Bafoussam: dans le recueillement
Evenements
Gibrile KENFACK TSABDO
Une cĂ©rĂ©monie en mĂ©moire des victimes de lâaccident ferroviaire de vendredi dernier, sâest tenue lundi Ă la paroisse EEC du Plateau et Ă la mosquĂ©e centrale.
Mines atterĂ©es Visages graves. FidĂšles habillĂ©s en grande majoritĂ© en noir. Certains nâhĂ©sitant pas Ă Ă©craser une larme, tant la charge Ă©motionnelle est grande. Lâambiance qui a rĂ©gnĂ© hier Ă la paroisse EEC du plateau Ă Bafoussam, Ă©tait loin des cultes ordinaires. Câest que, la nation pleure encore ses fils et filles qui ont pĂ©ri dans le dĂ©raillement dâun train le 21 octobre dernier Ă EsĂ©ka, rĂ©gion du Centre. A lâoccasion, lâEglise protestante a tenu Ă marquer sa compassion envers les victimes et leurs familles. Un recueillement auquel a pris part le gouverneur de la rĂ©gion de lâOuest Augustine Awa Fonka, accompagnĂ© de son Ă©tat-major. Dans son sermon tirĂ© des 21 versets du chapitre 77 des Psaumes, le pasteur Marie Victor Tiozang, prĂ©sident de la rĂ©gion synodale EEC de la Mifi, sâest inspirĂ© des plaintes du psalmiste au jour du jugement, pour traduire la souffrance quâendurent les familles Ă©prouvĂ©es en ce moment.
A sa suite, des priĂšres ont Ă©tĂ© adressĂ©es au TrĂšs-Haut pour les familles endeuillĂ©es, les autoritĂ©s et la nation. Le mĂȘme rituel a Ă©tĂ© respectĂ© Ă la mosquĂ©e centrale de Bafoussam, oĂč les fidĂšles musulmans, sous la conduite de lâImam Cheikh Arouna Abdoulaye, ont implorĂ© la misĂ©ricorde dâAllah envers les victimes. Dans ces deux lieux de culte, le numĂ©ro un de la rĂ©gion sâest rĂ©joui de la forte mobilisation, qui, selon lui, traduit une marque de patriotisme envers le Cameroun. MalgrĂ© lâaccident qui a endeuillĂ© des familles, Awa Fonka a demandĂ© aux fidĂšles de croire en notre pays et de prier pour sa destinĂ©e.
Evenements
Gibrile KENFACK TSABDO
Une cĂ©rĂ©monie en mĂ©moire des victimes de lâaccident ferroviaire de vendredi dernier, sâest tenue lundi Ă la paroisse EEC du Plateau et Ă la mosquĂ©e centrale.
Mines atterĂ©es Visages graves. FidĂšles habillĂ©s en grande majoritĂ© en noir. Certains nâhĂ©sitant pas Ă Ă©craser une larme, tant la charge Ă©motionnelle est grande. Lâambiance qui a rĂ©gnĂ© hier Ă la paroisse EEC du plateau Ă Bafoussam, Ă©tait loin des cultes ordinaires. Câest que, la nation pleure encore ses fils et filles qui ont pĂ©ri dans le dĂ©raillement dâun train le 21 octobre dernier Ă EsĂ©ka, rĂ©gion du Centre. A lâoccasion, lâEglise protestante a tenu Ă marquer sa compassion envers les victimes et leurs familles. Un recueillement auquel a pris part le gouverneur de la rĂ©gion de lâOuest Augustine Awa Fonka, accompagnĂ© de son Ă©tat-major. Dans son sermon tirĂ© des 21 versets du chapitre 77 des Psaumes, le pasteur Marie Victor Tiozang, prĂ©sident de la rĂ©gion synodale EEC de la Mifi, sâest inspirĂ© des plaintes du psalmiste au jour du jugement, pour traduire la souffrance quâendurent les familles Ă©prouvĂ©es en ce moment.
A sa suite, des priĂšres ont Ă©tĂ© adressĂ©es au TrĂšs-Haut pour les familles endeuillĂ©es, les autoritĂ©s et la nation. Le mĂȘme rituel a Ă©tĂ© respectĂ© Ă la mosquĂ©e centrale de Bafoussam, oĂč les fidĂšles musulmans, sous la conduite de lâImam Cheikh Arouna Abdoulaye, ont implorĂ© la misĂ©ricorde dâAllah envers les victimes. Dans ces deux lieux de culte, le numĂ©ro un de la rĂ©gion sâest rĂ©joui de la forte mobilisation, qui, selon lui, traduit une marque de patriotisme envers le Cameroun. MalgrĂ© lâaccident qui a endeuillĂ© des familles, Awa Fonka a demandĂ© aux fidĂšles de croire en notre pays et de prier pour sa destinĂ©e.
Les recherches se poursuivent Ă la Gare dâEsĂ©ka
Evenements
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
AprĂšs le dĂ©part des engins, les hommes en tenue continuent les fouilles, alors que les ouvriers sâactivent Ă rĂ©parer les rails.
Câest sur le quai de la gare-voyageurs dâEsĂ©ka que certains wagons ont fini leur course folle. Certains endommageant un peu la petite barriĂšre. Non loin de lĂ , dâautres wagons, froissĂ©s ou Ă©ventrĂ©s, gisent. Sur le sol, des effets divers de passagers qui ne sâen soucient plus. Un bavoir et une chaussure de bĂ©bĂ© par-ci, des vĂȘtements par-lĂ . Plus loin encore, une montre dont les aiguilles sont calĂ©es Ă 14h17⊠Des boulons Ă©parpillĂ©s de part et dâautre, des amas de ferraille. A quelques mĂštres de lĂ , dans deux autres wagons, dĂ©placĂ©s pour libĂ©rer la voie ferrĂ©e, des signes qui tĂ©moignent de la bonne ambiance qui rĂ©gnait dans le train avant le drame. Des biscuits sur une table, une barre chocolatĂ©e Ă peine entamĂ©e, des bouteilles dâeau et de jus, des vĂȘtements posĂ©s sur les siĂšges⊠Ici, sept Ă©paves de wagons sont visibles et le lieu est pratiquement devenu un lieu de pĂšlerinage oĂč,mĂȘme ceux ayant Ă©tĂ© tĂ©moins de lâaccident du vendredi 21 octobre viennent encore se recueillir.
Pourtant, tous sont dâaccord que la vie doit reprendre. Câest pourquoi ils nâhĂ©sitent pas Ă encourager les ouvriers Ă pied dâĆuvre pour rĂ©parer la voie ferrĂ©e. Et ce nâest pas quâici quâon travaille. En effet, Ă quelque 400 mĂštres de la gare, les Ă©quipes des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© continuent de chercher des passagers, ou ce quâil en reste dans les quatre wagons qui se sont retrouvĂ©s dans un ravin. Les engins du gĂ©nie militaire ont quittĂ© les lieux quelques heures plus tĂŽt, aprĂšs avoir dĂ©blayĂ© les lieux et relevĂ© ou dĂ©placĂ© les voitures. Une action qui visait Ă faciliter la tĂąche aux pompiers, gendarmes, militaires et policiers qui fouillent les wagons un Ă un, siĂšge aprĂšs siĂšge. Ceci sous le regard des riverains, qui, eux aussi, espĂšrent encore un miracle.
Les odeurs de sang mĂ©langĂ© Ă la boue ne dĂ©couragent personne. Surtout pas cette dame qui porte des rafraĂźchissements aux hommes en tenue. Encore moins cet anonyme qui est venu dĂ©poser une gerbe de fleurs sur ce site qui semble le plus macabre de lâaccident.
Une fine et subite pluie apporte un peu de rĂ©pit Ă ces hommes dont la plupart sont pratiquement sur le site depuis vendredi. Une pause qui se prend sous le hangar de fortune. MalgrĂ© la fatigue qui se lit sur le visage des uns et des autres, la dĂ©termination Ă boucler ces recherches est perceptible chez tous. Ils retournent dans les wagons aussitĂŽt que la pluie sâarrĂȘte, ramassant au passage des cartes dâidentitĂ© et autres effets personnels des passagers.
Evenements
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
AprĂšs le dĂ©part des engins, les hommes en tenue continuent les fouilles, alors que les ouvriers sâactivent Ă rĂ©parer les rails.
Câest sur le quai de la gare-voyageurs dâEsĂ©ka que certains wagons ont fini leur course folle. Certains endommageant un peu la petite barriĂšre. Non loin de lĂ , dâautres wagons, froissĂ©s ou Ă©ventrĂ©s, gisent. Sur le sol, des effets divers de passagers qui ne sâen soucient plus. Un bavoir et une chaussure de bĂ©bĂ© par-ci, des vĂȘtements par-lĂ . Plus loin encore, une montre dont les aiguilles sont calĂ©es Ă 14h17⊠Des boulons Ă©parpillĂ©s de part et dâautre, des amas de ferraille. A quelques mĂštres de lĂ , dans deux autres wagons, dĂ©placĂ©s pour libĂ©rer la voie ferrĂ©e, des signes qui tĂ©moignent de la bonne ambiance qui rĂ©gnait dans le train avant le drame. Des biscuits sur une table, une barre chocolatĂ©e Ă peine entamĂ©e, des bouteilles dâeau et de jus, des vĂȘtements posĂ©s sur les siĂšges⊠Ici, sept Ă©paves de wagons sont visibles et le lieu est pratiquement devenu un lieu de pĂšlerinage oĂč,mĂȘme ceux ayant Ă©tĂ© tĂ©moins de lâaccident du vendredi 21 octobre viennent encore se recueillir.
Pourtant, tous sont dâaccord que la vie doit reprendre. Câest pourquoi ils nâhĂ©sitent pas Ă encourager les ouvriers Ă pied dâĆuvre pour rĂ©parer la voie ferrĂ©e. Et ce nâest pas quâici quâon travaille. En effet, Ă quelque 400 mĂštres de la gare, les Ă©quipes des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© continuent de chercher des passagers, ou ce quâil en reste dans les quatre wagons qui se sont retrouvĂ©s dans un ravin. Les engins du gĂ©nie militaire ont quittĂ© les lieux quelques heures plus tĂŽt, aprĂšs avoir dĂ©blayĂ© les lieux et relevĂ© ou dĂ©placĂ© les voitures. Une action qui visait Ă faciliter la tĂąche aux pompiers, gendarmes, militaires et policiers qui fouillent les wagons un Ă un, siĂšge aprĂšs siĂšge. Ceci sous le regard des riverains, qui, eux aussi, espĂšrent encore un miracle.
Les odeurs de sang mĂ©langĂ© Ă la boue ne dĂ©couragent personne. Surtout pas cette dame qui porte des rafraĂźchissements aux hommes en tenue. Encore moins cet anonyme qui est venu dĂ©poser une gerbe de fleurs sur ce site qui semble le plus macabre de lâaccident.
Une fine et subite pluie apporte un peu de rĂ©pit Ă ces hommes dont la plupart sont pratiquement sur le site depuis vendredi. Une pause qui se prend sous le hangar de fortune. MalgrĂ© la fatigue qui se lit sur le visage des uns et des autres, la dĂ©termination Ă boucler ces recherches est perceptible chez tous. Ils retournent dans les wagons aussitĂŽt que la pluie sâarrĂȘte, ramassant au passage des cartes dâidentitĂ© et autres effets personnels des passagers.
