Cameroon Tribune
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NĂ©crologie: Achalle, l’inachevĂ©

Rita DIBA
National - Culture

Le chanteur, décédé mercredi dernier à Limbé, préparait un nouvel album.
« Il Ă©tait venu me voir rĂ©cemment et on a Ă©changĂ©, notamment sur son nouvel album qui allait voir le jour. Et le clip de l’une des chansons Ă©tait dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©. Il devait sortir dans les prochains jours. » VoilĂ  ! Alors qu’Achalle avait pris son Ă©lan pour revenir sur le devant de la scĂšne musicale avec le single « Ebolo », comme l’expliquent ces propos d’une connaissance, l’auteur de « Bunya » a Ă©tĂ© fauchĂ© par la mort. La trentaine Ă  peine entamĂ©e. C’était le 27 juillet 2016. AprĂšs quelques semaines internĂ© Ă  l’hĂŽpital rĂ©gional de Limbe, dans le Sud-Ouest. Les complications de son infection pulmonaire auront eu raison de lui, selon le directeur de la formation sanitaire, le Dr Denis Nsame. Au grand dĂ©sespoir de sa tante, Mary Nana Wasso Ndi, chez qui l’artiste rĂ©sidait quand il Ă©tait dans la citĂ© balnĂ©aire.
Un tour dans l’appartement de la pauvre dame au quartier Lonsome, Ă  Tita Street plus exactement, renseigne sur l’importance qu’Achalle, Denis Atem au civil, avait pour sa famille. Dans le petit salon, sur les siĂšges, ils sont serrĂ©s les uns prĂšs des autres, Ă  se remĂ©morer un instant de vie partagĂ© avec le dĂ©funt. Pour « Anti Mary », qu’Achalle appelait en rigolant « Tendance » pour sa coquetterie, le disparu Ă©tait un jeune homme « agrĂ©able Ă  vivre, trĂšs gentil ». Sa voix se brise au bout de ces beaux souvenirs de celui sur qui elle aura veillĂ© Ă  l’hĂŽpital. Son neveu, fils de sa sƓur, avait pourtant tant de choses Ă  accomplir encore, lui qui revenait tout juste d’Espagne et qui prĂ©parait son come-back.
Comme un goĂ»t d’inachevĂ© donc
 On aura eu ce sentiment tout au long de la pĂ©riode oĂč on aura connu Achalle, rĂ©vĂ©lĂ© au grand public en 2006 par Stars2Demain, compĂ©tition tĂ©lĂ©visĂ©e de dĂ©couverte des jeunes talents musicaux. Denis Atem remportera la premiĂšre Ă©dition. Il participera Ă  l’album de la communautĂ© Stars2Demain, avant une production solo en 2007, « Feelings ». DeuxiĂšme opus en solitaire, « Excited » en 2010. En 2008, il est finaliste pour le Cameroun aux Kora Music Awards dans la catĂ©gorie « meilleur artiste Rnb ». Alors, son album verra-t-il le jour Ă  titre posthume pour un hommage Ă  la hauteur de ce talent parti tĂŽt ?
Achalle de son vivant.
Amadou Vamoulké à Kondengui

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

L’ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv sĂ©journe Ă  la prison centrale de YaoundĂ© depuis vendredi dernier.
La maison d’arrĂȘt de Kondengui abrite dans ses murs un nouveau prestigieux locataire depuis vendredi 29 juillet dernier, en la personne d’Amadou VamoulkĂ©. Ce n’est autre que l’ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la Cameroon Radio Television (Crtv) limogĂ© le 29 juin 2016. Le dossier qui le conduit en prison remonte Ă  2006, un an aprĂšs son arrivĂ©e Ă  la tĂȘte de la Crtv le 26 janvier 2005. Mais c’est en 2014 qu’Amadou VamoulkĂ© commence Ă  ĂȘtre rĂ©guliĂšrement entendu, relativement Ă  une accusation de dĂ©tournement de deniers publics. Il est alors tĂ©moin dans l’affaite ministĂšre public contre Gervais Mendo Ze, ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv de 1988 Ă  2005.
Mardi 17 fĂ©vrier 2015, le juge d’instruction du Tribunal criminel spĂ©cial (Tcs), instance judiciaire créée en 2011 pour connaĂźtre spĂ©cifiquement des cas de dĂ©tournement de plus de 50 millions F, lui signifiait son inculpation pour dĂ©tournement de deniers publics en coaction avec l'ex-directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv, le Pr. Gervais Mendo Ze. Ces derniers mois, Amadou VamoulkĂ© a Ă©tĂ© auditionnĂ© Ă  quatre reprises par le juge d’instruction du Tcs, Annie NoĂ«lle Bahounoui BatendĂ©, qui lui reproche au moins deux fautes de gestion. L’une, en rapport avec des avantages perçus jugĂ©s illĂ©gaux qui culmineraient Ă  59 millions. L’autre, avec le dĂ©tournement d’un montant de 2,8 milliards F reprĂ©sentant le dĂ©ficit du «report de trĂ©sorerie» Ă  son arrivĂ©e Ă  la direction gĂ©nĂ©rale de l’entreprise.
C’est confiant que l’ancien Dg s’est prĂ©sentĂ© vendredi dernier Ă  10h30 au Tcs, aprĂšs avoir reçu aux alentours de 10h un coup de fil l’y conviant. « Alors que ses avocats s’attendaient Ă  ce qu’il soit auditionnĂ© comme d’habitude, ils ont Ă©tĂ© surpris de constater que le mandat de dĂ©pĂŽt Ă©tait dĂ©jĂ  signĂ©. On a utilisĂ© une porte dĂ©robĂ©e pour le sortir et le conduire Ă  Kondengui Ă  l’abri des regards des paparazzis », assure une source introduite. ArrivĂ© dans la maison d’arrĂȘt Ă  11h, Amadou VamoulkĂ© va dĂ©sormais rĂ©pondre des faits qui lui sont reprochĂ©s au cours d’audiences publiques au Tcs.
Crtv: le JT change de formule

