Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du vendredi, 23 septembre 2016.
Objectifs de dĂ©veloppement durable: Paul Biya demande de l’action

Yves ATANGA

Hier à la tribune des Nations unies, le président de la République a appelé les Etats à un engagement concret pour la transformation effective du monde.

La voix du Cameroun a rĂ©sonnĂ© hier matin Ă  la tribune de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, placĂ©e sur le thĂšme : « Les Objectifs de dĂ©veloppement durable : une dynamique universelle pour transformer notre monde ». Paul Biya, le prĂ©sident de la RĂ©publique intervenait en ouverture de la sĂ©ance plĂ©niĂšre, dans le cadre du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral. Un discours de vĂ©ritĂ©, pour appeler les Etats membres de l’Organisation des Nations unies Ă  se donner les moyens de leur politique, quand ils expriment leur ambition de faire de notre planĂšte un monde plus juste, plus paisible et plus prospĂšre. « Ce n’est plus une affaire de promesses », assĂšne le chef de l’Etat, sur la base de prĂ©cĂ©dents objectifs, programmes et engagements qui n’ont pas toujours Ă©tĂ© respectĂ©s, prolongeant les situations d’inĂ©galitĂ©, de pauvretĂ© et de guerre Ă  travers la planĂšte.

Pour Paul Biya, transformer notre monde suppose que les Etats s’en donnent les moyens. Le chef de l’Etat indique trois axes. D’abord les moyens politiques : une volontĂ© sans faille Ă  l’épreuve des circonstances ; ensuite les moyens financiers, vĂ©ritable talon d’Achille de la solidaritĂ© mondiale. Le prĂ©sident, qui avait dĂ©jĂ  touchĂ© ce point sensible mardi au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, revient Ă  la charge : « Il faudra que les contributions soient effectives, sĂ»res et suffisantes ; enfin les moyens moraux : il s’agit de l’acceptation et du respect par tous du principe d’obligation de solidaritĂ© entre les peuples ».

Les mots du chef de l’Etat traduisent malgrĂ© tout un certain optimisme. Les expĂ©riences heureuses de l’accord de Paris sur le climat, et la mise sur pied du nouveau programme des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) ont montrĂ© que les Etats membres de l’Organisation des Nations unies ont bel et bien conscience de leur communautĂ© de destin. Reste maintenant Ă  rectifier le tir, aprĂšs un rĂ©sultat en demi-teinte obtenu dans la mise en Ɠuvre du prĂ©cĂ©dent programme des Objectifs du millĂ©naire pour le dĂ©veloppement (OMD). L’espoir que beaucoup fondent dans le nouvel agenda (ODD) est partagĂ© par le prĂ©sident camerounais, parce que sur le papier au moins, il apparaĂźt plus complet. « Les ODD sont (
) le premier programme mondial Ă  prendre en considĂ©ration la problĂ©matique du dĂ©veloppement dans toutes ses dimensions : sĂ©curitaire, Ă©conomique, sociale, humaine et environnementale ». D’oĂč l’appel Ă  la franche collaboration de tous, lancĂ© hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique.

Le Cameroun qui n’a eu de cesse au cours des derniĂšres annĂ©es d’appeler une riposte commune au terrorisme y voit une nouvelle occasion de rĂ©itĂ©rer sa position. S’appuyant fort opportunĂ©ment sur le 16e objectif, le chef de l’Etat a soulignĂ© qu’il devrait permettre de lutter efficacement contre le terrorisme de la secte Boko Haram. L’enjeu est donc bien connu : une paix et une prospĂ©ritĂ© partagĂ©e Ă  travers le monde. Et pour le moment, on en est loin.
Chantal Biya aux cÎtés du président

Yvette MBASSI-BIKELE

La premiÚre dame a encore accompagné son illustre époux hier, lors de sa deuxiÚme prise de parole à la 71e Assemblée générale des Nations unies.

A ce dĂ©placement du chef de l’Etat Ă  New York, dans le cadre de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, la premiĂšre dame est prĂ©sente aux cĂŽtĂ©s du prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  chacune de ses sorties, notamment lors de ses prises de parole au sein de l’auguste institution. Hier, le couple prĂ©sidentiel est arrivĂ© ensemble au siĂšge des Nations unies. Mme Chantal Biya n’a pas battu l’estrade avec son illustre Ă©poux, mais elle est restĂ©e Ă  le soutenir en coulisses. Son Ă©lĂ©gance n’est pas passĂ©e inaperçue en salle, dans la rangĂ©e rĂ©servĂ©e aux conjointes des chefs d’Etat et de gouvernement oĂč elle s’est installĂ©e.

Attentive, Mme Chantal Biya a suivi le discours prononcĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique, approuvant d’un signe de la tĂȘte ou par des applaudissements ses propos. Femme engagĂ©e, mais pas politique, Mme Chantal Biya se veut plutĂŽt la premiĂšre supportrice du chef de l’Etat, son atout cƓur, la mĂšre attentionnĂ©e qui se prĂ©occupe du sort des dĂ©munis, dĂ©favorisĂ©s et autres dĂ©shĂ©ritĂ©s au sein de la population camerounaise. Aussi est-elle d’accord, lorsque le prĂ©sident se fĂ©licite de l’originalitĂ© de l’Agenda 2030 assurant qu’ « il se prĂ©occupe rĂ©ellement du progrĂšs humain, du patrimoine de l’humanitĂ©, du bien-ĂȘtre commun, de la sĂ©curitĂ© de tous
 ». Mme Chantal Biya soutient les idĂ©es lancĂ©es par le chef de l’Etat relativement Ă  l’éradication de la pauvretĂ©, au partage de la prospĂ©ritĂ©, Ă  la paix et de ne laisser personne pour compte.

C’est certain, l’épouse du prĂ©sident de la RĂ©publique se retrouve bien dans ce discours. Elle qui a le cƓur sur la main et mĂšne une bataille acharnĂ©e contre les inĂ©galitĂ©s sociales, les maladies et autres souffrances dans le pays. Ses apparitions au chevet des enfants malades, des victimes des catastrophes ; ses actions en faveur de la santĂ© de la femme et des adolescents ; ses appuis aux jeunes, femmes, personnes ĂągĂ©es en situation de vulnĂ©rabilitĂ© parlent pour elle. Et sa prĂ©sence Ă  New York, aux cĂŽtĂ©s du chef de l’Etat pendant cette 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, soulĂšve Ă  n’en point douter de nouveaux espoirs auprĂšs de ces populations. C’est que la premiĂšre dame sait user de son carnet d’adresses en de telles circonstances pour engranger de nouveaux partenariats pour son action sociale au Cameroun.
Cameroun-Etats-Unis: Le courant passe

Yves ATANGA

Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu hier Ă  New York, la sous-secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricaine chargĂ©e des Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield.