La SOPECAM porte le deuil
Evenements
Azize MBOHOU
Autour de son directeur général, Marie Claire Nnana, les employés ont observé un moment de recueillement hier.
13h 05. Comme une cloche dans la conscience collective, un regroupement sur lâesplanade de la direction gĂ©nĂ©rale. Câest le temps de la compassion du personnel de la SociĂ©tĂ© de presse et dâEditions du Cameroun (SOPECAM), autour du directeur gĂ©nĂ©ral, Marie Claire Nnana. Il sera marquĂ© par une longue minute de silence. Puis une dislocation indolente sous un soleil ardent, et une invite du DG : « nous continuerons Ă prier dans nos bureaux et dans nos cĆurs », recommande Marie Claire Nnana. Comme pour dire avec lâĂ©crivain Jean Cocteau que « le vrai tombeau des morts, câest le cĆur des vivants ». Le deuil national de lundi a Ă©tĂ© observĂ© dans le recueillement et la communion des cĆurs par lâensemble des employĂ©s de la SOPECAM. Le signe visible de ce jour spĂ©cial a Ă©tĂ© le port du noir par la plupart de ces employĂ©s. MĂȘme dans les paroles, priĂšres et hommages ont accompagnĂ© la mĂ©moire des victimes du drame de vendredi Ă EsĂ©ka.
Les directions de la rĂ©daction des magazines et commerciale et marketing, situĂ©es Ă lâimmeuble du ministĂšre de la Communication, ont Ă©galement marquĂ© ce moment de recueillement. Journalistes, photographes, staff, tous dâun mĂȘme Ă©lan se sont retrouvĂ©s sur le perron, pour sâincliner.
Evenements
Azize MBOHOU
Autour de son directeur général, Marie Claire Nnana, les employés ont observé un moment de recueillement hier.
13h 05. Comme une cloche dans la conscience collective, un regroupement sur lâesplanade de la direction gĂ©nĂ©rale. Câest le temps de la compassion du personnel de la SociĂ©tĂ© de presse et dâEditions du Cameroun (SOPECAM), autour du directeur gĂ©nĂ©ral, Marie Claire Nnana. Il sera marquĂ© par une longue minute de silence. Puis une dislocation indolente sous un soleil ardent, et une invite du DG : « nous continuerons Ă prier dans nos bureaux et dans nos cĆurs », recommande Marie Claire Nnana. Comme pour dire avec lâĂ©crivain Jean Cocteau que « le vrai tombeau des morts, câest le cĆur des vivants ». Le deuil national de lundi a Ă©tĂ© observĂ© dans le recueillement et la communion des cĆurs par lâensemble des employĂ©s de la SOPECAM. Le signe visible de ce jour spĂ©cial a Ă©tĂ© le port du noir par la plupart de ces employĂ©s. MĂȘme dans les paroles, priĂšres et hommages ont accompagnĂ© la mĂ©moire des victimes du drame de vendredi Ă EsĂ©ka.
Les directions de la rĂ©daction des magazines et commerciale et marketing, situĂ©es Ă lâimmeuble du ministĂšre de la Communication, ont Ă©galement marquĂ© ce moment de recueillement. Journalistes, photographes, staff, tous dâun mĂȘme Ă©lan se sont retrouvĂ©s sur le perron, pour sâincliner.
Rail, route, sérieux manque à gagner
Evenements
Alliance NYOBIA
Le transport de marchandises a enregistré un lourd préjudice suite à la coupure momentanée des voies ferrée et publique.
Route : prĂšs de 4 milliards F de pertes
Selon des chiffres obtenus hier du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft), le manque Ă gagner pour les gros porteurs dĂ» Ă la coupure momentanĂ©e de lâaxe Douala-YaoundĂ© du 21 au 22 octobre frise les 4 milliards de francs. « Nous avons pris un ratio, et aprĂšs des calculs, nous avons Ă©valuĂ© les pertes Ă environ 2 milliards de francs par jour pour les gros porteurs », explique El Hadj Oumarou, coordonnateur du Bgft, joint au tĂ©lĂ©phone hier par CT. En deux jours, le manque Ă gagner atteint le chiffre de 4 milliards susmentionnĂ©.
Il ajoute quâenviron 3000 camions ont Ă©tĂ© affectĂ©s par cette interruption du trafic survenu Ă un moment de forte circulation. « Nous avons gĂ©nĂ©ralement 750 Ă 800 camions qui empruntent cet axe chaque jour. Mais les vendredis il y a des pics et on peut atteindre entre 1000 et 1 500 camions », a-t-il prĂ©cisĂ©. Ceci dans les deux sens des corridors Douala-Bangui et Douala-NâDjamena. Au final, le Bgft parle dâun « impact sĂ©rieux » sur lâactivitĂ© habituelle, mais sâest rĂ©joui de lâaction menĂ©e par les pouvoirs publics pour parvenir le plus vite possible au rĂ©tablissement de la circulation. Surtout que, dâaprĂšs El Hadj Oumarou, la situation a suscitĂ© des prĂ©occupations aussi bien Ă lâintĂ©rieur quâĂ lâextĂ©rieur du Cameroun, notamment de pays voisins autres que le Tchad et la Rca.
Rail : des approvisionnements perturbés
« Nous avons une dizaine de trains qui vont dans les deux sens de maniĂšre quotidienne. » Le responsable de la Camrail approchĂ© par CT parle de la densitĂ© du trafic en temps normal, de Douala Ă NgaoundĂ©rĂ©, en passant par YaoundĂ©, et inversement. AprĂšs le dĂ©raillement survenu ce vendredi 21 octobre, tout a Ă©tĂ© Ă©videmment perturbĂ©. Notamment, la livraison des produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© (sucre, farine, etc.) « dont les populations du Septentrion ont besoin », et la livraison des hydrocarbures, transportĂ©s Ă©galement par les trains au dĂ©part de Douala. Dans le sens inverse, câest lâacheminement des cargaisons de coton, de sĂ©same, dâarachide et de bĂ©tail qui a souffert de la perturbation sur la voie. Chaque train, prĂ©cisons-le, transporte en moyenne 1000 Ă 1200 tonnes de marchandises.
Difficile dâavoir dâautres chiffres en rapport avec ce ralentissement de lâactivitĂ©, qui a touchĂ© Ă©galement les trains-voyageurs. Notre source explique quâĂ la Camrail, la prioritĂ© a Ă©tĂ© la rĂ©ponse Ă la catastrophe (hier, par exemple, une opĂ©ration de collecte de sang a Ă©tĂ© organisĂ©e par lâentreprise).
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Alliance NYOBIA
Le transport de marchandises a enregistré un lourd préjudice suite à la coupure momentanée des voies ferrée et publique.
Route : prĂšs de 4 milliards F de pertes
Selon des chiffres obtenus hier du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft), le manque Ă gagner pour les gros porteurs dĂ» Ă la coupure momentanĂ©e de lâaxe Douala-YaoundĂ© du 21 au 22 octobre frise les 4 milliards de francs. « Nous avons pris un ratio, et aprĂšs des calculs, nous avons Ă©valuĂ© les pertes Ă environ 2 milliards de francs par jour pour les gros porteurs », explique El Hadj Oumarou, coordonnateur du Bgft, joint au tĂ©lĂ©phone hier par CT. En deux jours, le manque Ă gagner atteint le chiffre de 4 milliards susmentionnĂ©.
Il ajoute quâenviron 3000 camions ont Ă©tĂ© affectĂ©s par cette interruption du trafic survenu Ă un moment de forte circulation. « Nous avons gĂ©nĂ©ralement 750 Ă 800 camions qui empruntent cet axe chaque jour. Mais les vendredis il y a des pics et on peut atteindre entre 1000 et 1 500 camions », a-t-il prĂ©cisĂ©. Ceci dans les deux sens des corridors Douala-Bangui et Douala-NâDjamena. Au final, le Bgft parle dâun « impact sĂ©rieux » sur lâactivitĂ© habituelle, mais sâest rĂ©joui de lâaction menĂ©e par les pouvoirs publics pour parvenir le plus vite possible au rĂ©tablissement de la circulation. Surtout que, dâaprĂšs El Hadj Oumarou, la situation a suscitĂ© des prĂ©occupations aussi bien Ă lâintĂ©rieur quâĂ lâextĂ©rieur du Cameroun, notamment de pays voisins autres que le Tchad et la Rca.
Rail : des approvisionnements perturbés
« Nous avons une dizaine de trains qui vont dans les deux sens de maniĂšre quotidienne. » Le responsable de la Camrail approchĂ© par CT parle de la densitĂ© du trafic en temps normal, de Douala Ă NgaoundĂ©rĂ©, en passant par YaoundĂ©, et inversement. AprĂšs le dĂ©raillement survenu ce vendredi 21 octobre, tout a Ă©tĂ© Ă©videmment perturbĂ©. Notamment, la livraison des produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© (sucre, farine, etc.) « dont les populations du Septentrion ont besoin », et la livraison des hydrocarbures, transportĂ©s Ă©galement par les trains au dĂ©part de Douala. Dans le sens inverse, câest lâacheminement des cargaisons de coton, de sĂ©same, dâarachide et de bĂ©tail qui a souffert de la perturbation sur la voie. Chaque train, prĂ©cisons-le, transporte en moyenne 1000 Ă 1200 tonnes de marchandises.
Difficile dâavoir dâautres chiffres en rapport avec ce ralentissement de lâactivitĂ©, qui a touchĂ© Ă©galement les trains-voyageurs. Notre source explique quâĂ la Camrail, la prioritĂ© a Ă©tĂ© la rĂ©ponse Ă la catastrophe (hier, par exemple, une opĂ©ration de collecte de sang a Ă©tĂ© organisĂ©e par lâentreprise).
La Coupe du Cameroun de football dans les starting-blocks
Sports
AngĂšle BEPEDE
Les finalistes APEJES et Bamboutos achÚvent respectivement leur préparation à Akono et à Limbé avant de regagner Yaoundé, le week-end.
Les pieds dans le sable. A LimbĂ©, les Mangwa Boys (surnom de Bamboutos de Mbouda) entament lâultime prĂ©paration commando avant de rejoindre YaoundĂ© en fin de semaine. Le club a repris le travail le 15 octobre dernier Ă Mbouda, soit six jours aprĂšs sa qualification. Le staff annonce cinq jours intenses de travail couplĂ©s avec une relaxation certaine. Les joueurs connaissent lâobjectif Ă atteindre pour leur club qui cĂ©lĂšbre ses 50 ans cette annĂ©e. Le trophĂ©e de la coupe, le Graal pour les clubs locaux, doit ĂȘtre soulevĂ©. Pas question de se mettre davantage la pression. Lâenjeu Ă lui seul est fĂ©dĂ©rateur. Sur les mĂ©dias sociaux et audiovisuels, les coups de gueule des Mangwa Boys sont bien orientĂ©s et visent Ă dĂ©stabiliser le challenger. Pas de blessĂ© aprĂšs les frayeurs causĂ©es par Simplice Symphor, gardien de but. En mĂ©forme depuis le quartier libre donnĂ© aux joueurs, il a repris lâentraĂźnement avec ses 22 autres coĂ©quipiers, dâaprĂšs des dirigeants. Câest que, Apejes de Mfou a gagnĂ© cinq des six confrontations contre Bamboutos. Et cela, Fagnia Fagnia, 11e entraĂźneur du club cette saison, compte le faire oublier. Ils ont encore ces Ă©checs en travers de la gorge.
