - Société
The strike, which began on Monday, 11 July, 2016, may continue in October.
Students in the University of Buea (UB) have continued writing their Second Semester examinations scheduled from June 28-July 18, 2016. On Monday, 11 July, lecturers went on strike, with examinations reportedly overseen mainly by support staff. According to the Registrar, Prof. Roland Ndip, the examinations have been going on hitch-free. He added that the University Senate meets on 3 August during which results will be discussed and approved before being published online. This is so that students in any part of the country and abroad can easily access their results.
Asked about the strike action by lecturers of the university, the Registrar concerted with another school official and then refused to make any statement. However, Cameroon Tribune was able to speak to the First Vice President of the National Syndicate of Teachers of Higher Education (SYNES), Buea chapter, Dr. Ndeh Martin Sango. He confirmed that they actually declared a strike, but it had just been suspended.
âWe decided to strike during exams because of unpaid bonuses. These are bonuses for the supervision of long essays, leave claims, re-sit exams, supervision of Masterâs theses, and bonuses related to extra working hours. These bonuses date back to 2013 and all attempts to get the university to pay them have failed,â Dr. Ndeh Martin Sango explained. He continued; âWe suspended the strike after pleas by students and parents as some of the students will be writing public competitive exams. We decided to suspend the strike so that these students should not suffer innocently. However, we will continue with the strike by withdrawing our services from re-sit exams. We will not start lectures in October if the bonuses are not paid,â he warned.
The union leader alleged that the University of Buea is going through serious administrative crisis, reason why the authorities were not open to dialogue. âWe gave the administration a one-month notification before the strike. If the administration was proactive, they would have called the executive of SYNES for dialogue and probably, we would not have declared a strike. In the absence of dialogue, there is always an alternative and we saw strike action as an alternative,â Dr. Ndeh Martin Sango said. Meanwhile, the UB authorities have on several occasions declared their openness to constructive dialogue.