Cameroon Tribune
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MĂȘmes blessures, mĂȘme combat

BADJANG ba NKEN

La prompte rĂ©action de solidaritĂ© et de soutien des hautes autoritĂ©s de notre pays, le chef de l’Etat, Paul Biya en tĂȘte, aprĂšs l’effroyable attentat de Nice est significative. Elle tĂ©moigne de la solidaritĂ©, de la profondeur et de la constance d’une relation forte et ancienne entre les peuples français et camerounais. Autour des valeurs et idĂ©aux communs de paix, de tolĂ©rance et de libertĂ© dans le cadre d’une sociĂ©tĂ© fraternelle et de progrĂšs partagĂ©. Car, l’auteur de la boucherie niçoise et ses probables complices n’ont pas seulement visĂ© la terre hexagonale, ils se sont attaquĂ©s Ă  la sociĂ©tĂ© humaine, aux fondements mĂȘme de la paix et de la dĂ©mocratie.
En ce sens, les tristes Ă©vĂšnements de Nice parlent aux Camerounais, confrontĂ©s ces trois derniĂšres annĂ©es aux affres de la barbarie, Ă  une violence aveugle. ƒuvre d’une horde de terroristes sans foi ni loi, qui imposent des souffrances indicibles Ă  des populations qui ne demandent qu’à vivre en paix pour apporter leur pierre Ă  l’édification d’un Cameroun prospĂšre et toujours plus fort dans l’unitĂ© et la concorde. Un dessein contrariĂ© par des exactions aussi atroces qu’injustifiĂ©es, qui se traduisent au quotidien par des vies brisĂ©es : meurtres, dĂ©placements forcĂ©s des populations qui abandonnent leurs activitĂ©s agricoles, scolaires, commerciales
 Le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, a Ă©tĂ© contraint de mettre sur pied un plan d’urgence pour redonner un peu d’espoir aux populations de l’ExtrĂȘme-Nord, les plus meurtries.

A ce jour, le Cameroun abrite prĂšs d’un million de rĂ©fugiĂ©s et dĂ©placĂ©s internes, victimes des exactions de Boko Haram. Les autoritĂ©s de YaoundĂ© bĂ©nĂ©ficient du soutien des partenaires au dĂ©veloppement pour combattre les terroristes et encadrer ces rĂ©fugiĂ©s. C’est dire, comme l’a souvent soulignĂ© le prĂ©sident Paul Biya que le terrorisme est une menace globale. Un flĂ©au qui appelle, par consĂ©quent, une riposte tout aussi globale. Il y a quelques annĂ©es, le 11 septembre 2001, l’on assistait avec stupĂ©faction Ă  la destruction des tours jumelles de New York par des terroristes. Plus proche dans le temps, il y a eu les boucheries de Charlie Hebdo et du Bataclan en France ; de Kolofata, AmchidĂ©, Fotokol, Limani
 au Cameroun ; Grand Bassam en CĂŽte d’Ivoire, Sambisa au Kenya, pour ne citer que ces exemples. Aucun Etat, pris individuellement, ne peut faire face au terrorisme. Tous doivent donc se donner la main pour venir Ă  bout de ces criminels qui n’ont aucun respect pour la vie humaine.
Cameroon Tribune du mardi, 19 juillet 2016.
Les ex-otages de Lagdo aux petits soins

Azize MBOHOU
National - Politique

ArrivĂ©s dans la nuit de lundi dernier, ils sont pris en charge Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral et Ă  l’HĂŽpital Jamot de YaoundĂ©.
Lundi en fin de matinĂ©e, lors du passage de l’équipe de reportage de CT Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© (HGY), Mama AbakaĂŻ, maire de Lagdo, venait Ă  peine d’ĂȘtre servi. Le fumet d’un plateau de petit dĂ©jeuner copieux parfume la salle oĂč il est suivi. L’air dĂ©tendu, l’ex-otage n’a pas ratĂ© l’occasion devenue rare depuis prĂšs de 16 mois, de prĂ©senter le menu au reporter, comme pour partager le goĂ»t exquis de la libĂ©ration.
D’ailleurs, Mama AbakaĂŻ confie que c’est la quatriĂšme fois depuis le matin qu’il reçoit le staff mĂ©dical qui assure son encadrement mĂ©dical. Dans ce dĂ©cor transitoire aĂ©rĂ© et fleuri, une chaleur familiale est créée par trois de ses proches. Un brin d’émotion de retrouvailles, quelques larmes vite Ă©touffĂ©es et effacĂ©es par le vent de libertĂ© et de convivialitĂ© qui souffle dĂ©sormais dans l’entourage. Dans les autres salles qui accueillent le reste des ex-otages, c’est la mĂȘme ambiance
GrĂące Ă  l’implication du chef de l’Etat, Paul Biya, ils ont donc recouvrĂ© leur libertĂ©. Mais comme dans toute captivitĂ©, leur situation sanitaire Ă©tait prĂ©caire. Physiquement amaigris, le maire de Ladgo et ses dix compagnons, aprĂšs 15 mois et 19 jours entre les mains d’un groupe armĂ© centrafricain, sont arrivĂ©s Ă  YaoundĂ© dans la nuit de dimanche Ă  lundi. Accueillis par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, et d’autres membres du gouvernement, ils sont immĂ©diatement admis Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© (HGY).
Dans une consultation d’abord routiniĂšre, les ex-otages prĂ©sentent des lĂ©sions cutanĂ©es, traces de leur enchaĂźnement. Quelques cas de diarrhĂ©es sont Ă©galement enregistrĂ©s. Mais, comme on l’a constatĂ© hier et aprĂšs confirmation de la division mĂ©dicale et technique de l’HGY, ils sont tous lucides, cohĂ©rents, sans aucune crise dĂ©pressive. Dans la deuxiĂšme phase de la consultation, plus approfondie, avec des examens de radiologie et de biologie et des rĂ©sultats instantanĂ©s, l’on a dĂ©tectĂ© quelques infections pulmonaires et de l’hypertension artĂ©rielle. Les deux cas d’infection pulmonaire ont Ă©tĂ© immĂ©diatement transfĂ©rĂ©s Ă  l’HĂŽpital Jamot et la prise en charge est effective. A l’HGY, les ex-otages qui y restent sont Ă©galement couverts de toute l’attention de la part du staff mĂ©dical.
Le Cameroun sera prĂȘt pour la Can fĂ©minine 2016

