Accident ferroviaire dâEsseka: Le rĂ©confort de Paul Biya
MONDA BAKOA
Le couple présidentiel est rentré au pays hier, dans une atmosphÚre de deuil.
Pas un son de tam-tam. Pas un bruit de tambour. Rien que des claquettes pour accompagner une chanson triste. Lâheure Ă©tait au recueillement, hier aprĂšs-midi, au pavillon dâhonneur de lâaĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen, Ă lâoccasion du retour au pays du couple prĂ©sidentiel. Les groupes de danse des militantes et militants de la section Rdpc de la Mefou-et- Afamba Sud et de la « Nkon Koa », club dâanimation des filles et femmes de la Haute-Sanaga, ont fait dans la discrĂ©tion pour accueillir Paul et Chantal Biya. Costume sombre, cravate noire, le prĂ©sident Paul Biya a aussitĂŽt eu des mots de compassion dans la dĂ©claration quâil a faite peu de temps aprĂšs lâatterrissage : « Ma pensĂ©e et mes premiĂšres paroles vont dâabord aux familles des victimes et aux blessĂ©s. Je tiens Ă renouveler, Ă leur intention, toutes les condolĂ©ances les plus attristĂ©es que je ressens. Aux blessĂ©s, je souhaite un rĂ©tablissement rapide⊠»
Il Ă©tait 16 h 06 lorsque lâavion transportant le couple prĂ©sidentiel atterrit sur la piste de lâaĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen. Une chape dâamertume plane dans lâair, dans ce climat de deuil. Paul et Chantal Biya sont accueillis au bas de la passerelle par le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, Cavaye Yeguie Djibril, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang et le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Une fois la haie dâhonneur franchie, le chef de lâEtat et la premiĂšre dame ont saluĂ©, Ă lâentrĂ©e du pavillon dâhonneur de lâaĂ©roport, Jean Nkuete, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du Rdpc, Joseph LE, directeur adjoint du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Mbarga Nguele, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă la SĂ»retĂ© nationale, LĂ©opold Maxime Eko Eko, directeur gĂ©nĂ©ral de la Recherche extĂ©rieure, Yves Bertrand Awounfack, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la rĂ©gion du Centre, Jean-Claude Tsila, prĂ©fet du dĂ©partement du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, prĂ©fet de la Mefou-et-Afamba, AndrĂ© Edou, deuxiĂšme adjoint au dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©. Le directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv, Charles Ndongo, lui aussi a eu droit Ă une poignĂ©e de main avec le chef de lâEtat, Ă lâissue de la dĂ©claration prĂ©sidentielle.
Paul et Chantal Biya se sont aussitĂŽt, aprĂšs la revue des corps constituĂ©s, dirigĂ©s vers la foule pour rĂ©pondre aux ovations, dans le mĂȘme Ă©lan de recueillement
Le prĂ©sident Paul Biya a ensuite accordĂ© une sĂ©rie dâaudiences Ă certaines personnalitĂ©s. Ont Ă©tĂ© ainsi reçus, tour Ă tour, le prĂ©sident du SĂ©nat, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, le Premier ministre, chef du gouvernement et le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Ces audiences ont Ă©tĂ© clĂŽturĂ©es par un bref entretien du chef de lâEtat avec le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou, lequel faisait, du reste, partie de la suite officielle. Au mĂȘme moment, la premiĂšre dame sâentretenait dans un salon voisin avec les Ă©pouses de proches collaborateurs du chef de lâEtat venues spĂ©cialement lâaccueillir.
Le cortĂšge prĂ©sidentiel sâest Ă©branlĂ© vers le palais de lâUnitĂ©, saluĂ© au passage par des populations dans les rues de YaoundĂ©.
MONDA BAKOA
Le couple présidentiel est rentré au pays hier, dans une atmosphÚre de deuil.
Pas un son de tam-tam. Pas un bruit de tambour. Rien que des claquettes pour accompagner une chanson triste. Lâheure Ă©tait au recueillement, hier aprĂšs-midi, au pavillon dâhonneur de lâaĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen, Ă lâoccasion du retour au pays du couple prĂ©sidentiel. Les groupes de danse des militantes et militants de la section Rdpc de la Mefou-et- Afamba Sud et de la « Nkon Koa », club dâanimation des filles et femmes de la Haute-Sanaga, ont fait dans la discrĂ©tion pour accueillir Paul et Chantal Biya. Costume sombre, cravate noire, le prĂ©sident Paul Biya a aussitĂŽt eu des mots de compassion dans la dĂ©claration quâil a faite peu de temps aprĂšs lâatterrissage : « Ma pensĂ©e et mes premiĂšres paroles vont dâabord aux familles des victimes et aux blessĂ©s. Je tiens Ă renouveler, Ă leur intention, toutes les condolĂ©ances les plus attristĂ©es que je ressens. Aux blessĂ©s, je souhaite un rĂ©tablissement rapide⊠»
Il Ă©tait 16 h 06 lorsque lâavion transportant le couple prĂ©sidentiel atterrit sur la piste de lâaĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen. Une chape dâamertume plane dans lâair, dans ce climat de deuil. Paul et Chantal Biya sont accueillis au bas de la passerelle par le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, Cavaye Yeguie Djibril, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang et le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Une fois la haie dâhonneur franchie, le chef de lâEtat et la premiĂšre dame ont saluĂ©, Ă lâentrĂ©e du pavillon dâhonneur de lâaĂ©roport, Jean Nkuete, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du Rdpc, Joseph LE, directeur adjoint du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Mbarga Nguele, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă la SĂ»retĂ© nationale, LĂ©opold Maxime Eko Eko, directeur gĂ©nĂ©ral de la Recherche extĂ©rieure, Yves Bertrand Awounfack, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la rĂ©gion du Centre, Jean-Claude Tsila, prĂ©fet du dĂ©partement du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, prĂ©fet de la Mefou-et-Afamba, AndrĂ© Edou, deuxiĂšme adjoint au dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©. Le directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv, Charles Ndongo, lui aussi a eu droit Ă une poignĂ©e de main avec le chef de lâEtat, Ă lâissue de la dĂ©claration prĂ©sidentielle.
Paul et Chantal Biya se sont aussitĂŽt, aprĂšs la revue des corps constituĂ©s, dirigĂ©s vers la foule pour rĂ©pondre aux ovations, dans le mĂȘme Ă©lan de recueillement
Le prĂ©sident Paul Biya a ensuite accordĂ© une sĂ©rie dâaudiences Ă certaines personnalitĂ©s. Ont Ă©tĂ© ainsi reçus, tour Ă tour, le prĂ©sident du SĂ©nat, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, le Premier ministre, chef du gouvernement et le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Ces audiences ont Ă©tĂ© clĂŽturĂ©es par un bref entretien du chef de lâEtat avec le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou, lequel faisait, du reste, partie de la suite officielle. Au mĂȘme moment, la premiĂšre dame sâentretenait dans un salon voisin avec les Ă©pouses de proches collaborateurs du chef de lâEtat venues spĂ©cialement lâaccueillir.
Le cortĂšge prĂ©sidentiel sâest Ă©branlĂ© vers le palais de lâUnitĂ©, saluĂ© au passage par des populations dans les rues de YaoundĂ©.
Accident ferroviaire dâEsĂ©ka: La nation porte le deuil
Rousseau-Joël FOUTE
Le chef de lâEtat a dĂ©crĂ©tĂ© une journĂ©e de deuil national qui sâobserve ce lundi en mĂ©moire des victimes du dĂ©raillement survenu vendredi dernier.
Ce lundi, 24 octobre 2016, est journĂ©e de deuil national au Cameroun. Ainsi en a dĂ©cidĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, qui a signĂ© samedi dernier, 22 octobre, un dĂ©cret y relatif. Ce deuil national a Ă©tĂ© dĂ©crĂ©tĂ© pour marquer l'hommage de la Nation aux personnes qui ont perdu la vie lors du tragique accident de train survenu aux environs de 13h le 21 octobre 2016 Ă EsĂ©ka, chef-lieu du dĂ©partement du Nyong-et-Kelle, rĂ©gion du Centre. Ce train Inter-City Ă©tait parti de la gare de YaoundĂ© et se rendait Ă Douala. Le bilan officiel provisoire de lâaccident fait Ă©tat dâune soixantaine de morts et de 575 blessĂ©s. Câest ainsi que pendant cette journĂ©e, on va assister Ă la mise en berne des drapeaux, c'est-Ă -dire quâils vont ĂȘtre hissĂ©s Ă mi-mĂąt sur toute lâĂ©tendue du territoire national. Ce sera par consĂ©quent une journĂ©e de recueillement, le dĂ©cret prĂ©sidentiel ayant Ă©tĂ© signĂ© en mĂ©moire des victimes.
AussitĂŽt informĂ© vendredi, le chef de lâEtat, qui suit la situation de prĂšs, dâaprĂšs une dĂ©claration du gouvernement lue vendredi par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, « a donnĂ© des instructions appropriĂ©es au Premier ministre, chef du gouvernement, pour tenir une rĂ©union de crise Ă ce sujet ». Câest Ă la suite de cette rĂ©union quâune dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle composĂ©e du ministre de la SantĂ© publique, du ministre des Transports, du ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation et du secrĂ©taire dâEtat Ă la DĂ©fense chargĂ© de la Gendarmerie nationale, a Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ©e sur le lieu du drame afin dâĂ©valuer la situation sur place. DĂšs la survenance de lâaccident, des moyens nĂ©cessaires du ministĂšre de la DĂ©fense, du ministĂšre de la SantĂ© publique, de la protection civile et des autres services de sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© immĂ©diatement mobilisĂ©s pour apporter aide et assistance aux victimes. Divers tĂ©moins ont aussi saluĂ© la mobilisation des populations dâEsĂ©ka qui ont secouru les victimes.
Le chef de lâEtat a par ailleurs instruit le gouvernement de mettre Ă la disposition des familles Ă©plorĂ©es et des blessĂ©s des moyens pour faire face Ă la situation. Il a en outre prescrit lâouverture dâune enquĂȘte afin que la lumiĂšre soit faite sur cet accident.
Le vrai dĂ©raillement du train vendredi dernier en mi-journĂ©e a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© par un autre incident sâĂ©tant produit quelques heures plus tĂŽt sur la route nationale n°3, communĂ©ment appelĂ©e « Axe lourd YaoundĂ©-Douala », toujours dans le dĂ©partement du Nyong-et-Kelle. Selon des tĂ©moignages concordants, Ă la suite des pluies diluviennes survenues dans la nuit du 20 au 21 octobre 2016, une buse sâest effondrĂ©e au lieu dit Matomb, provoquant une interruption de la circulation. Aucune perte en vie humaine et aucun blessĂ© nâont Ă©tĂ© enregistrĂ©s. Des travaux dâurgence ont permis de rĂ©tablir la circulation en dĂ©but dâaprĂšs-midi samedi dernier.
Au total, le mauvais sort semble sâĂȘtre acharnĂ© sur le Cameroun le 21 octobre 2016. Dâaucuns lâont dĂ©jĂ qualifiĂ© de « vendredi noir ». La journĂ©e de deuil national observĂ©e aujourdâhui permettra aux croyants de prier pour le repos Ă©ternel des Ăąmes des victimes et pour solliciter la protection divine.
Rousseau-Joël FOUTE
Le chef de lâEtat a dĂ©crĂ©tĂ© une journĂ©e de deuil national qui sâobserve ce lundi en mĂ©moire des victimes du dĂ©raillement survenu vendredi dernier.
Ce lundi, 24 octobre 2016, est journĂ©e de deuil national au Cameroun. Ainsi en a dĂ©cidĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, qui a signĂ© samedi dernier, 22 octobre, un dĂ©cret y relatif. Ce deuil national a Ă©tĂ© dĂ©crĂ©tĂ© pour marquer l'hommage de la Nation aux personnes qui ont perdu la vie lors du tragique accident de train survenu aux environs de 13h le 21 octobre 2016 Ă EsĂ©ka, chef-lieu du dĂ©partement du Nyong-et-Kelle, rĂ©gion du Centre. Ce train Inter-City Ă©tait parti de la gare de YaoundĂ© et se rendait Ă Douala. Le bilan officiel provisoire de lâaccident fait Ă©tat dâune soixantaine de morts et de 575 blessĂ©s. Câest ainsi que pendant cette journĂ©e, on va assister Ă la mise en berne des drapeaux, c'est-Ă -dire quâils vont ĂȘtre hissĂ©s Ă mi-mĂąt sur toute lâĂ©tendue du territoire national. Ce sera par consĂ©quent une journĂ©e de recueillement, le dĂ©cret prĂ©sidentiel ayant Ă©tĂ© signĂ© en mĂ©moire des victimes.