Une forte relation bilatĂ©rale. En anglais, les mots sonnent encore plus fort : « A strong bilateral relationship with your government ». C’est ainsi que la partie amĂ©ricaine qualifie la coopĂ©ration entre les Etats-Unis d’AmĂ©rique et le Cameroun. Ces mots ont Ă©tĂ© prononcĂ©s hier Ă  sa sortie d’audience, par Linda Thomas-Greenfield. La sous-secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricaine, chargĂ©e des Affaires africaines venait d’ĂȘtre reçue en audience par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. L’entretien d’une demi-heure, s’est dĂ©roulĂ© Ă  l’hĂŽtel Waldorf Astoria, oĂč le chef de l’Etat rĂ©side Ă  l’occasion de sa participation Ă  la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Organisations des Nations unies.

Face Ă  la presse, Mme Thomas-Greenfield a rĂ©vĂ©lĂ© que l’échange avec son hĂŽte a essentiellement portĂ© sur la coopĂ©ration bilatĂ©rale entre les deux pays. Notamment sur le plan de la sĂ©curitĂ©. EngagĂ© depuis deux ans dans une guerre difficile imposĂ©e par l’organisation terroriste Boko Haram, le Cameroun bĂ©nĂ©ficie d’un important soutien amĂ©ricain. Sous forme d’appuis logistiques et d’assistance militaire, les Etats-Unis sont aux cĂŽtĂ©s du Cameroun. Paul Biya et son hĂŽte d’hier ont pu faire une Ă©valuation du prĂ©cieux concours dont bĂ©nĂ©ficie l’armĂ©e camerounaise.

Autre sujet brĂ»lant Ă©voquĂ© hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique et la sous-secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricaine, chargĂ©e des Affaires africaines : les rĂ©fugiĂ©s. Paul Biya a pris une part active mardi, au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, organisĂ© par le prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama. Et si l’on se fie aux dĂ©clarations de Linda Thomas-Greenfield, les Etats-Unis ont hautement apprĂ©ciĂ© la participation camerounaise au sommet. Mieux encore : l’engagement pris par le chef de l’Etat, de poursuivre l’assistance aux centaines de milliers de rĂ©fugiĂ©s accueillis au Cameroun, malgrĂ© le poids lourd de cette charge.

Le prĂ©sident Biya et son hĂŽte ont enfin parlĂ© affaires. Ils ont pu faire le tour des opportunitĂ©s d’investissements offertes par le Cameroun, et examinĂ© les possibilitĂ©s pour les investisseurs amĂ©ricains d’en bĂ©nĂ©ficier. Toujours en marge de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, un forum des affaires Etats-Unis/Afrique s’est tenu mercredi Ă  New York. Le Cameroun y a pris part, en la personne du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze qui reprĂ©sentait le chef de l’Etat. Cette rencontre se situe dans la mĂȘme lancĂ©e que la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale, « Investir au Cameroun, terre d’opportunitĂ©s », organisĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  YaoundĂ© du 17 au 18 mai dernier. C’est dire que le pays, engagĂ© dans un vaste programme d’infrastructures, est forcĂ©ment ouvert aux investissements privĂ©s. Les incitations mises en place sont lĂ  pour tĂ©moigner de cette volontĂ© clairement affichĂ©e. Paul Biya et Linda Thomas-Greenfield qui s’étaient dĂ©jĂ  rencontrĂ©s Ă  YaoundĂ© en septembre 2014, ont eu l’occasion d’exprimer leurs volontĂ©s respectives de poursuivre la belle amitiĂ© Cameroun-Etats-Unis.
Emprunt obligataire 2016: Les raisons de souscrire

Steve LIBAM

L’opĂ©ration « ECMR 5,5% Net 2016-2021 » d’un montant de 150 milliards de F prĂ©sentĂ©e hier Ă  YaoundĂ© aux investisseurs par le ministre des Finances.

AprĂšs Douala mardi dernier, l’Etat du Cameroun, Ă©metteur de l’opĂ©ration « ECMR 5,5% Net 2016-2021 », reprĂ©sentĂ© notamment par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, accompagnĂ© par le consortium de Prestataires de services d’investissement ont poursuivi hier Ă  YaoundĂ©, leur opĂ©ration de charme auprĂšs des investisseurs. L’objectif, les inciter Ă  souscrire Ă  cet emprunt obligataire par appel public Ă  l’épargne d’un montant de 150 milliards de F, destinĂ© Ă  financer des projets de dĂ©veloppement, inscrits dans la Loi de Finances 2016. Avant mĂȘme l’ouverture officielle des souscriptions, l’emprunt a fait l’objet d’une prise ferme de 112 milliards de F, mobilisĂ©s par des banques. Une preuve de la soliditĂ© de l’opĂ©ration et un message fort Ă  l’endroit des investisseurs sur l’intĂ©rĂȘt qu’on pourrait y accorder.

Cette opĂ©ration, la quatriĂšme du genre menĂ©e par l’Etat du Cameroun, aprĂšs celles de 2010, 2013 et 2014 qui ont permis de collecter 430 milliards de F, a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par Alexandre Beziaud, administrateur directeur gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun, comme « un choix salutaire ». Grace aux trois premiĂšres expĂ©riences rĂ©ussies, les mĂ©canismes de l’opĂ©ration sont dĂ©jĂ  connus. Pour Adonis Seka, directeur gĂ©nĂ©ral d’EDC investment corporation, elle allie rentabilitĂ© et sĂ©curitĂ©. Il faut dire qu’avec un taux d’intĂ©rĂȘts de 5,5% nets d’impĂŽts, les investisseurs devraient y trouver leur compte. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, un compte Ă©questre, destinĂ© exclusivement au remboursement de l’emprunt, sera ouvert dans les livres de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), avant le dĂ©marrage des souscriptions. En outre, il y a Ă©galement « la qualitĂ© de la signature de l’émetteur », Ă  savoir l’Etat du Cameroun. D’aprĂšs le MINFI, entre 2010 et 2015, il a Ă©tĂ© mobilisĂ© 1 114 milliards de F dont 684 milliards de F sur le marchĂ© de la BEAC et 430 milliards sur le marchĂ© financier national. Au titre de remboursement, 808 milliards de F ont Ă©tĂ© payĂ©s dont 588 milliards de F sur le premier marchĂ© et 220 milliards de F sur le second. Le premier emprunt obligataire lancĂ© en 2010, qui avait permis Ă  l’Etat de mobiliser 200 milliards de F, a du reste Ă©tĂ© totalement remboursĂ©.