Armand ESSOGO
National - Politique

Constat fait lundi par le PM au terme de sa visite d’évaluation des infrastructures dans la rĂ©gion du Sud-Ouest.
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, par ailleurs, président du Comité national de préparation des CAN 2016 et 2019 (Comip-CAN), est reparti de Limbé lundi satisfait. AprÚs Yaoundé le 14 juillet dernier, le PM a mis le cap sur Buea et Limbé pour une évaluation des infrastructures devant permettre un meilleur déroulement de la CAN féminine 2016 au Cameroun.
Au terme de la rĂ©union d’évaluation des infrastructures tenue au stade omnisports de LimbĂ©, le chef du gouvernement « a dĂ©mocratisĂ© l’échange ». Les ingĂ©nieurs ont pris la parole au mĂȘme titre que les membres du gouvernement en charge des dossiers de la fĂȘte du football fĂ©minin. Il se dĂ©gage des diverses interventions que malgrĂ© la pression des dĂ©lais, le Cameroun sera prĂȘt en novembre prochain. L’arrivĂ©e imminente des inspecteurs de la ConfĂ©deration africaine de football (CAF) (25 au 31 juillet) ne semble mĂȘme pas doucher l’enthousiasme des responsables d’entreprises Ă  diffĂ©rents niveaux. Que ce se soit au niveau de l’hĂ©bergement ou de l’amĂ©nagement des voies d’accĂšs Ă  Buea comme Ă  LimbĂ©, les chantiers avancent. Et le Premier ministre a eu Ă  le constater de visu lors de la visite des hĂŽtels. Ici, le taux de consommation des dĂ©lais est de 98%, celui de consommation des travaux est de 80%. Le retard pour le niveau d’équipement se situe Ă  18%. Mais d’ores et dĂ©jĂ , le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs Bello Bouba MaĂŻgari, a donnĂ© des assurances au PM que la capacitĂ© d’accueil des villes de Buea et de LimbĂ© augmentera.
Au niveau de Mountain Hotel, avant on avait 96 chambres, les travaux d’extension ont permis de dĂ©gager 62 chambres ce qui donne 158 chambres en tout. En face, le Parliamentarian Flat scintille, les travaux s’intensifient avec des chambres-tĂ©moins dĂ©jĂ  disponibles. L’amĂ©nagement permet d’obtenir 46 chambres ce qui fera en tout 76 pour cet hĂŽtel qui disposait dĂ©jĂ  d’une capacitĂ© d’accueil de 30 chambres. Du cĂŽtĂ© de LimbĂ©, le PM et sa forte dĂ©lĂ©gation ont Ă©tĂ© tĂ©moins des amĂ©nagements apportĂ©s Ă  Atlantic Beach Hotel. Ici l’établissement avait 30 chambres, les travaux d’extension ont portĂ© la capacitĂ© d’accueil Ă  78 chambres ce qui fait un surplus de 48 chambres. Toutes ces chambres, affirment les maĂźtres d’Ɠuvre, seront Ă©quipĂ©es aux normes de la CAF.
On sait aussi que les inspecteurs de la CAF seront regardant sur l’amĂ©nagement des stades. Si le stade omnisports de LimbĂ© (20 000 places) a dĂ©jĂ  fait ses preuves, il reste que les cinq stades d’entraĂźnement devront connaĂźtre une accĂ©lĂ©ration des travaux. Les infrastructures devraient ĂȘtre livrĂ©es le 19 aoĂ»t 2016 selon le calendrier initial. Aussi le ministre des Sports et de l’Education physique a-t-il demandĂ© aux entreprises de mettre les bouchĂ©es double. Pour Bidoung Mkpatt, la CAF vient voir de quoi le Cameroun est capable. Pour ce qui est du bitumage des voies de contournement et d’accĂšs aux diffĂ©rentes infrastructures, le ministre de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain, Jean Claude Mbwentchou, s’est fĂ©licitĂ© de la qualitĂ© des rĂ©alisations visitĂ©es.
La sollicitude présidentielle

ESSAMA ESSOMBA

Le soulagement est profond. AprĂšs plus d’un an de captivitĂ© et d’anxiĂ©tĂ©, ils sont libres depuis le 17 juillet 2016, le maire de Lagdo, Mama BakaĂŻ, et ses dix compagnons enlevĂ©s par un groupe armĂ© centrafricain dans la nuit du 19 au 20 mars 2015 dans les localitĂ©s de Gbabio et de YokossirĂ©, rĂ©gion de l’Est. C’est le prĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme, Paul Biya, qui a annoncĂ© la bonne nouvelle le jour de la libĂ©ration des ex-otages, par un communiquĂ© signĂ© du ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh. Cette communication prĂ©sidentielle souligne ainsi l’importance que le chef de l’Etat accorde Ă  cet Ă©vĂšnement sur le plan humanitaire ainsi que pour la sĂ©curitĂ© des Camerounais comme pour la paix et la stabilitĂ© dans notre pays.