AussitĂŽt informĂ© vendredi, le chef de lâEtat, qui suit la situation de prĂšs, dâaprĂšs une dĂ©claration du gouvernement lue vendredi par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, « a donnĂ© des instructions appropriĂ©es au Premier ministre, chef du gouvernement, pour tenir une rĂ©union de crise Ă ce sujet ». Câest Ă la suite de cette rĂ©union quâune dĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle composĂ©e du ministre de la SantĂ© publique, du ministre des Transports, du ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation et du secrĂ©taire dâEtat Ă la DĂ©fense chargĂ© de la Gendarmerie nationale, a Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ©e sur le lieu du drame afin dâĂ©valuer la situation sur place. DĂšs la survenance de lâaccident, des moyens nĂ©cessaires du ministĂšre de la DĂ©fense, du ministĂšre de la SantĂ© publique, de la protection civile et des autres services de sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© immĂ©diatement mobilisĂ©s pour apporter aide et assistance aux victimes. Divers tĂ©moins ont aussi saluĂ© la mobilisation des populations dâEsĂ©ka qui ont secouru les victimes.
Le chef de lâEtat a par ailleurs instruit le gouvernement de mettre Ă la disposition des familles Ă©plorĂ©es et des blessĂ©s des moyens pour faire face Ă la situation. Il a en outre prescrit lâouverture dâune enquĂȘte afin que la lumiĂšre soit faite sur cet accident.
Le vrai dĂ©raillement du train vendredi dernier en mi-journĂ©e a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© par un autre incident sâĂ©tant produit quelques heures plus tĂŽt sur la route nationale n°3, communĂ©ment appelĂ©e « Axe lourd YaoundĂ©-Douala », toujours dans le dĂ©partement du Nyong-et-Kelle. Selon des tĂ©moignages concordants, Ă la suite des pluies diluviennes survenues dans la nuit du 20 au 21 octobre 2016, une buse sâest effondrĂ©e au lieu dit Matomb, provoquant une interruption de la circulation. Aucune perte en vie humaine et aucun blessĂ© nâont Ă©tĂ© enregistrĂ©s. Des travaux dâurgence ont permis de rĂ©tablir la circulation en dĂ©but dâaprĂšs-midi samedi dernier.
Au total, le mauvais sort semble sâĂȘtre acharnĂ© sur le Cameroun le 21 octobre 2016. Dâaucuns lâont dĂ©jĂ qualifiĂ© de « vendredi noir ». La journĂ©e de deuil national observĂ©e aujourdâhui permettra aux croyants de prier pour le repos Ă©ternel des Ăąmes des victimes et pour solliciter la protection divine.
Le film du déraillement](http://cameroon-tribune.cm/articles/1883/fr/)
Evenements
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Le train est sorti de la voie ferrée, faisant de nombreux morts et blessés vendredi dernier, aux environs de 13h.
Des wagons renversĂ©s et endommagĂ©s. Des corps ensanglantĂ©s sur la voie ferrĂ©e. Des rescapĂ©s couverts de boue assis Ă mĂȘme le sol, lâair dĂ©semparĂ©. Ils nâen reviennent toujours pas de ce quâils viennent de vivre. De part et dâautres, des personnes secourent les victimes. Câest lâambiance que les populations dâEsĂ©ka ont vĂ©cu vendredi dernier vers 13h, suite au dĂ©raillement du train 152 de Camrail. « Quelques kilomĂštres avant le lieu du drame, le train a commencĂ© Ă fumer. Et puis il a ralenti. AprĂšs, tout dâun coup, il a accĂ©lĂ©rĂ©. On ne comprenait plus rien. Alors que les passagers se posaient des questions, la locomotive sâest dĂ©tachĂ©e et a continuĂ© Ă rouler seule. Abandonnant le reste du train. On a pensĂ© Ă un problĂšme technique. Ces trains ne sont pas contrĂŽlĂ©s», raconte un rescapĂ©. Un autre ajoute : « Il y a eu un bruit sourd. Les derniers wagons ont quittĂ© les rails et ont commencĂ© Ă sâempiler les uns sur les autres. Ils ont fini par faire tonneau tandis que notre wagon, remorquĂ© par une locomotive devenue folle, a fini par se stabiliser cinq kilomĂštres plus loin, dans un bosquet. CâĂ©tait terrible ».
En effet, tout est parti de la rupture de la circulation sur lâaxe YaoundĂ©-Douala au lieu dit ManyaĂŻ, dans lâarrondissement de Matomb. Les deux plus grandes mĂ©tropoles du Cameroun Ă©tant coupĂ©es par voie terrestre, les voyageurs ont pris dâassaut la gare-voyageurs de YaoundĂ©. Un trop plein qui a contraint le transporteur ferroviaire Ă un rajout de wagons pour satisfaire le surplus de passagers. De sources bien informĂ©es, ce sont environ 1 300 personnes qui ont Ă©tĂ© transportĂ©es Ă bord de ce train qui nâest pas arrivĂ© Ă destination. Dimanche aprĂšs-midi, le bilan provisoire communiquĂ© Ă CT par le ministre de la SantĂ© publique faisait Ă©tat de 75 morts et prĂšs de 600 blessĂ©es.
Concernant les causes de cet accident, elles ne sont pas encore Ă©lucidĂ©es. « On ne peut pas avoir les Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse Ă l'immĂ©diat. Nous avons prescrit l'ouverture d'une enquĂȘte judiciaire et d'une autre en interne Ă Camrail. Car la dĂ©cision d'ajouter huit wagons supplĂ©mentaires a Ă©tĂ© prise par cette entreprise. Et non par l'administration. Le gouvernement a demandĂ© la densification de l'offre de transport. Mais, les dĂ©cisions opĂ©rationnelles ont Ă©tĂ© prises en interne par chaque compagnie. Si on prend le cas de Camair-Co, le gouvernement ne pouvait pas lui demander de mettre 90 places sur les 46 requises. Chaque compagnie a pris des dĂ©cisions conformĂ©ment Ă ses contraintes techniques », explique le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngoâo.
En attendant les conclusions de ces enquĂȘtes, certains rescapĂ©s ont une idĂ©e de ce qui sâest passĂ©. Du dĂ©faut de freinage Ă une main criminelle, les hypothĂšses fusent. Entre-temps, dans de nombreuses familles, tandis que certains assistent leurs proches dans les hĂŽpitaux, dâautres cherchent toujours leurs dĂ©funts.
Evenements
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Le train est sorti de la voie ferrée, faisant de nombreux morts et blessés vendredi dernier, aux environs de 13h.
Des wagons renversĂ©s et endommagĂ©s. Des corps ensanglantĂ©s sur la voie ferrĂ©e. Des rescapĂ©s couverts de boue assis Ă mĂȘme le sol, lâair dĂ©semparĂ©. Ils nâen reviennent toujours pas de ce quâils viennent de vivre. De part et dâautres, des personnes secourent les victimes. Câest lâambiance que les populations dâEsĂ©ka ont vĂ©cu vendredi dernier vers 13h, suite au dĂ©raillement du train 152 de Camrail. « Quelques kilomĂštres avant le lieu du drame, le train a commencĂ© Ă fumer. Et puis il a ralenti. AprĂšs, tout dâun coup, il a accĂ©lĂ©rĂ©. On ne comprenait plus rien. Alors que les passagers se posaient des questions, la locomotive sâest dĂ©tachĂ©e et a continuĂ© Ă rouler seule. Abandonnant le reste du train. On a pensĂ© Ă un problĂšme technique. Ces trains ne sont pas contrĂŽlĂ©s», raconte un rescapĂ©. Un autre ajoute : « Il y a eu un bruit sourd. Les derniers wagons ont quittĂ© les rails et ont commencĂ© Ă sâempiler les uns sur les autres. Ils ont fini par faire tonneau tandis que notre wagon, remorquĂ© par une locomotive devenue folle, a fini par se stabiliser cinq kilomĂštres plus loin, dans un bosquet. CâĂ©tait terrible ».
En effet, tout est parti de la rupture de la circulation sur lâaxe YaoundĂ©-Douala au lieu dit ManyaĂŻ, dans lâarrondissement de Matomb. Les deux plus grandes mĂ©tropoles du Cameroun Ă©tant coupĂ©es par voie terrestre, les voyageurs ont pris dâassaut la gare-voyageurs de YaoundĂ©. Un trop plein qui a contraint le transporteur ferroviaire Ă un rajout de wagons pour satisfaire le surplus de passagers. De sources bien informĂ©es, ce sont environ 1 300 personnes qui ont Ă©tĂ© transportĂ©es Ă bord de ce train qui nâest pas arrivĂ© Ă destination. Dimanche aprĂšs-midi, le bilan provisoire communiquĂ© Ă CT par le ministre de la SantĂ© publique faisait Ă©tat de 75 morts et prĂšs de 600 blessĂ©es.
Concernant les causes de cet accident, elles ne sont pas encore Ă©lucidĂ©es. « On ne peut pas avoir les Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse Ă l'immĂ©diat. Nous avons prescrit l'ouverture d'une enquĂȘte judiciaire et d'une autre en interne Ă Camrail. Car la dĂ©cision d'ajouter huit wagons supplĂ©mentaires a Ă©tĂ© prise par cette entreprise. Et non par l'administration. Le gouvernement a demandĂ© la densification de l'offre de transport. Mais, les dĂ©cisions opĂ©rationnelles ont Ă©tĂ© prises en interne par chaque compagnie. Si on prend le cas de Camair-Co, le gouvernement ne pouvait pas lui demander de mettre 90 places sur les 46 requises. Chaque compagnie a pris des dĂ©cisions conformĂ©ment Ă ses contraintes techniques », explique le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngoâo.
En attendant les conclusions de ces enquĂȘtes, certains rescapĂ©s ont une idĂ©e de ce qui sâest passĂ©. Du dĂ©faut de freinage Ă une main criminelle, les hypothĂšses fusent. Entre-temps, dans de nombreuses familles, tandis que certains assistent leurs proches dans les hĂŽpitaux, dâautres cherchent toujours leurs dĂ©funts.
Axe Yaoundé-Douala: la circulation rétablie
Evenements
Assiatou NGAPOUT M.
Des travaux supervisĂ©s en urgence dans la localitĂ© de ManyaĂŻ par le ministre des Travaux publics ont permis dâinstaller un pont provisoire.
Des engins de lâentreprise RoutdâAf, sur le bas cĂŽtĂ© de la route, le pont de ManyaĂŻ couvert de gravier sur une bonne distance, la circulation est dĂ©sormais rĂ©tablie. Il est exactement 13h10, samedi 22 octobre 2016, lorsque le premier vĂ©hicule en provenance de Douala traverse le pont de ManyaĂŻ, localitĂ© situĂ©e non loin de Matomb dans le Nyong-et-Kelle, Ă destination de YaoundĂ©. Pour les usagers de cet axe routier, câest un ouf de soulagement parce que la veille, cette route desservant les deux grandes mĂ©tropoles du pays sâest coupĂ©e en deux, suite Ă un affaissement de la chaussĂ©e. « Câest un apaisement parce que je suis coincĂ© depuis hier (Ndlr : vendredi 21 octobre) avec la marchandise. Câest un manque Ă gagner pour mon activitĂ©. AprĂšs toutes ces tracasseries, je suis content que la circulation soit rĂ©tablie », se rĂ©jouit un camionneur qui sâapprĂȘte Ă franchir le pont. Pour quâil nây ait pas de bouchon Ă ce niveau, le trafic est dirigĂ© par la police et la gendarmerie. Lentement mais sĂ»rement, ça circule, mĂȘme si de temps en temps, une niveleuse passe pour aplanir le gravier posĂ© au dessus du nouveau pont. A pas de tortue, les vĂ©hicules personnels, de transport en commun, les gros porteurs et camions, en file indienne sur plus de cinq kilomĂštres, cheminent pour la traversĂ©e.
