Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du lundi, 19 septembre 2016.
Accueil chaleureux pour le couple présidentiel aux Etats-Unis
Politique


Yvette MBASSI-BIKELE

La communautĂ© camerounaise de New York s’est fortement mobilisĂ©e dimanche pour Paul et Chantal Biya, malgrĂ© une sĂ©curitĂ© sur les dents.

Yvette MBASSI-BIKELE, envoyée spéciale à New York

C’est dĂšs 14 heures locales que les ressortissants camerounais installĂ©s Ă  New York ont investi la East 53 rd Street sur la Park Avenue, non loin d’un regroupement de la diaspora chinoise venue elle aussi accueillir son prĂ©sident. Tambours battant, faisant vibrer l’air de chants patriotiques, les Camerounais captivent l’attention des passants qui ne manquent pas de faire des photos. On ne voit et n’entend qu’eux, parĂ©s aux couleurs du pays ou du parti du flambeau, le RDPC. D’autres en civil, tirĂ©s Ă  quatre Ă©pingles comme de retour de boulot, ne passent pas non plus inaperçus. Il y a lĂ  les membres des sections, sous-sections et comitĂ©s de base de New York I, du Bronx, de Jersey City, Westchester, New York III, North Eastern, Clay

Entre les remerciements pour l’organisation des Can 2016 et 2019, la construction des barrages d’envergure dans le pays pour rĂ©sorber le dĂ©ficit en Ă©lectricitĂ©, le soutien Ă  la jeunesse camerounaise en gĂ©nĂ©ral, la lutte contre la secte islamiste Boko Haram et l’appel Ă  se prĂ©senter Ă  la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle, les messages sur leurs banderoles et plaques en direction du chef de l’Etat sont clairs. La premiĂšre dame, Chantal Biya, n’a pas Ă©tĂ© oubliĂ©e. « First Lady Chantal Biya, mother of love, thanks for your caring heart », peut-on lire ici et lĂ . Alors qu’un cortĂšge prĂ©sidentiel approche aux environs de 16h20, c’est le branle-bas dans les rangs camerounais. On chante et danse plus fort. La fausse alerte, -c’est le prĂ©sident chinois qui vient Ă  passer-, ne dĂ©courage pas les troupes.
C’est finalement aux alentours de 17h que le couple prĂ©sidentiel effectue son entrĂ©e au Waldorf Astoria. Les petits Aaron Pouani et Mikhaela Kwele, six ans tous les deux, remettent Ă  Paul et Chantal Biya les traditionnels bouquets de fleurs. Le prĂ©sident de la RĂ©publique et son Ă©pouse vont, par la suite, saluer les diffĂ©rents responsables de l’ambassade du Cameroun aux Etats-Unis, de la Mission permanente auprĂšs des Nations unies et des sections, sous-sections RDPC des Etats-Unis, ainsi que les membres de la suite du chef de l’Etat, avant de se retirer dans leurs appartements.
C’est que la journĂ©e de ce lundi, comme d’ailleurs le reste de la semaine, s’annonce fort chargĂ©e. Au-delĂ  de l’agenda de son illustre Ă©poux qu’elle accompagne, la premiĂšre dame Chantal Biya, en ce qui la concerne, devrait prendre part au programme des conjoints dont est gĂ©nĂ©ralement assortie l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies. Celui-ci prĂ©voit des Ă©vĂ©nements culturels, des confĂ©rences dont le rendez-vous annuel sur l’autisme, entre autres. Un problĂšme de santĂ© qui touche environ 100 000 enfants au Cameroun et prĂ©occupe de ce fait Mme Chantal Biya. Sa sollicitude et ses appuis en faveur du centre spĂ©cialisĂ© OrchidĂ©e Home, ainsi qu’à la sensibilisation des populations dans le cadre de la commĂ©moration des journĂ©es mondiales sont connus.
Paul Biya Ă  New York

Politique
Jean Francis BELIBI

Le chef de l’Etat, qu’accompagne la premiĂšre dame Chantal Biya, a quittĂ© YaoundĂ© vendredi dernier pour prendre part Ă  la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU.

Chaleur et solennitĂ©, vendredi dernier, au pavillon prĂ©sidentiel de l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen pour le dĂ©part du couple prĂ©sidentiel pour New York pour prendre part aux travaux de la 71e session ordinaire de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies. Une ambiance chaleureuse entretenue par les militants de la section RDPC de la Mefou-et-Afamba Sud, les femmes et filles de la Haute-Sanaga, Nkon Koa et les membres de la Jeunesse active pour Chantal Biya (JACHABI). Le prĂ©sident de la RĂ©publique et la premiĂšre dame le leur ont bien rendu en rĂ©pondant Ă  leurs ovations Ă  leur descente de voiture un peu avant 13 h. Le cĂŽtĂ© solennel Ă©tait incarnĂ© par la prĂ©sence des hautes personnalitĂ©s venues dire au revoir au chef de l’Etat et Ă  son Ă©pouse. A leur tĂȘte, le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le Premier ministre, chef du gouvernement Philemon Yang; le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh; le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou; le premier vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Hilarion Etong.
PrĂ©sence Ă©galement remarquĂ©e du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), Jean Nkuete; du directeur adjoint du Cabinet civil, Joseph LE et d’autres personnalitĂ©s. Une trentaine de minutes aprĂšs son arrivĂ©e, le couple prĂ©sidentiel prenait la direction du Boeing 767-200 qui allait le conduire vers la citĂ© abritant le siĂšge des Nations unies. Le chef de l’Etat a eu le temps de marquer une halte pour un ultime salut aux autoritĂ©s militaires de la capitale avant de serrer une fois de plus la main au prĂ©sident du SĂ©nat, au Premier ministre, au ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique et au premier vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale. Le chef de l’Etat rĂ©pond Ă  une invitation du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies, Ban Ki-moon.
71e Assemblée générale des Nations unies: Paul Biya à New York