Les atouts Ă©conomiques du Cameroun, complĂ©tĂ©s par l’attrait financier de l’émission obligataire proposĂ©e prĂȘte Ă  l’optimisme quant Ă  son succĂšs. Les investisseurs ont la pĂ©riode du 27 septembre au 12 octobre prochains pour souscrire Ă  la totalitĂ© des 15 millions d’obligations, au prix de 10.000 F l’unitĂ©, avec un minimum de 30 titres.
Axe Abong-Mbang-Bertoua: Douze morts dans un accident

Pierre CHEMETE

Une douzaine de blessés également enregistrés dans le drame survenu dans la nuit de mercredi, à Ngolambélé, à 25 km de Bertoua.

Une hĂ©catombe, Ă  NgolambĂ©lĂ©, un village de Dimako, situĂ© Ă  25 km de Bertoua. C’est lĂ  qu’ont pĂ©ri onze personnes, soit neuf hommes et deux femmes, dans un accident de la circulation, survenu dans la nuit de mercredi Ă  jeudi. La douziĂšme victime a succombĂ© Ă  ses blessures sur son lit d’hĂŽpital rĂ©gional de Bertoua, peu aprĂšs son admission. Onze blessĂ©s sont sous traitement dans cette mĂȘme formation hospitaliĂšre. Le bus de National Voyage, immatriculĂ© ES 547 AC, en provenance de YaoundĂ©, et Ă  bord duquel se trouvaient plus de 20 passagers, a percutĂ© une benne en panne et garĂ©e sur la chaussĂ©e sans panneau de signalisation. Le choc a Ă©tĂ© Ă©vident. Onze morts sur les carreaux. Et parmi les victimes, Phalone Fanta, qui a pris le bus Ă  partir d’Abong-Mbang, alors qu’elle avait rĂ©solu de rallier Bertoua. HĂ©las, elle n’arrivera jamais Ă  destination, tout comme les onze autres autres victimes, dont cinq ont pu ĂȘtre clairement identifiĂ©es.

Les riverains de NgolambĂ©lĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©s dans leur sommeil, par le choc de l’accident. DĂ©semparĂ©s, ils ont dĂ» alerter les autoritĂ©s Ă  la rescousse. InformĂ©, le sous-prĂ©fet, JosuĂ© Mimb, effectuera une descente rapide sur lieu. L'alerte de dĂ©tresse lancĂ©e parviendra Ă  la compagnie de gendarmerie d’Abong-Mbang et Ă  l’unitĂ© des sapeurs-pompiers de Bertoua. Les efforts conjuguĂ©s de ces deux corps permettront de sortir des dĂ©combres onze corps sur le coup. Et une douzaine de blessĂ©s seront conduits Ă  l’hĂŽpital rĂ©gional de Bertoua.

Les tĂ©moignages des rescapĂ©s, dont celui de Ndozeng Chamberlain, internĂ©s Ă  l’hĂŽpital de Bertoua, renseignent davantage sur les circonstances de cet accident. Le mauvais dĂ©passement et l’excĂšs de vitesse sont mis Ă  l’index, pour expliquer cet autre accident. AjoutĂ© Ă  cela le manque de visibilitĂ© favorisĂ©e par la pluie qui tombait. Le chauffeur de National Voyage, internĂ© Ă  l’hĂŽpital, a en effet Ă©tĂ© coincĂ© par un camion qui roulait en sens inverse. En voulant esquiver ce dernier, il percute littĂ©ralement la benne en panne, garĂ©e sur la chaussĂ©e, sans signalisation. Le corps mĂ©dical est pied d’Ɠuvre pour sauver et rĂ©animer des blessĂ©s. En 2014, une vingtaine de personnes avaient pĂ©ri dans les mĂȘmes circonstances, Ă  Loumbou, non loin de NgolambĂ©lĂ©.
Succeeding In SDGs: Paul Biya Calls For Commitment
Politique


Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York

The Head of State in an address to the UN General Assembly yesterday urged world leaders to avoid errors of the past.

In a highly applauded speech yesterday at the 71st session of the United Nations (UN) General Assembly in New York, President Paul Biya presented an unequivocal view by Cameroon on the main concern of the Organization during the next 14 years. The adoption last year of the Sustainable Development Goals (SDGs) by the UN and the need for a realistic approach in the application of the 17 objectives set in the SDGs, according to President Paul Biya remained primordial in achieving success. Mr Biya pointed out that; "The SDGs, it should be recalled, constitute the first global agenda that considers development in all its dimensions: security, economic, social, human and environmental." Taking the floor first yesterday morning at the UN Headquarters, Paul Biya harped on the theme of this year's General Assembly debate, which is; "The Sustainable Development Goals: A Universal Push To Transform Our World."
Drawing from his past experiences and leadership position, the Head of State categorically highlighted some of the areas where world leaders have in the past failed to deliver on their promises to improving the lives of the people that they are out to serve. The lack of organization, the inability of UN member countries to fulfill their promises, and the absence of a sense of solidarity have been at the origin of the failures observed by the United Nations in most of its action plans.
In a pedagogic manner, President Paul Biya listed the levers on which the UN member countries must act to ensure that the SDGs succeed. In order of importance: the political will, financial contribution, and moral commitments should be able to help the UN to make Agenda 2030 a concrete reality.
While acknowledging the optimism the SDGs are generating across the globe and the mobilization world leaders continue to maintain around the goals, Mr Biya, in his characteristic sense of caution identified some of the obstacles that the SDGs are likely to encounter. To demonstrate that he is talking from the position of an experienced leader, the Head of State pointed to the issues of insecurity whereby negative minded persons, for unexplained reasons, tend to hold back the hand of the clock by imposing values that cannot be accepted by any civilized society. The question of terrorism readily came to mind and the Head of State told the UN General Assembly that he stood a better position to present the stumbling blocks that such nefarious acts could cause in the realization of the SDGs given what Cameroon been witnessing in the Far North Region with the incursions of the Boko Haram terrorist group and the attendant consequences of human suffering, refugee and internally displaced population. All these outcomes, have the potential to derail useful government resources from development initiatives thereby hampering the implantation of the SDGs.
Thus, while underlining the key message in the Agenda 2030 which is; "Transforming our world and leaving no one behind," the Cameroon Head of State not only agreed on the need to set goals, but took time to draw the attention of the world leaders gathered at the UN to the possible pitfalls and the possible solutions that must be carefully analyzed to archived set goals.
Cameroon-USA: Reinforcing Bilateral Ties

Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York

President Paul Biya received in audience the US Assistant Secretary of State for African Affairs yesterday in New York.

