Cameroon Tribune
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Faux médicaments: Bataille permanente.
Pluies: 2016 a battu des records

Régional
Jean Baptiste KETCHATENG

Les précipitations de la grande saison ont dépassé les moyennes générale et spéciale.

La saison des pluies qui s’achĂšve Ă  Douala est l’une des plus importantes des trente derniĂšres annĂ©es. Elle a en effet permis d’enregistrer, de mai Ă  septembre, une hausse de 436,4 mm par rapport Ă  la normale qui est dans le jargon de la mĂ©tĂ©o la moyenne des prĂ©cipitations sur une pĂ©riode trentenaire. « La normale, explique Ambesi Hans Ndonwi, ingĂ©nieur et chef du service rĂ©gional de la MĂ©tĂ©orologie, est de 2560,4 mm. Or, nous avons comptĂ© jusqu’à 2936,8 mm de pluie durant les cinq mois concernĂ©s. »
Dans cet intervalle, l’on a aussi notĂ© Ă  la mĂ©tĂ©o une autre statistique exceptionnelle : le maximum absolu, qui correspond Ă  la quantitĂ© de pluie la plus importante tombĂ©e en une journĂ©e. Il s’agit des 345,4 mm du mercredi 22 juin 2016. Durant les trois derniĂšres dĂ©cennies, Douala n’avait jamais reçu autant de pluie durant l’espace de temps d’une journĂ©e. « C’est un fait remarquable bien plus que l’augmentation au-dessus de la moyenne de la pluviomĂ©trie durant la saison 2016 qui n’est qu’une variation ; laquelle ne peut pas encore amener Ă  conclure quoi que ce soit d’important ou mĂȘme d’inquiĂ©tant », analyse M. Ambesi.
Pour autant, les 436 mm de plus de cette annĂ©e sont importants car ils reprĂ©sentent la pluviomĂ©trie annuelle de certaines rĂ©gions moins arrosĂ©es du Cameroun. Ils peuvent aussi ĂȘtre mis en rapport avec la baisse de l’an dernier. Sur cette pĂ©riode identique de mai Ă  septembre, il y avait plutĂŽt un dĂ©ficit de 354,5 mm. Le ciel de la capitale Ă©conomique n’avait laissĂ© tomber que 2145,9 mm, bien en deçà de la moyenne Ă©tablie pour la saison. L’on peut y ajouter qu’en 2016, les jours de pluie s’étalent et se diversifient crĂ©ant un dĂ©calage dans le calendrier qui fait que certains mois soient bien plus pluvieux que d’ordinaire.
Enfin, s’il semble y avoir eu moins d’inondations, il ne faut pas en conclure immĂ©diatement que Douala gĂšre mieux cette pĂ©riode d’intempĂ©ries. « Beaucoup de facteurs entrent en jeu pour qu’une inondation se fasse. Un sol dĂ©jĂ  gorgĂ© d’eau ou un sol sec n’absorberont pas de la mĂȘme maniĂšre l’eau qui tombe. La quantitĂ© d’eau et le temps que la pluie dure tout comme l’assainissement qui ne dĂ©pend pas de la mĂ©tĂ©o peuvent autant l’influencer... Cela dit, au regard de l’augmentation globale, on peut dire que Douala n’a pas eu trop de problĂšme », conclut M. Ambesi.
Au bonheur des peaux noires

Societé
Monica NKODO

L’entreprise de produits cosmĂ©tiques « Madlyn Cazalis » se sert de la nature pour sublimer les femmes noires et mĂ©tissĂ©es.

Belle rencontre entre bio et beautĂ©. La sociĂ©tĂ© de cosmĂ©tiques Ă  base de produits naturels « Madlyn Cazalis », veut partager cette expĂ©rience avec des millions de femmes dans le monde. Son patron, Christian Ngan, diplĂŽmĂ© en ingĂ©nierie financiĂšre et spĂ©cialiste de la fusion-acquisition, a travaillĂ© en France avant de s’établir au Cameroun. Cet entrepreneur reconnu dans le domaine du leadership en Afrique a eu la reconnaissance d’institutions comme Forbes. Ses clientes, des femmes en gĂ©nĂ©ral aux peaux noires et mĂ©tissĂ©es, ont des origines trĂšs variĂ©es. Elles viennent du Cameroun, mais aussi de l’étranger. Christian Ngan fonde sa sociĂ©tĂ© en 2012 pour prĂ©venir les Africaines des dangers de la dĂ©pigmentation, tout en encourageant l’utilisation des produits naturels.
A l’heure actuelle, son entreprise dĂ©veloppe 24 produits de cosmĂ©tiques pour les soins de la peau et des cheveux, entre autres crĂšmes, lotions, savons, gommages
 Des ingrĂ©dients naturels comme le cacao, le karitĂ©, la noix de coco, le moringa, l’avocat, l’Aloe vera et plus encore, sont Ă  la base de leurs activitĂ©s. En quatre ans, la marque a glanĂ© plus de 100 ambassadeurs, 50 points de vente en Afrique centrale (Cameroun, Gabon et Congo) et des clients dans plus de 12 pays, que ce soit en Afrique, en Europe ou en Asie.
En plus de promouvoir la beautĂ© africaine 100% naturelle, « Madlyn Cazalis » veut mettre en avant l’agriculture, les industries locales, mais aussi l’entreprenariat des femmes et des jeunes. Environ 50.000 femmes reçoivent dĂ©jĂ  des conseils de la marque, qui d’ici 2025, souhaite atteindre Ă  travers ses produits, plus de 100 millions de femmes. « Nos produits sont Ă  80 Ă  90 % naturels. Ce que nous utilisons de maniĂšre artificielle ce sont des conservateurs, de la glycĂ©rine qui peut ĂȘtre de synthĂšse, des extraits alcooliques », explique Christian Ngan. En quatre ans, le secteur de distribution ne cesse de s’agrandir. « Nous distribuons essentiellement en pharmacies, en instituts de beautĂ©, dans quelques supermarchĂ©s. On fait beaucoup de ventes directes et nous avons des ambassadrices qui vendent nos produits Ă  l’étranger. Nous travaillons aussi avec diverses plateformes en ligne », rappelle-t-il.
Christian Ngan surfe sur la vague du retour Ă  l’afro-optimisme, avec des mouvements comme les nappy, qui valorisent la femme noire. Internet est aussi un outil essentiel pour ses produits. Avec 25.000 femmes qui les suivent sur Facebook, et des milliers d’autres sur Twitter, on peut dire qu’à « Madlyn Cazalis », on joue Ă  fond la carte des rĂ©seaux sociaux. L’entreprise qui a une vision large et internationale, avec « un chiffre d’affaires Ă  huit chiffres », confie Christian Ngan, veut continuer de percer et faire son petit trou dans l’industrie cosmĂ©tique.
Mason Cyrille Elong Ewing: styliste sans complexes

Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

L’artiste collectionne plusieurs dĂ©filĂ©s et est aussi producteur de cinĂ©ma malgrĂ© son handicap visuel.

AprĂšs 28 ans d’absence, le styliste designer Mason Cyrille Elong Ewing se prĂ©pare Ă  fouler son pays le Cameroun dans quelques jours. Au programme de son sĂ©jour en terre natale, la prĂ©sentation d’un dĂ©filĂ© le 29 octobre prochain au Hilton HĂŽtel de YaoundĂ©. NĂ© le 9 avril 1982 dans un hĂŽpital de Douala d’un pĂšre amĂ©ricain et d’une mĂšre d’origine camerounaise, le crĂ©ateur de mode, handicapĂ© visuel, se sert de ses souvenirs pour rĂ©aliser ses dessins et ses coupes. MalgrĂ© son handicap, Mason Ewing a rĂ©ussi Ă  rĂ©aliser sa passion pour l’art. « Il y a beaucoup de personnes handicapĂ©es qui font des choses magnifiques et personne n'en parle », dĂ©plore-t-il. GrĂące Ă  son sens de l’imagination et son toucher poussĂ©, l’artiste parvient Ă  distinguer tout type de tissus. Ce qui justifie son penchant pour le coton bio, la soie, la dentelle et le cachemire pour rĂ©aliser ses robes.
Pour son retour aux sources, le passionnĂ© de l’art va prĂ©senter sa collection « Madison » et la nouvelle collection de haute couture « Espoir pour l’avenir » et bien d'autres surprises. « A cette collection, j’ai associĂ© mon Ă©gĂ©rie : le mannequin AmĂ©lie Rondel-Reichrath », rassure-t-il. Ses difficultĂ©s, c’est trouver les investisseurs. « Pour 2017, j'aimerais avoir des partenaires financiers qui viennent de l'Afrique ou de mon pays , le Cameroun, pour mes projets dans la mode et le cinĂ©ma, notamment mon long-mĂ©trage intitulĂ© « Coup de foudre Ă  YaoundĂ© » tournĂ© majoritairement au Cameroun. J'ai beau avoir la nationalitĂ© française, je suis Camerounais en premier lieu », conclut-il.
La mode, Mason Ewing la cÎtoie depuis le 21 septembre 2007. Il se souvient de son premier défilé il y a 10 ans. « Ce fut un grand succÚs dans la ville de Paris. Mais malheureusement, il ne m'a pas ouvert des portes. Ma couleur de peau, mon handicap et mes origines africaines n'ont pas arrangé les choses », regrette-t-il. « Aujourd'hui, la maison de couture Mason Ewing se développe trÚs bien et le futur va devenir trÚs intéressant », espÚre-t-il.
MobilitĂ© urbaine: le taxi, c’est « vairified »

Societé
Larissa MOYUM (Stagiaire)

L’application « Taxi Vairified » permet de rassurer les clients et participe de la traçabilitĂ© des vĂ©hicules jaunes.

DĂ©jĂ  opĂ©rationnelle au Cameroun, « Taxi Vairified » a pour objectif d’assurer la sĂ©curitĂ© des clients et la traçabilitĂ© des taxis. Créé par une start-up camerounaise emmenĂ©e par Patrick EhodĂ©, cette application vise Ă  endiguer les agressions et Ă  rendre plus sĂ»rs les taxis. « J’ai mis sur pied cette application en 2014 dans le but de sortir de l’informel », confie le crĂ©ateur. TĂ©lĂ©chargeable via d’autres applications telles que Android playstore et l’Appstore, « Taxi Vairified » permet aux clients de faire les rĂ©servations des taxis en quelques minutes et Ă  des prix abordables grĂące Ă  leurs tĂ©lĂ©phones portables. Les informations sont enregistrĂ©es dans la base de donnĂ©es de la plateforme. Cette innovation fait le bonheur de nombreux usagers, chauffeurs et propriĂ©taires des vĂ©hicules jaunes. « J’apprĂ©cie cette nouvelle technologie rĂ©volutionnaire. Je n’ai plus aucun souci Ă  me faire concernant la sĂ©curitĂ© de mon vĂ©hicule », affirme JĂ©rĂŽme B., chauffeur de taxi.
AprĂšs que les propriĂ©taires de l’application entrent en contact avec les sociĂ©tĂ©s de taxis ou les taxis indĂ©pendants, ils leur prĂ©sentent leurs offres, ensuite ils dĂ©cident d’un contrat ensemble pour lequel le taxi s’engage Ă  payer un certain montant par mois. Puis, l’entreprise scanne les papiers du vĂ©hicule, le permis, l’assurance et la licence du chauffeur de taxi et l’enregistre dans leur base de donnĂ©es clients. Par la suite, Vairified remet au chauffeur de taxi un badge Ă  coller Ă  l’avant du vĂ©hicule avec la mention « Taxi recommandĂ© » avec un identifiant. Ce badge coĂ»te au chauffeur de taxi 2000 F. Quand le client tĂ©lĂ©charge l’application mobile, il retrouve toutes les informations relatives au taxi dans lequel il veut ĂȘtre, en scannant le code identifiant du taxi et en l’inscrivant dans l’application mobile.
Patrick EhodĂ© est un ingĂ©nieur en gĂ©nie logiciel et finance. Ancien cadre dans les multinationales, il a travaillĂ© entre autres comme analyste financier Ă  Londres pour l’entreprise Africahubet et en tant que gestionnaire de projets Ă  la Seychelles Breweries Limited (entreprise brassicole appartenant au groupe Diageo, qui produit la biĂšre Guinness) avant de se mettre Ă  son propre compte.
Projets énergétiques et hydrauliques: la France veut renforcer sa présence