Câest la premiĂšre finale pour les deux clubs. Pour leurs prĂ©mices dans le palmarĂšs de la coupe du Cameroun de football, les rĂ©unions sâenchaĂźnent. « On nous stresse avec ces rĂ©unions », confie une source proche dâApejes de Mfou. Ici, on a Ă©galement pliĂ© bagages. La mise au vert entamĂ©e la semaine derniĂšre, au Centre technique de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football au quartier Odza sâest achevĂ©e lundi dernier. Direction, Akono. La ville a souvent souri Ă lâĂ©quipe qui y sĂ©journera jusquâĂ samedi. Franck Boya, meilleur Espoir de la saison dâaprĂšs la Ligue de football professionnel du Cameroun, a la tĂȘte bourrĂ©e de rĂȘves. Le milieu de terrain est trĂšs attendu pour son apport technique, aprĂšs son passage chez les Lions seniors. Il nây a pas que lui. Apejes est un groupe. Le staff technique emmenĂ© par Sogba Oumarou, en marge des sĂ©ances sur le terrain, dĂ©cortique chacune des vidĂ©os de son adversaire. La clĂ© de la victoire peut ĂȘtre lĂ . Les 24 joueurs en stage en ont conscience.
Sports
AngĂšle BEPEDE
Les finalistes APEJES et Bamboutos achÚvent respectivement leur préparation à Akono et à Limbé avant de regagner Yaoundé, le week-end.
Les pieds dans le sable. A LimbĂ©, les Mangwa Boys (surnom de Bamboutos de Mbouda) entament lâultime prĂ©paration commando avant de rejoindre YaoundĂ© en fin de semaine. Le club a repris le travail le 15 octobre dernier Ă Mbouda, soit six jours aprĂšs sa qualification. Le staff annonce cinq jours intenses de travail couplĂ©s avec une relaxation certaine. Les joueurs connaissent lâobjectif Ă atteindre pour leur club qui cĂ©lĂšbre ses 50 ans cette annĂ©e. Le trophĂ©e de la coupe, le Graal pour les clubs locaux, doit ĂȘtre soulevĂ©. Pas question de se mettre davantage la pression. Lâenjeu Ă lui seul est fĂ©dĂ©rateur. Sur les mĂ©dias sociaux et audiovisuels, les coups de gueule des Mangwa Boys sont bien orientĂ©s et visent Ă dĂ©stabiliser le challenger. Pas de blessĂ© aprĂšs les frayeurs causĂ©es par Simplice Symphor, gardien de but. En mĂ©forme depuis le quartier libre donnĂ© aux joueurs, il a repris lâentraĂźnement avec ses 22 autres coĂ©quipiers, dâaprĂšs des dirigeants. Câest que, Apejes de Mfou a gagnĂ© cinq des six confrontations contre Bamboutos. Et cela, Fagnia Fagnia, 11e entraĂźneur du club cette saison, compte le faire oublier. Ils ont encore ces Ă©checs en travers de la gorge.
Câest la premiĂšre finale pour les deux clubs. Pour leurs prĂ©mices dans le palmarĂšs de la coupe du Cameroun de football, les rĂ©unions sâenchaĂźnent. « On nous stresse avec ces rĂ©unions », confie une source proche dâApejes de Mfou. Ici, on a Ă©galement pliĂ© bagages. La mise au vert entamĂ©e la semaine derniĂšre, au Centre technique de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football au quartier Odza sâest achevĂ©e lundi dernier. Direction, Akono. La ville a souvent souri Ă lâĂ©quipe qui y sĂ©journera jusquâĂ samedi. Franck Boya, meilleur Espoir de la saison dâaprĂšs la Ligue de football professionnel du Cameroun, a la tĂȘte bourrĂ©e de rĂȘves. Le milieu de terrain est trĂšs attendu pour son apport technique, aprĂšs son passage chez les Lions seniors. Il nây a pas que lui. Apejes est un groupe. Le staff technique emmenĂ© par Sogba Oumarou, en marge des sĂ©ances sur le terrain, dĂ©cortique chacune des vidĂ©os de son adversaire. La clĂ© de la victoire peut ĂȘtre lĂ . Les 24 joueurs en stage en ont conscience.
Des lauriers pour les inventeurs aux Journées technologiques nationales
Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO
LâĂ©dition 2016 des JournĂ©es technologiques nationales sâest clĂŽturĂ©e vendredi dernier Ă YaoundĂ© sur une remise de prix aux meilleures innovations.
Jean Hilaire Tchami, premier prix de lâĂ©dition 2016 des JournĂ©es technologiques nationales (JTN), a un projet pour les agro-industries. Pendant deux ans, le chercheur a dĂ©veloppĂ© un Ă©quipement permettant Ă ces industries dâanalyser les produits liquides quâelles fabriquent (jus, eau potableâŠ) et dâen faire un contrĂŽle-qualitĂ©. Le dispositif permet par exemple de mesurer la concentration en sucre dâun jus et est tout aussi utile lorsquâil sâagit de mesurer la quantitĂ© de substances polluantes dĂ©versĂ©es par des entreprises dans des eaux dans le cadre dâun contrĂŽle environnemental. Plus spĂ©cifiquement, la trouvaille est un « turbidimĂštre infrarouge pour analyse des substances aqueuses ». Pour assurer la vulgarisation de cette invention, Jean Hilaire Tchami indique que « nous devrons premiĂšrement faire trois prototypes pour montrer aux entreprises que lâĂ©quipement fonctionne et nous espĂ©rons quâavec le temps, plusieurs autres sociĂ©tĂ©s pourront sây intĂ©resser ». Le prix quâa reçu Jean Hilaire Tchami sâaccompagne dâune enveloppe de 1 100 000 F prĂ©vue par le ministĂšre des Mines, de lâIndustries et du DĂ©veloppement technologique (MINMIDT).
A la suite du classement, François Essama. Le chercheur a consacrĂ© 18 annĂ©es de sa vie Ă mettre sur pieds dâun dispositif de production dâĂ©nergie Ă©lectrique. Lâinvention, qui ne consomme ni carburant ni Ă©nergie solaire, se met en route grĂące Ă une batterie. « Elle est une rĂ©ponse aux problĂšmes de dĂ©lestage que connaissent les mĂ©nages et une solution aux pertes dâĂ©nergie enregistrĂ©es lors du transport de lâĂ©lectricitĂ© », explique François Essama. LâingĂ©nieur a reçu une prime de 600 000 F pour ce deuxiĂšme prix. Câest dans le domaine de la mĂ©canique que JoĂ«l Kengmoe, troisiĂšme prix des JTN, a mis son intellect. Il en ressort un systĂšme dâajustage de la granulation sur les broyeurs (moulins automatiques). Le systĂšme, explique-t-il, permet Ă divers moulins (Ă maĂŻs ou mĂȘme Ă gravier), de ressortir la granulation souhaitĂ©e. « Par le passĂ©, il fallait plusieurs machines pour obtenir ces rĂ©sultats », a soulignĂ© le chercheur qui a reçu une prime de 400 000 F.
Pendant trois jours, une trentaine dâexposants ont prĂ©sentĂ© leurs trouvailles lors des JTN. Des prix spĂ©ciaux ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©s dont celui du plus jeune innovateur qui est revenu Ă Tchapga Tchito pour sa rallonge Ă©lectrique pour prise murale. Le jeune repart avec une prime dâun million de F. En dĂ©cernant ces prix, le MINMIDT, Ernest Gbwaboubou, a rassurĂ© les participants que le gouvernement est prĂȘt Ă les accompagner dans la promotion de leur travail. « Les meilleures inventions seront sĂ©lectionnĂ©es pour faciliter leur prototypage et leur transfert vers les industries », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO
LâĂ©dition 2016 des JournĂ©es technologiques nationales sâest clĂŽturĂ©e vendredi dernier Ă YaoundĂ© sur une remise de prix aux meilleures innovations.
Jean Hilaire Tchami, premier prix de lâĂ©dition 2016 des JournĂ©es technologiques nationales (JTN), a un projet pour les agro-industries. Pendant deux ans, le chercheur a dĂ©veloppĂ© un Ă©quipement permettant Ă ces industries dâanalyser les produits liquides quâelles fabriquent (jus, eau potableâŠ) et dâen faire un contrĂŽle-qualitĂ©. Le dispositif permet par exemple de mesurer la concentration en sucre dâun jus et est tout aussi utile lorsquâil sâagit de mesurer la quantitĂ© de substances polluantes dĂ©versĂ©es par des entreprises dans des eaux dans le cadre dâun contrĂŽle environnemental. Plus spĂ©cifiquement, la trouvaille est un « turbidimĂštre infrarouge pour analyse des substances aqueuses ». Pour assurer la vulgarisation de cette invention, Jean Hilaire Tchami indique que « nous devrons premiĂšrement faire trois prototypes pour montrer aux entreprises que lâĂ©quipement fonctionne et nous espĂ©rons quâavec le temps, plusieurs autres sociĂ©tĂ©s pourront sây intĂ©resser ». Le prix quâa reçu Jean Hilaire Tchami sâaccompagne dâune enveloppe de 1 100 000 F prĂ©vue par le ministĂšre des Mines, de lâIndustries et du DĂ©veloppement technologique (MINMIDT).
A la suite du classement, François Essama. Le chercheur a consacrĂ© 18 annĂ©es de sa vie Ă mettre sur pieds dâun dispositif de production dâĂ©nergie Ă©lectrique. Lâinvention, qui ne consomme ni carburant ni Ă©nergie solaire, se met en route grĂące Ă une batterie. « Elle est une rĂ©ponse aux problĂšmes de dĂ©lestage que connaissent les mĂ©nages et une solution aux pertes dâĂ©nergie enregistrĂ©es lors du transport de lâĂ©lectricitĂ© », explique François Essama. LâingĂ©nieur a reçu une prime de 600 000 F pour ce deuxiĂšme prix. Câest dans le domaine de la mĂ©canique que JoĂ«l Kengmoe, troisiĂšme prix des JTN, a mis son intellect. Il en ressort un systĂšme dâajustage de la granulation sur les broyeurs (moulins automatiques). Le systĂšme, explique-t-il, permet Ă divers moulins (Ă maĂŻs ou mĂȘme Ă gravier), de ressortir la granulation souhaitĂ©e. « Par le passĂ©, il fallait plusieurs machines pour obtenir ces rĂ©sultats », a soulignĂ© le chercheur qui a reçu une prime de 400 000 F.
Pendant trois jours, une trentaine dâexposants ont prĂ©sentĂ© leurs trouvailles lors des JTN. Des prix spĂ©ciaux ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©s dont celui du plus jeune innovateur qui est revenu Ă Tchapga Tchito pour sa rallonge Ă©lectrique pour prise murale. Le jeune repart avec une prime dâun million de F. En dĂ©cernant ces prix, le MINMIDT, Ernest Gbwaboubou, a rassurĂ© les participants que le gouvernement est prĂȘt Ă les accompagner dans la promotion de leur travail. « Les meilleures inventions seront sĂ©lectionnĂ©es pour faciliter leur prototypage et leur transfert vers les industries », a-t-il dĂ©clarĂ©.