Politique
Yves ATANGA

Le président de la République, arrivé aux Etats-Unis dimanche aprÚs-midi en compagnie de la premiÚre dame, participe ce matin à la réunion de haut niveau sur les réfugiés et migrants.

C’est un couple prĂ©sidentiel aux visages radieux qui foule le sol amĂ©ricain ce dimanche nuageux de septembre Ă  New York, peu avant 16h. Au bas de la passerelle, Henri Etoundi Essomba, ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis d’AmĂ©rique, et Michel Tommo Monthe, ambassadeur, reprĂ©sentant permanent du Cameroun auprĂšs des Nations unies. Et comme de tradition, un dispositif protocolaire allĂ©gĂ© pour l’accueil des chefs d’Etat venus prendre part aux travaux de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, a permis Ă  Paul et Chantal Biya de regagner l’hĂŽtel Waldorf Astoria, qui enjambe Lexington Avenue et Park Avenue en plein cƓur de Manhattan. C’est lĂ  que le chef de l’Etat et son Ă©pouse ont pris leurs quartiers autour de 17h, accueillis chaleureusement par une foule de compatriotes qui ont, malgrĂ© un renforcement de la sĂ©curitĂ© tenu Ă  ĂȘtre lĂ , aprĂšs s’ĂȘtre pliĂ©s aux rigueurs d’usage, surtout au lendemain de l’explosion survenue dans le quartier de Chelsea.
Les choses sĂ©rieuses commencent dĂšs ce matin au siĂšge de l’Organisation des Nations unies (ONU), oĂč se tient une rĂ©union de haut niveau sur la gestion des dĂ©placements massifs des rĂ©fugiĂ©s et des migrants. Cette rencontre de chefs d’Etat et de gouvernement organisĂ©e Ă  l’initiative de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, se tient une journĂ©e avant l’ouverture du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral. Elle n’est Ă©videmment pas fortuite. La planĂšte entiĂšre vit depuis plusieurs mois une « crise des migrants » sans prĂ©cĂ©dent. En raison notamment de l’insĂ©curitĂ© (guerre, terrorisme
), plusieurs points du globe font face Ă  un afflux massif de populations dĂ©placĂ©es. C’est notamment le cas du Cameroun. Ici, la guerre contre la secte terroriste Boko Haram et la situation rĂ©cente d’instabilitĂ© en RĂ©publique centrafricaine ont drainĂ© sur le sol camerounais pas moins de 350.000 personnes en provenance de RCA et du Nigeria, auxquelles il faut ajouter environ 100.000 dĂ©placĂ©s internes. Et si le Cameroun, terre d’hospitalitĂ© jamais prise Ă  dĂ©faut, accueille et gĂšre toute cette masse, subvenant notamment aux besoins essentiels des rĂ©fugiĂ©s, il ne peut seul supporter le poids Ă©crasant de cette population aux attentes nombreuses et diverses. D’aprĂšs une Ă©valuation de la Coordination du systĂšme des Nations unies au Cameroun, les besoins du pays pour une intervention efficace en faveur des rĂ©fugiĂ©s sont proches des 100 milliards de F, reprĂ©sentant notamment l’accĂšs Ă  l’eau potable, l’assainissement, l’hygiĂšne et la santĂ© des rĂ©fugiĂ©s.
Ce qui est vrai pour le Cameroun l’est aussi pour beaucoup d’autres pays Ă  l’instar de ceux de l’Union europĂ©enne, eux aussi en proie Ă  une forte poussĂ©e de demandeurs d’asile. LĂ -bas, la pauvretĂ©, la guerre en Syrie, les exactions de l’organisation terroriste Etat islamique produisent les mĂȘmes effets sur le Vieux continent. La rĂ©union de ce lundi Ă  New York est prĂ©sentĂ©e comme une occasion historique pour les Etats-membres de l’Onu de trouver une solution concertĂ©e. Mieux, un systĂšme prĂ©ventif efficace pour gĂ©rer au mieux les dĂ©placements de populations tels qu’on les vit actuellement.
71e Assemblée générale des Nations unies: Paul Biya à New York

Politique
Yves ATANGA

...