Economie
MichĂšle FOGANG

L’ambassadeur Gilles Thibault a rencontrĂ© le ministre Basile Atangana Kouna, mardi dernier Ă  YaoundĂ©, pour Ă©changer sur le secteur eau et Ă©nergie.

Un huis clos d’environ une heure. Preuve que les sujets Ă©voquĂ©s entre le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Basile Atangana Kouna et Gilles Thibault, nouvel ambassadeur de France au Cameroun, Ă©taient nombreux et profonds. Avant de rĂ©vĂ©ler le contenu des Ă©changes qu’il venait d’avoir avec le Minee, le diplomate français a indiquĂ© Ă  la presse que l’audience lui avait donnĂ© l’occasion d’avoir un aperçu de l’état des lieux du secteur, avec un accent sur les grands projets en cours. « L’eau et l’électricitĂ© sont deux secteurs majeurs pour le dĂ©veloppement Ă©conomique d’un pays. Nous avons brossĂ© le tableau de la situation existante au Cameroun », a-t-il affirmĂ©.
Partenaire au dĂ©veloppement du Cameroun, la France contribue Ă©normĂ©ment Ă  la rĂ©alisation d’infrastructures Ă©nergĂ©tiques, notamment le barrage de Lom Pangar, celui de Bini-Warak et de Nachtigal. Ceci Ă  travers ses reprĂ©sentations que sont l’Agence française de DĂ©veloppement (Afd), les sociĂ©tĂ©s Razel et Sogea Satom. Gilles Thibault, en dĂ©but de sĂ©jour au Cameroun, a dessinĂ© les esquisses de ce que sera la collaboration entre son pays et le secteur eau et Ă©nergie camerounais. « Plus que par le passĂ©, la France entend ĂȘtre plus prĂ©sente qu’elle ne l’a Ă©tĂ© pour la mise en Ɠuvre d’infrastructures Ă©nergĂ©tiques et hydrauliques en cours de construction», a-t-il assurĂ©.
Sable, marbre, granite
 : les pistes de la valorisation

Economie
MichĂšle FOGANG

Un programme y relatif lancé mardi à Yaoundé pour tirer le maximum de revenus dans ces filiÚres sous-estimées.

Au Cameroun comme dans beaucoup de pays africains, l’exploitation du sable, du marbre, du gravier ou du calcaire est peu valorisĂ©e. Car considĂ©rĂ©s d’aprĂšs Najat Rochdi, coordonnatrice rĂ©sidente du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (PNUD), comme minĂ©raux Ă  faible valeur en raison de leur cours bas sur le marchĂ© des matiĂšres premiĂšres. Pouvant, ceux-ci peuvent constituer des intrants uniques pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et partant contribuer Ă  l’amĂ©lioration de la vie des populations. Conscient de l’atout majeur que constituent ces ressources miniĂšres, le Cameroun a postulĂ© auprĂšs du PNUD qui a mobilisĂ© des ressources auprĂšs du groupe des Etats ACP (Afrique- CaraĂŻbes-Pacifique) et de l’Union europĂ©enne (UE) pour accompagner les pays Ă  l’amĂ©lioration de la gestion des minĂ©raux de construction dits de faible valeur. Cela se fera Ă  travers le Programme ACP-UE en faveur des minĂ©raux du dĂ©veloppement. Le pays a Ă©tĂ© choisi comme pays-pilote en Afrique centrale, devant bĂ©nĂ©ficier de cette initiative.
Le programme a officiellement dĂ©marrĂ© mardi dernier, en prĂ©sence du ministre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt) Ernest Gbwaboubou, Najat Rochdi et Daniel Evina Abe’e, ambassadeur du Cameroun Ă  Bruxelles. La cĂ©rĂ©monie a Ă©galement donnĂ© lieu Ă  un atelier de trois jours durant lesquels acteurs et experts valideront les prioritĂ©s du secteur. Ils identifieront, par ailleurs, les sites-pilotes du programme et Ă©laboreront une feuille de route.
Deux matchs amicaux en vue

Sports
Josiane R. MATIA

Le Cameroun va boucler sa préparation contre le Kenya et la Tanzanie.