Les travaux entrepris aussitĂŽt aprĂšs lâeffondrement de la chaussĂ©e vendredi dernier par lâentreprise RoutdâAf, sous la supervision du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, ont permis de rĂ©tablir rapidement le trafic. Ils ont recollĂ© les deux pans de la route et un container de 40 pieds servant de courroie au passage de lâeau a Ă©tĂ© mis en place. « Nous avons Ă©galement rĂ©alisĂ© des blocs techniques qui sont des remblais contigus de part et dâautre de lâouvrage, fabriquĂ©s avec des matĂ©riaux qui facilitent le drainage des eaux. Au dessus du container, nous avons utilisĂ© des mĂ©talliques qui sâappuient sur les remblais contigus. Toutes les charges sont rĂ©cupĂ©rĂ©es par ces profilĂ©s mĂ©talliques et transmises au sol par les remblais contigus. Ce qui fait que le container en place ne subit pas les charges dues au trafic important », rassure EmĂ©ryc Djeumen, directeur du projet de lâentreprise RoutdâAf. Rappelons que câest aux environs de 1h du matin que le pont soutenu par une buse mĂ©tallique a cĂ©dĂ© sous la pression des eaux, suite Ă une trĂšs forte pluie tombĂ©e ce jour-lĂ . Aucun dĂ©gĂąt nâa Ă©tĂ© dĂ©plorĂ©. DâaprĂšs le sous-prĂ©fet de lâarrondissement de Matomb, Ismaela Nganjifon, au moment des rĂ©alisations des travaux de la route Nationale n°3 en 1982, « ce petit ruisseau nâĂ©tait pas si important. Et les travaux publics ont estimĂ© Ă lâĂ©poque quâon pouvait le canaliser avec des buses mĂ©talliques et bitumer la route », a-t-il expliquĂ©.
Evenements
Assiatou NGAPOUT M.
Des travaux supervisĂ©s en urgence dans la localitĂ© de ManyaĂŻ par le ministre des Travaux publics ont permis dâinstaller un pont provisoire.
Des engins de lâentreprise RoutdâAf, sur le bas cĂŽtĂ© de la route, le pont de ManyaĂŻ couvert de gravier sur une bonne distance, la circulation est dĂ©sormais rĂ©tablie. Il est exactement 13h10, samedi 22 octobre 2016, lorsque le premier vĂ©hicule en provenance de Douala traverse le pont de ManyaĂŻ, localitĂ© situĂ©e non loin de Matomb dans le Nyong-et-Kelle, Ă destination de YaoundĂ©. Pour les usagers de cet axe routier, câest un ouf de soulagement parce que la veille, cette route desservant les deux grandes mĂ©tropoles du pays sâest coupĂ©e en deux, suite Ă un affaissement de la chaussĂ©e. « Câest un apaisement parce que je suis coincĂ© depuis hier (Ndlr : vendredi 21 octobre) avec la marchandise. Câest un manque Ă gagner pour mon activitĂ©. AprĂšs toutes ces tracasseries, je suis content que la circulation soit rĂ©tablie », se rĂ©jouit un camionneur qui sâapprĂȘte Ă franchir le pont. Pour quâil nây ait pas de bouchon Ă ce niveau, le trafic est dirigĂ© par la police et la gendarmerie. Lentement mais sĂ»rement, ça circule, mĂȘme si de temps en temps, une niveleuse passe pour aplanir le gravier posĂ© au dessus du nouveau pont. A pas de tortue, les vĂ©hicules personnels, de transport en commun, les gros porteurs et camions, en file indienne sur plus de cinq kilomĂštres, cheminent pour la traversĂ©e.
Les travaux entrepris aussitĂŽt aprĂšs lâeffondrement de la chaussĂ©e vendredi dernier par lâentreprise RoutdâAf, sous la supervision du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, ont permis de rĂ©tablir rapidement le trafic. Ils ont recollĂ© les deux pans de la route et un container de 40 pieds servant de courroie au passage de lâeau a Ă©tĂ© mis en place. « Nous avons Ă©galement rĂ©alisĂ© des blocs techniques qui sont des remblais contigus de part et dâautre de lâouvrage, fabriquĂ©s avec des matĂ©riaux qui facilitent le drainage des eaux. Au dessus du container, nous avons utilisĂ© des mĂ©talliques qui sâappuient sur les remblais contigus. Toutes les charges sont rĂ©cupĂ©rĂ©es par ces profilĂ©s mĂ©talliques et transmises au sol par les remblais contigus. Ce qui fait que le container en place ne subit pas les charges dues au trafic important », rassure EmĂ©ryc Djeumen, directeur du projet de lâentreprise RoutdâAf. Rappelons que câest aux environs de 1h du matin que le pont soutenu par une buse mĂ©tallique a cĂ©dĂ© sous la pression des eaux, suite Ă une trĂšs forte pluie tombĂ©e ce jour-lĂ . Aucun dĂ©gĂąt nâa Ă©tĂ© dĂ©plorĂ©. DâaprĂšs le sous-prĂ©fet de lâarrondissement de Matomb, Ismaela Nganjifon, au moment des rĂ©alisations des travaux de la route Nationale n°3 en 1982, « ce petit ruisseau nâĂ©tait pas si important. Et les travaux publics ont estimĂ© Ă lâĂ©poque quâon pouvait le canaliser avec des buses mĂ©talliques et bitumer la route », a-t-il expliquĂ©.
Le gouvernement mobilisé
Evenements
Assiatou NGAPOUT M.
Câest aux premiĂšres heures de vendredi, jour de lâeffondrement du pont de ManyaĂŻ dans le dĂ©partement du Nyong-et-Kelle, que le secrĂ©taire dâEtat auprĂšs du ministre des Travaux publics, chargĂ© des Routes, Louis Max Ayina Ohandja sâest rendu sur le site de la catastrophe pour sâenquĂ©rir de la situation et trouver dâĂ©ventuelles solutions au problĂšme. Deux pelles mĂ©caniques de lâentreprise RoutdâAf sont Ă pied dâĆuvre. Lâune sur la chaussĂ©e et lâautre dans la riviĂšre. Au bout de plusieurs heures de travaux, les deux engins parviendront Ă dĂ©gager la voie et Ă retirer la buse mĂ©tallique dĂ©fectueuse du cours dâeau. Le tout sous le regard attentif du secrĂ©taire dâEtat. Il y sera rejoint dans lâaprĂšs-midi par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi.
Pas de temps Ă perdre, le Mintp, lâair prĂ©occupĂ©, veut des solutions rapides et efficaces. « On peut bien mobiliser le matĂ©riel, mais ne pas faire ce quâil faut pour avoir la production attendue. Câest pourquoi nous sommes lĂ pour ouvrir le passage avant toutes choses. On est en train de faire la reconnaissance de la dĂ©viation et on vient de voir lâendroit oĂč le cours dâeau est plus petit. Parce quâil faut un ouvrage de franchissement Ă ce niveau », explique-t-il. AccompagnĂ© de ses collaborateurs, Emmanuel Nganou Djoumessi se rendra Ă Matomb village afin de trouver une voie de contournement. AprĂšs ce pĂ©riple, le Mintp reviendra sur le site oĂč il coordonnera les travaux pendant toute la nuit jusquâĂ la matinĂ©e de samedi. Le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngoâo et le secrĂ©taire dâEtat auprĂšs du ministre de la DĂ©fense, chargĂ© de la Gendarmerie nationale, Jean-Baptiste Bokam revenant du lieu du dĂ©raillement du train de la compagnie Camrail Ă EsĂ©ka, ont Ă©galement fait un tour sur le site aux premiĂšres heures de samedi. Question dâapporter leur soutien. La voie sera finalement rĂ©tablie aux environs de 13h10. Louis Max Ayina Ohandja, veillera au passage de plusieurs vĂ©hicules.
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Assiatou NGAPOUT M.
Câest aux premiĂšres heures de vendredi, jour de lâeffondrement du pont de ManyaĂŻ dans le dĂ©partement du Nyong-et-Kelle, que le secrĂ©taire dâEtat auprĂšs du ministre des Travaux publics, chargĂ© des Routes, Louis Max Ayina Ohandja sâest rendu sur le site de la catastrophe pour sâenquĂ©rir de la situation et trouver dâĂ©ventuelles solutions au problĂšme. Deux pelles mĂ©caniques de lâentreprise RoutdâAf sont Ă pied dâĆuvre. Lâune sur la chaussĂ©e et lâautre dans la riviĂšre. Au bout de plusieurs heures de travaux, les deux engins parviendront Ă dĂ©gager la voie et Ă retirer la buse mĂ©tallique dĂ©fectueuse du cours dâeau. Le tout sous le regard attentif du secrĂ©taire dâEtat. Il y sera rejoint dans lâaprĂšs-midi par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi.
Pas de temps Ă perdre, le Mintp, lâair prĂ©occupĂ©, veut des solutions rapides et efficaces. « On peut bien mobiliser le matĂ©riel, mais ne pas faire ce quâil faut pour avoir la production attendue. Câest pourquoi nous sommes lĂ pour ouvrir le passage avant toutes choses. On est en train de faire la reconnaissance de la dĂ©viation et on vient de voir lâendroit oĂč le cours dâeau est plus petit. Parce quâil faut un ouvrage de franchissement Ă ce niveau », explique-t-il. AccompagnĂ© de ses collaborateurs, Emmanuel Nganou Djoumessi se rendra Ă Matomb village afin de trouver une voie de contournement. AprĂšs ce pĂ©riple, le Mintp reviendra sur le site oĂč il coordonnera les travaux pendant toute la nuit jusquâĂ la matinĂ©e de samedi. Le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngoâo et le secrĂ©taire dâEtat auprĂšs du ministre de la DĂ©fense, chargĂ© de la Gendarmerie nationale, Jean-Baptiste Bokam revenant du lieu du dĂ©raillement du train de la compagnie Camrail Ă EsĂ©ka, ont Ă©galement fait un tour sur le site aux premiĂšres heures de samedi. Question dâapporter leur soutien. La voie sera finalement rĂ©tablie aux environs de 13h10. Louis Max Ayina Ohandja, veillera au passage de plusieurs vĂ©hicules.
Le gouvernement au chevet des blessés
Evenements
Carine TSIELE
Le ministre de la SantĂ© publique AndrĂ© Mama Fouda et dâautres membres du gouvernement sont allĂ©s se rassurer de la prise en charge des accidentĂ©s dans les centres hospitaliers de YaoundĂ© dimanche.
Le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, Ă©tait dimanche au chevet des accidentĂ©s dâEseka transfĂ©rĂ©s dans la ville de YaoundĂ©. Il Ă©tait accompagnĂ© du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, du ministre des Affaires sociales, Pauline IrĂšne Nguene et du prĂ©fet du Mfoundi, Jean Claude Tsila. LâĂ©quipe a effectuĂ© une visite dans les quatre centres hospitaliers qui abritent les 60 blessĂ©s. Il sâagit de lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, du Centre des urgences de YaoundĂ© (CURY), oĂč sĂ©journent 27 et 15 blessĂ©s depuis samedi matin. Le CHU quant Ă lui a enregistrĂ© une dizaine de blessĂ©s et lâHĂŽpital militaire en abrite huit. « DĂšs lâinformation de cet accident, le dispositif sanitaire de prise en charge a Ă©tĂ© mis en place et nous pensons que le maximum a Ă©tĂ© fait. La visite que jâai faite aujourdâhui montre que la prise en charge est effective », a indiquĂ© AndrĂ© Mama Fouda, Ă la fin de la ronde des hĂŽpitaux.