Sur le plan humanitaire d’abord. L’Etat s’occupe de la santĂ© des ex-otages, Ă©prouvĂ©s par une captivitĂ© qui a durĂ© plus d’un an, dans des conditions difficiles, pour le moins que l’on puisse dire. Ils sont pris en charge par les pouvoirs publics dans une formation hospitaliĂšre de la capitale, oĂč ils ont retrouvĂ© deux compagnons d’infortune libĂ©rĂ©s avant eux. Le prĂ©sident de la RĂ©publique a adressĂ© ses fĂ©licitations chaleureuses aux forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© camerounaises, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribuĂ© Ă  la libĂ©ration de nos compatriotes. Deux autres otages, hĂ©las, ont connu un mauvais sort. M. Youssoufa et Mme Nene Jacqueline ont perdu la vie en captivitĂ©. TouchĂ© par le tragique dĂ©cĂšs de ses compatriotes, le prĂ©sident de la RĂ©publique a adressĂ© Ă  leurs familles ses condolĂ©ances les plus attristĂ©es.

Sur le plan sĂ©curitaire ensuite. C’est aussi l’occasion pour le prĂ©sident Paul Biya de rĂ©affirmer ses engagements constitutionnels vis-Ă -vis de notre pays, engagements qu’il a renouvelĂ©s lors de sa prestation de serment aprĂšs sa réélection Ă  la magistrature suprĂȘme en 2011. Le chef de l’Etat a assurĂ© les familles concernĂ©es par la perte de leurs membres en captivitĂ© que ce crime ne restera pas impuni. Il annonce dĂšs lors son engagement Ă  mettre en Ɠuvre les dispositions et les moyens appropriĂ©s pour retrouver les criminels et les traduire devant la justice. Il a de nouveau exprimĂ© « sa dĂ©termination Ă  Ɠuvrer inlassablement pour que le Cameroun demeure une terre de paix et de stabilitĂ©. » La sĂ©curitĂ© des populations est assurĂ©e. Il y a lieu de comprendre que le Cameroun ne laissera pas des hordes de criminels venus d’ici ou d’ailleurs imposer leur loi Ă  l’intĂ©rieur de nos frontiĂšres.

Cette sollicitude du président Paul Biya est de nature à rassurer aussi bien ses compatriotes, notre pays que nos voisins et nos partenaires.
Taux de réussite en baisse au Baccalauréat général

Carine TSIELE
National - Société

Les statistiques rendues publiques lundi par l’Obc font Ă©tat de 52,72% contre 57,14% l’annĂ©e derniĂšre.
Les rĂ©sultats de la session 2016 du BaccalaurĂ©at d’enseignement gĂ©nĂ©ral sont disponibles depuis la nuit de dimanche 17 juillet. Et les statistiques gĂ©nĂ©rales y relatives ont Ă©tĂ© rendues publiques hier par l’Office du BaccalaurĂ©at du Cameroun (Obc).
Il ressort que le taux national de rĂ©ussite est de 52,72% contre 57,14% en 2015. Une baisse que Zacharie Mbatsogo, directeur de l’Office du BaccalaurĂ©at du Cameroun, explique par une hausse en valeur absolue du nombre de candidats. Ils Ă©taient 104 692 candidats cette annĂ©e, contre 90 759 en 2015. On note que la rĂ©gion du Sud-Ouest occupe la premiĂšre place avec un taux de rĂ©ussite de 60%, suivie de celles du Littoral (58,09%) et du Centre (57,41%). Quatre rĂ©gions ont enregistrĂ© un pourcentage supĂ©rieur au taux de rĂ©ussite national. Il s’agit des rĂ©gions du Sud-Ouest 60%, du Littoral 58,09%, du Centre 57,41% et du Nord-Ouest 52,86%.
Concernant le classement, le Sud-Ouest a fait un bon spectaculaire. L’annĂ©e derniĂšre, il occupait la 9e place, et pour cette session il trĂŽne Ă  la premiĂšre place. Les rĂ©gions dotĂ©es de gros effectifs occupent de bonnes positions. La rĂ©gion du Littoral se maintient Ă  la deuxiĂšme place avec un taux de rĂ©ussite 58,09% tout comme le Centre qui occupe la troisiĂšme place.
Le Nord-Ouest qui, pendant une dĂ©cennie, caracolait en tĂȘte du classement a reculĂ© Ă  la quatriĂšme position. Dans la mĂȘme lancĂ©e, l’Ouest passe de la 4e Ă  la 7e place. L’ExtrĂȘme-Nord, avec un taux de rĂ©ussite infĂ©rieur Ă  40% ferme le classement.
Les statistiques des rĂ©sultats du baccalaurĂ©at de l’enseignement secondaire technique, Ă©galement disponibles, indiquent aussi une baisse perceptible du taux de rĂ©ussite au baccalaurĂ©at commercial. Il est passĂ© de 55,53% en 2015, Ă  49,08% pour cette session.
Vers une sortie de la crise de la Grippe aviaire