Apart from taking an active part at discussions in the UN General Assembly in New York, the Head of State has been busy following up on issues of concern to the country. Shortly after presenting a sterling speech on the way forward for the UN goals on sustainable development that have been of great concern at the 71st General Assembly of the UN, Mr Biya granted a 30 minute audience to Ambassador Linda Thomas-Greenfield, the US Assistant Secretary of State for African Affairs. Receiving his guest at the Waldorf Astoria Hotel where the Presidential Couple is lodged, the two officials reviewed issues of bilateral interest between Cameroon and America.
Speaking to the press after the audience, Ambassador Linda Thomas-Greenfield hailed the excellent relations that exist between Cameroon and the United States of America saying both countries are engaged in several fronts. She cited the presence of Cameroon at the Africa-America Business Forum chaired by President Barack Obama on Wednesday 21 September at the UN building on the sidelines of the General Assembly debates. Linda Thomas-Greenfield also talked of the participation of the Head of State at the Leaders' Summit on Refugees and commitments made by Mr Biya to continually support the refugees as well as the effective presence of American businesses in Cameroon saying the improvement of ties between both countries was essential for such investment opportunities.
Asked to comment on the follow up to her previous audience with the Head of State during her last visit to Cameroon in 2014, the US official said the fight against Boko Haram has been a preoccupying threat to both countries. She stated that in continuation with her discussions with President Biya, America and Cameroon are making in-roots in eliminating the sects.
President Paul Biya was accompanied during the audience by the Minister, Director of the Civil Cabinet, Martin Belinga Eboutou and the Ambassador of Cameroon to Washington, Henri Etoundi Essomba.
Enseignement supérieur: Des attestations pour 400 étudiants

Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Ils ont reçu leurs attestations hier Ă  l’amphi 700 de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, aprĂšs un mois d’imprĂ©gnation dans les services centraux du Minesup.

Un mois Ă  apprendre les rouages de l’administration dans les services centraux du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur. Les 400 Ă©tudiants admis en stage de juillet Ă  aoĂ»t dernier pour la premiĂšre vague et d’aoĂ»t Ă  septembre pour le deuxiĂšme groupe ont rĂ©ussi le pari. La preuve, des attestions leur ont Ă©tĂ© remises hier Ă  l’amphi 700 de l’universitĂ© de YaoundĂ© I par Theresia Ndoko Wanah Litumbe, directeur de l’assistance et des Ɠuvres universitaires, reprĂ©sentant le ministre. AprĂšs cette pĂ©riode d’imprĂ©gnation, ils vont regagner les amphithéùtres le 27 septembre, jour de rentrĂ©e universitaire. En sus de ces parchemins, des espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes d’un montant de 50 000 F Ă  chacun, question de subvenir Ă  leurs besoins, leur ont Ă©tĂ© distribuĂ©s. « J’ai appris Ă  analyser et classer les dossiers par ordre alphabĂ©tique. C’est une expĂ©rience enrichissante qui nous donne un avant-goĂ»t de ce que nous allons affronter comme travail dans nos bureaux futurs », confie Sarah Phalonne Mkpouyie, Ă©tudiante en 4e annĂ©e Anthropologie Ă  la FacultĂ© des arts, lettres et sciences humaines (Falsh).

Au cours de ce sĂ©minaire de restitution des acquis du stage pratique de vacances, Theresia Ndoko Wanah Litumbe a dressĂ© un bilan positif, tout en relevant quelques insuffisances constatĂ©es au cours de cette pĂ©riode d’apprentissage. « Il s’agira pour vous, Ă  l’aide d’un questionnaire que vous aurez Ă  remplir et qui servira de support Ă  vos discussions, de passer en revue les moments forts et les faiblesses de votre passage au Minesup ».
Relance de la filiĂšre cacao: Le Minader sur le terrain

Economie
Prosper LOUABALBE

Le ministre Henri Eyebe Ayissi a effectué une visite de travail à la direction générale de la Sodecao et dans deux plantations, mercredi dernier.

«J’encourage la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du cacao (Sodecao)!» Les ons points du ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement durable (Minader), Henri Eyebe Ayissi, interviennent Ă  la suite de l’observation du savoir-faire de cette sociĂ©tĂ© mercredi dernier Ă  la direction gĂ©nĂ©rale de la Sodecao Ă  YaoundĂ©. Le ministre effectuait ainsi pour la premiĂšre fois, une visite de travail dans cette structure en charge du suivi des cacaoculteurs. Un pĂ©riple qui a conduit le membre du gouvernement et sa suite dans deux plantations. D’une part Ă  Passy plantation Ă  Zoguela par Atok dans le dĂ©partement du Haut-Nyong, rĂ©gion de l’Est et d’autre part au Centre de production et d’expĂ©rimentation de Mengang (Cepem) dans le Nyong et Mfoumou dans la rĂ©gion du Centre. Occasion pour le Minader de rappeler que le plan de la relance de la cacaoculture en cours ambitionne la production de 600 mille tonnes d’ici 2020. Le directeur gĂ©nĂ©ral de la Sodecao, JĂ©rĂŽme Mvondo, qui a fait le tour de ces plantations, a exhortĂ© les planteurs Ă  saisir l’opportunitĂ© des multiples projets de relance de la filiĂšre prĂŽnĂ©e par le gouvernement.

Sur le terrain, c’est dans une plantation de cinq hectares sur les 60 dont Thierry Mbane est propriĂ©taire Ă  l’Est qu’Henri Eyebe Ayissi a mis le cap en premier. Sur place, les cacaoyers portent dĂ©jĂ  des fruits. La plantation, lancĂ©e en mars 2013 et techniquement assistĂ©e par la Sodecao est une rĂ©fĂ©rence. Ici, la relance de la cacaoculture est effective. Le promoteur est un jeune comblĂ©. «J’ai fait mes premiĂšres rĂ©coltes en octobre 2014 et je pĂšse 16 millions de F Ă  ce jour », a expliquĂ© Thierry Mbane. Son secret : l’utilisation des semences sĂ©lectionnĂ©es et dĂ©veloppĂ©es Ă  Nko’o Evon prĂšs d’Ebolowa au Cameroun par la Sodecao. Sa production par hectare est estimĂ©e Ă  une tonne et demie. Le Minader de prĂ©ciser que : «Le cacao bĂ©nĂ©ficie des rĂ©sultats de la recherche agronomique nationale pour augmenter la productivité».