La France solidaire des blessĂ©s dâEsĂ©ka
Evenements
Azize MBOHOU
Lâambassadeur Gilles Thibault a remis un don de mĂ©dicaments au ministre de la SantĂ© publique mardi Ă YaoundĂ©.
En ces moments difficiles, le Cameroun bĂ©nĂ©ficie de lâassistance de la France. Mardi, lâambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a remis un important don de mĂ©dicaments, en vue du renforcement de la prise en charge des blessĂ©s dâEsĂ©ka. A la rĂ©ception, au nom du gouvernement camerounais, le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, assistĂ© du secrĂ©taire dâEtat Alim Hayatou. Ce sont 14 colis, soit plus de 300 kg de mĂ©dicaments, mobilisĂ©s par la cellule de crise du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres français, immĂ©diatement aprĂšs le drame de vendredi et acheminĂ© lundi Ă YaoundĂ©. Cet appui constituĂ© sur la base des besoins exprimĂ©s par le gouvernement camerounais, est destinĂ© Ă lâHĂŽpital central et au Centre des urgences de YaoundĂ©.
AndrĂ© Mama Fouda, se fĂ©licite de cette capacitĂ© lĂ©gendaire de la France Ă montrer spontanĂ©ment son engagement envers le Cameroun, surtout face aux Ă©preuves. Le MinsantĂ© exprime la gratitude du gouvernement camerounais Ă lâendroit de la France pour cet appui. Son objectif, rappelle lâambassadeur de France au Cameroun, est de supporter immĂ©diatement les sacrifices consentis par les hĂŽpitaux dans la prise en charge contraignante des blessĂ©s. Ce sont ces sacrifices, rappelle AndrĂ© Mama Fouda, qui ont permis dâassister les 599 blessĂ©s dâEsĂ©ka, dont seulement deux ont, malheureusement, perdu la vie. « Les stocks doivent ĂȘtre renforcĂ©s, car aprĂšs la catastrophe, dâautres patients viendront toujours », a notĂ© Gilles Thibault. La France, a rappelĂ© le diplomate français, dĂ©montre ainsi sa solidaritĂ© dans lâĂ©preuve que traverse le Cameroun.
Evenements
Azize MBOHOU
Lâambassadeur Gilles Thibault a remis un don de mĂ©dicaments au ministre de la SantĂ© publique mardi Ă YaoundĂ©.
En ces moments difficiles, le Cameroun bĂ©nĂ©ficie de lâassistance de la France. Mardi, lâambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a remis un important don de mĂ©dicaments, en vue du renforcement de la prise en charge des blessĂ©s dâEsĂ©ka. A la rĂ©ception, au nom du gouvernement camerounais, le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, assistĂ© du secrĂ©taire dâEtat Alim Hayatou. Ce sont 14 colis, soit plus de 300 kg de mĂ©dicaments, mobilisĂ©s par la cellule de crise du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres français, immĂ©diatement aprĂšs le drame de vendredi et acheminĂ© lundi Ă YaoundĂ©. Cet appui constituĂ© sur la base des besoins exprimĂ©s par le gouvernement camerounais, est destinĂ© Ă lâHĂŽpital central et au Centre des urgences de YaoundĂ©.
AndrĂ© Mama Fouda, se fĂ©licite de cette capacitĂ© lĂ©gendaire de la France Ă montrer spontanĂ©ment son engagement envers le Cameroun, surtout face aux Ă©preuves. Le MinsantĂ© exprime la gratitude du gouvernement camerounais Ă lâendroit de la France pour cet appui. Son objectif, rappelle lâambassadeur de France au Cameroun, est de supporter immĂ©diatement les sacrifices consentis par les hĂŽpitaux dans la prise en charge contraignante des blessĂ©s. Ce sont ces sacrifices, rappelle AndrĂ© Mama Fouda, qui ont permis dâassister les 599 blessĂ©s dâEsĂ©ka, dont seulement deux ont, malheureusement, perdu la vie. « Les stocks doivent ĂȘtre renforcĂ©s, car aprĂšs la catastrophe, dâautres patients viendront toujours », a notĂ© Gilles Thibault. La France, a rappelĂ© le diplomate français, dĂ©montre ainsi sa solidaritĂ© dans lâĂ©preuve que traverse le Cameroun.
Croissance économique disparate en Afrique
Economie
Félicité BAHANE N.
Le rapport 2016 du FMI prĂ©sentĂ© mardi Ă YaoundĂ© indique que le taux de croissance annuel sera au plus bas, 1,4% mais pourrait remonter Ă 3% lâan prochain.
« Une croissance Ă plusieurs vitesses ». Tel est, lâintitulĂ© que le Fonds monĂ©taire international (FMI) a donnĂ© Ă son rapport 2016 sur les perspectives Ă©conomiques rĂ©gionales en Afrique subsaharienne. Le document a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© mardi Ă YaoundĂ©, au cours dâune cĂ©rĂ©monie solennelle ayant pour modĂ©rateur Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances (MINFI) du Cameroun. En substance, le FMI rĂ©vĂšle que « le taux de croissance Ă©conomique de la rĂ©gion devrait descendre cette annĂ©e Ă son plus bas niveau depuis vingt ans. Ce taux ne devrait atteindre que 1,4% en 2016 », regrette CĂ©line Allard, chef de la division des Ă©tudes rĂ©gionales au dĂ©partement Afrique du FMI. Elle prĂ©cise que ce « rythme est infĂ©rieur Ă celui de la croissance dĂ©mographique et marque une nette rupture par rapport aux taux de croissance Ă©levĂ©s de ces derniĂšres annĂ©es ».
Sur les causes de ce ralentissement, le FMI indique deux facteurs : la dĂ©tĂ©rioration de lâenvironnement extĂ©rieur, notamment le cours des produits de base qui sont au plus bas et les conditions financiĂšres qui se sont sensiblement durcies. Ensuite, la rĂ©action lente et inadĂ©quate des autoritĂ©s de la plupart des pays touchĂ©s par ces chocs externes. Toutefois, dâautres Etats ont fait preuve de rĂ©silience, dâoĂč la croissance Ă plusieurs vitesses. Les pays peu tributaires des exportations des produits de base continuent en effet dâenregistrer de bons rĂ©sultats. Câest le cas de la CĂŽte dâIvoire, de lâEthiopie, du SĂ©nĂ©gal et de la Tanzanie qui continuent dâenregistrer des taux de croissance supĂ©rieurs Ă 6%. En face, les pays exportateurs de produits de base dont le pĂ©trole continuent de connaĂźtre des conditions difficiles. Câest le cas de lâAfrique du Sud, du NigĂ©ria ou encore de lâAngola.
Le Cameroun, pour sa part, se situe entre les deux extrĂ©mitĂ©s, avec une perspective de croissance de 4,8% en 2016 selon le FMI. Ce, notamment grĂące Ă la diversitĂ© de son Ă©conomie. Mais pour 2017, lâinstitution de Breton Woods entrevoit une baisse de la croissance nationale Ă 4,2%, Ă moins que les pouvoirs publics nâoptimisent les rĂ©formes fiscales tout en amĂ©liorant davantage le climat des affaires. Autrement, la croissance du Cameroun sera en dĂ©phasage avec celle de la rĂ©gion qui, globalement, devrait connaĂźtre une « modeste » embellie, passant de 1,4% en 2016 Ă 3% en 2017. Ce, Ă condition bien sĂ»r que « des mesures dĂ©cisives soient prises » : des ajustements budgĂ©taires vigoureux ; des rĂ©formes structurelles pour amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© et la diversitĂ© de lâĂ©conomie ; le renforcement de lâintĂ©gration physique dans les sous-rĂ©gions, etc.
Economie
Félicité BAHANE N.
Le rapport 2016 du FMI prĂ©sentĂ© mardi Ă YaoundĂ© indique que le taux de croissance annuel sera au plus bas, 1,4% mais pourrait remonter Ă 3% lâan prochain.
« Une croissance Ă plusieurs vitesses ». Tel est, lâintitulĂ© que le Fonds monĂ©taire international (FMI) a donnĂ© Ă son rapport 2016 sur les perspectives Ă©conomiques rĂ©gionales en Afrique subsaharienne. Le document a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© mardi Ă YaoundĂ©, au cours dâune cĂ©rĂ©monie solennelle ayant pour modĂ©rateur Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances (MINFI) du Cameroun. En substance, le FMI rĂ©vĂšle que « le taux de croissance Ă©conomique de la rĂ©gion devrait descendre cette annĂ©e Ă son plus bas niveau depuis vingt ans. Ce taux ne devrait atteindre que 1,4% en 2016 », regrette CĂ©line Allard, chef de la division des Ă©tudes rĂ©gionales au dĂ©partement Afrique du FMI. Elle prĂ©cise que ce « rythme est infĂ©rieur Ă celui de la croissance dĂ©mographique et marque une nette rupture par rapport aux taux de croissance Ă©levĂ©s de ces derniĂšres annĂ©es ».
Sur les causes de ce ralentissement, le FMI indique deux facteurs : la dĂ©tĂ©rioration de lâenvironnement extĂ©rieur, notamment le cours des produits de base qui sont au plus bas et les conditions financiĂšres qui se sont sensiblement durcies. Ensuite, la rĂ©action lente et inadĂ©quate des autoritĂ©s de la plupart des pays touchĂ©s par ces chocs externes. Toutefois, dâautres Etats ont fait preuve de rĂ©silience, dâoĂč la croissance Ă plusieurs vitesses. Les pays peu tributaires des exportations des produits de base continuent en effet dâenregistrer de bons rĂ©sultats. Câest le cas de la CĂŽte dâIvoire, de lâEthiopie, du SĂ©nĂ©gal et de la Tanzanie qui continuent dâenregistrer des taux de croissance supĂ©rieurs Ă 6%. En face, les pays exportateurs de produits de base dont le pĂ©trole continuent de connaĂźtre des conditions difficiles. Câest le cas de lâAfrique du Sud, du NigĂ©ria ou encore de lâAngola.
Le Cameroun, pour sa part, se situe entre les deux extrĂ©mitĂ©s, avec une perspective de croissance de 4,8% en 2016 selon le FMI. Ce, notamment grĂące Ă la diversitĂ© de son Ă©conomie. Mais pour 2017, lâinstitution de Breton Woods entrevoit une baisse de la croissance nationale Ă 4,2%, Ă moins que les pouvoirs publics nâoptimisent les rĂ©formes fiscales tout en amĂ©liorant davantage le climat des affaires. Autrement, la croissance du Cameroun sera en dĂ©phasage avec celle de la rĂ©gion qui, globalement, devrait connaĂźtre une « modeste » embellie, passant de 1,4% en 2016 Ă 3% en 2017. Ce, Ă condition bien sĂ»r que « des mesures dĂ©cisives soient prises » : des ajustements budgĂ©taires vigoureux ; des rĂ©formes structurelles pour amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© et la diversitĂ© de lâĂ©conomie ; le renforcement de lâintĂ©gration physique dans les sous-rĂ©gions, etc.