Dans cette optique, le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui prend part aux travaux est bien placĂ© pour jouer un rĂŽle de premier plan. Paul Biya y vient en parfaite connaissance de cause et l’expĂ©rience du Cameroun en la matiĂšre pourrait servir de cas d’école dans la recherche de cette stratĂ©gie planĂ©taire. D’ailleurs, son appel pour une solution globale Ă  la montĂ©e du terrorisme reste Ă©loquent d’actualitĂ© et de pertinence, le terrorisme Ă©tant l’une des grandes causes de dĂ©placements massifs Ă  travers le monde. Le sujet est en tout cas prĂ©occupant au point oĂč il sera Ă  nouveau abordĂ© demain aprĂšs-midi au cours d’un sommet des chefs d’Etat sur les rĂ©fugiĂ©s, organisĂ© cette fois par le prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama.
Le programme de cette semaine de dĂ©bat gĂ©nĂ©ral aux Nations unies est plutĂŽt chargĂ©. Outre la question des rĂ©fugiĂ©s, qui ouvre les discussions, la santĂ©, l’environnement et les Objectifs de dĂ©veloppement durable y occupent une place de choix. On parlera notamment de l’entrĂ©e en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, des rĂ©sistances microbiennes et du programme de dĂ©veloppement post-2015. L’intervention du prĂ©sident Paul Biya Ă  la tribune de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est annoncĂ©e pour jeudi matin.
71e Assemblée Générale des nations Unis - Paul BIYA à New York.
Central African Republic:Seleka, Anti-Balaka Fighters Clash

Afrique
Emmanuel KENDEMEH

Several people are reported killed in the fighting of Saturday in Kaga-Bandoro in the centre of the country.

The forces of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilisation Mission in the Central African Republic (MINUSCA) are yet to secure peace and order in Kaga-Bandoro in the centre of the country where tension remains high following clashes between fighters of the rival anti-Balaka and Seleka rebel groups in the area on September 16 to 17, 2016.

RFI citing humanitarian and international sources, talked of between two to ten killed in the fighting. The local media organ, Radio Ndeke Luka reported that Seleka forces killed 19 people at Ndometa at PK 10 of Kaga-Bandoro and five others in the centre of the town. Seleka forces equally looted the Kaga-Bandoro Saint of Nativity Parish, a local radio station and business premises. Faced with the precarious situation, international forces have been gathering staff of UN agencies in order to repatraite them to the capital, Bangui. The MINUSCA spokesperson, Vladimir Monteiro, RFI cited said Seleka and anti-Balaka forces clashed and the international forces merely intervened to curb the fighting from spreading to the entire region. MINUSCA has been calling on the belligerents to lay down their arms and stop looting and committing other acts of violence on the population.

Seleka fighters, Radio Ndeke Luka reported are blamed for the fighting which they ignited as a response to attempts by anti-Balaka forces to attack Kaga-Bandoro. The media organ further cited concordant sources of disclosing that anti-Balaka fighters from different villages in region gathered in Ndomete some Km from Kaga-Bandoro to dislodge forces of the rival rebel group that has taken the local population hostage.
Faut-il supprimer l’oral dans les concours ?

Dossiers de la redaction
Grégoire DJARMAILA

Depuis l’indĂ©pendance, la sĂ©lection par concours est l’un des traits saillants du recrutement des Ă©lites au Cameroun. Le concours constitue, en effet, la voie d’accĂšs quasi exclusive aux « grandes Ă©coles », oĂč est formĂ©e jusqu’aujourd’hui la majoritĂ© des cadres de la Fonction publique et des grandes entreprises privĂ©es, surtout au niveau le plus Ă©levĂ©. L’oral constitue une vieille tradition au Cameroun instituĂ©e dans la plupart des concours. Une Ă©preuve redoutĂ©e et redoutable qui intervient gĂ©nĂ©ralement aprĂšs les Ă©preuves d’admissibilitĂ©. Tracts, peurs, paniques, stress s’emparent du candidat qui doit affronter un jury soucieux d’éprouver sa capacitĂ© Ă  mener une discussion structurĂ©e et surtout son expression orale. InstituĂ©e jadis au baccalaurĂ©at de l’enseignement gĂ©nĂ©ral, cette Ă©preuve a Ă©tĂ© supprimĂ©e il ya quelques annĂ©es pour diverses raisons. Certaines procĂ©dures de sĂ©lection comme Ă  l’ENAM comportent mĂȘme un grand jury d’oral dont la note a une forte valeur de pĂ©rĂ©quation. A l’IRIC et l’ESSTIC, l’entretien avec le jury prĂ©cĂšde immĂ©diatement les Ă©preuves d’admissibilitĂ©. Mais aujourd’hui avec l’amplification de certaines pratiques dĂ©viantes qui jettent un discrĂ©dit sur les rĂ©sultats des concours, la question du maintien de cette Ă©preuve, du moins Ă  tous les concours, divise l’opinion.