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

Le gouverneur a annoncĂ© la levĂ©e de l’interdiction de vente de poulet dans la Mifi et le Koung-Khi vendredi dernier.
« Les choses par rapport Ă  la grippe aviaire se stabilisent dĂ©jĂ . La situation devient de plus en plus normale aprĂšs les interventions techniques et scientifiques des responsables de l’Elevage et la visite de diffĂ©rents sites. Le ministre de l’Elevage a instruit le 14 juillet dernier de prendre certaines dĂ©cisions allant dans le sens de lever nos interdictions par rapport Ă  l’écoulement des produits hors des fermes des dĂ©partements du Koung-Khi et de la Mifi ». Par ses propos, le gouverneur Augustine annonçait vendredi dernier, l’imminence d’une sortie de crise suite Ă  la grippe aviaire dĂ©clarĂ©e dans la rĂ©gion le 3 juin dernier. A partir de ce lundi, les Ă©leveurs de la Mifi et du Koung-Khi peuvent Ă©couler leurs produits dans des marchĂ©s-tĂ©moins amĂ©nagĂ©s Ă  cet effet, sous la supervision des responsables du MINEPIA.
A Bafoussam, le site a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© identifiĂ© et viabilisĂ©. Il est situĂ© entre le carrefour Tougang-ville et le marchĂ© B de Bafoussam. Pour le Koung-Khi, le prĂ©fet, les autoritĂ©s municipales locales et le dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental du MINEPIA auront la charge de procĂ©der au choix du site. Le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales, Dr Idrissou Bapetel, souligne que les fermes qui ont encore de la volaille ont Ă©tĂ© identifiĂ©es. « Il s’agit d’une mesure de dĂ©stockage qui vise Ă  vider les fermes surpeuplĂ©es des zones contaminĂ©es au moment de la dĂ©claration de l’épizootie », explique-t-il. Les pick-up qui vont transporter les produits (poulets, Ɠufs) vers le site, ainsi que les abatteurs sont connus, parce que les poulets sortiront dĂ©jĂ  prĂȘts Ă  cuire.
De mĂȘme, les produits une fois sur le site, ne pourront plus en ressortir. Au moment de la vente, les droits de taxe seront payĂ©s (10 F pour la taxe d’abattage et 0,5 F par Ɠuf vendu). Mais, compte tenu de l’importance du cheptel de la rĂ©gion qui est de prĂšs de quatre millions (3 897 693 sujets) pour 517 aviculteurs, Cyril Kamwa Fotso, fermier, estime que cette mesure est loin de rĂ©soudre le problĂšme, car « tous nos produits ne peuvent pas qu’ĂȘtre Ă©coulĂ©s au niveau local », a-t-il affirmĂ©. Et d’ajouter que la Mifi et le Koung-Khi se taillent la part du lion avec respectivement 2 897 693 et 979 546 sujets.
Ces polluants persistants

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Le projet de réduction des polychlorobiphényles au Cameroun lancé récemment par le ministre Hele Pierre.

Les polychlorobiphĂ©nyles (PCB) sont des liquides de refroidissement contenus dans les transformateurs et les condensateurs. On les retrouve aussi comme additifs dans les peintures et dans les matiĂšres plastiques – elles ont une grande capacitĂ© de rĂ©sistance Ă  la chaleur. Une enquĂȘte a rĂ©vĂ©lĂ© que les femmes utilisent ces huiles pour les fritures, le blanchiment de la peau et pour chasser les serpents. Seulement, ces huiles sont hautement toxiques et sont Ă  l’origine de nombreux cancers, des malformations gĂ©nĂ©tiques et ont un impact considĂ©rable sur l’environnement.
Le Cameroun, en signant la convention de Stockholm le 5 octobre 2001, s’est engagĂ© Ă  respecter ses obligations de rĂ©duction des PCB. En dĂ©cembre 2012, le pays a validĂ© un plan d’action national de mise en Ɠuvre de la convention sus-mentionnĂ©e sur les polluants organiques persistants (POP) et le PCB a Ă©tĂ© identifiĂ© comme l’une des prioritĂ©s de ce plan.
Le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du DĂ©veloppement durable (Minepded), Hele Pierre, a lancĂ© rĂ©cemment Ă  Douala l’atelier sur le projet de rĂ©duction des polychlorobiphĂ©nyles au Cameroun.
L’objectif de la rencontre Ă©tait d’informer le public sur l’engagement du Cameroun Ă  Ă©liminer de la circulation sur son territoire, d’ici 2025, tous les stocks pour les remplacer par des huiles minĂ©rales ne contenant pas de PCB.
Les prĂȘtres s’offrent les magistrats

Benjamin MVOMO ESSOUMA, Stanila Ninda TSAFACK (stagiaire)
Régions - Sud

Au cours d’une rencontre de football qui a opposĂ© les prĂȘtres du diocĂšse d’Ebolowa aux magistrats, les hommes de Dieu ont pris le dessus (3-2).

Trois buts Ă  deux. VoilĂ  le score qui a sanctionnĂ© la rencontre de football corpo et vĂ©tĂ©ran, qui a opposĂ© le 2 juillet, Ă  Ebolowa, le corps judiciaire du Sud, aux prĂȘtres du diocĂšse d’Ebolowa. Il n’en fallait pas plus pour les populations de la capitale rĂ©gionale du Sud, pour qu’elles s’amassent, le temps d’une rencontre de football, au stade municipal.
Des soutanes troquĂ©es aux tenues de sports, il fallait effectuer le dĂ©placement du stade de Noko’ovos pour voir ces hommes de loi et de Dieu s’essayer dans ce qu’ils connaissent le moins, le football! Des passes approximatives, des courses Ă  n’en plus finir, des loupĂ©es, des tirs mal ajustĂ©s 
etc. tout ce qu’il y a d’amateurisme dans le jeu. Le fonds de jeu, c’est le moins important dans cette rencontre d’exhibition, prĂ©cise Mgr Jean Jacques Minkande, modĂ©rateur du diocĂšse d’Ebolowa.
Pour lui, il est question de rapprocher les membres de ces deux corporations, pour qu’ils vivent en paix et, dans l’amour de Dieu. C’est le mĂȘme son de cloche chez les magistrats : « C’est pour renforcer les liens d’amitiĂ© entre le clergĂ© et les juristes d’Ebolowa que cette rencontre a Ă©tĂ© programmĂ©e », a fait savoir le juge Merlin Tygio. D’abord, c’est CunĂ©gonde Ngotty, prĂ©sidente de la Cour d’appel du Sud qui a d’ailleurs donnĂ© le coup d’envoi de la rencontre, en prĂ©sence de Marc Atangana, procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs ladite cours.
Tout s’est jouĂ© au cours de la rencontre, qui avait tout de mĂȘme, de quoi plaire au nombreux public venu au stade municipal d’Ebolowa. La rencontre s’est dĂ©roulĂ©e comme une partie de billard. Tu me marques, je te marque. C’était la course au score. Les prĂȘtres, appuyĂ©s par les grĂąces divines ont remportĂ© la rencontre sur le fil 3 buts Ă  2, au grand dame des magistrats, qui visiblement n’ont pas pu utiliser le droit pour damer le pion Ă  l’équipe adverse.
Les acteurs de la filiÚre transport en réseau

Alain MAZDA
Régions - Adamaoua

Les partenaires sociaux des secteurs des transports : syndicalistes, responsables des agences de voyage et ceux des auto-écoles ont établi une plate-forme.