Les accidentĂ©s ont donc Ă©tĂ© rĂ©partis en fonction de leurs problĂšmes. LâHĂŽpital central et le CURY prennent en charge ceux qui ont des problĂšmes traumatologiques. Le CHU sâoccupe de ceux qui ont des douleurs thoraciques tandis que lâHĂŽpital militaire se charge de lâĂ©tat gĂ©nĂ©ral des personnes blessĂ©es. Les directeurs des diffĂ©rents hĂŽpitaux ont rassurĂ© que le pronostic vital des victimes nâest pas engagĂ©. Cependant, il se pose quelques besoins urgents, nĂ©cessaires Ă la prise en charge des blessĂ©s : notamment certains matĂ©riaux chirurgicaux, lâapprovisionnement en produits sanguins et la gestion de la nutrition des accidentĂ©s qui ne sont pas encore entrĂ©s en contact avec les membres de leurs familles. Ils ont Ă©galement Ă©voquĂ© le problĂšme psychologique des blessĂ©s. Ă ce sujet, le Minas a rassurĂ© quâelle a dĂ©pĂȘchĂ© une Ă©quipe de psychologues qui a dĂ©jĂ commencĂ© Ă suivre quelques-uns. Ils attendent le rĂ©tablissement physique des autres pour Ă©galement commencer leur prise en charge.
Evenements
Carine TSIELE
Le ministre de la SantĂ© publique AndrĂ© Mama Fouda et dâautres membres du gouvernement sont allĂ©s se rassurer de la prise en charge des accidentĂ©s dans les centres hospitaliers de YaoundĂ© dimanche.
Le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, Ă©tait dimanche au chevet des accidentĂ©s dâEseka transfĂ©rĂ©s dans la ville de YaoundĂ©. Il Ă©tait accompagnĂ© du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, du ministre des Affaires sociales, Pauline IrĂšne Nguene et du prĂ©fet du Mfoundi, Jean Claude Tsila. LâĂ©quipe a effectuĂ© une visite dans les quatre centres hospitaliers qui abritent les 60 blessĂ©s. Il sâagit de lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, du Centre des urgences de YaoundĂ© (CURY), oĂč sĂ©journent 27 et 15 blessĂ©s depuis samedi matin. Le CHU quant Ă lui a enregistrĂ© une dizaine de blessĂ©s et lâHĂŽpital militaire en abrite huit. « DĂšs lâinformation de cet accident, le dispositif sanitaire de prise en charge a Ă©tĂ© mis en place et nous pensons que le maximum a Ă©tĂ© fait. La visite que jâai faite aujourdâhui montre que la prise en charge est effective », a indiquĂ© AndrĂ© Mama Fouda, Ă la fin de la ronde des hĂŽpitaux.
Les accidentĂ©s ont donc Ă©tĂ© rĂ©partis en fonction de leurs problĂšmes. LâHĂŽpital central et le CURY prennent en charge ceux qui ont des problĂšmes traumatologiques. Le CHU sâoccupe de ceux qui ont des douleurs thoraciques tandis que lâHĂŽpital militaire se charge de lâĂ©tat gĂ©nĂ©ral des personnes blessĂ©es. Les directeurs des diffĂ©rents hĂŽpitaux ont rassurĂ© que le pronostic vital des victimes nâest pas engagĂ©. Cependant, il se pose quelques besoins urgents, nĂ©cessaires Ă la prise en charge des blessĂ©s : notamment certains matĂ©riaux chirurgicaux, lâapprovisionnement en produits sanguins et la gestion de la nutrition des accidentĂ©s qui ne sont pas encore entrĂ©s en contact avec les membres de leurs familles. Ils ont Ă©galement Ă©voquĂ© le problĂšme psychologique des blessĂ©s. Ă ce sujet, le Minas a rassurĂ© quâelle a dĂ©pĂȘchĂ© une Ă©quipe de psychologues qui a dĂ©jĂ commencĂ© Ă suivre quelques-uns. Ils attendent le rĂ©tablissement physique des autres pour Ă©galement commencer leur prise en charge.
Prise en charge: le dispositif médical en action
Evenements
Monica NKODO
DĂšs leur arrivĂ©e par train samedi au petit matin Ă YaoundĂ©, les blessĂ©s de lâaccident dâEseka ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s dans quatre hĂŽpitaux pour le suivi.
La sirĂšne de lâambulance rompt un silence lourd, grinçant, affligeant. A chaque son, elle rappelle lâaffreux deuil qui recouvre toute la nation. Elle a sonnĂ© 27 fois depuis la sombre nuit de vendredi. 27, comme le nombre de blessĂ©s graves Ă modĂ©rĂ©s en provenance dâEseka, reçus par le Centre des Urgences de YaoundĂ© (CURY) jusquâau matin de samedi. A son entrĂ©e principale samedi Ă 7h, mĂ©decins urgentistes, anesthĂ©sistes, chirurgiens, infirmiers, brancardiers, attendent lâinstant fatidique oĂč le patient sort de lâambulance. La tĂȘte et le bras recouverts de bandage, une femme endormie est dĂ©licatement transportĂ©e sur une civiĂšre. Plus tard, câest un homme, Ă©puisĂ©, qui est conduit sur une chaise roulante dans la grande salle. LĂ , sur des lits oĂč sont marquĂ©s leurs noms, les accidentĂ©s sont Ă©tendus. La prise en charge est rapide. Comme les membres dâun orchestre, chaque personnel du CURY maĂźtrise sa partition. Quelques-uns ont les nerfs Ă vif. « Nous sommes restĂ©s mobilisĂ©s toute la nuit », explique lâun dâeux. Certains accidentĂ©s vont en soins intensifs, toujours avec Ă leur chevet, un corps mĂ©dical trĂšs actif. Dâautres, plus chanceux, sâen tirent avec des blessures lĂ©gĂšres, des fractures, des foulures, un traumatisme psychologique.
Tous les blessĂ©s du jour proviennent de la gare de YaoundĂ©. Ici, peu aprĂšs 6h, un train couchette avec Ă son bord 50 dĂ©pouilles et la trentaine de blessĂ©s Ă©vacuĂ©s au CURY, Ă lâHĂŽpital central, au Centre hospitalier et universitaire de YaoundĂ© (CHU) et au Centre mĂ©dical de la police, rentrait en gare. Le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda Ă©tait du triste voyage-retour depuis Eseka. Dans une gare qui grouille de forces de lâordre, le Dr Louis Joss Bitang, directeur du CURY et le Dr FĂ©licien Ntone, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint du CHU, sont au four et au moulin. La prise en charge dĂ©bute dĂšs la sortie du train. Elle est physique, mais surtout psychologique. Une cellule dâĂ©coute est mise en place Ă la gare. « Il y en a qui ont vu leurs proches mourir. MĂȘme pour certains personnels de Camrail, câest la premiĂšre fois quâils vivent un tel traumatisme », explique le Dr Ntone.
AffalĂ©e sur une chaise dans le hall, une jeune dame fait la grimace. Son Ă©paule est de nouveau douloureuse, mais quâimporte, elle remercie le ciel dâĂȘtre encore en vie. « Je suis sortie du train qui a dĂ©raillĂ© sur mes deux jambes. A ce moment-lĂ , je nâavais pas mal, je voulais juste vivre, respirer. Tellement de gens sont morts lĂ -bas», souffle-t-elle. Le discours est quasiment le mĂȘme pour tous les autres rescapĂ©s de cette journĂ©e tragique du 21 octobre. Le soulagement, rien de plus, et paradoxalement la culpabilitĂ© pour quelques-uns. « Nous sommes vivants. Est-ce que nous avons gagnĂ© un concours pour ĂȘtre debout quand beaucoup sont tombĂ©s ? », suppute une autre blessĂ©e. Vers 10h, le train stationnĂ© Ă la gare est vidĂ©. Le ballet des ambulances vers les diffĂ©rents hĂŽpitaux de la ville sâarrĂȘte. Les personnes dĂ©cĂ©dĂ©es sont conduites dans les morgues de lâHĂŽpital central et de lâHĂŽpital militaire Ă Ekounou.
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Monica NKODO
DĂšs leur arrivĂ©e par train samedi au petit matin Ă YaoundĂ©, les blessĂ©s de lâaccident dâEseka ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s dans quatre hĂŽpitaux pour le suivi.
La sirĂšne de lâambulance rompt un silence lourd, grinçant, affligeant. A chaque son, elle rappelle lâaffreux deuil qui recouvre toute la nation. Elle a sonnĂ© 27 fois depuis la sombre nuit de vendredi. 27, comme le nombre de blessĂ©s graves Ă modĂ©rĂ©s en provenance dâEseka, reçus par le Centre des Urgences de YaoundĂ© (CURY) jusquâau matin de samedi. A son entrĂ©e principale samedi Ă 7h, mĂ©decins urgentistes, anesthĂ©sistes, chirurgiens, infirmiers, brancardiers, attendent lâinstant fatidique oĂč le patient sort de lâambulance. La tĂȘte et le bras recouverts de bandage, une femme endormie est dĂ©licatement transportĂ©e sur une civiĂšre. Plus tard, câest un homme, Ă©puisĂ©, qui est conduit sur une chaise roulante dans la grande salle. LĂ , sur des lits oĂč sont marquĂ©s leurs noms, les accidentĂ©s sont Ă©tendus. La prise en charge est rapide. Comme les membres dâun orchestre, chaque personnel du CURY maĂźtrise sa partition. Quelques-uns ont les nerfs Ă vif. « Nous sommes restĂ©s mobilisĂ©s toute la nuit », explique lâun dâeux. Certains accidentĂ©s vont en soins intensifs, toujours avec Ă leur chevet, un corps mĂ©dical trĂšs actif. Dâautres, plus chanceux, sâen tirent avec des blessures lĂ©gĂšres, des fractures, des foulures, un traumatisme psychologique.
Tous les blessĂ©s du jour proviennent de la gare de YaoundĂ©. Ici, peu aprĂšs 6h, un train couchette avec Ă son bord 50 dĂ©pouilles et la trentaine de blessĂ©s Ă©vacuĂ©s au CURY, Ă lâHĂŽpital central, au Centre hospitalier et universitaire de YaoundĂ© (CHU) et au Centre mĂ©dical de la police, rentrait en gare. Le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda Ă©tait du triste voyage-retour depuis Eseka. Dans une gare qui grouille de forces de lâordre, le Dr Louis Joss Bitang, directeur du CURY et le Dr FĂ©licien Ntone, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint du CHU, sont au four et au moulin. La prise en charge dĂ©bute dĂšs la sortie du train. Elle est physique, mais surtout psychologique. Une cellule dâĂ©coute est mise en place Ă la gare. « Il y en a qui ont vu leurs proches mourir. MĂȘme pour certains personnels de Camrail, câest la premiĂšre fois quâils vivent un tel traumatisme », explique le Dr Ntone.
AffalĂ©e sur une chaise dans le hall, une jeune dame fait la grimace. Son Ă©paule est de nouveau douloureuse, mais quâimporte, elle remercie le ciel dâĂȘtre encore en vie. « Je suis sortie du train qui a dĂ©raillĂ© sur mes deux jambes. A ce moment-lĂ , je nâavais pas mal, je voulais juste vivre, respirer. Tellement de gens sont morts lĂ -bas», souffle-t-elle. Le discours est quasiment le mĂȘme pour tous les autres rescapĂ©s de cette journĂ©e tragique du 21 octobre. Le soulagement, rien de plus, et paradoxalement la culpabilitĂ© pour quelques-uns. « Nous sommes vivants. Est-ce que nous avons gagnĂ© un concours pour ĂȘtre debout quand beaucoup sont tombĂ©s ? », suppute une autre blessĂ©e. Vers 10h, le train stationnĂ© Ă la gare est vidĂ©. Le ballet des ambulances vers les diffĂ©rents hĂŽpitaux de la ville sâarrĂȘte. Les personnes dĂ©cĂ©dĂ©es sont conduites dans les morgues de lâHĂŽpital central et de lâHĂŽpital militaire Ă Ekounou.
Douala réconforte les accidentés du chemin de fer
Evenements
Armand ESSOGO
Les personnes accidentĂ©es Ă Eseka ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune prise en charge idoine dans les hĂŽpitaux.