Pour les dĂ©fenseurs de cette Ă©preuve, l’oral permet de maintenir l’objectivitĂ© et de tester la capacitĂ© d’expression orale du candidat. Pour eux, certaines professions, telles que l’enseignement, le journalisme, la diplomatie, la magistrature, l’avocature
 ne sauraient ĂȘtre investies par des personnes ne pouvant pas faire preuve de bonne maĂźtrise de l’art oratoire. L’épreuve orale constitue ainsi un tamis pour dĂ©tecter ceux qui ont vocation Ă  exercer vĂ©ritablement ces mĂ©tiers si particuliers. Pour les tenants de cette thĂšse, seul un face-Ă -face permet de juger des capacitĂ©s intellectuelles. Un interrogatoire habilement menĂ© ne trompe pas : il repĂšre les lacunes et dĂ©joue les tromperies, met en Ă©vidence l’intelligence et l’à-propos, rĂ©vĂšle la personnalitĂ© mĂȘme du candidat. L’autre argument qui milite en faveur du maintien de cette Ă©preuve tient Ă  l’identification vĂ©ritable du candidat qui se cache derriĂšre l’épreuve Ă©crite. Il arrive souvent que certains candidats se font remplacer Ă  l’étape de l’écrit par des « mercenaires ». L’oral permet de sĂ©parer ainsi le bon grain de l’ivraie.

Pour les pourfendeurs de cette procĂ©dure, le maintien de cette Ă©preuve ne se justifie plus aujourd’hui. Pour ce courant, il faut tenir compte exclusivement du seul mĂ©rite intellectuel ou des performances intellectuelles du candidat Ă  l’écrit. Un travail Ă©crit, prĂ©parĂ© en temps limitĂ© et corrigĂ© anonymement, permet de juger avec plus d’exactitude et d’objectivitĂ© les qualitĂ©s de rĂ©flexion et d’analyse d’un candidat. Pour eux, par exemple, l’écrit trompe moins que l’oral. Ils vont un peu plus loin en soulignant qu’à l’examen oral, un candidat peut donner Ă  l’examinateur fatiguĂ© l’illusion d’un savoir qu’il n’en possĂšde rĂ©ellement pas alors qu’à l’écrit, il lui faut faire preuve d’intelligence et de personnalitĂ©.
Faut-il donc supprimer l’oral dans les concours ? CT met la balle au centre entre les dĂ©fenseurs et les pourfendeurs de cette vieille tradition dans le processus de sĂ©lection dans l’administration publique et dans les grandes Ă©coles.
Volley-ball féminin: le Cameroun dans la cour des grands

Afrique
Steve LIBAM

La sélection nationale participera en 2017 au « World grand prix » qui regroupe les meilleures équipes.

La sĂ©lection nationale de volley-ball continue son ascension sur le plan international. AprĂšs sa participation pour la premiĂšre fois aux Jeux olympiques cet Ă©tĂ© Ă  Rio (BrĂ©sil) et son classement au premier rang africain (19e mondial), d’aprĂšs le ranking Ă©tabli en aoĂ»t dernier par la FĂ©dĂ©ration international de volley-ball (FIVB), les Camerounaises participeront l’annĂ©e prochaine, au « World grand prix », compĂ©tition regroupant les meilleures Ă©quipes mondiales. La nouvelle a Ă©tĂ© officialisĂ©e le 14 septembre dernier, lors du Conseil d’administration de la FIVB tenu Ă  Lausanne en Suisse. Outre la participation du Cameroun, la compĂ©tition enregistrera quelques nouveautĂ©s en 2017. Ainsi, le comitĂ© d’organisation a annoncĂ© un nombre-record de pays participants. InstituĂ©e en 1993, la compĂ©tition rĂ©unissait jusqu’à prĂ©sent 28 Ă©quipes. Elles seront dĂ©sormais 32. En plus du Cameroun, les nouveaux venus sont TrinitĂ© et Tobago, l’AzerbaĂŻdjan et la Hongrie. D’aprĂšs le tirage au sort effectuĂ©, le Cameroun figure dans le groupe 3 en compagnie de ces « bleus » et de l’Australie, la Colombie, l’AlgĂ©rie et le Mexique.

Lors de la premiĂšre journĂ©e du 7 au 9 juillet 2017, le Cameroun affrontera le Mexique Ă  l’extĂ©rieur, avant de recevoir son adversaire deux semaines plus tard Ă  domicile. D’aprĂšs des responsables de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de volley-ball (FECAVOLLEY) qui cĂ©lĂšbrent cette nouvelle, outre les performances sportives, l’admission du Cameroun dans ce gotha mondial a aussi Ă©tĂ© favorisĂ©e par la prĂ©sence d’infrastructures Ă  mĂȘme de recevoir des matchs de cette qualitĂ©. Autre nouveautĂ©, le vainqueur de la prochaine Ă©dition remportera la somme de 600.000 dollars (environ 300 millions de F), soit trois fois plus que lors de l’édition 2016. Le « World grand prix » de volley-ball fĂ©minin se dĂ©roule d’abord en phase de poules en doubles matches aller-retour, avant une phase terminale rĂ©unissant quatre Ă  six Ă©quipes. AprĂšs, l'AlgĂ©rie, admise en 2013 et qui compte cinq participations au tournoi et le Kenya en 2014 (quatre participations), le Cameroun est la troisiĂšme sĂ©lection africaine qui y prendra part Ă  ce rendez-vous.
KaratĂ©: champion d’Afrique du KaratĂ©: les prĂ©paratifs s’accĂ©lĂšrent

Sports
Steve LIBAM

Les finales de la coupe du Cameroun par équipes qui se sont déroulées à Yaoundé ont servi de cadre aux premiers échauffements.