La pĂ©riode de dĂ©part massif en vacances est un moment de grande mobilisation dans les agences de voyage ainsi qu’au terminal de chemin de fer de la ville de NgaoundĂ©rĂ©. Raison de plus pour les autoritĂ©s de la place d’établir les rĂšgles afin que le transport des personnes et des biens se passe sans anicroches. Un cadre de concertation mensuel vient d’ĂȘtre Ă©tabli entre la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale des Transports ainsi que les acteurs opĂ©rant dans la filiĂšre.
« La situation sĂ©curitaire de notre pays nous intime la prudence Ă  tous les niveaux. Nous devrons nous assurer que les rĂšgles de sĂ©curitĂ© sont pris en compte dans les agences de voyage, aussi bien au niveau du transport des personnes que de la gestion des frets et des marchandises », a rĂ©vĂ©lĂ© JosuĂ© Meyoua Me Mah, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Transports pour la rĂ©gion de l’Adamaoua. Une dĂ©marche qui devra ĂȘtre bien encadrĂ©e Ă  en croire Mohamadou Nassourou, responsable d’une agence de voyage de la place. Pour lui, le cadre de concertation n’est pas suffisant.
Il faut encore le civisme dans la conduite-automobile. « La filouterie de transport et le ramassage le long du corridor peuvent ĂȘtre source d’insĂ©curitĂ© tant pour les passagers que pour les autres usagers de la route », fait-il remarquer. A mettre Ă  l’actif de ce cadre de concertation mutuelle, l’établissement des chambres de repos pour les chauffeurs dans les agences de voyage, la lutte contre la consommation des stupĂ©fiants. Le permis de conduire est strictement recommandĂ© pour tout conducteur. De mĂȘme que l’identification systĂ©matique de tout passager dans le bordereau de voyage.
La rĂ©gion de l’Adamaoua est, en effet, un grand carrefour ayant une particularitĂ©, car elle dĂ©tient un corridor qui dessert le Tchad, le Nigeria et la Centrafrique. Le transport par route, par voie ferrĂ©e et par voie aĂ©rienne connaĂźt un flux sans cesse important. Pour cela, les autoritĂ©s de la place sollicitent une discipline irrĂ©prochable de la part des camionneurs afin de fluidifier le corridor.
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Cameroon Tribune du mercredi, 20 juillet 2016.
Les gouverneurs interpellĂ©s sur le Plan d’urgence

Jeanine FANKAM
National - Politique

A l’ouverture des travaux de la confĂ©rence semestrielle des gouverneurs mardi Ă  YaoundĂ©, le Minatd leur a demandĂ© de s’impliquer dans la rĂ©alisation des projets de dĂ©veloppement.
Comment va le Cameroun? Tel est le fil d’Ariane de la ConfĂ©rence semestrielle des gouverneurs de rĂ©gion qui s’est ouverte hier Ă  YaoundĂ©. Les Ă©changes tournent autour des questions d’actualitĂ© : la cohĂ©sion sociale, les projets de dĂ©veloppement, l’expression des libertĂ©s, la paix, etc. Tout cela est rĂ©sumĂ© dans la thĂ©matique retenue : « AutoritĂ© administrative, mise en Ɠuvre du Plan d’urgence triennal, gouvernance et Etat de droit ». Une thĂ©matique qui exprime Ă  souhait les prĂ©occupations actuelles de la nation.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation, RenĂ© Emmanuel Sadi, en s’adressant Ă  ses collaborateurs au cours de la cĂ©rĂ©monie solennelle d’ouverture, les a engagĂ©s Ă  impulser dans leurs circonscriptions administratives, une dynamique forte aux secteurs crĂ©ateurs de richesses et d’emplois. Allusion faite Ă  la filiĂšre avicole, certes secouĂ©e, mais qu’on doit relever des affres de l’épizootie de la grippe aviaire. Mais la sĂ©curitĂ© demeure la condition sine qua none pour l’atteinte des objectifs dans les dix rĂ©gions. Cela passe sans doute par la consolidation de l’Etat de droit, la paix et forcĂ©ment la vigilance pour empĂȘcher les infiltrations des adeptes de Boko Haram qui sĂšment la dĂ©solation Ă  leur passage et portent un coup Ă  la tranquillitĂ© du Cameroun. C’est Ă  ce niveau que l’autoritĂ© administrative doit rester au-dessus de toute autre voix pour dissuader les rebelles, maintenir l’ordre et rassurer les populations. Elle doit l’ĂȘtre davantage encore dans les rĂ©gions frontaliĂšres, Ă  l’Est et Ă  l’ExtrĂȘme-Nord qui requiĂšrent toutes les attentions, pense le ministre. Ce dernier a aussi appelĂ© ses collaborateurs Ă  contribuer Ă  la promotion des libertĂ©s : libertĂ©s d’expression, d’association, de rĂ©union, de mouvement, etc. Et lĂ  encore, l’Etat doit encore exercer son autoritĂ© en veillant Ă  ce que ces libertĂ©s s’expriment dans l’encadrement juridique prĂ©vu.
La gouvernance locale n’est pas le moindre des sujets qui prĂ©occupent les gouverneurs. La dĂ©centralisation reste un exercice Ă  parfaire au niveau des rĂ©gions et l’autoritĂ© administrative doit aussi montrer son efficacitĂ© pour que s’exerce le transfert des compĂ©tences aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es. La premiĂšre confĂ©rence semestrielle des gouverneurs pour l’annĂ©e 2016 se dĂ©roule dans la salle des actes de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©. Outre la communication sur le Plan d’urgence triennal, les indemnisations relatives aux grands projets, les gouverneurs suivent des exposĂ©s sur l’application des dispositions lĂ©gales rĂ©gissant la libertĂ© de rĂ©union, la libertĂ© de manifestations publiques et la libertĂ© de culte au Cameroun, le processus de dĂ©centralisation, entre autres. Ce conclave s’achĂšve demain.
Another Fishing Vessel Impounded