La circulation est rĂ©tablie entre YaoundĂ© et Douala. NâempĂȘche que les Ă©vĂ©nements du week-end restent encore gravĂ©s dans les mĂ©moires. Si Douala nâa pas particuliĂšrement Ă©tĂ© Ă©branlĂ©e, la capitale Ă©conomique a cependant vĂ©cu au rythme des Ă©vĂ©nements de Matomb et dâEseka. Câest ainsi que sur le plan logistique, des renforts sont partis de la capitale Ă©conomique pour le Nyong et Kelle. Vendredi dans lâaprĂšs-midi, le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, a tenu une rĂ©union pour organiser les secours en relation avec les autoritĂ©s dĂ©ployĂ©es Ă Matomb et Ă Eseka, mais davantage pour dĂ©livrer un appel au calme aux populations. Au rang des dĂ©cisions prises, Il a surtout Ă©tĂ© question dâassurer la sĂ©curitĂ© des agences de voyages et de la gare voyageurs de Bessengue. Du cĂŽtĂ© des nombreuses agences de voyages et des gros porteurs, le gouverneur a instruit les responsables des forces de maintien de lâordre de sâassurer quâaucun poids lourd ne se dirige vers la capitale pour crĂ©er des engorgements inutiles sur la nationale numĂ©ro 3. A la suite de cette rĂ©union de crise, tenue dans les services du gouverneur, les forces de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense ont Ă©tĂ© mises Ă contribution pour fluidifier la circulation dans les entrĂ©es Est et Ouest de Douala. Et câest ainsi que les nombreux blessĂ©s Ă©vacuĂ©s Ă bord des ambulances ou par dâautres moyens roulants, en provenance dâEseka et dâEdĂ©a, ont rĂ©guliĂšrement traversĂ© la pĂ©nĂ©trante Est vers les diffĂ©rents hĂŽpitaux de la capitale Ă©conomique.
Dans lâensemble, le corps mĂ©dical sâest mobilisĂ©. Le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, sâen est dâailleurs rendu compte lors de la ronde quâil a effectuĂ©e dans les formations hospitaliĂšres samedi matin en compagnie des responsables de Camrail. De lâhĂŽpital militaire Ă lâhĂŽpital Laquintinie en passant par la Clinique Muna, lâhĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique et lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral de Douala, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua a apportĂ© le message de rĂ©confort du gouvernement aux blessĂ©s et Ă leurs familles.
Evenements
Armand ESSOGO
Les personnes accidentĂ©es Ă Eseka ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune prise en charge idoine dans les hĂŽpitaux.
La circulation est rĂ©tablie entre YaoundĂ© et Douala. NâempĂȘche que les Ă©vĂ©nements du week-end restent encore gravĂ©s dans les mĂ©moires. Si Douala nâa pas particuliĂšrement Ă©tĂ© Ă©branlĂ©e, la capitale Ă©conomique a cependant vĂ©cu au rythme des Ă©vĂ©nements de Matomb et dâEseka. Câest ainsi que sur le plan logistique, des renforts sont partis de la capitale Ă©conomique pour le Nyong et Kelle. Vendredi dans lâaprĂšs-midi, le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, a tenu une rĂ©union pour organiser les secours en relation avec les autoritĂ©s dĂ©ployĂ©es Ă Matomb et Ă Eseka, mais davantage pour dĂ©livrer un appel au calme aux populations. Au rang des dĂ©cisions prises, Il a surtout Ă©tĂ© question dâassurer la sĂ©curitĂ© des agences de voyages et de la gare voyageurs de Bessengue. Du cĂŽtĂ© des nombreuses agences de voyages et des gros porteurs, le gouverneur a instruit les responsables des forces de maintien de lâordre de sâassurer quâaucun poids lourd ne se dirige vers la capitale pour crĂ©er des engorgements inutiles sur la nationale numĂ©ro 3. A la suite de cette rĂ©union de crise, tenue dans les services du gouverneur, les forces de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense ont Ă©tĂ© mises Ă contribution pour fluidifier la circulation dans les entrĂ©es Est et Ouest de Douala. Et câest ainsi que les nombreux blessĂ©s Ă©vacuĂ©s Ă bord des ambulances ou par dâautres moyens roulants, en provenance dâEseka et dâEdĂ©a, ont rĂ©guliĂšrement traversĂ© la pĂ©nĂ©trante Est vers les diffĂ©rents hĂŽpitaux de la capitale Ă©conomique.
Dans lâensemble, le corps mĂ©dical sâest mobilisĂ©. Le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, sâen est dâailleurs rendu compte lors de la ronde quâil a effectuĂ©e dans les formations hospitaliĂšres samedi matin en compagnie des responsables de Camrail. De lâhĂŽpital militaire Ă lâhĂŽpital Laquintinie en passant par la Clinique Muna, lâhĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique et lâhĂŽpital gĂ©nĂ©ral de Douala, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua a apportĂ© le message de rĂ©confort du gouvernement aux blessĂ©s et Ă leurs familles.
Une voie de contournement en vue
Evenements
Félicité BAHANE N.
Le ministre des Travaux publics Ă©tait de nouveau Ă Matomb hier, oĂč les ingĂ©nieurs Ćuvraient Ă lâĂ©largissement de la voie.
Il Ă©tait 12h 55, samedi dernier, lorsque la circulation a Ă©tĂ© rĂ©tablie sur la nationale N°3. Le ministre des Travaux publics (MINTP) et ses ingĂ©nieurs avouent eux-mĂȘmes que cette promptitude relĂšve dâun exploit, Ă saluer Ă sa juste valeur. Mais il va falloir faire plus. DâoĂč la nouvelle descente dâEmmanuel Nganou Djoumessi et ses collaborateurs sur le terrain, hier dimanche. « Il est question dâapprĂ©cier le comportement de lâouvrage provisoire qui a Ă©tĂ© rapidement amĂ©nagĂ© pour permettre la circulation entre les deux importantes mĂ©tropoles. Et indiquer les mesures complĂ©mentaires quâil faut dĂ©jĂ entreprendre pour maintenir la circulation quand les travaux dĂ©finitifs vont sâamorcer », a expliquĂ© le ministre.
Sur le lieu de lâeffondrement, la dĂ©lĂ©gation du MINTP a retrouvĂ© un chantier en pleine activitĂ©, de soudure notamment. Lâon apprend que ce dĂ©ploiement vise Ă Ă©largir lâouvrage, de sorte que la circulation se fasse dans les deux sens. Aussi, « allons-nous crĂ©er une dĂ©rivation juste Ă cĂŽtĂ©, oĂč sera redirigĂ©e la circulation le temps de reconstruire un ouvrage dĂ©finitif sur le lieu de lâeffondrement », prĂ©cise Guy Ondoa, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINTP pour le Centre. AprĂšs avoir fait le tour de lâĂ©difice en cours de consolidation, Emmanuel Nganou Djoumessi a donnĂ© des instructions visant Ă accĂ©lĂ©rer les travaux et fluidifier davantage la circulation.
La dĂ©lĂ©gation ministĂ©rielle est allĂ©e par la suite apprĂ©cier une voie de contournement identifiĂ©e dans la localitĂ©, « question de disposer dâun itinĂ©raire complĂ©mentaire qui sera utile en cas de souci sur lâaxe principal », selon le ministre. Cette voie de contournement partira donc du carrefour Matomb vers la ville du mĂȘme nom, pour ressortir sur la nationale N°3 au lieu-dit Ngoung, en passant par Matomb-village et NkogbĂ©a. Il sâagit dâun tracĂ© de 18,2 km, bitumĂ© sur un peu plus dâun kilomĂštre seulement. Les travaux dâamĂ©nagement devront dĂ©buter dans les cinq jours maximum, selon les instructions du MINTP donnĂ©es Ă lâentreprise chinoise CFHEC, dĂ©signĂ©e pour ce chantier. Les travaux Ă faire vont consister à « faire des remblais et crĂ©er une chaussĂ©e avec un niveau de service confortable », a indiquĂ© le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINTP.
Evenements
Félicité BAHANE N.
Le ministre des Travaux publics Ă©tait de nouveau Ă Matomb hier, oĂč les ingĂ©nieurs Ćuvraient Ă lâĂ©largissement de la voie.
Il Ă©tait 12h 55, samedi dernier, lorsque la circulation a Ă©tĂ© rĂ©tablie sur la nationale N°3. Le ministre des Travaux publics (MINTP) et ses ingĂ©nieurs avouent eux-mĂȘmes que cette promptitude relĂšve dâun exploit, Ă saluer Ă sa juste valeur. Mais il va falloir faire plus. DâoĂč la nouvelle descente dâEmmanuel Nganou Djoumessi et ses collaborateurs sur le terrain, hier dimanche. « Il est question dâapprĂ©cier le comportement de lâouvrage provisoire qui a Ă©tĂ© rapidement amĂ©nagĂ© pour permettre la circulation entre les deux importantes mĂ©tropoles. Et indiquer les mesures complĂ©mentaires quâil faut dĂ©jĂ entreprendre pour maintenir la circulation quand les travaux dĂ©finitifs vont sâamorcer », a expliquĂ© le ministre.
Sur le lieu de lâeffondrement, la dĂ©lĂ©gation du MINTP a retrouvĂ© un chantier en pleine activitĂ©, de soudure notamment. Lâon apprend que ce dĂ©ploiement vise Ă Ă©largir lâouvrage, de sorte que la circulation se fasse dans les deux sens. Aussi, « allons-nous crĂ©er une dĂ©rivation juste Ă cĂŽtĂ©, oĂč sera redirigĂ©e la circulation le temps de reconstruire un ouvrage dĂ©finitif sur le lieu de lâeffondrement », prĂ©cise Guy Ondoa, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINTP pour le Centre. AprĂšs avoir fait le tour de lâĂ©difice en cours de consolidation, Emmanuel Nganou Djoumessi a donnĂ© des instructions visant Ă accĂ©lĂ©rer les travaux et fluidifier davantage la circulation.
La dĂ©lĂ©gation ministĂ©rielle est allĂ©e par la suite apprĂ©cier une voie de contournement identifiĂ©e dans la localitĂ©, « question de disposer dâun itinĂ©raire complĂ©mentaire qui sera utile en cas de souci sur lâaxe principal », selon le ministre. Cette voie de contournement partira donc du carrefour Matomb vers la ville du mĂȘme nom, pour ressortir sur la nationale N°3 au lieu-dit Ngoung, en passant par Matomb-village et NkogbĂ©a. Il sâagit dâun tracĂ© de 18,2 km, bitumĂ© sur un peu plus dâun kilomĂštre seulement. Les travaux dâamĂ©nagement devront dĂ©buter dans les cinq jours maximum, selon les instructions du MINTP donnĂ©es Ă lâentreprise chinoise CFHEC, dĂ©signĂ©e pour ce chantier. Les travaux Ă faire vont consister à « faire des remblais et crĂ©er une chaussĂ©e avec un niveau de service confortable », a indiquĂ© le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MINTP.
Ebeny Donald Wesley: le beat immortel
Culture
Rita DIBA
Le batteur, inhumé samedi à Douala, a été décoré à titre posthume par le ministre des Arts et de la Culture.
Ebeny Donald Wesley est immortel. Peut-ĂȘtre pas par ses chairs, mais bien par ses Ćuvres. Lui le dĂ©sormais Chevalier de lâOrdre national de la Valeur pour lâĂ©ternitĂ©. Lui qui par sa batterie funk, vivante et Ă©nergique comme son propriĂ©taire, a changĂ© la face du monde musical camerounais il y a plus de 30 ans. Jusquâaujourdâhui. Lâillustre musicien dĂ©cĂ©dĂ© le 19 septembre dernier, par sa dĂ©pouille, a rejoint les profondeurs de la terre de ses ancĂȘtres samedi 22 octobre 2016, jour de son inhumation au cimetiĂšre Njo Njo Ă Douala. Alors que son esprit lui sâĂ©levait pour toujours au panthĂ©on des artistes qui ont Ă©crit les plus belles notes du makossa en particulier, de la musique de son pays en gĂ©nĂ©ral. Il y aura ainsi rejoint Anne-Marie Nzie, dont il a Ă©tĂ© prĂ©sent aux obsĂšques il y a trois mois. Aussi, Emmanuel Nelle Eyoum, lâun des pionniers du makossa, figure qui lui a donnĂ© la chance de jouer de son instrument pour la premiĂšre fois. Les chemins de ces deux lĂ ne pouvaient que se croiser, Ebeny Ă©tant le fils du chanteur et joueur de maracas de Zacharie Bombey, membre du groupe fondĂ© par le pĂšre Nelle Eyoum.