Oshiro de YaoundĂ© chez les dames et FAP de YaoundĂ© chez les messieurs sont les deux clubs qui ont dominĂ© l’édition 2016 de la coupe du Cameroun par Ă©quipes organisĂ©es le week-end dernier Ă  YaoundĂ©. Les deux Ă©quipes se sont illustrĂ©es aussi bien en kata qu’en kumitĂ©. Au-delĂ  des cĂ©lĂ©brations que ces trophĂ©es ont engendrĂ©es, pour les responsables de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de karatĂ© et disciplines affinitaires, l’essentiel Ă©tait ailleurs. Les esprits sont dĂ©jĂ  tournĂ©s vers les Jeux olympiques de 2020 Ă  Tokyo (Japon) auxquels prendront part les karatĂ©kas, la discipline ayant Ă©tĂ© admise aux JO. « Au moment oĂč le karatĂ© entre aux Jeux, il Ă©tait de bon ton que nous montrions nos capacitĂ©s et notre potentiel », dĂ©clare Me Emmanuel Wakam, le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration.
Mais avant d’y arriver, le 1er octobre prochain, seront organisĂ©s Ă  NgaoundĂ©rĂ©, les championnats nationaux individuels qui permettront d’explorer davantage le vivier d’athlĂštes du pays. La compĂ©tition sera qualificative pour les prochains championnats d’Afrique que le Cameroun devrait organiser en avril 2017. Une compĂ©tition qui, Ă  son tour, permettra aux athlĂštes d’entrer dans un classement en vue des qualifications pour les J.O de Tokyo (Japon) 2020. 80 combattants de la discipline devraient prendre part aux Jeux. Le Cameroun a Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ© le 26 aoĂ»t dernier Ă  des pays comme le Gabon, l’Afrique du sud, la Namibie et Rwanda par l’Union des fĂ©dĂ©rations d’Afrique de karatĂ© (UFAK) pour accueillir la compĂ©tition. « Le Cameroun a une expĂ©rience dans l’organisation des grands Ă©vĂšnements. C’est une terre qui a engendrĂ© beaucoup de champions. Il y a une dynamique qui suit l’évolution du karatĂ©. L’organisation des championnats de 2017 Ă©tait importante pour le pays dans la perspective de glaner des Ă©toiles pour ĂȘtre admis parmi les pays qui vont reprĂ©senter le continent aux J.O », dĂ©clare Yacine Arab, membre du bureau exĂ©cutif de l’UFAK pour expliquer le choix du Cameroun.
André Fotso: la nation reconnaissante

Politique
Eric Vincent FOMO

Au nom du chef de l’Etat, Louis Paul Motaze a Ă©levĂ© le dĂ©funt au grade d’Officier de l’ordre national de la valeur Ă  titre posthume.

Samedi dernier Ă  Hiala Bandjoun, dĂ©partement du Koung-Khi, AndrĂ© Fotso, ancien prĂ©sident du Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM) a eu droit Ă  un ultime hommage des plus Ă©mouvants. Il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© par Louis Paul Motaze, au nom du chef de l’Etat, au grade d’Officier de l’ordre national de la valeur Ă  titre posthume. En prĂ©sence du prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, de plusieurs membres du gouvernement, des chefs d’entreprises, autoritĂ©s administratives, judiciaires, religieuses, chefs traditionnels et des populations locales venues nombreuses accompagner le dĂ©funt Ă  sa derniĂšre demeure. Mgr SosthĂšne Bayemi Matjei, Ă©vĂȘque d’Obala, officiant du jour, a dit que le Cameroun perd un esprit brillant, un coach, un leader, un africaniste et un crĂ©ateur de richesses. A travers un texte tirĂ© de l’Evangile de Jean dans les Saintes Ecritures, il a longuement insistĂ© sur la foi. « La foi est comme le sel dans une nourriture. Elle transforme la vie, lui donne une nouvelle dimension, une orientation lumineuse ».
Le prĂ©lat a dĂ©clarĂ© que les huit derniers mois du dĂ©funt ont Ă©tĂ© un moment de rencontre avec Dieu, au cours duquel il a appris Ă  prier et s’en est allĂ©, portĂ© par les ailes de la foi. En ayant compris qu’aprĂšs la mort, la vie continue. Aussi, Mgr SosthĂšne Bayemi a-t-il invitĂ© l’assistance Ă  faire Ă©galement l’expĂ©rience avec le TrĂšs-Haut, en rappelant que sans la foi, l’on ne pourra jamais construire un Cameroun Ă©mergent. A sa suite, les autres orateurs dont le maire de Pete Bandjoun reconnaissent la qualitĂ© de bĂątisseur, de visionnaire du dĂ©funt qui aura marquĂ© de son empreinte son Ă©poque. Pour la circonstance, le message de condolĂ©ances du chef de l’Etat Ă  la veuve a Ă©tĂ© lu par Antoinette Zongo, prĂ©fet du Koung-Khi. Le prĂ©sident du GICAM, Armel François, Ă©voque un homme de dialogue infatigable, qui respectait toujours ses engagements, sa parole donnĂ©e. Son Ă©pouse Arlette, elle, n’oublie pas les 34 annĂ©es de vie commune, ponctuĂ©es certes de haut et de bas, mais exaltantes, qui lui ont permis d’aimer et d’apprĂ©cier son tendre Ă©poux.
Le chef de la dĂ©lĂ©gation du ComitĂ© central du RDPC, Emmanuel Nganou Djoumessi, Ă©voque un meneur d’hommes, plein d’audace et d’esprit de persuasion, qui savait rĂ©aliser l’adhĂ©sion autour de sa vision. Il reconnaĂźt que le RDPC perd un habile militant qui a su impacter son environnement en donnant un sens Ă  nos valeurs.
ObsÚques de André FOTSO.
Nomination de Charles Ndongo et Patrice Melom: la gratitude de l’OcĂ©an