Monica NKODO
National - Culture

DÚs lundi, les journaux de 19h30 mn et 20h30 mn reviennent à un présentateur unique.

Lundi 1er aoĂ»t 2016, les fidĂšles tĂ©lĂ©spectateurs de la Crtv vont noter du changement. D’abord avec le gĂ©nĂ©rique, plus moderne, plus cadencĂ©, et plus court, bref plus accrocheur, comme l’a soulignĂ© Ibrahim Cherif, directeur de l’information Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale. Si l’habillage (travaillĂ© et produit entiĂšrement par la Crtv elle-mĂȘme) subira un lifting dans toutes les tranches d’information, une nouveautĂ©, ou plutĂŽt un retour est Ă  suivre. Fait majeur, les journaux de 19h30 mn (7.30 News) et de 20h30, passent du duo au solo. On parle de prĂ©sentateurs bien sĂ»r.
Cette formule de la double prĂ©sentation appliquĂ©e depuis environ 10 ans dans ces deux grandes Ă©ditions de la soirĂ©e faisant le plus d’audience, arrive Ă  son terme. « La prĂ©sentation en duo a eu un certain succĂšs Ă  un moment donnĂ©, mais ensuite elle a connu une pente descendante », rappelle Ibrahim Cherif. AdĂšle Mballa reprend les commandes du 20h30 mn en semaine, et Ben Pufong celles du 19h30 mn. Le week-end, Atta Badyne Oumar et Esther Kima Tabot, prennent le relais, respectivement dans les journaux en français et en anglais. Pour familiariser son public, la tĂ©lĂ©vision nationale diffuse un spot de maniĂšre rĂ©guliĂšre sur ses antennes depuis peu. Par ces changements, volontĂ© du top management de la chaĂźne, la Crtv veut consolider ses objectifs. Il s’agit bien sĂ»r d’expliquer l’action du gouvernement, mais aussi de rentrer un peu plus dans le quotidien des Camerounais, question de proximitĂ©.
SDF Chairman, Fru Ndi Clocks 75

Choves LOH
National - Politique

Birth day songs, special prayers and bottle dance summed up weekend’s SDF, NEC session and thanksgiving service in Bamenda and Chairman, Fru Ndi’s Baba II village.

North West Governor, Adolphe Lele Lafrique, Senator Simon Achidi Achu, North West Fons, SDF faithful, friends and relatives were on July 31, 2016 part of special prayers for God’s grace and protection for the SDF National Chairman, Ni John Fru Ndi at 75 .The event at Presbyterian church, Baba II, home of the leading opposition party leader, inspired Fru Ndi to continue to work towards the betterment of Cameroon.
The thanksgiving event honoured and glorified God for Fru Ndi, whom speaker after speaker cheered as a rare statesman. Family Head and Son, Ni Thomas Ndi and Benjamin Fru Ndi thanked all who have supported and criticized the Chairman to be a better nation builder. Fru Ndi summed it himself when he said ”I will continue to be who I am when Cameroon is the subject, though I stretched my hand and the President did not take it the way I like”.
Twenty four hours earlier, Fru Ndi presided over a National Executive Committee (NEC) session of the SDF at his Ntarinkon residence where crucial decisions were endorsed to move forward the reorganization of SDF party structures in some regions that have so far, suffered speed brakes. In the following interview granted Cameroon Tribune, Fru Ndi talks about his life and that of the party.
Interview: “Joshua Osih Will Lead If Elective Convention So Decides”

Choves LOH
National - Politique

Ni John Fu Ndi, National Chairman, Social Democratic Front (SDF) party, talks on the future of the party.

Could we know how you feel at 75?
It is a wonderful experience that is difficult to explain. I have every reason to thank God because at 75, I am still on my feet, reasoning properly and feeling great. Once in a while, I visit cemeteries in Bamenda’s neighbourhoods and that is how you know that many people are dying and among them are a lot of young people. That is why I thank God for life since 1941.

What were the topical issues during the NEC Session of July 30, 2016?
NEC members spent time discussing attempts by people propagating information to destabilize the SDF. We also deliberated towards the party’s elective convention in 2017. It requires the setting up of commissions and follow-up to ensure that the imminent convention is hitch-free. We also concerted to emerge with solutions for obstacles on the way of the reorganisation of party structures in certain areas.