Au Cepem créé en 1979 dans le Nyong et Mfoumou, des champs semenciers sont rĂ©habilitĂ©s et un vent de relance de la production du cacao souffle dans cette plantation d’une superficie de 1562 ha, qui a vu le jour au dĂ©but des annĂ©es 1980. Le centre renaĂźt. Toutefois, pour son responsable, Georges Edwin Ebondje, la production de semences est en deçà de la demande.
HÎpitaux publics: La sérénité rÚgne

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Les personnels sont au travail malgré la menace de grÚve brandie le 15 septembre dernier dans ces formations sanitaires.

Pansement au cou, une jeune dame sort de l’HĂŽpital central de YaoundĂ©, ce 21 septembre. « J’avais un kyste et les mĂ©decins me l’ont retirĂ©. Ils m’ont bien reçue et soignĂ©e. Je suis en train de rentrer Ă  la maison », relate-t-elle, lentement. Sur le chemin conduisant au service des urgences, de nombreux hommes et femmes montent et descendent. Et Ă  la porte prĂ©cisĂ©ment, l’attroupement de personnes aux visages tristes dĂ©montre que des cas graves sont pris en charge. Des personnels en blouse verte se refusent Ă  tout Ă©change. Plus loin, dans la salle de prise de paramĂštres cette fois, de nombreux patients sont aux petits soins. Du cĂŽtĂ© de l’administration aussi, tout le personnel ou presque est en place. Le directeur Pierre-Joseph Fouda est en poste. Au Centre hospitalier universitaire Ă©galement, l’ambiance est pratiquement la mĂȘme. Tout comme Ă  l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© et dans bien d’autres formations sanitaires de la ville.

C’est que, certains redoutaient un arrĂȘt de travail dans les hĂŽpitaux du Cameroun le 15 septembre dernier. Mais rendu Ă  ce 21e jour du mois, les hommes et femmes en blouse blanche sont Ă  l’Ɠuvre. Il semblerait que c’est le fruit du dialogue social entre les deux parties. « Nous avons eu une sĂ©ance de travail avec le secrĂ©taire d’Etat Ă  la SantĂ© publique. A l’arrivĂ©e du ministre, nous avons eu une autre. Nous avons travaillĂ© sur les textes relatifs aux primes des personnels ne bĂ©nĂ©ficiant pas de celles-ci. Ce texte a Ă©tĂ© soumis Ă  la haute hiĂ©rarchie pour apprĂ©ciation. Nous avons aussi travaillĂ© sur celui concernant les quotes-parts », relate Bala Bala, prĂ©sident du Syndicat national des personnels mĂ©dico-sanitaires du Cameroun(SYNPEMS). Et Ă  propos de la grĂšve ? « Les grands hĂŽpitaux du pays ont voulu descendre dans la rue le 20 septembre. Mais il a fallu qu’on les calme parce qu’il n’y a pas eu un mot d’ordre de grĂšve formel. Nous espĂ©rions des rĂ©sultats concrets le 15 septembre. Ces rĂ©sultats n’étant pas lĂ , nous ne pouvons pas violer la rĂ©glementation, en descendant dans la rue sans mot d’ordre de grĂšve», explique le syndicaliste.

A l’en croire, la menace de grĂšve n’est pas complĂštement dissipĂ©e. Les mĂ©dico-sanitaires revendiquent la prise en charge mĂ©dicale des personnels malades et de leur famille nuclĂ©aire, les primes et quotes-parts. 16 griefs au total. Mais jusqu’à ce jour, ces personnels disent n’avoir reçu aucune suite favorable. « Si rien n’est fait, on va observer un arrĂȘt de travail. Je ne peux pas dire quand, mais ce qui est sĂ»r, c’est qu’il y aura grĂšve si le gouvernement n’agit pas », prĂ©vient Bala Bala.
Bike Controls Temporarily Suspended

Régional
Christopher JATOR

Calm has returned to the port city of Douala after Wednesday’s cyclists’ crisis.

Following a crisis meeting between the Governor of the Littoral Region, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua and commercial motorcycle trade union leaders, calm returned to Douala yesterday, September 22, 2016. Activities by motorbike riders resumed and continued normally after the tense standoff between riders and security forces and council staff on September 21, 2016.

Yesterday’s morning rush hours saw many motorcycles on the streets transporting passengers.

Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua spoke the press in Bonanjo, Douala after chairing the crisis meeting on Wednesday, September 21, 2016: “The cyclist crisis does not pose any obstacle to government measures. What happened was some kind of misunderstanding that needed mending. I have directed that checks of commercial motorcycles should be suspended until further notice. The measure is to give those who do not have the required documents to do so. I call on all of them to go the Transport Office and councils to secure the documents.”

The crisis erupted following checks of CEMAC number plates and council tax receipts. The Commissioner of the 12th Public Security Police Station, Douala, was manhandled by the aggrieved riders. According to the Senior Divisional Officer, SDO for Wouri, Naseri Paul Bea, before the crisis exacerbated on Wednesday, a group of commercial riders in Douala V Subdivision had on Tuesday stopped a Douala City Council truck and seized nine of the impounded motorbikes machines it was transporting. He told the meeting that the crisis of Wednesday was a continuation of Tuesday’s protest in the Douala V Subdivision.

The checks, according to the Governor, were in line with recent instructions by the Minister of Transport during meetings with trade unions, taxi drivers and motorcycle riders in Douala. He had directed that the transport sector be made more secure and attractive in view of the upcoming Female African Cup of Nations. Samuel Dieudonné Ivaha Diboua said he subsequently issued communiqués calling on inhabitants to ensure hygiene and sanitation. Trade union leaders who were all cheers at the crisis meeting proposed a change of strategy by council staff and security forces.
L’affaire du « collecteur » de sperme rebondit

Régional
Rita DIBA

Paul T., infirmier de profession et promoteur d’un centre santĂ© non agréé du cĂŽtĂ© de Village, au lieu dit premiĂšre EntrĂ©e Cogefar, n’est plus seulement poursuivi pour exercice illĂ©gal de la mĂ©decine. La requalification des faits reprochĂ©s Ă  l’homme par le Tribunal de premiĂšre instance de Douala-Ndokoti, tant souhaitĂ©e par l’accusation depuis octobre 2015, date Ă  laquelle l’affaire avait Ă©clatĂ©, est effective: Paul T., Ă  l’audience prĂ©vue dans les prochains jours, devra donc aussi rĂ©pondre aux accusations d'outrage Ă  la pudeur sur mineurs de 16 ans et sur mineurs de 16 Ă  21 ans, conformĂ©ment aux articles 346 et 347 du code pĂ©nal.