Politique
Pierre Rostand ESSOMBA

Un méga meeting a eu lieu à Kribi le week-end dernier pour dire merci à Paul Biya.

Qui plus heureux que les populations de l’OcĂ©an ? En l’espace de deux mois, le dĂ©partement a vu deux de ses fils occuper de hautes fonctions. Le 29 juin 2016, le prĂ©sident de la RĂ©publique nommait Charles Ndongo, fils de Lolodorf, directeur gĂ©nĂ©ral de la Cameroon radio and television (CRTV). Et le 23 aoĂ»t 2016, Patrice Melom, fils de Bipindi, devenait le tout premier directeur gĂ©nĂ©ral du Port autonome de Kribi. Il fallait donc dire merci Ă  Paul Biya pour cette grande marque de confiance au dĂ©partement de l’OcĂ©an.
Ils sont partis de tous les coins et recoins des neuf arrondissements de l’OcĂ©an, hommes, femmes et enfants, toutes classes sociales confondues, pour se retrouver Ă  la place des fĂȘtes de Kribi ce 16 septembre 2016. Fang, Evouzock, Ngoumba, Batanga, Mabi, Bassa’a, Iyassa, MvaĂ©, pygmĂ©es et tous les autres sont venus cĂ©lĂ©brer le chef de l’Etat dans sa posture de bĂątisseur infatigable d’un Cameroun prospĂšre. Du fond du cƓur et en chƓur, ils ont dit merci Ă  Paul Biya qui a tant honorĂ© le dĂ©partement de l’OcĂ©an. Ce dĂ©partement est considĂ©rĂ© aujourd’hui, comme Ă©tant l’enfant chĂ©ri du Renouveau. Le port autonome, la centrale thermique Ă  gaz de MpolongwĂ© et le complexe industriel sidĂ©rurgique et mĂ©tallurgique de Fifinda, pour ne citer que ces projets, font de l’OcĂ©an, la capitale de l’émergence. Un vĂ©ritable pĂŽle Ă©conomique. Alors, pour les fils et filles de l’OcĂ©an, il n’est plus que jamais de leur devoir, de savoir tĂ©moigner au prĂ©sident de la RĂ©publique, hommage, gratitude et reconnaissance.
L’OcĂ©an a dĂ©bordĂ© de joie et d’amour. Et ils Ă©taient nombreux, les tĂ©moins de ce grand Ă©vĂšnement. Le ComitĂ© central du RDPC avait Ă  sa tĂȘte le Pr. Paul CĂ©lestin Ndembiyembe. On notait Ă©galement les prĂ©sences du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, des gouverneurs du Sud et du Littoral, des prĂ©fets de l’OcĂ©an, du Dja-et-Lobo et de la Sanaga Maritime, les sĂ©nateurs, les dĂ©putĂ©s, les directeurs gĂ©nĂ©raux et plusieurs autres personnalitĂ©s. Charles Ndongo et Patrice Melom Ă©taient trĂšs heureux de saluer leurs frĂšres, amis et connaissances. Mais ils Ă©taient trempĂ©s de joie de savoir que l’immense foule avait toutes les raisons d’ĂȘtre heureuse. Le ministre Jules Doret Ndongo, le maĂźtre d’Ɠuvre de ce mĂ©ga meeting de remerciements au prĂ©sident Paul Biya, Ă©tait, lui aussi, dĂ©bordĂ© de joie.
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Cameroon Tribune du mardi, 20 septembre 2016.
71e Assemblée générale des Nations unies: Place au débat général

Yves ATANGA

Les travaux s’ouvrent ce mardi. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya y conduit la dĂ©lĂ©gation camerounaise.

Les mesures de sĂ©curitĂ© sont encore montĂ©es d’un cran hier Ă  New York. Les embouteillages aussi. En raison des restrictions habituelles de la circulation dues aux dĂ©placements des leaders du monde qui se retrouvent comme chaque annĂ©e au bord de l’East River, oĂč se trouve le majestueux siĂšge de l’Organisation des Nations unies. Et c’est sous une pluie battante que le ballet des cortĂšges s’est poursuivi. Entre arrivĂ©es de chefs d’Etat et installations dans les nombreux palaces de Manhattan, la police a du travail. C’est un vĂ©ritable concert de sirĂšnes qui accompagne les grappes humaines Ă  travers les rues. Le siĂšge des Nations unies a Ă©tĂ© quadrillĂ© et pour la plupart des participants, il faut rallier les lieux Ă  pied, moyennant des itinĂ©raires bien amĂ©nagĂ©s et surtout encadrĂ©s par les forces de sĂ©curitĂ©. Les vendeurs de parapluies newyorkais en ont eu pour leur compte. Mais les choses devraient changer ce mardi.