Traité OHADA en anglais: la réponse du gouvernement
Politique
Jeanine FANKAM
Il y a quelques semaines, une marche a Ă©tĂ© organisĂ©e dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par des membres du Barreau de lâOrdre des avocats du Cameroun. Motif de leurs revendications, la mise Ă leur disposition de la version anglaise des actes uniformes de lâOrganisation pour lâharmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Face Ă cette situation, le ministre dâEtat, ministre de la Justice, garde des Sceaux a apportĂ© un ensemble de rĂ©ponses dans le cadre dâun entretien accordĂ© Ă CT. Il ressort des propos de Laurent Esso que tout nâest plus quâune question de temps, la version anglaise de ce document existant notamment, restant simplement sa publication dans le journal officiel de lâOHADA.
Politique
Jeanine FANKAM
Il y a quelques semaines, une marche a Ă©tĂ© organisĂ©e dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par des membres du Barreau de lâOrdre des avocats du Cameroun. Motif de leurs revendications, la mise Ă leur disposition de la version anglaise des actes uniformes de lâOrganisation pour lâharmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Face Ă cette situation, le ministre dâEtat, ministre de la Justice, garde des Sceaux a apportĂ© un ensemble de rĂ©ponses dans le cadre dâun entretien accordĂ© Ă CT. Il ressort des propos de Laurent Esso que tout nâest plus quâune question de temps, la version anglaise de ce document existant notamment, restant simplement sa publication dans le journal officiel de lâOHADA.
Beijing Mourns Eseka Train Victims
Societé
Godlove BAINKONG, Beijing, China
Ambassador Martin Mpana, Cameroonians and friends raised the flag at half mast on October 24, 2016, in Beijing and observed a minute of silence in honour of the departed compatriots.
Cameroonians resident in Chinese capital, Beijing, as well as friends of the country have joined their hearts with others elsewhere to pray for a peaceful repose of the souls of compatriots who perished at last Fridayâs train derailment at Eseka and for a speedy recovery for the injured still under medical treatment.
In respect of the Head of Stateâs decree declaring Monday October 24 as a Day of National Mourning and in honour of the train accident victims, they all turned up at the countryâs embassy at the Sanlitun neigbourhood of Beijing - clad in mourning attires and wearing gloomy faces, to show their solidarity with the affected.
As early as 9 am Beijing time (2 am Cameroon time), Ambassador Martin Mpana, the entire staff of the embassy, Cameroonians resident in Beijing and friends were already at the courtyard of the embassy for a brief but very symbolic ceremony to condole with the victims. After the reading of the presidential decree declaring a Day of National Mourning, raising the flag at half mast; as is the tradition in sorrowful situations of this magnitude, the Ambassador delivered the embassyâs condolence message to the Eseka train derailment victims.
He observed that distance is no barrier and even thousands of miles away from home, they all share the pains and sorrows of the entire country. âOur thoughts go first to victims of this horrible accident. May the God of mercy hear our prayers and comfort the families and our nation at this challenging moment,â H.E Martin Mpana said in the condolence message. The press declaration of the Head of State at the Nsimalen international airport on October 23 was printed and shared out to attendees and all and sundry urged to observe the day in all its solemnity either at work or even at home.
Societé
Godlove BAINKONG, Beijing, China
Ambassador Martin Mpana, Cameroonians and friends raised the flag at half mast on October 24, 2016, in Beijing and observed a minute of silence in honour of the departed compatriots.
Cameroonians resident in Chinese capital, Beijing, as well as friends of the country have joined their hearts with others elsewhere to pray for a peaceful repose of the souls of compatriots who perished at last Fridayâs train derailment at Eseka and for a speedy recovery for the injured still under medical treatment.
In respect of the Head of Stateâs decree declaring Monday October 24 as a Day of National Mourning and in honour of the train accident victims, they all turned up at the countryâs embassy at the Sanlitun neigbourhood of Beijing - clad in mourning attires and wearing gloomy faces, to show their solidarity with the affected.
As early as 9 am Beijing time (2 am Cameroon time), Ambassador Martin Mpana, the entire staff of the embassy, Cameroonians resident in Beijing and friends were already at the courtyard of the embassy for a brief but very symbolic ceremony to condole with the victims. After the reading of the presidential decree declaring a Day of National Mourning, raising the flag at half mast; as is the tradition in sorrowful situations of this magnitude, the Ambassador delivered the embassyâs condolence message to the Eseka train derailment victims.
He observed that distance is no barrier and even thousands of miles away from home, they all share the pains and sorrows of the entire country. âOur thoughts go first to victims of this horrible accident. May the God of mercy hear our prayers and comfort the families and our nation at this challenging moment,â H.E Martin Mpana said in the condolence message. The press declaration of the Head of State at the Nsimalen international airport on October 23 was printed and shared out to attendees and all and sundry urged to observe the day in all its solemnity either at work or even at home.
Le MINSANTE précise les modalités de la Gestion des dépouilles
Evenements
Serges Olivier OKOLE
Les diffĂ©rentes procĂ©dures sont dĂ©sormais appliquĂ©es Ă lâhĂŽpital central et Ă la morgue dâEkounou.
Le 25 octobre 2016. Un air grave et studieux flotte Ă lâhĂŽpital central de YaoundĂ©. Au cabinet du directeur de la formation mĂ©dicale, le maĂźtre des cĂ©ans sâest lui-mĂȘme installĂ© sur une machine au secrĂ©tariat, pour diligenter quelques affaires urgentes. La structure croule sous les sollicitations des visiteurs et elle attend quelques donateurs sensibles aux douleurs des accidentĂ©s du train de vendredi dernier⊠De son cĂŽtĂ©, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de lâhĂŽpital, exceptionnellement commise Ă la coordination des activitĂ©s de la morgue, est tout aussi submergĂ©e. Pas moyen de tirer un mot Ă qui que ce soit sur la gestion et les procĂ©dures de retrait des morts non identifiĂ©s du drame.
Pour cela, il faut sâen rĂ©fĂ©rer au ministĂšre de la SantĂ© publique, qui a instruit une dĂ©marche formelle aux familles et aux responsables des hĂŽpitaux. Câest notamment par un communiquĂ© datĂ© de lundi 24 octobre que le ministre AndrĂ© Mama Fouda fait savoir que « 68 corps ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă ce jour (lundi dernier, NDLR) Ă YaoundĂ© et conservĂ©s, Ă la morgue du CFTA dâEkounou pour les corps identifiĂ©s et Ă lâhĂŽpital central pour les corps non identifiĂ©s ». En outre, pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations des familles endeuillĂ©es sur la procĂ©dure de retrait de leurs morts, la communication du MINSANTE invite « chaque requĂ©rant Ă bien vouloir se munir des originaux et des photocopies de : sa carte dâidentitĂ© ; toute piĂšce officielle pouvant attester du lien familial (acte de mariage, acte de naissance, ou autre document). En ce qui concerne le retrait dâun corps non identifiĂ©, lâidentification devra ĂȘtre faite par au moins 03 membres de la famille requĂ©rante ». Cette derniĂšre exigence nâest pas superflue. Le cas certes isolĂ©, mais prĂ©occupant, de deux familles qui rĂ©clament un corps rĂ©pondant aux mĂȘmes signalements appelle Ă plus de vigilanceâŠ
Evenements
Serges Olivier OKOLE
Les diffĂ©rentes procĂ©dures sont dĂ©sormais appliquĂ©es Ă lâhĂŽpital central et Ă la morgue dâEkounou.
Le 25 octobre 2016. Un air grave et studieux flotte Ă lâhĂŽpital central de YaoundĂ©. Au cabinet du directeur de la formation mĂ©dicale, le maĂźtre des cĂ©ans sâest lui-mĂȘme installĂ© sur une machine au secrĂ©tariat, pour diligenter quelques affaires urgentes. La structure croule sous les sollicitations des visiteurs et elle attend quelques donateurs sensibles aux douleurs des accidentĂ©s du train de vendredi dernier⊠De son cĂŽtĂ©, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de lâhĂŽpital, exceptionnellement commise Ă la coordination des activitĂ©s de la morgue, est tout aussi submergĂ©e. Pas moyen de tirer un mot Ă qui que ce soit sur la gestion et les procĂ©dures de retrait des morts non identifiĂ©s du drame.
Pour cela, il faut sâen rĂ©fĂ©rer au ministĂšre de la SantĂ© publique, qui a instruit une dĂ©marche formelle aux familles et aux responsables des hĂŽpitaux. Câest notamment par un communiquĂ© datĂ© de lundi 24 octobre que le ministre AndrĂ© Mama Fouda fait savoir que « 68 corps ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă ce jour (lundi dernier, NDLR) Ă YaoundĂ© et conservĂ©s, Ă la morgue du CFTA dâEkounou pour les corps identifiĂ©s et Ă lâhĂŽpital central pour les corps non identifiĂ©s ». En outre, pour rĂ©pondre aux prĂ©occupations des familles endeuillĂ©es sur la procĂ©dure de retrait de leurs morts, la communication du MINSANTE invite « chaque requĂ©rant Ă bien vouloir se munir des originaux et des photocopies de : sa carte dâidentitĂ© ; toute piĂšce officielle pouvant attester du lien familial (acte de mariage, acte de naissance, ou autre document). En ce qui concerne le retrait dâun corps non identifiĂ©, lâidentification devra ĂȘtre faite par au moins 03 membres de la famille requĂ©rante ». Cette derniĂšre exigence nâest pas superflue. Le cas certes isolĂ©, mais prĂ©occupant, de deux familles qui rĂ©clament un corps rĂ©pondant aux mĂȘmes signalements appelle Ă plus de vigilanceâŠ
Une commission d'enquĂȘte sur la catastrophe ferroviaire dâEsĂ©ka
Evenements
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a créé mardi une commission dâenquĂȘte destinĂ©e Ă faire la lumiĂšre sur la catastrophe de vendredi dernier.
Dans la suite logique de sa dĂ©claration de dimanche dernier Ă lâaĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen, le prĂ©sident de la RĂ©publique a matĂ©rialisĂ© mardi le souci de connaĂźtre les « causes profondes » de la catastrophe qui endeuille le Cameroun depuis le weekend dernier. DĂ©jĂ prĂšs de 80 morts et prĂšs de 600 blessĂ©s. Paul Biya a créé la Commission dâenquĂȘte sur lâaccident ferroviaire survenu le 21 octobre dernier Ă EsĂ©ka pour Ă©tablir les causes du drame, comme il le soulignait il y a trois jours. Tout dans le dĂ©cret prĂ©sidentiel signĂ© hier laisse transparaĂźtre sa dĂ©termination Ă faire jaillir rapidement la vĂ©ritĂ© : le timing, les missions, la composition, le dĂ©lai prescrit.