It is rumoured that you are being lobbied to have the Vice Chairman of the SDF, Hon. Joshua Osih, as the party’s candidate for the next presidential elections.
Those propagating such ideas are myopic. SDF procedures are spelt out in its constitution. It is on the floor of the SDF Convention that candidates for presidential elections are chosen. This has been the tradition in the SDF. Candidates have to subject themselves to the laws of the party and I am proud that we have not bent procedure in the SDF, while other political leaders simply declare themselves as candidates.
It is not long that we criticized the CPDM for drumming it that Mr Biya should precipitate Presidential elections and become their presidential candidate. The SDF argued that we cannot precipitated elections in the face of the War against Boko Haram. That is why I cannot make a u-turn and declare Hon. Joshua Osih as SDF’s candidate for the next presidential elections ahead of the elective convention.
The party is not my personal property. If Hon. Joshua Osih wins at the elective convention, he will lead. I am proud that I have led the SDF to emerge as the strongest party in Cameroon in the midst of all sorts of obstacles. It is not time to twist our rules.

Are you concluding that nobody has discussed the above subject with you?
Yes, nobody has discussed the subject with me.

Are you surprised that Hon. Joshua Osih has kept sealed lips over the issue? Or, has he talked about it with you?
Most of the things are on social media and I do not know if he has been talking about it. However, I know that he will answer or react when the appropriate time comes.

You were in Lebialem Division recently to bury the former Secretary General of the SDF, Prof. Tazoacha Asonganyi whom we know was in a conflicting situation with you before going to the world beyond. What should the public to understand following your outing in Lebialem?
The message is that I do not quarrel with dead people. Even if he quarrelled and left the SDF, he did some work for the party that I need to thank him for. The family looked nervous when they saw me in Lebialem but it did not bother me because I was there to bury Prof. Asonganyi and that was done.
Cameroon Tribune du mercredi, 3 août 2016.
Grippe aviaire: vers la sortie de crise

Raissa CAROLE (Stagiaire)
Régions - Adamaoua

Pour une sortie de crise, les acteurs de la filiĂšre Ă©taient autour de la table avec le gouverneur et les responsables de la tutelle de l’élevage, lundi dernier.
La maison de l’élevage de la rĂ©gion de l’Adamaoua Ă  NgaoundĂ©rĂ© a bien portĂ© son nom lundi dernier. A l’occasion d’une rĂ©union d’information et de sensibilisation des acteurs de la filiĂšre avicole de la rĂ©gion de l’Adamaoua, une brĂšche de sortie de crise a Ă©tĂ© ouverte. Une levĂ©e progressive des barriĂšres d’importation des sous-produits de la volaille vient de commencer. Discussions riches entre une Ă©quipe de la direction du service vĂ©tĂ©rinaire du MINEPIA et les autoritĂ©s de la place sur la suite Ă  donner pour une levĂ©e dĂ©finitive des mesures restrictives qui entravent l’essor Ă©conomique dans la filiĂšre.
Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, gouverneur de la rĂ©gion de l’Adamaoua s’est fĂ©licitĂ© de la citoyennetĂ© des habitants de l’Adamaoua qui ont fait face Ă  l’épizootie de maniĂšre responsable. De l’avis du Dr Moussa Yaya, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA, depuis bientĂŽt un mois, des Ɠufs de table en provenance de l’Ouest, du Centre et l’Est font dĂ©jĂ  leur entrĂ©e dans les marchĂ©s pour le bonheur des populations locales. Cependant, cette levĂ©e des barriĂšres est encadrĂ©e par des mesures sanitaires usuelles. Afin de parer au plus pressĂ©, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINEPIA pour l’Adamaoua a annoncĂ© pour trĂšs bientĂŽt une annexe Ă  NgaoundĂ©rĂ© du Lanavet.
Pour lui, « la proximitĂ© de cette structure avec la rĂ©gion de l’Adamaoua sera d’un trĂšs grand apport pour l’élevage local ». De mĂȘme que pour diagnostiquer rapidement en cas d’épidĂ©mie dans l’univers de l’élevage. Pour mĂ©moire, un foyer de grippe aviaire a Ă©tĂ© dĂ©couvert et confirmĂ© Ă  Daber dans le dĂ©partement du DjĂ©rem, rĂ©gion de l’Adamaoua, le 10 juin dernier. Des mesures fortes ont Ă©tĂ© prises par les autoritĂ©s administratives, militaires et traditionnelles pour contenir la maladie. Plus de 300 poulets ont Ă©tĂ© incinĂ©rĂ©s et cinq camions d’Ɠufs dĂ©truites.
Comme des mousquetaires


AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Quatre Camerounais vont tenter d’obtenir une mĂ©daille Ă  Rio.
Avoir le porte-Ă©tendard du pays dans les rangs, cela met doublement la pression aux boxeurs camerounais. Simplice Fotsala (49 kg), Smaila Mahaman (64 kg), Wilfried Seyi (75 kg), porte Ă©tendard et Hassan Ndam Njikam (89kg) sont quatre combattants d’élite, dĂ©terminĂ©s et dĂ©vouĂ©s. DĂšs le 6 aoĂ»t, dĂ©but des compĂ©titions de boxe, ils monteront sur les rings au nom du Cameroun. Leurs adversaires ne seront connus qu’à l’issue du tirage au sort mais, en chacun bouillonne l’envie de faire ses preuves comme ces aĂźnĂ©s mĂ©daillĂ©s (Joseph Bessala : mĂ©daillĂ© d’argent aux Jeux de Mexico en 1968 et Martin Ndongo Ebanga : mĂ©daillĂ© de bronze aux Jeux de Los Angeles en 1984).
Hassan Ndam Njikam, le plus ĂągĂ© de la Team Cameroun (32 ans), connaĂźt les compĂ©titions de haut niveau. Lui a la technique et est habituĂ© des J.O oĂč ses coĂ©quipiers chercheront des repĂšres. Hassan, c’est l’élĂ©ment fĂ©dĂ©rateur dans ce groupe, le « grand frĂšre ». Pour emprunter Ă  la tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, il conseille, incarne l’autoritĂ© et la voie Ă  suivre. Avec Hassan Ndam, SmaĂŻla Mahaman est l’autre pugiliste Ă  avoir dĂ©jĂ  eu droit Ă  un tour aux Jeux olympiques. En 2008 Ă  Beijing, en Chine, il montait sur les rings et sortait en seiziĂšmes de finale. « Nous savons que nous avons toutes nos chances. AprĂšs le tirage au sort, tout sera possible », rassure le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de boxe, Bertrand Magloire Mendouga. Pour les boxeurs camerounais, c’est le plaisir avant la « guerre », mĂȘme s’ils sont tous lĂ  pour le podium. Des graines de champions qui tenteront de germer sur les rives brĂ©siliennes.
Ape d’étape Cameroun-Union europĂ©enne : ce qu’il faut savoir

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

Rùgles d’origine, mise à niveau des entreprises
Dans le cadre du dĂ©mantĂšlement tarifaire prĂ©vu demain, ce sont deux aspects-clĂ©s de la mise en Ɠuvre de l’accord sur lesquels les deux parties travaillent.
L’Accord de partenariat Ă©conomique (APE) d’étape ratifiĂ© par le Cameroun avec l’Union europĂ©enne (UE) en juillet 2014 entre en vigueur dĂšs demain 04 aoĂ»t. Dans les faits, cette date correspond au dĂ©marrage du processus de dĂ©mantĂšlement tarifaire des produits europĂ©ens entrant sur le marchĂ© camerounais. Dans le cadre de la sĂ©rie que CT lance dĂšs ce jour intitulĂ© : « APE d’étape Cameroun-Union europĂ©enne : ce qu’il faut savoir », deux points prĂ©cis sont exposĂ©s : les rĂšgles d’origines et la mise Ă  niveau des entreprises.
Les rĂšgles d’origine sont incontournables dans la mise en Ɠuvre de l’accord d’étape du Cameroun. « Les rĂšgles d’origine vont servir cĂŽtĂ© camerounais Ă  dĂ©terminer de façon transparente et objective, les produits europĂ©ens qui bĂ©nĂ©ficieront de la baisse ou de l’élimination des droits de douane », explique Samuel Yemene, membre du ComitĂ© de suivi de la mise en Ɠuvre des APE. Certains produits Ă©tant exclus de l’accord, ce sont ces rĂšgles d’origine qui vont permettre de faire la diffĂ©rence.
En prĂ©lude Ă  l’entrĂ©e en vigueur de cet accord et dans un souci de compĂ©titivitĂ©, un programme de mise Ă  niveau des entreprises camerounaises a Ă©tĂ© mis sur pied. « Il s’agit d’un processus continu qui vise Ă  prĂ©parer et Ă  adapter l’entreprise et son environnement au niveau des exigences du libre-Ă©change », confie Chantal Elombat, directrice du Bureau de mise Ă  niveau des entreprises. Selon les statistiques fournies par cette structure, 346 demandes d’adhĂ©sion ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es au programme, 157 prĂ©-diagnostiquĂ©es et 65 admises. Ces entreprises commercialisent des produits alimentaires, des matĂ©riaux de construction, des services d’hĂ©bergement et restauration, du savon de mĂ©nage et dĂ©tergents, des colles, des peintures, des objets d’arts, des semi-remorques, des plateaux, des tĂŽles et autres produits des industries mĂ©caniques, des parpaings, des pavĂ©s, des emballages Ă  usage agro-alimentaire, des tissus, des vĂȘtements, etc.
Huiles végétales raffinées: le faux fait de la résistance