Pour l’ouverture du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ordinaire des Nations unies ce mardi, la mĂ©tĂ©o promet d’ĂȘtre beaucoup moins capricieuse. Les travaux qui dĂ©marrent verront l’entrĂ©e en scĂšne du fidjien Peter Thomson, comme prĂ©sident de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Élu en juin dernier, l’ancien reprĂ©sentant permanent des Ăźles Fidji auprĂšs des Nations unies a fait des changements climatiques et des objectifs de dĂ©veloppement durables ses sujets de prĂ©dilection. Ce n’est donc pas un hasard si les deux dossiers figurent en bonne place de l’agenda de cette semaine, oĂč les chefs d’Etat des pays-membres vont dĂ©filer Ă  la tribune des Nations unies.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, arrivĂ© Ă  New York dimanche aprĂšs-midi en compagnie de la premiĂšre dame, Chantal Biya, est Ă©videmment de la partie. En attendant son passage jeudi matin Ă  la tribune, le chef de l’Etat et son Ă©pouse font partie des hĂŽtes du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU, Ban Ki-moon et de son Ă©pouse Ban Soon-taek ce mardi matin. Au programme, rĂ©ception de bienvenue au deuxiĂšme Ă©tage du bĂątiment de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Une demi-heure de convivialitĂ© avant le dĂ©but des travaux proprement dits autour de 9h. AprĂšs l’ouverture solennelle du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral reçoit Ă  nouveau ses hĂŽtes. Cette fois, dĂ©jeuner officiel avant la poursuite des interventions. Le temps fort de l’aprĂšs-midi est le sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, initiative du prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama. L’objectif est d’élargir l’éventail des donateurs et obtenir de nouveaux engagements. Notamment l’augmentation des dons aux organisations humanitaires internationales et aider un million d’enfants rĂ©fugiĂ©s supplĂ©mentaires Ă  aller Ă  l’école. Le sujet a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© abordĂ© en partie hier au cours de la rĂ©union de haut niveau sur la gestion des dĂ©placements massifs de rĂ©fugiĂ©s et de migrants. RĂ©union Ă  laquelle le Cameroun a participĂ© Ă  travers le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation, RenĂ© Emmanuel Sadi, qui y reprĂ©sentait le chef de l’Etat. Le Minatd avait Ă  ses cĂŽtĂ©s, deux autres membres de la dĂ©lĂ©gation camerounaise : Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extĂ©rieures et Michel Tommo Monthe, ambassadeur, reprĂ©sentant permanent du Cameroun auprĂšs des Nations unies.
CAN 2016: Lionesses Squad Depleted

Fred Vubem TOH

Most of the key players of the squad are yet to join the training camp in Akono.

Cameroon set as objective to score a double victory during the upcoming women AFCON; that of organisation and winning the title. While the country is faring well in terms of organisation, it is waning in terms of preparing for the sports victory probably because they pay more attention to the organisational aspect. Though the Lionesses are in their fifth training camp, the squad is yet to be completed as many key players are yet to show up at the training camp. This is the case of the star striker Gaelle Enganamouit and Aboudi Onguene who are currently engaged in the European Champions League with their respective clubs.

The same holds for other heroines of the world cup in Canada like Ajara Nchouk Njoya, Luco Yvonne, Mefoumetou Fallon, Ngog Yvonne, Marie Awona and Feudjeu.

The problem stems from the fact that the world football governing body, FIFA, does not recognise the women AFCON and so therefore clubs are not obliged to release players called up for national duty. This implies that federations have to negotiate directly with clubs for players to be released and it depends on the discretion of the club to do so or not. According to the coach of the Indomitable Lionesses, the problem has been submitted to the president of Fecafoot who has promised to open up negotiations with the various clubs so that the players should be released at least three weeks to the kick of the tournament. It is worthy to note that this is not the first time Lionesses are responding late when called up for national duty. It was the case in 2015 when Gaelle Enganamouit joined the Lionesses in camp barely one week to the beginning of the World Cup in Canada.

Besides the unavailability of key players, the training of the lionesses has also been hampered by the absence of viable sparring partners. The request has been made and some countries like Senegal, Mali and Cote d’Ivoire have been contacted but nothing concrete has come out of it. The representative of Ghana during the draws for the tournament on Sunday declared Ghana would be ready to face Cameroon in a friendly against Cameroon if contacted.

Meanwhile the lionesses continue fine-tuning their preparation in Akono. They pulled a 2-2 draws against a local side, Gloria F C at the playground of the College Stoll in Akono. Tomorrow, they will play another friendly against Apejes still in Akono. The training camp which is the 5th so far started on September 12th and will end of September 24th.
71e Assemblée générale des Nations unies: Paul Biya à New York

Yves ATANGA

Le président de la République, arrivé aux Etats-Unis hier aprÚs-midi en compagnie de la premiÚre dame, participe ce matin à la réunion de haut niveau sur les réfugiés et migrants.