Dâabord le timing. De retour dâun sĂ©jour privĂ© en Europe dimanche, le chef de lâEtat a eu ses premiers mots pour les victimes et leurs familles. CondolĂ©ances, compassion, et vĆu de prompt rĂ©tablissement. La journĂ©e de deuil national observĂ©e lundi va dans le sens de cette premiĂšre prĂ©occupation : celle des attentions pour les victimes, le recueillement pour lâensemble de la Nation. Lundi, câest effectivement tout le Cameroun qui a portĂ© le deuil de ses fils et filles emportĂ©s dans cette tragique affaire. Et sitĂŽt le deuil passĂ©, le prĂ©sident fait entrer en scĂšne cette commission, appelĂ©e, « Ă compter de la date de signature du prĂ©sent dĂ©cret », Ă se mettre au travail pour la manifestation de la vĂ©ritĂ©.
Ensuite, les missions. Le moins quâon puisse dire, câest quâelles sont clairement Ă©noncĂ©es. On peut les rĂ©sumer ainsi : trouver les causes, identifier les responsables, proposer des mesures prĂ©ventives pour lâavenir. Mais aussi, faire une Ă©valuation de la maniĂšre dont la catastrophe a Ă©tĂ© gĂ©rĂ©e par les diffĂ©rentes administrations impliquĂ©es. Notamment lâassistance aux victimes. Sur instructions du chef de lâEtat, la prise en charge mĂ©dicale des victimes est assurĂ©e aux frais de lâEtat. Cela dit, depuis vendredi, quelques complaintes se font entendre çà et lĂ autour de la gestion des secours, de lâassistance aux blessĂ©s, et mĂȘme du soutien aux familles. Notamment celles qui depuis le drame, cherchent Ă rentrer en possession des dĂ©pouilles. Et il reviendra aussi Ă la commission de faire la lumiĂšre sur cet aspect, parfois source de tensions..
La composition de la Commission est un autre indicateur. A la lecture du dĂ©cret signĂ© hier, on peut dire quâil sâagit dâune commission dâenquĂȘte de haut niveau. Le prĂ©sident dĂ©signĂ© nâest autre que le Premier ministre chef du gouvernement qui a suivi lâĂ©volution de la situation dĂšs la premiĂšre alerte vendredi dernier. Le profil des autres membres est rĂ©vĂ©lateur dâun net souci de pragmatisme. Ce nâest pas une commission plĂ©thorique. Et chaque membre y est visiblement appelĂ© Ă jouer un rĂŽle essentiel et surtout prĂ©cis. Le ministre dâEtat ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de lâEtat, le SecrĂ©taire dâEtat Ă la DĂ©fense chargĂ© de la Gendarmerie, le DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă la SĂ»retĂ© nationale et le SecrĂ©taire permanent du Conseil national de sĂ©curitĂ©. VoilĂ une Ă©quipe qui nâest pas sans rappeler les mots de Paul Biya prononcĂ©s dimanche Ă sa descente dâavion. LâenquĂȘte « approfondie » dont parlait le chef de lâEtat va donc se mettre en branle dans toutes ses composantes. DerriĂšre cette composition de la commission, on voit les aspects judiciaires, administratifs mais aussi sĂ©curitaires et de gouvernance. Câest tout dire.
Evenements
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a créé mardi une commission dâenquĂȘte destinĂ©e Ă faire la lumiĂšre sur la catastrophe de vendredi dernier.
Dans la suite logique de sa dĂ©claration de dimanche dernier Ă lâaĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen, le prĂ©sident de la RĂ©publique a matĂ©rialisĂ© mardi le souci de connaĂźtre les « causes profondes » de la catastrophe qui endeuille le Cameroun depuis le weekend dernier. DĂ©jĂ prĂšs de 80 morts et prĂšs de 600 blessĂ©s. Paul Biya a créé la Commission dâenquĂȘte sur lâaccident ferroviaire survenu le 21 octobre dernier Ă EsĂ©ka pour Ă©tablir les causes du drame, comme il le soulignait il y a trois jours. Tout dans le dĂ©cret prĂ©sidentiel signĂ© hier laisse transparaĂźtre sa dĂ©termination Ă faire jaillir rapidement la vĂ©ritĂ© : le timing, les missions, la composition, le dĂ©lai prescrit.
Dâabord le timing. De retour dâun sĂ©jour privĂ© en Europe dimanche, le chef de lâEtat a eu ses premiers mots pour les victimes et leurs familles. CondolĂ©ances, compassion, et vĆu de prompt rĂ©tablissement. La journĂ©e de deuil national observĂ©e lundi va dans le sens de cette premiĂšre prĂ©occupation : celle des attentions pour les victimes, le recueillement pour lâensemble de la Nation. Lundi, câest effectivement tout le Cameroun qui a portĂ© le deuil de ses fils et filles emportĂ©s dans cette tragique affaire. Et sitĂŽt le deuil passĂ©, le prĂ©sident fait entrer en scĂšne cette commission, appelĂ©e, « Ă compter de la date de signature du prĂ©sent dĂ©cret », Ă se mettre au travail pour la manifestation de la vĂ©ritĂ©.
Ensuite, les missions. Le moins quâon puisse dire, câest quâelles sont clairement Ă©noncĂ©es. On peut les rĂ©sumer ainsi : trouver les causes, identifier les responsables, proposer des mesures prĂ©ventives pour lâavenir. Mais aussi, faire une Ă©valuation de la maniĂšre dont la catastrophe a Ă©tĂ© gĂ©rĂ©e par les diffĂ©rentes administrations impliquĂ©es. Notamment lâassistance aux victimes. Sur instructions du chef de lâEtat, la prise en charge mĂ©dicale des victimes est assurĂ©e aux frais de lâEtat. Cela dit, depuis vendredi, quelques complaintes se font entendre çà et lĂ autour de la gestion des secours, de lâassistance aux blessĂ©s, et mĂȘme du soutien aux familles. Notamment celles qui depuis le drame, cherchent Ă rentrer en possession des dĂ©pouilles. Et il reviendra aussi Ă la commission de faire la lumiĂšre sur cet aspect, parfois source de tensions..
La composition de la Commission est un autre indicateur. A la lecture du dĂ©cret signĂ© hier, on peut dire quâil sâagit dâune commission dâenquĂȘte de haut niveau. Le prĂ©sident dĂ©signĂ© nâest autre que le Premier ministre chef du gouvernement qui a suivi lâĂ©volution de la situation dĂšs la premiĂšre alerte vendredi dernier. Le profil des autres membres est rĂ©vĂ©lateur dâun net souci de pragmatisme. Ce nâest pas une commission plĂ©thorique. Et chaque membre y est visiblement appelĂ© Ă jouer un rĂŽle essentiel et surtout prĂ©cis. Le ministre dâEtat ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de lâEtat, le SecrĂ©taire dâEtat Ă la DĂ©fense chargĂ© de la Gendarmerie, le DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă la SĂ»retĂ© nationale et le SecrĂ©taire permanent du Conseil national de sĂ©curitĂ©. VoilĂ une Ă©quipe qui nâest pas sans rappeler les mots de Paul Biya prononcĂ©s dimanche Ă sa descente dâavion. LâenquĂȘte « approfondie » dont parlait le chef de lâEtat va donc se mettre en branle dans toutes ses composantes. DerriĂšre cette composition de la commission, on voit les aspects judiciaires, administratifs mais aussi sĂ©curitaires et de gouvernance. Câest tout dire.
Une commission d'enquĂȘte sur la catastrophe ferroviaire dâEsĂ©ka
Evenements
Yves ATANGA
...
Enfin, le dĂ©lai prescrit Ă la Commission Yang, 30 jours indique bien quâil nây a pas de temps Ă perdre. La scĂšne du drame est encore suffisamment chaude pour y recueillir tous les indices, toutes les piĂšces du puzzle Ă reconstituer. En tout cas, le mandat est bel et bien entamĂ© depuis hier et le rendez-vous pris avec le destinataire du rapport attendu. Rapport qui va restituer la vĂ©ritĂ© sur la catastrophe ferroviaire la plus meurtriĂšre de lâhistoire du Cameroun.
Evenements
Yves ATANGA
...
Enfin, le dĂ©lai prescrit Ă la Commission Yang, 30 jours indique bien quâil nây a pas de temps Ă perdre. La scĂšne du drame est encore suffisamment chaude pour y recueillir tous les indices, toutes les piĂšces du puzzle Ă reconstituer. En tout cas, le mandat est bel et bien entamĂ© depuis hier et le rendez-vous pris avec le destinataire du rapport attendu. Rapport qui va restituer la vĂ©ritĂ© sur la catastrophe ferroviaire la plus meurtriĂšre de lâhistoire du Cameroun.
Le Cameroun gagne une place au classement Doing Business 2017
Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO
Le pays est au 166e rang du classement sur le climat des affaires. La rĂ©duction des dĂ©lais dâobtention du permis de construire et la conciliation dans le paiement des dettes ont jouĂ©.
Le Cameroun avance Ă petits trots dans le classement Doing Business. Pour lâĂ©dition 2017, le pays a gagnĂ© une place et se positionne au 166e rang sur 190 pays Ă©valuĂ©s sur leur facilitĂ© Ă faire des affaires. Au cĆur de cette avancĂ©e, deux rĂ©formes. La premiĂšre concerne la rĂ©duction des dĂ©lais dâobtention du permis de construire, laquelle a Ă©tĂ© encouragĂ©e par la mise sur pied en avril dernier, dâun bureau de facilitation et lâamĂ©lioration de la transparence du processus. La deuxiĂšme rĂ©forme qui fait avancer le Cameroun est la procĂ©dure de conciliation de lâOHADA pour les entreprises en difficultĂ©s financiĂšres. Ce dispositif permet le rĂšglement de lâinsolvabilitĂ© en offrant des solutions supplĂ©mentaires pour le paiement des dettes. Seulement, selon la Banque mondiale, le pays aurait pu faire mieux en ajustant ses rĂ©formes liĂ©es au paiement des taxes et des impĂŽts ainsi quâau commerce transfrontalier.
La performance a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e hier Ă YaoundĂ© par les responsables de la Banque mondiale. CĂŽtĂ© camerounais, lâannonce de cette avancĂ©e est aigre-douce. En effet, sur la trentaine de rĂ©formes engagĂ©es par lâEtat pour lâamĂ©lioration du climat des affaires, seules deux ont Ă©tĂ© prises en compte. Mais le pays prend note et veut avancer. « Nous nous sommes engagĂ©s Ă poursuivre les rĂ©formes sous lâautoritĂ© du MINEPAT avec lâaccompagnement de la Banque mondiale et nous pensons quâen 2017, le classement du Cameroun va davantage sâamĂ©liorer », a dĂ©clarĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de lâEconomie et de la Programmation des investissements publics du ministĂšre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du Territoire (MINEPAT), Isaac Tamba, reprĂ©sentant du ministre.
Selon la directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale, Elisabeth Huybens, le choix de se limiter Ă deux rĂ©formes sâexplique par le fait que pour quâune rĂ©forme soit reconnue dans le Doing business, il faut que sa mise en Ćuvre soit achevĂ©e avant le 30 mai de lâannĂ©e en cours et quâelle soit connue du secteur privĂ© vu le classement de base Ă©galement sur lâavis des entrepreneurs.
Economie
Marilyne NGAMBO TCHOFO
Le pays est au 166e rang du classement sur le climat des affaires. La rĂ©duction des dĂ©lais dâobtention du permis de construire et la conciliation dans le paiement des dettes ont jouĂ©.