Dans 30 jours exactement, le Cameroun vibrera au rythme de la coupe d’Afrique des nations fĂ©minine qu’il attend depuis l’octroi de son organisation. 30 jours, c’est aussi le temps qu’il reste aux Lionnes indomptables pour ĂȘtre fin prĂȘtes pour l’échĂ©ance. D’ailleurs, aprĂšs cinq regroupements, l’équipe a entamĂ© la semaine derniĂšre la phase de matchs amicaux internationaux. Elle Ă©tait ainsi du cĂŽtĂ© du Mali oĂč elle a affrontĂ© en aller et retour les Aigles dames pour une victoire et un nul. Le moment du bilan de cette double confrontation a justement Ă©tĂ© l’occasion pour le sĂ©lectionneur national, Enow Ngachu, de dĂ©voiler la suite du programme de prĂ©paration.
Les Lionnes vont ainsi se frotter Ă  deux adversaires durant cette pĂ©riode. D’abord le Kenya, qui participera Ă  sa premiĂšre CAN en novembre prochain. Ce sera le 22 octobre Ă  Nairobi en match aller alors que le retour est prĂ©vu quelques jours plus tard au Cameroun. Le groupe, qui quitte sa base d’Akono ce jeudi, va ensuite livrer deux rencontres amicales contre la Tanzanie. Ces matchs s’étaleront jusqu’au 13 novembre, date marquant la fin de la prĂ©paration de l’équipe. D’ici lĂ , le sĂ©lectionneur national espĂšre rĂ©cupĂ©rer les joueuses professionnelles pour enfin constituer le groupe qui tentera de remporter le premier titre continental au Cameroun.
Cameroon Tribune du vendredi, 21 octobre 2016.
Le Comité olympique pense déjà aux J.O 2020

Sports
Steve LIBAM

La rĂ©union du bureau exĂ©cutif s’est tenue mercredi Ă  YaoundĂ©.

Au ComitĂ© national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), les regards sont dĂ©jĂ  tournĂ©s vers les Jeux olympiques (J.O) 2020 qui auront lieu Ă  Tokyo (Japon). La rĂ©union du bureau exĂ©cutif qui s’est tenue mercredi dernier Ă  YaoundĂ©, a Ă©tĂ© l’occasion d’évoquer le sujet. « Nous avons entrepris des dĂ©marches Ă  l’effet de garantir Ă  nos futures chances de mĂ©daille, Ă  l’instar de Wilfried Seyi Ntsengue, des conditions de prĂ©paration idĂ©ales. Les prochaines Dixiades marqueront le dĂ©but du processus de prĂ©paration de nos athlĂštes », dĂ©clare Hamad Kalkaba Malboum, prĂ©sident du CNOSC. Cependant, le prĂ©sident du CNOSC a tout de mĂȘme dressĂ© un bilan de la participation du Cameroun aux J.O de Rio 2016. Ainsi, selon celui-ci, bien que n’ayant remportĂ© aucune mĂ©daille, les athlĂštes camerounais ont amĂ©liorĂ© leurs performances et classements. De mĂȘme, contrairement aux Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes, aucune fugue n’a Ă©tĂ© enregistrĂ©e au sein de la dĂ©lĂ©gation. Enfin, hormis le cas du boxeur Hassan Ndam « qui revendiquait ce Ă  quoi il n’avait pas droit », il n’y a pas eu de problĂšme de primes. « Le CNOSC n’a pas croquĂ© 2 milliards de F. Au contraire et fidĂšle Ă  la bonne gouvernance qui est une des valeurs fondamentales de l’olympisme, le dispositif de surveillance mis en place Ă  permis Ă  l’Etat de faire de substantielles Ă©conomies », prĂ©cise Hamad Kalkaba Malboum.
Concernant les Dixiades d’Ebolowa 2016, les invitations ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© adressĂ©es aux diffĂ©rentes rĂ©gions et aux ComitĂ©s olympiques de la zone 4 (Gabon, Congo, Tchad, RDC, Sao TomĂ© et principe, GuinĂ©e Equatoriale et RĂ©publique centrafricaine), ainsi que les documents techniques. La rĂ©union du bureau exĂ©cutif a aussi Ă©tĂ© l’occasion d’examiner la mise en Ɠuvre du nouvel organigramme du CNOSC. En outre, Ă  l’issue de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’association des ComitĂ©s nationaux olympiques d’Afrique centrale les 15 et 16 octobre derniers Ă  N’djamena, Hamad Kalkaba Malboum a Ă©voquĂ© la relance des compĂ©titions sous-rĂ©gionales, notamment les Jeux de l’Afrique centrale en 2017 et les Jeux universitaires d’Afrique centrale dans l’optique de la dĂ©tection des talents capables de reprĂ©senter la sous-rĂ©gion lors des compĂ©titions majeures continentales et mondiales
Les jeunes du Sud mieux impliqués dans l'Education à la citoyenneté

Societé
Benjamin MVOMO ESSOUMA

Un concept « Libre ensemble » a été expliqué, mercredi dernier, aux jeunes élÚves et non-scolaires à Ebolowa par des responsables du Minrex.