En effet, l’infirmier avait Ă©tĂ© accusĂ© par plusieurs jeunes hommes, dont certains aujourd’hui majeurs, de leur avoir fait subir des attouchements sexuels. Et pendant ces « consultations » d’un autre genre, il leur aurait prĂ©levĂ© du sperme, recueillant le liquide sĂ©minal dans « des plaques et des tubes ». Et pour les mettre dans des conditions favorables, il leur projetait des films pornographiques. Ces pratiques, selon les tĂ©moignages de quelques victimes passĂ©es devant la barre, remontent Ă  2008 et auraient durĂ© des annĂ©es.
Cameroon Tribune du lundi, 26 septembre 2016.
Diplomatie: Paul Biya au four et au moulin

Yves ATANGA

Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu vendredi Ă  New York, ses homologues du Togo, de la RCA, du Burkina Faso, et l’ambassadrice amĂ©ricaine aux Nations unies.

Nouvelle journĂ©e-marathon vendredi pour le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  New York. Une sĂ©rie d’audiences accordĂ©es en cette cinquiĂšme journĂ©e du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’Organisation des Nations unies ont confortĂ© l’image de Paul Biya au plan international : celle de l’homme d’Etat expĂ©rimentĂ© dont la voix compte au milieu de ses pairs d’Afrique et des partenaires. Trois chefs d’Etat africains sont, en effet, venus ce vendredi Ă  la rencontre du prĂ©sident camerounais. Dont deux, qui ont entamĂ©, il y a peu, leur premier mandat Ă  la tĂȘte de leur pays.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique centrafricaine, Faustin Archange Touadera, reçu Ă  12 h 30 mn au siĂšge des Nations unies en fait partie. Élu Ă  l’issue de la prĂ©sidentielle du 30 dĂ©cembre 2015 et du 14 fĂ©vier 2016, il a hĂ©ritĂ© d’un pays Ă  reconstruire. DĂ©fi herculĂ©en donc pour le nouveau chef de l’Etat, qui est venu requĂ©rir la sagesse de son aĂźnĂ© et voisin. A la fin de l’entretien d’une demi-heure, M. Touadera a eu des mots de profonde gratitude Ă  son homologue pour l’accueil de prĂšs de 250.000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains au Cameroun. Face Ă  la presse, le numĂ©ro un centrafricain a dĂ©clarĂ© que les Ă©changes entamĂ©s vendredi avec Paul Biya allaient se poursuivre dans le cadre d’une visite officielle envisagĂ©e au Cameroun.

Plus tard dans l’aprĂšs-midi, le chef de l’Etat a reçu dans sa suite de l’hĂŽtel Waldorf Astoria, une personnalitĂ© au profil semblable Ă  celui de Faustin-Archange Touadera. Il s’agit de Roch Marc Christian KaborĂ©, prĂ©sident du Burkina Faso, Ă©lu en dĂ©cembre 2015 Ă  la fin d’une pĂ©riode de transition, ayant suivi le renversement du prĂ©sident Blaise CompaorĂ©. Rien n’a cependant filtrĂ© de l’entretien. Idem pour le tĂȘte-Ă -tĂȘte entre le prĂ©sident Biya et son homologue togolais, Faure Gnassingbe, qui a eu lieu Ă  12h au siĂšge des Nations unies.

L’audience-record de la journĂ©e a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă  Samantha Powell, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. PrĂšs de 70 minutes d’échanges entre Paul Biya et la diplomate amĂ©ricaine, qui n’a pas cachĂ© sa satisfaction, estimant que la longueur et la densitĂ© de l’entretien Ă©taient le reflet d’une relation bilatĂ©rale qui gagne en intensitĂ©. Utilisant Ă  peu prĂšs, les mĂȘmes mots que la sous-secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricaine chargĂ©e des Affaires africaines, reçue la veille, Samantha Powell est allĂ©e redire au prĂ©sident camerounais que le gouvernement amĂ©ricain, et le prĂ©sident Obama en tĂȘte, avaient fortement apprĂ©ciĂ© les importants engagements pris par le Cameroun lors du sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s. « Nous lui sommes trĂšs reconnaissants pour cela », a ajoutĂ© Mme Powell, qui voit dans les Ă©changes de ces derniers jours au plus haut niveau, quelque chose de nouveau dans la relation entre le Cameroun et les Etats-Unis d’AmĂ©rique. La lutte contre Boko Haram a forcĂ©ment Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e. Et l’ambassadrice amĂ©ricaine s’est rĂ©jouie de la nette amĂ©lioration de la coordination entre le Cameroun et le Nigeria, tout en relevant que la communautĂ© internationale devait faire mieux pour soutenir la rĂ©ponse humanitaire.
Droits d’auteur et droits voisins: Les clarifications du PM

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a signé des textes jeudi dernier relatifs aux statuts, rÚglements généraux et codes électoraux des organismes de gestion collective.

La question de la nationalitĂ© Ă  la tĂȘte des sociĂ©tĂ©s du droit d’auteur et des droits voisins au Cameroun est dĂ©finitivement rĂ©glĂ©e. Ceci, pour le bonheur des artistes qui n’ont pas manquĂ© d’exprimer leur satisfaction. « C’est un acte de souverainetĂ© et je suis trĂšs content de cette dĂ©cision du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, qui est la bienvenue. Beaucoup de gens sont convaincus de ce qu’ils peuvent prendre l’argent des artistes sans que rien ne leur arrive. Les choses commencent Ă  se dessiner », confie Ottou Marcellin, artiste-musicien. Et Ateh Bazor, un autre musicien, d’ajouter : « Suites aux antĂ©cĂ©dents liĂ©s aux fautes de gestion ayant conduit certains dirigeants devant les tribunaux et dont la suite n’a pas abouti pour plusieurs raisons, il Ă©tait temps de remettre les pendules Ă  l’heure. Maintenant, ceux qui disposent d’une double nationalitĂ© et qui veulent postuler Ă  un poste de gestion doivent renoncer Ă  leur deuxiĂšme nationalitĂ© pour redevenir des Camerounais. C’est un acte rĂ©confortant ».