Le Cameroun avance Ă petits trots dans le classement Doing Business. Pour lâĂ©dition 2017, le pays a gagnĂ© une place et se positionne au 166e rang sur 190 pays Ă©valuĂ©s sur leur facilitĂ© Ă faire des affaires. Au cĆur de cette avancĂ©e, deux rĂ©formes. La premiĂšre concerne la rĂ©duction des dĂ©lais dâobtention du permis de construire, laquelle a Ă©tĂ© encouragĂ©e par la mise sur pied en avril dernier, dâun bureau de facilitation et lâamĂ©lioration de la transparence du processus. La deuxiĂšme rĂ©forme qui fait avancer le Cameroun est la procĂ©dure de conciliation de lâOHADA pour les entreprises en difficultĂ©s financiĂšres. Ce dispositif permet le rĂšglement de lâinsolvabilitĂ© en offrant des solutions supplĂ©mentaires pour le paiement des dettes. Seulement, selon la Banque mondiale, le pays aurait pu faire mieux en ajustant ses rĂ©formes liĂ©es au paiement des taxes et des impĂŽts ainsi quâau commerce transfrontalier.
La performance a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e hier Ă YaoundĂ© par les responsables de la Banque mondiale. CĂŽtĂ© camerounais, lâannonce de cette avancĂ©e est aigre-douce. En effet, sur la trentaine de rĂ©formes engagĂ©es par lâEtat pour lâamĂ©lioration du climat des affaires, seules deux ont Ă©tĂ© prises en compte. Mais le pays prend note et veut avancer. « Nous nous sommes engagĂ©s Ă poursuivre les rĂ©formes sous lâautoritĂ© du MINEPAT avec lâaccompagnement de la Banque mondiale et nous pensons quâen 2017, le classement du Cameroun va davantage sâamĂ©liorer », a dĂ©clarĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de lâEconomie et de la Programmation des investissements publics du ministĂšre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du Territoire (MINEPAT), Isaac Tamba, reprĂ©sentant du ministre.
Selon la directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale, Elisabeth Huybens, le choix de se limiter Ă deux rĂ©formes sâexplique par le fait que pour quâune rĂ©forme soit reconnue dans le Doing business, il faut que sa mise en Ćuvre soit achevĂ©e avant le 30 mai de lâannĂ©e en cours et quâelle soit connue du secteur privĂ© vu le classement de base Ă©galement sur lâavis des entrepreneurs.
La solidarité ne faiblit pas
Alliance NYOBIA
Vivres, mĂ©dicaments, dons de sang, assistance, lâĂ©lan envers les victimes est remarquable.
« MĂȘme des gens qui nâont pas de connaissances parmi les victimes sont venus donner leur sang ». Chris N., communicateur, semble Ă©mu par lâĂ©lan de solidaritĂ© observable depuis quelques jours Ă Douala, en faveur des victimes de la catastrophe ferroviaire survenue le 21 octobre dernier Ă EsĂ©ka. DiffĂ©rentes institutions hospitaliĂšres ayant accueilli des blessĂ©s dans la capitale Ă©conomique ont pu Ă©galement attester de cette solidaritĂ©. Vivres, produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, mĂ©dicaments et autres figurent sur la liste des gĂ©nĂ©reux donateurs. Quâil sâagisse dâanonymes (et qui nâen attendent pas une quelconque notoriĂ©tĂ©) ou de personnalitĂ©s connues, artistes ou autres.
Qui sây serait attendu ? Le membre dâune chaĂźne de solidaritĂ© formĂ©e pour la circonstance est intervenu il y a peu sur les rĂ©seaux sociaux, pour signaler que tel hĂŽpital de la place croulait littĂ©ralement sous les dons, et quâil fallait songer Ă les rediriger ailleurs.
Bon Ă savoir, cette volontĂ© dâaider sâest progressivement structurĂ©e, pour devenir plus efficace et rĂ©pondre aux besoins rĂ©els. « Au dĂ©but, les gens apportaient des denrĂ©es pĂ©rissables ou de la nourriture dĂ©jĂ prĂ©parĂ©e Ă lâhĂŽpital Laquintinie », explique Francis B., employĂ© dâune sociĂ©tĂ© de tĂ©lĂ©phonie mobile, membre dâun groupe de solidaritĂ© constituĂ© aprĂšs le dĂ©raillement. En approchant les responsables de lâhĂŽpital, ses camarades et lui ont appris ce qui Ă©tait vraiment nĂ©cessaire. « Et Ă Laqunitinie, nous avons pu avoir les contacts pour mener la mĂȘme opĂ©ration au bĂ©nĂ©fice de lâhĂŽpital de Logbaba », poursuit-il, admettant que « beaucoup dâautres personnes » sâinvestissent dans cette opĂ©ration.
Autre geste enregistrĂ© dans la ville : au cours du culte ĆcumĂ©nique organisĂ© mardi Ă lâuniversitĂ© de Douala, une quĂȘte spĂ©ciale a permis de collecter un peu plus de 700 mille francs, destinĂ©s Ă lâhĂŽpital de district dâEsĂ©ka, pour appuyer la prise en charge des victimes du dĂ©raillement.
Alliance NYOBIA
Vivres, mĂ©dicaments, dons de sang, assistance, lâĂ©lan envers les victimes est remarquable.
« MĂȘme des gens qui nâont pas de connaissances parmi les victimes sont venus donner leur sang ». Chris N., communicateur, semble Ă©mu par lâĂ©lan de solidaritĂ© observable depuis quelques jours Ă Douala, en faveur des victimes de la catastrophe ferroviaire survenue le 21 octobre dernier Ă EsĂ©ka. DiffĂ©rentes institutions hospitaliĂšres ayant accueilli des blessĂ©s dans la capitale Ă©conomique ont pu Ă©galement attester de cette solidaritĂ©. Vivres, produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, mĂ©dicaments et autres figurent sur la liste des gĂ©nĂ©reux donateurs. Quâil sâagisse dâanonymes (et qui nâen attendent pas une quelconque notoriĂ©tĂ©) ou de personnalitĂ©s connues, artistes ou autres.
Qui sây serait attendu ? Le membre dâune chaĂźne de solidaritĂ© formĂ©e pour la circonstance est intervenu il y a peu sur les rĂ©seaux sociaux, pour signaler que tel hĂŽpital de la place croulait littĂ©ralement sous les dons, et quâil fallait songer Ă les rediriger ailleurs.
Bon Ă savoir, cette volontĂ© dâaider sâest progressivement structurĂ©e, pour devenir plus efficace et rĂ©pondre aux besoins rĂ©els. « Au dĂ©but, les gens apportaient des denrĂ©es pĂ©rissables ou de la nourriture dĂ©jĂ prĂ©parĂ©e Ă lâhĂŽpital Laquintinie », explique Francis B., employĂ© dâune sociĂ©tĂ© de tĂ©lĂ©phonie mobile, membre dâun groupe de solidaritĂ© constituĂ© aprĂšs le dĂ©raillement. En approchant les responsables de lâhĂŽpital, ses camarades et lui ont appris ce qui Ă©tait vraiment nĂ©cessaire. « Et Ă Laqunitinie, nous avons pu avoir les contacts pour mener la mĂȘme opĂ©ration au bĂ©nĂ©fice de lâhĂŽpital de Logbaba », poursuit-il, admettant que « beaucoup dâautres personnes » sâinvestissent dans cette opĂ©ration.
Autre geste enregistrĂ© dans la ville : au cours du culte ĆcumĂ©nique organisĂ© mardi Ă lâuniversitĂ© de Douala, une quĂȘte spĂ©ciale a permis de collecter un peu plus de 700 mille francs, destinĂ©s Ă lâhĂŽpital de district dâEsĂ©ka, pour appuyer la prise en charge des victimes du dĂ©raillement.
Plan national dâinvestissement agricole: 58,5 milliards disponibles
Serges Olivier OKOLE
Lâaccord de prĂȘt a Ă©tĂ© signĂ© vendredi dernier Ă YaoundĂ©, entre lâEtat du Cameroun et la Banque africaine de dĂ©veloppement.
Le Projet de dĂ©veloppement des chaines de valeurs agricoles (PD-CVA) a fait lâobjet vendredi dernier dâun accord de financement partiel dâun montant de 58,571 milliards de F, entre lâEtat du Cameroun et la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD). Lâacte liant les deux parties a Ă©tĂ© signĂ© Ă YaoundĂ© par le ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze et le reprĂ©sentant rĂ©sident du Groupe de la BAD au Cameroun, Racine Kane. Cet accord consacre, selon Louis Paul Motaze, la volontĂ© du Cameroun de renforcer la compĂ©titivitĂ© de son agriculture. Plus prĂ©cisĂ©ment, il est question, de saisir les opportunitĂ©s quâoffrent le marchĂ© rĂ©gional et les places europĂ©ennes, avec lâentrĂ©e en vigueur de lâAccord de partenariat Ă©conomique.
Dâautre part, il sâagit pour la BAD de rester fidĂšle Ă son engagement : accompagner le Cameroun dans la mise en Ćuvre de son plan de dĂ©veloppement. Pour le cas spĂ©cifique du PD-CVA, les objectifs visĂ©s sont : lâamĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des chaines de valeur du palmier Ă huile, de la banane plantain et de lâananas â ces filiĂšres touchent environ 45% des producteurs agricoles du Cameroun â la crĂ©ation dâemplois en particulier au profit des jeunes ; lâaugmentation des revenus des acteurs des filiĂšres ciblĂ©es⊠Dans sa composante dĂ©veloppement des infrastructures, par exemple, ces objectifs devront se concrĂ©tiser Ă travers la rĂ©habilitation de 1000km de pistes rurales ; la construction dâinfrastructures communautaires (30 magasins et entrepĂŽts, 15 marchĂ©s ruraux, 30 systĂšmes dâAEP, lâextension du rĂ©seau Ă©lectrique basse tension sur 30km ; la construction et lâĂ©quipement dâun laboratoire de contrĂŽle de qualitĂ©, etc.
Autant de prĂ©occupations qui se situent au centre des questions de dĂ©veloppement rural et agricole dans les 5 rĂ©gions visĂ©es (Centre, Est, Littoral, Sud, Sud-Ouest). Pour tout autre chose, notamment le Projet dâĂ©tudes de mobilisation et de valorisation des eaux pluviales Ă travers les retenues collinaires dans la rĂ©gion du Nord-Cameroun, un protocole de don dâun montant de 850 millions de F a parallĂšlement Ă©tĂ© signĂ©. Le projet dâune durĂ©e de 19 mois vise Ă contrer les effets de la baisse de la pluviomĂ©trie sur lâagriculture, lâĂ©levage et lâenvironnement dans cette partie du Cameroun. Il sâagira notamment de stabiliser, ou au mieux, relever les revenus des agriculteurs et de veiller Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire dans cette rĂ©gion.
Serges Olivier OKOLE
Lâaccord de prĂȘt a Ă©tĂ© signĂ© vendredi dernier Ă YaoundĂ©, entre lâEtat du Cameroun et la Banque africaine de dĂ©veloppement.