VEYU Diana
Régions - Sud-Ouest

The Liao Lulhuyu was seized on Wednesday, 13 July, 2016, at the Bakassi Peninsular.

Within the framework of a convention between the Ministry of Defense (MINDEF) and the Ministry of Livestock, Fisheries and Animal Industries (MINEPIA) for the surveillance and control of fishing activities in the Cameroon waters, another fishing vessel named the Liao Lulhuyu was caught by the National Marine on the 13th July in the SONARA exploitation area.
The National Marine brought the vessel to Limbe and handed it over to MINEPIA services to follow up the normal procedures. According to the law, the company that owns the fishing vessel has the right to apply for an amicable settlement, if not, depending on the gravity of the crime committed, MINEPIA can engage a legal action against the company.
According to the South West Regional Delegate of MINEPIA, Dr. Walters Andu Ndi, the amicable settlement applied for by the owners of the fishing vessel was actually granted and fines were levied. Another penalty was that the fish caught was confiscated because they fished in a restricted area and as a result, this fish was regarded as state property. The Regional Delegate added that since fish is a perishable product, it was auctioned to the public on Saturday, 16 July, 2016 in Limbe in collaboration with the Ministry of State Property who are the competent body to carry out auction sales.
“We have educated the business persons of the fishing sector to understand the rules and regulations governing fishing activities. Now is the period for action and punishment of those who do not respect the laws. We hope that others will learn from the mistakes for a more responsible and sustainable fishing activity.
Commerce avec le Nigeria: l’offensive s’impose

Augustin FOGANG
Rédaction - Dossier

Le Cameroun entend mettre Ă  profit le prochain forum d’affaire d’Abuja pour tirer le meilleur du vaste marchĂ© de sgaroua-boulai-camions-bloqueson grand voisin.
PremiÚre puissance économique du continent africain depuis quelque temps, le Nigeria représente,depuis 2015,un marché de plus de 187 millions de consommateurs. La proximité de ce géant voisin, avec qui le Cameroun partage une frontiÚre de prÚs de 2000 km, devrait constituer pour notre pays une formidable opportunité en matiÚre économique et commerciale. Seulement, les échanges commerciaux entre les deux économies restent déséquilibrés au détriment du Cameroun. Selon les statistiques de la direction des affaires économiques du ministÚre des Finances, le Nigéria a été le deuxiÚme fournisseur du Cameroun, avec respectivement 13,8 et 17,9 % des importations camerounaisesen 2013 et 2014 derriÚre la Chine (14,3 et 18 %). Une tendance qui devrait se renforcer, quand on sait que la dévaluation de la monnaie nigériane, le Naira, est entrée en vigueur le 20 juin dernier.Avec comme effets immédiats : un coup de fouet aux exportations nigérianes vers le Cameroun, corollaire de la diminution des prix des marchandises importées du Nigeria sur nos marchés ; et une aggravation du déficit commercial du Cameroun vis-à-vis du Nigeria.
CĂŽtĂ© camerounais, tout est nĂ©anmoins mis en Ɠuvre en vue de capitaliser la coopĂ©ration Ă©conomique en construction entre le Cameroun et le Nigeria. La dĂ©termination du gouvernement, depuis quelques annĂ©es, Ă  relever la contribution nationale aux Ă©changes commerciaux avec le Nigeria voisin, est en effet manifeste, et n’a Ă©tĂ© que lĂ©gĂšrement entamĂ©e par l’insĂ©curitĂ© entretenue Ă  sa frontiĂšre nord-ouest par la secte terroriste BokoHaram. C’est dans cette optique qu’à l’occasion de la 6egrande Commission mixte Cameroun-Nigeria tenue Ă  YaoundĂ© du 9 au 11 avril 2014, une plateforme juridique entre les opĂ©rateurs Ă©conomique des deux pays a Ă©tĂ© mise sur pied. PrĂ©sentant aux hommes d’affaires camerounais l’accord commercial signĂ© le 11 avril 2014, le ministre du Commerce, Luc Magloire MbargaAtangana leur avait fait observer entre autres que « les exportations sont des opportunitĂ©s d’affaires pour le Cameroun » ; que « le Nigeria est un marchĂ© solvable et liquide » ; et que l’accord signĂ© ouvrait « une nouvelle Ăšre de coopĂ©ration Ă©conomique et commerciale avec le grand voisin, le Nigeria ». L’engagement des deux pays Ă  aller plus loin dans le renforcement de leur coopĂ©ration Ă©conomique a Ă©tĂ© rĂ©affirmĂ© Ă  l’occasion de l’échange de visites d’Etatentre les prĂ©sidents MuhammaduBuhari (du 29 au 30 juillet 2015 Ă  YaoundĂ©) et Paul Biya (du 3 au 4 mai 2016 Ă  Abuja).
Le gouvernement et le secteur privĂ© travaillent d’arrache-pied Ă  l’élaboration de la meilleure stratĂ©gie pour aller effectivement Ă  la conquĂȘte du vaste dĂ©bouchĂ© commercial que reprĂ©sente le Nigeria voisin. En prĂ©lude au forum des affaires Cameroun-Nigeria qui devrait se tenir Ă  Abuja au courant de novembre prochain, une rĂ©union interministĂ©rielle Ă©largie au secteur privĂ© s’est tenue mercredi 13 juillet dernier Ă  YaoundĂ©, autour du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du Territoire, Louis Paul Motaze. Il s’est agi, au cours de cette rĂ©union prĂ©paratoire au forum Ă©conomique d’Abuja, de prĂ©senter aux participants les enjeux de ce forum d’affaires. Toutes choses dont l’heureux aboutissement devrait permettre Ă  l’économie camerounaise de passer Ă  l’offensive et de pouvoir tirer le meilleur parti des opportunitĂ©s qu’offre le vaste marchĂ© nigĂ©rian.
Mercato: le cas Clinton Njie