C’est en plein dans la campagne de promotion des valeurs universelles, Ă  travers l’initiative « libre ensemble », que des responsables du ministĂšre des Relations extĂ©rieures (Minrex) sont venus Ă  Ebolowa. SimultanĂ©ment, ils ont entretenu les jeunes scolaires d’Ebolowa, rĂ©unis au LycĂ©e classique et moderne, pour les secondaires, et Ă  l’école annexe groupe I A, pour les primaires, sur la portĂ©e de cette initiative du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Pour Sabine ChristĂšle Mengue Abessolo, diplomate, en service Ă  la direction de la Francophonie au Minrex, qui a conduit l’équipe venue de YaoundĂ©, « Libre ensemble » est un appel aux jeunes Ă  se mobiliser en faveur des valeurs telles que : la paix, la fraternitĂ©, la solidaritĂ©, la tolĂ©rance, le dialogue et le vivre ensemble.
Il s’agit, pour s’en convaincre, d’un rĂ©fĂ©rentiel pertinent contre la violence, la radicalisation, le terrorisme et les discours propagandistes. Gilbert Belinga, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de l’Education de base pour le Sud, a saisi l’occasion pour lancer un appel aux Ă©lĂšves et enseignants, pour qu’ils soient des acteurs du « libre ensemble » qui appelle inĂ©vitablement la notion du « vivre ensemble ».
Le « Libre ensemble », qui est une initiative de MichaĂ«le Jean, Sg de la Francophonie, a Ă©tĂ© lancĂ© le 10 mars 2016. Il a pour but, tel qu’arrĂȘtĂ© par le Sg de l’OIF, d’appeler des millions de jeunes de façon moderne et originale Ă  poster et Ă  partager en vidĂ©o ou par Ă©crit, leurs messages, projets, initiatives, rĂ©alisations et opinions sur leur attachement au vivre ensemble, Ă  la libertĂ© et Ă  la vie. Pour cela, une plateforme numĂ©rique d’expression, d’échanges et de promotion des projets a Ă©tĂ© créée. Les jeunes d’Ebolowa ont Ă©tĂ© imprĂ©gnĂ©s de cette notion et appelĂ©s Ă  s’impliquer contre toutes formes de violence et de rejet de l’autre. Au cours des Ă©changes avec les responsables du Minrex, des quiz Ă  caractĂšre cognitif et informatif ont permis de faire comprendre Ă  la jeunesse d’Ebolowa combien il est important, face Ă  la menace terroriste, de participer Ă  la promotion de la paix, la sĂ©curitĂ©, la morale et la citoyennetĂ©.
L’Institut de formation de la CRTV se donne à voir

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’entreprise Ă©tait Ă  Ekounou mercredi, dans le cadre des journĂ©es culturelles et portes ouvertes, en cours depuis le 15 octobre dernier.


Au quartier Ekounou Ă  YaoundĂ©, l’Institut de formation et de conservation du patrimoine audiovisuel (IFCPA) de la Cameroon Radio and Television (CRTV) s’expose depuis le 15 octobre dernier Ă  YaoundĂ©. Et mercredi, en dehors des curieux, des jeunes voulant se former aux mĂ©tiers de l’audiovisuel, le campus a accueilli un hĂŽte de marque : le directeur gĂ©nĂ©ral de la CRTV. Dans une ambiance trĂšs dĂ©contractĂ©e, Charles Ndongo a indiquĂ©. « C’est une volontĂ© d’encourager l’élan qu’a pris cet institut depuis quelque temps. Notamment, depuis la nomination du Dr François-Marc Modzom Ă  sa tĂȘte. Il y a un trĂšs grand dynamisme, beaucoup de crĂ©ativitĂ©. Cela se traduit notamment par l’ouverture de nouvelles filiĂšres. Il y a dĂ©jĂ , par exemple, la filiĂšre dessins animĂ©s. J’invite les Camerounais, ceux qui sont Ă  YaoundĂ© et mĂȘme ailleurs Ă  venir voir. Il y a de trĂšs belles choses pour encadrer notre jeunesse », a-t-il fait savoir, en prĂ©sence de ses proches collaborateurs et du directeur dĂ©lĂ©guĂ© de l’IFCPA, Dr François-Marc Modzom.
Depuis samedi dernier, en effet, l’IFCPA a ouvert ses portes au grand public. Il paraĂźt, selon des responsables que l’établissement créé en 1983, reste peu connu alors que l’offre de formation s’est diversifiĂ©e : 14 filiĂšres de formation en deux niveaux. « Nous avons deux types de formation. Les formations diplĂŽmantes pour les journalistes, animateurs, rĂ©alisateurs, techniciens de prise de vue, de sons monteurs, infographes. Et depuis 2015, nous formons des Camerounais capables de rĂ©aliser des desseins animĂ©s. Nous avons aussi des formations qualifiantes. Nous organisons des sessions de formation qui durent deux semaines ou un mois, sur des modules bien prĂ©cis», explique SosthĂšme Fokam Kamga, chef de dĂ©partement des Ă©nseignements et de la recherche. L’activitĂ© qui s’achĂšve demain vendredi, vise Ă  promouvoir l’IFCPA.
Les piÚges à éviter pour la CAN 2017

Dossiers de la redaction
Josiane R. MATIA

Avec une poule jugée abordable, le Cameroun se doit de prendre tous ses adversaires au sérieux pour ne pas vivre de nouvelles déconvenues.