Le Projet de dĂ©veloppement des chaines de valeurs agricoles (PD-CVA) a fait lâobjet vendredi dernier dâun accord de financement partiel dâun montant de 58,571 milliards de F, entre lâEtat du Cameroun et la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD). Lâacte liant les deux parties a Ă©tĂ© signĂ© Ă YaoundĂ© par le ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze et le reprĂ©sentant rĂ©sident du Groupe de la BAD au Cameroun, Racine Kane. Cet accord consacre, selon Louis Paul Motaze, la volontĂ© du Cameroun de renforcer la compĂ©titivitĂ© de son agriculture. Plus prĂ©cisĂ©ment, il est question, de saisir les opportunitĂ©s quâoffrent le marchĂ© rĂ©gional et les places europĂ©ennes, avec lâentrĂ©e en vigueur de lâAccord de partenariat Ă©conomique.
Dâautre part, il sâagit pour la BAD de rester fidĂšle Ă son engagement : accompagner le Cameroun dans la mise en Ćuvre de son plan de dĂ©veloppement. Pour le cas spĂ©cifique du PD-CVA, les objectifs visĂ©s sont : lâamĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des chaines de valeur du palmier Ă huile, de la banane plantain et de lâananas â ces filiĂšres touchent environ 45% des producteurs agricoles du Cameroun â la crĂ©ation dâemplois en particulier au profit des jeunes ; lâaugmentation des revenus des acteurs des filiĂšres ciblĂ©es⊠Dans sa composante dĂ©veloppement des infrastructures, par exemple, ces objectifs devront se concrĂ©tiser Ă travers la rĂ©habilitation de 1000km de pistes rurales ; la construction dâinfrastructures communautaires (30 magasins et entrepĂŽts, 15 marchĂ©s ruraux, 30 systĂšmes dâAEP, lâextension du rĂ©seau Ă©lectrique basse tension sur 30km ; la construction et lâĂ©quipement dâun laboratoire de contrĂŽle de qualitĂ©, etc.
Autant de prĂ©occupations qui se situent au centre des questions de dĂ©veloppement rural et agricole dans les 5 rĂ©gions visĂ©es (Centre, Est, Littoral, Sud, Sud-Ouest). Pour tout autre chose, notamment le Projet dâĂ©tudes de mobilisation et de valorisation des eaux pluviales Ă travers les retenues collinaires dans la rĂ©gion du Nord-Cameroun, un protocole de don dâun montant de 850 millions de F a parallĂšlement Ă©tĂ© signĂ©. Le projet dâune durĂ©e de 19 mois vise Ă contrer les effets de la baisse de la pluviomĂ©trie sur lâagriculture, lâĂ©levage et lâenvironnement dans cette partie du Cameroun. Il sâagira notamment de stabiliser, ou au mieux, relever les revenus des agriculteurs et de veiller Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire dans cette rĂ©gion.
Une chance Ă saisir
Afrique
Paul EBOA
Nul ne sait quand le prĂ©sident bissau-guinĂ©en, JosĂ© Mario Vaz, dĂ©signera son nouveau Premier ministre. On ne sait non plus qui obtiendra ce strapontin. Il demeure cependant certain que le chef de lâEtat, qui consulte toutes les forces vives du pays, nommera un chef de gouvernement de consensus, conformĂ©ment au compromis politique signĂ© Ă Conakry en mi-octobre. Lequel est censĂ© dĂ©nouer la crise qui dure depuis plus dâun an.
Ayant pris la mesure de la crise au sommet de lâEtat, issue du limogeage de lâancien Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, prĂ©sident du Parti africain pour lâindĂ©pendance de la GuinĂ©e et du cap vert (PAIGC), le parti majoritaire, la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de lâAfrique de lâOuest (CEDEAO) ont proposĂ© un plan de sortie de crise en 10 points sous la direction du prĂ©sident guinĂ©en, Alpha CondĂ©, mĂ©diateur principal de la crise bissau-guinĂ©enne. Le talon dâAchille du plan sous-rĂ©gional, approuvĂ© par les acteurs politiques, reste la dĂ©signation dâun Premier ministre de consensus ayant la confiance du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Il est de notoriĂ©tĂ© publique que la destitution du prĂ©sident du PAIGC du poste de Premier ministre dĂ©coulait des dissensions au sein du parti auquel appartient Ă©galement le chef de lâEtat. Il est Ă©galement constant que la GuinĂ©e-Bissau connaĂźt une instabilitĂ© politique chronique puisquâen 43 ans dâindĂ©pendance, aucun prĂ©sident de la RĂ©publique nâa pu achever un seul mandat. Que celui-ci ait Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement Ă©lu ou bien quâil ait pris le pouvoir par la force. Autant de motifs qui font en sorte que le consensus tant recherchĂ© soit trouvĂ© pour dĂ©crisper le climat politique bissau-guinĂ©en. Ce consensus englobe la mise en place dâun gouvernement dâentente t dâinclusion et la mise en place dâun cadre permanent dâun dialogue. Du cĂŽtĂ© de la CEDEAO, on estime, en tout cas, que les chefs dâEtat ont posĂ© les jalons de sortie de crise. Il appartient aux Bissau-guinĂ©ens eux-mĂȘmes de traduire en actes leurs orientations et de confirmer lâoption pertinente du consensus.
Afrique
Paul EBOA
Nul ne sait quand le prĂ©sident bissau-guinĂ©en, JosĂ© Mario Vaz, dĂ©signera son nouveau Premier ministre. On ne sait non plus qui obtiendra ce strapontin. Il demeure cependant certain que le chef de lâEtat, qui consulte toutes les forces vives du pays, nommera un chef de gouvernement de consensus, conformĂ©ment au compromis politique signĂ© Ă Conakry en mi-octobre. Lequel est censĂ© dĂ©nouer la crise qui dure depuis plus dâun an.
Ayant pris la mesure de la crise au sommet de lâEtat, issue du limogeage de lâancien Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, prĂ©sident du Parti africain pour lâindĂ©pendance de la GuinĂ©e et du cap vert (PAIGC), le parti majoritaire, la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de lâAfrique de lâOuest (CEDEAO) ont proposĂ© un plan de sortie de crise en 10 points sous la direction du prĂ©sident guinĂ©en, Alpha CondĂ©, mĂ©diateur principal de la crise bissau-guinĂ©enne. Le talon dâAchille du plan sous-rĂ©gional, approuvĂ© par les acteurs politiques, reste la dĂ©signation dâun Premier ministre de consensus ayant la confiance du prĂ©sident de la RĂ©publique.
Il est de notoriĂ©tĂ© publique que la destitution du prĂ©sident du PAIGC du poste de Premier ministre dĂ©coulait des dissensions au sein du parti auquel appartient Ă©galement le chef de lâEtat. Il est Ă©galement constant que la GuinĂ©e-Bissau connaĂźt une instabilitĂ© politique chronique puisquâen 43 ans dâindĂ©pendance, aucun prĂ©sident de la RĂ©publique nâa pu achever un seul mandat. Que celui-ci ait Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement Ă©lu ou bien quâil ait pris le pouvoir par la force. Autant de motifs qui font en sorte que le consensus tant recherchĂ© soit trouvĂ© pour dĂ©crisper le climat politique bissau-guinĂ©en. Ce consensus englobe la mise en place dâun gouvernement dâentente t dâinclusion et la mise en place dâun cadre permanent dâun dialogue. Du cĂŽtĂ© de la CEDEAO, on estime, en tout cas, que les chefs dâEtat ont posĂ© les jalons de sortie de crise. Il appartient aux Bissau-guinĂ©ens eux-mĂȘmes de traduire en actes leurs orientations et de confirmer lâoption pertinente du consensus.
Cap sur Limbé
Sports
Steve LIBAM
Les Lionnes vont y poursuivre la préparation du match amical contre le Kenya le 6 novembre prochain.
AprĂšs la ville dâAkono, la sĂ©lection nationale de football fĂ©minin va poursuivre sa prĂ©paration pour la Coupe dâAfrique des nations (CAN) fĂ©minine 2016 Ă LimbĂ©, dans la rĂ©gion du Sud-Ouest. La citĂ© fait partie des villes retenues pour la compĂ©tition et abritera notamment les matchs du groupe B. Occasion pour les Camerounaises de communier avec leurs fans de cette partie du pays et faire grimper la ferveur populaire, Ă quelques semaines du dĂ©but de la compĂ©tition.
Les pouliches du sĂ©lectionneur Enow Ngachu vont notamment y poursuivre la prĂ©paration du match amical retour contre le Kenya, le 6 novembre prochain au stade Omnisports de LimbĂ©. Le Cameroun avait pris le dessus sur son adversaire lors du premier match Ă Nairobi (1-0). DâaprĂšs la Team press officer de la sĂ©lection, le groupe qui arrive aujourdâhui dans la localitĂ©, affiche complet. Toutes les joueuses convoquĂ©es par le sĂ©lectionneur, notamment celles qui Ă©voluent dans les championnats Ă©trangers, sont arrivĂ©es. Alvine Njolle (BiĂ©lorussie), MichĂšle Ngono Mani (France) et Jacquette Ada (Turquie) ont ainsi rejoint leurs co-Ă©quipiĂšres. Pour des raisons de blessure, Alexandra Takounda, attaquante de la sĂ©lection fĂ©minine des U-17 qui a pris part au dernier mondial de la catĂ©gorie en Jordanie a, de son cĂŽtĂ©, quittĂ© le groupe. La joueuse souffrirait encore dâune blessure survenue avant le Mondial. La rencontre face au Kenya sera le 4e match-test international des Lionnes indomptables.
Sports
Steve LIBAM
Les Lionnes vont y poursuivre la préparation du match amical contre le Kenya le 6 novembre prochain.
AprĂšs la ville dâAkono, la sĂ©lection nationale de football fĂ©minin va poursuivre sa prĂ©paration pour la Coupe dâAfrique des nations (CAN) fĂ©minine 2016 Ă LimbĂ©, dans la rĂ©gion du Sud-Ouest. La citĂ© fait partie des villes retenues pour la compĂ©tition et abritera notamment les matchs du groupe B. Occasion pour les Camerounaises de communier avec leurs fans de cette partie du pays et faire grimper la ferveur populaire, Ă quelques semaines du dĂ©but de la compĂ©tition.
Les pouliches du sĂ©lectionneur Enow Ngachu vont notamment y poursuivre la prĂ©paration du match amical retour contre le Kenya, le 6 novembre prochain au stade Omnisports de LimbĂ©. Le Cameroun avait pris le dessus sur son adversaire lors du premier match Ă Nairobi (1-0). DâaprĂšs la Team press officer de la sĂ©lection, le groupe qui arrive aujourdâhui dans la localitĂ©, affiche complet. Toutes les joueuses convoquĂ©es par le sĂ©lectionneur, notamment celles qui Ă©voluent dans les championnats Ă©trangers, sont arrivĂ©es. Alvine Njolle (BiĂ©lorussie), MichĂšle Ngono Mani (France) et Jacquette Ada (Turquie) ont ainsi rejoint leurs co-Ă©quipiĂšres. Pour des raisons de blessure, Alexandra Takounda, attaquante de la sĂ©lection fĂ©minine des U-17 qui a pris part au dernier mondial de la catĂ©gorie en Jordanie a, de son cĂŽtĂ©, quittĂ© le groupe. La joueuse souffrirait encore dâune blessure survenue avant le Mondial. La rencontre face au Kenya sera le 4e match-test international des Lionnes indomptables.