C’est que, jeudi dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement Philemon Yang a signĂ© un arrĂȘtĂ© modifiant et complĂ©tant certaines dispositions de l’arrĂȘtĂ© du 28 mars 2016 fixant les dispositions communes applicables aux statuts, rĂšglements gĂ©nĂ©raux et codes Ă©lectoraux des organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. C’est un document qui rĂ©soud enfin l’épineuse question de la nationalitĂ© des principaux dirigeants des organismes de gestion collective des droits d’auteur. Au sujet des article 5 (nouveau) (1) et 14 (nouveau) (1), le ministre des Arts et de la Culture (Minac), le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, explique que sur la forme, il s’agissait de clarifier les dispositions pertinentes du dĂ©cret d’application de la loi sur le droit d’auteur. Dispositions dont une lecture rapide aurait laissĂ© croire que tout titulaire de droit, quelle que soit sa nationalitĂ©, pouvait ĂȘtre dirigeant, c’est-Ă -dire prĂ©sident d’un conseil d’administration, directeur gĂ©nĂ©ral d’un organisme de gestion des droits d’auteurs. Ainsi, dans l’ancienne version, par exemple, il Ă©tait fait mention de l’exigence d’un certificat de nationalitĂ© sans autre mention. « On Ă©voquait mĂȘme comme piĂšces un titre de sĂ©jour, ce qui laissait donc penser qu’un Ă©tranger pouvait ĂȘtre Ă  la tĂȘte d’un organisme de gestion des droits d’auteur au Cameroun sur seule prĂ©sentation de la preuve de son sĂ©jour au Cameroun », conclut le Minac.
Yaoundé: Un mort dans l'effondrement d'une dalle

Carine TSIELE

En voulant dĂ©coffrer la dalle de sa maison, le capitaine Roger Njapa s’est retrouvĂ© enseveli samedi dernier, aux environs de 10h.

Le capitaine sapeur-pompier, Roger Njapa ne fera plus partie des effectifs des hommes en tenue devant porter les galons de commandant en janvier prochain. Le pĂšre de famille avait entamĂ© les prĂ©paratifs pour sa fĂȘte. Mais l’irrĂ©parable s’est produit. Samedi dernier, il a Ă©tĂ© tuĂ© par la dalle de sa maison en chantier Ă  Nkoabang dans le dĂ©partement de la Mefou et Afamba. Selon les tĂ©moignages des membres de sa famille, le drame est survenu aux environs de 10 h, alors que le capitaine tentait de dĂ©coffrer la dalle de sa maison. « À l’arriĂšre de notre domicile, papa a fait construire un autre bĂątiment qui devait servir de cuisine. Et au-dessus de la structure, il y a fait une dalle. Entre cette dalle et le toit, il voulait installer un chĂąteau d’eau. Samedi, en compagnie de mon grand-frĂšre Francky E.et de ma derniĂšre petite sƓur, c’est ce qu’ils essayaient de faire. Tout se passait bien, jusqu’à la derniĂšre planche qui ne voulait pas se dĂ©coller de la dalle. C’est Ă  l’aide d’un marteau qu’il a frappĂ© pour la dĂ©gager. Malheureusement, la dalle n’était pas assez solide, et s’est effondrĂ©e », tĂ©moigne la fille du dĂ©funt, Patricia Njapa.

L’effondrement a causĂ© un bruit assourdissant et les voisins ont accouru, pour le dĂ©gager des dĂ©combres. « Papa parlait encore bien, il disait sauver d’abord mon fils, les voisins ont fait leur possible pour les dĂ©gager et ils ont Ă©tĂ© rapidement transportĂ©s Ă  l’hĂŽpital gĂ©nĂ©ral. Mon pĂšre a rendu l’ñme Ă  l’entrĂ©e de l’hĂŽpital. Pour Francky E., il y a espoir. Il est sorti du coma. Il a plusieurs fractures et les mĂ©decins nous ont rassurĂ© qu’il est hors de danger », ajoute-t-elle. Le capitaine laisse ainsi une veuve et six enfants Ă©plorĂ©s. Un vrai drame.
President Biya Grants Audiences In New York

Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York

The Head of State had four high-level talks with three of his Africa counterparts and US Ambassador to the UN on Friday.

As discussions at the 71st General Assembly debates of the United Nations came to a close on Friday 23 September 2016, the intensity of activities for the Cameroon Head of State increased both at the United Nations Headquarters and his Waldorf Astoria Hotel suite where he met with high-level officials. Although most of the audiences held behind closed doors, their significance was evident from the level of personalities he received.

Ambassador Samantha Power

The longest of the four audiences that President Paul granted on Friday was with the United States Ambassador to the United Nations, Samantha Power. For over one hour she had discussions with the Head of State in the presence of the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella and the Director of the Civil Cabinet, Martin Belinga Eboutou.

After the discussions, Ambassador Samantha said she came to appreciate President Biya's presence at the Leaders' Summit on Refugees chaired by US President Barack Obama, the commitments taken by the Head of State during the meeting and the participation of Cameroon at the Africa- America Business Forum also organized by President Obama on the sidelines of the UN General Assembly.

She talked of increasing bilateral ties between Cameroon and the United States seen through the multiple encounters President Biya had with his American counterpart, Barack Obama during his New York stay. President Obama's reception on 20, September, the fight against Boko Haram, the suicide attacks that the extremist group has been causing and the welfare of Internal Displaced Persons in the Far North as well as the situation of refugees Cameroon were equally examined by Mr Biya and his guest.

Central Africa Republic, Togo, and Burkina Faso

While the President of Togo, Faure Gnassingbe, the first to be received at mid-day at the United Nations Headquarters like that of Burkina Faso, Roch March Christian Kabore received by 4p.m. at the Waldorf Astoria Hotel left without a word to the press, the President of Central Africa Republic, Faustin-Archange Touadera, opened up to reporters.