Cameroun-Burkina Faso le 14 janvier 2017 Ă  Libreville. Depuis mercredi dernier, les Lions indomptables savent Ă  quoi s’en tenir pour leur entrĂ©e en scĂšne Ă  la 31e Coupe d’Afrique des nations, Gabon 2017 (14 janvier au 05 fĂ©vrier). Ils enchaĂźneront ensuite avec la GuinĂ©e Bissau pour terminer contre le Gabon, pays organisateur. Un programme plutĂŽt light pour le Cameroun, de l’avis de nombreux observateurs. Et c’est justement dans le piĂšge de la facilitĂ© qu’il ne faudrait pas tomber Ă  moins de 100 jours du dĂ©marrage de la grand-messe du football africain.
De prime abord, le Cameroun et le Gabon constituent les favoris de ce groupe A devant une Ă©quipe du Burkina Faso en quĂȘte de repĂšres et une GuinĂ©e Bissau qui se plaĂźt dans le costume de jeune loup aux dents longues. Mais s’il y a une chose sur laquelle tous les spĂ©cialistes du football sont d’accord, c’est bien le fait qu’on assiste depuis des annĂ©es Ă  un nivellement des valeurs au niveau des nations. « Nous sommes peut-ĂȘtre une petite Ă©quipe, mais nous connaissons notre potentiel. Il me semble qu’un match se joue en 90 minutes », a d’ailleurs dĂ©clarĂ© Baciro Cande, le sĂ©lectionneur de la GuinĂ©e Bissau au terme du tirage.
De plus, l’expĂ©rience de la derniĂšre CAN au cours de laquelle les Lions semblaient disposer de toutes les chances pour une place en quarts de finale dans un groupe oĂč se trouvaient Ă©galement la CĂŽte d’Ivoire, le Mali et la GuinĂ©e, est encore fraĂźche dans les mĂ©moires. Au final, ils ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s au premier tour avec une piteuse derniĂšre place et deux points. « De l’expĂ©rience que j’ai de ce genre de compĂ©tition, le premier match est souvent le plus important », affirme JoĂ«l Epalle, ancien Lion indomptable. Pas question donc de prendre qui que ce soit Ă  la lĂ©gĂšre.
Les rĂ©sultats de l’équipe dĂ©pendront Ă©galement du sĂ©rieux qui sera mis dans la sĂ©lection des meilleurs et la prĂ©paration de la compĂ©tition, comme l’espĂšre Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national. Une fois le tirage au sort effectuĂ©, le technicien belge et son staff sont dĂ©jĂ  Ă  pied. d’Ɠuvre pour Ă©tablir le meilleur programme possible en vue d’avoir un groupe affĂ»tĂ© au moment d’entrer dans l’arĂšne. Le match de la 2e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe du monde 2018 contre la Zambie dans quelques semaines devrait dĂ©jĂ  servir de galop d’essai. Les Lions restent sur une bonne dynamique, avec une nouvelle configuration de l’équipe, aprĂšs ce match nul (1-1) contre l’AlgĂ©rie, mĂȘme si beaucoup reste Ă  faire. Mais chaque chose a son temps.
La CNPS engage des recouvrements forcés

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Le directeur général, Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akam invite les employeurs débiteurs à régulariser leur situation dans les plus brefs délais.

60 milliards de F de dettes de cotisation sociale en 2014. La Caisse nationale de prĂ©voyance sociale (CNPS) siffle la fin de la rĂ©crĂ©ation. L’entreprise est actuellement Ă  prĂšs de 65 milliards de F de dettes et ne souhaite pas voir ce montant augmenter davantage. AprĂšs avoir attendu les employeurs dĂ©biteurs en vain, la structure a engagĂ© le 03 octobre dernier, une campagne nationale de recouvrement forcĂ©. L’opĂ©ration devant s’étendre jusqu’au 30 dĂ©cembre prochain, cible les villes Ă  forte concentration d’employeurs et abritant les siĂšges des centres de prĂ©voyance sociale. Les entreprises publiques et privĂ©es de renom figurent dans la liste noire. Et pour donner le ton de cette campagne, le directeur gĂ©nĂ©ral de la Cnps, NoĂ«l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame invite, dans un communiquĂ© signĂ© le 14 octobre dernier, « tous les employeurs concernĂ©s Ă  se rapprocher sans dĂ©lai, de leurs centres de prĂ©voyance sociale de rattachement, en vue de procĂ©der Ă  l’apurement de leurs dettes. Afin d’éviter les dĂ©sagrĂ©ments que pourrait engendrer la mise en Ɠuvre des mesures coercitives».
Comme l’explique, en effet, une source bien introduite dans cette entreprise, la CNPS entend tout mettre en Ɠuvre pour entrer en possession de cet argent. Et pour cause ! « Chaque employeur doit verser ses cotisations. Ce n’est pas nĂ©gociable. Si ce n’est pas fait, c’est un dĂ©tournement de deniers publics. En plus, les employeurs doivent aussi dĂ©clarer les salaires de tous leurs employĂ©s. C’est une obligation. La CNPS a facilitĂ© les procĂ©dures de telle sorte que la personne n’ait pas besoin de se dĂ©placer pour les transactions», explique notre informateur.
Le problĂšme apprend-on Ă  la Cnps, c’est que lorsque ces cotisations ne sont pas reversĂ©es, ce sont les travailleurs qui en souffrent une fois la retraite sonnĂ©e. Ceci parce qu’ils n’auront pas un radis. Dans la mesure oĂč les cotisations prĂ©levĂ©es pendant qu’ils Ă©taient en fonction, n’ont pas Ă©tĂ© reversĂ©es Ă  la Cnps. C’est dans cette lancĂ©e que des responsables de la Cnps appellent les travailleurs Ă  dĂ©noncer « L’employĂ© lui-mĂȘme doit s’assurer qu’il est effectivement affiliĂ© Ă  la Cnps. Que ses cotisations sociales sont prĂ©levĂ©es dans son salaire et qu’elles sont effectivement reversĂ©es tous les mois Ă  la Cnps. Sinon, il n’aura rien cotisĂ© », conclut notre interlocuteur. En attendant les fruits de cette dĂ©marche, la Cnps, est prĂȘte Ă  aller jusqu’au bout de cette campagne, qui n’est d’ailleurs pas la premiĂšre du genre menĂ©e au pays.
A, Yaoundé, « Trois statues » devient " Place de la miséricorde".