Josy MAUGER
National - Economie

Des produits non-conformes et impropres Ă  la consommation dĂ©criĂ©s par l’association des raffineurs, sont encore vendus.
Plus d’une douzaine de marques d’huiles vĂ©gĂ©tales raffinĂ©es impropres Ă  la consommation inondent Ă  nouveau les marchĂ©s et grandes surfaces. Depuis prĂšs de deux mois, ces produits qui avaient presque disparu des Ă©tals et rayons des commerçants, grĂące aux mesures prises par le gouvernement avec l’appui de l’association des raffineurs des olĂ©agineux du Cameroun (Asroc), ont refait surface sur le marchĂ©.
L’annonce a Ă©tĂ© faite mardi dernier au cours d’une confĂ©rence de presse donnĂ©e par l’Asroc. Selon son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Jacquis Kemleu Tchabgou, la situation qui prĂ©vaut en ce moment dans la filiĂšre des olĂ©agineux n’est guĂšre reluisante. AprĂšs des descentes et multiples enquĂȘtes effectuĂ©es dans les grandes villes, l’association s’est rendue compte du « nombre effroyable » des huiles non-conformes existant sur le marchĂ©. Des produits qui selon elle, ne possĂšdent ni logo d’enregistrement, ni certificat. Certaines de ces huiles, dont les dates de pĂ©remption sont dĂ©passĂ©es, ne portent aucun estampillage et ne donnent aucune information aux consommateurs. D’autres se prĂ©sentent dans un conditionnement opaque, « on ne sait mĂȘme pas ce qui est Ă  l’intĂ©rieur ». Des Ă©lĂ©ments pourtant essentiels et obligatoires d’aprĂšs Emmanuel Nkoulou Ada, prĂ©sident du comitĂ© de rĂ©gulation de la filiĂšre des olĂ©agineux et qui ne semblent pas prĂ©occuper ces importateurs vĂ©reux, peu soucieux de la santĂ© des consommateurs, indique-t-il.
Outre le non-respect des lois et normes en vigueur au Cameroun en matiĂšre de qualitĂ© et de norme, on apprend que cette intrusion massive des huiles raffinĂ©es importĂ©es non conformes, impacte nĂ©gativement le secteur. A en croire les membres de l’Association, la filiĂšre commençait Ă  revivre. Il y avait une embellie qui se ressentait, mais la situation s’est malheureusement dĂ©gradĂ©e depuis quelques mois. Pour l’Asroc, il est donc impĂ©ratif de passer Ă  l’action, afin d’assainir ce secteur « qui utilise prĂšs de 50 000 personnes en emplois directs, et pour lequel les industriels ont investi prĂšs de 630 milliards de F ». Sous l’impulsion des pouvoirs publics, l’Asroc assure que des mesures sont en train d’ĂȘtre prises afin d’éradiquer le flĂ©au. Notamment des descentes et vĂ©rifications sur le terrain, l’envoi des Ă©chantillons de certaines huiles Ă  l’étranger pour des contrĂŽles.
Plan d’urgence: Les premiers kilomùtres

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

En six mois, les chantiers de construction de route ont sensiblement modifié le potentiel de plusieurs quartiers.
C’est une pirogue Ă©chouĂ©e au bord d’un pont en bĂ©ton. DĂ©sormais inutile pour se dĂ©placer dans cette banlieue insulaire de BonabĂ©ri qui dĂ©couvre la route. Ailleurs, c’est une voie secondaire mais le maĂźtre de cet ouvrage y place un grand espoir. Le cauchemar de la traversĂ©e du carrefour Ndokoti, presque en permanence embouteillĂ©, devrait commencer Ă  prendre fin avec cette petite route pavĂ©e qui longe la zone industrielle de Bassa pour finir Ă  l’entrĂ©e du commissariat du 8e arrondissement, aprĂšs le lycĂ©e d’Oyack. Solution de rechange presque achevĂ©e, ce nouveau kilomĂštre de la voirie prĂ©cĂšde d’autres passages d’évacuation du mĂȘme type en gestation : de Ndogsimbi (IPD) vers Ndogbat (ex-collĂšge BĂ©nĂ©dicte), un rĂ©seau nouveau se construit.
Pour le commun des habitants de Douala, c’est une « trĂšs bonne nouvelle, d’autant plus que ça s’est passĂ© si vite qu’on a du mal Ă  y croire », selon le tĂ©moignage satisfait de Martin Owona, riverain de la route d’Oyack. Il n’est pas seul Ă  s’enthousiasmer pour cette nouvelle donne dans la voirie mais peu savent que la rapiditĂ© d’exĂ©cution est due au caractĂšre du plan qui est ainsi mis en Ɠuvre. Le Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance dĂ©cidĂ© en 2014 s’est transformĂ© en faits palpables Ă  YoupwĂš, Ă  MbanguĂš, Ă  BonambappĂš, Ă  Mambanda, au Grand-Hangar... Ă  travers les arrondissements les plus populaires de Douala II, III, IV et V.
Sur 19,6 km de route Ă  construire pour le compte de l’exercice 2015 en cours d’exĂ©cution (depuis dĂ©cembre de l’an dernier), huit kilomĂštres ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© bĂątis. Un petit pont aussi
 L’inĂ©gal avancement de la trentaine de chantiers n’en est pas moins rĂ©el, tel que le montrent des rues de BĂ©panda parfois en cours de pavement, Ă  cĂŽtĂ© de celles oĂč le dĂ©guerpissement est tout juste achevĂ© ou encore au stade du soubassement de la chaussĂ©e. Martin Kemajou, qui y est l’Ɠil et l’oreille du maĂźtre d’ouvrage (ministĂšre de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain) n’en est pas pour autant inquiet, bien au contraire : « Nous veillons au grain Ă  travers une inspection hebdomadaire. On est Ă  globalement Ă  mi-parcours en ce qui concerne l’annĂ©e 2015 ainsi que dans l’avancement des tĂąches. »
Hors des chantiers, dans les quartiers, c’est dĂ©jĂ  la joie. La colline d’Oyack oĂč crapahutaient des voitures se laisse dĂ©valer et remonter. Dans les zones populaires de BonabĂ©ri, Mambanda est reliĂ© Ă  Grand-Hangar. Les terrains marĂ©cageux ont cĂ©dĂ© la place Ă  des rues parfaitement alignĂ©es. L’on n’y redoute plus les eaux de pluie qui vous montaient jusqu’à la taille durant le trimestre pluvieux qui commence en juillet.
Mgr Owono Mimboe: le dernier voyage