Josiane R. MATIA
National - Sport

L’Olympique de Marseille toujours sur la piste du Camerounais qui veut rester à Tottenham.
Qu’espĂšre vraiment Clinton Njie Ă  Tottenham ? Difficile de ne pas se le demander au vu de l’actualitĂ© autour du joueur depuis quelques jours. L’Olympique de Marseille, en quĂȘte de renforts offensifs, souhaite, en effet, engager l’attaquant de Tottenham Spurs (Premier League). Mais ce dernier a fait savoir qu’il veut rester Ă  Londres, question de gagner, enfin, sa place de titulaire. Une attitude toute Ă  son honneur, surtout qu’il y a une Ligue europĂ©enne des champions en vue et pourquoi pas, un podium en Premier League avec Tottenham.
Seulement, quelles sont les chances pour le Camerounais de 22 ans de s’imposer dans une Ă©quipe oĂč il vient de passer une saison trĂšs compliquĂ©e ? Surtout qu’il n’est plus forcĂ©ment dĂ©sirĂ© de ce cĂŽtĂ©-lĂ . Selon le quotidien français l’Equipe, Clinton Njie aurait rencontrĂ© son entraĂźneur, Mauricio Pochettino, et le responsable des transferts afin de clarifier sa situation. Mais les deux responsables ne sont pas contre le dĂ©part du joueur, d’autant que la concurrence va ĂȘtre encore plus rude en attaque la saison prochaine.
Tottenham vient, en effet, de s’offrir les services du Français d’origine camerounaise, Georges-Kevin Nkoudou en provenance de... Marseille. Autre nouvelle recrue, Ă©galement dans le mĂȘme registre que les deux Camerounais, c’est Vincent Janssen, l’ex-attaquant nĂ©erlandais de l’AZ Alkmaar. Sans oublier l’indĂ©boulonnable Harry Kane. Difficile d’envisager une place de titulaire pour Njie dans ces conditions, Ă  moins d’un miracle. Mais les choses pourraient Ă©voluer d’ici Ă  la fin du Mercato.
ArrivĂ© la saison passĂ© Ă  Tottenham en provenance de l’Olympique lyonnais pour 17 millions d’euros, dont trois de bonus, Clinton Njie n’a pas su rĂ©pondre aux attentes qui Ă©taient placĂ©es en lui. La faute Ă  plusieurs blessures en cours de saison et une concurrence fĂ©roce. Pour la saison 2015-2016, il affiche un bilan de 14 apparitions toutes compĂ©titions confondues et aucun but inscrit.
Football féminin: foulées de Fap vers le titre

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Les amazones se maintiennent Ă  la tĂȘte du championnat de premiĂšre division Ă  l’issue de la 10e journĂ©e disputĂ©e le week-end dernier.
Le jeu Ă©tait dĂ©sinvolte, insipide Ă  la limite. Dimanche dernier, les Amazones de Fap n’ont pas prĂ©sentĂ© leur meilleur visage contre PanthĂšre Security de Garoua (PSG) au Centre technique de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football Ă  Odza. Mais le club a enregistrĂ© sa neuviĂšme victoire de la saison en dix sorties en battant son adversaire par 3-1. Les Amazones des Forces armĂ©es et police se sont laissĂ©es transporter par le jeu de l’équipe de Garoua. Une Ă©quipe en panne de fraĂźcheur et qui s’est prĂ©sentĂ©e Ă  dix Ă  YaoundĂ©. Hassan Bala, entraĂźneur de PanthĂšre Security refait le match : « Nous avons ouvert le score mais aprĂšs, nous ne parvenions pas Ă  monter en bloc Ă©quipe. Il y avait trop d’intervalles. Nous avons pris deux buts coup sur coup et le troisiĂšme juste Ă  l’entame de la deuxiĂšme mi-temps ». Cela s’explique. Les joueuses de PSG ont passĂ© toute la semaine sans travailler. En plus, la FĂ©cafoot a fait jouer le match plus tĂŽt que prĂ©vu. « Nous avons jouĂ© tout le match Ă  dix parce que la programmation de la fĂ©dĂ©ration n’est pas fixe. Nous devions jouer Ă  15h. Finalement, la rencontre a Ă©tĂ© ramenĂ©e Ă  13h le mĂȘme jour. Du coup, toutes les joueuses ne sont pas arrivĂ©es Ă  temps par manque d’information », regrette Hassan Bala.
A Fap, on reste modeste. Berthe Dora Bilo’o Zengue, capitaine des Amazones, reconnaĂźt que ses coĂ©quipiĂšres n’étaient pas au top. « Nous n’avions pas trop d’engagement et nous avons suivi une Ă©quipe de PanthĂšre bien dans son jeu. Nous avons tout de mĂȘme empochĂ© les trois points Ă  la fin », explique-t-elle Ă  CT. Avec 49 buts inscrits et huit encaissĂ©s, les Amazones gardent la tĂȘte du classement avec un seul match nul depuis le dĂ©but de la saison. Le club dĂ©tient la meilleure attaque et les meilleures buteuses Ă  savoir : Badoa (15 buts) et Ghislaine Odile Nkou (14 buts). Invaincu, Samuel Moussongo, l’entraĂźneur, rappelle Ă  chaque sortie l’objectif du club : faire le doublĂ©. « Nous sommes bien partis pour le titre de champion. Il faudra assurer ».
Livres: Armand Claude Abanda chez le Minac