Afrique
Lydie AZO'O

L’archidiocĂšse de YaoundĂ© qui a entrepris des travaux de rĂ©amĂ©nagement de ce cĂ©lĂšbre monument, a rebaptisĂ© ce site de « place de la misĂ©ricordes.

Depuis le mois de juillet dernier, l’archidiocĂšse de YaoundĂ© a entrepris d’importants travaux d’amĂ©nagement au lieu-dit « Trois statues », en plein cƓur du quartier OlĂ©zoa. Des travaux qui ont nĂ©cessitĂ© le dĂ©placement des ateliers de vannerie et de menuiserie qui, depuis des annĂ©es, s’y Ă©taient installĂ©s. Le rĂ©amĂ©nagement en cours a suspendu la frĂ©quentation de ce lieu sacrĂ© par les chrĂ©tiens catholiques qui s’y rendaient pour se recueillir. Ce lieu de mĂ©ditation, comme l’a dit l’initiateur du projet, Mgr Jean Mbarga, archevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, restera, aprĂšs les amĂ©nagements, « le lieu de recueillement oĂč les fidĂšles catholiques viendront se rappeler la misĂ©ricorde divine ».
Selon le maĂźtre d’ouvrage, le pĂšre Blaise Pascal Fanga Mbega, curĂ©-recteur de la Basilique Marie-Reine des ApĂŽtres de MvolyĂ©, ce lieu s’appellera dĂ©sormais « Place de la misĂ©ricorde ». « Les trois statues seront embellies. On va amĂ©nager les paliers pour qu’ils soient accessibles aux groupes qui viendront se recueillir », ajoute-t-il.
Le chef de chantier, Mballa Luc, estime le coĂ»t des travaux Ă  environ six millions de F. Cette somme couvrira les charges liĂ©es Ă  l’achat des matĂ©riaux pour l’amĂ©nagement, le coulage des lieux et la main d’Ɠuvre des ouvriers. Les travaux sont dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©s Ă  moitiĂ©. Les paliers ont Ă©tĂ© créés, les escaliers refaits, les statues sont prĂȘtes pour la peinture. Les populations, chrĂ©tiens catholiques notamment que nous avons rencontrĂ©s, se disent satisfaits et comptent recommencer Ă  y venir prier chaque matin dĂšs la fin des travaux prĂ©vue ce mois d’octobre 2016.
D’aprĂšs le vicaire de la basilique de MvolyĂ©, tous les sites de priĂšre et la basilique Marie reine des apĂŽtres sont en plein amĂ©nagement. «C’est une annĂ©e de la misĂ©ricorde divine dĂ©clarĂ©e par le Pape François, alors nous amĂ©nageons tous les sites afin que les pĂšlerins puissent venir se recueillir, faire des mĂ©ditations. À cet effet, le sentier de la dĂ©votion qui est la grotte mariale, le cimetiĂšre de MvolyĂ©, le SacrĂ© cƓur de JĂ©sus et la place de la misĂ©ricorde sont en chantier.
Les recettes de la citoyenneté pour la Paix et stabilité en Afrique

Politique
Azize MBOHOU

La 5e session de l’Ecole citoyenne et politique de YaoundĂ© qui s’est clĂŽturĂ©e jeudi, s’est penchĂ©e sur ce concept.

Le panel d’intervenants Ă©tait relevĂ©. Des universitaires qui animent l’espace socio-politique dans la sous-rĂ©gion et qui se sont mis ensemble pour produire un sens positif, clĂ© de la rĂ©sorption des crises et conflits en Afrique. Sous la coordination du Pr. Nadine Machikou, directeur scientifique de la session, tous ont donnĂ© un contenu au concept de la citoyennetĂ©, durant quatre jours de travaux.
Dans une approche problĂ©matique, les experts se sont, par exemple, interrogĂ©s sur les corrĂ©lations entre la sauvegarde de la citoyennetĂ© et le management de la paix. Et de l’observation Ă  partir de la crise post-Ă©lectorale de 2010-2011 en CĂŽte d’Ivoire et de celle politique de 2013 en RĂ©publique Centrafricaine, les uns et les autres ont plaidĂ© pour une prise en compte de la dimension citoyenne dans la gestion de la paix. De plus, un constat s’est imposĂ© : celui de repenser la « citoyennetĂ© hĂ©ritĂ©e », en intĂ©grant les valeurs issues des traditions et cultures africaines de la paix sociale. Il s’est donc imposĂ© comme une recommandation Ă©vidente de promouvoir l’éducation de la masse sur la notion de citoyennetĂ©. Au niveau de l’intĂ©gration rĂ©gionale, les prescriptions issues des diffĂ©rents ateliers soulignent la nĂ©cessitĂ© d’intensifier les relations entre Etats. SubsĂ©quemment, « les membres de nos Etats doivent ĂȘtre des citoyens responsables, au risque d’ĂȘtre des menaces Ă  la paix », plaide un intervenant.
La cinquiĂšme session de l’Ecole citoyenne et politique de YaoundĂ© (ECPY), a eu le mĂ©rite de « jeter les bases de la quĂȘte ou de la consolidation d’une paix durable en Afrique », reconnaĂźt le Pr. Jean Emmanuel Pondi, directeur scientifique de l’ECPY. Pour lui, le potentiel prĂ©ventif de la citoyennetĂ©, de la responsabilisation du citoyen, est capital dans la stabilitĂ© du continent. Qu’il s’agisse de la construction du vivre-ensemble communautaire, du renforcement de la cohĂ©sion nationale, le citoyen est au cƓur du schĂ©ma du politique. Et le promoteur, l’honorable Vincent de Paul Emah Etoundi, prĂ©sident du bureau exĂ©cutif de l’ECPY, d’insister sur le risque d’instrumentalisation du citoyen par le politique. Une alerte.
L’ambassadeur de France chez le Minfi

Economie
Josy MAUGER

Les deux personnalitĂ©s ont Ă©changĂ© sur les relations qui unissent nos deux pays notamment dans les domaines de la santĂ©, l’éducation ainsi que des infrastructures.