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

La levĂ©e de corps de l’évĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse d’Obala a eu lieu mardi Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©, en prĂ©sence du ministre Philippe Mbarga Mboa, reprĂ©sentant le chef de l’Etat.
Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe, Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse d’Obala, a entamĂ© son dernier voyage, mardi Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© oĂč a eu lieu sa levĂ©e de corps. DĂ©cĂ©dĂ© le 15 juillet dernier Ă  l’ñge de 83 ans, l’évĂȘque Ă©mĂ©rite du diocĂšse d’Obala laisse la grande famille religieuse, amis et connaissances en Ă©moi. Philippe Mbarga Mboa, ministre chargĂ© de mission Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat et plusieurs membres du gouvernement et du clergĂ© Ă©taient prĂ©sents. Au cours de l’office religieux dit par Mgr Christophe Zoa, Ă©vĂȘque de SangmĂ©lima, on retiendra que Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe Ă©tait un pĂšre et un ami.
C’était aussi un homme de bons conseils, attentionnĂ© et pĂ©dagogue. « Si sur le plan de la vie chrĂ©tienne, la foi, la sobriĂ©tĂ© et le courage sont entre autres des qualitĂ©s qu’il a le plus dĂ©veloppĂ©es ; sur le plan humain, Mgr Ă©tait un homme Ă©lĂ©gant dans la parole. De cette Ă©lĂ©gance dont parle l’apĂŽtre Saint Paul, lorsqu’il dit : vous n’ĂȘtes pas obligĂ©s de parler Ă  tout moment, mais s’il vous faut parler, dites une parole constructive », a dĂ©clarĂ© Mgr Christophe Zoa. Le cortĂšge funĂšbre s’est rendu en la CathĂ©drale Notre Dame des Victoires de YaoundĂ© pour un hommage, suivi du dĂ©part de la dĂ©pouille pour la paroisse Marie MĂšre Admirable de Nkometou dans la LĂ©kiĂ©, rĂ©gion du Centre. Il sera inhumĂ© mercredi Ă  10h Ă  la grotte mariale d’Obala.
NĂ© le 4 fĂ©vrier 1933 Ă  Ebolbum, petit village situĂ© dans la rĂ©gion du Sud, Mgr JĂ©rĂŽme Owono Mimboe a effectuĂ© ses Ă©tudes secondaires aux petits sĂ©minaires d’Akono, puis de Mva’a. Une partie de ses Ă©tudes supĂ©rieures a Ă©tĂ© faite au Grand sĂ©minaire d’OtĂ©lĂ©. C’est alors qu’il ira en France, poursuivre ses Ă©tudes. Le serviteur de Dieu revient au Cameroun et est ordonnĂ© prĂȘtre le 22 juillet 1962. Le 16 juillet 1987, il est nommĂ© Ă©vĂȘque du nouveau diocĂšse d’Obala, rĂ©gion du Centre, par Sa SaintetĂ© le pape Jean Paul II. Il cĂšde sa place Ă  Mgr LĂ©opold SosthĂšne Bayemi Metjei le 3 dĂ©cembre 2009, devenant ainsi Ă©vĂȘque Ă©mĂ©rite du mĂȘme diocĂšse.
CAN de judo: l’hommage aux hĂ©ros