Ebeny, diminutif dâEbenezer, Donald Wesley, association de nom donnĂ©e par son aĂźnĂ© Ekambi Brillant, a reçu le dernier et grand au revoir lors dâun hommage Ă lâesplanade du collĂšge Alfred Saker Ă Deido, dans ce canton qui lâavait fait fils adoptif de BonatĂ©ki. La cĂ©rĂ©monie faisait suite Ă la veillĂ©e artistique en lâhonneur du batteur, tenue vendredi au mĂȘme endroit. Et ce samedi-lĂ , ils Ă©taient nombreux, anonymes, personnalitĂ©s de tous bords, confrĂšres artistes bien sĂ»r, les aĂźnĂ©s comme Ekambi, Nkotti François, les cadets comme GrĂące Decca, Claudia Dikosso quâil aidait dans la concrĂ©tisation du festival du makossa, prĂ©vu dans les prochains jours. Un rendez-vous manquĂ©, tout comme le Festival national des Arts et de la Culture (Fenac) Ă YaoundĂ©, rappelĂ© par Narcisse Mouelle Kombi. Le ministre des Arts et de la Culture, dans une belle ode Ă EbĂ©nĂ©zer Roger Dihang Bombey de son vrai nom, aprĂšs avoir apposĂ© la dĂ©coration, signe de lâhommage de la Nation, sur son cercueil est revenu sur le style du batteur de gĂ©nie. Un style « fait de vivacitĂ© et de vĂ©locitĂ©, de dextĂ©ritĂ© et dâimpĂ©tuositĂ©, dâhabiletĂ© et dâagilitĂ©, parfois de fantaisie et dâespiĂšglerie ». Quelques jours avant son dĂ©cĂšs, Ebeny Donald Wesley prodiguait encore quelques conseils au ministre sur lâassainissement du domaine du droit dâauteur, combat qui lui tenait particuliĂšrement Ă cĆur.
La maestria dâEbeny lui aura permis de jouer auprĂšs des plus grands comme le chanteur amĂ©ricain Lionel Richie â qui nâa pas Ă©tĂ© marquĂ© par le beat du rythme « All Night Long » ? Mais il nâa pas fait que la musique dans sa vie, lui le producteur qui a donnĂ© leur chance Ă Dina Bell et Janet Ndiaye (de regrettĂ©e mĂ©moire), lui le directeur des cĂ©lĂšbres studios Davout Ă Paris en France. Ebeny aussi eu une carriĂšre de militaire dans lâarmĂ©e amĂ©ricaine. Mais surtout, il Ă©tait un pĂšre exceptionnel, toujours heureux, souriant, pour son fils S. Roger Dihang Bombey.
Un frĂšre, un chef de famille aimĂ© et pleurĂ© Ă chaudes larmes par ses proches, notamment sa compagne Anita et leur nouveau-nĂ©. Une Ăąme sĆur musicale pour son ami de longue date, le bassiste Aladji Toure, aux cĂŽtĂ©s duquel â et de Toto Guillaume â il a marquĂ© les esprits avec lâĂ©quipe nationale du makossa. Des camarades de route avec lesquels il a pensĂ©, il y a trois ans, Ă sortir un album, pour une fabuleuse nouvelle aventure qui malheureusement ne pourra plus voir le jour.
Culture
Rita DIBA
Le batteur, inhumé samedi à Douala, a été décoré à titre posthume par le ministre des Arts et de la Culture.
Ebeny Donald Wesley est immortel. Peut-ĂȘtre pas par ses chairs, mais bien par ses Ćuvres. Lui le dĂ©sormais Chevalier de lâOrdre national de la Valeur pour lâĂ©ternitĂ©. Lui qui par sa batterie funk, vivante et Ă©nergique comme son propriĂ©taire, a changĂ© la face du monde musical camerounais il y a plus de 30 ans. Jusquâaujourdâhui. Lâillustre musicien dĂ©cĂ©dĂ© le 19 septembre dernier, par sa dĂ©pouille, a rejoint les profondeurs de la terre de ses ancĂȘtres samedi 22 octobre 2016, jour de son inhumation au cimetiĂšre Njo Njo Ă Douala. Alors que son esprit lui sâĂ©levait pour toujours au panthĂ©on des artistes qui ont Ă©crit les plus belles notes du makossa en particulier, de la musique de son pays en gĂ©nĂ©ral. Il y aura ainsi rejoint Anne-Marie Nzie, dont il a Ă©tĂ© prĂ©sent aux obsĂšques il y a trois mois. Aussi, Emmanuel Nelle Eyoum, lâun des pionniers du makossa, figure qui lui a donnĂ© la chance de jouer de son instrument pour la premiĂšre fois. Les chemins de ces deux lĂ ne pouvaient que se croiser, Ebeny Ă©tant le fils du chanteur et joueur de maracas de Zacharie Bombey, membre du groupe fondĂ© par le pĂšre Nelle Eyoum.
Ebeny, diminutif dâEbenezer, Donald Wesley, association de nom donnĂ©e par son aĂźnĂ© Ekambi Brillant, a reçu le dernier et grand au revoir lors dâun hommage Ă lâesplanade du collĂšge Alfred Saker Ă Deido, dans ce canton qui lâavait fait fils adoptif de BonatĂ©ki. La cĂ©rĂ©monie faisait suite Ă la veillĂ©e artistique en lâhonneur du batteur, tenue vendredi au mĂȘme endroit. Et ce samedi-lĂ , ils Ă©taient nombreux, anonymes, personnalitĂ©s de tous bords, confrĂšres artistes bien sĂ»r, les aĂźnĂ©s comme Ekambi, Nkotti François, les cadets comme GrĂące Decca, Claudia Dikosso quâil aidait dans la concrĂ©tisation du festival du makossa, prĂ©vu dans les prochains jours. Un rendez-vous manquĂ©, tout comme le Festival national des Arts et de la Culture (Fenac) Ă YaoundĂ©, rappelĂ© par Narcisse Mouelle Kombi. Le ministre des Arts et de la Culture, dans une belle ode Ă EbĂ©nĂ©zer Roger Dihang Bombey de son vrai nom, aprĂšs avoir apposĂ© la dĂ©coration, signe de lâhommage de la Nation, sur son cercueil est revenu sur le style du batteur de gĂ©nie. Un style « fait de vivacitĂ© et de vĂ©locitĂ©, de dextĂ©ritĂ© et dâimpĂ©tuositĂ©, dâhabiletĂ© et dâagilitĂ©, parfois de fantaisie et dâespiĂšglerie ». Quelques jours avant son dĂ©cĂšs, Ebeny Donald Wesley prodiguait encore quelques conseils au ministre sur lâassainissement du domaine du droit dâauteur, combat qui lui tenait particuliĂšrement Ă cĆur.
La maestria dâEbeny lui aura permis de jouer auprĂšs des plus grands comme le chanteur amĂ©ricain Lionel Richie â qui nâa pas Ă©tĂ© marquĂ© par le beat du rythme « All Night Long » ? Mais il nâa pas fait que la musique dans sa vie, lui le producteur qui a donnĂ© leur chance Ă Dina Bell et Janet Ndiaye (de regrettĂ©e mĂ©moire), lui le directeur des cĂ©lĂšbres studios Davout Ă Paris en France. Ebeny aussi eu une carriĂšre de militaire dans lâarmĂ©e amĂ©ricaine. Mais surtout, il Ă©tait un pĂšre exceptionnel, toujours heureux, souriant, pour son fils S. Roger Dihang Bombey.
Un frĂšre, un chef de famille aimĂ© et pleurĂ© Ă chaudes larmes par ses proches, notamment sa compagne Anita et leur nouveau-nĂ©. Une Ăąme sĆur musicale pour son ami de longue date, le bassiste Aladji Toure, aux cĂŽtĂ©s duquel â et de Toto Guillaume â il a marquĂ© les esprits avec lâĂ©quipe nationale du makossa. Des camarades de route avec lesquels il a pensĂ©, il y a trois ans, Ă sortir un album, pour une fabuleuse nouvelle aventure qui malheureusement ne pourra plus voir le jour.
Cathédrale Notre Dame des Victoires: pour le salut éternel des victimes
Evenements
Azize MBOHOU
Une messe spĂ©ciale a Ă©tĂ© dite lundi par Mgr Jean Mbarga, en prĂ©sence du reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat, RenĂ© Emmanuel Sadi.
La messe spĂ©ciale dite lundi par lâarchevĂȘque de YaoundĂ©, Mgr Jean Mbarga, sâouvre par le message de condolĂ©ances du pape François, adressĂ© au chef de lâEtat, Paul Biya. Le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă©tait dâailleurs reprĂ©sentĂ© par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation, RenĂ© Emmanuel Sadi. A ses cĂŽtĂ©s, le procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour suprĂȘme, Luc Ndjodo, le directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou et plusieurs membres du gouvernement. Lâambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault et le prĂ©sident du Conseil dâadministration de la Camrail, Hamadou Sali, ont Ă©galement pris part Ă cette messe.
Lâeucharistie est alors faite de supplications intenses pour le repos Ă©ternel des victimes du drame dâEsĂ©ka. LâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ© prĂ©sente lâĂ©lan de compassion des fidĂšles, dans cet Ă©tat dâaffliction profonde, comme « un don de lâamour, un soutien spirituel nĂ©cessaire aux blessĂ©s et affligĂ©s ». Pour le prĂ©lat, « le meilleur remĂšde de la souffrance de lâautre, câest moi ». Cependant, Mgr Jean Mbarga invite les citoyens Ă ne pas cĂ©der Ă la rĂ©signation et au fatalisme. Il appelle Ă fortifier lâespĂ©rance au Seigneur, Ă faire de cette catastrophe un rappel. Les fidĂšles et les citoyens ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă penser aux blessĂ©s, dont certains sont devenus handicapĂ©s Ă vie. LâEglise catholique a dĂ©livrĂ© le message de compassion et dâassistance, tout en saluant la mĂ©moire du pĂšre Carl, prĂȘtre de la paroisse dâOyom-Abang Ă YaoundĂ©, lâune des victimes du dĂ©raillement.
Evenements
Azize MBOHOU
Une messe spĂ©ciale a Ă©tĂ© dite lundi par Mgr Jean Mbarga, en prĂ©sence du reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat, RenĂ© Emmanuel Sadi.
La messe spĂ©ciale dite lundi par lâarchevĂȘque de YaoundĂ©, Mgr Jean Mbarga, sâouvre par le message de condolĂ©ances du pape François, adressĂ© au chef de lâEtat, Paul Biya. Le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă©tait dâailleurs reprĂ©sentĂ© par le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation, RenĂ© Emmanuel Sadi. A ses cĂŽtĂ©s, le procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour suprĂȘme, Luc Ndjodo, le directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou et plusieurs membres du gouvernement. Lâambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault et le prĂ©sident du Conseil dâadministration de la Camrail, Hamadou Sali, ont Ă©galement pris part Ă cette messe.
Lâeucharistie est alors faite de supplications intenses pour le repos Ă©ternel des victimes du drame dâEsĂ©ka. LâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ© prĂ©sente lâĂ©lan de compassion des fidĂšles, dans cet Ă©tat dâaffliction profonde, comme « un don de lâamour, un soutien spirituel nĂ©cessaire aux blessĂ©s et affligĂ©s ». Pour le prĂ©lat, « le meilleur remĂšde de la souffrance de lâautre, câest moi ». Cependant, Mgr Jean Mbarga invite les citoyens Ă ne pas cĂ©der Ă la rĂ©signation et au fatalisme. Il appelle Ă fortifier lâespĂ©rance au Seigneur, Ă faire de cette catastrophe un rappel. Les fidĂšles et les citoyens ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă penser aux blessĂ©s, dont certains sont devenus handicapĂ©s Ă vie. LâEglise catholique a dĂ©livrĂ© le message de compassion et dâassistance, tout en saluant la mĂ©moire du pĂšre Carl, prĂȘtre de la paroisse dâOyom-Abang Ă YaoundĂ©, lâune des victimes du dĂ©raillement.
Yaoundé: sobriété et recueillement
Evenements
Azize MBOHOU
Au-delĂ du drapeau en berne, plusieurs administrations ont amĂ©nagĂ© des espaces dâhommages aux victimes dâEsĂ©ka.