President Paul Biya who arrived at the UN Building less than five minutes to 12 noon was immediately followed into the meeting room by Faure Gnassingbe of Togo. Both leaders had a tĂȘte-a-tĂȘte for about 30 minutes before the Togolese leader, looking relaxed left Mr Biya.
About five minutes later, the President of the Central Africa Republic, Faustin-Archange Touadera who had earlier been seen around the conference room at the UN Headquarters joined the Head of State. After about 30 minutes of discussion with President Biya he said he came to thank Mr Biya for supporting the Central Africa Republic during the crisis years. President Touadera added that he intended to pay an official visit to Cameroon during which he will officially appreciate the support given by the country to refugees from the Central Africa Republic.
Another new-comer to the job of President who sought to meet with Mr Biya in his New York Hotel was President Roch Marc Christian Kabore. Elected on 29 November, 2015 following a one-year transnational period in Burkina Faso. He left the audience without a word to the press, but a sense of satisfaction he carried was visible.
Lutte contre le sida: De nouvelles cibles visées

Dossiers de la redaction
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Synergies africaines lance demain à Douala, un nouveau programme de sensibilisation dénommé « Mon pari pour 2030 », visant les call boxeurs, taximen et autres.

Pas de rĂ©pit pour Synergies africaines contre le sida et les souffrances. Plus de 10,5 millions d’élĂšves et Ă©tudiants dĂ©jĂ  sensibilisĂ©s, plus de 235 000 personnes dĂ©pistĂ©es et plus de 2,6 millions de prĂ©servatifs masculins et fĂ©minins distribuĂ©s dans le cadre de la campagne « Vacances sans sida ». Et voici Ă  nouveau l’Ong panafricaine, créée par la premiĂšre dame du Cameroun, Mme Chantal Biya, sur le terrain. Synergies africaines contre le sida et les souffrances lance, en effet, demain mardi dans la capitale Ă©conomique du Cameroun, Douala, le programme dĂ©nommĂ©, « Mon pari pour 2030 ». Jean StĂ©phane Biatcha, son secrĂ©taire exĂ©cutif l’a fait savoir en fin de semaine derniĂšre Ă  YaoundĂ©. Contrairement Ă  « Vacances sans sida », qui ne ciblait que les Ă©lĂšves et Ă©tudiants, ce nouveau programme de sensibilisation s’adresse Ă  la sociĂ©tĂ© civile, aux Ong et associations de femmes impliquĂ©es dans la lutte contre le sida, aux dĂ©tenteurs de call box, aux motos-taximen
 Les experts de Synergies africaines vont Ă©galement travailler avec certaines entreprises dans le sens de susciter une plus grande prise de conscience.

Dans la lutte contre cette pandĂ©mie, fait-on savoir Ă  Synergies africaines, personne n’est Ă  nĂ©gliger. « Nous pensons qu’en les sensibilisant, en les motivant davantage, nous serions en train de crĂ©er de vĂ©ritables relais dans la lutte contre le sida», indique une source bien introduite. A Douala, premiĂšre Ă©tape de ce programme devant s’ébranler sur le territoire national dans les mois Ă  venir, les participants, 125 leaders au total, vont recevoir des connaissances supplĂ©mentaires sur la maladie et la mise en Ɠuvre des activitĂ©s de lutte contre cette affection. Synergies africaines estime que ces cibles sont capables de vulgariser le message, pour que le combat contre le sida monte en intensitĂ©. AprĂšs Douala, Synergies africaines dĂ©posera ses valises Ă  Bafoussam, puis Ă  Bertoua. Ces trois villes constituent la phase pilote. Laquelle permettra aux organisateurs de tirer les leçons pour amĂ©liorer la suite. Et c’est Ă©galement sur la base des conclusions de ces trois premiĂšres descentes que Synergies africaines et son partenaire, le Pari mutuel urbain camerounais, fixerons la pĂ©riodicitĂ© des descentes dans les villes du Cameroun. Un nouveau challenge pour l’équipe Ă  Jean StĂ©phane Biatcha dans la lutte contre le sida au Cameroun.
Coopération Cameroun-Arabie saoudite: Les fruits d'une visite intense

Politique
Azize MBOHOU

Des parlementaires saoudiens ont apprécié la stabilité du Cameroun et promettent d'investir dans le secteur agricole et celui du transport ferroviaire.

Trois jours de visite et des perspectives prometteuses dans les relations entre le Cameroun et l’Arabie saoudite. Les parlementaires saoudiens sont arrivĂ©s en fin de sĂ©jour Ă  YaoundĂ© vendredi dernier, aprĂšs des Ă©changes de haut niveau avec les autoritĂ©s camerounaises. En effet, arrivĂ©s mercredi dernier, dans un contexte de cĂ©lĂ©bration des noces d'or des relations diplomatiques entre leur pays et le Cameroun, l’équipe conduite par Walid Abdulkarim Alkhariji a Ă©tĂ© reçue par le prĂ©sident du SĂ©nat et celui de l’AssemblĂ©e nationale. Au niveau de l’exĂ©cutif, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, s’est entretenu avec les membres du Conseil consultatif du Royaume d’Arabie saoudite. S’en sont suivis d’importants Ă©changes avec les ministres de la Communication, des Finances, de l’Agriculture et de l’Economie. Les rencontres avec des hommes d'affaires camerounais et Ă  l'assemblĂ©e nationale avec les membres du groupe d'amitiĂ© interparlementaire Cameroun-Arabie saoudite, sont Ă©galement Ă  inscrire dans cet enrichissement. C’était en prĂ©sence de l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite au Cameroun, S.E. Muhammad Bin Sulayman.

A l’issue de ce sĂ©jour, l’une des nouvelles semences de cette relation, identifiĂ©e lors des Ă©changes avec les autoritĂ©s camerounaises, est l'agriculture. En effet, d'aprĂšs l'hon. Hamadou Sali, prĂ©sident du groupe d'amitiĂ© interparlementaire Cameroun-Arabie saoudite, les Saoudiens sont intĂ©ressĂ©s par l'investissement dans le domaine agropastoral, surtout le machinisme agricole. Par ailleurs, les hĂŽtes du Cameroun ont Ă©voquĂ© la possibilitĂ© d’étendre le rĂ©seau du chemin de fer dans le pays. On parle de l'amĂ©nagement des lignes Douala-Kumba, Douala-Nkongsamba-Dschang-Bamenda, ou entre YaoundĂ© vers la rĂ©gion du Sud. Dans le secteur Ă©ducatif, l'Arabie saoudite entend achever la construction de l'universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©, dont le projet n'avait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© qu’au tiers. A ce jour, le portefeuille actif de la coopĂ©ration saoudienne au Cameroun, Ă  travers le Fonds saoudien de dĂ©veloppement (FSD), se chiffre Ă  plus de 25 milliards de F. Ce montant devrait ĂȘtre injectĂ© dans le financement d’infrastructures routiĂšres et le lycĂ©e d’enseignement des mĂ©tiers industriels Ă  Douala.