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Les athlĂštes ont reçu des primes de podium au cours d’une cĂ©rĂ©monie mardi dernier Ă  YaoundĂ©.
De la pugnacitĂ©, de la pertinence et de la dĂ©termination. C’est ce que les judokas camerounais ont affichĂ© en Tunisie du 7 au 12 avril dernier lors des championnats d’Afrique. Avec au final, deux mĂ©dailles d’or judoka et une qualifiĂ©e aux Jeux olympiques (Hortense Vanessa Mballa Atangana).
Au ministĂšre des Sports et de l’Éducation physique, Bidoung Mkpatt a tenu Ă  honorer ces 12 sportifs au cours de la dĂ©sormais traditionnelle cĂ©rĂ©monie de remise des primes de podium. D’autant plus que pour la premiĂšre fois, le Cameroun a occupĂ© le 4e rang de la compĂ©tition devant des maĂźtres venus du Maghreb. Bidoung Mkpatt le reconnaĂźt, l’équipe a su mettre en exergue « le Fighting-spirit et pour cela, le Cameroun est fier de votre prestation ». S’ils ont su libĂ©rer leurs talents et faire preuve de courage, les judokas camerounais sont appelĂ©s Ă  de bien meilleurs rĂ©sultats.
PhilomĂšne Bata, capitaine de la sĂ©lection dames et mĂ©daillĂ©e de bronze chez les -48 kg se souvient : « A Tunis, c’était trĂšs difficile puisqu’il s’agissait des derniĂšres sĂ©lections au niveau africain pour la qualification aux Jeux olympiques. Le niveau Ă©tait relevĂ© et nous sommes contents pour Vanessa Ă  qui nous manifestons tous notre soutien ». Joseph Hell Bapou, lui, mĂ©daillĂ© en Ă©quipe, regrette de ne s’ĂȘtre pas qualifiĂ© parce que « c’est quatre ans de travail. Quand on passe Ă  cĂŽtĂ©, c’est compliquĂ©. Nous allons reprendre Ă  zĂ©ro » et surtout se remettre au travail.
RAVY 2016: l’expo finale

Monica NKODO
National - Culture

Le 29 juillet dernier, les artistes participant Ă  la 5e Ă©dition des Rencontres d’arts visuels de YaoundĂ© ont prĂ©sentĂ© leurs travaux au cours d’un vernissage.
Energique, intriguant, persuasif. Le Portugais Marcio Carvalho, artiste-plasticien, performeur d’exception, restera sans doute dans les esprits de cette 5e Ă©dition des Rencontres d’arts visuels de YaoundĂ© (RAVY) comme la sensation rafraĂźchissante. Sa performance, « If my grandmothers were historians » a Ă©tonnĂ© lors du vernissage final organisĂ© par l’association « Les palettes du Camer » en partenariat avec l’Institut Goethe le 29 juillet dernier au siĂšge de KIA Motors au quartier Nlongkak. D’abord parce que sa prestation a durĂ© plus de deux heures, montre en main. Ensuite, pour son message saisissant. Des statuettes noires, dĂ©ballĂ©es du papier Ă  bulles, puis trempĂ©es dans deux marmites pleines d’eau, et ressorties de la flotte par l’artiste dans une gestuelle acrobatique. GrĂące Ă  ce procĂ©dĂ©, Marcio Carvalho fouille les coulisses de la colonisation portugaise en Angola. A travers une biographie de sa famille, il ouvre la mĂ©moire collective de ces Portugais forcĂ©s de quitter leur « terre » en Afrique et de rejoindre en parias le vieux continent. Autour de l’Ɠuvre de Marcio Carvalho, d’autres artistes camerounais et Ă©trangers, ont eux aussi dĂ©nichĂ© de petites perles, bien Ă  l’abri dans leur imagination.
Belle occasion pour le commun des Camerounais de scruter Jean Pierre Bekolo, sous un angle que peu de personnes lui connaissent. Pour ces RAVY, le cĂ©lĂšbre rĂ©alisateur reste dans son champ de confort et prĂ©sente une installation autour du cinĂ©ma. On parle de 7e art, mais aussi de temps. « Comment fait-on le cinĂ©ma du futur ? Comment le passĂ© peut-il s’incruster dans le futur et le modifier ? », questionne-t-il. Jean Pierre Bekolo Ă©tait aussi lĂ  en vidĂ©o avec « Naked Reality »; et une sĂ©rie de clichĂ©s prĂ©sentant son installation « Une Africaine dans l’espace », morceau de l’exposition « Diaspora » au MusĂ©e du Quai Branly Ă  Paris.
Les acteurs de cette biennale, rĂ©unis autour du thĂšme « (ContemporalitĂ©s) » Ă  cette expo finale par le curateur Landry Mbassi, sont photographes, peintres, sculpteurs, vidĂ©ographes
 Concepts diffĂ©rents, mais un seul trait d’union, leur capacitĂ© Ă  transporter ici et ailleurs tous les heureux Ă©lus qui prĂȘtent un Ɠil attentif Ă  leurs Ɠuvres. Le travail Ă©pique du sculpteur Francis Sumegne a cĂŽtoyĂ© celui d’une jeune gĂ©nĂ©ration Ă  la tĂȘte bien faite. Entre autres : Kari Nzante qui recherche la rĂ©alitĂ© par ses tableaux. Boris Nzebo apportant ses toiles aux couleurs urbaines. Valery « Tito » Chifor avec ses photos Ă  mi-chemin entre lumiĂšre et opacitĂ©. Yvon Ngassam invitant au calme avec ses clichĂ©s sous l’intitulĂ© « Quiet ». Jean David Nkot interrogeant la notion d’affranchissement par ses tableaux, timbres aux proportions colossales.
Un Italien chez les Bamoun