Assiatou NGAPOUT M.
National - Culture

Sous sa casquette d’auteur, le reprĂ©sentant-rĂ©sident de l’IAI a Ă©tĂ© reçu mardi pour parler de l’entrĂ©e au programme scolaire gabonais de son ouvrage « Fils de prĂ©lat ».
C’est un homme Ă©mu et heureux qui a Ă©tĂ© reçu mardi en audience par le ministre des Arts et de la Culture (Minac), Narcisse Mouelle Kombi. Armand Claude Abanda, reprĂ©sentant-rĂ©sident de l’IAI Cameroun et auteur du roman « Fils de prĂ©lat » qui Ă©tait accompagnĂ© de ThĂ©ophile Manganga, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Institut pĂ©dagogique national du Gabon, a tenu Ă  rencontrer le Minac pour lui annoncer la bonne nouvelle. Celle de l’entrĂ©e de son ouvrage au programme scolaire gabonais en classe de seconde de l’enseignement gĂ©nĂ©ral et technique dĂšs la prochaine rentrĂ©e scolaire.
« Je ne peux que me rĂ©jouir de la nouvelle relative Ă  l’inscription dans les programmes scolaires gabonais, du roman « Fils de prĂ©lat » de notre compatriote Armand Claude Abanda. Je me rĂ©jouis parce qu’il s’agit d’un auteur de la nouvelle vague des Ă©crivains camerounais qui cĂ©lĂšbrent de cette maniĂšre-lĂ , le dynamisme de la littĂ©rature camerounaise et lui permet d’acquĂ©rir un surcroĂźt de rayonnement international », a dĂ©clarĂ© le Minac. Et l’auteur : « Mon Ă©motion est trĂšs forte parce que ce livre a Ă©tĂ© Ă©crit en 1982 lorsque j’étais en classe de terminale. Je suis heureux de constater que le Gabon qui est ma seconde patrie a dĂ©cidĂ© de mettre ce livre dans son programme scolaire.»
Ecrans Noirs: le public se fait attendre

Monica NKODO
National - Culture

Les projections ont débuté à Yaoundé dans les différentes salles depuis samedi dernier. Les cinéphiles eux tardent à les remplir.
Se frayer un chemin dans la salle noire Ă©clairĂ©e par la lueur provenant de l’écran. Le faire, mais sans gĂȘner les autres spectateurs. Non attendez, quels spectateurs ? Il n’y en a pas beaucoup. Du moins, pas encore. Mais si, au premier rang, on aperçoit trois petites tĂȘtes. Dimitri, Lana et Bryan. C’est vrai, il n’est encore que 9h30 mn, et la projection quotidienne pour enfants Ă  l’Institut français de YaoundĂ© (IFC) Ă  l’occasion des Ecrans Noirs commence dans 30 minutes. Le trio attend patiemment. « Nous sommes abonnĂ©s Ă  la mĂ©diathĂšque, et avant qu’elle ne s’ouvre, on s’est dit qu’on pouvait venir regarder le film. J’ai suivi Ă  la radio que les Ecrans Noirs se dĂ©roulent en ce moment », explique le petit Dimitri.
Leur attente sera Ă©courtĂ©e. Les responsables de la projection sont dĂ©solĂ©s d’annoncer que le film pour jeune public prĂ©vu ce matin n’est plus au programme. « Nous avons rencontrĂ© un problĂšme technique hier, et un des films programmĂ©s la veille a Ă©tĂ© reconduit ce matin. DĂšs demain (Ndlr : ce mercredi), les projections pour enfants reprennent Ă  10h », promettent-ils. Les Ecrans Noirs battent leur plein depuis samedi dernier. La dame prĂ©posĂ©e par le festival Ă  la vente des billets Ă  l’entrĂ©e de l’IFC rassure Ă  propos d’une certaine affluence pour la sĂ©lection jeunesse. « “Kirikou”, “Le crocodile du Botwanga”, ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s avec un public assez consistant. Ce sont les vacances et les parents n’hĂ©sitent pas Ă  amener leurs enfants », dit-elle. Les cinĂ©philes des autres tranches horaires (14h, 16h, 18h et 20h), qu’il s’agisse de l’IFC, du Centre culturel camerounais, de l’Institut Goethe ou de Sita Bella, se recrutent dans une autre catĂ©gorie.
Henri Matip est journaliste, entre autres casquettes. Lundi soir, il a regardĂ© non sans plaisir, « Le temps des cannibales », un film allemand Ă  l’Institut Goethe. « C’était Ă  la fois drĂŽle et porteur de leçons. C’est cela le cinĂ©ma. Il nous pousse Ă  rĂ©flĂ©chir, Ă  faire bouger certaines choses », reconnaĂźt le cinĂ©phile. A cette projection, cela vaut pour la majoritĂ© des films auxquels le reporter de CT a assistĂ©, le public est fait de membres du jury du festival, de rĂ©alisateurs invitĂ©s, de quelques journalistes et de rares personnes vraiment passionnĂ©es. Les Ă©crans s’animeront jusqu’à samedi prochain. A 1.000 F le ticket, il y a matiĂšre Ă  se lancer