C’est un couple prĂ©sidentiel aux visages radieux qui foule le sol amĂ©ricain ce dimanche nuageux de septembre Ă  New York, peu avant 16h. Au bas de la passerelle, Henri Etoundi Essomba, ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis d’AmĂ©rique, et Michel Tommo Monthe, ambassadeur, reprĂ©sentant permanent du Cameroun auprĂšs des Nations unies. Et comme de tradition, un dispositif protocolaire allĂ©gĂ© pour l’accueil des chefs d’Etat venus prendre part aux travaux de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, a permis Ă  Paul et Chantal Biya de regagner l’hĂŽtel Waldorf Astoria, qui enjambe Lexington Avenue et Park Avenue en plein cƓur de Manhattan. C’est lĂ  que le chef de l’Etat et son Ă©pouse ont pris leurs quartiers autour de 17h, accueillis chaleureusement par une foule de compatriotes qui ont, malgrĂ© un renforcement de la sĂ©curitĂ© tenu Ă  ĂȘtre lĂ , aprĂšs s’ĂȘtre pliĂ©s aux rigueurs d’usage, surtout au lendemain de l’explosion survenue dans le quartier de Chelsea.

Les choses sĂ©rieuses commencent dĂšs ce matin au siĂšge de l’Organisation des Nations unies (ONU), oĂč se tient une rĂ©union de haut niveau sur la gestion des dĂ©placements massifs des rĂ©fugiĂ©s et des migrants. Cette rencontre de chefs d’Etat et de gouvernement organisĂ©e Ă  l’initiative de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, se tient une journĂ©e avant l’ouverture du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral. Elle n’est Ă©videmment pas fortuite. La planĂšte entiĂšre vit depuis plusieurs mois une « crise des migrants » sans prĂ©cĂ©dent. En raison notamment de l’insĂ©curitĂ© (guerre, terrorisme
), plusieurs points du globe font face Ă  un afflux massif de populations dĂ©placĂ©es. C’est notamment le cas du Cameroun. Ici, la guerre contre la secte terroriste Boko Haram et la situation rĂ©cente d’instabilitĂ© en RĂ©publique centrafricaine ont drainĂ© sur le sol camerounais pas moins de 350.000 personnes en provenance de RCA et du Nigeria, auxquelles il faut ajouter environ 100.000 dĂ©placĂ©s internes. Et si le Cameroun, terre d’hospitalitĂ© jamais prise Ă  dĂ©faut, accueille et gĂšre toute cette masse, subvenant notamment aux besoins essentiels des rĂ©fugiĂ©s, il ne peut seul supporter le poids Ă©crasant de cette population aux attentes nombreuses et diverses. D’aprĂšs une Ă©valuation de la Coordination du systĂšme des Nations unies au Cameroun, les besoins du pays pour une intervention efficace en faveur des rĂ©fugiĂ©s sont proches des 100 milliards de F, reprĂ©sentant notamment l’accĂšs Ă  l’eau potable, l’assainissement, l’hygiĂšne et la santĂ© des rĂ©fugiĂ©s.

Ce qui est vrai pour le Cameroun l’est aussi pour beaucoup d’autres pays Ă  l’instar de ceux de l’Union europĂ©enne, eux aussi en proie Ă  une forte poussĂ©e de demandeurs d’asile. LĂ -bas, la pauvretĂ©, la guerre en Syrie, les exactions de l’organisation terroriste Etat islamique produisent les mĂȘmes effets sur le Vieux continent. La rĂ©union de ce lundi Ă  New York est prĂ©sentĂ©e comme une occasion historique pour les Etats-membres de l’Onu de trouver une solution concertĂ©e. Mieux, un systĂšme prĂ©ventif efficace pour gĂ©rer au mieux les dĂ©placements de populations tels qu’on les vit actuellement.
71e Assemblée générale des Nations unies: Paul Biya à New York

Yves ATANGA

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Dans cette optique, le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui prend part aux travaux est bien placĂ© pour jouer un rĂŽle de premier plan. Paul Biya y vient en parfaite connaissance de cause et l’expĂ©rience du Cameroun en la matiĂšre pourrait servir de cas d’école dans la recherche de cette stratĂ©gie planĂ©taire. D’ailleurs, son appel pour une solution globale Ă  la montĂ©e du terrorisme reste Ă©loquent d’actualitĂ© et de pertinence, le terrorisme Ă©tant l’une des grandes causes de dĂ©placements massifs Ă  travers le monde. Le sujet est en tout cas prĂ©occupant au point oĂč il sera Ă  nouveau abordĂ© demain aprĂšs-midi au cours d’un sommet des chefs d’Etat sur les rĂ©fugiĂ©s, organisĂ© cette fois par le prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama.

Le programme de cette semaine de dĂ©bat gĂ©nĂ©ral aux Nations unies est plutĂŽt chargĂ©. Outre la question des rĂ©fugiĂ©s, qui ouvre les discussions, la santĂ©, l’environnement et les Objectifs de dĂ©veloppement durable y occupent une place de choix. On parlera notamment de l’entrĂ©e en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, des rĂ©sistances microbiennes et du programme de dĂ©veloppement post-2015. L’intervention du prĂ©sident Paul Biya Ă  la tribune de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est annoncĂ©e pour jeudi matin.