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Culture

Le dernier roman de Patricia Tomaino Ndam Njoya, « Les coquelicots de l’espoir », Ă©voque abondamment la vie de son grand-pĂšre.
C’est une histoire singuliĂšre. Impressionnante et Ă©mouvante. Celle d’Angelo Tomaino. Citoyen italien nĂ© en Calabre en 1904, le jeune homme est envoyĂ© au front et fait prisonnier en Lybye pendant la deuxiĂšme guerre mondiale. Au sortir de prison, il va se retrouver au Cameroun, prĂ©cisĂ©ment Ă  Foumban. TrĂšs facilement, il s’adapte Ă  son nouveau monde.
C’est un homme parfaitement intĂ©grĂ© qui se mĂȘle aux populations, travaillant Ă  leurs cĂŽtĂ©s au quotidien. Il partage ainsi avec elles son expĂ©rience. Notamment dans la construction des ponts, routes, maisons sociales. De phrase en phrase, l’on dĂ©couvre sous la plume de Patricia Tomaino Ndam Njoya la vie quotidienne au royaume des Bamoun, les contacts avec les autoritĂ©s traditionnelles, les coutumes locales, la vie de famille, de mĂȘme qu’avec des personnes de tous les niveaux, de toutes les conditions. Et puis cette chaleur qui rappelle la Calabre. L’Italien est tellement bien intĂ©grĂ© dans la communautĂ© qu’il y prendra femme.
D’accouchement difficile Ă  Na nji-la mĂšre des jumeaux, en passant par Adieu maman, Une Ă©toile sur le chemin, Le tournant Ă  180°, Choisit-on son destin ?, Merci pour tout Erminia, Toute une nuit, toute une vie, Petit dĂ©jeuner Ă  la chefferie, La goyave et le fagot de bois, l’on dĂ©couvre les us et coutumes des Bamoun, peuple du Noun, Ă  l’Ouest Cameroun. Son organisation socio-politique et Ă©conomique aussi. En filigrane, l’ouvrage cĂ©lĂšbre l’humanisme. Il donne Ă  voir que les hommes d’origines diverses, des cultures nĂ©es dans des contextes diffĂ©rents peuvent parfaitement s’entendre et se lier. Une histoire d’amitiĂ© entre les peuples, d’intĂ©gration et d’amour du prochain.
PubliĂ© aux Ă©ditions Lions University Press, « Les coquelicots de l’espoir », roman de 278 pages est une biographie qui ne dit pas son nom. Patricia Tomaino Ndam Njoya remonte subtilement ses origines, dans un français facile et limpide. La trame de l’histoire est dĂ©veloppĂ©e en deux parties. La premiĂšre porte sur les premiers pas du grand-pĂšre italien sur sa terre natale et la seconde sur Foumban, ville adoptive de l’EuropĂ©en. Un ouvrage Ă  lire par tous ceux qui affectionnent les histoires personnelles et la face cachĂ©e des personnalitĂ©s.
Sciences physiques: le premier doctorat de l’UniversitĂ© de Maroua

Joël MAMAN
RĂ©gions - ExtrĂȘme-Nord

Le jury présidé par le Pr Samuel Domgang a décerné vendredi dernier la mention trÚs honorable au Dr Justin Mibailé.
AprĂšs huit ans d’existence, c’est vendredi dernier que le tout premier doctorat Ph/D en sciences physiques de l’UniversitĂ© de Maroua a Ă©tĂ© soutenu par le dorĂ©navant Dr Justin MibailĂ©. C’était devant un jury prĂ©sidĂ© par le professeur Ă©mĂ©rite Samuel Domgang, par ailleurs, prĂ©sident de l’AcadĂ©mie des sciences du Cameroun.
En effet, dira le Pr Doka Yamigno Serge, vice-recteur en charge de la recherche, de la coopĂ©ration et des relations avec le monde des entreprises de l'UniversitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, co-directeur de cette thĂšse, « il Ă©tait surtout question pour nous d’ĂȘtre le plus rigoureux possible pour donner Ă  ce travail toute sa valeur. Ce qui nous a amenĂ© Ă  solliciter l’expertise des sommitĂ©s des sciences physiques du Cameroun ». Cette thĂšse qui porte sur le thĂšme : « Transport solitaire et chaotique dans les semi-conducteurs induit par le phĂ©nomĂšne d’ionisation par choc », a donnĂ© l’occasion Ă  ces hommes de sciences exactes de s’attarder sur l’impact de ce travail dans la vie quotidienne.
AprĂšs explications, il se dĂ©gage qu'avec la frĂ©nĂ©sie de l'utilisation des gadgets Ă©lectroniques (tĂ©lĂ©phones, tablettes, ordinateurs) la fabrication des composants Ă©lectroniques (diodes, rĂ©sistors, transistor, thyristor, cellules solaires
) ainsi que la sĂ©curisation des lignes de tĂ©lĂ©communications... peuvent bĂ©nĂ©ficier des rĂ©sultats de cette thĂšse. A titre d’exemple, dira le Pr CrĂ©pin Kofane Timoleon, laurĂ©at 2014 du prix Kwame Nkrumah de l'Union Africaine pour la recherche scientifique, « de maniĂšre concrĂšte, ce travail peut permettre Ă  nos militaires de crypter et dĂ©crypter les messages, il peut aussi s’appliquer dans le pilotage des drones, la fabrication des plaques solaires etc... ».
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Cameroon Tribune du jeudi, 4 août 2016.