Des signes et des symboles qui parlent. Des drapeaux en berne, mĂȘme ceux des pays Ă©trangers au sein des organisations internationales, comme au siĂšge la Banque des Etats de lâAfrique centrale. Les Nations unies aussi. Le drapeau bleu ciel de lâUNICEF a flottĂ© Ă mi mĂąt. Lundi Ă YaoundĂ©, tout le monde a portĂ© le deuil. Au ministĂšre des Relations extĂ©rieures, par exemple, un « dress code » du jour non officiel mais spontanĂ©, le noir ! Les conversations sont mesurĂ©es, le dĂ©ploiement limitĂ© Ă lâessentiel. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Felix Mbayu, confie au reporter de CT que le ministre a, par exemple, reportĂ© la cĂ©rĂ©monie de cĂ©lĂ©bration de la journĂ©e des Nations unies. « Nous sommes en deuil. On ne pouvait pas imaginer un jour comme celui-ci en pleines festivitĂ©s », confie le SG du MINREX. A la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, mĂȘme les usagers trainent la lourde charge Ă©motive du jour. « Je suis venue ce matin parce que jâĂ©tais obligĂ©e de retirer un document. Sinon, je suis trĂšs attristĂ©e par ce drame. Les victimes pouvaient bien ĂȘtre moi, un parent, un frĂšre ou un ami. Donc, je considĂšre que câest ma mĂ©moire quâon salue aussi », explique Marguerite Essame, drapĂ©e dâune robe noire.
Dans des grandes surfaces, les signes du deuil sont Ă©galement perceptibles. A Casino, par exemple, plusieurs bougies illuminent un coin du magasin. Des clients sây arrĂȘtent pour quelques instants de recueillement. Certains, dâobĂ©dience catholique, accompagnent ces moments dâun signe de croix. Au niveau des employĂ©s, tous ont un brassard noir autour du bras. « Je pleure et jâaccompagne les familles des victimes par ce signe que jâarbore. Câest choquant, ce qui est arrivĂ©. Que les personnes qui souffrent aujourdâhui sachent que nous sommes de tout cĆur avec eux», sâexprime Bernadette M., employĂ©e.
Evenements
Azize MBOHOU
Au-delĂ du drapeau en berne, plusieurs administrations ont amĂ©nagĂ© des espaces dâhommages aux victimes dâEsĂ©ka.
Des signes et des symboles qui parlent. Des drapeaux en berne, mĂȘme ceux des pays Ă©trangers au sein des organisations internationales, comme au siĂšge la Banque des Etats de lâAfrique centrale. Les Nations unies aussi. Le drapeau bleu ciel de lâUNICEF a flottĂ© Ă mi mĂąt. Lundi Ă YaoundĂ©, tout le monde a portĂ© le deuil. Au ministĂšre des Relations extĂ©rieures, par exemple, un « dress code » du jour non officiel mais spontanĂ©, le noir ! Les conversations sont mesurĂ©es, le dĂ©ploiement limitĂ© Ă lâessentiel. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Felix Mbayu, confie au reporter de CT que le ministre a, par exemple, reportĂ© la cĂ©rĂ©monie de cĂ©lĂ©bration de la journĂ©e des Nations unies. « Nous sommes en deuil. On ne pouvait pas imaginer un jour comme celui-ci en pleines festivitĂ©s », confie le SG du MINREX. A la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, mĂȘme les usagers trainent la lourde charge Ă©motive du jour. « Je suis venue ce matin parce que jâĂ©tais obligĂ©e de retirer un document. Sinon, je suis trĂšs attristĂ©e par ce drame. Les victimes pouvaient bien ĂȘtre moi, un parent, un frĂšre ou un ami. Donc, je considĂšre que câest ma mĂ©moire quâon salue aussi », explique Marguerite Essame, drapĂ©e dâune robe noire.
Dans des grandes surfaces, les signes du deuil sont Ă©galement perceptibles. A Casino, par exemple, plusieurs bougies illuminent un coin du magasin. Des clients sây arrĂȘtent pour quelques instants de recueillement. Certains, dâobĂ©dience catholique, accompagnent ces moments dâun signe de croix. Au niveau des employĂ©s, tous ont un brassard noir autour du bras. « Je pleure et jâaccompagne les familles des victimes par ce signe que jâarbore. Câest choquant, ce qui est arrivĂ©. Que les personnes qui souffrent aujourdâhui sachent que nous sommes de tout cĆur avec eux», sâexprime Bernadette M., employĂ©e.
Eséka fait son deuil
Evenements
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
AprĂšs le drame ferroviaire de vendredi, la ville essaie de se rĂ©veiller du cauchemar. Et pour lây aider, un service ĆcumĂ©nique a Ă©tĂ© organisĂ© lundi Ă lâesplanade de la gare.
Lundi 24 octobre. Jour de deuil national en mĂ©moire des dizaines de personnes dĂ©cĂ©dĂ©es dans un accident de train Ă EsĂ©ka. Et quel autre lieu que cette ville pour pleurer ces personnes ? Dans les rues et places, beaucoup de monde porte les habits adĂ©quats (noir, blanc, rouge). Les visages sont fermĂ©s. Comme prĂ©vu, les drapeaux sont en berne. Des petits enfants sont regroupĂ©s dans une cour dâĂ©cole, fixant le drapeau comme pour comprendre pourquoi il nâest pas plus haut que dâhabitude. Les commerces et les bureaux sont certes ouverts, mais le cĆur nây est pas. MĂȘme Ă lâhĂŽpital, la morositĂ© rĂšgne, aprĂšs lâeffervescence inĂ©dite de vendredi dernier. « On dirait que le gens sont encore sonnĂ©s, au point dâen oublier quâils sont malades. Nous nâavons pratiquement reçu personne, alors que le lundi est dâhabitude saturĂ© », indique le Dr Eric Evegue, directeur de lâhĂŽpital dâEsĂ©ka. Et peu avant 10h, comme un seul homme, les uns et les autres convergent vers lâesplanade de la gare ferroviaire. Câest pour assister au service ĆcumĂ©nique, qui se tient en prĂ©sence dâAboubakar Iyawa, prĂ©fet du dĂ©partement du Nyong-et-KellĂ©.
Au bout de quelques minutes, les tentes sâavĂšrent insuffisantes pour contenir les populations venues en masse. Les dignitaires de plusieurs obĂ©diences religieuses prennent tour Ă tour la parole pour implorer le TrĂšs Haut dâapaiser les cĆurs des uns et des autres. « Nous qui sommes restĂ©s en vie ne sommes pas plus forts que ceux qui sont partis. Câest simplement la volontĂ© de Dieu », indique lâimam Ousman de la mosquĂ©e centrale dâEsĂ©ka. Les diffĂ©rents ministres de culte prient aussi pour le repos des Ăąmes des disparus et la guĂ©rison rapide des blessĂ©s. Pour le rĂ©vĂ©rend Moussinga, de lâĂ©glise Ă©vangĂ©lique, « notre silence doit donner la paix Ă tous les disparus et la tranquillitĂ© aux survivants ». Dans la mĂȘme veine, Mgr DieudonnĂ© Bogmis, Ă©vĂȘque dâEsĂ©ka, la voie Ă©tranglĂ©e, a priĂ© pour que les larmes qui se versent Ă travers le monde soient « des larmes qui expriment lâespĂ©rance en des jours meilleurs et non lâexpression de colĂšre, de rancĆur, de rĂ©bellion ». Lui qui a transportĂ© des accidentĂ©s, aux cĂŽtĂ©s de nombreuses populations. Dâailleurs, cette mobilisation a Ă©tĂ© saluĂ©e par tous. Un mĂ©decin affirme, par exemple, que câest le vĂ©hicule dâune famille venue lever un corps qui les a aidĂ©s Ă rallier rapidement la gare pour administrer les premiers soins.
Dans la rue, les populations affirment que cet accident va mettre du temps Ă cicatriser. « On nâa jamais vu autant de blessĂ©s et de morts Ă la fois. Nous prions le Seigneur de nous aider Ă vivre avec ce souvenir et espĂ©rons que le service ĆcumĂ©nique va y participer », souligne un habitant de la ville. Et les priĂšres ne sâarrĂȘtent pas lĂ , puisquâune messe de requiem est annoncĂ©e mercredi prochain en la cathĂ©drale dâEsĂ©ka.
Evenements
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
AprĂšs le drame ferroviaire de vendredi, la ville essaie de se rĂ©veiller du cauchemar. Et pour lây aider, un service ĆcumĂ©nique a Ă©tĂ© organisĂ© lundi Ă lâesplanade de la gare.
Lundi 24 octobre. Jour de deuil national en mĂ©moire des dizaines de personnes dĂ©cĂ©dĂ©es dans un accident de train Ă EsĂ©ka. Et quel autre lieu que cette ville pour pleurer ces personnes ? Dans les rues et places, beaucoup de monde porte les habits adĂ©quats (noir, blanc, rouge). Les visages sont fermĂ©s. Comme prĂ©vu, les drapeaux sont en berne. Des petits enfants sont regroupĂ©s dans une cour dâĂ©cole, fixant le drapeau comme pour comprendre pourquoi il nâest pas plus haut que dâhabitude. Les commerces et les bureaux sont certes ouverts, mais le cĆur nây est pas. MĂȘme Ă lâhĂŽpital, la morositĂ© rĂšgne, aprĂšs lâeffervescence inĂ©dite de vendredi dernier. « On dirait que le gens sont encore sonnĂ©s, au point dâen oublier quâils sont malades. Nous nâavons pratiquement reçu personne, alors que le lundi est dâhabitude saturĂ© », indique le Dr Eric Evegue, directeur de lâhĂŽpital dâEsĂ©ka. Et peu avant 10h, comme un seul homme, les uns et les autres convergent vers lâesplanade de la gare ferroviaire. Câest pour assister au service ĆcumĂ©nique, qui se tient en prĂ©sence dâAboubakar Iyawa, prĂ©fet du dĂ©partement du Nyong-et-KellĂ©.
Au bout de quelques minutes, les tentes sâavĂšrent insuffisantes pour contenir les populations venues en masse. Les dignitaires de plusieurs obĂ©diences religieuses prennent tour Ă tour la parole pour implorer le TrĂšs Haut dâapaiser les cĆurs des uns et des autres. « Nous qui sommes restĂ©s en vie ne sommes pas plus forts que ceux qui sont partis. Câest simplement la volontĂ© de Dieu », indique lâimam Ousman de la mosquĂ©e centrale dâEsĂ©ka. Les diffĂ©rents ministres de culte prient aussi pour le repos des Ăąmes des disparus et la guĂ©rison rapide des blessĂ©s. Pour le rĂ©vĂ©rend Moussinga, de lâĂ©glise Ă©vangĂ©lique, « notre silence doit donner la paix Ă tous les disparus et la tranquillitĂ© aux survivants ». Dans la mĂȘme veine, Mgr DieudonnĂ© Bogmis, Ă©vĂȘque dâEsĂ©ka, la voie Ă©tranglĂ©e, a priĂ© pour que les larmes qui se versent Ă travers le monde soient « des larmes qui expriment lâespĂ©rance en des jours meilleurs et non lâexpression de colĂšre, de rancĆur, de rĂ©bellion ». Lui qui a transportĂ© des accidentĂ©s, aux cĂŽtĂ©s de nombreuses populations. Dâailleurs, cette mobilisation a Ă©tĂ© saluĂ©e par tous. Un mĂ©decin affirme, par exemple, que câest le vĂ©hicule dâune famille venue lever un corps qui les a aidĂ©s Ă rallier rapidement la gare pour administrer les premiers soins.
Dans la rue, les populations affirment que cet accident va mettre du temps Ă cicatriser. « On nâa jamais vu autant de blessĂ©s et de morts Ă la fois. Nous prions le Seigneur de nous aider Ă vivre avec ce souvenir et espĂ©rons que le service ĆcumĂ©nique va y participer », souligne un habitant de la ville. Et les priĂšres ne sâarrĂȘtent pas lĂ , puisquâune messe de requiem est annoncĂ©e mercredi prochain en la cathĂ©drale dâEsĂ©ka.
Bertoua: de tout cĆur avec les victimes
Evenements
Pierre CHEMETE
Un culte interreligieux cĂ©lĂ©brĂ© lundi 24 octobre en la mĂ©moire des victimes de la catastrophe dâEsĂ©ka.