Une heure d’horloge. C’est le temps qu’aura durĂ© l’audience accordĂ©e au nouvel ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault par le ministre de Finances (Minfi), Alamine Ousmane Mey, jeudi Ă  YaoundĂ©. L’échange entre les deux personnalitĂ©s a portĂ© sur la situation respective des deux pays dans tous les domaines. Selon le diplomate, ils ont Ă©galement discutĂ© des relations qu’entretiennent au quotidien, le Cameroun et la France. Notamment les actions que la France mĂšne au Cameroun Ă  travers le Contrat dĂ©sendettement DĂ©veloppement (C2D) et dans le domaine des prĂȘts souverains et non-souverains accordĂ©s au Cameroun dans divers secteurs.
Parlant toujours de relations entre les deux pays, Gilles Thibault s’est dit impressionnĂ© par la qualitĂ© des rapports. « J’ai un point de comparaison, j’arrive d’Afrique de l’Ouest oĂč j’étais ambassadeur auprĂšs de l’Union Ă©conomique monĂ©taire ouest-africaine. Je connais mieux ce qui se faisait dans le domaine Ă©conomique et financier avec les Etats de cette zone », a-t-il indiquĂ©. A cet effet, il a dit ĂȘtre impressionnĂ© par la variĂ©tĂ© de la nature des relations existant entre le Cameroun et la France. Les deux pays, selon lui, mettent tout en commun et tout en Ɠuvre afin que les populations bĂ©nĂ©ficient des opĂ©rations menĂ©es de façon conjointe. « Des opĂ©rations d’aprĂšs lui contribuant directement au mieux vivre des populations sur l’ensemble du territoire et dans tous les domaines, notamment la santĂ©, l’éducation et les infrastructures.
Le PM satisfait aprĂšs la visite des Chantiers de la CAN

Politique
AngĂšle BEPEDE

Aux maĂźtres d’Ɠuvre, missions de contrĂŽle et administrations, Philemon Yang a instruit jeudi, la facilitation du travail et le respect des dĂ©lais notamment.

« FĂ©licitations. Je suis content ». Par deux fois, le Premier ministre, Philemon Yang, a prononcĂ© ces mots Ă  l’endroit des maĂźtres d’Ɠuvre Ă  la fin de ses tours aux stades militaire, Omnisports, annexes 1 et 2. Il a posĂ© des questions : « C’est quelle matiĂšre ? C’est du ciment », interroge le PM, parlant du revĂȘtement utilisĂ© pour la piste d’athlĂ©tisme du stade Omnisports. Il s’est laissĂ© sĂ©duire par l’allure finale. « C’est beau », apprĂ©cie-t-il au stade militaire. Il a commentĂ© : « Il y a toute une vie ici en bas », parlant de la loge prĂ©sidentielle. Il achĂšve sa visite visiblement satisfait. Autour de lui, des membres du gouvernement, collaborateurs et personnalitĂ©s directement concernĂ©s par un aspect X ou Y liĂ© Ă  la compĂ©tition. Philemon Yang a animĂ© une rĂ©union dite de restitution aprĂšs la visite des infrastructures sportives de la ville de YaoundĂ©.
Pas de temps Ă  perdre, les dĂ©lais sont lĂ  : le 26 octobre prochain, date annoncĂ©e pour la rĂ©ception des diffĂ©rents chantiers des sites de YaoundĂ© visitĂ©s. Aux maĂźtres d’Ɠuvre, le PM recommande de « mettre un accent particulier sur la sĂ©curitĂ© et la propretĂ© dans les chantiers, et plus d’ardeur au travail pour livrer les infrastructures dans les dĂ©lais ». Aux missions de contrĂŽle, Philemon Yang demande une plus « grande proximitĂ© dans le suivi et l’exĂ©cution des travaux. Il faudrait veiller Ă  la bonne qualitĂ© des Ă©quipements ». Ils doivent eux aussi accorder une attention cruciale Ă  la sĂ©curitĂ© et la propretĂ© dans les chantiers.
Aux administrations, le chef du gouvernement recommande « une plus grande cĂ©lĂ©ritĂ© dans le traitement et le paiement des dĂ©comptes, de persĂ©vĂ©rer dans l’accompagnement permanent des entreprises et des missions de contrĂŽle jusqu’à la rĂ©ception des travaux », au palais des Sports de YaoundĂ©. Ceci en faisant de la persĂ©vĂ©rance. Mais, il souhaite voir s’« accĂ©lĂ©rer le processus de traitement des documents relatifs aux accostages et calages des quantitĂ©s, de travailler en synergie avec les entreprises et les bureaux d’études techniques pour que la prochaine mission des experts de la CAF prĂ©vue pour la fin de ce mois soit un grand succĂšs ». Le PM a Ă©galement attirĂ© l’attention sur ces espĂšces de villages CAN clandestins qui poussent çà et lĂ . Les villages CAN autorisĂ©s sont uniquement ceux agréés par la CAF, la FECAFOOT et le ministĂšre des Sports et de l’Education. PrĂ©cision du PM, « toute autre crĂ©ation de village n’est pas acceptĂ©e », insiste-t-il. Seuls ceux rĂ©pondant aux exigences des autoritĂ©s compĂ©tentes doivent ĂȘtre prĂȘts avant le dĂ©but de la compĂ©tition.
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