LâEst est profondĂ©ment attristĂ©e par la catastrophe dâEsĂ©ka. Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion, Ă©tait particuliĂšrement dans le recueillement, lundi 24 octobre 2016. Jour du deuil national, observĂ© avec compassion ici. Un hommage a Ă©tĂ©, en effet, rendu aux victimes du train de la mort. Câest Ă la faveur dâun service de culte interreligieux. Dans la salle du parti, théùtre de la cĂ©rĂ©monie, diverses catĂ©gories de citoyens ont pris place. Sous lâencadrement du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur Rachel Nazang Akono. Lâhonneur est revenu aux pasteurs, prĂȘtres, imams qui ont Ă©levĂ© leurs voix Ă Dieu. Une minute de silence. Puis, câĂ©tait le recueillement proprement dit. Dans la salle, beaucoup Ă©taient vĂȘtus en noir. La compassion des compatriotes dâici envers les victimes de lâaccident ferroviaire est palpable. Loin du lieu du drame certes, mais ils se sont montrĂ©s tout proches des victimes et de leurs familles, quâils ont portĂ©es dans leurs priĂšres.
DĂšs la matinĂ©e, dĂ©jĂ , les drapeaux, lâun des symboles de lâEtat Ă©taient en berne, comme lâa dĂ©crĂ©tĂ© le chef de lâEtat. Notamment dans les Ă©coles primaires, secondaires, dans les services publics, les chefferies traditionnelles⊠Enfin, la rĂ©gion de lâEst a manifestĂ© sa solidaritĂ© aux citoyens tombĂ©s dans ce drame du 21 octobre 2016. Dans les dĂ©partements aussi, apprend-on, le recueillement Ă©tait Ă©galement effectif. Rachel Ngazang Akono, dans son bref mot de circonstance, a dit quâen pareille circonstance, lâheure Ă©tait effectivement Ă la solidaritĂ© et Ă lâespoir. Un message aussi portĂ© par les hommes de Dieu dans leurs priĂšres.
Evenements
Pierre CHEMETE
Un culte interreligieux cĂ©lĂ©brĂ© lundi 24 octobre en la mĂ©moire des victimes de la catastrophe dâEsĂ©ka.
LâEst est profondĂ©ment attristĂ©e par la catastrophe dâEsĂ©ka. Bertoua, chef-lieu de la rĂ©gion, Ă©tait particuliĂšrement dans le recueillement, lundi 24 octobre 2016. Jour du deuil national, observĂ© avec compassion ici. Un hommage a Ă©tĂ©, en effet, rendu aux victimes du train de la mort. Câest Ă la faveur dâun service de culte interreligieux. Dans la salle du parti, théùtre de la cĂ©rĂ©monie, diverses catĂ©gories de citoyens ont pris place. Sous lâencadrement du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur Rachel Nazang Akono. Lâhonneur est revenu aux pasteurs, prĂȘtres, imams qui ont Ă©levĂ© leurs voix Ă Dieu. Une minute de silence. Puis, câĂ©tait le recueillement proprement dit. Dans la salle, beaucoup Ă©taient vĂȘtus en noir. La compassion des compatriotes dâici envers les victimes de lâaccident ferroviaire est palpable. Loin du lieu du drame certes, mais ils se sont montrĂ©s tout proches des victimes et de leurs familles, quâils ont portĂ©es dans leurs priĂšres.
DĂšs la matinĂ©e, dĂ©jĂ , les drapeaux, lâun des symboles de lâEtat Ă©taient en berne, comme lâa dĂ©crĂ©tĂ© le chef de lâEtat. Notamment dans les Ă©coles primaires, secondaires, dans les services publics, les chefferies traditionnelles⊠Enfin, la rĂ©gion de lâEst a manifestĂ© sa solidaritĂ© aux citoyens tombĂ©s dans ce drame du 21 octobre 2016. Dans les dĂ©partements aussi, apprend-on, le recueillement Ă©tait Ă©galement effectif. Rachel Ngazang Akono, dans son bref mot de circonstance, a dit quâen pareille circonstance, lâheure Ă©tait effectivement Ă la solidaritĂ© et Ă lâespoir. Un message aussi portĂ© par les hommes de Dieu dans leurs priĂšres.
Garoua: un hommage en priĂšre
Evenements
Eric ELOUGA
Un service ĆcumĂ©nique organisĂ© par le gouverneur Ă la mĂ©moire des victimes.
13h. Le symbole de lâheure Ă laquelle est survenu le drame dâEsĂ©ka vendredi dernier, nâĂ©tait sans doute pas fortuit. Autour du gouverneur de la rĂ©gion du Nord Jean Abate Ediâi, les autoritĂ©s administratives, militaires, responsables administratifs, acteurs Ă©conomiques et autres forces vives de Garoua, ont massivement rejoint les ministres du culte pour la cĂ©rĂ©monie ĆcumĂ©nique organisĂ©e en la mĂ©moire des victimes. Câest ainsi que devant le drapeau mis en berne Ă lâesplanade des services du gouverneur, cet important aĂ©ropage, toutes obĂ©diences confondues, ont assistĂ© silencieusement Ă ce moment de recueillement. CĂ©rĂ©monial sobre Ă souhait, trois communications ont, Ă lâoccasion, Ă©tĂ© adressĂ©es aux victimes, Ă leurs familles et Ă toute la nation, sous forme de priĂšre. Le grand Imam de la mosquĂ©e centrale de Garoua, le reprĂ©sentant du Conseil des Eglises protestantes du Cameroun pour la rĂ©gion du Nord, et un curĂ© du diocĂšse de Garoua, accompagnĂ© pour la circonstance de lâarchevĂȘque Mgr Ntalou, ont ainsi, tour Ă tour, proclamĂ© des messages de commisĂ©ration, de rĂ©confort et de soutien spirituel aux victimes et Ă leurs collatĂ©raux. Il faut dire que quoique gĂ©ographiquement Ă©loignĂ©e du lieu de la catastrophe, la rĂ©gion du Nord porte Ă©galement ce deuil dans sa chair, avec notamment trois responsables de la Sodecoton dĂ©cĂ©dĂ©s dans lâaccident, ainsi que quelques autres fils de la rĂ©gion retrouvĂ©s parmi ces victimes.
Evenements
Eric ELOUGA
Un service ĆcumĂ©nique organisĂ© par le gouverneur Ă la mĂ©moire des victimes.
13h. Le symbole de lâheure Ă laquelle est survenu le drame dâEsĂ©ka vendredi dernier, nâĂ©tait sans doute pas fortuit. Autour du gouverneur de la rĂ©gion du Nord Jean Abate Ediâi, les autoritĂ©s administratives, militaires, responsables administratifs, acteurs Ă©conomiques et autres forces vives de Garoua, ont massivement rejoint les ministres du culte pour la cĂ©rĂ©monie ĆcumĂ©nique organisĂ©e en la mĂ©moire des victimes. Câest ainsi que devant le drapeau mis en berne Ă lâesplanade des services du gouverneur, cet important aĂ©ropage, toutes obĂ©diences confondues, ont assistĂ© silencieusement Ă ce moment de recueillement. CĂ©rĂ©monial sobre Ă souhait, trois communications ont, Ă lâoccasion, Ă©tĂ© adressĂ©es aux victimes, Ă leurs familles et Ă toute la nation, sous forme de priĂšre. Le grand Imam de la mosquĂ©e centrale de Garoua, le reprĂ©sentant du Conseil des Eglises protestantes du Cameroun pour la rĂ©gion du Nord, et un curĂ© du diocĂšse de Garoua, accompagnĂ© pour la circonstance de lâarchevĂȘque Mgr Ntalou, ont ainsi, tour Ă tour, proclamĂ© des messages de commisĂ©ration, de rĂ©confort et de soutien spirituel aux victimes et Ă leurs collatĂ©raux. Il faut dire que quoique gĂ©ographiquement Ă©loignĂ©e du lieu de la catastrophe, la rĂ©gion du Nord porte Ă©galement ce deuil dans sa chair, avec notamment trois responsables de la Sodecoton dĂ©cĂ©dĂ©s dans lâaccident, ainsi que quelques autres fils de la rĂ©gion retrouvĂ©s parmi ces victimes.
Maroua dans la compassion
Evenements
Joël MAMAN
Les populations de cette partie du pays ont montrĂ© leur solidaritĂ© aux victimes de lâaccident de train de vendredi dernier.
MalgrĂ© la confusion entre jour fĂ©riĂ© et jour de deuil national, les populations de la ville de Maroua nâont pas manquĂ© de montrer leur solidaritĂ© aux victimes de lâaccident tragique survenu Ă la gare dâEsĂ©ka vendredi dernier. Dans les bureaux tout comme dans la rue, le sujet Ă©tait presque le seul au menu des conversations. Dans les institutions privĂ©es, publiques, traditionnelles, voire religieuses qui possĂšdent un mĂąt, le drapeau Ă©tait en berne.
Pour le sous-prĂ©fet de Maroua 2e, Dahirou Yaya, il est question de compatir avec les compatriotes victimes de ce drame. « ConformĂ©ment au dĂ©cret du chef de lâĂ©tat, stipulant la journĂ©e de deuil national, les populations ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©es. Des initiatives dans le but de commĂ©morer les Ăąmes des disparus ont Ă©tĂ© encouragĂ©es et surtout nous avons expliquĂ© aux populations que la journĂ©e nâest pas fĂ©riĂ©e », a affirmĂ© Dahirou Yaya.
Dans certains Ă©tablissements scolaires, la journĂ©e a commencĂ© timidement, mais dans lâensemble, une minute de silence a Ă©tĂ© accordĂ©e juste aprĂšs lâexĂ©cution de lâhymne national en mĂ©moire des disparus. Abdoul Karim, enseignant au lycĂ©e bilingue dĂ©clare dâailleurs que câest lâoccasion pour nous dâexpliquer aux Ă©lĂšves la diffĂ©rence entre journĂ©e de deuil national et jour fĂ©riĂ© parce quâil y a cette confusion qui perturbe un peu la population. « Sinon nous avons aussi marquĂ© un temps dâarrĂȘt ce matin pour respecter la mĂ©moire des disparus », a-t-il conclu.
Evenements
Joël MAMAN
Les populations de cette partie du pays ont montrĂ© leur solidaritĂ© aux victimes de lâaccident de train de vendredi dernier.
MalgrĂ© la confusion entre jour fĂ©riĂ© et jour de deuil national, les populations de la ville de Maroua nâont pas manquĂ© de montrer leur solidaritĂ© aux victimes de lâaccident tragique survenu Ă la gare dâEsĂ©ka vendredi dernier. Dans les bureaux tout comme dans la rue, le sujet Ă©tait presque le seul au menu des conversations. Dans les institutions privĂ©es, publiques, traditionnelles, voire religieuses qui possĂšdent un mĂąt, le drapeau Ă©tait en berne.
Pour le sous-prĂ©fet de Maroua 2e, Dahirou Yaya, il est question de compatir avec les compatriotes victimes de ce drame. « ConformĂ©ment au dĂ©cret du chef de lâĂ©tat, stipulant la journĂ©e de deuil national, les populations ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©es. Des initiatives dans le but de commĂ©morer les Ăąmes des disparus ont Ă©tĂ© encouragĂ©es et surtout nous avons expliquĂ© aux populations que la journĂ©e nâest pas fĂ©riĂ©e », a affirmĂ© Dahirou Yaya.
Dans certains Ă©tablissements scolaires, la journĂ©e a commencĂ© timidement, mais dans lâensemble, une minute de silence a Ă©tĂ© accordĂ©e juste aprĂšs lâexĂ©cution de lâhymne national en mĂ©moire des disparus. Abdoul Karim, enseignant au lycĂ©e bilingue dĂ©clare dâailleurs que câest lâoccasion pour nous dâexpliquer aux Ă©lĂšves la diffĂ©rence entre journĂ©e de deuil national et jour fĂ©riĂ© parce quâil y a cette confusion qui perturbe un peu la population. « Sinon nous avons aussi marquĂ© un temps dâarrĂȘt ce matin pour respecter la mĂ©moire des disparus », a-t-il conclu.